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Dictionnaire du Mouvement Ouvrier Seynois
Notices rédigées par
Jacques GIRAULT
 
COLOMBON Joseph
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COLOMBON Joseph, Baptistin (parfois indiqué : COLOMBANI Joseph et COLLOMBON Joseph).

Né le 27 novembre 1887 à Isola (Alpes-Maritimes), fils d'un forgeron et d'une cultivatrice, Colombon travaillait à l'usine Whitehead à Saint-Tropez (Var) pendant la guerre de 1914-1918. Il faisait partie de ceux qui, à partir de 1917, se réclamait du communisme.

Marié, père de trois enfants, après la guerre, Colombon alla travailler comme ajusteur aux chantiers navals de la Seyne (Var). Militant syndicaliste en 1919, il fit partie de la commission d'arbitrage qui négocia avec la direction avant de déclencher la grève qui dura quarante-neuf jours à partir du 10 juin. Non sanctionné, il lança un appel le 5 mai 1920, à la reconstitution du syndicat et il devint secrétaire général du syndicat d'Union des Métaux et parties similaires dès octobre 1919 et participa à l'intense activité revendicatrice de la période. Il prit part notamment à des réunions au Grand Théâtre de Toulon en février et avril 1920 organisées par solidarité avec les cheminots en grève. Délégué au congrès de la CGT à Orléans (27 septembre-2 octobre 1920), il y vota contre les motions de la direction de la CGT. Il faisait partie du groupe " communiste révolutionnaire " qui fonctionnait alors dans la région. Des heurts avec d'autres militants syndicalistes (Sabattini, Martin) le forcèrent alors à abandonner son poste de secrétaire syndical.

Colombon fut de ceux qui passèrent à la CGTU en 1921. Il présida de nombreuses réunions à la Seyne en tant que secrétaire syndical. Il était alors membre de la section communiste. La dernière trace conservée à la Seyne date de janvier 1924. Que lui arriva-t-il ? Fut-il mis à pied ? Démissionna-t-il volontairement ?

À partir de 1929, Colombon était électeur à Saint-Tropez comme voyageur de commerce employé ou marchand forain selon les sources. Il habitait rue du clocher et Kraus (voir ce nom) le notait dans son répertoire des militants à contacter.

Lors des élections municipales de 1929, Colombon fut candidat sur la liste du " Bloc ouvrier et paysan " qui arriva en deuxième position avec 350 voix de moyenne sur 1 296 inscrits, le 5 mai. Pour le deuxième tour, la liste fut élargie aux " socialistes ". Colombon obtint 349 voix.

À nouveau candidat sur la liste du " Bloc ouvrier et paysan " le 4 juin 1933, Colombon obtint 203 voix sur 1 225 inscrits et 258 voix le dimanche suivant. Le 12 février 1934 il figurait au bureau de la réunion où se constitua le comité de lutte contre le fascisme.

Colombon était un des militants communistes les plus expérimentés de Saint-Tropez.

SOURCES : Arch. Nat. F7/13021 ; 13123 ; 13775 ; F 1c III 1133. - Arch. Dép. Var 2 M 7.32.1 ; 2 M 7.32.2 ; 4 M 53 ; 4 M 56.7 ; 4 M 56.9 ; 4 M 59.4.1 ; 3 Z 2.5 ; 3 Z 4.2 ; 3 Z 4.3 ; 3 Z 4.24. - Sources orales.