La Seyne-sur-Mer (Var) La Seyne-sur-Mer (Var)

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Communes voisines de La Seyne :
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  Après 15 ans d'existence (2001-2015), la section "Forum" de ce site internet n'est plus désormais alimentée
Les informations précédemment rassemblées resteront en ligne, mais il ne pourra être répondu à aucune nouvelle question
         Jean-Claude Autran    
                                                       
Pour des explications plus détaillées, se rendre à la page d'accueil du Forum

Rappel des anciens échanges de messages à propos de :
Ancien hôpital de Saint-Mandrier
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Borne octogonale à Sanary
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Chanson sur Six-Fours (Lou vieil Siès-Fours)
Château d'Ollioules qui abrite la CRS N° 59
Château de la Cruvillière 
Château de Montauban, à Ollioules
Château de Tourris et oppidum de la Vieille Valette
Cimetière italien de Saint-Mandrier
Dolmen naturel utilisé de La Lèque du Brusc
Histoire du château de Vert-Bois de Saint-Mandrier 
Jetées de défense de la rade de Toulon
La Coudourière ou La Coudoulière ?
Le village de Lagoubran
Les monnaies du "village ligure" de la Courtine 
Limites entre La Seyne, Ollioules et Toulon
Livre sur Six-Fours
Lycée Dumont d'Urville, à Toulon
Maison de style oriental à Sanary
Maison du vieux Six-Fours
Monument aux Morts de Saint-Mandrier 
Ouverture du site de Jean Dreano
Photos des villes de M. Meurey (La Seyne, Six-Fours, Toulon, Bandol et Sanary, après la Libération) 
Pierres gravées sur les monts toulonnais, et dans la région 
Pierres gravées au GEM de Saint-Mandrier
Plan de l'oppidum La Courtine, à Ollioules
Plan Monumental de la ville de Toulonq
Plaque rendant hommage aux Toulonnais victimes de la répression républicaine
Quartier des Routes et autres quartiers de Toulon-Ouest
Quartiers de Six-Fours
Recherche d'un ouvrage relatif à l'histoire du village de La Garde
Recherche d'une école à Bandol
Réhabilitation du soldat Odde, de Six-Fours
Saint-Jean-du-Var
Sobriquets des habitants des principales communes du Var
Statue de Cuverville, rue d'Alger, Toulon
Texte sur Michel Pacha - Site internet sur Sanary - Livre sur Sanary
Vestiges archéologiques près de la mine de La Garonne - Gisements de silex dans la région toulonnaise ?




14-21 décembre 2016 : Recherche d'un ouvrage relatif à l'histoire du village de La Garde

Q1.

Demande orale.

R1.

Chère Madame,

Suite à votre demande, je vous prie de trouver ci-joint le fichier numérique de l'ouvrage de Maurice Delplace La Garde ne meurt... daté de 1954 :

la_garde_ne_meurt.pdf

la_garde_ne_meurt_annexes.pdf

Je vous en souhaite bonne réception.

Bien cordialement.

Jean-Claude Autran


Page de couverture de l'ouvrage de Maurice Delplace, préfacé par l'inspecteur d'académie F. Drouillon (mars 1954) et le député-maire Michel Zunino (octobre 1954)


Q2.

Bonsoir Monsieur Autran,

J'ai bien reçu votre livre sur l'histoire de la ville de La Garde...

Je l'ai trouvé intéressant... J'ai pris plusieurs notes...

Je ne suis pas sûre de vous avoir remercié

Je le fais donc aujourdh'hui, avec un peu de retard et vous exprime toute ma gratitude pour votre recherche et l'effort de secrétariat que vous avez du faire pour moi...

Je serais toujours disponible pour vous rendre service à mon tour...

Bien cordialement

MM







13 août 2016 : Plaque rendant hommage aux Toulonnais victimes de la répression républicaine

Q1.

Bonjour Jean Claude, je cherche une petite stèle située à Toulon face à l'immeuble de l'EDF, boulevard Clémenceau je crois.
 
Cette plaque rend hommage aux Toulonnais victimes de la répression républicaine. "Ils furent assassinés ou périrent noyés" ou quelque chose comme ça.
 
Merci de m'aider dans ma recherche.
 
J'avais assisté il y a une vingtaine d'années à une conférence du "Souvenir Napoléonien" à l'ABC ou l'orateur m'avait émerveillé et donné plein de détails détails sur cette noire période. Depuis, je gamberge sur ce sujet, cette période de la prise du fort Caire, de la batterie des "hommes sans peur" etc. Histoire de cette batterie dont mon père me racontait l'histoire.
 
Merci Jean Claude et bonnes vacances.
 
Amitiés.

HG

R1.


Bonsoir Henri,

Je n’ai pas beaucoup de temps pour te répondre car je pars demain matin pour une semaine.

Une rapide recherche sur internet m’a amené au site suivant :

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=83137_32

où il y a différentes explications et photos sur la stèle en question.


« La stèle de 1793 à Toulon (83)


« La Convention Montagnarde qui venait de prendre le pouvoir a instauré la Terreur. De grandes villes favorables aux Girondins se révoltent, mais Toulon n'a sollicité aucun soutien. Elle se donne aux Anglais à l'été 1793. Le 18 décembre, le jeune Bonaparte reprend la ville.
Dès le 19 décembre, des représailles sans précédent ont lieu : exécutions, noyades, incendies. Elles entrainent la mort de mille personnes, ce qui réduit la population à 7000 habitants. Des otages ont été convoqués au Champ-de-Mars en vue de leur exécution.
Pour rappeler ces souvenirs tragiques à notre mémoire, cette stèle a été érigée par souscription en décembre 1994.

« Jardin public du Champ-de-Mars.
« Numéro du petit patrimoine : 83137_32

Le texte gravé dans la plaque est le suivant : « En cet endroit, des Toulonnais furent exécutés, d'autres périrent noyés ou dans les flammes. Ce monument a été élevé à leur mémoire - Décembre 1994 ».

Je verrai à mon retour si je peux mieux te renseigner.

Amitiés.

A bientôt.

Jean-Claude





4-5 avril 2016 : Sobriquets des habitants des principales communes du Var

Q1a.

Les ollioulais, baignés par la Reppe et... la mer, c'est pour cela qu'on les surnomme les BAGNAS.

HG

Q1b.

On appelait les vieux ollioulais "les bagnas". HR va nous le confirmer‬.

R1.

J'avais plutôt retenu que l'on surnommait les Ollioulais « Lei bagna » parce qu'on prétendait qu'il pleuvait toujours, chaque année, le jour de la fête d'Ollioules... Je ne sais pas qui a raison. Il existe un autre sobriquet pour les habitants d'Ollioules, c'est « lei dansaire » (les danseurs). Pour avoir les sobriquets des habitants des principales communes du Var, voir dans Le Filet du Pêcheur n° 2, année 1982, page 20 : http://seynoise.free.fr/seyne_ancienne_et_moderne/filet_du_pecheur/1981/2.pdf et dans le n° 3, année 1982, page 22 : http://seynoise.free.fr/seyne_ancienne_et_moderne/filet_du_pecheur/1982/3.pdf

Jean-Claude Autran

http://seynoise.free.fr/seyne_ancienne_et_moderne/filet_du_pecheur/1981/2.pdf http://seynoise.free.fr/seyne_ancienne_et_moderne/filet_du_pecheur/1982/3.pdf
(D'après Gustave Peronet et Marie-Madeleine Georges)

Q2.

Oui, j'ai toujours entendue dire "Lei Bagna" et l'explication était comme Jean-Claude Autran !!! ‬

‪Merci Henri et à vous autres qui nous apportent tant sur notre Histoire de notre Patrimoine !!! ‬

‪À vous tous je vous souhaite une Bonne journée et vous Fais de Gros Bisous Amitiés à tous !!! ‬

‪Continuez à nous enrichir de votre savoir !!!

PJ

R2.

Sur les sobriquets des habitants du Var, voir aussi le site internet suivant :

Archives de Nice-Matin : http://archives.nicematin.com/cote-dazur/mangeur-de-blette-ou-pisseur-de-piquette-quand-les-villages-du-coin-saffublaient-de-sobri.1398618.html

Vous pouvez également rechercher sur Google et télécharger le document suivant : surnom des habitants du var.pdf

JCA





 

13-26 janvier 2015 : Histoire du château de Vert-Bois à Saint-Mandrier

Q1.

Bonsoir,

Je me permets de vous écrire suite à ma visite sur le site jcautran.free.fr <http://jcautran.free.fr>  et je me dis que peut-être seriez-vous au courant de l’histoire du VERT BOIS, du château du VERT BOIS de SAINT MANDRIER.

Vous remerciant par avance de votre retour,

Sentiments respectueux

MRB

R1.

Bonjour,

En réponse à votre message je n’ai que peu d’éléments de réponse à votre question, car mon père, Marius Autran, n’a que peu travaillé et écrit sur Saint-Mandrier.

Voici cependant (voir fichier Word en pièce jointe), tout ce que j’ai pu rassembler comme document dans mes archives où le nom du château de Vert-Bois est mentionné. Cela ne vous apportera peut-être rien de nouveau, car il s’agit surtout du quartier ou du domaine de Vert-Bois et assez peu du château lui-même. Mais c’est tout ce dont je dispose.

L’essentiel, je l’ai retrouvé dans les chronologies de Saint-Mandrier écrites par Henri Ribot, archéologue et historien incontournable du sud-ouest varois.

Je joins également un agrandissement de la carte au 20.000e de la presqu’île de Saint-Mandrier (année 1930) où figure le château de Vert-Bois et les différents éléments patrimoniaux et naturels qui l’entouraient à cette époque.

Bien cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour,
 
Je vous remercie très chaleureusement pour ces informations.
 
Bien cordialement

MRB




14-15 janvier 2014 : Borne octogonale à Sanary

Q1.

Bonjour

Un petit mot pour vous souhaiter une très bonne année 2014 toujours aussi riche en découverte !

Samedi je me suis fais une petite ballade de Portissol à Sanary par le bord de mer et j'ai remarqué cette borne en pièce jointe. Je suis sûr que vous l'avez déjà répertorié mais je n'ai pas réussi à la trouver sur votre site.

Elle est située plein sud au dessus de la falaise rouge du bau rouge.

Cordialement

GF

R1.

Bonjour,

Merci pour vos bons vœux. En retour, je souhaite que la nouvelle année vous apporte, ainsi qu’à tous les vôtres, tout ce que vous pouvez souhaiter de mieux et de positif. Et naturellement plein de ces petite bonnes choses qui font aimer la vie de chaque jour, notamment de nouvelles découvertes.

Concernant la borne octogonale dont vous m’avez envoyé la photo, non je ne l’ai pas sur mon site et je me souviens pas de l’avoir observée car cela fait assez longtemps que je ne suis pas allé sur cette section du sentier du littoral. J’ai cependant consulté un ami historien et archéologue (HR) qui réside précisément à Sanary, et voici ce qu’il m’a répondu à propos de cette borne :

« Il s'agit de bornes délimitant les terrains militaires. En règle générale, elles se trouvent au changement d'angle des limites. Sur leur partie supérieure, elles portent alors la nouvelle orientation. Il y en a, si je me souviens bien, devant la tour de Balaguier. Dans le secteur de Sanary, elles délimitent par exemple l'emprise de la voie militaire qui est aujourd'hui celle du chemin départemental qui relie Ollioules à l'ouvrage de la Pointe du Cerveau. Sur le plan de l'ouvrage de la Pointe que j'ai fait figurer dans notre Cahier du Patrimoine n°10 (Sanary), p. 297, ces bornes sont représentées par des points noirs. Elles correspondent à la limite de la zone militaire qui fut expropriée lors de la création du fort. Près de la collégiale du vieux Six-Fours, il en est une qui marque la limite entre l'espace communal et l'espace militaire. En fait, chaque fois qu'il y a une zone militaire, il y a ce type de borne ».

Bien cordialement. A un de ces jours pour programmer une sortie ensemble, dès que le beau temps se sera installé plus durablement.

Jean-Claude Autran





23-27 septembre 2013 : Monument aux Morts de Saint-Mandrier

Q1.

Bonjour,
 
Suite à échange avec M. MPM, je me permets de venir vers vous pour une question de mémoire collective.
 
Nous menons actuellement des recherches sur la Grande Guerre à Saint Mandrier. Nous aurions besoin d’accéder aux « archives » de la Seyne sur Mer (avant la séparation de Saint Mandrier) pour connaître les personnes à l’origine de l’édification de notre monument aux morts.
 
Auriez vous des documents ou idées sur le sujet ?
 
Bien cordialement
 
JD

R1.

Bonjour Monsieur,

Suite à votre message, j’ai effectué quelques recherches dans les quelques archives que je possède sur Saint_mandrier pour essayer répondre à votre question.

Aucune information précise ne se trouvait dans des documents écrits en ma possession, mais je connaissais l’existence de deux ouvrages très précieux écrit par Mme Gisèle ARGENSSE, mandréenne décédée en 2002 :

- Saint-Mandrier, terre d’accueil : Histoire d’une presqu’île (épuisé)
- Saint-Mandrier-sur-Mer : Un demi siècle d’histoire (1950-2000) (ouvrage en vente à l’Office tu tourisme)

Je ne possède pas ces ouvrages, mais, heureusement, mon ami Henri RIBOT, historien et archéologue, en avait fait une étude assez exhaustive, sous forme de chronologie, dont il m’avait communiqué le fichier numérique.

J’en ai extrait (fichier ci-joint) les paragraphes qui mentionnaient l’origine du monument aux Morts de Saint-Mandrier.

Je pense que vous y trouverez plusieurs informations (surlignée en jaune) qui répondent, au moins partiellement, à votre question.

Si vous souhaitez affiner les résultats de cette première recherche, je pense qu’il vous faut consulter les archives municipales de La Seyne pour la période 1918-1922 (une délibération importante semble avoir été prise le 25 avril 1920).

Les archives (traverse Marius AUTRAN) sont ouvertes les mardis-mercredis-jeudis : 9 h - 12 h ; 13 h 30 - 17 h, sur rendez vous à prendre auprès de Mme Isabelle GERINI (04 94 87 52 24).

Je reste à votre disposition pour essayer, dans la mesure de mes moyens, de vous fournir d’autres précisions que vous souhaiteriez avoir. Mais je n’ai malheureusement pas le temps, ces temps-ci, en raison de conférences à préparer à court terme, de faire cette recherche aux archives à votre place.

Il est cependant possible, si vous expliquez exactement ce que vous recherchez à Mme GERINI, qu’elle puisse peut-être (en fonction de son plan de charge actuel) commencer à explorer les délibérations municipales de cette période pour vous faire gagner du temps.

Bien cordialement,

Jean-Claude AUTRAN

Copie : MPM

-1918 - 1er décembre : Armée – Commerce - Municipalité – Population – Services - Urbanisme – Une cérémonie patriotique est organisée au cimetière pour honorer les morts à la guerre. Le cortège part à 10h30 depuis la mairie. Tout le village est convié pour rendre la cérémonie| plus grandiose. Nous avons vu qu'un comité est chargé d'ériger un monument à la mémoire des enfants du village tués au champ d'honneur. En décembre les cartes alimentaires existent toujours et on délivre des pommes de terre sur la place de l'église, aux heures habituelles sur présentation de la carte individuelle d'alimentation. C'est avec joie qu'on assiste au retour de captivité d'Antoine Coppola. Un mois après l'armistice « un foyer du soldat et du marin »est installé dans l'établissement Ardissone. La salle du casino et du café reçoivent l'aménagement nécessaire et toutes les dispositions sont prises afin que nos troupiers et nos cols bleus puissent après avoir tant souffert, trouver une maison ouverte où ils pourront dire : « ici, nous sommes comme chez nous ». Ce foyer du soldat et du marin est destiné sceller l'union franco-américaine dans le village. Il ouvre ses portes le jour où le président Wilson débarque sur la terre de France. Des drapeaux américains et français flottent au balcon de l'établissement où une matinée récréative en annoncera l'ouverture officielle. M. Charles Maraval, premier maître retraité de (texte laissé sans suite dans le livre de Gisèle Argensse, qui ne se continue pas à la page 160, car une page se rapportant aux années 1930 la remplace) (1).

-1919 - juin : Armée – Commerce - Loisirs et Sports – Population - Société - La grande salle de la mairie est comble lors de l'ouverture de la séance qui voit naître « l'Union des Poilus ». Le bureau définitif est ainsi constitué : président L. Muller ; vice-président Chichon ; sécrétaire Ambard ; trésorier Moggio ; assesseurs : Fonteret, Vaillant et Drefferail. Le vice-président a bien voulu assumer, en outre, la charge de conférencier du groupe. Dès cette première séance on informe les démobilisés des différents droits auxquels ils peuvent prétendre. Ils ne perdent pas de temps car dès le 7 juillet, ils organisent la « Fête des poilus » qui obtient uni grand succès. Le bénéfice de cette soirée est versé au Comité du Monument Commémoratif. Tout le village a été solidaire pour la réussite! de cette fête : la population par sa présence, les membres de « l'Union des Poilus » par leur actif et précieux concours avec mention spéciale au camarade Buschiaazo qui a monté le théâtre avec beaucoup de zèle et de goût artistique.

-1919 - juillet : Armée –Loisirs et Sports – Municipalité – Population - Favorisée par une belle nuit calme et rehaussée par le concours de toute la population la « fête des poilus démobilisés » a eu dans le village un succès remarquable. Cette louable initiative n'avait qu'un but : ramasser le plus d'argent possible ou profit du monument aux Morts (2).

-1919 – 1er novembre : Armée – Hôpital de la marine - Municipalité – Population – Services - Saint-Mandrier n'oublie pas ses morts, et, non seulement organise une fête au profit d'un monument élevé à leur mémoire, mais encore leur rend hommage à la Toussaint. Dans la salle de la mairie pleine de monde M. l'Adjoint Spécial prononce un discours patriotique. Cette fête des Morts attire dans le grand cimetière maritime de l'hôpital une foule de familles. Au cimetière de la section l’affluence est également nombreuse. Au centre de la nécropole, des drapeaux tricolores flottent autour de la couronne des tués au champ d'honneur déposée dans la matinée (3).

-1922 – 27 août : Armée – Population - Inauguration du monument aux morts de Saint-Mandrier aux morts sur la place de l'église (4). On peut compter les noms de 35 braves inscrits sur le marbre. Ce monument a été fait grâce à la souscription des habitants du village. La liste déposée dès le 19 juin 1918, à la mairie de la section a vu comme premiers souscripteurs : Mme Liautaud sage-femme, Calone Michel, Mme Vve Raspaud. Le village voulait honorer tous ces morts glorieux tombés pour la France. Cette liste va bientôt s'allonger et les sommes recueillies grossiront de jour en jour : 58 F le 22 juin 1918 et à la 13e liste de souscription le 5 novembre il y aura 643 F,20. Un comité chargé d'ériger le monument à la mémoire des « enfants de Saint-Mandrier », tombés au champ d'honneur, est constitué le 9 décembre 1918. Son président est M. E. Grosprêtre, retraité de la guerre, chevalier de la Légion d'Honneur. Ce comité se compose aussi de : M. l'abbé Spariat, vice-président, Mme Vve Paolantonacchi vice-présidente, M. L. Cauvin retraité de la marine secrétaire, M. Dubard Bernard propriétaire trésorier. Il se complète des membres suivants : Mme Vve Touzé, Melle Valentin directrice de l'école de filles, Mme Vve Denans, MM. Peyret Henri, Rieux Jean, Blanc Auguste instituteur, Giraud Mandrier, Thorel Eugène, Cadière Joseph, Berge propriétaire à Cavalas, Levavasseur Eugène propriétaire ; les membres de la presse locale : MM. Reboul Alexandre (Petit Provençal), Bernard Louis (Petit Marseillais) et Revest François (Petit Var) ainsi que M. Gaudemard. La présidence d'honneur du comité a été dévolue à M. Dussaud Louis fils propriétaire du domaine du Canier. Le comité fait un nouvel appel à la générosité bien connue de la population et lui rappelle que la souscription reste ouverte en mairie. Elle atteint alors 680 F,20 mais le 31 décembre 1918 elle sera de 1029 F,30. Tout au long des années 1919 et 1920 la souscription continue et la somme recueillie est finalement de 1180 F en 1921. L'emplacement à choisir pour élever le monument des tués à l'ennemi préoccupe le comité désigné à cet effet. On propose un bout de terrain situé à droite en montant au cimetière sur la propriété de M. Moscotty. Mais c’est finalement sur la place de l'église que le « Comité du monument » décide d'élever la pierre tombale qui commémorera la tâche de nos glorieux soldats ». C'est le résultat du « référendum » des familles des décédés, consultées à ce sujet. Certains habitants déplorent que sur la place déjà exiguë le monument sera quelque peu caché tandis que sur le terrain de M. Moscotty, il aurait dominé la section. Cependant tout le monde s'incline sur le choix du comité. Le 25 avril 1920 le conseil municipal de La Seyne ratifie le choix de l'emplacement pour édifier le monument. C'est sur la place de l'église qui prendra le nom de « Place du Souvenir » que s'élèvera cette pierre commémorative. Dès le 25 septembre la maquette et le plan sont déposés au secrétariat de la mairie pour huit jours, où la population peut les voir. Cette maquette est envoyée par la suite à Paris en janvier 1921 pour recevoir l'approbation des autorités compétentes. La souscription continue car elle n'a pas encore atteint les 8000 F nécessaires. M. Barthélémy, architecte à Toulon est chargé en mars 1922, de conduire à bien la construction du Monument, attendue depuis si longtemps. Les fondations seront faites dès le mois de juin. Dimanche 27 août 1922 la section honorera ses morts en inaugurant le monument conçu par M. Barthélémy et posé par le maître-maçon Jules Bonal dit « l'Ami ». Sur les quatre faces du monument on verra inscrits, en lettre d'or les noms des officiers, sous-officiers, officiers-mariniers, quartiers-maîtres, marins et soldats, qui surent mourir bravement. II n'y a plus de Français de souche et des naturalisés français mais des braves, morts pour la France, qui ont tous mérité la reconnaissance de la population. La petite place est décorée aux couleurs tricolores : une étamine recouvre le monument. Le cortège se forme devant la mairie et le convoi se met en marche avec la police d'état en tête, pendant que le service d'ordre est organisé par M. le commissaire de police. Un orchestre, formé par quelques musiciens du pays, joue une marche funèbre et on arrive sur la place du Souvenir noire de monde. On note la présence de MM. le docteur Mazen maire de La Seyne, Lamarque conseiller général, Rimbaud, directeur des Forges et Chantiers de La Seyne, du lieutenant de Vaisseau Daniel représentant le Préfet Maritime, les édiles du Pays et différentes personnalités, les Présidents de sociétés... Plus tard, en novembre 1922, on va pouvoir embellir le monument qui malgré sa beauté est un peu simple. On va utiliser un reliquat de la souscription. On placera au sommet un motif ornemental.

Henri RIBOT

(1) Gisèle Argensse, 1989, p. 158-159.
(2) Gisèle Argensse, 1989, p. 160.
(3) Gisèle Argensse, 1989, p. 163. L'anniversaire du 11 novembre sera aussi fêté dignement, mais il y aura aussi des sauteries de famille aux Bars de la Marine et de la Plage.
(4) appelée par M. Juvénal « place du 11 novembre ».

_________________________________________________________________________________________________

Pour mémoire : le monument aux Morts de La Seyne n’a été édifié qu’en 1924. Détruit par l’armée d’occupation allemande en 1943, le nouveau monument aux Morts de La Seyne ne sera reconstruit qu’en 1962

novembre 1924 : Remise du "Monument" à la Municipalité. Les travaux avaient été effectués sous la direction de M. Rimbaud, Directeur des Forges et Chantiers de la Méditerranée (F.C.M.).

11 novembre 1924, deux cérémonies eurent lieu pour l'inauguration officielle :
- L'une à 10 h à l'église de La Seyne avec la participation des familles des Victimes de la Guerre.
- L'autre à 15 h 30 au "Monument". Discours de M. Rimbaud au nom du "Comité du Monument de la Ville"

En 1943-1944 : L'armée d'occupation allemande avait ordonné de le détruire en partie, car l'ensemble de la "Statue" se trouvant au-dessus du "socle" empêchait leurs batteries "anti-aériennes" installées à proximité, de manœuvrer normalement.

3 janvier 1961 : Décret approuvant la reconstruction du Monument aux Morts de La Seyne (Var), publié au Journal Officiel du 7 janvier 1961, page 311.

8 mai 1962 : Inauguration du Monument aux Morts actuel.

(notes manuscrites retrouvées dans les archives de Marius Autran)

Q2.

Vraiment merci beaucoup !
 
C’est pour le moins surprenant de voir toutes les informations que vous avez réussi à collecter en peu de temps !
 
Nous avons quelques mandréens qui nous accompagnent dans nos démarches de recherche, je suis certain qu’ils seront ravi de découvrir ces informations. Ils pourront rentrer en contact avec les services de la municipalité de La Seyne avec des éléments précis ce qui est appréciable !
 
Bien cordialement.

JD




18 juillet - 13 septembre 2013 : Château de la Cruvillière

Q1.

Bonjour Monsieur,
 
je viens de découvrir votre site et en suis très heureuse. Ma maman âgée de 88 ans aimerait beaucoup avoir des informations sur le château de la Cruvillière de la Seyne.

Elle a habité ce domaine en 1935 avec ses parents. Des conditions assez malheureuses l’ont obligé à quitter les lieux avec sa maman et son frère en abandonnant tous leurs effets personnels sur place dans la forêt.

Nous sommes parties sur les traces de ce passé  mais le temps avait fait ses ravages et la déception a été grande: plus rien de ce qu’elle connaissait à l’époque ne subsiste. Nous avons visité les lieux de la gare actuelle et retrouvé un des anciens bâtiments ainsi que quelques rails qui pouvaient être ceux qu’elle traversait alors pour rejoindre le Chateau de la Cruvillière avec son frère Max. Nous avons également vu un bar sur lequel subsistent des inscriptions en grande partie effacées: boxes, hippodrome... ce qui corrobore l’idée que nous nous sommes trouvées sur le site qui menait au domaine. Mais plus rien du petit chemin, de la forêt, etc.

AUCUNE MAISON DES LOTISSEMENTS ALENTOURS NE PORTENT LE NOM CRUVILLIERE !

SVP, nous ne sommes pas sur place(750 kms de là) et maman est agée elle aimerait tant avoir des renseignements : savoir si la maison a été détruite, comment pourrions nous situer le château ? Elle connaissait les propriétaires, que sont ils devenus ? Alfred et Marie-Magdeleine MAEREN.

Maman (Eveline) allait au collège Jules Ferry. Peut être connaissez vous des personnes qui auraient fréquenté ce collège à l’époque 1935.

Je vous remercie de votre attention et espère en une réponse positive. J’aimerais tellement lui faire plaisir, je l’ai vue tellement déçue. Nous avons tourné et retourné aux environs de l’ancien hippodrome et de l’ancienne gare mais rien ne lui a vraiment parlé !
 
Merci encore, cher Monsieur, cordialement
MJA, pour EM

Q2. (à HR)

Cher Henri,

Aurais-tu des informations sur le domaine de la Cruvillière ? (ceci pour répondre à une correspondante très âgée qui y était venue dans son enfance et qui cherche à retrouver ce site).

Ce que j’ai lu à ce sujet, c’est que :

- Le domaine de la Cruvillière est cité dans un compte-rendu de sortie de la SSNATV de 1964. S’y trouvaient alors deux bornes historiques datant vraisemblablement du XVe siècle, et délimitant les territoires d'Ollioules et Six-Fours. [Les visiteurs avaient été reçus ce jour-là par le Colonel Ficonetti et M. Marcel Prangé].

- Le domaine est également cité dans l’histoire de La Seyne de M. Baudoin à propos de la batterie de La Montagne : « Ses pièces de 24 étaient placées près de l’ermitage de Saint-Laurent où se trouve aujourd’hui le domaine de la Cruvillière ; le 19 septembre, elles ouvrirent le feu sur Malbousquet, etc. »... « Le domaine de la Cruvillière appartient, de nos jours, à M. le colonel Ficonetti et à Mme Prangé, sa sœur, veuve d’un capitaine de vaisseau... Aux alentours de ce domaine et à l’intérieur même de la propriété, un assez grand nombre de projectiles de 1793 ont été recueillis (Note 264).

- Il est encore cité dans la conférence de Joséphine Moretti [Les bastides de la bourgeoisie sur le territoire seynois, colloque HPS de novembre 2007] : « Sur ces terres de rapport, agréables à habiter à en juger les fréquents séjours qu’y font la famille David à la petite Garenne et la famille Saurin à la Cruvillière,... »... « La famille Saurin, propriétaire de domaine de la Cruvillière habitait, à Toulon, rue de la République ».

- Je crois qu’il est cité aussi dans « Bonaparte au siège de Toulon » d’Emmanuel Davin : « Le domaine de la Cruvillière, du nom de son propriétaire, M. Cuvillier, et appartenant aujourd’hui au colonel René Falconetti et à sa sœur, Madame Prangé, veuve du capitaine de vaisseau ».

J’avais cru à un moment que - la batterie de la Montagne ayant été installée sur « la hauteur de la Garenne, à la cote 65  » - cette bastide du « domaine de la Cruvillière » correspondait au « château de la Petite Garenne », d’autant que si l’on localise bien le château de la Petite Garenne sur le cadastre napoléonien, je n’arrive pas à localiser cet ermitage Saint-Laurent, ni cette bastide de la Cruvillière. Mais je devais être dans l’erreur car les familles de propriétaires ne sont pas du tout les mêmes : Cruvillier à l’origine [quelle époque ?], puis Saurin, puis [d’après ma correspondante, vers 1935 : Alfred et Marie-Magdeleine Maëren], puis Ficonetti et Prangé. Alors que pour la Petite Garenne on mentionne la famille David.

Ma question : existe-t-il encore une bastide de la Cruvillière, ou des vestiges, et en quel lieu. J’ai noté sur les Pages Jaunes, qu’on trouvait encore aujourd’hui : M. Alain Prangé et M. Marcel Prangé, résidence Cruvillière, 842 chemin Bouyère, Ollioules. Est-ce là, donc assez près du parking ouest de Carrefour, que se situait ce domaine et sa bastide ?? Mais on est alors assez loin, et surtout beaucoup plus bas que la cote 65 de la batterie de la Montagne.

Merci par avance si tu peux m’éclaircir sur ce sujet.

Amitiés.

Jean-Claude

R2a.

La bastide de la Bouyère est sur Ollioules pratiquement au contact de Carrefour. Celle de la Cruvilière est sur la hauteur, à l'ouest du cimetière et de la borne n°1 de la petite Garenne. Quant à la batterie, elle se trouvait légèrement en contrebas de la colline de la petite Garenne, à l'est de la borne n°1. Les emplacement des pièce étaient encore bien visibles quand nous avons prospecté le site.

HR

Camp de Laurent (le) 1/50 000, commune de La Seyne (plaine au sud de la colline de la Garenne) ; terre de l' Ermitage de Saint Laurent XVIIe s. (cf. Cruvilière) ; Camp de Laurent 1956 ; Le-Camp-de-Laurent 1965[1] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftn1>  ; Camp Laurent 1982


[1] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftnref1>      Baudouin 1965, p. 39.

-bastide Cruvelier 1829[1] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftn1> , commune d' Ollioules (bastide du XVIIe s., sur la hauteur de la petite Garenne, en limite d' Ollioules et de La Seyne) ; la Cruvillière[2] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftn2>  ; la Cruvelière XXe s. ; la Cruvilière jadis ermitage de Saint-Laurent c. 1930[3] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftn3>  ; (sur la hauteur de Saint-Laurent : une des limites de 1156, podium rascas) ; cf. la Garenne[4] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftn4> .   C.H. 50-60-70-80[5] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftn5> .


[1] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftnref1>               Baudouin 1965.

[2] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftnref2>               Baudouin 1965.

[3] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftnref3>               Henseling.

[4] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftnref4>               C' est à cet ermitage de Saint-Laurent qui précéda la Cruvelière que l' on doit l' appellation de Camp de Laurent puis Camp Laurent que porte l' un des quartiers nord de La Seyne, aujourd' hui zone industrielle et commerciale située entre la voie ferrée et l' autoroute. La famille Cruvelier est mentionnée à  La Seyne en 1790.

[5] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftnref5>      Baudouin 1965, p. 701,  la corderie Abran, place Verlaque à La Seyne, avait appartenu antérieurement à MM. Daniel et Cruvellier.

-Chapelle du Château de la Garenne[1] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftn1> , commune d' Ollioules (chapelle du Château détruit par les Anglais en 1793) ; chapelle encore visible aujourd' hui (près du chemin de la Bouyère).


[1] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftnref1>               Delattre, Saliceti 1996.
 
-Château de la Garenne c. 1930[1] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftn1> , commune d' Ollioules (bastide ; détruit en 1793) ; château de la Bouyère ; chapelle néo-classique[2] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftn2> .


[1] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftnref1>               Henseling.

[2] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftnref2>               Delattre, Saliceti 1996.
 
-bastide la Bouyère XXe s., commune d'Ollioules (sur la petite Garenne ; en limite de Six-Fours) ; cf. Podium Rascas 1156[1] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftn1> .


[1] <aoldb://mail/write/template.htm#_ftnref1>              Cette bastide tire son nom de la famille de Boyer dont les ancêtres défendirent Ollioules au moment des guerres de religion, reçurent au début du XVIIe s. l'arrière-fief de Bandol et fondèrent les madragues de Saint-Cyr et des Embiez.

R2b.

Bonjour Madame,

Je connais mal le quartier en question et, pour essayer de vous aider à localiser le château de la Cruvillière, j’ai dû faire quelques recherches dans mes archives et consulter aussi un ami historien.

Le domaine de la Cruvillière se situe à la limite des communes de La Seyne et d’Ollioules. Il est déjà mentionné dans le cadastre de 1829 (carte ci-jointe) : « Bastide Cruvelier ».

A proximité du domaine, Bonaparte fit installer la batterie de « la Montagne » lors du siège de Toulon de 1793 : « C’est sur la hauteur dite de la Garenne, à la cote 65, au nord immédiat de la gare actuelle de La Seyne, à un kilomètre et demi environ de Montauban et à vol d’oiseau, que le nouveau commandant de l’artillerie fit installer une autre batterie étant plus à même de toucher ses adversaires. Ses pièces de 24 étaient placées près de l’ermitage de Saint-Laurent où se trouve aujourd’hui le domaine de la Cruvillière »

Dans le domaine de la Cruvillière se trouvent deux des bornes historiées du XVe siècle qui marquent la séparation des communes d’Ollioules et de La Seyne (qui faisait alors partie de Six-Fours). Une visite de la Cruvillière par la Société des Sciences Naturelles et d’Archéologie de Toulon a eu lieu en 1964. Les visiteurs avaient été reçus par les propriétaires de l’époque, qui étaient MM. Marcel PRANGÉ et le colonel FICONETTI.

Or, il se trouve que dans les Pages Jaunes d’Ollioules, on trouve encore la famille PRANGÉ à l’adresse suivante : « Résidence Cruvillière, 842 chemin Bouyère, Ollioules ». Il existe donc bien encore une résidence Cruvillière, mais elle se trouve du côté Ollioules et non La Seyne. C’est peut-être pour cela que vous ne l’avez pas retrouvée.

Mais, n’ayant pas pris le temps de me rendre sur place, je ne suis pas certain de la localisation exacte de la « bastide » ou «château » de la Cruvillière. Sur la carte de 1930 ci-jointe, j’ai tracé deux flèches avec des points d’interrogation. Même chose sur la vue aérienne actuelle du quartier.

Pour s’y rendre, il faut passer sous la voie ferrée, à l’est de la gare de La Seyne (à l’opposé du bar de l’Hippodrome que vous avez vu), prendre tout droit le chemin (très étroit) dit de La Petite Garenne, qui devient (lorsqu’on passe dans la commune d’Ollioules) le chemin de la Bouyère. A gauche, où se trouvait la batterie de Bonaparte, la colline est méconnaissable en raison de l’urbanisation débordante (lotissements de La Garenne et du Mas de La Garenne). Ensuite, après 800 ou 900 mètres, il semble encore exister sur la gauche une zone boisée, juste avant que le chemin ne débouche sur le grand parking du magasin Carrefour. Peut-être pourrez-vous mieux reconnaître l’emplacement du « château ». La famille PRANGÉ, « résidence Cruvillière », semble habiter à droite du chemin, mais le château pourrait se situer plutôt à gauche (?). Mais je ne pourrais le confirmer qu’après avoir essayé de me rendre sur les lieux (à condition que tout cela ne soit pas maintenant noyé dans des propriétés privées et donc inaccessible au visiteur...).

Voilà ce que je pouvais vous dire pour l’instant.

J’espère vous fournir de nouvelles précisions après m’être rendu sur place.

Bien cordialement,

Jean-Claude Autran

PS. Je ne connais pas spécialement le collège Jules Ferry dont vous parlez. Actuellement, le seul collège Jules Ferry du Var semble être à Hyères. Je se sais pas s’il en a existé autrefois un autre à Toulon ou dans les proches environ de Toulon.

Cadastre de 1829
Carte de 1830
Vue aérienne

Q3.

Cher Monsieur Bonjour,

je prends à l'instant connaissance de votre réponse et vous prie de m'excuser de ne pas vous avoir contacté plus tôt.

Certains de mes messages ne me parviennent plus dans la boite mails habituelle et c'est pas hasard, dans la boite de mon serveur que j'ai trouvé  toutes ces précieuses informations.

Je vous remercie du soin que vous avez pris pour effectuer ces recherches.

A l'évocation du nom  de LA FAMILLE FICONETTI les souvenirs de maman ont trouvé leur confirmation... Ol s'agissait en effet des propriétaires de l'époque. Par un étrange hasard, maman a rencontré leur belle fille, à Toulon, dans les années 1950.

 Elle se souvient également des métayers FAVA ou FAMA. il me semble avoir aperçu ce nom lors de la lecture de bulletins (internet) sur le sujet. 

Je regrette vivement de ne pas vous avoir contacté avant notre récent séjour. La courte durée de notre passage sur les lieux ne nous a pas permis d'aller plus loin sur le chemin, qui je crois, correspond à celui que vous indiquez. 

Je prends contact avec la famille PRANGE. Peut être auront ils quelques souvenirs photos ou documents qui pourront nous aider et contenter maman.

Celle-ci vous remercie de votre aide. Elle, d'ordinaire si pleine d'énergie et de gaité malgré ses 88 ans, m'est apparue triste et agacée, lorsque nous avons quitté les lieux sans plus de détail, son passé lui échappait.

Quant à moi, le point historique (Napoléon) m'a fait rêver et l'imagination s'est mise à travailler.

A propos du collège, il s'agit du collège Marie Curie, nous l'avons vu de l'extérieur. maman a essayé de reconnaitre la cour... Il a bien changé ! J'essaye de lui trouver une  carte postale de l'époque. On ne sait jamais.

Si vous avez d'autres renseignements n'hésitez pas à me les communiquer, je vous tiens moi même informé de l'avance de nos investigations.

Bonne journée,

à bientôt si vous voulez bien,

Cordialement,

MJSA, pour EMS

R3.

Bonjour,

Veuillez me pardonner pour le retard avec lequel j’accuse réception de vos message et vous adresse ma réponse. (J’ai été très bousculé ces derniers temps par deux conférences à préparer et je n’ai pas pu prendre le temps, jusqu’à aujourd’hui, de me rendre dans le secteur de la Cruvillière, comme je vous l’avais promis).

Ce matin, j’ai pu enfin aller réexplorer les lieux en prenant quelques photos au passage.

Il me paraît clair que le seul chemin à prendre est celui qui se trouve derrière le passage souterrain sous la voie ferrée, à l’Est de la gare de La Seyne. Après être passé sous le pont, il y a, à gauche, une route (avenue Robert Brun) qui longe la voie ferrée, passe près de Castorama et rejoint le giratoire d’entrée de l’autoroute à l’échangeur Camp Laurent. On ne prend pas ce chemin à gauche, mais on continue tout droit après être passé sous le pont. La route est à double sens au début et s’appelle chemin de la Petite Garenne. Il dessert (entrée à gauche dans un coude du chemin) le lotissement La Petite Garenne. On prend alors le coude à droite. Le chemin est beaucoup plus étroit et il est alors à sens unique sud -> nord. Il porte alors le chemin de la Bouyère. Après une courte partie droite, il tourne à gauche et on découvre une très longue portion de ligne droite, toujours très étroite. Au bout de la ligne droite (au moins 400 mètres), le chemin tourne brusquement à droite et il redevient à double sens. Juste avant ce coude à droite, on découvre, du côté gauche du chemin, le chemin d’entrée de la résidence de la Cruvillière au n° 842. Je pense que c’est dans cette propriété privée que se trouve le château de la Cruvillière. Mais, étant un domaine privé, je n’ai pas chercher à y pénétrer. Il est possible que le château se trouve assez loin de l’entrée, après plusieurs lacets dans une zone boisée (comme cela apparaît sur la photo aérienne que je vous avez adressée). Le chemin se poursuit, après le brusque coude à droite, et finit par rejoindre (sur la gauche) l’hôtel B & B, puis un giratoire du grand parking du magasin Carrefour.

Vous trouverez ci-joint la série de photos que j’ai prises tout au long du chemin, de part et d’autre du chemin, depuis le pont sous la voie ferrée jusqu’au parking Carrefour. Cela permettra peut-être d’éveiller quelques souvenirs de votre Maman. Et pourra vous aider à retrouver le site si vous revenez un jour sur les lieux. Cela confirme aussi que le nom de Cruvillière n’a pas complètement disparu puisqu’il apparaît sur un modeste panneau à l’entrée de la résidence du n° 842 du chemin de la Bouyère.

Entrée et chemin d'accès à la Résidence de la Cruvillière au n° 842 du chemin de la Bouyère

Par ailleurs, à propos du collège Curie dont vous me parliez aussi, le connais bien puisque ma mère y a enseigné de 1938 à 1965 et mon père également, pendant les dernières années de sa carrière. Je n’ai malheureusement pas de photo ou de carte postale du collège. Tout ce que l’on trouve, ce sont des cartes postales de l’entrée, du temps où le collège n’était encore (jusqu’en 1931) qu’une caserne de l’Infanterie coloniale appelée Caserne de La Gatonne. Je vous les joins également à ce message)

Vous pouvez également (si vous ne l’avez pas déjà fait) consulter l’histoire (avec quelques dessins ou photos) du collège Curie que mon père a écrite et qui se trouve sur mon site internet à l’adresse :

jcautran.free.fr/oeuvres/tome4/origines_ecole_curie.html

Je reste à votre disposition pour tout autre renseignement que vous souhaiteriez obtenir.

Bien cordialement,

Jean-Claude Autran





26-28 juin 2013 : Les monnaies du "village ligure" de la Courtine

Q1.

Cher Monsieur Autran,

Je travaille actuellement sur une analyse des découvertes monétaires de l’Âge du Fer en Provence (article à paraître fin 2013/début 2014). Dans ce but, je réinvestis les articles et documents sources relatant ces découvertes. Ainsi, je recherche (entre autres) un article de Jean Layet paru dans les Annales de la Société des sciences naturelles et d'archéologie de Toulon et du Var en 1962 : « Les monnaies du "village ligure" de la Courtine ». Cet article, d’une importance majeure, est introuvable dans les ressources classiques. Essayant de glaner quelques informations sur Internet, je suis tombé sur votre site, d’une excellente initiative je dois dire, relatant la numérisation complète des Annales. Auriez-vous l’amabilité de bien vouloir me communiquer une copie de cet article si vous en avez une (PDF ou autre), ou bien de m’indiquer où je pourrais me procurer une copie de ce document.

Je vous remercie pour l’attention que vous voudrez bien porter à ma requête.

Bien cordialement.

EP

R1.

Cher Monsieur,

J’ai en effet numérisé les Annales de la Société des Sciences Naturelles et d’Archéologie de Toulon et du Var de 1946 à 1989 ainsi que, plus récemment les Annales, en fascicules trimestriels, de 1990 à 2000.

Vous trouverez donc ci-joint le fichier pdf des Annales N° 14 de l’année 1962 qui contient l’article de Jean Layet et Paul Huguenin.

Je dois faire observer que la mise en page du document numérisé n’est pas rigoureusement identique à celle de l’original en version papier (décalage dans la pagination). Ainsi, si vous citez cet article, sachez que les pages de la référence originale sont : pp. 39-68 (et non pp. 37-60 comme dans le pdf que j’ai créé à partir d’un fichier word, lui-même obtenu après reconnaissance des caractères et remise en forme du contenu de l’Annale).

Vous savez aussi certainement que l’oppidum de La Courtine a fait l’objet de recherches plus récentes que celles de J. Layet, notamment par l’équipe de Henri Ribot, du Centre Archéologique du Var, et qu’un grand nombre d’autres monnaies y ont été découvertes en 1986 (“trésor de La Courtine”). Je vous adresse ainsi, à titre d’exemple, un fascicule de 1989 qui contient une conférence de Henri Ribot. Si vous n’avez pas le contact avec Henri Ribot, voici ses coordonnées (...). Si vous souhaitez le contacter, il ne manquera pas de répondre à vos questions.

Je reste à votre disposition pour vous fournir tout autre exemplaire des Annales que j’ai numérisées.

Bien cordialement.

Jean-Claude Autran

Q2.

Cher Monsieur Autran,

C'est avec grand plaisir que je reçois votre courriel. C'est plus que je ne l'espérais; l'article recherché et les coordonnées d'H. Ribot en prime.

J'avais effectivement des informations sur les découvertes des années 80, mais ces informations étaient lacunaires. Quoi de mieux que d'aller à la source de l'information en contactant directement H. Ribot ?

Je vous adresse mes plus vifs remerciements pour tout ceci. Si cela vous intéresse, je vous transmettrai une copie de mon article lorsqu'il sortira.

Trés cordialement.

EP




7-22 février 2013 : Château de Tourris et oppidum de la Vieille Valette

Q1.

Bonjour,
 
Jeune retraité habitant Sanary, j'ai découvert par hasard votre site, car je suis à la recherche d'informations sur le Château de Touris (Vieille-Valette).
 
Passionné de randonnées, j'ai découvert un curieux blason sur la façade du château, que j'ai aussitôt photographié.
 
Vous l'avez en pièce jointe et, peut être, l'avez-vous déjà observé.

Je crois savoir qu'un petit village gaulois existait sur la Vieille-Valette, transformé  par la suite par les Romains pour surveiller les turbulents Gaulois. C'est, du moins, comme cela que je me représente l'histoire !
 
Avez-vous des informations sur le plateau du Touris, son château ?
 
A bientôt sur le net.
 
Bien cordialement.
 
MC

R1.

Bonjour,

Pardon de réponde tardivement à votre message du 7 février.

J’ai assez peu d’informations sur le secteur de Tourris – Vieille Valette car l’essentiel de mes connaissances et de mes ouvrages portent sur La Seyne-sur-Mer. Je connais un peu le château de Tourris pour y être passé rapidement lors d’une randonnée, et y avoir pris quelques photos, mais je ne me souviens pas de ce blason sur la façade.

Pour essayer de répondre à vos questions, j’ai fait quelques recherches dans les Annales et Bulletins de la Société des Sciences Naturelles et d’Archéologie de Toulon et du Var que je possède sous forme numérique. J’en ai extrait tous les passages (articles, comptes-rendus d’excursions) qui concernent Tourris ou La Vieille Valette et je vous les ai réunis dans le fichier Word ci-joint. Il y a d’une part des comptes-rendus de fouilles effectuées par des archéologues compétents et qui résument en conclusion les différentes époques de l’occupation de la Vieille Valette.

- Prospections archéologiques à la Vieille-Valette, par Jean JOUBERT. Bulletin de la Société des Sciences Naturelles et d’Archéologie de Toulon et du Var, n° 155 (1964).

- Prospections archéologiques à la Vieille-Valette, par Jean JOUBERT, Marc GÉRARD et Pierre BALENCIE. Annales de la Société des Sciences Naturelles et d’Archéologie de Toulon et du Var, n° 17 (1965).

- Une sortie à Tourris, la Vieille Valette et leurs environs, par Pierre GRIMAUD, 18 février. Bulletin de la Société des Sciences Naturelles et d’Archéologie de Toulon et du Var, n° 219 (1978).

- Le site de la Vieille Valette, un habitat ancien, par MM. SALICETI et BERATO. Annales de la Société des Sciences Naturelles et d’Archéologie de Toulon et du Var, n° 37 (1985).

Par contre, concernant l’histoire du château de Tourris, je n’ai pas trouvé grand chose de précis dans mes archives, ni d’ailleurs sur internet. Je vous ai recopié, toujours dans le même fichier Word, quelques paragraphes glanés ici et là notamment sur des sites internet, mais que vous avez déjà probablement lus. Mais je n’ai rien trouvé de bien détaillé ou qui soit historiquement avéré.

Le blason que vous avez photographié reste assez mystérieux pour moi. On aurait pu penser que c’était celui de la famille des Nas de Tourris. Mais le seul blason de cette famille publié dans les bases de données héraldiques ne correspond pas du tout à celui-ci : Voir à :

http://www.francegenweb.fr/

Je vais essayer d’en savoir davantage à l’occasion. Je pense qu’aux Amis du Vieux Toulon, cours Lafayette, il doit exister de la documentation sur l’histoire de Tourris. Je posera la question à mon prochain passage.

Egalement, j’ai un ami randonneur qui s’intéresse à l’histoire des vieilles pierres de la région et qui, je crois, connaît très bien le secteur de Tourris – Vieille Valette. Je vais le contacter et lui envoyer une copie du blason que vous avez photographié. Peut-être l’a-t-il remarqué lui aussi et en sait-il davantage. Car je crois aussi qu’il a des connaissances parmi les habitants du château.

Je vous tiendrai au courant de toute nouvelle précision que j’aurai pu obtenir.

Bien cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonsoir,
 
Merci d'avoir répondu à ma requète.
 
La famille propriétaire du château vivrait à la Réunion, d'aprés des infos trouvées sur le net ; château et terres seraient peut être en fermage actuellement.

Mais le blason ne correspond pas aux initiales de la famille, effectivement...

Je vais étudier, avec soin, les pièces jointes.

Bien cordialement, et à bientôt peut être !
 
MC

R2. (à JD)

Bonjour Jacques,

(...) Je vous adresse aussi ce message pour vous poser une question à propos du château de Tourris. Un correspondant m’a adressé (copie ci-jointe) la photo d’un blason qu’il a prise sur une façade de ce château et s’interroge sur son explication.

Je n’ai pas su lui répondre à ce sujet car j’ai très peu de documentation sur l’histoire de Tourris et je n’ai rien trouvé de détaillé sur internet. Apparemment, ce blason n’a rien à voir avec celui de la famille des Nas de Tourris qui est publié dans les bases de données héraldiques :
http://www.francegenweb.fr/

Aviez-vous déjà observé ce blason et, d’une façon générale, avez-vous davantage de détails sur le château et ses propriétaires anciens et actuels (il me semble que lors de nos sorties vous saviez pas mal de choses sur Tourris d’après vos souvenirs et d’après les gens que vous y avez rencontrés). Egalement, avez-vous connaissance d’un ouvrage d’un historien toulonnais qui traite de Tourris ? (je n’ai trouvé que des choses extrêmement succinctes dans ma bibliothèque).

Si vous avez un moment, à l’occasion, merci de me répondre. En attendant de se retrouver de nouveau sur les sentiers.

Amicalement,

Jean-Claude Autran

Q3.

Bonjour Jean Claude,
 
(...) Je vous joint ce que j'ai sur l'historique de Tourris, dont le spécialiste local est Christian Chesnaud président des Amis du Vieux Revest : chesnaud.univ-tln.fr. En effet mes connaissances sur le château sont résolument comtemporaines puis que je l'ai découvert en 1965 ; j'ai par contre, à l'époque rencontré l'inneffable Joséphine Guigou dite Fine la bergère ainsi que Le père Baudissaire qui officiait encore à l'auberge des chasseurs aujourd'hui en ruine.

Je connais bien le blason en question,mais n'en sais pas plus à ce sujet ; toutefois j'avais trouvé la description du blason des Nas dans geneanet et je suis même entré en contact avec un des derniers habitants du château avant sa vente aux enchères. 
 
Dans l'attente du prochaine rencontre recevez mes amitiés.
 
JD
 
Les Nas de Tourris blasonnent : "D'azur au lion d'or armé et lampassé de gueules (parfois une bordure aussi de gueules"
Frédéric Grangier, l'Armorial Web, http://arthaud.bleu.free.fr
Alain Berdé
Re: de nas de tourris. Nas: D'argent au chevron de sable, accomp. de trois annelets de même. 
Origine : Aix
Autre blason de la famille nas peut -être une autre branche AEBerdé.

R3.

Bonjour Jacques,

Merci pour votre réponse. Effectivement, vous m’aviez parlé de ce blason et j’en ai retrouvé une photo que vous m’aviez envoyée en 2010. C’est bien le même que sur le cliché de mon correspondant. Mais quant à son explication, on ne voit guère de rapport avec les descriptions qui sont faites des blasons de la famille de Nas. Mais peut-être un jour en aurons-nous l’explication.

Merci pour l’historique de Tourris. Entre temps, je suis allé aux Amis du Vieux Toulon et j’ai compulsé une boîte à archives sur Le Revest – Tourris, dans laquelle j’ai photographié quelques documents, dont ce même historique qui date apparemment de 1963 et signé par Pierre TROFIMOFF.

Je vous adresse d’ailleurs ci-joint ces quelques copies de documents, dans lesquels vous retrouverez notamment des articles de journaux sur la célèbre Fine la bergère.

Je vais aussi faire suivre tout cela à mon correspondant qui s’intéresse à Tourris. Il doit aussi me faire parvenir ce qu’il aura trouvé de son côté.

(...) Amicalement,

Jean-Claude

Q4.

Bonsoir Jean Claude,
 
Merci infiniment pour toutes ces informations sur Tourris ; bien que je m'intéresse au sujet, je dois bien reconnaître que je suis plus à l'aise en rando que dans une bibliothèque !

Je vous reparlerai à l'occasion de mes quelques rugueuses rencontres avec Fine la bergère et le "père Baudissaire" son ennemi juré.

Pour l'historique du blason, il serait sûrement intéressant de rencontrer Mr Gilet l'actuel propriétaire du château ; peut être au hasard d'une balade sur le plateau où je l'ai déjà croisé.


(...) A bientôt.

JD

R4. (à MC)

Bonjour,

Suite à nos précédents échanges sur le château de Tourris, je vous communique ci-joint quelques documents, d'une part reçus de mon ami randonneur ; d'autre part, des documents photographiés à la bibliothèque des Amis du Vieux Toulon dans une boîte à archives « Le Revest - Tourris ». Notamment Le Revest-les-Eaux - Tourris - Val d'Ardène, de Pierre TROFIMOFF (1963), quelques copies d'articles de journaux et documents divers sur Tourris.

Malheureusement, rien de nouveau pour l'instant sur le blason de la façade du château. Mon ami randonneur le connaissait bien aussi et l'avait photographié récemment. Il va essayer d'en savoir davantage auprès de l'actuel propriétaire des lieux qu'il croise quelquefois.

A bientôt si nous avons du nouveau.

Cordialement,

Jean-Claude Autran




27-29 juillet 2012 : Quartier des Routes et autres quartiers de Toulon-Ouest

Q1.

Bonjour j'ai 26 ans. j'habite le quartier des Routes depuis tout petit, maintenant je suis aux Arènes et je m'occupe de quelques jardins de personnes agées. Toulon subit d'enormes travaux mon coin n'y est pas epargné et j' ai pu voir lors de travaux (pour canalisation) sur la route un Tunnel de la taille d'un homme, la route a été refaite par dessus et récemment en travaillant chez un particulier j'ai pu voir que son garage était l'entrée (ou sortie, du moins un accès) d'un tunnel ! En me renseignant un peu plus aupres des anciens ils m'ont dit que le quartier était un vrai gruyere et que le centre ville n'etait pas épargné que ça datait de l'époque des forcats et que pour les occupés ils les faisaient démarer de la prison centrale avec une pioche toute la journée,il y en a meme un qui m' a dit qu un souterrain reliait le Revest a l'arsenal militaire. J'aurai aimé un peu plus de precision est il possible de consulter un plan en mairie ou avoir des recits de personnes qui en sachent plus.

Autre chose je fais aussi du vélo et en passant par le col de garde a hauteur des pommets il y a un chemin qui s'appele "chemin de la source". je n'ose pas m'y aventurer de peur de rentrer chez des gens, sur Mappy je vois rien et en hauteur a part des bruits de chevres venant du contrebas pas le moindre bruit d'eau pourtant le pont du Marley part son usure montre une usure du a l'eau.

Dans l'attente d'une reponse. Merci.

OB

R1.

Bonjour,

J’ai bien reçu votre message, mais je n’ai guère de réponse à vous apporter car mes connaissances ne dépassent guère les limites de La Seyne et je connais très peu l’histoire de Toulon. Il y a certainement de tunnels un peu partout, mais aussi des histoires plus ou moins légendaires à leur sujet. Je ne suis pas capable de vous éclairer là-dessus.

Le mieux est que vous contactiez des historiens de Toulon ou des érudits qui ont vécu à Toulon et parcouru ses quartiers dans tous les sens. Je vous conseille d’aller un jour à la bibliothèque des Amis du Vieux Toulon, au 69 cours Lafayette, et demander M. Henri Bouvet, qui est un puits de connaissance sur Toulon, et qui saura peut-être répondre à certaines de vos questions ou qui vous mettra en contact avec des gens comme M. Tony Marmottans , Mme Magali Bérenger, M. Jean-Charles Meyer, qui ont écrit des livres sur l’histoire et les secrets des quartiers de Toulon, et plus particulièrement avec M. Jean-Marie Cartereau et Marcel Migozzi, qui ont spécialement écrit sur le Pont du Las ou le Pont de Bois.

Quant aux sources, il est certain qu’il y a eu de l’eau, et même beaucoup d’eau autrefois en ces lieux, quand les massifs étaient couverts de forêts, d’où le nom donné à certains chemins. Mais aujourd’hui, sans couvert végétal important et sans une épaisse couche de sol qui la retient, l’eau ruisselle directement vers la mer, et ces anciennes sources ne coulent plus guère, et tout juste quelques jours après les pluies.

Cordialement,

Jean-Claude Autran






21 février - 9 mars 2011 : Ouverture du site de Jean Dreano

Q1.

Cher ami,

J'ai le plaisir de vous annoncer l'ouverture de mon site : jean-dreano-auteur-eclectique.fr

Amities

JD
R1.
Cher ami,

Pardon pour le retard que j’ai pris pour répondre à votre message.

Mais je voulais absolument vous dire que j’ai énormément apprécié votre nouveau site, à la fois riche et éclectique - c’est bien le mot qui vous définit - pour son contenu et superbe dans sa présentation.

Toutes mes félicitations.

A bientôt, j’espère.

Amitiés,

Jean-Claude






7 mars - 9 juin 2011 : Vestiges archéologiques près de la mine de La Garonne - Gisements de silex dans la région toulonnaise ?

Q1.

Bonsoir,

Une petite promenade dominicale autour de la mine de la Garonne m'a conduit à découvrir quelques fragments de poteries et... un silex qui ressemble fortement à un grattoir il me semble...

Vous y avez déjà prospecté ?

Cordialement

GF

R1.

Bonjour,

Vos trouvailles ont l’air intéressantes.

Personnellement, à part une fois à La Courtine d’Ollioules, il y a fort longtemps, je n’ai jamais participé à des prospections archéologiques. J’ignorais aussi qu’il pouvait y avoir des vestiges anciens dans le secteur de la mine de La Garonne.

En effet, j’ai effectué quelques recherches dans les Annales de la Société des Sciences Naturelles et d’Archéologie de Toulon et du Var, que j’ai numérisées pour la période 1946-1989, mais je n’ai trouvé aucune publication qui mentionne le secteur La Garonne – Le Pradet – La Colle Noire. Je vous adresse d’ailleurs en pièce jointe la liste des articles d’archéologie publiés (la plupart par des membres du Centre Archéologique du Var) entre 1946 et 1989. Ça vous donnera une idée sur les nombreux sites qui ont été visités dans le Var, mais rien de signalé pour le secteur de La Garonne.

Si vous êtes d’accord, je pourrai montrer vos photos à mon ami Henri Ribot, archéologue et membre de l’Académie du Var, que je rencontre assez régulièrement, pour savoir ce qu’il en pense.

Cordialement,

Jean-Claude

Q2a.

Bonjour,

Aucun problème pour montrer mes photos.

J'avais trouvé seulement ce lien où ils en parlent : http://www.provence-azur.com/fr/carqueiranne.aspx

Les premières traces de présence humaine à Carqueiranne à ce jour datent de 5000 ans avant J.C. (pointes de flèches en silex conservées au musée d'archéologie de Toulon et du Var).

Quelques fermes datant de l'antiquité romaine, ont été découvertes dans le quartier de la Colle Noire et des Plaines, mais Carqueiranne n'est mentionnée pour la 1ère fois dans les textes qu'en 1217 comme possession des Comtes de Provence.

Cordialement

GF

Q2b.

Bonsoir,

Je suis en train de rechercher des informations sur le net en vain ! Suite à ma découverte (...) sur le Cap Garonne je recherche des lieux à proximité de Toulon où je pourrais trouver du silex.

Je sais qu'il existe des grottes sous les Quatre Oures, Cap Gros en versant sud (avant le col de Garde). J'avais entendu dire qu'il y a eu des découvertes datant de la préhistoires et en contrebas qu'une sorte de gisement naturel de silex était le lieu d'approvisionnement des hommes de cette époque (néolithique ?). J'avais lu un article indiquant que les grottes étaient taggés et pleine de déchets bouteilles et autres laissés par des gens peu respectueux. Je ne retouve pas cet article...

Auriez vous quelques infos à se sujet (véracité ? cheminement ?). Mon idée serait d'y aller prospecter avec mon fiston histoire de le motiver à chercher des vestiges, éclats ou autre. Je pense que si ce gisement de silex existe on peut penser que les hommes ont préféré tailler leurs outils sur places plutôt que de transporter des blocs en haut dans leur grottes.

Sinon peu de graffitis malgré de nombreuses sorties mais énormément d'asperges !

Amicalement

Gilles

R2.

Bonjour,

Je ne saurais vous dire quel cheminement suivre pour trouver à coup sûr un gisement de silex dans l’arrière-pays toulonnais.

Je sais cependant (d’après les notices des cartes géologiques) que le silex n’est pas rare dans certaines couches géologiques, notamment dans le jurassique inférieur (bajocien) ou le lias moyen ou supérieur (toarcien). Toarcien : « calcaires roux à gros silex branchus, roux ou blanchâtres » (notice de la carte au 50.000e de Toulon). Dans mes collections, j’ai d’ailleurs un morceau de silex, brun pâle, trouvé autrefois près de la pointe de La Cride, précisément dans le lias supérieur.

Il ne me semble pas que ce soit dans ces couches que les principales grottes se trouvent (je crois qu’on les trouve plutôt dans le crétacé inférieur, l’urgonien, qui constitue les gorges d’Ollioules, le Croupatier, le Cap Gros, le Faron, le Coudon, etc.). Mais, les couches de lias ou de jurassique inférieur ne sont jamais bien loin de l’Urgonien tant les reliefs sont bouleversés derrière Toulon. Le lias passe en effet au nord et à l’est du Cap Gros, près des Pomets et sur toute la vallée au nord du Faron. Il y a donc probablement du silex un peu partout dans ces zones, mais je ne saurais pas vous conduire à coup sûr au meilleur endroit, ni là où les silex sont de meilleure qualité.

Je vous envoie ci-joint un scan à haute résolution de la carte géologique de l’arrière-pays toulonnais. Le lias, qui n’est pas distingué du bajocien inférieur calcaire, apparaît en violet clair avec les indices j1a – l6-4. En zoomant un maximum sur la carte, vous trouverez facilement les noms des collines et les routes qui traversent les couches intéressantes. Avant d’aller sur le terrain, vous pourrez ainsi essayer de calculer les meilleurs endroits à explorer en fonction de la proximité des grottes que vous connaissez et de la facilité d’accès.

Concernant les grottes de la région, je ne les ai jamais particulièrement explorées moi-même, mais j’ai beaucoup de documentation sur leur découverte et les fouilles qui avaient été faites dans les années 50 par les principaux archéologues toulonnais. Je vous enverrai dans la soirée quelques-uns de ces articles extraits des Annales de la Société des Sciences Naturelles et d’Archéologie de Toulon et du Var, que j’ai numérisées des années 1946 à 2000. Mais, il y a énormément d’articles sur ces grottes. Et de plus, les fouilles ont été reprises 20 ou 30 ans après par de nouvelles générations d’archéologues, qui n’ont pas toujours confirmé les conclusions des anciens. (...).

Amicalement,

Jean-Claude

Q3.

Bonjour,

C'est vraiment très gentil à vous de me donner cette mine d'information.

Je pense qu'il serait normal que je paye le cd rom et l'expédition, donnez moi le prix.

GF

R3.

Cher ami,

(...) la redécouverte du Dolmen de La Lèque du Brusc.

Par un très curieux hasard, le découvreur de ce dolmen, en 1955, Christian Cresci, qui avait alors 13 ans à l’époque, et que j’ai côtoyé quelques années par la suite au collège et au lycée (et qui m’avait appris énormément de choses en paléontologie), est décédé la semaine dernière, le 19 mars exactement. Il devait avoir 69 ans environ. Tous mes camarades le croyaient d’ailleurs mort depuis longtemps, car il avait complètement disparu depuis la fin des années 60 (...).

Amicalement.

Jean-Claude Autran

Q4.

Un grand merci pour les fichiers pdf que je me suis hâté d'imprimer, relier et commencé à parcourir.

J'ai reçu également le cd. Encore merci.

A bientôt.

GF

R4. (9 juin 2001)

Cher ami,

Suite à nos échanges de messages de mars dernier concernant les fragments de poteries et un silex que vous aviez trouvés à La Garonne, j’ai enfin pu rencontrer mon collègue archéologue (HR, de l’Académie du Var) pour lui montrer vos photos et lui demander son avis.

Sa réponse a été instantanée (il faut dire qu’il a fait des fouilles dans la région pendant plus de 40 ans) : les fragments de poterie sont du XVIIe siècle. Quant au silex, ce n’est pas un grattoir (...), c’est une pierre à fusil du type de celles utilisées dans les fusils pendant des siècles [et elle peut donc être contemporaine des poteries du XVIIe]. On voit très bien sur l’arête de droite de nombreux points noirâtres qui correspondent aux endroits où la pierre a été percutée pour provoquer l’étincelle.

Voilà ce que j’ai pu obtenir.

A un de ces jours.

Jean-Claude Autran

Q5.

Bonsoir,

C'est très aimable de votre part d'avoir fait ces recherches. Avant hier je pensais à vous car j'étais allé par la mer voir la dalle aux empreintes de pas de dinosaures (...).

Merci et à bientôt.

GF




21 janvier 2011 : Cimetière italien de Saint-Mandrier

Q.

Cher Monsieur,

Concernant vos recherches sur le cimetière italien de Saint-Mandrier, je vous avais promis de poser la question à quelques collègues historiens de La Seyne, notamment à M. CC, qui a fait pas mal de découvertes en fouillant dans des documents anciens de de Saint-Elme et Saint-Mandrier. En fait, HR était présent à notre dernière réunion et a posé lui-même la question en rappelant le contexte de son projet d’ouvrage. Personne n’avait en mémoire de réponse concernant ce cimetière italien, mais M. CC a promis de se pencher sur la question.

Dans les archives de mon père, je n’ai rien trouvé d’intéressant, sauf une coupure de journal, Var-Matin de l’année ≈1998, sur l’histoire de la nécropole de Saint-Mandrier. Je crois pas que cela vous apprenne grand chose, mais je vous l’adresse ci-joint à tout hasard.

(...) Cordialement, à bientôt peut-être,

Jean-Claude Autran

R.

Bonjour Monsieur Autran,
 
Merci encore une fois pour votre participation à nos recherches.

Je transmets votre information à mon amie Mme JR qui éprouve toujours autant de difficultés concernant les dates relatives à la création du cimetière franco-italien.

Nous avons fouillé dans les archives de l'architecte qui a conçu la nécropole, sans rien retrouver !

J'ai par ailleurs contacté M. MO qui n'était pas à La Seyne au moment de la Libération, ses écrits sont issus de textes que nous avons énumérés.

Je vais donc contacter M. AM en me recommandant de votre part et je reste à votre disposition pour vous rendre les documents de votre père en venant à La Seyne selon votre disponibilité.
En vous remerciant pour votre aide précieuse,
 
Bien cordialement,
 
CM






8 octobre - 4 novembre 2010 : Pierres gravées sur les monts toulonnais, et dans la région

Q1a

Mr Autran

Pour le moment je délaisse un peu Sicié pour les monts toulonnais (que je pratique depuis mes 17 ans). Je vous adresse quelques photos récentes et d'autre moins,surtout axées sur les pierres gravées ; celle du vallon des Hirondelles, vu la qualité de la gravure et le nom "dit la sincérité" me fait penser à un compagnon tailleur de pierres ; mais pourquoi là ?

Si vous souhaitez plus de détails sur certaines de ces vues n'hésitez pas !

Je vous adresse également une série de photos de plantes locales que j'ai essayé d'identifier avec mes traités de botanique.mais je ne suis pas sur du résultat,aussi si vous en avez le temps pourriez vous me corriger et même nommer celles qui ne le sont pas.

Vous remerciant par avance pour votre obligeance.

JD

Inscription limitrophe des communes au Baou de 4 Ouro (1) Borne limite à Ollioules
Inscription limitrophe des communes au Baou de 4 Ouro (2) Vallon « de la grille » au Baou de 4 Ouro
Inscription au Vallon des Hirondelles (1) Inscription au Vallon des Hirondelles (2)
Inscriptions des Compagnons du Tour de France, à la Sainte-Baume Grotte du Garou, au Gros Cerveau

Q1b.

Mr Autran,
 
Mes dernières trouvailles de la matinée dans le Faron ; pour ce qui est d'AMETIS 1881, je l'avais trouvée il ya 15 ans et il m'a fallu 3 jours pour arriver a la situer ! Pour la faucille et le marteau c'est une première car je n'en avais jamais entendu parler. Qu'en pensez vous ?

Bien à vous.

JD


R1

Bonsoir,

Merci beaucoup pour toutes vos photos de pierres gravées, (...) des monts toulonnais. Très intéressant, mais beaucoup posent plus de questions qu’elles n’apportent de réponses...

Merci également pour les photos de sites (grotte du Garou), de bornes, d’animaux et de plantes.

Concernant les plantes, vos identifications de Buplèvre arborescent, de Salsepareille, de Garance, de Pistachier térébinthe, de galle du Pistachier térébinthe me paraissent exactes.

J’ai essayé de compléter les identifications des autres, dont je vous renvoie les photos avec de nouvelles légendes.

Alysson épineux (Alyssum spinosum), assez connu sur les crêtes du Baou et du Mont Caume.
Phyllaria media (Filaire à feuilles moyennes)
Autre Phyllaria media
Ononis à petites fleurs (Ononis minutissima)
Tamier commun (probablement) (Tamus communis), connu sous le nom d’Herbe aux femmes battues, et également comestible au printemps, comme les asperges sauvages, lorsque les pousses sont jeunes
Molène Bouillon blanc (Verbascum Thapsus), sur 2 photos. Je suis à peu près certain pour l’un, un peu moins sur l’autre où semble apparaître la rosette de feuilles de l’année suivante.
Vipérine commune (probablement) (Echium viperinum) : rosette de jeunes feuilles.
Rosa sp. Sans doute une espèce d’églantier, mais laquelle ? Difficile à dire sans les fleurs et les feuilles.
Le champignon me paraît être un coprin, d’une espèce pas très courante (d’après les photos sur internet, je trouve Coprinus picaceus. A vérifier.
Garance voyageuse (Rubia peregrina), en fruits.

Par contre, je ne sais pas identifier le champignon parasite du pin, ni la rosette de feuilles 83 89 du Gros Cerveau. Peut-être encore un Bouillon blanc ??

Concernant les photos de bornes, j’en ai retrouvé deux que j’ai prises ces dernières années :

Borne limite La Seyne-Ollioules, qui se trouvait autrefois près de la voie ferrée, devant la boutique proche de la sortie de la Pyrotechnie. Elle se trouve maintenant près de l’entrée du musée de Balaguier Borne limite entre La Seyne et Six-Fours, près du chemin des oratoires, près du château d’eau, pratiquement à la limite sud de le propriété du Poney Club


Voilà pour aujourd’hui.

Bien cordialement à vous,

Jean-Claude Autran

Q2. (30 octobre)

Mr Autran,

Merci d'avoir pris le temps d'identifier les photos de botanique dont j'ignorais les noms ; de même que je ne connaissais pas ces deux bornes limitrophes.

Sauriez vous identifier la photo : Botanique Siou Blanc 732 ?

(...) Concernant la pierre gravée de la faucille et du marteau,datée 1938,auriez vous une idée à ce sujet ?

A très bientôt j'espère.

JD

R2. (4 novembre)

Cher ami,

Encore merci pour cette collection de photos. (...).

Concernant la plaque gravée au Faron et datée de 1938, avec faucille et marteau, je n’ai aucune idée. C’est une époque (1935-1938) où le parti communiste avait une forte influence dans la région et on peut imaginer que des adeptes aient marqué leur présence ou leur passage plutôt par ces symboles que par un quelconque dessin. Mais je ne pense pas que ça ait pu être un repère ou cachette car en 1938, le PC était encore dans la légalité. Ce n’est que 2 ans plus tard que beaucoup entreront dans la clandestinité et auraient pu chercher refuge ou tenir des réunions en des lieux retirés qu’ils auraient ainsi marqués. Donc, non, je n’ai pas d’idée sur cette plaque gravée datée de 1938.

Concernant la photo Botanique Siou Blanc 732, à première vue, il me semble qu’il s’agit de la Morelle dite douce-amère (Solanum Dulcamara), famille des Solanacées, qui est une liane assez commune s’accrochant aux buissons. Elle est très discrète une partie de l’année car son feuillage n’a rien de bien particulier. Ensuite, elle porte des fleurs violettes et à étamines jaunes, un peu plus visibles. Et à l’automne, elle porte des fruits rouge-orangé très visibles, qui la font repérer facilement. Mais ce sont des fruits toxiques, comme le sont les fruits ou les fleurs de beaucoup de plantes de cette famille (belladone, jusquiame, morelle noire, datura, etc.).

A bientôt sans doute. Amitiés.

Jean-Claude Autran

Q10.

Mr Autran,
 
Merci de vos précisions tant en ce qui concerne la botanique que le PCF en 1938 ; étant rentré de Savoie hier soir, je ne résiste pas a vous soumettre quelques images de montagne.

Etant passé par la montagne de Lure pour le retour j'y ai découvert ND de Lure dans un site réellement exceptionnel,mais un peu tard pour la lumière d'automne;quelques kilomètres plus loin, nouvelle découvete la chapelle St Donat (trop tard pour la photo) à proximité de Peyruis mais sur la commune de Montfort 04.

Le barrage de Roselend sera entièrement vidé en février prochain pour la visite decennale;si je me sens suffisament en forme j'essayerais d'y monter en raquettes, car la route du cormet de Roselend : Beaufort/Bourg St Maurice est fermée tout l'hiver.

Les inscriptions gravées proviennent d'un ancien chalet d'alpage situé à 2000 mètres sous le Roc du Vent,le quel roc a été percé d'un tunnel en 1930 pour un projet délirant (jamais abouti) d'une route touristique Menton/Evian.

Vous trouverez des infos sur ces différents sujets avec Internet.Concernant les termes provençaux un ami du Muy me disait qu'ils étaient surnommés "Lei sacoulin" car ils portaient toujours un sac sur l'épaule ; il me parlait aussi des "Chacrun" des Arcs et des"stubas" de Vidauban,avec le mépris qu'il se doit à l'égard des "estrangers".

Vous souhaitant bonne réception et à bientôt.

JD



12-13 septembre 2010 : Livre sur Six-Fours

Q.

IL EST ENFIN SORTI

CC

Claudie CHAMBAT (six fournais.com) et Olivier THOMAS (toutsanary.fr)
Ont unis leurs efforts et leurs connaissances
Pour vous proposer cette rétrospective de la vie de Six-Fours
et des six-fournais
de 1900 A 1939
Dans la collection « la mémoire en image »
Des éditions Alan Sutton
A travers ces 128 pages, plus de 230 cartes postales anciennes et photos de famille, dont de courtes légendes décrivent la vie des six-fournais de 1900 à l'aube de la seconde guerre mondiale.
En vente au prix de 21 Euros.
Dans les librairies, à la Fnac, aux éditions Alan Sutton.
Ou contacter les auteurs :
Claudie CHAMBAT : clo23free.fr ou 04 94 34 27 90 (laisser un message)
Olivier THOMAS : olivier@toutsanary.fr
R.

Merci pour cette information.

Je vais me procurer l'ouvrage dès que possible.

Jean-Claude Autran


7-12 juillet 2010 : Pierres gravées au GEM de Saint-Mandrier

Q1.

Mr Autran,

(...) Concernant les pierres gravées que j'ai pu fixer, je vous joins quelques clichés pris au GEM St Mandrier à proximité de la chapelle des bagnards (dont j'ai des vues, si cela vous tente); toutefois la plus mystérieuse reste,pour moi,la dernière prise dans la crypte de st Michel sous terre,au bord de l'Argens.

J'ai également des images de gravures sur la tombe de l'amiral Latouche-Tréville au cimetière franco-italien de St Mandrier !

Vous souhaitant bonne réception et au plaisir de vous lire.

JD, Toulon.

R1.

Cher Monsieur,

Merci pour votre dernier message et pour votre collection de photos de ces curieuses pierres gravées.

(...) Bien cordialement à vous.

Jean-Claude Autran



 

10 juin 2010 : Photos de Monsieur Meurey

Q1.

Bonsoir,

Je sollicite votre aide dans notre recherche.

Nous sommes à  la recherche des originaux des photos de M Meurey.

Il s'agit des photos des villes de La Seyne, Six-Fours, Toulon, Bandol et Sanary en 1944 après leur libération.

Par hasard, connaissez vous l'historien qui aurait ces photos originales ?

Nous n'avons que de pâles photocopies....

Bonne soirée

OT

R1.

Bonjour,

Bien sûr, je connais un certain nombre de ces photos de M. Meurey, d'après les sites www.toutsanary.fr ou solimages.arkasdogs.com. Mais je n'ai malheureusement aucun idée de la personne qui pourrait avoir les originaux. Vraiment désolé.

Cordialement

JCA


16 mars 2010 - 29 avril 2011 : « Dolmen naturel utilisé » de La Lèque du Brusc

Q1.

Bonjour,

Tout d'abord je me permets de vous remercier pour le travail accompli sur votre site où j'ai pu trouver et puiser des renseignements précieux et tellement rares.

Je suis passionné par les sciences de la terre en général, la nature mais aussi la paléontologie, la géologie, la préhistoire. Je suis particulièrement attaché au Var et au secteur entourant Six-Fours.

Habitant Toulon, j'ai ma maison aux Playes et de la famille au Brusc. Dimanche nous avons fait la promenade de La Lèque à La Plage de La Fosse. C'était la première fois que je m'y rendais. J'ai adoré ce paysage quasi vierge avec ses pins couchés, frappés d'anémorphisme.

Je me suis rappellé qu'on m'avait parlé d'une grotte préhistorique, il y a longtemps. Sitôt rentré chez moi j'ai fait des recherches sur Internet et trouvé votre site confirmant cette découverte par Christian Cresci.

J'aimerai retrouver ce dolmen naturel , pourriez vous m'indiquer sa localisation précise ? Je l'imaginerai plutôt se trouver sur le vallon de gauche en descendant, en longeant le ruisseau au dessus de la cascade (dimanche c'était une cascade !). Là où on distingues des roches en hauteur, mais simple intuition car les lieux me semble plus abrités pour imaginer y vivre quand il y a du vent !

Merci de ce que vous pourrez faire. Je reste compréhensif en cas de refus car j'ai eu la même préoccupation (préservation) lorsque j'avais pu retrouver la dalle aux contre-empreintes de dinosaures de Portissol, à La Cride et que j'en avais informé le Musée de Sciences Naturelles à Toulon et EB, paléontologue du CNRS.

Cordialement

GF

R1.

Bonsoir,

Merci pour votre message.

J'aimerais bien vous aider à retrouver ce dolmen naturel mais je crains que son emplacement ne soit devenu assez difficile à repérer aujourd'hui.

J'ai vu le site une première fois, en 1958, donc peu après sa découverte par Christian Cresci, lors d'une sortie géologique de la Société des Sciences Naturelles. Christian Cresci était présent et nous y avait emmenés. Je l'ai revu 2-3 fois par la suite, jusqu'au début des années 70. J'ai voulu y retourner il y a quelques années, mais je n'y suis pas parvenu en raison de la végétation qui recouvre complètement le secteur.

Ce dont je me souviens c'est qu'il fallait descendre le sentier (qui figure sur les cartes de randonnées au 25.000e) menant à la plage de La Fosse. Le départ est assez escarpé et traverse une zone boisée. Lorsqu'on arrive à découvert, la pente est moins raide et on arrive à un point où le sentier domine le ravin formé par le ruisseau. Au lieu de continuer à descendre vers le rivage, il faut rebrousser chemin en remontant (environ une centaine de mètres) la rive droite du ravin. La dernière fois que j'y suis passé il y avait un départ de sentier qui semblait aller vers le secteur du dolmen, mais il se perdait très vite dans la végétation. Le dolmen était autrefois visible, comme une dalle de grès de 5-6 mètres de long, sur une légère pente de la rive droite du ravin. Mais depuis, plus de 50 ans ont passé, et la végétation a apparemment recouvert toute trace visible. La dalle est certainement encore là, mais je ne sais pas comment vous conseiller avec plus de précision pour la retrouver. Tenez-moi au courant si vous y arrivez. De mon côté, j'essayerai peut-être encore de voir si je trouve quelque chose.

Et je ne sais pas qui d'autre pourrait nous y conduire. (Il semblerait que Christian Cresci soit décédé depuis déjà assez longtemps).

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

En relisant vos explications je me demande si je ne me suis pas trompé !

Une fois descendu le sentier dans sa section la plus abrupte, on arrive sur une zone un peu plus plate qui rejoins un ruisseau. de là part une zone très boisée sur la gauche en descendant.

Sinon si on continue à descendre normalement vers la plage, juste après il y a une cascade sur la gauche et une sorte de vallée qui suis cette cascade (dessiné sur la photo jointe).

2 options donc ou tout faux et l'autre versant ?

GF

R2.

Bonjour,

Sans doute n'ai-je pas été très clair (d'autant que je n'y suis pas retourné depuis 3-4 ans et que j'ai donné ces explications de mémoire).

Mais je pense que le tracé indiqué sur la vue aérienne que vous m'avez adressée (bien que je ne sois pas très sûr des reliefs et des pentes) est assez proche de ce que je voulais expliquer.

J'ai dit qu'il fallait il faut rebrousser chemin en remontant [après avoir quitté le sentier par la gauche] (environ une centaine de mètres) la rive droite du ravin. La rive droite du ravin, c'est à dire ses pentes du côté nord. Pour le ruisseau, ce sont les pentes qui sont à sa droite en allant vers la mer.

Je suis certain qu'il ne faut pas traverser le ruisseau, il faut rester sur les pentes du côté nord du ravin et rebrousser chemin avant d'atteindre la cascade.

Mais puisque vous devez rappeler ce soir, j'essayerai de vous l'expliquer oralement.

Cordialement

Jean-Claude Autran

Q3.

Bonjour,

J'ai remonté le ravin sur son flanc gauche par rapport au ruisseau.

Je suis presque remonté jusqu'au chemin et je n'ai pas trouvé. Je suis passé où un sanglier ne serait pas passé par endroit !

J'ai fait une tentative sur le ravin plus bas entre la mine et la cascade sans succès aussi.

Je reviendrais !

Cordialement

GF

R3.

Bonsoir,

Désolé que vous n'ayez pas trouvé. C'est pourtant bien par là que je situe l'emplacement du dolmen. Mais la végétation a tellement pris le dessus que cela va certainement être difficile de le retrouver.

J'essayerai, moi aussi, d'y retourner dès que possible. Peut-être qu'en revoyant les lieux je pourrai un peu mieux situer le dolmen ?

(...) Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q4a.

Bonjour,

Merci pour les documents très intéressants. Pour le dolmen, je suis quelqu'un de tenace en général et je ne désespère pas ! J'y retournerais !

Cordialement,

GF

Q4b.

Bonsoir,

Une seconde tentative de recherche du dolmen naturel qui était mal partie !

En voulant longer une secteur pour rejoindre une zone non ratissée je trouve un trou sous mes pieds.

Après l'avoir contournée je tombe sur le dolmen il me semble (photos jointes).

Confirmation ?

Cordialement

GF

R4a.

Bonsoir,

Merci beaucoup pour votre message et vos photos.

Je n'ai qu'un souvenir très lointain du site, mais ce que vous avez trouvé ressemble beaucoup à ce qui est resté dans ma mémoire.

Evidemment, à l'époque, il n'y a avait pas d'arbres sur la dalle, ni à proximité. Mais la dalle de pierre ressemble beaucoup à ce dont je me souviens dans les années 50 ou 60. Il est dommage que les publications qui ont été faites n'aient donné que des croquis et aucune photo (du moins, à ma connaissance).

Mais est ce que le site que vous avez retrouvé aujourd'hui se situe bien dans la zone que nous avions discutée l'autre soir au téléphone, ou est-ce qu'il en est éloigné (ma mémoire m'aurait-elle trahi après autant d'années ?). Je pensais qu'il aurait été quasi introuvable à cause de la végétation. Or, il apparaît relativement bien dégagé, et même il apparaîtrait d'après vos photos qu'il ait été visité et peut-être recreusé à une période récente ?

Me permettez-vous de faire parvenir l'une de vos photos à mon ami M. Henri Ribot, archéologue et érudit de l'ouest-varois, membre de l'Académie du Var, qui a énormément prospecté dans toute la région et qui, tout compte fait, est peut-être resté (lui ou certains de ses collègues) parfaitement au courant de l'emplacement de ce dolmen. Sans doute, au vu d'une photo, pourrait-il nous confirmer de façon définitive que c'est bien le site découvert par Christian Cresci en 1955.

En pièces jointes, des photos de l'article du journal Le Petit Varois La Marseillaise du 2 janvier 1956 mentionnant la découverte du dolmen.

Cordialement, avec toutes mes félicitations pour votre ténacité.

Jean-Claude Autran

Le Petit Varois La Marseillaise, 2 janvier 1956

R4b. [Rappel de l'article paru dans les Annales de la Société des Sciences Naturelles de Toulon et du Var, N° 8, Année 1956]

Le dolmen « naturel » utilisé de la Lèque du Brusc, par Me Jean LAYET

Le Brusc, agglomération maritime dépendant de la commune de Six-Fours, dans la banlieue toulonnaise, a retenu l'attention des archéologues depuis que le Capitaine de vaisseau Fiessenger a publié, en 1898, les découvertes faites à cette époque sur le plateau de la Citadelle. Deux couches de dépôts avaient été mises à nu. La plus basse contenait des poteries grecques des III°-II° siècles avant notre ère, tandis que la plus proche de la superficie s'était révélée gallo-romaine. L'emplacement, sans aucun doute, avait été occupé par un Établissement colonial marseillais, devenu, après, la conquête romaine, port de l'itinéraire Maritime d'Antonin. Mais au sujet du nom qu'il convenait de donner à cet Établissement et à ce port, s'engagea entre archéologues une discussion qui dure encore.

Le site avait été fréquenté avant l'arrivée des Grecs. Le même Fiessenger, dans son inventaire des trouvailles, décrit en effet un matériel notablement plus ancien. Par exemple, des pierres ovoïdes, creusées d'une rainure, qui auraient pu être des marteaux primitifs ou plutôt des « maillets » ; d'autres, en forme de disques, percées d'un trou sur le bord, qui auraient pu être des poids de filets et, pour lever tous les doutes, deux petites haches en jaspe poli.

Une découverte récente vient maintenant apporter la preuve que la Citadelle du Brusc ne fut pas le seul site de son territoire occupé aux temps préhistoriques, mais qu'il y en eut d'autres aux alentours.

En septembre 1955, un élève de la classe de 4°, demeurant à La Seyne, Christian Cresci, parcourait la campagne en quête d'échantillons géologiques dont il se composait une collection. Au sud de la Lèque du Brusc, sur les pentes du ravin qui débouche sur la mer à la petite plage de la Fosse, il s'arrêta devant une énorme dalle de grès, mesurant 5 à 6 mètres de longueur sur presque autant de largeur, de trois côtés enfoncée dans la terre. Le quatrième côté, celui exposé au midi, laissait voir une mince fente de vide entre le sol et la base de la pierre. Un coup de piochon, dans le talus qui obstruait l'entrée, dégagea de l'humus une belle pointe de flèche en silex noir, que le jeune géologue eut le mérite de recueillir soigneusement. Continuant ce premier sondage, il mit au jour, sous le surplomb du rocher, d'abord le crâne presque entier d'un gros ruminant qui n'a pas encore été identifié, ensuite plusieurs débris d'ossements humains.

Conscient de l'importance de ses trouvailles, Cresci ne manqua pas d'en informer la Section d'Archéologie de la Société des Sciences Naturelles.

Le 29 janvier 1956, sous la direction de M. René Gérard représentant pour le Département du Var de M. Gagnière, Directeur de la Circonscription préhistorique, une visite eut lieu de l'emplacement, puis une tranchée atteignant en profondeur le sol naturel fut creusée devant l'ouverture de la crypte-ossuaire, afin de vérifier l'échelonnement des niveaux. Les observations ci-après ont été notées.

1° À 15 centimètres de profondeur, une mince tranche noire de cendre et de charbon révèle l'existence d'un foyer allumé à la surface d'un alignement de pierres plates.

2° À 30 centimètres, la couche à ossements humains s'étend sur toute la superficie de la cavité déblayée dont nous pouvons prendre les mesures : 3 mètres de longueur est-ouest, 1 m. 80 de largeur et 90 centimètres de hauteur moyenne.

Les os se présentent brisés et dans le plus grand désordre, ainsi qu'il est de règle dans les sépultures collectives de la région. Ils comprennent des portions de crânes, de maxillaires, de fémurs, d'humérus, de côtes, etc..., appartenant à 5 ou 6 individus, parmi lesquels une femme et au moins un enfant. Un os long, un fémur d'adulte absolument complet, muni de ses deux épiphyses, mesure 41 centimètres, longueur qui correspondrait, d'après le tableau de Manouvrier, à une taille assez modeste : 1 m. 57 pour un homme, 1 m. 53 pour une femme. Aucune poterie, aucun silex n'accompagnent ces restes. Seuls quelques cailloux de couleur, polis par la mer, de la catégorie que M. Gérard appelle « faux bijoux », et plusieurs coquilles de petites patelles rappellent un accomplissement de rite pieux.

L'ensemble repose sur un grossier caladage au-dessous duquel nous ne trouvons plus qu'un sable fin provenant de la décomposition du grès et complètement stérile.

La Planche ci-jointe montre l'état de la fouille à la fin de cette journée de travail. Le dégagement de la grande dalle sera poursuivi en direction de l'ouest, car de ce côté de la tranche pointent des extrémités d'os longs encore recouverts de terre. Une description plus complète des vestiges humains qui restent à mettre au jour et des industries, s'il s'en trouve, sera présentée par le jeune Cresci lorsqu'il aura terminé la fouille.

Comme toute découverte préhistorique, celle-ci pose ses problèmes relatifs à l'époque et au genre de vie des gens qui utilisèrent cette sépulture.

La détermination de sa place dans la chronologie s'établit assez approximativement, si l'on s'en réfère à la succession des rites sépulcraux observés dans la région. Je les ai maintes fois rappelés et encore dernièrement dans mon compte rendu des fouilles de la crypte-ossuaire de I'Hauberte. Il me suffira donc d'indiquer que la sépulture collective à ossements concassés appartient à la civilisation mégalithique, qu'elle est postérieure au Néolithique dont les tombes ont été individuelles à corps entier, et qu'elle est en général plus ancienne que le rite de l'incinération. Cette attribution est, dans le cas présent, confirmée par le choix du lieu de dépôt qui est en forme d'authentique dolmen. Cette civilisation mégalithique eut son maximum d'expansion durant le Chalcolithique, âge du Bronze Ancien, mais elle se maintint très longtemps après. De cette survivance, nous avons constaté autour de Toulon d'assez nombreux exemples parmi lesquels on peut citer l'ossuaire ci-dessous mentionné de la ferme de l'Hauberte, qui est daté de l'Âge du Fer, époque au cours de laquelle l'incinération va devenir d'usage courant.

La seule industrie du gisement, qui est la pointe de flèche perçante de silex (au bas de la Planche), taillée sur les deux faces en forme de feuille de laurier et qui, particularité à retenir, porte un peu au-dessus de la base et de chaque côté, une ébauche de cran de fixation, était encore inconnue dans le terroir toulonnais, mais elle a été signalée souvent dans les dolmens du Gard, de la Lozère et de l'Aveyron, qui appartiennent au Chalcolithique. En région toulonnaise, ce type semble avoir apparu assez tardivement et pour cette raison je suis tenté de classer le dolmen naturel du Brusc plutôt vers le début du Bronze Récent, presque au Moyen Bronze ; hypothèse provisoire et susceptible d'être modifiée dans le cas où la suite des fouilles procurerait de nouveaux éléments d'appréciation.

Le genre de vie de l'époque, sur les terres toulonnaises, était en général caractérisé par la chasse et par l'élevage, On a observé que les dolmens ont été souvent oeuvres de peuples pasteurs. Les coquillages rencontrés dans le dolmen du Brusc nous font connaÎtre en outre que ses usagers, sans être certainement des pêcheurs, pratiquaient la cueillette des fruits de mer.

A. - Tranche noire de cendre et de charbon, d'époque Indéterminée reposant sur un alignement de dalles.
B. - Couche à ossements humains.
En bas dessin de la flèche perçante, de face et de profil (grandeur réelle).
L'absence de poterie semble démontrer qu'ils étaient de plus pauvres gens que leurs contemporains du Faron, du Mont Combe et du Destel. Il est possible, que la construction d'un vrai dolmen ait dépassé les possibilités d'un petit groupe familial de civilisation sans doute encore très primitive et ne réunissant, pas une force musculaire suffisante. En présence d'un dolmen « tout fait », offert par la nature, il leur a suffi de recreuser un peu sous la grande table, de calader sommairement le sol et, probablement d'obturer l'ouverture au moyen d'un muret de pierres sèches, dont à vrai dire il n'est resté aucune trace nette, pour que dans leur intention le rite de leur époque ait été accompli. Le terroir du Brusc ne possédant pas de grotte, à ma connaissance du moins, ils ne pouvaient procéder d'autre manière.

Il n'en demeure pas moins que la découverte réalisée par Christian Cresci est de toute première importance et qu'il doive être remercié de l'avoir signalée et d'avoir permis à temps d'en opérer un scientifique contrôle.

Une période archéologique a été partiellement éclairée au moyen de nouvelles observations, mais surtout I'attention a été attirée sur cette portion maritime du littoral toulonnais jusqu'à présent peu fréquentée par les archéologues et qui se révèle à son tour zone de peuplement préhistorique.

Cette sépulture, parce qu'elle est collective, invite en effet à rechercher l'emplacement de l'habitat sédentaire dont elle fut, avec le point d'eau, peut-être l'atelier de taille et bien d'autres choses encore, l'une des habituelles dépendances. Le ravin de la Fosse, arrosé par un ruisselet et plusieurs filets de sources, mériterait pour ces raisons une méthodique prospection.

On pourrait envisager davantage - programme plus vaste, à réaliser dans l'avenir lorsque les archéologues toulonnais seront devenus plus nombreux - l'exploration de tout le territoire qui entoure le Brusc. Il s'agirait d'y noter, à partir de ce fait bien établi, la présence de sédentaires au quartier de la Lèque à l'époque du Bronze Présumé Moyen, jusqu'à cet autre fait également bien démontré, le Comptoir Phocéen de la Citadelle, daté du lIe Age du Fer, d'y noter tous les indices d'habitation humaine, d'âges intermédiaires qu'on y pourrait trouver. Il est vraisemblable en effet que cette zone littorale, intéressante pour la pêche, et, plus tard, pour le commerce maritime, à compter du premier moment où elle a été habitée, n'ait plus jamais cessé de l'être.

Q5.

Bonsoir,

Merci à vous aussi pour votre aide avec vos indications assez précises et surtout précieuses.

Je pense que je ne l'aurais jamais retrouvé sans ça où alors il m'aurait fallu ratisser tous les ravins !

Merci également pour les coupures de journaux.

Effectivement sur le dessus la dalle est invisible puisque végétation, terre et arbres la recouvre complètement.

Le site se situe bien dans la zone que vous m'aviez indiqué, mais pas exactement où je m'attendais après mon premier ratissage.

La première fois j'ai fais les abords du ruisseau du bas jusqu'en haut (ça rejoint le chemin) en faisant surtout les abords directs du ruisseau sur le versant que vous m'aviez indiqué. Ensuite j'avais fait la partie centrale de cette pente mais j'ai du renoncer à un épis rocheux visible car même avec des sécateurs la végétation était trop dense.

(...) Nous nous sommes séparés en deux au départ un peu avant l'ancienne décharge, après le départ du sentier de la plage de La Fosse. Eux ratissant à ras de l'ancienne décharge sur la partie haute et moi au départ de cette zone en cherchant à rejoindre l'épi rocheux visible par l'autre côté (espérant un passage plus facile !). Je me suis encore heurté à une épaisse végétation quasi infranchissable... mais j'avais pris en plus un coupe branche !

J'ai attaqué ma "percée" mais après quelques mètres j'ai renoncé, fait demi-tour et je suis remonté sur le chemin pensant redescendre par un cheminement intermédiare face à l'épi rocheux visible. (...). A un moment donné j'ai vu comme un trou devant moi, mon sang n'a fait qu'un tour et moi juste un demi pour me retrouver devant l'entrée !

J'ai tout de suite ressenti que j'étais au bon endroit. Concernant la dalle elle est composée d'une roche qui n'est pas du schiste mais plutôt comme les grès des oeufs d'Evenos du "sable en bloc" qui se désagrège plus ou moins facilement avec le temps. D'ailleurs quand on est dans l'abri le plafond est érodé et sur une zone à ras du sol ! Danger !

Pour mes photos je vous laisse l'usage que vous souhaitez. Je vous en adresse un autre lot compressé. Je pense que peu de gens ont dû y aller et passer devant sans savoir de quoi il s'agit. De ce côté là je me dis que le site est préservé, ne risque rien ...si personne n'en parle. A mon avis personne n'est allé y fouiller depuis la dernière fouille.

Concernant les fouilles je pense pas que d'autres ont eu lieu depuis celles de 1964 soit 45 ans. Peut-être qu'une autre fouille par des spécialistes serait intéressante ?

Maintenant que je sais y aller je peux si vous le désirez vous y amener par un passage très facile. (...) Vous pouvez me téléphoner pour convenir d'un rendez-vous en vue d'une visite... si le temps le permet !

Cordialement

GF

Q5b. (à HR)

Cher Henri,

J'ai été heureux d'assister à ta présentation samedi dernier à Saint-Mandrier. J'ai dû malheureusement m'en aller à 12 h et je ne t'ai pas revu ensuite.

J'avais à te poser la question suivante :

Un de mes correspondants internet pense avoir retrouvé le site de l'"abri naturel" ou "crypte ossuaire" qui avait été découvert en 1955 par Christian Cresci (et dont tu donnes le croquis dans ton ouvrage "Regards sur un terroir - Six-Fours-les-Plages", page 65).

Personnellement, j'avais vu ce site avec la Société des Sciences Naturelles en 1958. Je ne l'ai plus revu ensuite, je ne l'ai jamais vu représenté en photo, et, ces dernières années, lorsque j'ai voulu le retrouver, je me suis perdu dans la végétation qui semblait tout recouvrir.

Ci-joint, la photo qui en a été prise la semaine dernière.

Il me semble que ça pourrait bien correspondre à cette "crypte ossuaire", mais mon souvenir visuel est tellement ancien que je ne peux pas l'affirmer.

Est-ce que tu as eu l'occasion de revoir ce site récemment pour confirmer qu'il s'agit bien de celui découvert par Cresci ? Et sais-tu s'il a été fouillé de nouveau à une époque récente ? Mes documents mentionnent les fouilles de Maître Layet en 1956, puis par Jouglas et Courtin en 1974, mais plus rien ensuite. Pourtant, d'après la photo, il semblerait que ça a été creusé encore récemment ?

Si tu as une idée sur la question, je t'en remercie par avance.

Amitiés,

Jean-Claude Autran

R5a.

Bonsoir,

A demain, 9 heures, en espérant que la pluie ne sera pas au rendez-vous.

En attendant, voici une première réponse d'Henri Ribot à propos du dolmen :

« Il me semble que le "dolmen naturel utilisé" a bien été fouillé à une époque très récente. Je vais rechercher par qui et quand. Dès que j'ai trouvé la réponse, je te la transmets. Amitiés ». Henri Ribot.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R5b.

Bonjour,

Encore merci pour la visite de ce matin. Je n'aurais jamais trouvé tout seul. L'extension de la végétation m'a complètement piégé et m'aurait fait chercher ce dolmen vainement, à découvert, au moins cent mètres plus en aval. Mais nous avons néanmoins progressé avec la découverte de cette seconde dalle, maintenant squattée, au moins à certaines périodes de l'année.

Ci-joint, pour mémoire, le texte d'Henri Ribot, extrait de son livre Regard sur un terroir -Six-Fours", sur ce "dolmen naturel utilisé". Je pensais qu'il y faisait figurer à droite un muret en pierre sèches. En fait, non, ce n'est qu'un support rocheux de la dalle.

Concernant enfin le matériau de grès, qui n'est pas fréquent dans le massif de Sicié composé essentiellement de phyllades et quartzites, ou de grès rouges permiens, il s'agirait d'un grès éolien.

La brochure accompagnant la carte géologique de Toulon explique bien :

« Grès éoliens. OEy. (Würm). Ce sont des témoins dunaires fossiles à stratification entrecroisée, traces de racines et d'Helix. Entrecoupés de passées rose-saumon, ils passent, ainsi que les formations Fx qu'ils recouvrent localement, sous le niveau actuel de la mer. Contemporains d'une phase régressive, ces « grès » sont parfois de véritables calcarénites à Algues et Foraminifères remaniés. Situés à des altitudes variables, ils bordent le littoral (Sauviou, Saint-Elme, La Garonne) ou « fossilisent », avec les formations Fx sous-jacentes, d'anciennes plates-formes d'érosion marine à très faible hauteur au-dessus du niveau de la mer. En aucun cas, les grès ou calcarénites Oey ne représentent un niveau marin quaternaire. A la Lèque et au Cap Sicié, jusqu'à une altitude de 90 m, ces formations ont été découvertes colmatant les têtes de vallons et versants exposés ».

Par ailleurs, je vous adresse ci-joint en .pdf le seul volume des Annales de la Société des Sciences Naturelles de Toulon et du Var (N° 10, 1958), dans lequel il est question d'œufs de dinosaures (page 97). Si j'en retrouve d'autres au cours de mes prochaines numérisations, je vous les ferai parvenir aussi.

A une autre fois, peut-être.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q6a.

Je rentre à l'instant de naviguer au Brusc. Mes amis venant de Marseille on eu de la grêle sur l'autoroute !

Très heureux d'avoir pu vous amener au site.

Merci pour votre aide et vos documents joints (...).

A une prochaine fois peut-être.

Cordialement.

GF

Q6b.

Concernant le grès, j'avais trouvé ce lien : http://mglebrusc.free.fr/textes/le%20milieu/Coudouliere.html

Pour les Annales merci mais elles parlent des gisement d'œufs que je connais bien (sur Aix et Fox). Je n'ai malheureusement rien trouvé sur le synclinal du Beausset où 2 vertèbres et un fémur partiel de Tarascosorus avait été trouvé puis entreposé à l'université de Lyon. Aucun trace de l'inventeur, ni date, ni localisation de la découverte ....

Bonne soirée.

GF

Q6c.

Bonsoir,

(...) Pour la grotte de la Lèque c'était bien le dolmen ?

Cordialement

GF

R6a. (à GF)

Bonsoir,

(...) Concernant la grotte de La Lèque, je suis à peu près certain, vu sa localisation, son orientation, sa taille, sa forme, que la dalle inférieure correspond bien au "dolmen naturel" décrit en 1956. Mais l'excavation qui a été faite est considérable par rapport à ce que j'avais vu à la fin des années 50. Reste à savoir si tout cela correspond à une fouille archéologique ou si des squatters ont continué le creusement à des fins personnelles.

Cordialement,

Jean-Claude

R6b. (à HR)

Cher Henri,

Le correspondant qui pensait avoir retrouvé le "dolmen naturel" de La Lèque m'a amené sur le site. En fait, ce qu'il avait photographié correspond à une dalle sous laquelle il y a des traces de fouilles côté ouest. A mon avis, ce n'est pas la dalle que Cresci avait découverte. En effet, une dizaine de mètres plus bas, nous avons trouvé une autre dalle que j'ai cru reconnaître comme étant la bonne. Et celle-ci a été considérablement creusée, sous sa face sud (photo ci-jointe de l'entrée). Il y a même une galerie qui se poursuit sur 7 ou 8 mètres et qui renferme divers objets (sacs de couchage, chaise, gobelets, livres, etc.) comme si ce lieu était parfois squatté.

L'extérieur a été également aménagé (muret de pierres sèches, jardinet).

Je ne sais pas si une telle excavation a été faite à des fins archéologiques ou si elle n'a pas été poursuivie par des "squatters" qui viennent peut-être parfois y rechercher l'ombre et la fraîcheur ?

Amitiés.

Jean-Claude Autran


Q7. (Facebook - 27 avril 2011)

Bonjour et tout d'abord merci encore une fois pour votre site !!!

Aujourd'hui, nous avons voulu aller voir le Domen de La Lèque... et nous ne l'avons pas trouvé... Réflexe au retour : le site de Marius Autran !!! Et là, découverte sur le forum de vos échanges avec un dénommé GF. Autant dire notre intérêt à lire tout ça même si hélas, au bout du compte, nous risquions d'y retourner avec autant de "succès"... Pourriez-vous nous aider par des indications plus précises ?
Merci par avance.

Détail amusant, l'article du Petit Varois signé par Pierre Caminade est daté du jour de naissance de ma femme RB, fille d'EB comme vous le savez puisque nous avions échangé sur la dénomination de notre impasse qui porte maintenant son nom.

AT

R7.

Cher ami,

Merci pour votre message. Je ne sais pas si, par écrit, je vais pouvoir vous donner toutes les précisions que vous souhaiteriez car (si j’y suis passé plusieurs fois en cherchant des asperges) je n’ai jamais pris la peine de mesurer exactement la distance à parcourir, ni l’altitude, et encore moins les coordonnées GPS du site.

Je pense que la petite carte (avec les tracés rouges) copiée de Google Earth qui est donnée au début des échanges que vous avez trouvés sur mon site (http://jcautran.free.fr/forum/communes_voisines.html#20) devrait suffire pour atteindre le dolmen.

Venant de La Lèque, on doit quitter le « sentier du littoral » (juste après la barrière qui le ferme) et descendre par le chemin (extrêmement dégradé) qui mène à la plage de la Fosse. On descend sur (environ) 200 mètres en enjambant les ornières comme on peut et à un moment (mais je n’ai pas de repère précis), on reprend à gauche (environ 150° à gauche, donc en revenant presque sur ses pas) une sorte de passage dans le sous-bois et on le continue presque horizontalement sur une centaine de mètres. On doit être alors à peu près en direction de l’Est et on a, à sa droite, un tombant rocheux que l’on longe. A un moment, on aperçoit au bord de ce sentier, sur la gauche, une sorte de cuvette qui a été placée comme abreuvoir pour les oiseaux. Le dolmen est alors à moins de 20 mètres plus loin, toujours dans la même direction et au bord du tombant rocheux.

Je vous renvoie une autre carte copiée de Google Earth sur laquelle j’ai essayé de pointer le dolmen à l’endroit où je pense qu’il est (les zones sablonneuses visibles sur la carte doivent correspondre aux déblais du creusement qui a été fait il y a un certain nombre d’années sous la dalle).

Une fois que vous l’aurez trouvé, vous verrez qu’on est finalement assez près du « sentier du littoral » et qu’on peut aussi atteindre le dolmen facilement par ce côté, mais il n’y a guère de repères possibles par là et on l’atteint toujours plus ou moins au pifomètre au milieu du sous-bois.

J’espère que vous allez trouver. Sinon, un jour, je pourrai vous y accompagner avec plaisir. Bonne chance. Amitiés.

Jean-Claude Autran



Q8a.

Cher Jean-Claude,

Voilà des informations précieuses qui devraient nous permettre de retourner sur les lieux -dès que possible- avec, ce coup-ci, plus de chances de succès !!!

Nous savons tous combien est grande la fragilité de toutes ces richesses de notre patrimoine (...). Depuis, nous sommes allés visiter le site de Saint-Estève, la grotte de la Béate, les grottes du haut de Saint-Martin dans le Destel...

Nous ne sommes que des néophytes en la matière mais nous sommes fascinés par tous ces trésors si près de nous géographiquement et si lointains dans le temps...

Nous faisons de petites promenades et nous mettons les topos sur notre site de randonnées : http://www.facebook.com/l/b8874XVQKZcKJhjZloM2Y6mj9bA/art.photographies.free.fr

Pour finir, j'ai bien noté votre proposition de nous accompagner au cas où... Merci encore pour tout !!!

AT

Q8b.

Cher Jean-Claude,

Ca y est !!! Grâce à vos précieuses informations, nous avons trouvé les deux lieux évoqués dont un doit bien être le "Dolmen de la Lèque". Celui du dessous semble "aménagé", petits murets, plantations... Est-ce celui-là ???

http://www.facebook.com/l/a7d11pErshmMNwRhfmxNkiuUzkA/https%3A%2F%2Fpicasaweb.google.com%2Fart.photographies%2FDolmenLeque10052011%3Ffeat%3Ddirectlink

En vous remerciant à nouveau pour tout le travail que vous effectuez et votre amabilité pour aider les autres.

A bientôt

ART

Q8c.

En plus de Facebook, j'utilise la messagerie pour vous préciser par où nous sommes passés.

A une centaine de mètres de la barrière et donc quelques mètres après le sentier qui descend à la plage de la Fosse, au premier grand chêne sous lequel on est descendus, il y a une esquisse de sentier qui descend sur une vingtaine de mètres puis, on a tourné sur la droite et marché environ 50 mètres.

Il semble que des gens doivent y passer car c'est relativement "tracé"...

Le premier "abri" est très bas de plafond alors que celui immédiatement en-dessous permet que l'on s'y tienne debout.

Apparemment, des gens y viennent et l'entretiennent (murets, plantations...).

Nous sommes très contents d'avoir pu bénéficier de vos conseils qui nous ont redonné l'envie d'y retourner !!!

A un de ces jours peut-être et en tout cas par internet !!!

ART

R8.

Cher André,

Je suis heureux que vous ayez trouvé ce fameux dolmen. J’ai bien vu toutes vos photos sur picasaweb.

J’avais parlé de ce dolmen à Henri Ribot pour savoir à quelle(s) époque(s) il avait fait l’objet de fouilles approfondies (car, dans mes souvenirs d’adolescent, les premières fouilles ne dépassaient pas quelques décimètres, alors qu’aujourd’hui c’est une véritable caverne qui se présente au visiteur). Mais Henri Ribot n’a pas retrouvé la date des dernières fouilles.

Entre temps, j’ai retrouvé une photo du site dans le premier numéro des Cahiers Seynois de la Mémoire (coordonnés par Marc Quiviger). Ce premier numéro date de 1994 et il montre une photo de la grotte, assez proche de l’aspect actuel, sauf le muret de droite et les plantations). Je vous adresse ci-joint les premières pages du document, où il est question de ce dolmen [“grotte sépulcrale à deux niveaux” - qui correspondent peut-être aux deux dalles que vous avez photographiées]. Le creusement de la caverne est donc certainement antérieur à 1994, mais le muret est postérieur.

A bientôt peut-être, à l’occasion d’une nouvelle recherche de vestige historique.

Amitiés,

Jean-Claude Autran


Q9.

Merci -encore- pour vos si riches informations !!!

(...) A très bientôt, j'espère, pour de nouveaux échanges si bénéfiques pour nous !!!

ART

http://art.photographies.free.fr/images/photos/rando-janas-montjoie-14-05-2011/rando-janas-montjoie-14-05-2011.html

 

10-19 août 2009 : Le village de Lagoubran

Q.

Bonjour,

Tout d'abord je viens vous dire que votre site est fabuleux. Voilà une mine de renseignements et d'archives qui nous permettent de retrouver les fastes et merveilles de votre région Seynoise au-delà des ans. Je ne me lasse pas de parcourir les textes accompagnés de clichés magnifiques. Je ne me doutais de ce passé pas en allant sur les plages de Sanary (ancien nom San Nari) qui veut dire aussi "Sans sable" en provençale ??

Comment ces biens ont-ils disparus ? Comment est-ce possible ? Quel gâchis !

Merci à l'armée allemande du Reich d'avoir saccagé ces merveilles !!! Le nom de vandales, n'est pas usurppé !!

J'ai vécu à Toulon durant mon adolescence et jusqu'à 20 ans, âge auquel je quittais ma chère Provence.

C'est dans le Quartier Bon-Rencontre dans les immeubles Missiessy, à l'Ouest de Toulon, que je passais mon enfance, dans les pinèdes qui entourent la Porte MALBOUSQUET, et les douves construites par VAUBAN, lesquelles ceinturaient l'ancienne citée.

Il y avait notamment à ces endroits, un stand de tir fréquenté par les fusiliers Marins (dont l'avenue porte le nom), et la Police qui venaient s'entraîner au tir.

Je me souviens qu'alors, nous avions pour habitude de jouer dans le haut de la pinède où se trouvait des ruines, et immédiatement autour, un petit cimetière ou peut-être , les sépultures des habitants de ces ruines.

D'ailleurs, quand j'étais enfant, on incinérait juste à côté, les déchets ménagers à l'air libre ce qui provoquait parfois, les jours de mistral durant l'été, des incendies dans la pinède de Lagoubran (été 1961 par ex).

Au bas de cette colline , au pied d'une petite falaise il y avait un ferrailleur nommé Braco ou Bracco je crois.....puis juste en dessous, une vigne qui donnait un fabuleux raisin noir.

Dans la pinède plus bas, à la suite de cette vigne, il y avait aussi au début des annés 60 un restaurant bar dans lequel s'arrêtait de nombreux "Matafs". Puis avec la construction de l'autoroute Toulon-Marseille, dans les années 66/68 ce restaurant a disparu...........

Auries-vous des documents ?

Enfin, le site de Lagoubran fut modernisé bien plus tard et un refuge d'animaux s'y installa.

Mais qu'elle est l'histoire de ces ruines en haut de la pinéde ? S'agit-il des vestiges du village de Lagoubran détruit par la catastrophe de 1899 ?

Ces ruines, je le rappelle étaient situées en haut de la colline qui surplombe la Porte MALBOUSQUET.Pour s'y rendre, il suffit d'emprunter l'avenue des fusilliers Marins depuis le Rdt Point de Bon-Rencontre puis juste avant la Porte Malbousquet, de monter à droite en haut de cette colline (il y les vestiges d'un puit à flanc de coteaux). On arrive alors à ces ruines, proche du refuge d'animaux et plus bas derrière, sur l'emplacement de l'usine de traitement des déchets.

Je m'en remet à votre expertise et j'attends avec impatience vos lumières sur ce qui précède.

Cordialement et encore merci

JPN

R.

Bonjour,

Merci pour votre message et vos commentaires sur mon site internet.

Vous avez de nombreux souvenirs sur les quartiers Bon Rencontre et Lagoubran. Mais je ne peux guère répondre à vos questions n'ayant pas personnellement vécu dans ces quartiers, et mon père, ayant seulement écrit sur l'histoire de la ville de La Seyne, n'a pas laissé d'archives concernant les quartiers ouest de Toulon.

Je ne peux pas du tout vous éclairer sur la pinède, le restaurant, le ferrailleur, les ruines, etc. dont vous vous souvenez, mais que je n'ai pas connus.

Les seuls documents qui touchent un peu votre quartier, notamment l'explosion de la poudrière de Lagoubran dans la nuit du 4 au 5 mars 1899, je les ai trouvés sur internet, par exemple :

- sur le site de Cuverville : http://www.cuverville.org/article1020.html
- sur le site de René Merle : http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-rene-merle-lagoubran-nouvelle-85478516.html
- dans une conférence sur le quartier de la gare de La Seyne, qui parle un peu de Lagoubran : http://www.histpat-laseyne.net/col2005/2005Darre-2.shtml
- sur mon site internet : http://jcautran.free.fr/forum/communes_voisines.html#1

Je n'ai rien de plus précis, même dans les quelques ouvrages que je possède sur Toulon. Il faudrait sans doute aller consulter les archives de la Société des Amis du Vieux Toulon, mais apparemment vous n'habitez plus la région.

Un dernier commentaire concernant l'origine du nom de Sanary. A ma connaissance, ce nom date de 1890. Auparavant, le village s'appelait Saint-Nazaire (nom d'un martyr chrétien qui périt sous Néron), en provençal San Nazari, devenu San Nari et, finalement, Sanary en 1890.

Si je trouve à l'occasion quelques autres informations sur les quartiers ouest de Toulon, notamment le village de Lagoubran, je ne manquerai pas de fous les faire suivre.

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

20 juillet 2009 - 8 janvier 2010 : Maison de style oriental à Sanary

Q1.

Bonjour Monsieur,

Je vous contacte suite à la decouverte de votre site internet, passionant, sur l'histoire de Michel Pacha et de Tamaris.

Je suis moi-même passionné d'histoire et j'habite en famille au Vietnam a Saigon.

Connaissant depuis bien longtemps la region de la Seyne (mes grand-parents avaient une maison a Saint-Mandrier) nous avons achete avec mon épouse une maison de type orientaliste a Sanary, 240 avenue de la resistance , La Cinghalaise , l'annee derniere.

Je ne retrouve pas d'information concernant cette maison, qui date bien de la fin du 19e et qui a appartenu a un capitaine au long cours. Il semble que ce soit la seule maison de ce type a Sanary . Elle n'est repertoriee dans aucun blog ou site internet .

Pouvez-vous m'aider a retrouver des informations concernant cette maison et savez-vous si des maisons de type oriental comme il y en avait à Tamaris ont pu être construites a Sanary même ?

En vous remerciant par avance pour votre temps et votre savoir,

Tres Cordialement,

EL

R1.

Bonjour Monsieur,

Toutes mes excuses pour le retard à répondre à votre message, dû à mon absence ces derniers jours.

Je crains malheureusement de ne pas avoir beaucoup d'élément de réponse à votre question concernant votre maison La Cinghalaise à Sanary.

On sait que Michel Pacha est né en 1819 à Saint-Nazaire (devenu Sanary en 1891), qu'il y achète une propriété au quartier Pierredon en 1864, qu'il est élu une première fois maire de Saint-Nazaire en 1865 (à 46 ans) et qu'il assume ce mandat pendant 7 ans. Beaucoup plus tard (1892), il est encore élu maire, mais il démissionnera au bout de 2 ans (1894).

A ma connaissance, à l'époque de sa présence à Sanary, et pendant son premier mandat de maire, Michel Pacha (hormis ses résidences personnelles successives, d'abord brièvement aux Pierredons, puis sur des terres gagnées sur la mer, actuel boulevard Courbet) va surtout initier la construction de bâtiments et d'équipements publics : port, quais, ponts, fontaines, lavoirs, statues, etc. Mais je n'ai pas lu qu'il ait, à l'époque, fait construire de villas privées, ni qu'il ait encore introduit de style oriental à Sanary.

Pendant son second mandat de maire, il réside alors déjà à Tamaris, mais il se fait édifier une maison dans le style "Pacha" accolée à l'église qu'il vient de faire reconstruire. Au cours de ce second mandat, il rêve aussi d'un destin touristique pour Sanary. Il lance ainsi le projet d'un Grand Hôtel, de la villa Micheline (1894) sur des terres gagnées sur la mer, tranformée par la suite en casino, puis reconvertie en hospice, en école, et plus récemment en logements. Il est possible que d'autres villas ait été construites à cette époque dans un style oriental, mais je n'ai pas trouvé de document qui puisse l'attester. D'autant que ce second mandat est très bref, puisque Michel Pacha démissionne en 1894 à la suite d'un conflit entre pêcheurs qu'il n'a pas pu régler à l'avantage des Sanaryens, et certainement aussi à la suite de l'assassinat de son épouse au cimetière de Sanary en 1893. L'œuvre architecturale initiée par Michel Pacha à cette époque dut forcément être limitée.

Dans la thèse d'architecture de Mme Nathalie Bertrand, consacrée à Tamaris du temps de Michel Pacha, on trouve une liste des œuvres de Paul Page, l'architecte "orientaliste" préféré de Michel Pacha. Concernant Sanary, il n'y est mentionné que : l'église, le fronton de l'hôtel de ville et le tombeau de Michel Pacha. Aucune villa ou immeuble construit par Paul page n'est cité à Sanary.

Je ne peux donc pas apporter de réponse bien concrète à votre question. Mais peut-être pourriez-vous entrer en contact directement avec Mme Nathalie Bertrand, actuellement professeure à l'Université d'Aix-en-Provence (...).

Je reste également à votre disposition pour essayer de toute autre question touchant à Michel Pacha ou l'histoire locale de La Seyne-sur-Mer.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2. (5 janvier 2010)

Cher Jean-Claude,

Tout d'abord je vous souhaite une belle et heureuse année 2010, ainsi qu'à tous vos proches.

Je suis allée sur votre site, avec toujours autant de plaisir, et j'ai lu un message d'un monsieur à propos de sa maison "La cingahalaise" à Sanary. Vous serait-il possible de me mettre en contact avec cet personne si vous avez ses coordonnées ?

Ce message est également l'occasion de vous communiquer ma nouvelle adresse.

Avec mes remerciements et mes cordiales salutations,

A bientôt j'espère,

NB

R2a.

Bonjour Nathalie,

Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas rencontrée. Je suis donc très heureux d'avoir de vos nouvelles.

Merci pour vos bons vœux. Recevez, en retour, tous mes souhaits pour 2010, le bonheur familial, la poursuite de votre réussite professionnelle, le succès dans tous vos projets, mais, avant tout, la santé car, avec la santé, tout le reste suit...

Le message concernant la maison "La cingahalaise" à Sanary venait de Monsieur EL, dont l'adresse électronique est (...). Si vous pouvez le renseigner, merci par avance.

A bientôt, j'espère aussi.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R2b.

Bonjour Nathalie,

Il y a 3 jours, j'ai répondu (à votre nouvelle adresse e-mail (...)) à votre message du 2 janvier concernant la maison "La cinghalaise" à Sanary. (Copie de mon message ci-dessous).

Ce matin seulement, j'ai reçu un message d'erreur (Undelivered Mail Returned to Sender) comme quoi ce message n'était pas passé. Pourriez-vous, je vous prie me dire si vous l'avez bien reçu (auquel cas ce ne serait qu'un "bug" de ma messagerie).

Je fais également un autre essai avec votre ancienne adresse au cas où celle-ci serait encore active.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R3.

Cher Jean-Claude,

Message reçu. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé il y a trois jours, mais il est vrai que ma ligne internet et téléphone neuf ne fonctionne pas à la perfection. Aujourd'hui en panne toute l'après-midi. En tout cas merci pour les coordonnées du propriétaire de cette maison. Je me permettrai de le contacter de votre part.

Bien cordialement,

NB 


 

29 septembre - 3 octobre 2008 : Réhabilitation du soldat Odde, de Six-Fours

Q.

Bonsoir,

Lors d'une semaine passée à Grenoble (...) j'ai recherché ODDE sur internet.

Mon grand-père s'est impliqué dans la réhabilitation du soldat Odde de Six-fours.

J'ai trouvé l'adresse de M. Mistre qui fait des recherches et je dois lui faire parvenir les documents en ma possession.

Désirez-vous recevoir ces documents ainsi que d'autres sur cette période politique de La Seyne ?

Je me tiens à votre disposition

Cordialement

LJ

R.

Bonjour,

Merci pour votre message.

Je connaissais un peu l'histoire du soldat Odde, mais je suis très intéressé de recevoir, si vous le voulez bien, les documents en votre possession. C'est certainement une histoire qui ne doit pas être oubliée et qu'il faut faire connaître.

Les autres documents sur cette période politique à La Seyne m'intéressent aussi. Je vous en remercie beaucoup par avance. (...).

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

24 juin - 17 juillet 2008 : La Coudourière ou La Coudoulière ?

Q1.

Bonjour Jean-Claude,

Faisant quelques recherches sur le site qui est pour moi LA référence, je vous signale (...).

Mais ce n'est pas pour cela que je vous adresse ce message ; j'ai ajouté sur mon site (qui n'est plus http://perso.wanadoo.fr/mezanimo mais http://solimages.arkasdogs.com/Six-Fours-La-Seyne/Accueil/index.htm) un petit texte sur la page Provençal, qui concerne Six-Fours.

Peut-être avez vous une réponse ou bien pourriez vous l'ajouter sur votre forum ? Je n'arrive pas à me faire à l'idée que les noms changent ou disparaissent.

"La Coudourière ou La Coudoulière
Lorsque j'étais à l'école primaire, il s'agissait de l'école de la Coudourière !
Je me souviens très bien que nous inscrivions notre nom, la classe et le nom de l'école sur la première page de tous nos cahiers, hélas, je ne les ai plus !
Depuis plusieurs années, le quartier est devenu la Coudoulière...
Certaines personnes m'affirment que le nom provient des galets de la plage, les coudoules. Personnellement, je n'ai jamais vu de galets sur cette plage.
Sur celle de Saint-Mandrier par contre , qui porte le nom de Plage de la Coudoulière, c'est exact, on ne peut les rater !
Je viens d'avoir une deuxième explication me semblant assez plausible, par un ami (merci Noël) qui possède un ancien livre de grammaire dont je cite le passage :
- r : prononcer ère ou èro. Entre deux voyelles, il est lingual mais n'entraîne qu'une seule vibration de la langue. Sa prononciation correcte est difficile.
Alors, galets ou difficulté à bien prononcer un R légèrement "roulé" et qui se serait transformé peu à peu en L.
Je trouve regrettable ce changement, et vous, avez-vous une idée ?
Par avance merci. "

Dans tous les cas, merci de continuer à faire vivre ce site. Si j'ai été une élève de Madame Autran, je n'ai jamais eu le plaisir de rencontrer Monsieur Autran, pourtant j'ai l'impression, à parcourir ces différentes pages, de l'avoir toujours connu.

Bien cordialement

SA

R.

Bonjour,

(...) Concernant "La Coudourière" ou "La Coudoulière", la question est intéressante.

Il semble que sur les plus anciennes cartes, il figure généralement le nom de La Coudourière (cadastre napoléonien (*), carte géologique de 1924, carte au 1/20 000e de 1933, cartes au 1/50 000 de 1935 et de 1958, carte géologique de 1969, etc.) : voir ci-joint. De même, l'histoire de Six-Fours de François Jouglas (1963) parle de La Coudourière et de l'école de La Coudourière (1936). Mais il me semble aussi que, dans les années 50, des personnes âgées prononçaient coudoulière.

(*) http://www.archives.var.fr/arkotheque/plans_cadastraux/fond_pyramidal_visu_img.php?id_ark_type_fond=26&ref_id=2150

Toutefois, sur la carte de Cassini de Six-Fours de 1750 (ci-joint également), on semble lire Coudoulière à l'intérieur des terres, mais je ne suis pas certain d'avoir bien pu lire le nom de la plage elle-même.

Par contre, sur les cartes et plans plus récents de Six-Fours (ci-joint, la carte au 1/25 000e de 1997, carte Michelin de 1999), il semble que ce soit toujours le terme La Coudoulière qui soit maintenant utilisé.

Ces changements retenus par les cartographes pourraient tenir au fait que les deux prononciations (l et r mouillé intervocalique) sont voisines en provençal, et aussi que les deux graphies sont admises par Frédéric Mistral dans Lou Tresor dóu Felibrige, selon les régions :

COUDOULIERO, COUDOULIÈIRO (Languedoc), COUDOURIERO (Marseille). s.f. Lieu plein de cailloux roulés, plage de galets.
COUDOULOUS, COUDOUROUS. adj. Caillouteux.
COUDOULET, COUDELET (Rhône), COUDOURET (Marseille) [bas latin codoletus]. s.m. Petit caillou, galet ; pomme de pin resserrée par l'humidité.

Egalement, d'après le livre de Fénié (Toponymie provençale), COUDOUX (Bouches-du-Rhône) est le pluriel de l'occitan còdol, « caillou, galet », qu'on retrouve dans le Gard ou l'Hérault (Codolet, Coudoulet, Coudouloux,)

Quelle que soit la graphie, on semblerait donc plutôt ramené à l'idée de galets ou de cailloux roulés pour expliquer l'origine du nom, sans rapport avec le coude (provençal couide) ou avec la montagne du Coudon, ainsi nommée par les Grecs en souvenir de Cydon (gr. Kudwn).

Mais alors, quid des galets sur la plage de la Coudoulière/Coudourière ? On en trouve évidemment des quantités sur la plage de Saint-Mandrier (que les cartographes orthographiaient Coudoulière sur les anciennes cartes où c'était Coudourière côté Six-Fours !). Et il y a aujourd'hui peu de galets sur cette dernière. Mais n'a-t-on pas effectué de gros apports de sable côté nord de la jetée ? Car il me semblait qu'autrefois (c'est là que j'ai appris à nager !) cette plage avait beaucoup plus de graviers qu'aujourd'hui et qu'en s'avançant dans la mer on sentait assez vite de grosses pierres sous les pieds. Peut-être aussi que, l'appellation étant antérieure à la construction du port (voir cadastre napoléonien), y a-t-il eu de gros galets très anciennement, et que la modification des courants côtiers provoquée par la jetée ait pu les faire disparaître ou les enfouir sous du sable ?

Reste un petit bémol dans cette explication par l'idée de galets ou de cailloux roulés, c'est que le mot Coudourière, ou Coudoulière, sur les plus anciennes cartes a été écrit à l'intérieur des terres, au nord de l'ancienne carrière d'extraction de l'argile de la tuilerie. Ce n'est que par la suite que le terme semble avoir été appliqué à la plage. Alors ?

Je ne peux pas vous en dire plus. Je vous laisse (ainsi que les internautes qui trouveront cette discussion dans le forum de mon site) méditer sur la question... On pourra en reparler.

A bientôt peut-être. Cordialement,

Jean-Claude Autran

Carte de Cassini (1750)
Cadastre napoléonien
Carte au 1/20 000e (1933)
Carte au 1/25 000e (1997)

Q2.

Bonjour,

Je vous remercie d'avoir posté mon message sur votre forum et surtout pour les explications fournies.

Effectivement, des apports de sable ont sans doute été faits sur nos plages pour les rendre plus accueillantes.

J'ai aussi fréquenté assidument cette plage durant les années 50/60 et peut-être je n'étais pas assez téméraire pour m'éloigner beaucoup du bord et découvrir des galets !

Je retiens aussi l'explication "COUDOURET (Marseille) [bas latin codoletus]. s.m. Petit caillou, galet ; pomme de pin resserrée par l'humidité." le quartier étant à l'époque principalement couvert de pins, l'histoire de la pomme de pin me plaît beaucoup.

Cordialement.

SA


 

29 avril - 13 mai 2008 : Archives sur Félix Mayol

Q.

Monsieur AUTRAN,

Je viens de consulter le site de votre papa et pris connaissance de ses œuvres. J'y ai trouvé les paroles d'une chanson de Félix Mayol.

Dans le cadre du centenaire du Rugby Club Toulonnais, nous souhaitons réaliser un documentaire sur ce chanteur français qui a fait don du stade au RCT. Ce documentaire sera projeté lors d'une exposition au Palais des Arts à Toulon.

Pourriez vous m'indiquer si vous possédez des archives sur Félix Mayol (biographie, affiches, anectodes....) ? Et dans quelle mesure nous pouvons y avoir accès.

Je vous remercie par avance.

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sincères salutations.

LB

R.

Bonsoir,

Pardon pour le retard à vous répondre.

Je ne possède malheureusement pas d'archive particulière sur Félix Mayol.

Le seul texte que j'ai, avec une photo, est extrait du livre sur Toulon de Yvan MESCHI : Toulon "Et nul soleil ailleurs" (1994). Je vous en adresse ci-joint les 7 pages scannées de ce texte sur Félix Mayol (mais que vous avez peut-être déjà ?).

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

10-13 septembre 2007 : Recherche d'une école de Bandol

Q.

Bonjour,

Je recherche le nom d'une école Catholique à Bandol dans les années 1920, ma mère Louise Giraud  la fréquentée en 1928.

Je fais cette recherche dans un but généalogique.

J'ai deux photos, mais aucun nom d'école.

Cordiales Salutations.

MV

R.

Bonjour,

Je n'ai malheureusement pas de compétence particulière sur l'histoire de Bandol. Mon père, Marius Autran (1910-2007) a beaucoup écrit sur l'histoire de La Seyne mais n'était pas spécialiste de Bandol. Après réception de votre message, j'ai cherché dans ses archives, mais je ne sais rien et je n'ai rien trouvé concernant 'école catholique dont vous parlez ; je n'ai rien trouvé non plus sur internet.

Je pense qu'il vous faut trouver un spécialiste de l'histoire de Bandol. Essayez d'envoyer un message sur le site de la ville :

http://www.bandol.org/. Sans doute ont-ils un spécialiste de l'histoire de leur commune.

Voyez aussi si vous pouvez trouver les livres écrits sur l'histoire de Bandol. Peut-être mentionnent-ils l'histoire de cette école :

Histoire de Bandol
Auteur : Octave Tessier
Format 14 X 20. 104 pages.
http://www.genealogie.com/var-83/livres-historiques-communes-830000-ville-village.html
 
Bandol. Deux siècles d'histoire (1585-1790),
Auteur : Lucien Grillon
Presses de Saint-Lambert, Bandol, 1987
337 pages

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

15-23 août 2007 : Histoire du château d'Ollioules qui abrite la CRS N° 59

Qa.

Mr AUTRAN bonjour, je me permet de vous contacter car ayant une connaissance parfaite de la région de la seyne sur mer, arriverez vous a m'aider ou me diriger..!!

Voila, je suis ancien CRS de Cie N°59 a Ollioules le chateau qui abrite cette compagnie a été la demeure de l'Amiral Marguerite, et de sa famille, a l'arriere du chateau se trouve la pinede avec l'emplacement du tombeau de l'amiral.ainsi que des emplacement prevu pour des canons date de fabrication 1874...??

Je ne trouve aucune documentation sur internet concernant ce domaine ...

Pourriez vous m'aider dans mes recherches

Je vous prie d'agréer mes salutations distinguées

FE

Qb.

Bonsoir, je m'excuse de vous ecrire à nouveau un mail mais avez vous recu mon 1 er message au sujet du domaine situé impasse Marguerite à ollioules ou est implanté la CRS N° 59.

Pour d'autres renseignements contactez moi au 06.67.30.85.09.

Cordialement

FE

R.

Bonjour,

Je n'ai malheureusement pas de compétence particulière sur l'histoire d'Ollioules. Mon père, Marius Autran (1910-2007) a beaucoup écrit sur l'histoire de La Seyne mais n'était pas spécialiste d'Ollioules. Depuis votre premier message, j'ai cherché dans ses archives, mais je ne sais rien et je n'ai rien trouvé concernant le château dont vous parlez qui abrite la Cie de CR5 59 ; je ne sais rien non plus sur l'Amiral Marguerite ; je n'ai rien trouvé non plus sur internet.

Je pense qu'il vous faut trouver un spécialiste de l'histoire d'Ollioules. Essayez d'envoyer un message sur le site de la ville : http://www.ollioules.com/mairie/. Sans doute ont-ils un spécialiste de l'histoire de leur commune.

Voyez aussi si vous pouvez trouver les livres écrits sur l'histoire d'Ollioules. Peut-être mentionnent-ils l'histoire de ce château et de ses canons :

- Histoire d'Ollioules, par Eugène Castellan (1937).
- Chroniques et histoire d'Ollioules, par Gaston Beltrame (1976).

Désolé de ne pas savoir vous aider davantage.

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

3-6 avril 2007 : Chanson sur Six-Fours (Lou vieil Siès-Fours)

Q.

Bonjour,

Cette fois c'est moi qui cherche les paroles d'une chanson, peut-être la connaissez-vous, bien qu'elle concerne Six-Fours et non La Seyne.

Il s'agit de Lou vieil Siès-Fours.

Le début doit être :

Quand l'astro majourau
que lou pounen embraso
mete son frount de braso
montas au vieil Siès-Fours.......

Merci infiniment par avance pour tout renseignement.

SA

R.

Bonjour,

Non, je suis désolé, je ne connais pas du tout les paroles de cette chanson et je n'ai pas de vieux Six-Fournais encore vivant dans ma famille ou mes amis qui pourrait me renseigner.

Peut-être pourriez-vous poser la question sur le site : http://six-fournais.com/ qui est « Dédié à la ville de Six-Fours, du Var en Provence, aux Six-fournais de souche, de coeur ou d'adoption, à l'histoire de notre cité, de ses quartiers, de ses familles et de ses habitants ».

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

3-6 janvier 2007 : Plan de l'oppidum La Courtine, à Ollioules

Q1.

Monsieur,

Tout d'abord tous mes vœux pour cette nouvelle année.

Je me rends la semaine prochaine dans le Var et vais aller visiter l'oppidum de La Courtine. Je voulais savoir s'il existe des publications plus récentes que les articles des années 50' que vous mentionnez dans le site de La Seyne.

Je cherche en particulier un plan du site.

Je vous remercie à l'avance pour votre répônse.

Veuillez agréeer, Monseir, mes cordiales salutations.

SL

R.

Bonjour,

Il y a eu en effet beaucoup de publications sur la Courtine d'Ollioules dans les années 50 avec les travaux de Maître Jean Layet (de la Société des Sciences Naturelles et d'Archéologie de Toulon et du Var). Ce secteur a été ensuite délaissé pendant quelques années, et les fouilles ont repris dans les années 80 sous la direction de M. Henri Ribot.

Je connais ainsi (pour avoir numérisé les Annales de la Société des Sciences Naturelles de cette époque) quelques autres publications sur l'oppidum.

Vous trouverez en fichier Word ci-joint le fascicule N° 41-2 (année 1989) des Annales de la SSNATV qui contient un article de M. Henri Ribot, qui fait le point (page 90) de ses derniers travaux sur l'oppidum, avec un plan du site. [Naturellement, ce texte est le propriété de la SSNATV et de M. Ribot et ne doit pas être reproduit sans autorisation].

C'est le texte le plus récent que je possède - sous forme numérisée. Il est possible qu'il y en ait d'autres dans des Annales plus récentes, que je peux rechercher si vous souhaitez davantage d'information. Mais comme apparemment votre voyage est très proche, je n'ai pas eu le temps de faire des recherches plus approfondies.

Ceci dit, je ne sais pas (il y a longtemps que je n'y suis pas allé) si l'oppidum est ouvert au public ou si son accès est limité aux membres de Sociétés Archéologiques sous certaines conditions ?

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Monsieur,

Je vous remercie vivement pour votre réponse. Les amis avec qui je compte faire la visite, des marcheurs, doivent prendre les contacts nécessaires pour la visite.

Les informations que vous avez eu la gentillesse de me communiquer sont destinées à un usage strictement privé, ma curiosité personnelle, et donc je m'engage à ne rien publier bien entendu.

J'ai déjà eu l'occasion de visiter quelques oppida lors de randonnées, et je suis toujours ravie de pouvoir effectuer des comparaisons.

Merci encore pour votre aide, le plan va bien m'aider à me répérer !

Cordialement

SL


 

13 décembre 2005 - 26 octobre 2010 : Plan Monumental de la ville de Toulon

Q1.

Peu de temps après ma réponse à votre aimable message, je me suis souvenu que j'avais un exemplaire d'une gravure qui, si vous ne la connaissez pas, ce qui m'étonnerais d'un fin connaisseur du pays moco, dont je m'honore d'être issu, vous fera sûrement passer un bon moment.

Il s'agit d'une gravure de Pierre Le Conte, imagier de la Marine, dont le titre est :

Plan Monumental de la ville de Toulon

Tout ainsi qu'elle se montre à l'oeil du sommet de son acropole Six-Foournéenne.

Laquelle cité, ci-devant Port la Montagne, est assise au mitan du païs moco dont elle est ville capitale.

Il me faudrait une adresse postale où vous l'expédier, car il s'agit d'un format hors normes actuelles et que je peux scanner et assembler dans un PAO. Mais le fichier risque de ne pas passer sur les ondes. Il s'agirait d'un cadeau personnel, car il n'y a pas de date et je ne sais s'il y aurait des droits d'auteur.

Cordialement.

OC

R1.

Bonjour Monsieur,

Merci pour votre proposition d'envoi de cette gravure que je suis pas certain d'avoir vue (sauf peut-être en miniature parmi les illustrations d'un ouvrage sur Toulon ?).

Mon adresse postale est la suivante : (...)

Merci par avance. Dites-moi s'il s'agit d'une copie ou d'un document que je dois vous renvoyer (j'ai votre adresse postale sur votre premier message).

Très cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Monsieur,

Voici le document annoncé. C'est un tirage que vous pouvez garder d'un scanner réalisé en quatre parties assemblées à la main, à partir de mon original qui est un exemplaire numéroté (n° 131) d'une gravure originale ce qui explique les petites imperfections du raccordement que je n'ai pu éliminer complètement.

Vous verrez, rien n'y manque :

- ni l'histoire de Toulon avec la batterie des hommes sans peur... et celle des chasse-coquins avec les galères de Barberousse « Cette flotte, à bande ramée, dont le vent en poupe est si doux, c'est Barberousse et son armée qui vient nous secourir trestous » ; avec « Lou Baile Sufren, que sur mar coumando. Au port de Toulon a douna signau. Parten de Touloun cinq cent Prouvençau ». (Mireio, Cant I) avec le petit commentaire du graveur : « es pas vrai, mais aco ne fa ren ».

- ni les histoires de chasse avec l'indigène chassant au cul levé le gala-pastré, le monte-chien, le cache-guidon, le trompe-cassaïre, le fifi-fenouillet etc...

- ni le folklore toulonnais : « Beware of passarès » dans les vieux quartiers, le lièvre du Faron, le serpent de La Garde (mon arrière grand-père avait une maison au Pont de la Clue), l'âne de Gonfaron en plein vol (vous n'ignorez pas pourquoi) ; la patache, l'escadrille des C.N. Même des « indigènes kermoco venant de Claret » en costumes bigouden... , les boulomanes cougourdes contre leïs estancairés» ;

- ni, bien sûr, la marine nationale fortement représentée. Je vous laisse découvrir le reste et vous souhaite un bon moment. On riait bien autrefois à Toulon, je trouve que l'ambiance a changé. J'espère que La Seyne a échappé à ce changement.

Bien amicalement.

OC

P.S. : Sur votre site, je n'ai pu ouvrir la rubrique du lexique des termes provençaux . Est-ce un problème local sur mon ordinateur ou un problème sur le site ? Quoiqu'il en soit je le regrette bien, car j'aurais pu traduire quelques expressions qui m'échappent (je ne parle pas le provençal) comme « sercaïrés de bouas » (Voir en bas à gauche près du port de La Seyne sur vase).

R2.

Cher Monsieur,

J'accuse réception du Plan Monumental de la ville de Toulon, que vous avez eu la gentillesse de m'adresser et je vous en remercie vivement.

Je ne possédais pas un tel document. Il est possible que je j'en avais vu un exemplaire exposé quelque part (Musée du Vieux Toulon ?). Mais je n'avais alors pas pris le temps de l'observer en détail, comme je peux le faire maintenant, à la loupe, grâce à la copie que vous m'avez envoyée. C'est un document extrêmement intéressant, et on y retrouve tout l'humour local.

La date approximative de ce plan pourrait peut-être être établie à partir de certains détails comme les navires qui sont représentés dans la rade ou à quai. Ainsi, le croiseur Courbet semblerait bien (vu son profil très particulier avec ses deux cheminées centrales) être celui lancé en 1882 et radié en 1909 [cf. Le site de la Marine Nationale : http://www.historic-marine-france.com/photographie/photomarinenationale.htm].

Mais il y a aussi à la Seyne le navire câblier Emile Baudot, qui n'a été lancé qu'en 1918. Il y a aussi le pont-levis des Chantiers qui lui n'a été terminé qu'en 1920.

Il est donc probable que le document soit des années 20, même s'il est illustré par quelques navires de la marine à voiles du siècle précédent.

Mais je n'en ai pas encore terminé l'exploration, tant il est riche de détails.

Un grand merci.

Quant au problème que vous rencontrez pour l'accès à mon lexique provençal, je ne comprends pas. Normalement le lien fonctionne à partir de la page d'accueil. Personne ne m'a rien signalé d'anormal. Sinon, vous pouvez essayez d'y entrer directement en cliquant sur l'adresse ci après :

jcautran.free.fr/provencal/lexique_provencal.html

Ceci dit, je ne suis pas un expert en langue provençale : ce lexique n'est pas exhaustif et ne rassemble que les termes, parfois humoristiques, que mon père a cités dans ses livres, ou que j'ai personnellement entendus prononcer, étant enfant, par mes parents et grands-parents.

Je reçois beaucoup de questions de la part des internautes et je suis généralement obligé, pour y répondre, à aller chercher dans le dictionnaire de Frédéric Mistral Lou Tresor dóu Felibrige. C'est ainsi, que pour répondre à votre interrogation sur les sercaïrés de bouas, j'y ai trouvé (la graphie mistralienne étant plutôt cercaire de boua) une traduction possible par chercheur de massette (plante à empailler les chaises). L'une des espèces de massettes, sorte de petit roseau aquatique appelée aussi siagno, était autrefois très abondante sur les rivages seynois, et le nom de La Seyne dériverait très probablement du nom de cette plante siagno. Il n'est donc pas étonnant qu'on ait fait figurer un ramasseur de massettes autour du port de La Seyne.

Très cordialement,

Jean-Claude Autran

Q3.

R3. (26 octobre 2010)

Cher ami
 
J'ai bien reçu le plan monumental de Toulon. Le document est pittoresque et intéressant. Il m'a permis entre autres de me replonger dans l'histoire de Martin Bidouré, fusillé deux fois et de celle de l'insurrection varoise de 1851.

J'ai apprécié également les surnoms provençaux des localités varoises dont certains sont savoureux.

Merci pour tout.

Je vous souhaite une bonne journée et à bientôt sans doute

JD


 

8-23 décembre 2005 : Canons de la Tour Royale

Q1.

(...) Votre site seynois est très interessant. J'ai vécu 40 ans à Marseille avec des déplacements pour france télécom dans le var. Je connais de la Seyne le quartier des Mouissèques, le Bau Rouge et toute la côte. Je cherche une photo des gros canons de bronze placés il y a 40 ans à l'entrée de la tour ronde du Mourillon, tour royale, je rois me souvenir. Ils avaient des caractères chinois gravés dans le bronze, je pense qu'ils provenaient des forts de Peï-Ho lors de l'expédition de Chine sous Napoléon III ou l'amiral Courbet sous la 3ème république. C'est la marine ancienne qui me passionne. Amicalement.

CM

R1.

(...) Concernant les canons de bronze de l'entrée de la Tour Royale du Mourillon, je n'ai pas chez moi d'élément pour vous répondre. J'ai bien une brochure sur cette Tour mais cela n'y est pas mentionné. En attendant d'avoir une occasion de m'y rendre, je vais essayer de me renseigner auprès d'amis qui connaissent bien les canons et les ouvrages militaires de la région. Je vous recontacterai dès que j'aurai un élément de réponse ou que j'aurai pu prendre une photo.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2 (à SM).

(...) Autre question que j'ai eue d'un internaute à laquelle je ne sais pas répondre : connais-tu les canons de bronze qui auraient été placés il y a 40 ans à l'entrée de la Tour Royale ? Il paraît qu'ils portent des caractères chinois gravés dans le bronze, et qu'ils proviendraient des forts de Peï-Ho lors de l'expédition de Chine sous Napoléon III ou l'amiral Courbet sous la 3ème république. As-tu une confirmation de cette info ? (Le monsieur qui m'a écrit s'intéresse à la Marine ancienne et recherche une photo de ces canons).

JCA

R2a.

Salut Fox,

(...) À propos de ce canon en bronze de la tour royale, je peux te certifier qu'il était exposé, il y a encore une dizaine d'années dans les salles de la tour où est installé un petit musée.

S'il s'agit de celui dont parle ton internaute, vu sa taille, je ne pense pas qu'il ait été exposé dehors et en plus je crois bien qu'il n'y en avait qu'un. Effectivement, il possédait des caractères chinois directement moulés dans le bronze.

Il était déjà à la tour royale quand nous étions enfants (Je me souviens avoir été impressionné par cette masse énorme, montée sur un affût à roulettes et décorée de dragons hideux. Il me semble qu'il était peint dans des tons rouge et or et qu'une pyramide de boulets le côtoyait. Il doit mesurer trois ou quatre mètres de long).

Il doit exister un site sur la tour royale où il doit être possible d'en savoir d'avantage.

(...) Adessias

Pif

R2b. (à CM)

Bonjour,

Un de mes amis, qui connaît bien Toulon, m'a apporté les précisions suivantes à propos de la Tour Royale :

(...) À propos de ce canon en bronze de la tour royale, je peux te certifier qu'il était exposé, il y a encore une dizaine d'années dans les salles de la tour où est installé un petit musée.

S'il s'agit de celui dont parle ton internaute, vu sa taille, je ne pense pas qu'il ait été exposé dehors et en plus je crois bien qu'il n'y en avait qu'un. Effectivement, il possédait des caractères chinois directement moulés dans le bronze.

Il était déjà à la tour royale quand nous étions enfants (Je me souviens avoir été impressionné par cette masse énorme, montée sur un affût à roulettes et décorée de dragons hideux. Il me semble qu'il était peint dans des tons rouge et or et qu'une pyramide de boulets le côtoyait. Il doit mesurer trois ou quatre mètres de long).

Il doit exister un site sur la tour royale où il doit être possible d'en savoir d'avantage.

(...)

A plus tard, lorsque j'aurai de nouvelles précisions,

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q3.

Je vous remercie des précisions de vos deux messages sur le (ou les) canon (s) chinois de la tour royale du Mourillon. J'ai dû me tromper, je croyais en avoir vu plusieurs, enterrés dans le sol en avant des fossés. Je suis sûr qu'ils ont été rapportés des forts de Peï-Ho par l'amiral Rigault de Genouilly sous le Second Empire, on a parlé de 40 canons qui furent ramenés. Je n'ai pas trouvé grand chose sur internet, je dois contacter la Conservatrice du Musée de la Marine de Toulon pour une maquette de canon de 24 cm modèle 1870 (car je m'intéresse aussi bien à la marine de Napoléon III qu'à l'artillerie de cette époque) et je ne manquerai pas de demander des renseignements sur le canon chinois. Je vous joins des photos de Jean Giletta (ou Gilletta? un photographe de Provence dont je ne sais rien) trouvées sur internet, je ne sais de quand elles datent, sans doute vers 1865-70, je les trouve très belles. J'ai bien aimé votre site internet, si riche...et j'ai eu la surprise d'y retrouver ce membre de votre famille qui a illustré les films de Pagnol, avec Jules Muraire, celui qui disait dans la trilogie en parlant du "docteur Vedène" (ou Vedelle? je devrais vérifier), avec cet accent inimitable "c'est un médecin de chèvres". Je regrette beaucoup Marseille, Toulon, la Seyne, Six-Fours, Fabrégas et les Deux Frères. Et la batterie de St Elme qui tirait en mer dans les années 1960. Je travaillais aux Télécoms et je n'ai pas oublié les casse-croûtes mémorables devant le quai des navires câbliers, au central téléphonique de la Seyne...Peut-être un jour à bientôt. Et merci de ces réminiscences de Provence qu'on ressent à lire les chapitres de votre site internet.

CM

Escadre en Méditerranée
Photo de Jean Giletta
Cales couvertes au Mourillon

R3.

Bonjour,

Merci beaucoup pour votre sympathique message et vos trois très belles photos anciennes, que j'ai quelque peine à dater aussi. Et mis à part celle du Mourillon, je n'ai pas de certitude quant à l'endroit précis où elles ont été prises (j'ai vu qu'il y avait de nombreuses photos de Giletta en vente sur internet, mais je n'ai pas pris le temps de toutes les détailler).

Quant à mon ancêtre Edouard Delmont, il jouait dans Fanny et César le rôle du Docteur Félicien Venelle.

Vous trouverez d'ailleurs sur mon site la filmographie complète de Delmont à l'adresse :

jcautran.free.fr/genealogie/filmographie_delmont.html

Je vous dis peut-être à bientôt, à l'occasion d'un prochain message.

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

15-20 août 2005 : Maison du vieux Six-Fours

Q.

Bonjour Monsieur,

Je suis passionné de maisons « chargées » d'histoire. Je viens signer pour acheter une maison dans le quartier d'Antelme au 258, rue Pasteur à Six-Fours. Cette maison a été construite en 1866 et était à l'origine une boulangerie. D'ailleurs, le cœur de la maison est encore occupé par un grand four à pain muni d'une lourde porte en fonte d'origine. Pourriez-vous m'en dire plus sur cette maison ?

Je vous remercie à l'avance.

Bien cordialement

PP

R.

Bonjour,

Nous sommes désolés, mais notre compétence (et notre site internet) se limite aux détails de l'histoire de La Seyne-sur-Mer. Nous n'avons pas de connaissance particulière ni de souvenirs sur les maisons du vieux Six-Fours.

Au sujet de votre maison, n'avez-vous pas, sur l'acte de vente, des détails sur l'origine de la propriété et les noms des propriétaires successifs depuis sa construction ? Ou peut-être le notaire a-t-il de telles informations dans ses archives ?

Sinon, vous pourriez essayer de poser la question à une association des Amis du Vieux Six-Fours. Peut-être connaissent-ils des anciens, où ont-ils de archives, qui pourraient vous éclairer.

Voyez sur les sites suivants pour trouver des contacts:

http://www.mairie-six-fours.fr/vieassociative.htm

http://www.mairie-six-fours.fr/Assos/amiscollegiale.htm

Cordialement,

Jean-Claude Autran et Marius Autran


 

31 mai - 26 juin 2005 : Ancien hôpital de Saint-Mandrier

Qa.

Salut à toi, Ô foxygène !

(...) On m'a prêté le "prototype d'un livre" sur l'ancien hôpital de Saint-Mandrier, si tu veux le compulser ou en scanner quelques chapitres, passe dans le courant du début de la semaine prochaine ou dis moi quand je peux faire un saut chez toi (...).

Adessias

Pif

Qb.

Salut Claudet,

(...) Pourrais-tu me faire parvenir par fichier joint la photo que tu m'a montrée hier soir ? Celle de l'entrée de l'hôpital de Saint-Mandrier au moment de la catastrophe du Liberté. Je croyais la trouver dans le bouquin de ton père mais je l'ai pas vue (...).

Adessias

Pif

R.

Salut Pif,

Voici, ci-joint, le fichier photo de l'ancienne entrée de l'hôpital de Saint-Mandrier. (Je l'ai reçue, avec une trentaine d'autres photos concernant le cuirassé Liberté, du petit-fils d'un ancien marin survivant de la catastrophe du Liberté, avec qui je suis en correspondance depuis 2 ans) (...).

Fox


 

18 mai 2005 : Lycée Dumont d'Urville, à Toulon

Q.

Bonjour à toi, O. Fox !

Ça fait quelques temps que je voulais te poser la question, au sujet du lycée toulonnais où nous avons passés le BEPC en 1958.

Il se nomme actuellement Peiresc mais il me semble que lors de notre glorieuse prestation, il s'appelait Lycée Dumont Durville. L'année suivante, le lycée tout neuf, à La Rode, reprit ce nom en même temps que les élèves.

Ai-je raison ?

Merci de me dire si c'est moi qui fait les dents car ça fait au moins trois fois que je dois faire face à des contradicteurs opiniâtres.

Adessias.

L'ours des plages.

R.

Salut S.M. Malcor,

Je suis d'accord avec toi : nous avions passé le BEPC en juin 1958 au lycée Dumont d'Urville situé boulevard de Strasbourg. Fondé en 1867, ce devait être le principal lycée de garçons de Toulon, puisque d'autres avant nous qui avaient quitté Martini pour faire une section classique (Pergoux) étaient allés à ce lycée. C'est là que les épreuves du bac se déroulaient aussi dans le passé (Jacques Girault m'en avait raconté des épisodes, avec un célèbre censeur dont les élèves se moquaient parce qu'il se prénommait Jules).

Et c'est en septembre 1958 que le « Lycée Dumont d'Urville » a migré vers La Rode (Avenue de Lattre de Tassigny / rue de l'Mairal Jaujard) en emportant aussi son nom. Nous y avons passé nos 1ère et 2ème partie du bac à partir de 1960. L'ancien établissement du boulevard de Strasbourg a pris alors le nom de Peiresc, puis est devenu seulement Collège. D'ailleurs tu peux en trouver un petit historique sur le site internet suivant.

http://www.ac-nice.fr/college-peiresc/sitpeiresc/peirancien.htm

A très bientôt (...).

Claudet


 

2 février 2005 - 2 janvier 2010 : Statue de Cuverville, rue d'Alger, Toulon

Q1.

Bonjour Claudet,

Voilà deux jours que je recherche vainement des renseignements sur la statue de Cuverville.

Il me semble que dans les années qui suivirent la fin de la dernière guerre, la statue avait été déplacée durant la reconstruction des immeubles du port. Pourtant j'en ai un souvenir bien précis alors que j'avais dans les six ans et qu'avec mon parrain (et grand-père) nous allions en bateau (La Mouette, l'albatros et le Lagane), le dimanche matin. Nous remontions la rue d'Alger et allions sur la place de liberté où j'avais droit à un tour de vélo.

Comme je ne voudrais pas mettre des "conneries" dans le livre que je rédige, je serais heureux de savoir si cette image de Cuverville, à la fin des années 40 n'est pas le fruit d'un mirage.

De plus, je me souviens avoir pris le tram également pour aller à Toulon et toutes les recherches que j'ai entrepris ne mentionnent plus ce mode de transport après la fin de la guerre....

Merci de tenter d'avoir plus de chance dans tes recherches que je n'en ai eu.

Adessias.

Pif

R1. (Cuverville ou Viéverleau ?)

Salut Pif,

Personnellement, je n'ai aucun souvenir de cette statue pendant mon enfance où, moi aussi, on m'emmenait à Toulon par ces mêmes bateaux et où on remontait la rue d'Alger jusqu'à la place Puget. Il y avait le premier grand magasin (à l'origine "Toulona", mais il a changé de nom ensuite) où se trouvait le premier escalator pour atteindre l'étage et que j'aimais prendre, alors que ma mère qui avait peur de tomber, montait par l'escalier d'à côté. On m'emmenait me vêtir chez Thierry et Sigrand (ma grand-mère prononçait Tiri-Sigran) et on prenait une glace chez Raymond's, place Puget.

Bref, je n'ai de souvenir de cette statue sur le port que beaucoup plus tard. J'avais au moins 15 ou 16 ans lorsque ma mère me la montra un jour, se remémorant un vieux quatrain d'avant-guerre qui se terminait par monsieur de Cuverville.

J'ai trouvé une confirmation de cette version d'une réinstallation de la statue seulement dans les années 60 (après sa mise à l'abri en 1944) dans un chapitre du livre de Yvan MESCHI : TOULON « Et nul soleil ailleurs » (1994), pp. 245-249, dans lequel se trouvent l'histoire et la chronologie de l'existence de cette statue. Chapitre que j'ai scanné et que je t'envoie en fichier attaché cuverville.doc

Par ailleurs, dans le site internet politico-humoristique toulonnais Cuverville : http://www.cuverville.org/plan.php

j'ai retrouvé un passage de l'histoire récente de la statue (postérieure au livre de Meschi) qui indique que la statue a été de nouveau déplacée sous la municipalité Le Chevallier (Leuch) :

Cuverville : surnom d'un Génie de la mer en Bronze sculpté par Louis Joseph Daumas au dix-neuvième siècle. Dressé sur le port de Toulon, son doigt pointe vers le large, son regard scrute l'horizon. La plus grande action politique de Leuch fut de déplacer la statue d'environ douze mètres, histoire qu'elle réintègre son socle historique du Carré du Port (pendant plusieurs décennies après la seconde guerre mondiale, on l'avait cantonnée un peu à l'écart). Du coup, le fondement dénudé de Cuverville se retrouvait pile poil face à la mairie. Un emblème. Ceci explique cela.

Quant au "tram" pour aller à Toulon, j'ai quelques souvenirs un peu flous. Certes, les rails ont subsisté longtemps entre les pavés de la route, mais il ne me semble pas que le tram lui-même entre La Seyne et Toulon ait survécu après les bombardement de 1944. Je me souviens avoir pris plusieurs fois le tram avec ma mère et ma grand-mère, mais c'était peut-être seulement dans Toulon, ou plus probablement entre le port et le Mourillon, ou en direction du Cap Brun, où une ligne avait encore fonctionné assez longtemps après la guerre. Enfin, ce n'est qu'un souvenir personnel qui demanderait confirmation.

A bientôt. Je passerai te voir d'ici peu, notamment pour te ramener tes disques 45 tours que j'ai numérisés en CD.

Bonne journée,

Claudet

 

LE GENIE DE LA NAVIGATION A TOULON,

SURNOMME MONSIEUR DE CUVERVILLE

« Mis en œuvre sur ordre du gouvernement du roi Louis-Philippe 1er en 1843.

BUT : Honorer les grands navigateurs et découvreurs d'Empire, ainsi que les progrès de la navigation.

ŒUVRE : D'un des plus grands statuaires toulonnais, issu de l'école de sculpture du Port, comme Pierre Puget : Louis Joseph Daumas, né le 24.01.1801 à Toulon, Mort à Paris le 23.01.1887. Les bas reliefs sont du sieur Simon. Le piédestal du sieur Alibert. Prix de revient : 40 902 F/or.

DIMENSIONS : statue : 3,40 m; ensemble à son origine : 7 mètres.

NOM : Génie de la navigation, devenu au fil des temps et des régimes politiques : Génie de la mer, Génie militaire, Génie maritime, et surnommé Monsieur de Cuverville parce que : 1ère version poissonnière : son anatomie est tournée vers la ville ! 2e version : en souvenir du vice-amiral de Cuverville (comte de Cavelier de...) commandant l'escadre de la Méditerranée (1896-1897), sénateur du Finistère élu en 1901... Pour les toulonnais c'est L'homme de bronze, d'où l'expression lorsque l'on vous réclame de l'argent : Va te faire payer à l'homme de bronze... D'autres Moccots l'appelaient L'homme nègre soit L'homme noir.

1845 : Il fut exposé au salon de Paris pendant un an où on pouvait l'admirer.

1847 : Il fut inauguré en grande pompe, le 1er mai, sur le carré du Port face aux cariatides en l'honneur du roi régnant : Louis-Philippe 1er, le 1er mai étant la Saint-Philippe.

1883 : Il fut ceinturé d'une grille en fer forgé. A son dos on construisit une niche maçonnée qui contenait un baromètre et un thermomètre à mercure.

1943 : Sous l'occupation allemande, une délégation germanique vint examiner le génie pour l'envoyer en fonderie, et aider ainsi à l'effort de guerre. Heureusement, parmi les hommes illustres dont les noms furent gravés sur les bas relief, figurait un illustre ancêtre teuton, aussi fut sauvé l'homme de bronze.

1944 : Socle et statue mutilés par les bombardements alliés, furent remisés dans un entrepôt municipal jusqu'en 1958-1959. Après accord de la municipalité, le Bellegou avec l'amiral Barjot, Préfet maritime, sa remise en état fut ordonnée... C'est ainsi que, sous les auspices de l'ingénieur de la Marine : le Calve, et sur instruction de Madame Vve Fontan, le chalumiste Pietrotti, et l'ouvrier de l'arsenal, Dupuy, reconstituèrent la statue. Image préférée des estrangers du dehors, notre homme de bronze, tel le phénix, oiseau mythique, symbole révolutionnaire de Port-de-la-Montagne, appellation provisoire de Toulon de 1793 à 1795, renaissait de ses cendres, pour la plus grande joie de ses habitants...

1960 : Après des séances de bronzage artificiel par immersion dans l'eau de la rade, pour lui donner sa patine vert-de-grisée, habilement restauré, notre génie de la navigation fut réimplanté non pas sur le Carré du Port, mais sur le quai, face à la rue d'Alger, dans un cadre de verdure...

DETAILS : De ses 5,40 m sur sa plinthe, de son bras gauche levé, l'index tendu vers le large, il invite les nations à le suivre, signifiant les régions à explorer. La main droite saisit un gouvernail qu'il doit diriger. Le voile qui couvrait le monde flotte agité autour de lui. Son front s'ornait d'une flamme symbole de lumière et d'une étoile à 5 branches (navigation).

SOCLE : Les bas reliefs des quatre faces mesurent environ 1,30 m x 0,50 m et 1,80 m x 0,95 m (en bronze). Premier relief, il représente l'histoire qui tient un burin afin de graver les noms des marins illustres. Deuxième relief, il représente les bienfaits de la civilisation apportés au delà des mers. Troisième relief, il représente la navigation à son origine et ses progrès grâce à la boussole, la vapeur qui aident à dompter les éléments et franchir tous les obstacles. Quatrième relief, il personnifie Toulon, l'antique génie de la Gaule qui grave sur un bouclier une date, celle de l'année d'achèvement de la statue ».

 

L'homme de Bronze

(Le génie de la navigation)

« Du monde j'ai d'abord connu la lumière du disque orange et or de l'astre naissant, qui, sur une mer de cristal bleu, trace par petites touches les couleurs du temps.

Toulon sans son génie de la mer, c'est un peu Paris sans sa Tour Eiffel. J'ai été coulé dans le bronze, façonné par le sculpteur Louis Daumas et inauguré le premier mai de l'an de grâce 1847, jour de la Saint-Philippe, honorant ainsi le roi régnant d'alors : Louis-Philippe.

Je ne suis qu'un génie, un génie de métal, et je devais à l'origine être érigé à l'entrée de la vieille darse, au bout du môle dit le Petit Rang. Là, face aux vaisseaux et au bagne, l'image de ma haute stature, éventée par le vol des mouettes dans un ciel d'azur, aurait évoqué le grand large et l'évasion. Les élus prirent alors la sage décision de me placer sur le Carré du Port, face aux cariatides de Puget.

Il y avait tout près de moi, à l'extrémité de là, rue de l'Hôtel de Ville, aujourd'hui disparue, une jolie fontaine formée d'un petit obélisque qui supportait un buste et la tête bi-face en bronze de Janus, Dieu des portes. Portes de la mer, portes de l'orient barrées par l'infini d'un horizon qui se teinte d'ocre à l'aube de chaque jour.

Ma panoplie de biceps et ma force de bronze, verdies et corrodées par le sel, évoquent ces demi-dieux qui participaient aux jeux de la Grèce antique. Mon bras gauche indique le large et fait rêver au bruit de l'eau qui court le long de la coque d'un navire, au silence de la brume qui pose son voile diaphane sur les formes de la nuit, au chant d'une brise d'aurore qui murmure dans les voilures. Mon autre bras maintient une godille fixée à la proue d'un bateau qui voguerait vers de lointains inconnus au delà des mers. Une étoile à cinq branches jaillit d'une flamme, orne mon front. Elle est à l'image de l'étoile polaire qui scintille la première et s'éteint à l'aube imprécise des temps. L'étoile d'un génie, c'est peut-être l'étincelle de lumière qui brille sur l'écume nacrée des vagues. Elle façonne ici ses magies alors que la vaste paix du crépuscule s'étend sur la terre en un brouillard ouaté qui efface les reliefs et donne l'apparence de l'infinité.

Une ancre de marine, que love un cordage, repose à mes pieds. Elle symbolise mon attachement à une mer qui répand la beauté poétique de ses eaux. Les noms prestigieux d'hommes illustres, savants, explorateurs, bâtisseurs d'un éphémère empire, s'inscrivent sur les pages vert-de-grisés des livres de métal qui ornent mon piédestal. Des déesses et autres femmes lyre, charment un dieu à la fourche, maître des mers et des océans.

La mer avait déjà son dieu : Neptune. On croit le distinguer sur un char qui voguerait au ras des flots, quand la dentelle bleue de la presqu'île de Saint-Mandrier fonce au bleu-nuit et se pique d'étoiles tremblantes.

Au fils des temps et des régimes, j'ai reçu bien d'autres appellations : Génie Maritime, Génie de la Navigation, Génie militaire. Pourtant rien dans mon attitude ne rappelle l'uniforme militaire. Peut-être voulait-on ainsi, rendre hommage aux Marsouins surnom des marins de l'infanterie de Marine, et aux Tomates surnom de ceux de la Marine de guerre dite La Royale.

Certains m'ont appelé : Monsieur de Cuverville. Les bons penseurs m'ont attribué ce nom en souvenir du vice-amiral de Cuverville, illustre sénateur de la République en 1901. D'autres ont qualifié ma statue de Bronze fâcheux et le nomment de Cuverville parce que... je fais face à la mer. Tout ceci tant à démontrer qu'on peut-être populaire sans être grand et être grand sans être populaire.

De toute façon ainsi disposé, j'aurai toujours devant moi la rade et un soleil qui pose une splendeur sereine sur les bateaux au mouillage.

Combien de pointus aux voiles latines, galères, caravelles, bricks, galions, frégates et autres trois mâts habillés de bois et de toile, ai-je vu accoster sur ce Carré du Port ? Le 18 janvier 1848, je me souviens de cette majestueuse frégate L'Asmodée qui était venue s'amarrer sur le Carré du Port. Elle avait discrètement débarqué à l'abri du fort Saint-Louis au Mourillon, l'émir captif Abd-el-Kader. Ce prince d'orient, blessé dans l'orgueil de sa gloire, rejoignait d'autres chefs arabes enfermés dans la prison dorée cernée de pins et de mimosas, du Fort Lamalgue. Notre Pierre Letuaire, domicilié alors 16 rue des Chaudronniers (rue d'Alger), s'empressa de croquer les portraits de ces princes et chefs déchus, éloignés de leur orientale patrie. Peu après Vincent Courdouan, notre peintre et poète, qui savait aussi bien faire parler ses toiles que ses livres, s'embarqua sur le trois-mâts Labrador. Il allait fixer pour la prospérité les paysages tremblotants de chaleur des terres d'Afrique.

J'apercevais, montant la garde devant l'arsenal maritime, un beau navire baptisé La Belle Poule. Cette frégate, escortée de La Favorite et de L'Oreste, fut désignée pour aller chercher les cendres de l'empereur déchu. C'est ainsi que, il y a quelques années, selon le désir exprimé par Napoléon, ce bateau fut aménagé en grande pompe pour ramener sa dépouille mortelle en mère patrie. La cérémonie de départ pour la terre d'exil fut saluée par la batterie du fort de Balaguier, qui avait aidé à l'essor de la jeune gloire de Bonaparte. Le salut posthume et bruyant des salves de canon, tonnait, au ciel, au soleil et à la postérité, l'hommage d'un peuple à son empereur.

Amarrée tout près de là, l'ancienne Perdrix, démâtée, servit longtemps encore, de prison aux marins en infraction, arrêtés en ville. Bien des hommes d'aujourd'hui se rappellent son surnom : La Patache.

Combien d'événements historiques ai-je encore connu? Le 1er juin 1899 le glorieux retour de la mission Marchand, la visite de l'escadre russe peu après, enfin toutes les expéditions de l'escadre en outre-mer...

Peu avant la drôle de guerre, sur le Carré du Port, entre la palissade en fer forgé et les cariatides de Puget, j'avais une compagne : la cireuse de chaussures. Imaginez une grande et vieille dame, dont les cheveux tirés et lustrés en arrière en un sévère chignon, encadraient un haut front réfléchi et deux yeux bleu intense et animé. Le visage brun patiné de soleil et de rides de cette femme sans âge semblait taillé dans du vieux bois. La robe noire qui lui couvrait les chevilles était protégée par un grand tablier plissé noir roussi, du noir fatigué d'un vêtement ancien. Un fichu fermé par une épingle à nourrice croisait ses pointes sur un corsage que l'on devinait strictement ajusté. Il cachait une lingerie gracieuse comme en portait les femmes d'alors. Des bottillons vernis lacés hauts lui assuraient une démarche qui donnait à sa silhouette l'élégance caractéristique du beau siècle.

A côté d'elle, sur une estrade étincelante de cire et d'usure, prônaient deux fauteuils de chêne teintés de brun. Des volutes d'acier soutenaient le bois ouvré des accoudoirs, et, au pied de chacun d'eux, un berceau de métal épousait la forme d'une paire de souliers.

Elle attendait là le client, gandin ou nervi, chaussé de cuir, de box-calf ou de vernis, qui avait besoin de ses services. A l'aide de brosses et de chiffons, elle n'avait pas son pareil pour raviver l'éclat des bottines. Sa clientèle, composée le plus souvent d'hommes, lisait distraitement le journal du jour, indifférente à ses efforts.

Elle exerçait un petit métier, ou plutôt un gagne-petit comme l'on dit en Provence, ceux dont on dit aussi qu'ils tendent à disparaître comme se fanent les fleurs...

Avec moi, elle avait appris à lire l'heure au soleil. Elle savait qu'à midi, l'ombre de mon bras touchait tel carreau du pavage, et au couchant, s'allongeait jusqu'à effleurer les bords du quai.

Ce Carré du Port était devenu son domicile en quelque sorte. Dès son arrivée, au petit matin, elle me tenait conversation. Ses préoccupations se limitaient à la température de l'air et l'état du ciel. Dans ses propos, elle m'avait baptisé l'homme, mot qu'elle prononçait en provençal : l'hommé. Depuis j'ai un surnom de plus : L'homme de bronze.

Au soleil neuf de chaque jour, avec les vents solaires, elle avait découvert comment naissait la vague. Un soupçon de frisson d'air irise la surface d'une eau qui, peu à peu, moutonne des franges de mousse nacrée sur un berceau couleur vert-jade.

Et puis, au fil des temps, nous avons subi les mutilations d'une guerre que les hommes appelaient la der des der. Mon piédestal et son estrade furent détruits. Au milieu des ruines et des décombres des immeubles qui bordaient le port, avec mes deux bras amputés par la mitraille, j'offrais le spectacle d'une caricature grotesque de quelque vénus de Milo, patinée de soleil et d'embruns marins. La paix revenue, on a reconstruit les quais, rassemblé mes morceaux et reconstitué ma statue. Replacé ensuite à l'ouest des quais, dans un cadre de verdure, tout près des embarcadères des bateaux dits de la Seyne, je suis seul face à l'azur profond d'un horizon sans fin.

Ma compagne a disparu dans la tourmente.

Cependant, à l'heure où l'aube naît, le soleil par touches légères dessine une lumière rose tendre qui semble s'élever du sol en une forme irréelle. Elle me rappelle une fière et noble dame qui m'appelait L'homme de bronze... ».

Extrait de TOULON « Et nul soleil ailleurs », de Yvan MESCHI (1994), pp. 245-249.

Q2.

Salut Foxygène !

Tout d'abord je te remercie d'avoir donné une suite rapide à mes demandes de renseignements ? Même si tes réponses ne m'avancent pas beaucoup, elles présentent l'avantage de confirmer certaines évidences.

Au sujet du tram, je me souviens qu'il existait encore un dépôt situé à l'ancien octroi de Lagoubran et je me demande si les trams ne continuaient pas leur trajet vers La Seyne jusqu'à la bourse du travail. Je me rappelle les banquettes faites de petites baguettes vernies et ça m'étonnerait que mon grand-père m'ait fait prendre le tram dans Toulon. Mais tout est flou !

Je me souviens bien de la rue d'Alger telle que tu me la décris ! L'escalator de Toulonna ou ma grand-mère avait peur que je tombe au sommet et que mes habits ne soient happés par les grosses dents de la machine. A côté de Toulonna qui est devenu le premier Monoprix par la suite se situait un magasin qui détaillait des coupons de tissus et qui était le concurrent de Bozon-Verduraz, entre les dames de France et la librairie du collège.

En face de Toulonna se situait au premier étage d'un immeuble cossu l'échoppe d'un tailleur, Monsieur Cianno, un Juif italien chez qui mon grand-père faisait réaliser ses costumes. D'après ce que j'ai compris alors, c'était un camarade de mon grand-père, dans le parti communiste italien qui avait dû se cacher durant l'occupation allemande... Il avait épousé une "jeunesse" de vingt années sa cadette qui est restée une camarade de ma mère longtemps après le décès de ce vénérable barbu. (J'ai des photos dans mes archives.)

Juste au-dessus de ce magasin de tissus se situait la boutique du chapelier "Georges" dont j'ai encore un borsalino et deux chapeaux melon ainsi qu'un canotier au grenier dans un carton à chapeaux.

Sur la place Puget, il y avait la librairie Montbarbon dans la partie basse, à l'opposée du salon de thé par rapport à la fontaine. Ma mère préférait aller dans la rue jean Jaurès, après la poste chez Richiardi, probablement parce que ce que je devais la traîner jusque dans ce coin pour lécher la vitrine du marchand de jouets et du magasin de philatélie en dessous des Dames de France.

Chez moi, le grand magasin Thierry-Sigrand se disait seulement Sigrand car ma mère avait fait la leçon à la sienne qui était persuadée que Thierry était le prénom de ce monsieur Sigrand.

Tout ça pour dire qu'il me semble que peut être le tramway arrivait tout de même à La Seyne !

Non, je ne suis pas bavard !

Au sujet de Cuverville j'avais retrouvé l'existence d'un Amiral portant ce nom :

Il servait sur l'escadre de réserve de l'Amiral Dupéré et avait réussi à venir à bout d'un début d'incendie d'une gargousse le 24 mai 1894 qui aurait pu incendier une partie de la flotte.

Mais ce Cuverville, issu d'une famille du Cotentin n'a certainement rien à voir avec cette dénomination de cet emblème du port de Toulon. (Je n'avais jamais entendu " Viévermer" !). (...).

Adessias.

L'ours des plages.

R2.

Bonsoir, cheune homme,

Bravo pour ta mémoire de la rue d'Alger. Certaines boutiques que tu cites me reviennent maintenant bien à l'esprit comme Richiardi, Bozon-Verduraz et Montbarbon. Et aussi le magasin de philatélie près de la poste. Comme je vais une fois par mois à Toulon pour la réunion de la Société des Sciences Naturelles, j'en profite pour faire quelque pas dans le Vieux Toulon et les choses me reviennent peu à peu. Mais après près de 40 ans de quasi-absence dans la région, j'avais beaucoup oublié la configuration de ce quartier et je ne savais plus, de mémoire, comment se situait la rue d'Alger par rapport à la place Puget, au théâtre, à la poste, etc. Peu à peu maintenant, je retrouve mes marques.

Salut, chef (c'était quoi déjà ton totem ? Renard futé ? Blaireau ? Puma ?)

Foxie

R3. (2 janvier 2010)

Salut Pif,

5 ans après nos premiers échanges sur ce sujet, j'ai retrouvé dans les archives du Petit Varois - La Marseillaise, deux articles qui viennent corroborer l'histoire (et la date) de la réinstallation de la statue de Cuverville sur le quai du port de Toulon. Avec un élément nouveau : la statue, déjà endommagée par les bombardements, avait été encore découpée en morceaux par des prisonniers de guerre allemands, trafiquants de métaux, dans le hangar de La Rode où elle était entreposée.

Voici les copies des articles en question (1947 et 1960), et le texte accompagnant la photo de celui de 1947.

Dans la rubrique EN CORRECTIONNELLE
 
Le Génie de la Mer « Monsieur de Cuverville » avait été découpé en morceaux par 7 P.G. allemands.
 
« M. de Cuverville » qui pendant les lustres, sur le carré du port, indiqua inlassablement de son dextre tendu le chemin de la mer et de l'aventure, aux marins et aux civils, n'a vraiment pas de chance.
Après avoir été atrocement mutilé par les éclats de bombes, des appareils alliés, son corps de bronze échoua lamentablement dans un hangar de La Rode.
Sept prisonniers de guerre allemands, internés non loin de là, furent attirés par l'amas de métal non ferreux qi représentait celui qui fut le génie de la navigation.
Aussi, découpèrent-ils, tous les soirs, à l'aide de burins et de marteaux, la célèbre statue ; faisant aussi main basse sur de nombreux tuyaux de plomb entreposés à ses côtés.
Les P.G. revendirent le tout à un brocanteur, F.P., dont le casier judiciaire s'orne de nombreuses condamnations, qui le rendent presque relégable.
Le pot-aux-roses fut découvert par la police, et les huit délinquants comparaissaient hier matin, devant le Tribunal Correctionnel présidé par M. François.
Les Allemands donnèrent par l'intermédiaire d'un interprète, des explications fort embarrassées, tandis que P. ne trouva aucun argument sérieux pour sa défense.
5 mois de prison au brocanteur et 3 mois à chacun des P.G.
Extrait du Petit Varois du 25 octobre 1947
Extrait du Petit Varois - La Marseillaise du 29 avril 1960
A un de ces jours.

Jean-Claude

R4.

Sans oublier ce dernier rebondissement, en 1964...

Jean-Claude

Extrait du Petit Varois - La Marseillaise du 1er mai 1964




 

31 décembre 2003 - 28 janvier 2004 : Jetées de défense de la rade de Toulon

Q1.

(...) Au fait, une dernière question : As-tu par hasard quelque information, anecdote ou photo dans les ouvrages de ta bibliothèque sur la construction des 3 jetées de défense qui ferment la petite rade de Toulon ? (Ceci pour m'aider à répondre à la question que m'a posée un petit neveu de l'un des ingénieurs, Louis Dussaud, qui y a travaillé de 1877 à 1880 avec son beau-frère Ferdinand Rabattu et le gendre de celui-ci Antoine Borderie).

Amitiés, sans doute à bientôt. (...).

Jean-Claude

R1.

Avé, futur retraité,

Tout d'abord quelques renseignements au sujet de la grande jetée de Toulon. J'ai fini par retrouver quelques archives glanées à la bibliothèque de la Marine de Toulon, place d'armes.

Dans un mémoire du 9 mars 1689 : « Vauban pose le principe de la sécurité de la rade de Toulon. Il propose d'établir une estacade entre la grosse tour et la tour de Balaguier et prévoit d'en faire fermer l'entrée la nuit. L'estacade devait être constituée de vaisseaux amarrés et reliés entre eux par des mats et de fortes chaînes de fer. Une passe est prévue, fermée la nuit par des chaînes frappées sur des chapelets de barriques vides.

Le projet de Vauban ne fut jamais mené à terme même si en 1742, suite à la tension franco anglaise une estacade fut enfin réalisée et persista jusqu'en 1871. F. Joseph, historiographe de la marine et du port de Toulon, signale que la dernière était constituée de deux batteries flottantes cuirassées "la Tonnante et la Lave" et de vieux vaisseaux à trois ponts" le Hoche et le Jupiter."

Jugée insuffisante au lendemain de la guerre de 1870, elle fut supprimée avec quelques hésitations, l'état-major de la marine redoutant un coup demain sur le port de Toulon et l'escadre de Méditerranée.

Le 31 mars 1876, le ministère de la marine adoptait le principe de la construction d'un système de jetée en pierre, établi entre le Mourillon et la presqu'île de Saint Mandrier.

Les travaux sont décidés le 26 juin 1877 par un décret du président de la république.

Le 9 août de la même année M. Dussaud, entrepreneur de travaux publics, obtint le chantier. Quatre millions de francs de l'époque pour une durée de trois ans de travaux.

Il fut convenu d'établir des ouvrages sur un socle de blocs de pierres immergées, les jetées devant nettement dépasser la hauteur des flots.

Le projet prévoyait un premier élément long de cent vingt-cinq mètres prenant appui sur la pointe de Pipady. Une première passe de 125 mètres pour les bateaux de faible tonnage. Une jetée centrale de 1005 mètres de longueur prolongée par une passe de cinq cents mètres s'ouvrant sur des fonds d'une trentaine de mètres. Deux jetées parallèles à cet ouvrage central furent décidées ; l'une s'appuyant sur l'ancienne batterie de la Tuile, longue de 89 mètres et l'autre d'une longueur de 350 mètres prenant appui sur la batterie de Saint-Mandrier.

Le projet initial fut respecté mais la petite passe fut ramenée à 25 mètres.

Les pierres furent extraites des falaises des Sainte Marguerite. Les nombreux tirs de mines expliquent encore de nos jours la fragilité de ces falaises !

La fin des travaux eut lieu en 1880 et eurent un effet bénéfique sur les bateaux au mouillage qui ne subissaient plus le roulis des mers d'est et sur les rivages de Tamaris qui n'étaient plus en direct avec les tempêtes.

Un musoir avec un escalier d'accès menait à une plate-forme sur laquelle était logé le gardien du phare. En période de crise, ce logement était transformé en poste d'arraisonnement, avec projecteurs et canons.

La plupart de ces structures n'ont pas résisté au dernier conflit et les accès à la rade ont perdu leurs gardiens armés au profit des feux d'atterrissage.

Les gros coups de mer d'est ont nécessité quelques apports en pierres en 2000-2001 sur les 500 mètres nord de la grande jetée ».

(...) Amicalement à toute ta tribu.

Pif

R2.

(...) Pour les renseignements concernant la grande jetée, tu m'avais demandé si j'étais en possession de quelque chose, il y a déjà un mois environ. J'ai donc eu le temps de remettre quelques neurones et synapses en service pour me souvenir où j'avais bien pu engranger ces quelques lignes prélevées à la bibliothèque de la marine tout en cherchant des renseignements sur le dragage de la rade pour accueillir les frégates à roues à aube, au milieu du XIX° siècle (...).

Serge


 

17 novembre 2003 - 10 février 2010 : Texte sur Michel Pacha - Site internet sur Sanary - Livre sur Sanary

Q1.

Bonsoir,

Le texte de votre père est en ligne.

http://www.toutsanary.fr/

Cordialement,

OT

R1.

Merci beaucoup.

Avec un grand bravo pour votre site sur Sanary. Le mien est de présentation plus vieillotte et rudimentaire. J'espère apprendre un jour à me servir des outils davantage professionnels (images, sons, boutons,...) que vous avec mis en oeuvre.

Cordialement,

JCA

Q2.

Je vous remercie pour votre mail.

Le site a 5 ans et au début il avait une piètre allure ! C'est un lent assemblage. L'important est le contenu, le contenant reste un habillage. Et votre contenu est d'une très grande richesse. Votre système de navigation par lien interne par chapitre est très bon.

Si vous voulez un coup de main graphique, n'hésitez pas !

Cordialement,

OT

Q3. (9 octobre 2009)

Bonjour,

Vous m'avez autorisé à diffuser sur mon site (http://www.toutsanary.fr/) la biographie faite par votre de père de Michel Pacha.

Je vais rendre à mon éditeur un ouvrage sur Sanary, je voudrais remercier votre père dans cet ouvrage.

Acceptez-vous ?

Cordialement,

OT

R3.

Bonjour,

Vous pouvez naturellement remercier mon père (Marius Autran, 1910-2007) dans votre ouvrage. Aucun problème, bien au contraire. C'est moi qui vous en remercie.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q4. (1er février 2010)

Bonsoir,

Mon livre est sorti.

Vous pouvez lire un article en ligne dans lequel on cite votre père :

http://www.six-fours.net/actualite/sanary-edition-1900-1930-250-cliches-racontent-la-ville-640.html

Je vous communique également l'article de Var Matin.

Pouvez vous me communiquer votre adresse postale pour je vous fasse parvenir un exemplaire ?

Bonne soirée

OT

R4a.

Bonsoir,

Merci pour votre message et pour la référence où mon père est cité.

J'avais bien vu aussi passer l'article de Var-Matin du 21 janvier où vous présentez votre livre.

C'est très aimable à vous de me proposer de m'en adresser un exemplaire. Mon adresse postale se trouve ci-dessous. Un grand merci par avance.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R4b.

Bonsoir,

Votre beau livre m'est bien parvenu.

Je vous en remercie très sincèrement. Je vais prendre beaucoup de plaisir à examiner toutes ces riches illustrations et à lire vos commentaires.

En espérant vous rencontrer à une prochaine occasion.

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

29 mai 2003 - 11 octobre 2005 : Château de Montauban, à Ollioules

Q1.

Bonjour Monsieur,

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt les informations que vous avez publié sur la famille des Beaussier a l'adresse suivante :

jcautran.free.fr/oeuvres/tome4/au_quartier_beaussier.html#2

Je suis un porteur de part de la SCI du domaine de Montauban et entreprend des recherches sur ce patrimoine familial que nous possédons depuis 1846. On dit dans la famille que le domaine de Montauban a Ollioules aurait appartenu aux Beaussier vers la fin du XVIIIe. Nous savons qu'un Pierre-André Beaussier, né en 1726 etait capitaine de vaisseau et fut guillotiné après la prise de Toulon ou il s'etait réfugié. Sa soeur, puis son neveu Honore-Francois Regnier de Tillet héritèrent de Montauban. S'agit-t-il de la même famille que vous décrivez? Dans ce cas, je serais intéressé de pousser mes recherches plus loin.

Je pense passer une semaine dans la région pendant la semaine du 20 juin dans le cadre de mes recherches.

Bien a vous,

GM

R1.

Bonjour Monsieur,

Merci pour votre message, et pour avoir pris de l'intérêt à notre site internet http://jcautran.free.fr en particulier à propos de la famille des Beaussier.

(...) Les informations que mon père a rappelées dans son chapitre Au quartier Beaussier viennent en grande partie d'un travail historique plus ancien : celui de Monsieur Louis Baudoin qui, en 1965, avait publié une Histoire Générale de La Seyne-sur-Mer.

Mon père ne mentionne pas le château de Montauban (situé en commune d'Ollioules) dans ses ouvrages (consacrés presque uniquement à l'histoire de La Seyne). Par contre, dans le livre de L. Baudoin, il est brièvement question du château de Montauban - parce qu'il fut quelque temps le siège de l'état-major de Carteaux et de Bonaparte en 1793 (voir le texte montauban.doc, en annexe). De plus, dans la note de bas de page n° 263, il est fait mention du lien que vous cherchez entre la famille Beaussier et le château de Montauban, puisqu'il est écrit :

"Il appartenait avant la Révolution, au capitaine de vaisseau P.-A. de Beaussier de Châteauvert, qui sera fusillé à Lyon en février 1794".

Mais la source historique n'est pas citée (je pense cependant que L. Baudoin avait beaucoup travaillé avec les Archives Départementales du Var à Draguignan)

L. Baudoin a aussi consacré, dans son livre (pp. 726-728) un paragraphe aux Beaussier (que je vous joins également en annexe : beaussier.doc), plus détaillé que celui de mon père. Malheureusement, il ne revient pas sur le château de Montauban, mais il mentionne de nouveau la branche Beaussier de Châteauvert : "La branche des Beaussier qui semble avoir subsisté, en dernier lieu, paraît être celle des Beaussier de Châteauvert qui ont essaimé en d'autres provinces françaises ; en effet, nous savons qu'un de ces Beaussier, chef d'escadre, passa de Toulon à Brest en 1749 et qu'il acquit par mariage des terres dans la province du Perche. Le même personnage fut élu député de l'Ordre de la noblesse à l'Assemblée de Normandie en 1737".

Cela confirmerait qu'un Beaussier (de Châteauvert) ait possédé le château de Montauban. Le lien de parenté avec Pierre-André de Beaussier (1726-1794) n'est pas indiqué, mais peut-être, compte-tenu des dates, était-ce un descendant du Beaussier, chef d'escadre, qui était à Toulon en 1749. Mais, comme le rappelle L. Baudoin, il y a eu du XVe au XIXe siècle un très grand nombre de hauts personnages parmi les Beaussier, notamment dans la Marine, et nul n'en a dû pouvoir en faire jusqu'ici une liste exhaustive.

Je n'ai rien trouvé d'autre sur Pierre-André de Beaussier (quel rôle avait-il joué pendant la révolution ? Avait-il été accusé d'alliance avec les coalisés anglo-espagnols pendant le siège de Toulon ?? - pour avoir été fusillé ? Ou guillotiné ?? en 1794 ?), ni sur Honoré-Francois Regnier de Tillet ou d'autres héritiers du château.

Je n'ai trouvé dans mes archives qu'une seule autre mention du château de Montauban : dans un article consacré aux bornes miliaires qui délimitaient les communes d'Ollioules et de Toulon, du Bulletin de la Société des Sciences Naturelles de Toulon et du Var, n° 216 (1977) : "Côté Ollioules, l'olivier qui figure sur le blason constitue aussi, probablement, la plus vieille représentation des armoiries de la cité, 1235, tandis que les 3 tours gravées à côté pourraient être celles du blason des Montauban, anciens coseigneurs d'Ollioules, mais avoir été gravées lors de la 2e délimitation".

Si vous souhaitez poursuivre les recherches lors d'un passage dans le Var, je pense que vous pouvez essayer auprès des archives municipales d'Ollioules, ou encore auprès des archives départementales du Var à Draguignan.

Restant à votre disposition pour vous aider (bien que mes connaissances et celles de ma famille se limitent généralement à la commune de La Seyne), recevez, cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les plus cordiaux.

JCA

Q2.

Bonjour Monsieur,

Mille fois merci pour votre aimable réponse et les informations que vous avez recueillies sur le lien entre les Beaussier et le domaine de Montauban. Je suis particulièrement reconnaissant pour votre signalement des Montauban, anciens co-seigneurs d'Ollioules, dont j'ignorait l'existence (!) même si dans le passé, plusieurs personnes se sont intéressés à l'histoire du bâtiment et ont disséminé leurs conclusions dans la famille.

J'ai en effet récemment consulté les pages Internet des archives municipales d'Ollioules (http://www.documentation-provence.org/cgi-bin/display.cgi?d=2176&w=ollioules <http://www.documentation-provence.org/cgi-bin/display.cgi?d=2176&amp;w=ollioules) et constaté que le mot clé 'Montauban' y figure, mais sans savoir qu'il existaient des coseigneurs du même nom.

Je pense, grâce à ce nouvel élément, pouvoir réviser l'hypothèse avancée jusqu'à présent pour expliquer le nom du domaine selon laquelle « Montauban » viendrait de la couleur blanche de la colline rocheuse du même nom visible depuis la côte (mons alba) à laquelle la bastide est adossée. Peut-être pourrons-nous même déterminer le nom de la personne qui l'a fait construire en 1622. Mes recherches me mèneront donc à Draguignan ou se trouvent les archives municipales d'Ollioules antérieures à 1790.

Il est entièrement plausible que les propriétaires aient également possédé une demeure à l'intérieur des murs d'Ollioules (plutôt que Toulon) puisqu'on dit qu'il y avait un souterrain qui reliait la bastide avec le village, ce qui leur aurait permit de s'échapper du village pendant une épidémie une fois la sortie du village interdit. Malheureusement la destination du souterrain est difficile à vérifier pour cause d'éboulements.

J'ai également pris contact avec une demi-douzaine de personnes de la région Toulonnaise ainsi à Aix en Provence pour également rechercher les aspects architecturaux et les décorations intérieures. Il y a autour du plafond du hall d'entrée et du palier du premier étage des gypseries remarquables pour leur qualité artistique et leur état de préservation. Nous les avons par ailleurs fait visiter à environ 200 personnes lors des dernières journées du patrimoine, avec le concours de M. Frederic Dhenaut, (attaché culturel à la mairie d'Ollioules).

Depuis ma dernière communication j'ai eu l'occasion de parcourir le site Internet http://jcautran.free.fr d'une manière plus systématique et pu mesurer l'ampleur des travaux de votre père. Permettez-moi de le féliciter pour cette collection tout à fait remarquable - que vous avez su reproduire sur Internet, ce qui représente un travail supplémentaire.

Je comprends votre attachement à La Seyne. Néanmoins, si vous ou votre père éprouvez un jour le désir de nous rendre visite à Montauban nous serons ravi de vous y accueillir. De la terrase on a une vue magnifique de la rade et de la Seyne. Nous y serons prochainement entre le 20 et le 26 juin.

Je vous prie d'agréer, Monsieur Autrun, l'expression de mes sentiments distingués.

GM

R2.

Bonjour,

Merci pour votre aimable réponse à mon message.

Je suis très heureux si les quelques éléments que je vous ai adressés sur les Beaussier et le domaine de Montauban. ont pu vous être utiles.

Merci également pour votre aimable invitation à Montauban. Malheureusement, nous ne sommes pas dans le Var cette semaine où vous y êtes, car nous n'y venons qu'au mois de juillet. Peut-être, si une autre occasion se présente, ce sera avec grand plaisir. (Je vais d'ailleurs venir habiter définitivement à La Seyne à partir de mon départ à la retraite en juin 2004).

D'ici là, je pourrai effectuer quelques recherches plus approfondies dans les archives de mon père. Si je trouve d'autres informations sur les Beaussier en relation avec le domaine de Montauban, je ne manquerai pas de vous les faire parvenir.

Je souhaite que vos recherches dans les archives locales et départementales soient fructueuses. J'ai oublié de vous signaler que de nombreux documents historiques sur Toulon (et sa région) pouvaient aussi se trouver à la Société des Amis du Vieux Toulon, 69 Cours Lafayette à Toulon.

Avec l'expression de mes sentiments très distingués.

JCA

Q3.

Je viens de découvrir votre site qui m'intéresse à titre généalogique puisque une branche de mon ascendance est originaire de Toulon et de la Seyne. Je suis en effet descendant d'Honoré Marie REGNIER du TILLET, commissaire de la marine à Toulon, et qui épousa Marie anne de Beaussier de Chateauvert, issue d'une famille d'officiers de marine.

Je lis dans votre forum les questions signées GM datant de mai-juin 2003 et relatives au Domaine de Montauban.

Le signataire, copropriétaire du domaine,s'intéresse à son histoire, dans laquelle Honoré Regnier du Tillet intervient puisqu'il aurait hérité à une époque du dit domaine.

Je serais très heureux d'être contacté par cette personne.

Je pourrais pour ma part lui communiquer quelques précisions sur la famille d'Honoré du Tillet ( la mère de son épouse était née "Giraudy de Piosin de Montauban")

Je serais pour ma part très intéressé de tout détail relatif à la vie de ces personnes, qui sont mes ascendants, et dont la vie est liée à l'histoire de Toulon et de la Seyne.

PC

R3. (à GM)

Bonjour Monsieur,

Il y a environ deux ans, nous avions échangé quelques messages à propos du lien entre les Beaussier, les Montauban, anciens co-seigneurs d'Ollioules, et le domaine de Montauban.

A propos de cette famille, je viens de recevoir le message ci-dessous de la part de Monsieur PC [...] :

« Je viens de découvrir votre site qui m'intéresse à titre généalogique puisque une branche de mon ascendance est originaire de Toulon et de la Seyne. Je suis en effet descendant d'Honoré Marie REGNIER du TILLET, commissaire de la marine à Toulon, et qui épousa Marie Anne de Beaussier de Chateauvert, issue d'une famille d'officiers de marine.

« Je lis dans votre forum les questions signées GM datant de mai-juin 2003 et relatives au Domaine de Montauban.

« Le signataire, copropriétaire du domaine, s'intéresse à son histoire, dans laquelle Honoré Regnier du Tillet intervient puisqu'il aurait hérité à une époque du dit domaine.

« Je serais très heureux d'être contacté par cette personne.

« Je pourrais pour ma part lui communiquer quelques précisions sur la famille d'Honoré du Tillet (la mère de son épouse était née "Giraudy de Piosin de Montauban")

« Je serais pour ma part très intéressé de tout détail relatif à la vie de ces personnes, qui sont mes ascendants, et dont la vie est liée à l'histoire de Toulon et de la Seyne ».

Pourriez-vous, je vous prie, prendre contact avec M. PC à l'adresse : (...) qui se propose de vous communiquer des précisions susceptibles de vous intéresser.

Merci par avance,

Cordialement,

JCA

R4. (à PC)

Cher Monsieur,

Je vous volontiers fait part des informations dont je dispose. Un cousin a recueilli et publié les informations suivantes dans un fascicule:

"...le domaine de Montauban à Ollioules était la propriété de noble Pierre GIRAUDY de PIOSIN, Conseiller du Roy, Assesseuraux soumissions au siège de TOULON, puis de sa fille Thérèse-Marie épouse d'André de BEAUSSIER de CHATEAUVERT, Chevalier de Saint Louis, Chef d'escadre" (én référence à une période de la première partie du XVIIIe siècle)

et puis:

"Curieusement, nous ne connaissons pas encore le nom de celui qui a fait construire Montauban. Nous en avons probablement son portrait ainsi que celui de sa femme et de ses enfants moulés dans le plafond de l'entrée et du premier étage (...). S'agit-il de noble Pierre GIRAUDY de PIOSIN", né en 1600, marié en 1641 à Marguerite COLOMBY et propriétaire attesté de Montauban en 1661, Premier Consul (maire) de TOULON en 1652 et 1674, Lieutenant du Roy et Capitaine des galères? C'est peu probable car à cette époque, sous Louis XIV, ont ne portait plus la fraise. Il s'agit plutôt des parents ou prédecesseurs de cet important personnage. Cette famille très liée à la Marine et au port de TOULON descendait de Jean PIOSIN maître des ports de Provence en 1745 sous le Rio Réné.

Quoiqu'il en soit, le domaine reste dans cette famille jusqu'en 1801 passant par héritage aux BEAUSSIER, illustre famille d'officiers de marine, puis aux REGNIER du TILLET dont l'un est Commissaire ordonnateur de la Marine.

Pierre-André BEAUSSIER de MONTAUBAN né en 1726 était capitaine de vaisseau: réfugié à TOULON pendant le siège, il sera guillotiné à la fin de 1793 ou au début de 1794, après la prise de la ville. Sa soeur, puis son neveu, Honoré-Francois REGNIER du TILLET, héritèrent de Montauban."

Voici les informations que je peux partager avec vous dans l'immédiat. Je serais heureux, si vous le désirez, d'approfondir davantage, notamment en vous citant les sources que mon cousin a utilisées.

Cordialement,

GM

Q5.

Cher Monsieur,

Je lis sur votre forum un message signé "PC" où l'auteur se dit descendant d'Honoré Marie régnier du Tillet. Or il se trouve que j'effectue actuellement une recherche historique sur la marine et je souhaiterais glaner des renseignements sur cette famille.

Comment pourrais-je contacter cette personne?

Avec l'assurance de ma considération distinguée,

Bien cordialement,

JS

R5.

Cher Monsieur,

En réponse à votre message de ce jour, j'ai le plaisir de vous communiquer l'adresse électronique des personnes dont j'ai rapporté les échanges sur mon site, en juin 2005, à propos d'Honoré Marie Régnier du Tillet :

PC : Il s'agit de M. (...), e-mail : (...).

GM : Il s'agit de M. (...), e-mail : (...).

Vous pouvez les contacter en faisant référence à mon site http://jcautran.free.fr

Cordialement,

JCA

Q6.

Cher Monsieur,

Merci beaucoup pour ces précisions.

Bien cordialement

JS


 

14 septembre 2002 : Quartiers de Six-Fours

Q.

Cher Monsieur,

Je viens à l'instant de télécharger l'ensemble de votre oeuvre, dire que j'adimire votre travail...je manque de mots pour l'exprimer !

Quelle éruditon, quel sens du récit !

Je procède moi-même à des recherches sur les anciens quartiers de Six-Fours, car il n'y a jamais eut de travail la dessus.J'espère en faire un livre dans quelques années, sans espérer jamais parvenir à la qualité des vôtre.

Et merci de permettre à tous de profiter de votre travail en ayant fait un site aussi remarquable.

Bravo et merci.

CC

R.

Je pense que vous connaissez déjà les ouvrages de François Jouglas sur Six-Fours et les résultats des fouilles archéologiques qu'il a menées en différents points de la commune. Dans les années 1965-67, il a publié quelques notes sur Six-Fours, Les Lèques, Les Embiez, Le Brusc dans les Bulletins de la Société de Sciences Naturelles et d'Archéologie de Toulon et du Var, que j'ai également numérisés. Vous connaissez aussi certainement le livre de M. Baudoin sur l'histoire de La Seyne, qui traite un peu de Six-Fours (chapitres VIII à XIII) avant que La Seyne ne se sépare de la commune de Six-Fours. Egalement, Henri Ribot, membre de l'Académie du Var, qui fait fréquemment des conférences à Toulon, a aussi écrit plusieurs ouvrages sur l'histoire et l'archéologie du sud-ouest varois et il s'est intéressé à plusieurs quartiers de Six-Fours (Tauroentum-Le Brusc, Malogineste, etc.).

Mais une étude des anciens quartiers de Six-Fours (et il me semble qu'il y en a beaucoup), l'origine de leur appellation, leur histoire, serait extrêmement intéressante à réaliser. Je vous souhaite bon courage pour cela et je reste à votre disposition si je peux vous être utile.

JCA


 

27 janvier 2002 : Saint-Jean-du-Var

Q.

Cher Monsieur,

votre site m'a beaucoup intéressé. Il est bon que des gens comme vous fassent vivre la tradition de leur quartier. Je suis à la recherche d'informations sur StJean du Var, son histoire, sa situation socio-économique et j'ai pensé que vous pourriez peut-être m'aider.

Merci de votre réponse

Bien cordialement

NB

R.

Bonjour,

Merci de votre message et de vous intéresser à notre site sur l'histoire de La Seyne (Var).

Malheureusement nos récits et souvenirs se rapportent presque uniquement à la région Ouest de Toulon : La Seyne et Six-Fours, et nous ne savons rien d'intéressant sur l'histoire des quartiers Est comme Saint Jean du Var.

Sans doute faudrait-il plutôt regarder sur des ouvrages traitant de l'histoire de Toulon (j'ai vu passer une "Histoire de Toulon", de Maurice Agulhon, mais je ne sais pas si elle traite des quartiers. Mais il y a probablement des ouvrages sur les quartiers de Toulon que vous pouvez essayer de trouver dans une bibliothèque municipale.

Je peux, de mon côté, essayer de rechercher si je trouve quelque chose dans les vieux livres que possède mon père et je vous enverrai de l'information sur Saint Jean du Var si j'en trouve.

Cordialement

JCA


 

18 septembre 2002 - 21 février 2016 : Limites entre La Seyne, Ollioules et Toulon

Q1.

Bonjour Monsieur AUTRAN,

J'ai une question à vous poser concernant les villes de La Seyne sur Mer, Ollioules et Toulon :

- La ville de la Seyne sur mer est-elle limitrophe de celle de Toulon ? il me semblait qu'entre ces 2 villes, une "langue" de terre appartenant à Ollioules venait les séparer...

Pourriez-vous me dire où je pourrais me procurer un document ou un renseignement donnant enfin la réponse à cette question, qui divise bien des personnes de mon entourage !

Merci pour votre travail et votre passion Monsieur AUTRAN.

Une Seynoise de naissance.

SA

R1.

1) Historiquement, il est rapporté (voir Bulletin de la Société des Sciences Naturelles de Toulon et du Var, n° 157 de l'année 1965) que des bornes datées de 1235 et de 1443 avaient été placées sur les limites Toulon-Ollioules (selon une direction générale nord-sud) d'une part, et Ollioules-Six-Fours (est-ouest) d'autre part. Les limites Toulon-Ollioules et Ollioules-Six-Fours communes se rapprochaient sur le bord de la rade, sans toutefois se rejoindre car Ollioules avait tenu à conserver un accès à la mer (125 mètres de littoral environ). Sur d'anciennes cartes, on trouvait d'ailleurs la dénomination "Ollioules-sur-Mer".

2) Lors de la séparation des communautés de La Seyne et de Six-Fours en 1657, il paraît clairement établi que : "Les frontières de La Seyne confrontent au nord les limites du territoire d'Ollioules, qui rejoignent celle de Toulon à La Goubran" (extrait de l'Histoire de La Seyne de M. Baudoin, 1965). Il semble donc bien que Toulon et La Seyne n'étaient pas des communes limitrophes.

3) On pourrait cependant avoir aujourd'hui quelque doute car le littoral de la rade au niveau de Lagoubran et Brégaillon ne se situe peut-être plus exactement à l'endroit où il était au XVe ou au XVIIe siècle en raison des comblements qui ont été pratiqués et de l'aménagement des installations et des quais de la Pyrotechnie. La borne la plus au sud de la frontière Toulon-Ollioules semblait se trouver à l'emplacement du bar (qui s'appelait autrefois Le Chalet), juste en face de l'entrée de la Pyrotechnie. C'est là qu'elle a été identifiée en 1965 et elle a été ensuite transportée au musée de Balaguier où elle doit encore se trouver. On pourrait donc penser que les terres gagnées sur la mer dans cette zone de l'enceinte de l'Arsenal, étant au sud de la fameuse borne, ne seraient pas clairement attribuées à Ollioules et qu'il y aurait là un contact entre La Seyne et Toulon ? Et d'ailleurs sur toutes plusieurs cartes d'état-major que je possède, au 50000e, au 25 000e ou au 20 000e, les pointillés de délimitation des communes ne sont plus visibles dans l'enceinte de l'Arsenal.

4) Toutefois, si l'on examine bien les plans de ville actuels les plus courants de Toulon et son agglomération, on retrouve encore, comme au XVIIe siècle, un accès à la mer de la commune d'Ollioules. Je vous adresse en fichier attaché un fragment de ce plan où vous pourrez vérifier (et c'est bien dans ce sens que penche notre conclusion à la question posée), que Toulon et La Seyne ne sont pas des communes limitrophes.

Restant à votre disposition pour poursuivre la discussion sur ce point (si vous avez d'autres éléments d'information) ou sur tout autre point de l'histoire de La Seyne.

JCA

Q2.

Bonjour Monsieur AUTRAN (Père et fils),

Tout d'abord, un grand merci pour votre réponse si fouillée !

Le morceau de plan, que vous mettez en annexe, est similaire à celui que je possède : il montre cette fameuse "langue" de terre qui appartiendrait à la commune d'Ollioules. Je vais tenter d'obtenir une réponse de la part des 2 mairies concernées (si ces renseignements sont accessibles au commun des mortels...).

Je souhaite aussi vous remercier de votre grande et émouvante contribution à l'histoire de l'arrivée des Italiens dans la région et notamment sur la commune de la Seyne. Cela me permet de comprendre et de me rendre compte de tout ce qu'ont pu vivre mes arrière-grands parents, mes grands-parents et mes parents. Je n'oublie pas quel est mon nom. Si seulement cela pouvait permettre à ceux qui ont vécu ces jours difficiles de ne pas répéter la même erreur à l'encontre d'autres populations...

Merci.

J'espère bien, au détour d'une boutique ou d'un marchand de livre, découvrir toutes ces histoires merveilleuses.

SA

Q3. (extrait de la page Facebook de HR, 5 novembre 2015)

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Ollioules possède depuis 1333 une partie du rivage maritime situé sur la rade de Toulon. Voici le texte correspondant à cette attribution :
(référence : Cahier du patrimoine ouest varois n°12, 2009, "les noms de lieux de l'ouest varois).

- 1333, limites d'Ollioules, de Six-Fours et de Toulon sur la rade de Toulon : "Du terme de Six-Fours à celui de Toulon, la parcelle d’Ollioules comprise entre le Chemin de la Gobran et le port, il y a la distance d’un trait d’arbalète (environ 125 m) appartenant à la communauté d’Ollioules."

- En 1411, Louis II révoquera le privilège accordé aux habitants d’Ollioules les autorisant à construire au quartier maritime de Lagoubran -appartenant au territoire d’Ollioules- un quai avec débarcadère pour l’accostage des navires où ils pouvaient embarquer toutes marchandises. Furent arrachés les pilotis déjà plantés et les quais commencés. Les contrevenants, passibles d’une amende de 100 marcs d’argent, risquaient aussi l’indignation du roi (Archives de Toulon, AA 96 fol. 57, registre, parchemin).

De cette décision qui le prive de son port sur la rade de Toulon, va dépendre l’intérêt d’Ollioules pour Sanary dont la tour mentionnée en 1322 assurait une défense efficace.

La carte ci-dessous montre l'emplacement de ces 125 m de rivage maritime possédés par Ollioules sur la rade de Toulon depuis 1333.

HR

R3.

Au XXe siècle, à la suite des comblements qui ont été pratiqués et de l'aménagement des installations et des quais de la Pyrotechnie, il n'était plus évident de savoir si la bande de littoral appartenant à l'origine à Ollioules existait encore puisque les limites entre les 3 communes ne figuraient plus sur la carte au 20.000e des années 1930. Et si on les avaient prolongées dans leurs directions respectives, elles se seraient rejointes bien à l'intérieur des terres.

Extrait de la carte au 20.000e du secteur de Lagoubran (années 1930)

Mais en consultant des plans plus récents du quartier (Guide Planète, année 2005), on observe que, si la limite nord-sud Toulon-Ollioules est bien prologée dans sa direction initial nord-sur vers le rivage, celle (ouest-est)entre La Seyne et Ollioules a été prolongée selon un angle droit vers le sud, montrant que la commune d'Ollioules possède toujours une portion du rivage de la rade dans l'anse de la Pyrotechnie.


Jean-Claude Autran

Q4. (Facebook, 4 avril 2016)

La commune d' OLLIOULES s'étend sur un petit bout de rivage près de la pyrotechnie

HG

R4.

C'est exact !‬

HR

Q5a.

Les ollioulais, baignés par la Reppe et... la mer, c'est pour cela qu'on les surnomme les BAGNAS.

HG

Q5b.

On appelait les vieux ollioulais "les bagnas". HR va nous le confirmer‬.

R5.

J'avais plutôt retenu que l'on surnommait les Ollioulais « Lei bagna » parce qu'on prétendait qu'il pleuvait toujours, chaque année, le jour de la fête d'Ollioules... Je ne sais pas qui a raison. Il existe un autre sobriquet pour les habitants d'Ollioules, c'est « lei dansaire » (les danseurs). Pour avoir les sobriquets des habitants des principales communes du Var, voir dans Le Filet du Pêcheur n° 2, année 1982, page 20 (http://seynoise.free.fr/seyne_ancienne_et_moderne/filet_du_pecheur/1981/2.pdf) et dans le n° 3, année 1982, page 22 (http://seynoise.free.fr/seyne_ancienne_et_moderne/filet_du_pecheur/1982/3.pdf)‬

Jean-Claude Autran

Q6.

Oui, j'ai toujours entendue dire "Lei Bagna" et l'explication était comme Jean-Claude Autran !!! ‬

‪Merci Henri et à vous autres qui nous apportent tant sur notre Histoire de notre Patrimoine !!! ‬

‪À vous tous je vous souhaite une Bonne journée et vous Fais de Gros Bisous Amitiés à tous !!! ‬

‪Continuez à nous enrichir de votre savoir !!!

PJ

Q7. (21 février 2016)

‬Bonjour Jean Claude, j'ai indiqué dans un forum que la ville d'Ollioules avait un bout de territoire qui va jusqu'à la mer. Peut on le prouver ?
 
Je n'ai rien troiuvé sur les cartes mais est-ce vrai ?
 
Amitiés

HG

R7.

Bonjour Henri,

Cette question revient assez souvent. Sur le “forum” de mon site, à la rubrique “localités voisines”, tu trouveras les derniers échanges (avec différentes cartes) que j’ai eus à ce sujet, notamment l’avis de Henri Ribot en qui on peut avoir confiance :

http://jcautran.free.fr/forum/communes_voisines.html#1

Oui, malgré les comblements réalisés dans la Pyrotechnie, la commune d’Ollioules a bien toujours un bout de territoire qui va jusqu’à la mer.

Amitiés.

Jean-Claude


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