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Dictionnaire du Mouvement Ouvrier Seynois
Notices rédigées par
Jacques GIRAULT
 
BARON Marc
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BARON Marc, Lucien, Charles, Marie.

Né à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 22 février 1892 ; mort à Toulon (Var), le 18 septembre 1952 ; marié ; sans enfant ; industriel ; candidat socialiste SFIO aux élections législatives de 1936 dans le Var.

Arrière-petit-fils du conventionnel Jourdan, fils d'un entrepreneur Eugène Baron, ancien adjoint au maire de Marseille (municipalité Flaissières) qui avait, selon la profession de foi de Marc Baron en 1936, été condamné aux travaux forcés pour un article paru dans la République de Gambetta, Baron était le jeune frère de Charles Baron, député socialiste des Basses-Alpes.

Après des études secondaires au lycée de Marseille, il obtint le PCN à la Faculté des sciences de Marseille. Commerçant et industriel à Marseille, engagé dans les combats de la guerre, il fut réformé après blessures. Il indiquait dans Le Populaire du Var du 4 avril 1936 qu'il avait, dès 1920, collaboré avec son frère député pour toutes les questions économiques. Or Charles Baron fut quelque temps membre du Parti communiste qu'il quitta très vite.

Spécialisé dans les importations-exportations (huiles, vins, essences, charbon), Baron, propriétaire de nombreux immeubles à Marseille, possédait une propriété dans la presqu'île de Saint-Mandrier, alors rattachée à la commune de La Seyne (Var).

Toujours selon Le Populaire du Var, il était conseiller du commerce extérieur de la France. Son adhésion à la SFIO remontait à " plus de vingt ans " selon Le Populaire du Var, à 1910 selon sa profession de foi. Il s'était marié en janvier 1920 (voir Yvonne Baron).

Baron, resté à la SFIO à la fin de 1933, fut élu adjoint-spécial de Saint-Mandrier (commune de La Seyne), le 5 mai 1935. Seul élu au premier tour, il obtint 165 voix sur 417 inscrits. Il participa à la commission des finances.

Membre du comité central électoral SFIO lors de l'élection législative partielle en juin 1935, Baron accepta d'être candidat de la SFIO en 1936. Axant sa campagne sur deux thèmes : " Il faut préserver la Paix ; le Parti socialiste réclame le Pouvoir ", il arriva en dernière position, le 26 avril 1936, avec 2 244 voix sur 20 335 inscrits (Toesca avait obtenu 2 257 voix en 1935). Il se désista pour le candidat communiste Bartolini et participa à la campagne électorale commune du deuxième tour.

Le conseil municipal fut révoqué au début de 1941. Baron, avec son épouse, adhéra au mouvement " Combat " dans le courant de 1941, puis après quelques contacts avec le mouvement " Franc-Tireur ", participa au redémarrage de " Libération " dans le Var (fin 1941, début 1942). Il participa au passage de " Libération " dans les MUR et avec son épouse, au réseau Gallia. En novembre 1942, ils furent chargés de surveiller les activités de l'amiral Laborde. Le 14 juillet 1942, il dirigea une manifestation qualifiée par la police d'" antigouvernementale d'inspiration gaulliste et anglaise " à Saint-Mandrier (minute de silence devant le monument aux morts). Fixé à Toulon en avril 1943, il était alors le secrétaire général des Mouvements unis de Résistance dans la région du Sud-Est. Arrêté le 11 mai 1943 par l'équipe du S.D. de Marseille, remis aux autorités allemandes le 19 mai, il fut déporté à Buchenwald.

Baron ne brigua pas après la guerre de mandat de conseiller municipal dans la commune de La Seyne. Candidat MLN - UDSR - SFIO au conseil général dans le canton de la Seyne, le 23 septembre 1945, il obtint 3 965 voix sur 14 605 inscrits. Il fut un des fondateurs de la Fédération varoise des déportés et internés résistants et patriotes dont il assurait la vice-présidence en 1946. Il participa, avec sa femme, au congrès national du MLN en janvier 1946.

SOURCES : Arch. Dép. Var, 2 M 3.51 ; 2 M 3.52 ; 2 M 7.35.3 ; 16 M 38 ; 18 M 35 ; 18 M 43 ; 3 Z 2.6. - Renseignements fournis par Monsieur J.-M. Guillon. - Dictionnaire des Parlementaires français, biographie de Ch. Baron. - Presse locale.