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de l'Histoire de l'École Martini
Marius AUTRAN
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Histoire de l'École Martini (1982)
L'enseignement à La Seyne-sur-Mer (1789-1980)
 
Structures actuelles : L'enseignement privé
(Texte intégral du chapitre *)

* (avec en vert, l'ajoût d'informations réactualisées : coordonnées de l'établissement, équipe actuelle de Direction, effectifs, etc.)

 

 

Généralités, les structures anciennes et les structures actuelles

Les statistiques de la rentrée scolaire 1979-1980 ont donné un nombre de 14 742 élèves pour tous les ordres d'enseignement de la ville : enseignement pré-élémentaire, enseignements primaire, secondaire, technique, enseignements spéciaux et enseignement privé.

Dans ce total, l'enseignement privé y figure avec 983 élèves, ce qui représente environ 6 % de la population scolaire.

Il comprend :

- L'Institution Sainte-Marie (pères Maristes) qui reçoit 754 élèves (489 dans le 1er Cycle - 265 dans le 2ème Cycle).
- L'École Sainte-Thérèse qui accueille 182 enfants (111 dans les classes primaires et 71 dans les classes maternelles).
- Les cours Mistral et les cours de coupe Duval qui rassemblent cinquante élèves en moyenne
- L'école d'apprentissage des C.N.I.M.

L'Institution Sainte-Marie est de loin la structure la plus importante. Le tiers de ses effectifs, 330 élèves exactement, est composé de pensionnaires internes, dont le recrutement dépasse les limites de la commune.

Actuellement, cette école d'Enseignement secondaire prépare essentiellement au baccalauréat.

Depuis le début du XXe siècle, l'enseignement privé confessionnel a perdu de son influence dans notre localité. Des institutions comme le Couvent de la Présentation, l'Orphelinat Saint-Vincent-de-Paul, l'École des Frères Maristes (Externat Saint-Joseph) y ont cependant joué un rôle certain pendant plusieurs décennies.

Aujourd'hui disparues, ces structures restent présentes à la mémoire de nombreuses Seynoises et de nombreux Seynois.

C'est pourquoi nous avons estimé nécessaire de leur consacrer une place dans notre Historique.

Autant que nos recherches ont permis de le faire, nous avons mentionné la date de leur fondation, les étapes de leur développement, puis leur déclin et les raisons de leur disparition.

 

Structures anciennes disparues

Pensionnat de la Sainte-Trinité

Cet établissement a été le point de départ de l'enseignement aux jeunes filles. Il a fonctionné dans un immeuble attenant à l'hospice situé alors entre les rues Clément-Daniel et Messine. La rue Clément-Daniel s'appelait alors Rue de l'Hôpital. Le service hospitalier de la ville était assuré en cet endroit depuis la fin du XVIIe siècle.

En 1842, le pensionnat dirigé par les dames de la Sainte-Trinité fut adjoint à l'hôpital dans le but d'aider au fonctionnement des œuvres de charité.

Les économies faites par les religieuses sur les revenus de l'école ont servi à réparer et à compléter l'édifice qui existe toujours. La date de 1858 figure en relief au-dessus de la porte d'entrée principale.

Les bâtiments étaient encore utilisés ces dernières années par les services de la Caisse des Écoles et de la Justice de Paix.

En 1851, le remplacement de ce pensionnat par une école de filles fut envisagé.

On y trouvait alors une chapelle - encore visible aujourd'hui - deux salles pour les malades et infirmes, une salle pour l'école dont l'effectif atteignait 150 élèves, des dortoirs, une cuisine, un réfectoire, une lingerie, une buanderie et une pharmacie.

Les documents en notre possession nous apprennent que la salle de classe n'avait de places que pour trente élèves, les autres ne disposaient que de bancs.

Devant les exigences de la population pour la création d'un enseignement public féminin, une école communale fut ouverte en 1860, école dirigée tantôt par des institutrices laïques, tantôt par des religieuses. Comme chez les garçons, la situation de l'enseignement était confuse pendant cette période.

Vers 1868, les religieuses quittant le service de l'hôpital, le pensionnat de la Sainte-Trinité disparut tout à fait.

Les Trinitaires, ainsi qu'on les appelait, ont donc exercé une vingtaine d'années.

 

École des Frères Maristes

(Boulevard du Quatre-Septembre - 1852-1903)

Cette école a été créée par l'Abbé Deblieu, curé doyen de La Seyne de 1834 à 1855.

Elle n'a pas fonctionné tout de suite au boulevard du Quatre-Septembre, mais fut ouverte dans un local attenant à l'église paroissiale, qui comportait cinq classes et accueillait 238 élèves.

Un rapport de l'Inspecteur de l'Enseignement pour l'arrondissement de Toulon, en date du 27 mars 1856 indique :

" MM. les Curés sont venus au secours des communes pour leur fournir à l'aide de quêtes, les sommes nécessaires aux premiers frais d'installation des petits-frères de Marie ".

En 1865, l'école recevait 531 élèves répartis en huit classes, ce qui fait une moyenne de 66 élèves par classe. Mais à partir de 1874, on notait une régression (300 élèves).

Ce local fut abandonné et l'école fut transférée rue de la Miséricorde (rue d'Alsace), en 1879. L'effectif est alors de 150 élèves.

En 1882, l'école s'installe plus confortablement dans un immeuble appartenant à la Paroisse de La Seyne, au Boulevard du Quatre-Septembre. Elle n'accueille que 132 élèves en 1883.

À partir de là, son influence va diminuer :

- En 1886, elle reçoit 115 élèves répartis en trois classes.
- En 1887, elle ne reçoit plus que 93 élèves, pour le même nombre de classes.

En 1903, avec sa réorganisation en tant qu'établissement scolaire libre reconnu par l'État et avec le départ de la plupart des frères maristes, l'école devient l'Externat Saint-Joseph, mais elle ne put survivre très longtemps, pour les raisons déjà énoncées dans la première partie de notre ouvrage : insuffisance d'effectifs, ne permettant pas de couvrir les frais, entretien de plus en plus coûteux, évolution politique en sa défaveur, gratuité de l'école laïque, etc. L'école dut fermer ses portes dans les années 1930.

Devenus disponibles, les locaux ont abrité pendant quelques années diverses œuvres dont le Secours Catholique.

Après la guerre, l'Hôtel des Postes de la Seyne ayant été sinistré, ces locaux furent utilisés par l'administration des P.T.T., en attendant les réparations. (Et les Seynois attendirent de nombreuses années !)

En 1963, les locaux ont été détruits et remplacés par un grand immeuble appelé Le Quadrige, au rez-de-chaussée duquel se trouve une succursale des Coopérateurs du Midi.

 

Orphelinat Saint-Vincent-de-Paul

L'enseignement n'a pas été la vocation première de cet établissement, Cependant, une école primaire ayant fonctionné dans des locaux spécialement aménagés à cet usage, à différents moments de l'existence de l'orphelinat, il nous a paru logique de le faire figurer dans cette monographie.

De même il était normal de rappeler ses activités à caractère social.

Son origine remonte à 1872, année qui vit arriver à La Seyne les filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, appelées par la direction des Chantiers navals pour soigner les ouvriers.

S'étant rendu compte de la présence de nombreuses orphelines, elles décidèrent d'acquérir des immeubles et d'y organiser des secours au bénéfice de la population.

Ces acquisitions se firent à différentes époques : 1875, 1889 et 1927.

Le 10 septembre 1875, Mme Veuve Montet Martini de Roquevaire vendit à la Supérieure générale de Paris une maison avec jardin (Vente autorisée par décret du Président de la République le Maréchal Mac Mahon en date à Versailles, du 28 juillet 1875).

Le 27 janvier 1889, aux termes d'un acte reçu par Maître Audibert, notaire à La Seyne, la Compagnie des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul fit l'acquisition au quartier Beaussier de terrains importants sur lesquels furent édifiées plusieurs constructions : dortoirs, cuisine, réfectoire, salle de classe, chapelle, dépendances, etc. Les jeunes filles recueillies, dont le nombre dépassa la cinquantaine, y reçurent pendant plusieurs années une instruction primaire sous la direction d'une religieuse.

Le 11 août 1927, la Compagnie des Filles de la Charité fit l'acquisition d'un autre terrain et d'une maison rue Beaussier.

Tous ces immeubles acquis au fil des années ont été incorporés dans le patrimoine de l'établissement.

Les enfants apprenaient à travailler à l'ouvroir qui reçut également des externes. Pendant de longues années, les religieuses qui dirigèrent l'orphelinat manifestèrent une activité intense pour aider la population laborieuse : elles donnaient des soins à domicile, gardaient des enfants au patronage, instruisaient les orphelines, etc.

Elles cessèrent d'enseigner en 1930.

Après la Libération, une école fut de nouveau ouverte en 1947. Elle dura quelques années, mais il se produisit pour l'Orphelinat ce que nous avons signalé pour d'autres structures congréganistes, à savoir les difficultés de gestion. En 1963, l'Orphelinat ferma ses portes.

Sur la demande de Monseigneur Barthes, évêque de Toulon, les locaux furent transformés en maison d'accueil pour groupes de jeunes. Des soins aux malades continuèrent d'être dispensés.

En 1968, les locaux n'étant plus occupés suffisamment, une partie des immeubles fut vendue à la Ville qui installa peu après une école Maternelle - ce fut l'origine de la Maternelle Anatole-France.

Les religieuses occupèrent encore une petite maison rue Beaussier où fonctionnait un centre de soins. Elles ne se retirèrent de la Seyne que le 28 septembre 1974, vendant les immeubles restant en leur possession à la Ville.

L'acquisition définitive de l'orphelinat et de l'ensemble des bâtiments date des 27 et 30 septembre 1976. (Acte reçu par Maître Dauplay).

Trois sœurs ont marqué particulièrement la population seynoise :

Sœur Marthe (Adélaïde Louis) très dévouée pour les pauvres et dont quelques personnes se souviennent encore, qui décéda à La Seyne en 1958.
 
Sœur Saint-Vincent, dont on a gardé le souvenir, et qui décéda à La Seyne en 1926.

Ces deux religieuses sont inhumées dans le caveau des filles de la Charité à La Seyne.

Sœur Marguerite (Hartmann) qui s'occupait de l'ouvroir et dont beaucoup de Seynoises ont gardé un bon souvenir. Cette sœur est décédée dans une maison de retraite de Château l'Évêque en Dordogne.

 

Couvent de la Présentation

Sous le Second Empire, Monseigneur Meyrieu, évêque de Digne, supérieur général des Sœurs de la Présentation, arrêta le choix du terrain où sera construit le couvent, dans le quartier des Mouissèques. L'autorisation est donnée par le décret impérial du 6 juillet 1858.

Cet établissement fut destiné à l'éducation des jeunes filles d'origine bourgeoise. Il avait un caractère régional.

Il comportait de vastes bâtiments, des dépendances, des dortoirs, des classes, des réfectoires, un office, un jardin d'agrément et un potager.

Vers 1882-1883, l'effectif était de 80 élèves environ. Il atteindra la centaine au début du siècle.

Pensionnat de N.-D. de la Présentation

Les religieuses de Notre-Dame de la Présentation durent s'exiler par la suite. La loi du 2 juillet 1901 promulguée sous le Ministère Waldeck-Rousseau, visait les congrégations religieuses, particulièrement celles qui avaient pris une attitude militante dans l'Affaire Dreyfus.

Par la loi de 1901, appliquée avec vigueur par Émile Combes, entre 1902 et 1905, il est probable que les religieuses de la Présentation furent dans l'obligation d'abandonner leur établissement.

Réfugiées en Italie, à Bordighera, elles fondèrent un autre établissement sous la protection de l'évêque de Vintimille.

Pendant la guerre de 1914-1918, les locaux furent utilisés par les élèves des Maristes, le collège de la Place Germain-Loro ayant été transformé en Hôpital militaire.

Un externat y fonctionna effectivement dont l'ouverture ne fut pas bien appréciée du Proviseur du Lycée de Toulon qui exprimait son inquiétude dans une lettre au Préfet du Var. Il voyait là, probablement, une concurrence éventuelle.

Puis, les Forges et Chantiers firent l'acquisition de la propriété et utilisèrent les dortoirs comme logements pour certains ouvriers.

Dans ces dernières années, c'est l'office Municipal d'H.L.M. qui devint propriétaire et rasa les vieux bâtiments.

Un ensemble de bâtiments confortables accueille aujourd'hui de nombreux travailleurs français et immigrés.

 

Structures actuelles

École Sainte-Thérèse

Cette école privée à des origines lointaines.

En 1976, son centenaire a été célébré et la presse locale a relaté les grandes étapes de sa longue existence.

Le bâtiment du 12 rue d'Alsace où elle a très longtemps fonctionné était une propriété appartenant à Pierre Lacroix, Maire de La Seyne. Il fut acheté en août 1876 par trois sœurs trinitaires pour y faire fonctionner une école de jeunes filles avec un pensionnat qui pouvait recevoir une cinquantaine d'élèves. L'établissement fonctionna normalement jusqu'en 1904.

La rigueur des lois sur la Séparation de l'Église et de l'État mit les sœurs trinitaires dans l'obligation de quitter La Seyne et, comme les sœurs de la Présentation, elles se regroupèrent en Italie, à Bordighera.

L'école resta fermée pendant plusieurs années.

À la fin de la première guerre mondiale, elle rouvrit ses portes sous l'impulsion des sœurs trinitaires et nombre de nos concitoyennes qui l'ont fréquentée se souviennent que dans cette période, on l'appela École Grimaud du nom de Mlle Grimaud, sa directrice.

À Mlle Grimaud, succéda Mlle Bolliet et entre 1946 et 1960, l'école connut des fortunes diverses. Ses effectifs furent très variables, mais elle se réaffirma avec la loi Debré de 1959.

Sous la direction de MM. Robin et Borelli - Directeur et Économe - l'établissement fonctionna alors avec sept classes obtenues par la transformation des anciens dortoirs. Toutefois, l'ensemble des salles d'enseignement demeurait exigu. 

Durant l'année 1979-1980, la structure pédagogique comportait :

- Cinq classes pour l'enseignement primaire, avec un effectif de 111 élèves.
- Deux classes maternelles avec 71 élèves.

Dans les années 1980, l'effectif dépassa les 200 élèves.

Une demi-pension y fonctionnait et l'enseignement du catéchisme était donné pour les enfants dont la famille le désirait.

En 1968, l'école prit la dénomination exacte d'École primaire privée mixte Sainte-Thérèse.

Cet établissement privé fonctionne sous contrat simple, c'est-à-dire que l'État prend à sa charge le traitement du personnel enseignant, les dépenses d'entretien et d'alimentation étant assurées par l'économat.

Le 22 Janvier 2009, une page d'histoire de l'école s'est tournée. Ses huit classes (5 de primaire et 3 de maternelle) ont été réinstallées dans des locaux neufs (1 450 m2) au sein de l'Institution Sainte-Marie : 550 m2 de nouveaux bâtiments et 900 m2 d'une aile réhabilitée de l'ancien internat de l'I.S.M. 

La nouvelle école « Institution Sainte-Thérèse » a été dirigée successivement par Madame Odile Ferrandi, puis par Madame Gamon. Elle accueille aujourd'hui 243 élèves.

Institution Sainte-Thérèse : 160, chemin Aimé-Genoud, (stherese@wanadoo.fr).

 

Institution Sainte-Marie [voir également le site internet de l'Institution Sainte-Marie]

Sur l'emplacement occupé aujourd'hui par l'Institution Sainte-Marie fut édifié au début du XVIIe siècle le Couvent des Capucins où un séminaire fonctionna.

Fermé en 1792, cet établissement fut vendu comme bien national et il n'en reste plus trace aujourd'hui.

Origines de l'Institution Sainte-Marie

C'est le 1er mars 1849 qu'elle fut ouverte sous la direction des pères supérieurs Millot et Viennot.

Elle ne compta que neuf élèves lorsqu'elle ouvrit, et à la fin de la même année, l'effectif atteignait trente pensionnaires.

Entre 1851 et 1855, une impulsion croissante sera donnée par le R.P. Eymard désigné comme Supérieur. De 70 pensionnaires, l'effectif atteindra 115 élèves trois ans plus tard.

Alors, la Société de Marie fit l'acquisition définitive de l'ancien Couvent des Capucins, mais de nouveaux locaux seront nécessaires.

En 1854, débutent les cours de préparation au baccalauréat et à l'École Navale.

En 1858, l'établissement compte 150 pensionnaires. Alors, le plus grand bâtiment à deux étages et un couloir de 100 mètres de long sont construits.

Croissance des effectifs - Extension de terrain

En 1859, de nouvelles acquisitions de terrain se font du côté Est (propriété Ferry), où sont édifiés les bains, le lavoir, les écuries et la maison des religieuses affectées au service de l'établissement.

Le recrutement se fait alors à l'échelle nationale. Des pensionnaires sont quelquefois des fils de colons qui résident au Vietnam ou au Liban.

L'établissement bénéficie de crédits importants, témoin la vaste chapelle néo-gothique datant de 1861.

Entre cette date et 1876, l'effectif passa de 200 à 400 élèves. Un cours préparatoire à l'école de Saint-Cyr est ouvert en 1869.

De nouvelles extensions se font en 1874, par l'acquisition d'un jardin de près de deux hectares au quartier Tortel. La superficie totale des installations passe à plus de quatre hectares à la fin du XIXe siècle.

Vicissitudes

Pendant la guerre de 1914-1918, l'établissement fut utilisé comme hôpital militaire. Les pensionnaires furent transférés, nous l'avons dit, au Couvent de la Présentation.

L'activité normale reprit après la guerre. Dans les années 1920, l'institution prospère. L'effectif est alors de 500 élèves, dont 420 internes.

Des difficultés surgissent en 1923, puisque l'établissement fut mis en vente. La classe de préparation à l'école Navale est alors supprimée.

Dans les années 30, la situation semble s'améliorer, puisque l'effectif se retrouve à 500 élèves. Mais la guerre de 1939-1945 provoquera de nouvelles perturbations. Occupé par les Italiens en 1943, puis par les Allemands entre 1943 et 1944, le bâtiment fut évacué par les élèves.

En 1980, c'est le Père Roberton qui assure la direction de l'Institution Sainte-Marie. L'établissement fonctionne avec 754 élèves, dont 489 pour le premier cycle et 264 pour le second cycle. Sur ce nombre, on compte 330 internes. Le nombre de professeurs et de surveillants atteint la cinquantaine. L'enseignement est payant et on y prépare essentiellement au baccalauréat.

Ancienne photo de l'entrée du Collège des Maristes

Informations actuelles (d'après l'organigramme du site internet de l'Institution Sainte Marie, mise à jour de juin 2008)

Collège et lycée privés Sainte Marie
1 Place Germain Loro - BP 27
83501 La Seyne sur Mer cedex
 
Standard téléphonique : 04 94 11 16 60 / Télécopie : 04 94 06 02 39 - mel : secreclasses@maristes83.com

Équipe de Direction :

- Directeur : Loïc Tanvez - Tél : 04.94.11.16.62 - tanvezl@maristes83.com
- Responsable Collège : Emmanuel Tilmont - Tél : 04.94.11.16.68 - tilmonte@maristes83.com
- Responsable Lycée : Nadine Ruault - Tel : 04.94.11.16.69 - mel : ruaultn@maristes83.com
- Attaché de gestion : Yves Faure - Tél : 04.94.11.50.86 - Fax : 04.94.11.50.89 - faurey@maristes83.com
- Pastorale : Anne Le Blanc - Tél : 04.94.11.16.60 - leblanca@laristes83.com
 
Effectifs :
- 500 élèves environ en collège, répartis en 20 classes, de la 6ème à la 3ème
- 320 élèves environ en lycée, répartis en 10 classes
- 55 professeurs
- 34 personnels d'encadrement, de surveillance, d'administration et de service
- un externat avec études surveillées de 8h 00 à 18h 00
- un internat d'une capacité de 150 garçons et 30 filles

 

École technique privée coupe et couture

Cette école fonctionne dans des locaux appartenant à Mme Duval, au n° 46 de la rue Denfert-Rochereau.

Elle reçoit des jeunes filles désireuses d'apprendre la coupe et la couture et prépare au C.A.P. de couture flou.

Elle fonctionne depuis 1964 et, dans ses débuts, cours privé de promotion sociale, elle préparait au Brevet Professionnel de couture flou.

Actuellement, les élèves disposent de deux classes, l'une pour les travaux pratiques, l'autre pour l'Enseignement général : français, mathématiques, comptabilité, législation, instruction civique et hygiène.

À l'enseignement pratique de la couture et de la coupe s'ajoute celui du dessin.

L'effectif est de 15 élèves et l'école ne reçoit aucune subvention. Tous les frais de fonctionnement sont à la charge de la Directrice.

Elle fonctionne sous le contrôle de l'administration de l'Éducation nationale.

 

École technique privée mixte " Le Mistral "

Depuis 1958, cette école dirigée par Mlle Pétrucci est sise au n° 13 de la rue Louis Blanqui, prépare des C.A.P. commerciaux de sténodactylo.

L'effectif atteint une moyenne de 50 élèves et le travail s'effectue par groupes de 15 environ.

L'enseignement est assuré par trois professeurs agréés par l'Éducation nationale. Il comporte un enseignement général (français, mathématiques, géographie, droit, instruction civique) et un enseignement pratique (secrétariat et comptabilité).

Les élèves sont recrutés au niveau des classes de quatrième et de troisième. La préparation au C.A.P. s'étale sur deux ans.

L'établissement, comme l'école de coupe de Mme Duval, fonctionne sous le contrôle de l'Éducation nationale. Les Inspecteurs généraux de l'Enseignement le visitent régulièrement.

Il existe également une section adultes pour les personnes désireuses de parfaire leurs connaissances et de préparer un C.A.P. si elles le désirent. Dans ce cas, l'Institut Sténographique de France se charge de la correction des épreuves et délivre les diplômes.

L'école ne reçoit aucune subvention de fonctionnement, toutes les dépenses de personnel ou d'entretien des locaux sont à la charge de la directrice, propriétaire des lieux.

 

École technique privée des C.N.I.M.

Historique

Depuis 1920, les dirigeants des Chantiers de construction navale (F.C.M.) ont eu le souci de la formation des apprentis de manière à pouvoir disposer d'une main d'œuvre qualifiée, particulièrement dans les spécialités de la construction navale.

Entre 1920 et 1942, cette formation s'effectua dans les ateliers sur les lieux de production, les enseignements technologiques étant assurés par des ingénieurs de l'entreprise.

En 1942 est créé le centre privé d'apprentissage, et ce fut seulement en 1955 que la décision d'ouverture légale du centre intervient. Il prit alors l'appellation d'École technique privée.

En 1966, le groupe Herlicq acquiert les Forges et Chantiers de la Méditerranée, et crée les C.N.I.M. (Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée).

En application des nouvelles dispositions légales réglementant l'apprentissage, le centre est ouvert le 17 avril sous l'appellation d'École technique privée des C.N.I.M.

Organisation actuelle

Les élèves suivent une formation de trois ans après admission sur concours.

Les élèves sont tous des externes, mais ils peuvent prendre leur repas de midi au restaurant libre-service de l'entreprise.

Les fournitures scolaires sont gratuites, et les élèves perçoivent une rémunération comprenant une partie fixe, dont le montant dépend de l'année en cours et une partie variable qui est liée aux notes trimestrielles.

L'apprentissage comprend :

- une formation professionnelle méthodique et progressive donnée par des moniteurs affectés en permanence à l'école.
- une instruction théorique donnée par le personnel de l'école, les cadres supérieurs des chantiers et des professeurs de l'Éducation nationale.
- des séances d'éducation physique, à raison de trois heures hebdomadaires.
- un entraînement aux sports d'équipe.
- une formation civique et sociale d'une heure hebdomadaire.

L'admission à l'école a lieu après un concours dont la date est publiée par voie de presse.

Les candidats doivent être de nationalité française, âgés de 14 à 16 ans au 15 septembre de l'année en cours, avoir le niveau de la classe de Quatrième et subir l'examen médical passé par le médecin de l'entreprise.

Les épreuves comprennent de l'arithmétique, de l'algèbre, de la géométrie, des mathématiques modernes, du français (composition française et dictée) et une étude de texte.

Le programme général de la formation comprend un préapprentissage de neuf mois, avec trois stages de trois mois chacun, qui initient à l'ajustage, au formage à froid des métaux, et au soudage.

Les seconde et troisième années permettent un apprentissage proprement dit dans les spécialités suivantes : mécanicien, ajusteur, chaudronnerie, électricien, monteur-câbleur, tuyauteur industriel, soudeur.

La fin des études est sanctionnée par les épreuves du C.A.P.

Actuellement l'école accueille 109 élèves encadrés par seize enseignants à temps complet.

L'enseignement pratique a lieu dans six ateliers affectés à l'École et situés à l'intérieur de l'Entreprise.

L'enseignement théorique est donné dans sept salles de cours réparties de part et d'autre de l'entrée principale des C.N.I.M.

L'horaire en vigueur est de trente-six heures trois-quarts d'enseignement étalées sur quatre jours et demi.

L'enseignement théorique représente en moyenne :

- Seize heures cinquante en première année
- Seize heures en seconde année.
- Dix-huit heures en troisième année.

Le financement de l'école est assuré en partie par la taxe d'apprentissage incombant à l'entreprise, en partie par les versement d'organismes divers au titre de la taxe d'apprentissage, le complément étant intégralement à la charge de l'Entreprise.

Les résultats qui nous ont été communiqués sont les suivants :

- Entre 1920 et 1942, sur 384 apprentis formés, 256 ont obtenu le C.A.P., soit 66 % de réussite.
- Entre 1942 et 1972, sur 1.223 candidats, 1.107 jeunes ont obtenu le C.A.P., soit 83 %
- Depuis 1972, sur 378 candidats, 365 ont obtenu le C.A.P., soit un taux de 96,5 % de réussite.

Depuis la création de l'école les responsables n'ont cessé d'en améliorer l'enseignement et le contenu des programmes afin d'assurer une adaptation aussi parfaite que possible de la formation aux besoins de l'entreprise.

 

Annexe

Instituteurs et professeurs de l'École Martini ayant enseigné à l'École d'apprentissage des F.C.M. et des C.N.I.M.

M. Penciolelli
M. Burg
M. Turquay
M. Baude
M. Boudon
M. Boucaud
M. Faber
M. Imbert

Personnels des Chantiers ayant assuré la responsabilité de l'École :

M. Ravel
M. Paoli
M. Scarrone
M. Giraud
M. Christol
M. Ferrier
M. Brondello
M. Guidi

 

Laboratoire maritime de Biologie et de Physiologie de Tamaris

Cet établissement d'enseignement supérieur a des origines lointaines.

En bordure de la corniche, entre Les Sablettes et Balaguier, au lieu-dit de Valmer, Michel-Pacha, mécène de La Seyne, fonda un laboratoire d'études de biologie marine qui s'appela d'abord Institut Michel-Pacha, et qui devint plus tard une annexe de la Faculté des Sciences de Lyon.

Au cours d'une séance du 7 août 1891, le Conseil municipal de La Seyne discuta d'une subvention pour la construction des premiers laboratoires. Mais ce n'est qu'en 1898, sous l'impulsion du professeur Raphaël Dubois, que l'établissement sera créé, dont l'inauguration aura lieu en 1899.

Michel-Pacha a donné à cette construction un style oriental qui ne manque pas d'attirer l'attention des touristes.

Plusieurs organismes ont participé à cette fondation :

- Le département du Var
- La ville de La Seyne
- L'association française pour l'avancement des sciences
- La Société des Amis de l'Université de Lyon
- Le Ministère de l'Instruction publique
- Des donateurs particuliers qui s'associent également à cette œuvre à caractère scientifique.

Cet établissement est ouvert toute l'année et peut recevoir en moyenne vingt-cinq pensionnaires.

Les étudiants qui y sont inscrits viennent en général préparer un doctorat ès-Sciences.

Même pendant les vacances, des étudiants peuvent y venir accomplir avec leur maître des travaux pour compléter leurs connaissances.

Ce n'est pas un hasard si l'implantation de cette structure d'enseignement s'est faite au bord de la baie de Tamaris.

La richesse de la flore et de la faune sous-marine en ce lieu est remarquable.

Aussi, les jeunes étudiants peuvent-ils se livrer à des observations et à des expériences passionnantes en utilisant les installations et les appareils scientifiques d'une haute technicité.

Les laboratoires sont ouverts aux chercheurs du monde entier, qui peuvent également consulter une bibliothèque d'une richesse considérable, et dont la documentation est sans cesse remise à jour.

Actuellement, un savant de réputation mondiale, le Professeur Pérès, cumule les fonctions de Directeur de l'Institut de Tamaris et celle de Professeur titulaire de la chaire de Physiologie à la Faculté des Sciences de Lyon. Il est secondé, à Tamaris, par M. Brichon, maître-assistant.



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