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Dictionnaire du Mouvement Ouvrier Seynois
Notices rédigées par
Jacques GIRAULT
 
AMIC Auguste
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AMIC Auguste

Né le 11 septembre 1921 à Saint-Cyr-sur-Mer (Var) ; conseiller juridique ; militant socialiste ; conseiller municipal, puis maire de Saint-Cyr ; sénateur ; conseiller général.

Auguste Amic, fils unique de Joseph Amic (voir ce nom), marié à Saint-Étienne (Loire), en octobre 1954, père de deux enfants, licencié en Droit, était conseiller juridique. Membre de la SFIO depuis 1945, Auguste Amic devint conseiller municipal en octobre 1947, le resta jusqu'en 1977 ; en mars 1971, il fut élu maire de la commune. Secrétaire adjoint de la Fédération socialiste SFIO du Var de 1959 à 1969, sénateur suppléant en octobre 1968, il devint sénateur à la mort d'Édouard Le Bellegou (voir ce nom), le 5 décembre 1972. Au Sénat, Auguste Amic faisait partie de la Commission des Finances et fut rapporteur du budget des Services financiers et du commerce extérieur. Président du Conseil du rivage méditerranéen et membre du bureau du Conservatoire du littoral et des rivages lacustres, conseiller régional jusqu'en septembre 1977, rapporteur général adjoint du budget, il était chargé de la section des crédits d'investissement et fut l'auteur du rapport sur l'orientation générale de la Région Provence-Alpes-Méditerranée. Il fut élu en mars 1976 conseiller général du canton du Beausset.

Pour les élections municipales de 1977, Auguste Amic ne put arriver à un accord avec le Parti communiste ; il conduisit une liste composée de socialistes et de divers républicains. Elle obtint douze élus, mais il ne figurait pas parmi ceux-ci. La liste " Pour le changement " où figuraient communistes et divers modérés eut onze élus dont aucun communiste.

Pour les élections sénatoriales, Auguste Amic fut écarté de la liste socialiste. Nous reprendrons ses explications : à la suite de son échec municipal : " ...compte tenu de mon peu d'enthousiasme pour le Programme commun, j'ai été l'objet d'une attaque en règle de la part du CERES et totalement abandonné par la direction de la Fédération du Var qui a négocié mon élimination. C'est pour protester contre ces manoeuvres que j'ai quitté le Parti et me suis présenté en candidat isolé aux Sénatoriales, sans espoir de succès ". Le 26 septembre 1977, Auguste Amic obtint 257 voix sur 1 170 inscrits et en réunissait 333 au deuxième tour. Le Monde le classait comme " divers gauches ".

SOURCES : Arch. Dép. Var : 3 Z 2.12. Arch. Com. Saint-Cyr. Presse locale. Renseignements fournis par Monsieur Auguste Amic.