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Dictionnaire du Mouvement Ouvrier Seynois
Notices rédigées par
Jacques GIRAULT
 
GRÉGOIRE Henri
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GRÉGOIRE Henri [GRÉGOIRE Louis, Jean, Marie, Henri].

Né à Puget-Ville (Var) le 7 août 1902, fils d'exploitants agricoles catholiques et d'opinions modérées, H. Grégoire effectua des études jusqu'à la classe de Seconde à l'Institution Sainte-Marie à La Seyne (Var), tenue par des Pères Maristes. Il entra à l'École d'Hydrographie de Marseille pour devenir officier de la Marine marchande. Pour raisons de santé, il ne put exercer ce métier. Il effectua son service militaire dans la Marine comme élève-officier à Brest et à Cherbourg embarqué sur le cuirassé Voltaire, Marié à Toulon (Var) en octobre 1925, il eut un garçon.

H. Grégoire exerça la profession de représentant des établissements Castel Chabre à Toulon, puis devint chef de service au rayon droguerie et responsable de la succursale " Moderna " jusqu'en avril 1941. À cette date, il se retira à Puget-Ville pour exploiter la propriété familiale.

Membre de la CFTC, depuis 1935, Grégoire devint secrétaire adjoint de l'Union départementale du Var et fut renouvelé dans cette responsabilité par le congrès du 11 février 1939. Il avait notamment créé le syndicat départemental de la droguerie et de la pharmacie qu'il présidait.

À la déclaration de guerre, mobilisé à Berre, puis à l'État-major de l'Amiral Esteva, Grégoire fut affecté, en avril 1940, au Centre aéronautique d'Hourtin comme second adjoint du commandant. Il fut démobilisé au Centre d'aviation de Fréjus.

Grégoire, devenu cultivateur, conservait ses responsabilités dans le syndicalisme et présidait l'Union départementale CFTC. Il participa notamment à la réunion aux Sablettes (La Seyne), avec l'accord de ses camarades, de réorganisation du syndicalisme varois dans le cadre de la Charte du Travail. Le 5 février 1942, il prononça une conférence sur les comités sociaux organisée par le Secrétariat social catholique du Var. Il avait peu de temps avant rédigé un rapport sur l'apprentissage à usage des syndicalistes chrétiens. Il exerça aussi diverses responsabilités dans les milieux agricoles.

À la Libération, H. Grégoire devint représentant d'une maison de papiers en gros à Agen (Lot-et-Garonne). Peu de temps après, il devint contrôleur à la caisse d'allocations familiales du Lot-et-Garonne. À l'ouverture de l'URSSAF du département, il fut contrôleur des employeurs et exerça cette profession jusqu'à sa retraite.

Quand l'Union départementale CFTC se reconstitua, Grégoire faisait partie de son bureau. Il devint par la suite président de l'Union départementale et le demeura jusqu'à la création de la CFDT à laquelle il adhéra. Il avait créé le syndicat des organismes de Sécurité sociale et des institutions sociales du Lot-et-Garonne et le présida jusqu'en 1977. Jusqu'en 1979 il siégea au titre de représentant de la CFTC, puis de la CFDT (au titre de l'Union départementale des Retraités dont il faisait toujours partie en 1984) au conseil d'administration du comité d'expansion économique de l'Aquitaine. Membre du MRP depuis sa fondation, membre du bureau départemental, représentant officiel de Lecanuet en 1965 et de Poher en 1969 lors des campagnes électorales présidentielles, il n'accepta pas le ralliement de la majorité du CDS à la majorité gouvernementale. Il démissionna alors du Parti. Membre fondateur du Parti pour l'Europe fédérale en mars 1982, il présidait à Agen la Maison de l'Europe tout en habitant Moirax dont son ami Dessinge (voir ce nom) était maire.

SOURCES : Arch. Dép. Var, 4 M 54, 16 M 19.4. - Renseignements fournis par l'intéressé.