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Questions relatives à l'histoire des transports à La Seyne

  Après 12 ans d'existence (2001-2013), la section "Forum" de ce site internet n'est plus désormais alimentée
Les informations précédemment rassemblées resteront en ligne, mais il ne pourra être répondu à aucune nouvelle question
   Jean-Claude Autran                                              
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Historique des échanges de messages à propos de :

Accident de car à Brégaillon
Carrefour de la « caisse de mort »
Carte générale des tramways de Toulon et banlieue
Gare de La Seyne : gare de triage et pont tournant
Histoire des Cars Étoile (1)
Histoire des Cars Étoile (2)
Histoire des Cars Étoile (3)
Historique du tramway à Ollioules
Le tram entre Toulon et La Seyne
Recherches sur le Roulet entre Toulon et La Seyne et sur la famille Astegiano
Véhicules hippomobiles




29 septembre 2013 - 1er avril 2015 : Gare de La Seyne : gare de triage et pont tournant

Q1a.
(à AG)

Cher ami,

Dans République-Le Provençal du 18 octobre 1963, je viens de retrouver ci-joint cet article sur la gare de triage de La Seyne.

Le papier est assez endommagé, mais l’essentiel de l’article est lisible, et je pense qu’il pourra vous intéresser (à moins que vous ne l’ayez déjà...). A rajouter éventuellement au dossier sur la gare de triage et la plaque tournante des locomotives.

Amicalement,

Jean-Claude Autran

République-Le Provençal, 18 octobre 1963

Q1b. (1er avril 2015)

Ci-dessous, une autre photo du pont tournant de la gare de La Seyne, extraite d'un article du Petit Varois - La Marseillaise du 26 mars 1962 : « La semaine prochaine, les travaux d'installation d'un nouveau pont tournant seront définitivement achevés à la gare. La mise en place de cet important ouvrage a nécessité plus de trois mois de travail, ce qui avait quelque peu perturbé le service des machines — celles-ci devaient serendre à Carnoules pour effectuer leurs manœuvres. Tout rentrera dans l'ordre mardi prochain et l'installation sera capable d'assurer jusqu'à 80 manœuvres en 24 heures. Quelques caractéristiques de ce nouveau pont : longueur de 23 mètres ; son poids est de 45 tonnes et sa force de 135 tonnes. Une perspective de bons et loyaux services ».

Le Petit Varois - La Marseillaise, 26 mars 1962

Q1c. (1er avril 2015)

Le même pont tournant aujourd'hui.

Photo J.-C. Autran, 13 septembre 2013 (visite lors des Journées du Patrmoine)





25 octobre 2012 - 26 janvier 2016 : Accident de car à Brégaillon

Q1.

Salut Daniel,

Ci-joint une photo que Patrick Martinenq vient de mettre sur sa page “Facebook”.

Il semble que ça se soit passé à Brégaillon. Mais à quelle époque ? On dirait qu’il y avait alors des rails de tramway.

Aurais-tu le souvenir d’un tel accident à cet endroit ?

Amitiés,

Jean-Claude

R1.

Cher Jean-Claude, Malgré le parc à moules qui ferait penser à la Corniche de Tamaris, c'est bien à Brégaillon au virage avant le passage à niveau puisque les rails et le pylône d'alimentation électrique en témoignent. Le tramway passait par le Pont-de-Fabre pour aller aux Sablettes.

D'après la livrée, le numéro, et la taille, c'est un Etoile d'après 1932 mais pas beaucoup plus. Là, je me suis planté.

Je souhaiterais avoir cette photo pour mon intervention. Pourquoi Patrick a-t-il mis cette photo ? Dois-je le contacter ? 

(...) Meilleures amitiés.

DH

Q2.

Cher Daniel,

Merci pour ta réponse sur l’accident de car Etoile à Brégaillon. Je ne sais pas pourquoi Patrick a mis cette photo sur ses pages Facebook, ni quelle en est la source. Il en met quasi quotidiennement. Il en a mis plus de 800 à ce jour, parfois tirées de vieux journaux ou d’archives familiales.

Si tu veux l’utiliser, je pense qu’il vaut mieux lui demander l’autorisation, et peut-être à cette occasion pourra-t-il t’en préciser la source.

Si je peux t’aider pour ton projet de livre, ce sera avec plaisir. On pourra en parler au prochain repas de début novembre.

Amitiés,

Jean-Claude

R2a.

Je suis assez perplexe sur cette photo.

L'endroit, indubitablement Brégaillon.

La date ? le cargo dans la rade avec ses mâts de charge en portique fait penser à un navire des années cinquante.

Les chiffres d'imatriculation sont parisiens.

Les gosses en vélo pourraient suggérer que l'heure des mobilettes n'est pas encore arrivée.

PAM

R2b.

Cette photo est paradoxale. La direction "La Seyne" semble rapportée. Rien de semblable à d'autres photos des Cars Etoile de l'époque qui avaient leur identité bien marquée. 

Il est vrai qu'elle aurait pu être prise dans les années 50. Je me suis aussi interrogé sur le bateau et j'étais persuadé que tu allais réagir là-dessus.

Cet autocar a-t-il servi à un film ? Est-celui d'une autre compagnie ou d'un musée, maquillé pour l'occasion ?

DH

R2c.

J'avais tout faux.

Le bateau, 2 mâts, 4 grues est indicscutablement le Commandant Teste, bâtiment base des Hydravions, rentré en service en 1934. Le car Delahaye ne pourrait-il pas être un car Pellegrin faisant : Gare de la Seyne - La Seyne ville ?

PAM

R2d.

Confirmation : C'est bien le Commandant Teste, donc bien avant le sabordage.

Les 3 frères Pellegrin faisaient bien les voituriers entre la Gare et la Ville.

Ce n'est donc pas un Car Etoile ce qui m'aurait étonné.

Quant à la marque Delahaye, je ne suis pas étonné car il avait dû être racheté aux Cars qui faisaient Marseille - Toulon et immatriculés de la région parisienne. C'étaient des Delahaye qui faisaient la course avec les Cars Mattéi. Les uns peints en rouge et jaune, les autres en vert, des Renault, je pense. On avance...

DH

R2d.

Confirmation de l'analyse de notre Expert Marine Pierre.

Le Commandant-Teste pouvait très bien se trouver en rade de Toulon avant 1932, date de la création des Etoile.

La présence de notre car anonyme était donc encore possible.

Ensuite, d'après les écrits, il n'aurait pu emprunter que la route de la Gare, s'il était bien un véhicule des voituriers Pellegrin.

DH

Q3.

Cher Patrick,

Jean-Claude Autran a attiré mon attention sur la photo d'un car accidenté à Brégaillon.

Que sais-tu de ce car ?

(...) Je te remercie par avance.

Peut-être nous verrons-nous Mardi à Saint-Mandrier ?

Amitiés.

Daniel

R3.

Daniel, bonsoir,

J'ai bien eu ton message, cette photo m'avait été offerte par un vieux monsieur de Six-Fours dont le papa était photographe professionnel dans cette ville. Je vais voir dans mes archives ce que je détiens au sujet des transports routier dans les années trente et je te contacterai, bonne soiré, amitié.

PM

Q4.

Cher Patrick, Ce que je dois traiter, ce sont les Cars Etoile de leur naissance à leur liquidation.

je les mettrai dans leur contexte et prendrai un fil conducteur humain, je pense à David La Riccia de l'Avenue Gambetta que l'on voit sur la pièce jointe en 1932, il a 26 ans, puis en 1950, et qui a dû prendre sa retaite dans les années 70. Il y a aussi la famille Gillo.

Tout ce que tu pourras retrouver sera le bienvenu. Je recollerai les morceaux. Amitiés. Daniel

Q4. (21 juin 2014)

En résumé (En réaction à la mise sur Facebook de cette photo du car accidenté) :

D'après Daniel Hugonnet et Pierre Martin, c'est bien à Brégaillon (voir les rails du tramway) - il y avait bien des parcs à moules à Brégaillon autrefois ! Ce n'est pas un car Étoile. La direction "La Seyne" semble rapportée. Rien de semblable à d'autres photos des Cars Étoile de l'époque qui avaient leur identité bien marquée. On s'est demandé à un moment si cet autocar n'aurait pas servi à un film simulant un accident et n'aurait pas été maquillé pour l'occasion ? Et sa plaque d'immatriculation ne correspond pas au Var. Mais, étant un car de marque Delahaye, il est possible aussi qu'il ait été racheté (par la société des  frères Pellegrin qui faisaient  les voituriers entre la Gare et la Ville ?) aux Cars qui faisaient Marseille -Toulon et qui étaient immatriculés de la région parisienne (ou marseillaise ? : RG 5). C'étaient alors des Delahaye qui faisaient la course avec les Cars Mattéi. Les uns peints en rouge et jaune, les autres en vert, des Renault. En tout cas, la scène se passe vers 1934 ou peu après car Pierre Martin est certain que le navire visible dans le lointain est le Commandant Teste, bâtiment base des Hydravions, rentré en service en 1934 (et détruit lors du sabordage de la Flotte en 1942).

Jean-Claude Autran

R4. (25 janvier 2016)

Bonjour Monsieur  Autran,
 
Je viens de trouver deux autres photos de l’accident de car, avec quelques détails intéressants.
A priori cela c’est passé à Brégaillon à la fin des années 30.
 
Si cela peut vous aider dans vos recherches, ces documents font partie de la collection du photographe de Six Fours M. Meurey.
 
Bien cordialement,
 
CM

Clichés : collection de M. Meurey, photographe de Six Fours

Q5.

Cher ami,

Merci beaucoup pour ces deux photos de l’accident de car à Brégaillon, qui complètent et précisent les informations que l’on pouvait déduire de la première photo, vue de l’avant, que vous m’aviez communiquée récemment.

Je possédais déjà cette vue de face du car accidenté et j’en ai retrouvé l’origine. Cette photo avait été publiée par M. Patrick Martinenq sur sa page Facebook en octobre 2012. Je l’avais montrée à mon ami Daniel Hugonnet qui travaillait alors à la constitution d’un dossier sur l’histoire des cars Etoile de La Seyne-Toulon. Cette photo énigmatique avait donné lieu à plusieurs échanges et tentatives d’explications, qui ont été relayées sur mon site internet à l’adresse :

http://jcautran.free.fr/forum/transports.html#10

Il est apparu que cette photo avait été offerte à M. Martinenq « par un vieux monsieur de Six-Fours dont le papa était photographe professionnel dans cette ville ». Je pense qu’il s’agissait de M. Meurey – dont certaines photos qu’il avait prises apparaissent sur les sites Solimages.arkasdogs.org ou Toutsanary.fr :

http://solimages.arkasdogs.org/Six-Fours-La-Seyne/Paysages/sixfours/Ancien-vues-generales/six_fours_ancien.htm
http://www.sanary-autrefois.fr

La synthèse de tous ces échanges (juin 2014) fut la suivante :

D'après Daniel Hugonnet et Pierre Martin, c'est bien à Brégaillon (voir les rails du tramway) - il y avait bien des parcs à moules à Brégaillon autrefois ! Ce n'est pas un car Étoile. La direction "La Seyne" semble rapportée. Rien de semblable à d'autres photos des Cars Étoile de l'époque qui avaient leur identité bien marquée. On s'est demandé à un moment si cet autocar n'aurait pas servi à un film simulant un accident et n'aurait pas été maquillé pour l'occasion ? Et sa plaque d'immatriculation ne correspond pas au Var. Mais, étant un car de marque Delahaye, il est possible aussi qu'il ait été racheté (par la société des  frères Pellegrin qui faisaient  les voituriers entre la Gare et la Ville ?) aux Cars qui faisaient Marseille -Toulon et qui étaient immatriculés de la région parisienne (ou marseillaise ? : RG 5). C'étaient alors des Delahaye qui faisaient la course avec les Cars Mattéi. Les uns peints en rouge et jaune, les autres en vert, des Renault. En tout cas, la scène se passe vers 1934 ou peu après car Pierre Martin est certain que le navire visible dans le lointain est le Commandant Teste, bâtiment base des Hydravions, rentré en service en 1934 (et détruit lors du sabordage de la Flotte en 1942).

Vos deux dernières photos confirment et précisent nos précédentes conclusions, notamment quant à la datation et au fait qu’il s’agit d’un car Delahaye, qui ne pouvait donc pas faire partie du parc des cars Etoile.

Merci encore. On pourra en reparler si nous retrouvons d’autres précisions sur ce sujet.

Bien cordialement.

Jean-Claude Autran

R5.

Bonjour Monsieur Autran,
 
Bien content que ces informations vous intéressent pour l’histoire de La Seyne.

Effectivement je confirme que ces photos proviennent de la collection de Jules Meurey, photographe à Six Fours du début des années trente,jusqu’à la fin des années 50.

La vue de coté fait apparaitre une inscription sur la société qui utilisait ce car.

Actuellement je suis en contact avec la petite fille de M. Meurey pour des démarches consistant à verser ce fonds photographique important aux Archives Départementales,afin de pouvoir par la suite utiliser tous ces clichés avec la référence “collection Meurey” ce qui a été rarement fait jusqu’à maintenant.

Je vous tiendrai au courant de la suite donnée à cette démarche par la famille Meurey.
 
Bien amicalement,
 
CM






13 septembre - 4 novembre 2012 : Histoire des Cars Étoile (3)

Q1. (à JD et JCA)

Chers tous deux, Vous connaissez mon intérêt pour les Cars Étoile que j'ai suivis depuis mon plus jeune âge.

Je sais que vous vous y êtes intéressés tous deux.
    
De mon côté, j'imaginais une séance aux Amis de La Seyne Ancienne et Moderne du style de celle dédiée au Père Bouvet.

Suivant son impact, le livre pourrait peut-être être écrit ?

J'ai l'intention de contacter Madame Foglino afin d'avoir son avis, voire son appui, à ce sujet.

Mais dabord, c'est le vôtre que je souhaite.

Avec mes amitiés.

Daniel
R1a.
Excellente initiative, dans la mesure de mes connaissances, je vous suivrais.

Amitiés

JD
R1b.
Cher Daniel,

Ange Foglino avait écrit un chapitre, il y a plusieurs années, en vue de la suite de l’Histoire de La Seyne de L. Baudoin, livre coordonné par l’Association des Amis de La Seyne ancienne et Moderne (J. Padovani). Ce livre (*), qui a pris plusieurs années de retard, va enfin paraître d’ici quelques semaines. Comme j’ai participé récemment à sa relecture, je peux t’adresser ci-joint le texte d’Ange Foglino (texte brut, avec les corrections indiquées en rouge) qui constituera l’avant-dernier chapitre du livre. Ce texte doit être également illustré par un certain nombre de photos que Bernard Argiolas a rassemblées. A noter que le livre contient aussi (chapitre 12) ton texte : «  Adrien Bouvet, un Seynois méconnu ».

Cela n’exclut peut-être pas qu’une conférence sur le thème des cars Etoile ait lieu un jour salle Apollinaire. Je peux en parler à J. Padovani, que je vois justement demain matin.

A bientôt. Je te tiens au courant.

Amitiés,

Jean-Claude

Q2a.
Cher Jean-Claude, J'avais le texte d'Ange et il est une mine de renseignements.

Il n'y a pas incompatibilité entre le livre à paraitre et une conférence illustrée.

Je ne sais pas ce que Bernard a comme photos. Je le verrai dès qu'il sera de retour.

Vu les témoignages et les documents que je souhaite réunir, il me faut un an de travail.

Je te remercie beaucoup pour ton aide. Je t'embrase.
Daniel
Q2b. (à JD)
Il me semble que tu avais déjà réuni des documents. Pourrais-tu me les communiquer ?

Bises.

Daniel
R3a. (à DH)
Cher Daniel,

A propos des Cars Étoile, j’image que tu dois connaître le site internet de Roland Le Corff, un Toulonnais de ma génération, qui a publié de nombreuses photos des autobus de Toulon (ainsi d’ailleurs que des trolleybus et des tramways).

Si tu n’es jamais allé sur son site, en voici l’adresse :
Page d’accueil : http://www.mes-annees-50.com
Autobus : http://www.mes-annees-50.com/autobus.htm

Amitiés,

Jean-Claude
R3b. (à JD)

Cher ami,

Suite à notre discussion d’hier, je te communique, comme je l’ai déjà fait à Daniel, l’adresse du site de Roland Le Corff, qui fournit de nombreuses photos d’autobus (ainsi que de trolleybus et de tramways) toulonnais, ainsi que leurs caractéristiques techniques. Les photos peuvent être agrandies une première fois en cliquant sur le nom du véhicule, et parfois une 2e fois en cliquant sur la photo obtenue.

- page d’accueil : http://www.mes-annees-50.com
- autobus : http://www.mes-annees-50.com/autobus.htm
- tramways : http://www.mes-annees-50.com/tramways_toulon.htm
- etc.

A bientôt.

Jean-Claude

Q4.
Cher Jo,

Grand merci pour les 3 photos. Celle de la 14 correspond à Victor Gillo qui la garait rue Ernest Reyer à côté de son domicile. Je crois que c'est un Car Saurer.

Les 2 autres sont nouvelles pour moi : La 26 est un Laffly, il serait intéressant de connaitre les noms de famille des deux gars.

Les 4 cars sont superbes, ils sont de 3 modèles différents, ce qui prouve bien l'hétérogénéité des propriétaires, des chauffeurs, et des matériels, qui s'est prolongée presque jusqu'à la fin de la Société. Comment en savoir plus sur cette superbe photo ?

Mon idée c'est d'avoir un fil rouge humain. J'ai déjà deux familles dans le collimateur, les La Riccia et les Gillo.

J'ai rencontré les Grossi à Valensole avant-hier et je tiens avec David La Riccia, leur parent, cette continuité humaine de 1932 à 1980.

Sur le petit montage que je te joins, je fais le premier essai.

Amitiés.

Daniel

Q4b.

Cher Patrick,

(...) Je dois faire une intervention aux Amis de La Seyne Ancienne et Moderne sur les Cars Étoile de 1930 à 1980.

As-tu d'autres photos relatives aux cars de cette époque, voire à d'autres compagnies, d'autres modes de transport, et aux Communes avoisinantes, dans le cadre des rudes batailles qui les ont opposées pour la desserte de Toulon ?

Je vais essayer d'élargir mon propos au contexte de cette époque de vie des Cars Étoile.

Je te remercie par avance.

Peut-être nous verrons-nous Mardi à Saint Mandrier ?

Amitiés.

Daniel


R4.
Daniel, bonsoir,

(...) Je vais voir dans mes archives ce que je détiens au sujet des transports routier dans les années trente et je te contacterai, bonne soirée.

Amitié.

Patrick
Q5.

Cher Patrick,

Ce que je dois traiter, ce sont les Cars Étoile de leur naissance à leur liquidation.

je les mettrai dans leur contexte et prendrai un fil conducteur humain, je pense à David La Riccia de l'Avenue Gambetta que l'on voit sur la pièce jointe en 1932, il a 26 ans, puis en 1950, et qui a dû prendre sa retaite dans les années 70. Il y a aussi la famille Gillo.

Tout ce que tu pourras retrouver sera le bienvenu. Je recollerai les morceaux.

Amitiés.

Daniel



20-23 juin 2012 : Recherches sur le Roulet entre Toulon et La Seyne et sur la famille Astegiano

Q1.

Bonjour Monsieur

Dans le cadre de recherches généalogiques, je suis en quête  d'informations concernant la période ou le "Roulet" existait entre Toulon et la Seyne. Mon arrière grand-père Thomas ASTEGIANO ou ASTEGGIANO travaillait à la  RMTT et d'après mes infos, il tirait le "Roulet" entre ces deux villes. Il est venu à la Seyne pour travailler au Chantier Naval après la réunification de l'Italie. Ses enfants sont tous nés en Italie, donc la venue en France date, je pense, début 1900. Avez vous des archives de cette période ?. Je vous remercie par avance.

Très cordialement

CG

R1.

Bonjour,

En réponse à votre message, je regrette de ne pas avoir d’archives précises sur cette époque des premiers transports hippomobiles entre Toulon et La Seyne, ou entre La Seyne centre et la gare de La Seyne, en dehors de ce que mon père avait écrit dans l’un de ses ouvrages et que j’ai relayé dans mon site internet au chapitre :
http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome1/du_bourriquet_au_sitcat.html

En particulier, si la société de transports Pellegrin y est souvent citée, je n’ai pas retrouvé dans le texte de mon père (ni dans d’autres ouvrages d’histoire locale ayant abordé la question des transports) la mention du nom de Thomas Astegiano ni d’aucun des autres employés.

J’ai cependant retrouvé le nom de Thomas Astegiano dans le recensement de La Seyne-sur-Mer de 1906, que j’avais en partie numérisé il y a quelque temps.

On retrouve en effet à la page 206 de ce recensement (que vous pouvez consulter par internet sur le site des Archives départementales du Var) le détail de la famille de Thomas Astegiano, qui demeurait alors au n° 25 de la rue Clément Daniel. Voir ci-joint des copies de ce fragment du recensement, qui indique les dates et lieux de naissance des membres de cette famille. Il est bien mentionné que thomas Astegiano était “cocher” aux Etablissements Pellegrin. Il est clair que les premiers enfants étaient nés en Italie (1886 et 1889), les trois suivants à La Seyne (1891, 1894 et 1899). Leur arrivée à La Seyne semblerait donc se situer entre 1889 et 1891.

Mais peut-être aviez-vous déjà ces informations ?

C’est tout ce que j’ai trouvé dans un premier temps. Je crains de n’avoir rien de plus sur les sociétés de transport. Mais dîtes-moi si vous souhaitez que je poursuive les recherches sur d’autres documents de recensement ou d’autres périodes de l’état-civil.

Bien cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour et un grand  merci pour ces infos. Par contre, j' ai un souci avec le mariage de Thomas. D'après les actes de naissance en ma possession, Annonciade, ma grand-mère, est bien la fille de Thomas, né en 1856. En ce qui concerne sa mère j'ai Marguerite MATTONE née en 1857 à Fabrosa Soprana, et d'après le recensement elle s'appelle Jeanne... peut-être un autre mariage car les enfants ne sont pas les mêmes :

avec MARGUERITE : les deux dont je suis sûr :

Pierre
Né le 29 juin 1886 (mardi) - Frabrosa Soprana - Province de Cunéo - Italie
Décédé
Agent technique

Annonciade
Née le 18 avril 1884 (vendredi) - Frabrosa Soprana - Province de Cunéo - Italie
Décédée le 3 août 1935 (samedi) - Toulon 83, à l’âge de 51 ans

avec JEANNE : d'après le recensement :

Félicie Sidone Marguerite
Née le 27 mars 1894 (mardi) - La Seyne sur Mer 83
Décédée le 9 juillet 1908 (jeudi) - La Seyne sur Mer 83, à l’âge de 14 ans

Louise Joséphine
Née le 3 mars 1897 (mercredi) - La Seyne sur Mer 83
Décédée le 22 juillet 1898 (vendredi) - La Seyne sur Mer 83, à l’âge de 16 ans

Victorine Françoise
Née le 25 juillet 1899 (mardi) - La Seyne sur Mer 83

Sur l'acte de décès de Félicie Sidonie en 1908, il y a André PELLEGRIN entrepreneur comme témoin. Ce dernier était le patron de Thomas ASTEGIANO ; c'est donc bien un enfant de Thomas. Il y a peut-être une erreur sur le nom de la mère "Jeanne Marguerite" ou "Marguerite Jeanne". Si le couple THOMAS ASTEGIANO et JEANNE-MARGUERITE MATTONE sont un seul et même couple, ils ont donc pour l'instant 5 enfants. Voila mon dilemme.

Très cordialement

CG


10-16 novembre 2010 : Carrefour de la « caisse de mort »

Q.

Bonjour cher ami
 
J'ai retrouvé la carte représentant un tramway au carrefour de la caisse de mort. L'immeuble en toile de fond, qui est toujours là, a effectivement la forme d'un cercueil.

Le bâtiment le plus haut , à gauche, abritait le cinéma Odéon. Je ne sais pas si à l'époque de la photo, il existait déja ?

Je ne serai pas à la Fête du Livre, n'ayant rien publié dans l'année. (...).

Je vous adresse mes bonnes amitiés

JD


R.

Cher ami,

Merci pour la photo du carrefour de la « caisse de mort » dont vous m’aviez déjà parlé. J’avais vu cette image quelque part, bien que ce ne soit pas un quartier que je fréquentais, étant plutôt de Toulon-Ouest. En cherchant bien, j’ai retrouvé l’image sur le site internet d’un de mes correspondant, Roland Le Corff, qui a publié de nombreuses études et photos des anciens transports toulonnais. Vous l’avez probablement déjà parcouru. La photo, couverture d’une plaquette RMTT, se trouve à l’adresse suivante :

http://www.mes-annees-50.com/tramways_toulon.htm

Je disais que je connaissais assez mal votre quartier de Saint-Jean du Var, jusqu’à ce que nous achetions, il y a 2 ans, un petit appartement, afin que l’un de nos fils, alors inscrit à l’université de Toulon - La Garde, ait un logement du côté Est de Toulon. Et en regardant le plan de plus près, j’ai réalisé que cet appartement (au carrefour rue Pierre Borries et rue Watteau) se trouve très proche de ce carrefour de la caisse de mort, et aussi d’un certain nombre de sites (boulevard Léopold Gence, rue Regimbaud, rue Richelieu, etc.) dont vous parlez dans vos souvenirs d’enfance.

Peut-être passerez-vous à la Fête du livre comme visiteur. J’y serai personnellement le vendredi, le samedi après-midi et le dimanche matin où je présente les réactualisations de deux ouvrages de mon père (Images de la vie seynoise d’antan Tome II, et Histoire de la philharmonique La Seynoise 1840-2010). (...).

Toutes mes amitiés. Peut-être à bientôt.

Jean-Claude Autran

 

10-20 juin 2010 : Histoire des Cars Étoile (2)

Q1.

Cher Jean-Claude,

(...) A cause du coût de la peinture argentée et de la fragilité de ses pigments, le haut des cars étoile a été peint en gris. Les 5 Van Hool récupérés par le SITTCAT ont gardé le bleu d'en bas et pris le jaune de la RMTT en haut.

Avec mes amitiés.

DH

R1.

Cher Daniel,

(...) Concernant les Cars Etoile, je pense que tu connais les pages du site de Roland Le Corff consacrées aux Cars Etoile et autres transports toulonnais : http://www.mes-annees-50.com/autobus_etoile.htm

Amitiés. Peut-être à bientôt.

Jean-Claude

Q2.

Cher Jean-Claude,

(...) Je pousse Ange Foglino afin qu'il raconte l'histoire des cars Etoile mais ses textes sont très administratifs.

Les pages de vie familiale, les petites histoires, l'âme des cars, ont meublé la vie seynoise, ainsi que les coopérateurs du midi. les témoins meurent les uns après les autres.

Avec mes amitiés.

DH


 

4 septembre - 15 octobre 2009 : Carte générale des tramways de Toulon et banlieue

Q1.

Cher ami, je vous félicite de l'inauguration des archives "Marius-Autran" à la Seyne. D'autre part, en lisant dans l'ouvrage que vous avez réédité l'histoire assez pittoresque des transports seynois, en particulier La Seyne-Toulon, je me souvenu avoir dans mes papiers une "Carte générale des tramways de Toulon et banlieue (sic !) par Raymond Ambard, fondateur Editeur de l'horaire des tramways, 1 avril 1910." Elle est en couleurs, elle couvre la côte et la région de Sanary à la Plage d'Hyères, y compris la presqu'il de Giens. Dimensions : 30x60 cm.

C'est un document qui est peut-être rare (avec au dos une pub pour "Les Dames de France", avez-vous connu ce célèbre magasin de la Place de la Liberté ?).

Je l'avais proposé naguère au Musée deToulon, je n'ai jamais eu de réponse. J'en ferais volontiers don à La Seyne, ma ville natale. Mais il faudrait restaurer la carte, à cause principalement des pliures, et la faire encadrer. Evidemment le but serait de l'exposer dans un endroit où passe le public, salle de la mairie, ou autre. Si cela vous intéresse, dites-le moi, je vous enverrai l'objet (à moins qu'il ne soit pas si rare que ça et qu'il en existe d'autres exemplaires ?).

Amicalement.

JJ

PS : je me souviens de la Société des Transports en Commun de la Région Varoise, STCRV, que les loustics traduisaient : Si tu Crèves Répare en Vitesse !

R1.

Cher ami,

Merci pour votre message.

Je ne connaissais pas l'existence de cette "Carte générale des tramways de Toulon et banlieue". Elle n'apparaît pas et ne semble pas être mentionnée dans l'ouvrage de référence de Gabriel Bonnafoux "1880-1980 - Un siècle de transports en commun dans l'agglomération toulonnaise". Ni dans l'Histoire des tramways de Toulon mise sur internet par Roland Le Corff (http://www.mes-annees-50.com/tramways_toulon.htm). A priori, ce doit donc être un document rare.

Si vous acceptez d'en faire don à La Seyne, je veux bien essayer de m'en occuper. Je connais pas mal de monde aux Archives municipales et aux Amis de La Seyne Ancienne et Moderne (notamment un ancien directeur de la société des Cars Etoile Toulon-La Seyne, M. Ange Foglino, dont l'histoire des transports est aussi la spécialité, et qui avait fourni beaucoup d'informations à mon père lorsqu'il avait écrit son chapitre sur les transports). Je peux voir avec ces gens comment le document peut être restauré et où peut-il être exposé. Si vous voulez bien me le faire parvenir, mon adresse est au bas de ce message.

Naturellement, j'ai longtemps bien connu le magasin "Les Dames de France". D'ailleurs, quand je suis revenu habiter la région, j'ai évoqué avec des amis ce nom de "Dames de France", ce qui n'a pas manqué de faire sourire, car depuis longtemps il eut fallu dire : "Galeries Lafayette". Mais pour les anciens, ça reste pourtant encore quelque part les "Dames de France".

(...). Très cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Cher ami, je vous ai posté hier la carte des tramways en question. Ma femme l'a repassée soigneusement pour effacer quelques plis et aussi parce que je voulais la faire reproduire pour moi, car je crois en effet que c'est un document qui n'est pas courant. Nous l'avons ensuite enroulée pour éviter de la plier de nouveau. Naturellement, c'est l'original que je vous ai envoyé.

A propos de transports La Seyne-Toulon, votre père dit que le service des bateaux a été interrompu en 1938. Or je me souviens que très peu de jours après le sabordage de la flotte (27 nov. 1942) étant revenu d'Aix à la Seyne à vélo (!) , j'ai pris le bateau pour Toulon, le ciel était rouge et le bateau zigzaguait entre les vaisseaux de guerre sabordés qui fumaient encore. Et l'on voyait passer dans les rues de la Seyne les marins de St Mandrier faits prisonniers. Est-ce que la mémoire me fait défaut ? C'est bien loin et c'était bien triste.

(...) Cordialement.

JJ

R2.

Cher ami,

Je viens de recevoir votre carte des tramways de 1910. Elle est remarquable et en bon état pour un document de cette époque.

Je vais voir pour commencer avec la directrice des Archives Municipales, ce qu'elle en pense. Le Maire a répété avant-hier, à l'inauguration de la dénomination « Marius AUTRAN » pour ces archives (*), qu'ils étaient preneurs de tout document ancien (qu'ils se chargeaient de numériser et de rendre ensuite à leur propriétaire). Il y a un projet d'extension de ces archives dans l'un des anciens bâtiment des chantiers pour exposer des documents anciens ayant trait à la mémoire de la ville. Ce qui serait le cas de votre carte. Je vous tiendrai au courant.

Je n'ai pas eu le temps de faire des recherches à propos de votre question sur le service des bateaux et son interruption en 1938 (?). Je vais m'y replonger dans les prochains jours.

(...) Cordialement,

Jean-Claude Autran

R2b.

Bonjour,

Lors des Journées du Patrimoine, j'ai pu parler avec les responsables des Archives de La Seyne. Elles sont apparues très intéressées par la carte des tramways de 1910 que vous m'avez bien voulu m'adresser.

Je leur amène le document original dans la semaine, et il pourrait être encadré et exposé dans le bâtiment de Archives - et à l'extérieur à l'occasion d'expositions ou de Journées du Patrimoine. Avec la mention, si vous voulez bien, « Don de Monsieur Jacques JAUBERT ».

Je reste à votre disposition si vous avez d'autres suggestions à propos de la mise en valeur de ce document.

Amitiés,

Jean-Claude Autran

R2b. (A Madame ARDF)

Bonjour Annick,

Suite à notre conversation d'hier, je vous adresse ci-joint une copie du document (Carte générale des transports de Toulon et banlieue - 1910).

Je peux vous amener l'original dans la semaine pour voir comment vous pourrez l'exploiter ou l'exposer après peut-être une légère restauration.

Ce serait un « don de Monsieur Jacques JAUBERT ». Jacques JAUBERT est un natif de La Seyne, fils d'un médecin seynois bien connu des années 1920-1940, et il est aujourd'hui écrivain et historien.

A bientôt.

Amitiés.

Jean-Claude Autran

Q3.

Cher ami, je pense que vous avez trouvé la bonne solution et je n'ai rien à y redire. Je suis très honoré que vous ajoutiez mon nom et très touché que vous y ayez pensé.

Je pense à autre chose, notamment à un livret illustré de photos, destiné à faire la publicité des Maristes... vers 1925. C'est assez curieux, mais peut-être l'avez-vous ? Et je ne sais s'il y a, ou s'il y aura, un petit secteur Maristes dans les Archives. A suivre...

Bien cordialement.

JJ

R3.

Cher ami,

Pardon pour le retard à réagir à votre dernier message.

Comme convenu, j'ai bien amené votre Carte des tramways de 1910, mercredi dernier, à Madame MM, Directrice des Archives Municipales de La Seyne. Votre don a été très apprécié et Madame MM a admiré le document, qu'elle va donc faire légèrement restaurer et afficher, pour l'instant, dans le bâtiment des Archives - avec la mention : « Don de Monsieur Jacques JAUBERT ». Pour qu'elle vous connaisse mieux, j'ai également montré à Madame MM vos deux ouvrages : "Une éducation chez les bons pères", ainsi que "Caroline". Et je les lui ai même prêtés puisqu'elle avait l'air vivement intéressée de les lire.

Quant au livret de photos des Maristes des années 1925, il me paraît extrêmement intéressant, mais pas pour les Archives municipales qui ne semblent pas avoir de rubrique sur l'enseignement privé. Par contre, si vous pouviez m'en scanner quelques-unes de pages, je serais intéressé à titre personnel (mes enfants effectuent leur scolarité chez les Maristes). Je pourrais aussi en adresser une copie au directeur actuel (M. LT), qui vu son jeune âge, n'a pas connu les Maristes de votre époque, et qui serait sans doute intéressé de voir d'anciennes photos de son établissement.

Merci par avance,

Bien cordialement,

Jean-Claude Autran

Q4.

Cher ami, merci pour ce que vous avez fait pour la carte des Tramways, c'est une bonne solution. Pour le livret des Maristes, je viens de le rechercher dans mes papiers sur la Collège, je n'ai pas encore mis la main dessus. Si je le retrouve, je vous l'enverrai et vous, ou l'actuel directeur, pourrez reproduire ce que vous voudrez. Je sais, d'ailleurs, que mon ami GL, qui fut instituteur à La Seyne sous la houlette de votre père il y a... bien longtemps, et qui vit actuellement à Tourves, en a retrouvé un exemplaire dans une vente ! Au reste, j'envisage d'aller faire un tour de votre côté, à la Seyne - Toulon, vers la mi-novembre, pour deux ou trois jours ; je serais heureux à cette occasion de vous rencontrer, si cela vous est possible. Nous pourrons en reparler.

(...). Amitiés.

JJ

R4.

Cher ami,

C'est avec plaisir que je vous rencontrerai lors de votre prochain passage, vers la mi-novembre.

En principe, je ne dois pas trop bouger à cette époque. Merci de me faire signe lorsque vous serez arrivé par ici.

Voici mes coordonnées : (...)

Nous pourrons évoquer de nouveau les différentes questions sur lesquelles nous avons eu des échanges, notamment le livet des Maristes, et tout autre sujet de conversation.

Amitiés,

Jean-Claude Autran


 

7-10 décembre 2006 : Historique du tramway à Ollioules

Q.

je rrecherche l'historique du tramway du depot à ollioules ou le tennis existe actuellement.

GV

R.

Bonjour,

Je n'ai malheureusement pas d'information sur ce tramway.

Avez-vous essayé de consulter le site de RLC sur l'histoire des tramways et autres transports de la région de Toulon ?

http://www.mes-annees-50.com/tramways_toulon.htm

Ou alors, vous pouvez poser votre question directement à RLC : (...)

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

12 mars 2005 : Histoire des Cars Étoile (1)

Q1.

Bonjour,

Toulonnais de naissance mais exilé en Normandie, je parcours assez régulièrement avec toujours beaucoup de plaisir et de curiosité le site si riche de M. Marius Autran.

Je suis actuellement en train de créer sur mon site personnel www.mes-annees-50.com  une histoire des autobus toulonnais après avoir traité successivement les trolleybus et les tramways de notre bonne ville de Toulon.

J'ai trouvé une grande partie de ma doc dans le livre de Gabriel Bonnafoux ( cité par M. Autran) 1886 -1986 - un siècle de transports en commun dans l'agglomération toulonnaise.

Pour ce qui est des autobus Etoile, j'ai trouvé une histoire bien détaillée de cette compagnie dans les pages de votre site; je souhaiterais ainsi utiliser largement le texte de M. Autran

J'ai créé ma page et je l'ai mise en ligne aujourd'hui pour essai sans aucun lien, personne actuellement ne peut y accéder car j'attends votre accord de principe pour pouvoir utiliser les textes de M. Autran

je vous serais reconnaissant de bien vouloir la consulter sur le lien suivant :   http://rlecorff.chez.tiscali.fr/autobus_etoile.htm

Merci d'avance de me donner votre avis

Si vous avez plus d'infos ou des photos concernant les "Etoile" je suis bien sûr fort intéressé

Avec toutes mes félicitations pour ce site véritable mémoire de la vie seynoise et mes cordiales salutations

RLC

R1.

Bonjour,

Merci pour votre message. Je m'appelle JCA, fils de Marius Autran. C'est moi qui, en fait, assure le maintien et la correspondance du site internet de mon père, ce dernier étant maintenant très âgé : 94 ans.

Vous pouvez sans problème utiliser les textes de mon père relatifs aux transports, en mentionnant leur origine.

J'ai visité votre site à l'adresse : http://rlecorff.chez.tiscali.fr/autobus_etoile.htm

Ce que vous y présentez est d'un grand intérêt et d'une grande richesse, avec beaucoup de photos que je n'avais encore jamais vues et dont je ne soupçonnais pas l'existence. Tout cela devrait intéresser beaucoup de gens, et émouvoir particulièrement ceux de ma génération pour qui tous ces modèles successifs de transports font revivre bien des souvenirs d'enfance, à l'époque où la plupart des familles n'avaient pas encore de voiture personnelle.

Il ne semble pas que mon père possède d'information complémentaire (en dehors de ce qu'il a écrit dans ses ouvrages) sur les autobus Etoile et autres transports. Toutefois, il m'arrive régulièrement de remettre de l'ordre dans ses archives. Si je tombais un jour sur quelque document susceptible de vous intéresser, je vous le ferai parvenir.

En attendant, je vous confirme que vous vous pouvez utiliser les textes de mon père et mettre votre site en ligne dès que possible. J'établirai aussi un lien entre le site de mon père et le vôtre (dans sa page : "Liens vers d'autres sites internet ayant un rapport avec La Seyne et son histoire").

Restant à votre disposition pour tout complément d'information ou toute autre question,

Cordialement,

JCA

Q2.

Bonsoir,

Merci beaucoup pour cet aimable message et cette permission de publier.

Les Etoile ont fait partie du paysage de mon enfance, je les revois bien sur le Bd de Strasbourg dans les années 60-70.

94 ans c'est un grand âge pour un grand monsieur.

Je lui souhaite encore longue vie et la meilleure santé qu'il soit possible d'avoir arrivé à cet âge, Mon père va bientôt avoir 89 ans.

Je suis certes bien loin des idées politiques de votre papa, mais ça ne joue en rien sur le respect que je porte à un grand résistant et un grand intellectuel comme lui.

C'est un grand Monsieur !

Cordialement

RLC


 

4 février - 9 avril 2005 : Le tram entre Toulon et La Seyne

Q1.

Salut Claiudet,

(...) Je me souviens avoir pris le tram également pour aller à Toulon et toutes les recherches que j'ai entrepris ne mentionnent plus ce mode de transport après la fin de la guerre....

Merci de tenter d'avoir plus de chance dans tes recherches que je n'en ai eu.

Adessias.

SM

R1.

Bonsoir cheune homme,

(...) Pour en revenir au tram entre Toulon et La Seyne, j'ai de la peine à trouver des dates officielles quant à ses périodes de fonctionnement et d'arrêt. Personnellement, je ne me souviens vraiment pas. J'ai interrogé mon père qui a évidemment des souvenirs mais n'arrive pas à me donner des dates précises. J'ai revu aussi son chapitre du Tome 1 "du bourriquet au SITCAT" où il est dit que les trams ont souffert de la concurrence avec les cars Etoile créés en 1932 [le tram et le car essayaient de se dépasser pour arriver le premier à l'arrêt suivant et rafler les voyageurs qui attendaient et qui montaient dans le premier arrivé]. Et que, en 1936, les tramways en provenance de Toulon s'arrêtèrent alors à la Pyrotechnie. De là, jusqu'à La Seyne et aux Sablettes, les autobus eurent le champ libre. Mais les trams auraient repris entre Toulon et La Seyne pendant la guerre de 39-44, en raison de la pénurie de carburant dont souffrirent les cars. Ensuite, mon père me dit qu'il y eut une interruption à partir des bombardements de 44, notamment par ce que le pont sur le Las avait été détruit. Lorsque le pont et la voie furent réparés (1945 ? 1946 ?) le tram entre La Toulon et La Seyne aurait repris, selon mon père, "pendant quelques années". Tu aurais donc parfaitement raison de l'avoir vu fonctionner dans ton enfance. Mais je n'arrive pas à savoir exactement jusqu'à quand. Moi, je ne m'en souviens pas, je ne me souviens que des cars Etoile et des bateaux Favori, Lagane, Mouette. Les trams n'allaient cependant que jusqu'au quai Hoche et, si l'on a gardé longtemps des vestiges de rails sur le port et jusqu'aux Sablettes, le tram n'ont plus jamais dépassé le quai Hoche.

Q2.

Au sujet du tram, je me souviens qu'il existait encore un dépôt situé à l'ancien octroi de Lagoubran et je me demande si les trams ne continuaient pas leur trajet vers La Seyne jusqu'à la bourse du travail. Je me rappelle les banquettes faites de petites baguettes vernies et ça m'étonnerait que mon grand-père m'ait fait prendre le tram dans Toulon. Mais tout est flou !

(...) Tout ça pour dire qu'il me semble que peut être le tramway arrivait tout de même à La Seyne !

R2.

Avé, Grand Chef,

(...) Je ne crois pas que je t'aie encore parlé d'un tout nouveau site consacré aux transports de la région de Toulon, créé par un ex-toulonnais, actuellement exilé en Normandie, nommé RLC. Voici l'adresse de la page d'accueil et de la page tramways :

http://rlecorff.chez.tiscali.fr/autobus_etoile.htm
http://rlecorff.chez.tiscali.fr/tramways_toulon.htm

Sans doute y trouveras-tu des documents et des photos intéressantes, et qui répondront à tes récentes questions sur les dates de circulation des derniers tramways entre Toulon et La Seyne.

Sur ce, salut à toi, Pif.

Amitiés,

JCA


 

4 janvier 2002 : Véhicules hippomobiles

Q.
monsieur j ai l honneur de bien vous demander quelques informations sur unsujet bien precis
c est que je voudrai tous les renseignements sur les anciens hippomobiles des histoirs anciennes et merci d avances
 
L
 
R.
Bonjour,
 
Merci pour votre message et pour l'intérêt que vous avez pris à notre site internet
 
http://jcautran.free.fr
 
consacré à différents aspects de l'histoire de La Seyne-sur-Mer (Var)
 
En réponse à votre demande de renseignements sur les hippomobiles des histoires anciennes, je vous informe (ou je vous rappelle, si vous l'avez déjà consulté) qu'un chapitre de la série "Images de la Vie Seynoise d'antan" a été consacré à l'histoire des transports à La Seyne.
 
Je vous recopie ci-dessous les principaux paragraphes qui font référence aux transports hippomobiles, toujours dans le contexte de la région de La Seyne :
 
Quand les premières entreprises de transport relièrent La Seyne aux Sablettes par des omnibus hippomobiles en passant par le Pas du Loup et Mar Vivo, l'ancien chemin des Sablettes fut délaissé lui aussi. Deux véhicules lourds n'auraient pas pu s'y croiser. La multitude des collines et mamelons qui composent le relief de notre terroir a été longtemps un obstacle à la création de voies nouvelles.
Et voilà qui nous amène à comprendre l'utilisation des petits animaux, les ânes et les mulets de préférence, le cheval étant plus coûteux et aussi plus fragile.
C'était le temps des bourriquets. Nos ancêtres provençaux disaient leïs aïe ou leï saoumo.
 
--------
 
Sur les grands axes routiers, depuis toujours les rois de France avaient organisé le service de la poste avec des relais. La malle-poste était spécialisée dans la transmission des dépêches.
À la patache pour les transports publics avait succédé la turgotine. Ces moyens de déplacement étaient des plus incommodes de par leur construction et également à cause du mauvais état des routes. Vers 1794 apparurent les diligences plus confortables véhicules de 6 à 9 tonnes transportant jusqu'à 60 voyageurs, tirés par 4 ou 8 chevaux. Sous l'Empire, d'importantes entreprises dites messagères organisèrent les transports qui reliaient la Capitale aux provinces et les provinces entre elles.
Napoléon disait " On peut mesurer les progrès de la prospérité publique aux comptes des diligences ".
Notre ville de La Seyne n'a pas connu les diligences qui assuraient la liaison Marseille-Nice en passant par Toulon. Mais les localités de moindre importance (et c'était le cas pour la nôtre) bénéficièrent des moyens de transport publics plus modestes avec les omnibus hippomobiles, héritiers des coches jugés trop massifs. Ils transportaient une vingtaine de voyageurs quelques-uns juchés sur l'impériale.
Cette initiative de transports reliant des villes secondaires ou des quartiers d'une même ville est due à Pascal qui, en 1672, incita le Marquis de Roanne à une organisation parisienne. Ces omnibus dureront jusqu'au début de notre siècle où l'utilisation croissante de l'électricité et des hydrocarbures éliminera les véhicules hippomobiles.
Ils rendirent bien des services à leur époque ces moyens de transport que nous trouvons bien désuets aujourd'hui.
À heure fixe, les omnibus partaient au claquement sec du long fouet redouté des chevaux. Ils s'arrêtaient de place en place et prenaient souvent des voyageurs handicapés par leur âge avancé, ou éclopés, chargés excessivement de bagages encombrants. Le cocher distribuait de-ci, de-là les commissions dont on l'avait chargé la veille. Quand il arrivait à destination les gens du quartier toujours en quête de quelque potin s'approchaient de l'attelage. Des conversations se nouaient et se prolongeaient en attendant que les chevaux terminent leur avoine qu'ils broyaient dans le sac en toile, suspendu au-dessous de leurs naseaux.
Ils attiraient toujours la curiosité des enfants ces gros chevaux solidement harnachés qui n'en finissaient pas de chasser les grosses mouches par les battements nerveux de leur queue en perpétuel mouvement.
Si, avant leur départ, les animaux s'étaient allégés de leur crottin, il se trouvait toujours un amateur de géraniums économe pour se précipiter, pelle et balayette en mains, et recueillir les précieux résidus.
L'arrivée de l'omnibus dans un quartier c'était un peu de vie, une animation que les habitants appréciaient une fois par jour, ou deux fois, selon les époques. On avait ainsi un lien avec la ville où l'on ne se rendait guère qu'une fois par semaine ou par quinzaine.
 
-----
 
L'entreprise de transports la plus ancienne de chez nous fut dirigée par la famille Prat dont les écuries et les hangars se trouvaient rue du Petit Filadou (aujourd'hui rue Marius Giran). La veuve d'André Prat et Antoine Prat succédèrent à François vers la fin du XIXe siècle et se fixèrent au quartier Cavaillon, plus exactement rue Chevalier de la Barre, à quelques mètres de la Caisse d'Épargne actuelle. Ils s'étaient spécialisés dans le transport des poids lourds.
Quand la famille Prat cessa ses activités, d'autres apparurent : les entreprises David et Pellegrin. Cette dernière avait son siège au quai Hoche. Elle étendit ses activités au transport des marchandises livrées depuis la gare de La Seyne-Tamaris-sur-Mer, au transport des voyageurs avec le fameux Roulé ! omnibus inconfortable dont la présence se signalait de fort foin par son vacarme de roulement sur les pavés inégaux de l'Avenue Gambetta.
La même entreprise possédait des calèches, petits véhicules, légers et rapides, tirés par un ou deux chevaux avec siège relevé à l'avant pour le cocher et capote à soufflet à l'arrière en prévision du mauvais temps.
 
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Les premiers wagons chargés de soldats à destination de la frontière italienne furent mis en service. Le mois suivant, à Magenta et Solferino, des milliers de jeunes français tombaient pour la gloire de l'Empire.
Ainsi prenait fin le règne des diligences et de la poste à chevaux. Les lourdes berlines de voyageurs reliant Paris à Marseille et aux autres villes de Provence avaient fait leur temps. La maison Avon et Cie, qui possédait une agence à Marseille depuis 1780, était, avec la Compagnie des diligences des frères Laugier, les trusts de l'époque en matière de transport.
Elles devaient s'incliner devant le progrès, mais il leur resterait à exploiter toutes les voies secondaires, car les véhicules hippomobiles ne disparurent pas tout à fait. La fin des diligences et des berlines ne signifiait pas la fin des omnibus.
Les plus anciens de nos concitoyens savent bien qu'ils roulèrent dans nos rues et nos quartiers jusqu'à l'apparition du moteur à explosion, des motos, des side-cars, des automobiles et des camions, c'est-à-dire au début du XXe siècle.
 
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Nos anciens des Chantiers nous ont conté comment les tôles, les profilés, les blindages arrivaient aux ateliers en passant par le port. Chargés sur d'immenses plateaux de bois montés sur une multitude de roues de faible diamètre, les lourds matériaux tirés par des attelages de 16 et même de 20 chevaux tressautaient sur les pavés du port dans un vacarme assourdissant auquel se mêlaient les appels injurieux des conducteurs dont les fouets nerveux ne cessaient de claquer au-dessus des pauvres bêtes. Le passage de ces véhicules nommés fardiers attiraient toujours beaucoup de curieux sur le Port.
 
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Plusieurs solutions se présentèrent aux municipalités successives après 1860 : continuer le transport hippomobile existant, créer une voie ferrée avec machine à vapeur, ou encore, et ce fut la solution envisagée à la fin du siècle, utiliser l'énergie électrique puisque le projet d'une ligne de tramways Toulon-La Seyne semblait prendre corps, le détour par la gare pouvant être envisagé. Il ne semble pas que les tramways hippomobiles existant à Toulon depuis 1886 aient retenu l'attention des édiles seynois.
 
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En fait, il n'y aura jamais d'autre liaison entre la gare et la ville de La Seyne, que celle assurée par le Roulé ! à deux chevaux, service que la maison Pellegrin assura pendant quarante ans environ, continué par les successeurs Hollande et Luciardi, avec le fourgon conduit par ce personnage haut en couleur appelé familièrement Gigi qui assurait la distribution des colis postaux et dont la voix de stentor couvrait largement le brouhaha de la rue.
 
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... des omnibus hippomobiles qui continueront à sillonner les routes de La Seyne aux Sablettes de Janas au Pas du Loup, des Mouissèques à Balaguier, cela jusqu'au début du XXe siècle où apparaîtront les premiers véhicules individuels confortables.
 
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C'est surtout du cheval de trait, aux grosses pattes velues que nous avons à parler. Avant la vulgarisation de la mécanique moderne, on le rencontrera partout à la ville comme à la campagne, accomplissant les tâches les plus variées. Qu'on en juge !
C'est lui qui transportait les voyageurs dans les omnibus, tirait les lourdes charrettes à ridelles, chargées de bois, de foin, de tonneaux sur la route des plaines.
C'est lui qui emmenait les paysans vers le marché du Cours Louis Blanc sur leurs chars à bancs chargés de fruits et de légumes.
Les colis déchargés à la gare P.L.M. c'est lui qui les transportait en ville par un long fourgon dans les entrepôts David ou Pellegrin. À chaque instant de la journée on le croisait dans les rues où il subissait souvent les outrages immérités d'un maître acariâtre. Patiemment, il déambulait, assurant les distributions de farine avec Gérôme le débardeur, de fascines en provenance de Janas pour chauffer le four des boulangers. Les entrepreneurs en maçonnerie seront ravitaillés en sable par les tombereaux de Jourdan, tandis que Finette sera responsable de l'enlèvement des ordures ménagères. Ayons une pensée émue pour le cheval fonctionnaire responsable du ramassage des vidanges. Chaque matin, il faisait le tour de la ville en reniflant les toupines nauséabondes avant de pouvoir s'alléger de sa charge puante dans les rangées d'artichauts des jardins de Gamel au quartier Saint-Jean. Et ces lourdes montures chargées des travaux les plus ingrats enviaient parfois leurs congénères à la taille fine qui se prélassaient en conduisant le défunt à sa dernière demeure. Ce n'était certes pas un spectacle réjouissant que les gros yeux globuleux découvraient de leur regard oblique sous les oeillères noires. Plutôt affligeante la vue des cercueils suivis des familles éplorées ; mais au moins le petit cheval gardait ses forces intactes.
Et le jour où il participait à des cérémonies nuptiales, à des baptêmes, il comprenait parfaitement la noblesse de sa tâche. Il jubilait en hennissant de plaisir en recevant lei novi, elle en robe blanche dont les petits-enfants portaient la longue traîne avec une attention délicate, diadème scintillant sur une chevelure embaumée, lui guindé dans son costume noir, coiffé du chapeau haut de forme satiné.
Ce jour-là son maître avait décoré somptueusement le véhicule de guirlandes avec des oeillets et des roses. Lui-même avait fait l'objet des soins les plus attentifs : robe étrillée longuement, poil brillant, sabots vernis, harnachement luisant de cire. Mieux encore ! Il avait eu sa part de fleurs parfumées autour de son licol, mais en retour, il devrait surveiller attentivement les borborygmes de son tube digestif. Le moment serait vraiment mal choisi de laisser tomber lourdement sur les pavés son crottin malodorant et fumant au moment où la mariée franchirait les degrés du fiacre. Non ! il réussirait à retarder l'urgence...quand il serait en route il pourrait se soulager et en trottant allègrement, cela passerait inaperçu... ou presque.
Et le cocher, ganté de blanc, coiffé de son gibus étincelant lui parlait sur un ton conciliant inhabituel et effleurait à peine sa croupe sensible de la lanière du long fouet pour l'inciter au départ.
 
-----
 
Les nantis empruntaient l'omnibus, lourd véhicule tiré par deux ou quatre chevaux assurant le transport d'une vingtaine de passagers. Sur l'impériale, de joyeux lurons s'agitaient, arrosant les piétons de confettis, lançant des appels roucoulants aux belles. Le cocher ne parvenait pas toujours à se frayer un passage parmi les grappes humaines qu'il essayait d'intimider par les claquements de son fouet.
 
-----
 
Les anciens de l'Entreprise Prat en savaient long sur le problème des transports, même sur ceux des pays étrangers.
Ils donnaient même l'explication étymologique du mot tramway - tram ça veut dire rail plat, c'est-à-dire qui ne fait pas saillie au-dessus de la chaussée et way ça signifie voie - autrement dit tramway, en anglais, c'est une espèce d'omnibus sur rail. Et l'aîné des Prat disait :
" Je les ai vus à Londres ces tramways tirés par deux chevaux. Le travail du conducteur était parfois malaisé car les bêtes glissaient les jours de verglas. Les piétons se plaignaient aussi quand ils coinçaient les talons de leurs chaussures dans les rails ".
 
-----
 
À Paris, les tramways à traction hippomobile furent utilisés pour la première fois en 1871 et six ans plus tard un réseau complet desservait la presque totalité des quartiers de la Capitale. Par la suite on tenta un essai de traction à vapeur, mais il s'avéra trop compliqué, trop bruyant et par surcroît trop onéreux.
Un décret du Journal officiel daté du 16-1-1881 déclara d'utilité publique la création à Toulon de trois lignes de tramways hippomobiles. Le 17 janvier 1886 fut inaugurée la première, composée de deux parties, place Notre-Dame (Noël Blache) à Bon Rencontre et place Notre-Dame au pont de Saint-Jean-du-Var.
 
-----
 
À partir de 1904, les entrepreneurs de voitures hippomobiles comme MM. David et Pellegrin éprouvèrent des inquiétudes car la Compagnie générale des Tramways dirigée par M. Metral commençait ses investissements pour l'établissement de la ligne Toulon-Les Sablettes par Lagoubran avec prolongement ultérieur jusqu'aux Sablettes dont la qualité de station balnéaire s'était précisée depuis la fin du XIXe siècle sous l'impulsion de Michel Pacha.
 
 
Espérant que ces quelques informations, bien modestes et limitées au contexte de La Seyne, retiendront votre intérêt.
 
Nous restons à votre disposition pour essayer de vous fournir tout autre renseignement que vous souhaiteriez recevoir.
 
Cordialement,
 
JCA


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