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Forêt de Janas et massif de Sicié

 

Historique des échanges de messages à propos de :

Ancien poste d'écoute de la Marine en contrebas du Sémaphore de Sicié

Canons du cap Sicié
Cap Sicié, Sémaphore, Batterie du Cap-Vieux
Domaine de Fabrégas (1)
Domaine de Fabrégas (2)
Domaine de Fabrégas (3)
« Domus de Janas », autre origine du nom de notre forêt de Janas ??
Escaliers du Jonquet
Fête du Mai
Filons de basalte dans les phyllades du massif de Sicié
Forêt de Janas
Forêt de Janas - la Fouant dei can
Forêt de Janas - Le gemmage
Identification de roches du massif de Sicié et exposition "Sicié, terre de quiétude"
Histoire des rochers des Deux Frères
Maison du pendu
Massif du cap Sicié
Montjoie (vestiges militaires sur les crêtes de)
Mont Salvat
Notre-Dame du Mai
Oratoires de Janas
Ordre donné par Napoléon Ier au Préfet du Var (1809)
Origine d'une maison, route de Janas
Ouvrages retraçant la vie passée du massif de Sicié
Pièces métalliques non identifiées à la pointe de Mal Dormi
Pierres gravées du massif de Sicié (Les)
Plage du Jonquet en hiver et côte sud-est du massif de Sicié
Précisions sur le calvaire breton de notre chemin des oratoires
Puits de l'émissaire commun
Sables et grès du massif de Sicié
Serge Malcor, le chantre du massif de Sicié
Sicié au delà du miroir
Symbole de la faucille et du marteau gravé dans le massif de Sicié
Tunnel creusé à Sicié




13 septembre 2016 : Pièces métalliques non identifiées à la pointe de Mal Dormi

Q1.

Bonjour,

Ce matin avec un ami nous avons fait une balade du petit Gaou à la pointe Pierre d'Autel.

Nous avons pu découvrir et j'ai filmé une pièce sphérique métallique située après la pointe du Mal Dormi (dans le sens Ouest/est),
puis celle dont je vous avais parlé située sur la partie adossée à la pointe du Mal Dormi collée à la plage de la Fosse.

Mon film ici : https://www.youtube.com/watch?v=W4l-NQlCQnk&feature=youtu.be

Amicalement

GF



27-30 septembre 2014 : Escaliers du Jonquet

Q1.

Bonjour,

Je suis tombé par hasard sur le site, qui est superbe...

Mes grands parents habitaient autrefois du côté de la Verne (dès avant guerre)...

J'ai eu l'occasion de randonner vers ND du Mai et suis allé me baigner sur une plage naturiste grâce à de superbes escaliers actuellement en cours d'effondrement.

Mes questions sont la suivantes, espérant être éclairé sur cette construction, n'ayant rien trouvé dans le forum : Mais qui a réalisé ces escfaliers, quand et pourquoi (étant donné le travail et le coût que cela a dû représenter) ?

Merci et bravo pour votre travail !

JNP

Q1b. (à SM)

Salut Pif,

(...) Autre question d’un internaute nommé JNP (que j’ai complètement oublié de te poser hier). Il me demande : « Je suis allé me baigner sur la plage naturiste du Jonquet grâce à de superbes escaliers actuellement en cours d'effondrement. Mes questions sont les suivantes, espérant être éclairé sur cette construction, n'ayant rien trouvé dans le forum : Mais qui a réalisé ces escaliers, quand et pourquoi (étant donné le travail et le coût que cela a dû représenter) ? ».

Je n’ai aucune idée de la date de construction de ces escaliers, mais tu en as certainement une. Merci de me renseigner à l’occasion.

Adessias.

Claudet

R1a.

Les escaliers du Jonquet ont été construit dans la période précédant l’homologation de la plage naturiste soit en 1972 et 73.

Il y avait alors trois escaliers destinés à « civiliser » ces plages.

Le premier desservait la plage dite du Boeuf (avant d’arriver au rocher du même nom): Il tout juste tenu un hiver avant que la partie basse ne soit emportée tel un fétu de paille. Elle séjourne à présent contre la falaise.

Le second arrivait au niveau du Boeuf lui-même. Protégé des grosses vagues, il existe toujours et est le sentier le plus usité, surtout depuis que la corniche varoise et fermée, en été.

Le troisième, le plus grand, part de sous le parking « du Jonquet » et descend sur l’arête de la pointe de Saint Selon. Sa partie basse, édifiée sur un sol de lauvisse, s’est rapidement déstructurée rendant l’arrivée sur le bord de mer un peu « western ». Mais comme il n’est plus utilisé que par les naturistes, des dix mois « d’hiver », il n’intéresse pas les pouvoirs publics d’autant plus que ce n’est pas les naturistes qui iront se plaindre de cet état de fait.

Tout ça se passait quand il était encore question de réaliser une véritable corniche varoise qui partait de Fabrégas et serait allée jusqu’au Brusc. Heureusement que trois au quatre énormes éboulements ont fragilisé la route (au niveau de la remontée de basalte sous le fort Peyras) et que la municipalité de Six Fours a refusé de continuer ce projet sur ses terres.

Longo maï

Pif

R1b. (à JNP)

Bonjour,

Merci pour votre message et votre commentaire sur mon site internet.

Pour pouvoir répondre avec précision à votre question, je me suis renseigné auprès de mon ami M. Serge Malcor, président-fondateur du Jonquet-Kayak-Club, et fidèle de la plage du Jonquet depuis des décennies. Voici ce qu’il me répond :

« Les escaliers du Jonquet ont été construit dans la période précédant l’homologation de la plage naturiste soit en 1972 et 73.
Il y avait alors trois escaliers destinés à « civiliser » ces plages.
Le premier desservait la plage dite du Boeuf (avant d’arriver au rocher du même nom): Il a tout juste tenu un hiver avant que la partie basse ne soit emportée tel un fétu de paille. Elle séjourne à présent contre la falaise.
Le second arrivait au niveau du Bœuf lui-même. Protégé des grosses vagues, il existe toujours et est le sentier le plus usité, surtout depuis que la corniche varoise est fermée, en été.
Le troisième, le plus grand, part de sous le parking « du Jonquet » et descend sur l’arête de la pointe de Saint Selon. Sa partie basse, édifiée sur un sol de lauvisse, s’est rapidement déstructurée rendant l’arrivée sur le bord de mer un peu « western ». Mais comme il n’est plus utilisé que par les naturistes, des dix mois « d’hiver », il n’intéresse pas les pouvoirs publics d’autant plus que ce n’est pas les naturistes qui iront se plaindre de cet état de fait.

Je pense que cela répond à votre question.

Bien cordialement,

Jean-Claude Autran



27 septembre 2014 : « Domus de Janas », autre origine du nom de notre forêt de Janas ??

Q1. (adressé par Mme MTP)

Domus de Janas

1) D'après : « http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Domus de Janas&oldid=99236549 »

« Les Domus de Janas (maisons des fées ou des sorcières) sont des sépultures de l'époque préhistorique, creusées dans la roche, que l'on trouve dans toute la Sardaigne. Elles ont été réalisées durant la culture d'Ozieri, une culture néolithique (ou prénuragique) qui s'est développée en Sardaigne de 4300 à 3700 av. J.-C. Elles ont été utilisées à des fins funéraires aux périodes suivantes et certaines ont été employées comme bergeries ou abris de bergers jusqu'à des périodes récentes. Les légendes populaires racontent qu'elles étaient habitées par des fées qui tissaient des toiles en or. Tous ceux qui s'en approchaient devenaient fous.



Références
1. Melis M. G., Quarta G., Calcagnile L., D'Elia D., 2007, L'inizio dell'età del Rame in Sardegna. Nuovi contributi cronologici, Rivista di Scienze Preistoriche, vol. LVII, p. 185-200
2. Sanges M., 1980, Due "Domus de Janas" nel territorio di Oliena (Nuoro), Atti della XXIIe riunione scientifica nella Sardegna Centro-Settentrionale, 21-27 ottobre 1978, Istituto ltaliano di Preistoria e Protostoria, Firenze, p. 181-197


2) D'après : « http://atlasobscura.com/place/domus-de-janas » et « http://www.atlasobscura.com/places/domus-de-janas-tombs »

Built by the ancient Ozieri culture between 3400 and 2700 BC, the Domus de Janas tombs on the Mediterranean island of Sardinia were the sites of elaborate funerary rituals. They got their nickname as the “houses of fairies” from later generations who imagined the mysterious square openings to be the homes of magical creatures. Jana is derived from Diana, the Roman goddess of hunting.
Although now mainly used by shepherds as sheep pens, the caves cut into the rock faces of the mountains were once sealed and elaborately adorned with red paint and bulls’ heads, representing male fertility and regeneration. Vague outlines of horns and spirals still remain on the walls of some of the Domus, although the reuse of the tombs for burials into Roman times and the Middles Ages has left few of the original sites undisturbed.
There are around 2,000 of the tombs strewn throughout the island, some single chambers, while others are more extravagant necropoleis with multiple rooms. The most extensive of these are Santu Perdu, Anghelu Ruju, Su Crucifissu Mannu, and S. Andrea Priu. In the network of tombs, there are chambers that were designed as representations of homes, with roof beams, columns, imitation wood door frames, and even, on one occasion, a hearth. False doors in the darkness, unable to be opened, represent the division between the living and the dead.



1er septembre 2014 : Précisions sur le calvaire breton de notre chemin des oratoires (« oratoire n° 9 »)

Q1. (texte et photos adressés par GJ)

La Pêcherie

Située à quelque 4 km à l'ouest de Bizerte, la Pêcherie doit son nom aux pêcheries qui s'y pratiquaient là, avant la venue des Français. Depuis, ce lieu est devenu le centre civil de la base navale de la Baie Ponty.

Pour bien des gens, elle était surnommée Cité Maritime, Cité Ouvrière, Cité Bretonne, La Petite Bretagne, Le Petit Brest, bref !... autant de qualificatifs qui désignaient un hameau devenu village fort de quelques 400 à 500 familles, pour la plupart des marins bretons, grossi les soirs et fins de semaines par la sortie des matelots en mal de liberté et s'engouffrant dans tous les coins où la "bouffe" et la bière étaient largement présentes.

La Pêcherie a toujours été un village sans histoire. Il n'y avait pas de police. C'est la gendarmerie maritime qui, de loin ou de près, surveillait les agissements des uns et des autres jusque-là, dans une parfaite entente, mis à part quelques petits abus mineurs perpétrés par des jeunes Pêcherois en mal d'aventures (voir le "Bizertin" n° 14), la bande à Michel AYMARD ; mais parmi eux, il y avait le fils du Chef Gendarme RAMONE, donc !... "Vous allez me faire le plaisir de cesser vos bêtises sinon je vous colle au trou, compris !... Oui, p'Pa..."

Le village était, comme il a été dit au début, le dortoir de la marine de guerre. C'était sa continuité, il vivait au rythme de la Marine, s'est étendu suivant les aspirations militaires de !'Amirauté.

Avant la guerre de 1939, la base, peu ambitieuse, disposait de quelques bâtiments de guerre et les familles étaient installées à proximité du centre-vie développé autour du "S" dessiné par la route Bizerte-Karouba, à hauteur de rentrée de la base navale. Il y avait là les principales installations nécessaires à une vie active : des commerces, la gare, la poste, l'école, l'église et les bistrots pour l'animation diurne et nocturne.

Après la guerre de 1943, c'est le temps de la reconstruction, c'est aussi un tournant pour le port de guerre de Bizerte qui devient une base stratégique "OTAN". Donc, un plus d'ambition, un plus de moyens. De nombreux bâtiments de guerre viennent. s'ajouter à ceux déjà en place. Il faut en urgence agrandir le hameau pour recevoir les nouvelles familles. L'Amirauté charge la Direction des Travaux Maritimes de Bizerte, sur les terrains lui appartenant autour de l'agglomération, de réaliser l'hébergement nécessaire. Elle effectue les travaux préliminaires et les entreprises locales construisent alors tout un lot de villas. Celles de la gendarmerie, à l'ouest, un peu à l'écart et dans le centre. A l'est, c'est l'entrepreneur M. CATANESE de Ferryville qui entreprendra cet énorme travail.

Parallèlement à cela, la Direction des T.M. charge un de ses cadres technicien en bâtiment, le jeune André BENCIVENGO (dit Zozo), fraîchement sorti de l'École Technique Marine de Toulon, de construire, lui aussi, un grand nombre d'habitations, villas, chalets à l'usage des personnels de l'État, en utilisant au maximum tous les matériaux récupérables à l'hôpital militaire de Michaud, proche de Mateur, fortement endommagé lors des événements de 43, abandonné et livré en l'état, à la Marine.
Le jeune chef de travaux se met à l'ouvrage et, avec une main-d'œuvre marine et locale, récupère tout ce qui est récupérable : huisseries, menuiseries, canalisations, pierres de taille, sanitaires, toitures, etc. Il réalise, seul, les plans utiles pour cet ouvrage : villas, habitations, chaussées, réseaux divers - eau, égout, électricité.
Il passe les marchés avec les entreprises locales, dont l'entrepreneur FICHIERA, et sortira de terre en trois années, de 1946 à 1949, voire 1950, un bon nombre de chalets, villas au nord du hameau. Des habitations simples, doubles, triples, comprenant chacune une terrasse et un bout de terrain. Elles seront de couleur blanche pour les différencier des villas de couleur rose au sud de la route de Sidi-Ahmed et occupées, de meilleure facture, par les familles des sous-officiers.
Ces villas blanches seront appelées "chalets Michaud". Toutes ces habitations et bien d'autres seront gérées par l'O.T.L.M. de Bizerte (Office des Logements Marine). Les loyers seront perçus mensuellement par le gérant, Monsieur ATLAN.

Les propriétaires privés, possédant des terrains dans la zone, en particulier Messieurs BLANCHARD et LE TIECK, profitant de l'aubaine, se lancèrent eux aussi, dans des constructions habitables, mais, à louer.

L'église, elle-même, dut s'adapter au développement de sa paroisse qui atteignait environ 2.000 fidèles dans les années 1953.
C'est en 1919 que fut créée l'église de la Pêcherie. Jusque là, le service religieux était assuré par les prêtres de Bizerte qui effectuaient le déplacement. L'église est située à l'est du centre-vie, au pied d'un vaste terrain jouxtant le noyau commercial.

Elle fut l'œuvre de l'abbé BORDONNAUD qui réussit l'exploit, à cette époque, d'obtenir, des pouvoirs publics, le feu vert et les fonds nécessaires à son édification. D'un style très traditionnel, avec un clocher sur la façade qui se termine en pyramide, au pied duquel se situe le porche d'entrée. Le sanctuaire, avec ses fenêtres étroites mais embellies de jolis vitraux, contenait 200 personnes assises.

La majorité des marins étant d'origine bretonne, la paroisse fut donc dédiée à Sainte Anne, très vénérée en Bretagne.

L'abbé BORDONNAUD, apprécié, estimé et très influant, créa aussi le Foyer du Marin, à l'intérieur de la base et le Patronage Sainte-Anne. Il mourut en 1939. Ses funérailles eurent lieu à Bizerte et l'église ne put contenir tous les fidèles venus prier pour lui. Reconduit à la Pêcherie, son corps fut accompagné tout le long, sur les 5 kilomètres, par une foule immense. Il fut enterré à l’île de la Galite selon ses souhaits, car il était, ne l'oublions pas, curé de la Pêcherie et aussi curé de l'île de la Galite.
De 1939 à 1952, les services religieux furent assurés par des aumôniers de passage, tel le prêtre DELPONT.

En 1952, l'abbé Antoine MESSINA est nommé curé de la Pêcherie et des aumôneries militaires. S'appuyant sur les Bretons, il sut animer sa paroisse, lui donner beaucoup de ferveur, de passion.

En septembre 1952, arrive un calvaire breton, sculpté par Monsieur RUZ, dans le granit de Kerventon. Le 30 novembre, Monseigneur FAUVEL, évêque de Quimper et du Léon, préside une fête grandiose en l'honneur de ce calvaire. Celui-ci était en réalité l'œuvre de tous les Bretons de Tunisie qui, par leurs dons, en couvrirent les frais en totalité. Pour la circonstance, Bretons et Bretonnes revêtirent leurs pittoresques costumes et lorsque l'évêque bénit tous les Bretons, ceux-ci répondirent d'une seule voix: "Da feiz ou tadou, koz" - "A la foi de nos vieux pères, toujours nous tiendrons, jamais la renierons". Monseigneur GOUNOT et Monseigneur PERRIN étaient présents.

En 1954, l'abbé Pierre MESSINA est nommé vicaire de son frère à la Pêcherie et aumônier de Sidi-Ahmed. La paroisse étant importante, il fallait agrandir l'église. Les deux frères firent appel au troisième frère, François MESSINA, architecte, à l'entrepreneur MOTISI de Bizerte et aux ateliers de la B.A.N. Karouba pour les travaux de fer forgé. L'église sera agrandie par ses côtés latéraux avec des pierres colorées de I'Ichkeul donnant du plus bel effet L'autel est en granit rose venu de Bretagne. En 1956, c'est la grande fête de l'inauguration.

La capacité du sanctuaire est portée à 400 personnes assises.

En 1959, le curé Antoine MESSINA devient aumônier militaire.





4 juillet 2014 : Identification de roches du massif de Sicié et exposition "Sicié, terre de quiétude"

Q1.

Bonjour Jean-Claude,

Peux-tu m'aider à identifier ces roches, c'est pour ma future expo.

J'espère que tu auras le temps,

merci,

CC

R1.

Bonsoir Christian,

Suite à l’examen de tes belles photos, ce que je peux dire c’est que :

- Toutes ces roches appartiennent à la catégorie des phyllades, avec fréquemment des intercalations de quartzites blancs, qui forment souvent des sinuosités compliquées (photos 038 et 070). On parle de phyllades lardés de quartzites ou de quartzophyllades. Le nom des phyllades (que les Provençaux appellent plus familièrement des lauvisses - du provençal lauve, pierre plate) vient du grec phullon (feuille). Ce sont souvent des schistes d’un gris-vert plus ou moins foncé, quelquefois bruns ou noirs, finement feuilletés, souvent froissés ou plissotés, et très satinés. Leur étude microscopique a en effet révélé des paillettes de séricite (variété soyeuse de mica blanc).

- Les phyllades sont des schistes métamorphisés, c’est-à-dire formées par recristallisation (et souvent déformation) de roches sédimentaires (argiles, par exemple) qui ont subi l’action de hautes températures et de hautes pressions pendant des dizaines ou des centaines de millions d’années dans les profondeurs de la croûte terrestre, et plus ou moins au contact du magma terrestre. Ce qui leur a finalement donné cet aspect feuilleté.

- Dans le massif de Sicié, ces phyllades (ou quartzophyllades) ont un âge difficile à déterminer car ils ne contiennent pas de fossiles. On estime cependant que les plus “jeunes” se situent dans le secteur Roumagnan - N.-D. du Mai - Sémaphore - Jonquet (350 à 400 millions d’années) ; ceux de la Lèque et de la partie nord de la forêt de Janas auraient plus de 550 millions d’années ; ceux de Six-Fours et des collines entourant le centre de La Seyne seraient d’un âge intermédiaire. Ces roches anciennes sont remontées en surface à une époque récente, lors de l’apparition des Alpes et de Pyrénées à l’ère tertaire (lorsque simultanément, le vaste continent Tyrrhénien qui, à l’ère primaire, s’étendait plus au Sud, s’est effondré, donnant lieu à la mer Méditerranée).

- Il semble que la plupart de tes photos aient été prises dans le secteur sud-est du massif de Sicié et les phyllades ou quartzophyllades que l’on y voit seraient donc du type le plus “jeune” qui, à l’état natif, a des couleurs gris, verdâtre ou violacé.

- Mais les roches que l’on observe et qui se trouvent en surface depuis peut-être des millénaires sont souvent très altérées par rapport à ce qu’elles seraient si on allait les prélever en profondeur (comme celles qui ont été extraites lors du creusement de l’émissaire commun). On en voit donc qui sont gris clair, gris foncé, noirâtre, brun, brun-rouge, selon leur teneur en fer (qui prend cette couleur par oxydation), selon que la cassure s’est faite dans le sens du feuilleté ou perpendiculairement (voir les plaques où ont été tracés les graffitis : la photo 054 semble correspondre à une cassure perpendiculaire). Certaines aussi ont bruni car elles ont été “cuites” par leur proximité avec une remontée de basalte en fusion à l’ère tertiaire. Pour toutes ces raisons, leur aspect est donc très différent d’un endroit à un autre.

- Mais les différences observées d’une photo à l’autre sont dues aussi, et pour beaucoup, aux phénomènes d’érosion (la mer, les embruns, le vent, le gel qui a pu les faire aussi éclater,...) qui ont sculpté les roches (photos 045 et 052) de manière parfois spectaculaire. Souvent les parties tendres (phyllade) ont été usées et ce sont les quartzites, plus durs, qu restent en relief (photo 117).

- Voilà ce que tes photos m’inspirent. Des phyllades avec des quartzites, de toutes les couleurs et de toutes les formes. Mais ce sont des phyllades dans tous les cas.

Je dois passer à la Maison du Patrimoine demain ou après-demain pour récupérer des brochures sur le chemin des Oratoires. Si je te vois, peut-être pourrai-je, oralement, mieux t’expliquer les choses.

En attendant, bravo pour cette belle initiative que tu as prise avec cette exposition qui promet d’être superbe.

Amitiés.

Jean-Claude Autran


Q2. (Facebook)

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont pu venir au vernissage de mon expo à la Maison du Patrimoine. Pour les autres, les photos sont exposées jusqu'au 7 septembre, vous êtes les bienvenus

R2.

Un grand bravo Christian. Ce que tu as fait est remarquable. Mais les phrases philosophiques sur le massif de Sicié que tu as prononcées dans ton discours d'inauguration, je dois avouer que ça m'a légèrement dépassé. Faudra que tu me les redises une autre fois pour que je prenne le temps de bien les assimiler.

Q3.

Merci d'être venu Jean-Claude, c'est un grand honneur pour moi. Malheureusement je ne suis pas un philosophe mais j'aime bien cette idée de panthéisme qui magnifie la nature. Vivement nos prochaines promenades aux oratoires, je suis sûr que les visiteurs seront nombreux.




22-24 février 2014 : Plage du Jonquet en hiver et côte sud-est du massif de Sicié

Q1. (à SM)

Salut Chef,

(...) j’ai noté ton commentaire sur une photo de Facebook que j’ai prise mardi sur la plage, à laquelle j’ai accédé à partir du sentier du littoral. Voir la carte au 25.000e ci-jointe (première photo) et la flèche qui indique l’emplacement de ce sentier en lacets dont le départ se trouve sur le sentier du littoral, en contrebas du parking Amphitria, et très exactement là où il y a un repère de la Marine (deuxième photo).

Naturellement, tu connais infiniment mieux que moi cette côte, mais je voudrais comprendre. Je croyais que l’accès principal à la plage du Jonquet se trouvait au niveau du premier grand parking de la Corniche, là où on découvre pour la première fois les Deux Frères. Or, l’endroit où je suis descendu se trouve beaucoup plus au sud. En regardant à droite (3e photo), on voit la pointe que la carte au 25000e nomme Pointe des Jonquiers et, à gauche (4e photo), celle que la carte nomme pointe de Malpasset (est-ce bien là que se trouve le rocher du Capucin). Mais, au delà, il y  a une petite crique, une autre pointe, puis une plage plus grande avant d’arriver au Bœuf (voir 5e photo, vue d’en haut, avec la flèche qui désigne l’endroit où je me trouvais). Enfin, dernière indication : quand on débouche du sentier sur la plage, il y a aussitôt à gauche deux inscriptions (6e photo) “Nu intégral - Merci - F.E.N.”. Est-ce qu’on parle bien de la même plage du Jonquet ou est-ce que le terme Jonquet va depuis le Bœuf jusque là où je me trouvais (tout seul d’ailleurs).

Merci de m’éclairer. Adessias.

Fox

Repère de la Marine près du départ du sentier descendant à la plage

Vue vers la partie droite de la plage. Au fond : Pointe des Jonquiers
Vue vers la partie gauche de la plage. Au fond : Pointe de Malpasset / Rocher du Capucin
Vue depuis le sentier du littoral

R1.

Hugh Fox,

(...) Pour ce qui est de ta photo, c'est bien l'ancienne plage du Jonquet où tu es descendu. Le rocher du Capucin se nomme aussi pointe de Malpasset (j'ai appris ce terme quand ils ont officialisé le naturisme dans cette zone).

La zone "théorique" où le naturisme est autorisé se situe entre la pointe du Malpasset et la pointe de  Saint Selon (en bas des grands escaliers), mais en réalité elle débute à partir du rocher du Boeuf et se continue jusqu'au cap Sicié.

Pour les anciens utilisateurs de ces lieux, la "vraie" plage du Jonquet, celle où jusque dans les années 70 se "terraient" les adorateurs de cette côte, se trouvait de l'autre côté du Capucin. Avec l'autorisation préfectorale, la construction des escaliers et la fainéantise des nouveaux naturistes (plus nudistes que naturistes d'ailleurs) le franchissement du Capucin devenait inutile. De l'autre côté, sur la plage où tu es descendu (que nous appelions le Jonquet vieux) demeuraient les plus irréductibles d'entre nous. Moi j'avais déjà "émigré" 500 mètres plus loin sur la plage dite du JKC. D'autres espacèrent leur visites pour des raisons diverses et comme la communauté homosexuelle prenait l'habitude de se réunir sous le Capucin avant d'être plus ou moins décimée par le sida, cette plage est très souvent vide même en plein été.
Mais tu l'aurais vu dans les années 60 et début 70, avec une quinzaine de tentes multicolores, les canoës, kayaks et autres embarcations, tu aurais une autre vue de cette côte.

Pour te donner une idée, voilà un  photo que j'avais pris de notre campement sur la plage du JKC en 71 ou 72 où tu peux remarquer la densité des tentes sur notre plage et dans le fond, le rocher du Capucin à la gauche duquel se trouvait les campeurs de la plage du Jonquet (cachés) et à sa droite la plage que nous nommions "Jonquet-ville" et qui est actuellement la plage reconnue par la préfecture (derrière les deux bateaux blancs).

Ça va pour l'éclairage ?

Adessias.

Pif

Plage dite du Jonquet-Kayak-Club (Photo S. Malcor, années 1971/72)

Q2.

Merci Pif pour ton message.

(...) Concernant le Jonquet, tu m’as parfaitement éclairé. Je crois avoir maintenant tout compris.

Au plan géologique, il m’a semblé qu’au milieu de la plage où je suis descendu, il y avait surtout des rochers et des galets. Aussi des posidonies. Mais, en s’approchant du Capucin, j’ai bien constaté qu’il y avait de plus en plus de sable noirâtre semblable à celui de Fabrégas. On le voit d’ailleurs sur des photos prises de plus haut. Ce qui conforte l’hypothèse d’un courant côtier qui transporte les produits de l’érosion des phyllades noirs et tendres vers le nord-nord-est et que le sable s’accumule dans toutes les anses successives, particulièrement Fabrégas, mais aussi en deçà des pointes précédentes.

A bientôt. Je passerai te voir quelques jours avant ta conférence pour faire le point et voir comment je peux t’être utile.

Adessias.

Claudet





29 novembre - 28 décembre 2013 : Sicié au delà du miroir

ANNONCE

Si vous désirez savoir ce qui se trouve de l’autre côté de la surface de la mer, au moins pour ce qui concerne le tour de notre péninsule de Sicié,
Si vous voulez connaitre l’histoire de ces épaves,
Si vous voulez savoir de quelle manière, il était possible de passer de bons moments malgré la rigueur des impératifs de la plongée,
Si vous avez encore un vague souvenir du JKC,
Si vous voulez offrir un brin de notre Provence maritime à un de vos amis,
Et même si vous désirez simplement me faire plaisir,
Procurez-vous

SICIÉ, Au-delà du miroir

Paru le 29/11/13
398 pages, 55 illustrations dont 35 photos couleur
30 € (+ frais d’expédition)

Serge MALCOR
Le Ventoulet, 352 chemin de Daniel, 83500 LA SEYNE SUR MER
Tél : 04 94 06 30 35 - Mail : serge.malcor@gmail.com




Lever le voile sur notre frange littorale n’a rien d’anodin !

Je vous propose une incursion sous le jupon d’écume de la mer, autour de notre cher cap Sicié, afin d’y observer les vestiges de notre histoire et le restant des côtes et des caps qui n’ont pas résisté à la puissance des éléments.

Un travail compliqué par la nécessité de rester discret avec les épaves où les gisements archéologiques et de trier parmi les différentes variantes au sujet de certains naufrages plus récents.

Il est indispensable également de répertorier certaines roches sur lesquelles des palanquées d’hommes-grenouilles s’ébattent durant les mois d’été mais de laisser planer un flou artistique sur quelques pierres « réservées » aux plongées hors saison des locaux.

Ce n’est pas une mince affaire si on désire être complet dans l’inventaire sans s’attirer les foudres des administrations ni les torpilles perfides des plongeurs du crû.

Cela consiste également à démontrer que la visite des fonds marins reste quelque chose de très sérieux. Sous l’eau, nous sommes comme des funambules avec pour balancier la technologie existante d’une part et notre forme physique en contrepoids. Nous allons y découvrir d’autres formes de vie, une logique différente de la notre et en sortirons avec des visions nouvelles mais pas obligatoirement exactes.

Cette randonnée sous-marine autour de notre rivage vous entrainera, au delà du merveilleux de ses paysages, vers la grandeur et les vicissitudes de l’espèce humaine qui a parfois oublié au fond de la mer une partie de sa mémoire.


Plongeur autonome depuis les années cinquante et bercé depuis mon plus jeune âge par les diversités de ce massif, j’ai pensé qu’il vous serait agréable de connaitre cette face cachée de Sicié qui recèle des merveilles, des témoins de notre vécu et des vestiges des temps anciens.
Des secs et des tombants meublent les profondeurs marines et permettent d’y maintenir une vie grouillante.

Les épaves, témoins aussi bien de la folie des hommes que de leur nécessité d’échanger leur savoir et leur avoir, s’étiolent peu à peu.

L’eau de mer, les courants, le vent et les vagues usent, corrodent, modifient et déplacent imperceptiblement tous ces éléments. Nous ne sommes que de passage dans ce monde et la mer sait parfaitement nous le rappeler en phagocytant à son rythme les vestiges que nous lui abandonnons.

Quand nous essayons de pénétrer sous cette surface nous n’avons pas idée des changements que nous devons opérer dans notre façon de penser et d’agir.

La vie y est partout mais de mille manières différentes. Les couleurs s’estompent, se refroidissent avec la profondeur mais savent si bien chatoyer au moindre éclat de lumière.
Les épaves semblent reposer pour l’éternité. Dans la froideur de leur immobilité, elles font penser à des cryptes englouties. Si ça ne paraît pas perturber les poissons, ça semble surtout gêner les hommes pour qui ce silence devient rapidement obsédant. Il leur faudra vite générer une histoire, une passerelle avec nos existences de terriens.


Serge MALCOR
Le Ventoulet, 352 chemin de Daniel, 83500 LA SEYNE SUR MER

Tél : 04 94 06 30 35 - Mail : serge.malcor@gmail.com

http://www.sergemalcor.passionsdauteurs.com


Var-Matin, 28 décembre 2013



27 août - 27 septembre 2013 : Histoire des rochers des Deux Frères

Q1.

Bonsoir Monsieur,

Je travaille actuellement sur la biodiversité des îles et îlots de Provence et à ce titre j'ai eu l'occasion récent de prospecter les fameux Rochers des Deux Frères.

J'aimerais savoir si vous avez des documents sur l'histoire de ces îlots. J'ai vu notamment la présence d'une plaque en marbre opposée à l'est du Rocher des Deux Frères Nord, mais je n'ai pas pu voir de quoi il s'agissait...

J'ai commandé le livre sur la légende de la pieuvre des deux Frères mais tout renseignement sur ces îlots sera le bienvenu !

Je vous remercie par avance.

Bien cordialement,

Prof. Dr. FM

R1.

Bonjour Monsieur,

Veuillez m’excuser pour le retard avec lequel je réponds à votre message (...).

L’histoire des îlots des Deux Frères ?

Vous savez certainement que ce sont des rochers émergés, à quelque 600 mètres des falaises du massif de Sicié. De tous les sites rocheux de cette partie de la côte (le Gabian, le Frédéric, le Bau Rouge, le Bœuf, le Sommier, les Pierres Tombées, le Capucin,...), ce sont certainement les plus spectaculaires par leur hauteur (environ 15 mètres et 20 mètres pour le Frère sud et le Frère nord, respectivement) et leur proximité (quelques mètres) qui permet de naviguer entre eux avec une petite embarcation). Et aussi du fait qu’ils apparaissent séparés lorsqu’on les observe, soit de Saint-Elme, soit de l’extrémité du cap Sicié.

Leur structure géologique est la même que celle des falaises voisines, c’est-à-dire phyllades et quartzites de l’ère primaire ou antécambrienne, plus précisément, de ce côté-ci du massif, “phyllades et quartzophyllades de la Grande Calanque” qui sont datées d’une époque un peu moins ancienne (350-400 Mo d’années) que d’autres parties du massif (phyllades de La Lèque ou de Janas qui auraient 500 ou 550 Mo d’années, voire davantage).

Les Deux Frères ont donc le même substratum rocheux que les falaises est de Sicié et sont d’ailleurs soudés à celles-ci par un haut fond de 3 à 12 mètres seulement, bien connu des pêcheurs, appelé la Chaînette.

Il est certain que, selon les époques, en fonction des paliers successifs du niveau des mers, ces Deux Frères ont dû se trouver parfois complètement immergés (la fin de la dernière phase de la glaciation Würm, il y a 11700 ans, les mers étant remontées de plus de 100 mètres), ou au contraire faisant partie du continent émergé (par exemple, il y a 7 000 ans, époque de la grotte paléolithique Cosquer, où la mer était à – 36 mètres du niveau actuel). D’après l’étude des paléo-rivages en Méditerranée, ils ont dû commencer à émerger pour la dernière fois vers – 5500 ans, et donc, leur apparence n’a plus dû tellement changer depuis que, au début de notre ère, les hommes ont commencé à s’installer durablement dans la région.

Vous savez aussi qu’ils ont fait l’objet de légendes, de croquis fantaisistes, mettant en jeu soit une sirène, soit une pieuvre géante... Dans ce domaine, je vous recommande la lecture des ouvrages de mon ami Serge Malcor, le meilleur écrivain de Sicié, notamment son chapitre “Les Deux Frères, îlots de légende”, extrait de son dernier ouvrage “Les petites histoires de Sicié”.

Quant à la plaque en marbre opposée à l'est du Rocher des Deux Frères Nord, je pense pouvoir vous renseigner (grâce aussi à Serge Malcor, grand connaisseur du massif, de son littoral et encore davantage des zones sous-marines). Cette plaque est à la mémoire de l'accident de Pierre Labat, qui était un scout de Tarbes et qui aurait eu, le 16 août 1955, un accident de plongée dans ce secteur, probablement lors d’une exploration de l’épave de l'Arroyo qui git, depuis 1953, près des Deux Frères, par 36 mètres de fond.

Voilà ce que je pouvais vous dire. Je pense que vous pourriez obtenir davantage de précisions pour vos recherches auprès de mon ami Serge Malcor (...).

Bien cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Cher Monsieur,

Je vous remercie très sincèrement pour votre réponse très détaillée et toutes ces bien intéressantes informations autour de ces fascinants rochers !

Je ne manquerai pas de vous tenir informé du résultat de cette étude sur la biodiversité de ces îlots.

Bien cordialement

FM

R2.

Je viens aussi de retrouver la mention d'un ancien « fait divers » concernant les Deux Frères dans un ancien bulletin municipal de la ville de La Seyne : Gérard Violeau, ex-commando de la Marine Nationale, avait passé 61 jours dans une tente suspendue entre les sommets des deux îlots :

La Seyne Magazine n° 7 (juillet-août 1988), page 19




27 février 2013 : Ordre donné par Napoléon Ier au Préfet du Var (1809)

Q1.

Ça ne plaisantait pas à l'époque !!!...

JCG

R1.

Intéressant.

Amitiés.

HG




24 décembre 2012 : Serge Malcor, le chantre du massif de Sicié

Var-Matin, 24 décembre 2013

C.

A lire au pied du sapin : "Rosalie, la mule de Sanary". Ce joli conte de Noël, écrit par Serve Malcor se passe aux alentours de l'embouchure de La Reppe. Il montre l'amour entre l'animal et son propriétaire dans une France en guerre.

Var-Matin, 24 décembre 2013

Voir également les ouvrages écrits par Serge Malcor sur le massif de Sicié :



Disponibles chez l'auteur : Serge MALCOR, Le Ventoulet, 352 chemin de Daniel, 83500 La Seyne-sur-Mer



19 décembre 2012 - 8 février 2013 : Symbole de la faucille et du marteau gravé dans le massif de Sicié

Q1.

Bonjour Jean-Claude,

C'est avec un immense plaisir que j'ai plongé dans la lecture de" histoire de l'école MARTINI" je remercie le sort de nous avoir fait nous rencontrer sur le parking de la Navale.

J'ai manqué ta dernière conférence... rentrant de Bretagne ce jour là. Quant à la précédente sur Le Cap Sicié et Janas, passionné par tes dires (...), hier je suis parti en rando carte en mains. J'ai trouvé de nombreuses gravures et dates dont ce symbole en pièce jointe qui a guidé la vie de ton père. De belle dimension (40 cm) et profondément creusé. La photo ne met pas en valeur cette oeuvre étonnante. Connais-tu cette gravure ? (...).

Amicalement à toi.

JFR

R1.

Bonjour Jean-François,

Merci pour ton aimable message. Je suis heureux que tu aies plongé avec plaisir dans l’histoire de notre vieille école Martini.

L’image que tu m’envoies me semble fort intéressante, mais je ne la connaissais pas du tout. Un de mes amis randonneurs m’avait envoyé une photo avec le même symbole de la faucille et du marteau, mais elle avait été trouvée sur les pentes du Faron et datée de 1938 (ci-jointe). La photo ne la rend pas très bien non plus. Celle de Sicié, aucune idée, ni de sa date, ni de son origine.

(...) Amitiés. A un de ces jours.

Jean-Claude Autran

Q2.

J'accepte avec plaisir ta proposition d'une visite commune de notre merveilleux site du cap Sicié. Je reprend contact avec toi à partir du 15/01/2013.

Joyeux Noël et très bonnes fêtes.

Amicalement

JFR

R2.

Bonsoir,

C'est d'accord, avec grand plaisir. J'attends ton appel à partir du 15/1. (...) on aura sans doute la possibilité de voir au bord du chemin l'une de ces fleurs rares qui n'apparaissent que durant le mois de
janvier.

Joyeux Noël également.

Amicalement,

Jean-Claude Autran

Q3.

Bonjour Jean-Claude,

La lumière et les beaux jours reviennent la météo étant favorable. Serais-tu disponible cette semaine jeudi 24 ou vendredi 25/01 en après-midi pour une visite en commun.

RDV 14h30 parking de l'aire des Mascs ?

Amicalement.

JFR

R3a.

Bonjour Jean-François,

Merci de reprendre contact, comme c'était convenu.

J'ai une préférence pour le vendredi après-midi.

Donc, si tu c'est toujours OK pour toi, RV à 14 h 30 aire des Mascs, vendredi 25.

Amitiés,

Jean-Claude Autran

Photo de la pierre sur laquelle a été gravé le symbole de la faucille et du marteau
(Au bord du sentier descendant de la crête pour rattraper le tracé inférieur du sentier du littoral, à proximité de la jonction)
21 janvier 2013

R3b. (8 février 2013)

Aux dernières nouvelles, la faucille et le marteau ont disparu au PCF !

« Vendredi matin, des militants se  sont dits surpris de ne plus voir le symbole de la faucille et du marteau sur les cartes d'adhérents. Comme l'affirme France Info, le secrétaire de section de Paris est choqué. Invité vendredi matin de LCI, le patron du parti communiste Pierre Laurent a répondu sur cette question symbolique mais bien politique : « ce sigle ne résume pas ce que l'on est aujourd'hui ».

[D'après lci.ff1.fr]



23-26 octobre 2012 : Ouvrages retraçant la vie passée du massif de Sicié

Q1.

Bonjour

Je suis technicien à l'ONF , et travaille actuellement sur la révision du plan d'aménagement forestier de la forêt communale de la Seyne.

Dans cette étude un paragraphe est consacré aux richesses culturelles et au "petit patrimoine" du site. Votre remarquable site m'a déjà fourni de nombreuses informations, c'est une véritable mine d'informations.

Je cherche des renseignements concernant :

- un "abreuvoir" situé non loin du parking sud de la piste Macchi. Mme Brody des Amis de Janas pense qu'il servait aux militaires de la batterie de Peyras pour laver le linge. A côté de cet ouvrage se trouve également une trappe. Je vous joins 2 photos.
- un bâti qui ressemble à un puits mais qui n'en a ni le diamètre, ni le bâti, situé en bordure de la piste du Baou Rouge. Je vous joint également une photo. Est-ce une citerne qui récoltait les eaux du vallon descendant de Peyras  ?
- sur un puits situé à proximité du local des scouts au parking de Janas, dont je vous joins également deux photos.
- l'origine de la maison forestière de Janas...

Au delà de cette étude, j'aimerais établir une carte aussi exhaustive de tous ces ouvrages retraçant la vie passé du massif.

Bien cordialement

HM

R1.

Bonjour,

Pour essayer de répondre à vos questions, j’ai demandé conseil à mon ami Serge Malcor, qui est un grand connaisseur de la forêt de La Seyne et qui a d’ailleurs publié plusieurs ouvrages (*) d’histoires et de légendes de Sicié dans lesquels il mentionne un grand nombre de ces « ouvrages retraçant la vie du massif ».

Voici les réponses qu’il donne :

1) Le bassin est bien une construction pour les lessives des trouffions de Peyras. Il était alimenté par une source captée dans le vallon des feuillus et acheminé là grâce à une canalisation détruite lors du tracé de la corniche varoise.
  
2) La trappe correspondait à un forage car sous la terre existe un réseau hydrographique important que l'on peut écouter après de grosses phases pluvieuses.

3) Le bâti qui ressemble à un puits est le "puits de Peyras" creusé par les artilleurs du fort sur une profondeur de 2 à 3 mètres (Voir le chapitre dans Sicié nostro coualo). Il  a été rebouché petit à petit par des pierres du chemin (je l'ai connu profond d'environ un mètre).

4) Le puits situé à proximité du local des Scouts est un des quatre ou cinq puits qui sont toujours existants dans ce coin. Ils étaient alimentés (et le sont encore probablement) par le ruisseau de Janas. Ils sont dans les propriétés alentour et servent certainement à leurs propriétaires. Un autre est visible sur le bord de la route forestière qui partant de la maison du Garde va rejoindre la corniche varoise.

5) L'origine de la maison forestière, je ne m'y suis jamais attardé. La dernière fois que j'y suis rentré, c'était du temps où Macchi y habitait mais avant lui il y avait Gillet. C'était du temps où existait encore l'ancien camping de Janas soit dans les années 50 à 75.

De mon côté, j’ai noté que, d’après les textes de mon père, la maison forestière existait déjà au XIXe siècle. J’en ai retrouvé deux photos dans ses archives (ci-jointes), mais je ne peux pas fournir de datation précise de sa construction.

Nous restons à votre disposition pour essayer de répondre à toute autre question de votre part sur la forêt communale de La Seyne.

Bien cordialement,

Jean-Claude Autran

(*)
MALCOR Serge. 2004. Sicié « Au cœur du massif », roman de terroir. Parpaillon Editeur, 231 p.
MALCOR Serge. 2008. Sicié "nostro coualo". Exploration du massif. Légendes, contes, histoires vraies, 404 p.
MALCOR Serge. 2011. Les petites histoires de Sicié, 436 p.


Maison forestière de Janas

Q2.

Bonjour

Je vous remercie beaucoup pour ces informations.

L'histoire de ce massif est riche et fort passionnante.

Bien cordialement

HM


30-31 juillet 2011 : Sables et grès du massif de Sicié

Q1.

Bonsoir Serge

(...) Pendant que j’y suis, et ça concerne aussi Sicié, j’ai comparé (pour ce qui est de la réaction à l’acide) un fragment de grès dit “éolien” (du Dolmen de La lèque) et autre morceau de grès (un grès des Vosges que j’ai ramené de la citadelle de Belfort la semaine dernière).

Tu peux voir sur la photo ci-jointe “qu’il n’y a pas photo” : le grès de La Lèque réagit violemment à l’acide, mais le grès rose des Vosges, rien. Et le sable de la sablière de Janas donne la même forte réaction à l’acide. Marie-Rose Brody avait raison de dire qu’il y avait du calcaire dans la forêt de Janas. Ce sable ne doit pas provenir, du moins dans sa majeure partie, d’une décomposition des phyllades, mais d’un apport par le vent depuis les massifs, notamment calcaires, environnants. Ça n’a rien à voir avec le sable qu’on trouve souvent dans les Maures où on voit à l’œil nu de nombreuses paillettes de mica. Tandis que dans celui de la sablière de Janas (autre photo), même en zoomant, on ne voit pas de paillette qui brille, bien qu’on semble apercevoir de petits grains de quartz. Il faudrait que je trie ces grains à la main pour vérifier que, eux, ne donnent aucune réaction à l’acide.

Réaction à l'acide chlhorhydrique : à gauche, grès éolien de La Lèque ; à droite, grès des Vosges
Sable de la « Sablière » de Janas
Ce n’est qu’un détail, mais que je compte introduire dans mon chapitre Géologie pour Henri Ribot – chapitre, que je suis encore loin d’avoir fini... Il faut dire que j’ai aussi commencé à m’occuper de mes conférences de septembre sur le 100e anniversaire de l’explosion du cuirassé Liberté, et aussi des commémorations de cet anniversaire en relation avec la Marine, la Mairie de Toulon, l’Escolo de la Targo, les Bretons de Toulon, etc.

Adessias,

Claudet

R1.

Je pensais que les grès étaient des roches homogènes ne se différentiant que par les oxydes métalliques qui les colorent. D'où provient alors le grès de la Lèque, de la compression d'un sable "éolien" ? Est-ce une opération pouvant se réaliser sur la surface du globe terrestre? Puisqu'on suppose que le massif de Sicié est un reste d'un continent de l'ère primaire, il est difficile d'imaginer que ce dolmen naturel soit encore plus ancien. Et dans quelle espèce de créatures est - il parvenu à trouver les élément organiques indispensables pour récupérer du CO3Ca ?

Tu dois certainement avoir une idée sur cette question.

Personnellement j'ai un peu de difficultés à comprendre.

Adessias.

Pif



4-6 juillet 2011 : La fête du Mai

Q.

Salut Chef,

(...) En ce qui concerne La Fête du Mai, je n'ai encore trouvé que de toutes petites fautes. Sauf pour deux dates concernant le premier mai (1886, aux USA, au lieu de 1866 : et 1907 au lieu de 1941 pour l'adoption du muguet). Je pense avoir raison, mais tu peux encore vérifier sur internet dans "Histoire du premier mai" de Wikipedia ou dans d'autres sites.

Egalement, un peu plus loin (...) il me semble que dans cette partie du texte, on se mélange un peu entre la "foire" et la fête "politique". Tu devrais peut-être revoir l'ordre logique des différents paragraphes à partir du moment où tu parles du camping dans la partie Sud, puis du planning des journées, puis des dévotes qui prennent le chemin du pèlerinage (tu racontes de nouveau le pèlerinage plus loin après le repas), puis des hommes qui suivent les discours politiques, puis de la foire, etc.

Peut-être (ce n'est que mon souvenir, et je peux me tromper) faudrait-il davantage dissocier les deux sortes de "familles" qui venaient à la Fête du Mai. Personnellement, nous ne venions au Mai qu'un seul dimanche du mois, vers les 20-25 Mai, pour la fête annuelle du PC à Janas, et je n'ai jamais fait le pèlerinage. C'est probablement vrai pour la plupart des amis de mon père. Tandis que beaucoup d'autres devaient venir pour l'un ou l'autre des week-ends de Mai car la foire fonctionnait tout les dimanches du mois. Parmi tous ces dimanches, il y en avait forcément un qui était commun avec celui de la fête du P.C., mais le reste du temps, il ne devait y avoir aucune interférence avec les discours politiques. En plus, la tradition de la fête du P.C. à Janas a dû disparaître progressivement vers la fin des années 60 et le camping municipal a dû s'installer (et cette zone a été grillagée) à l'emplacement actuel dans les années 70.

Adessias,

Claudet

R.

Salut Foxie,

(...) Par contre je m'aperçois que nous avons des visions assez différentes des fêtes du Mai. J'ai modifié en conséquence en te rappelant toutefois que dès le matin il y avait des mémés qui se tapaient la grimpette pour assister à la messe. En général elle gardaient les affaires l'après-midi entre deux pénéquets. Les excursion de l'après midi c'était pour des touristes de mon espèce qui se contentaient de contempler aussi religieusement les ex-voto que le paysage tout en attendant patiemment que la mamée ait fait brûler son cierge.

Les estrades qui servaient pour la fête du parti étaient montées en tout début de mois et avaient alors différentes fonctions.

Quand au terrain de camping de Janas, il existait déjà dans les années cinquante. J'étais très souvent avec les trois enfants (Hélène, Bernard et Michel) Santener ainsi qu'avec Gilet et André Revest qui habitaient tout à côté du petit bar. Il me semble même que la papa de Gilet travaillait dans la maison du garde champêtre. C'est en leur compagnie que j'ai pu connaitre toutes ces sources, même celles de sous la bonne mère (les ginestets, les cannoniers et le pin de sucre).

Bien qu'ignorant l'année de sa fermeture, je peux assurer avoir vu des campeurs durant les premières années de 70, car je traversais cette zone tous les midis pour aller au Jonquet par le col de Bramas.

(...) Amicalement

Pif


23-27 mai 2011 : Ancien poste d'écoute de la Marine en contrebas du Sémaphore de Sicié

Q1.

Salut Fox,

Il faudrait que je retourne sous le sémaphore afin de revoir les installations ayant précédé l'implantation des premiers radars.

Ça se situe à une centaine de mètres en contrebas du sémaphore et c'est bien visible sur Google Earth.


Est ce que tu es disponible un de ces jours, hormis vendredi, pour venir avec moi ?

Merci de me répondre rapidement.

Adessias.

Pif

PS. Une belle photo des rampouchous trouvée par hasard sur un site sur le Jonquet.

R1.

Salut Pif,

Si tu veux, mercredi matin c'est possible. Comme d'habitude, tu peux venir à 9 h ou un peu avant, te garer dans mon jardin, et on prend ensuite ma voiture. On va peut-être un peu souffrir pour monter avec les températures actuelles, mais après tout ça ne pourra nous faire que du bien.

Merci pour la photo de rampouchous. Si on parle bien de la même plante (Campanula rapunculus), j'en ai justement en fleurs dans mon jardin sous un olivier. Tu pourras les voir mercredi pour comparer.

A bientôt.

Fox

Q2.

Avé Fox,

Je suppose que tu t'es remis de notre matinée riche de péripéties. 

Voici les photos que j'ai prises, il y en a deux qui semblent me montrer un gus que nous avons sauvé d'un destin tragique dans le fond d'une tranchée en arc de cercle.

À un de ces jours. Ce soir je dormirai bien.

Pif

Le mur du poste d'écoute, vu du Sémaphore
Le mur du poste d'écoute, vu par côté
Serge traversant le mur
Ruines de la construction voisine du mur
Tombé dans la tranchée qui était cachée sous les ronces...
Essayant de ressortir de la tranchée, du sang gouttant de partout, jusque dans les chaussettes...
R2.
Avé Serge,

Merci pour les photos.

Il faut que je te fasse parvenir les miennes, mais vu leur taille il faut que je les compresse un peu, et je n'ai pas encore pris le temps de le faire.

Ce matin, j'avais décidé de remonter sur le site où je suis tombé dans la tranchée pour essayer de retrouver mon bâton. Finalement, je suis allé me garer à l'aire des Mascs et j'ai trouvé que c'était presque plus rapide par là (avec moins de déclivité) pour revenir sur le Sémaphore. A 9 h 19, j'étais de nouveau dans le poste d'écoute et mon bâton était bien là, qui m'attendait à côté de la sinsistre tranchée (photo).


Ensuite, comme il était encore tôt, j'ai pensé que j'avais amplement le temps de faire encore une ou deux couillonnades avant la fin de la matinée. J'ai donc repris le sentier vers N.-D. du Mai, puis vers Montjoie : je voulais essayer de retrouver cette sorte de construction à aspect géométrique visible sur Google Earth au nord du sentier des crêtes. Arrivé à Montjoie (l'endroit du massif  le plus éloigné de tout abri ou de tout parking), je me suis évidemment pris une raïsse, mais j'avais mon ciré dans le sac. Ensuite, j'ai erré dans les broussailles, au delà du raisonnable [si mon grand-père Simon me voyait !], pour retrouver ce vestige, mais je n'ai rien pu trouver. Pourtant, j'ai dû passer près. Mais c'est curieux que rien ne soit visible, quel que soit l'angle d'où on observe. Il y a pourtant quelque chose à cet endroit, et je pense qu'il va falloir le localiser avec des coordonnées GPS de Google Earth et y retourner avec quelqu'un (CC ?) qui a un GPS pour y aller directement dessus. Enfin, on en reparlera. (Pour aujourd'hui, ça suffit, j'ai retrouvé le bâton et je n'ai pas trop d'autres bobos).

Après Montjoie, j'ai décidé de redescendre le sentier qui mène directement à la route du Brusc à N.-D. du Mai, et de remonter les 2 kms de route goudronnée pour retrouver ma voiture à l'aire des Mascs.

A un de ces jours.

Claudet Autran
Q3.
Hugh Foxygène !

Il faudra que tu me montres comment on compresse les photos.

Bravo pour le bâton qui donc ne s'est pas désolé trop longtemps.

L'après midi du mercredi a été assez difficile car ça tirait un peu partout dans la guibolle droite mais jeudi matin, après une nuit de sommeil, plus aucune douleur nulle part.

Tu dois avoir raison ! Par l'aire des mascs c'est peut être un peu plus long mais il y a moins de dénivelé et aussi aucune ravine sur le chemin.

Au sujet de cette sorte de construction que l'on croit voir sur Google Earth, ça doit faire quatre fois que je la cherche en vain. Si tu comptes y remonter avec CC et des points GPS, fais moi signe.

(...) Tu as de la chance d'avoir pris une raïsse, ici nous avons eu trois gouttes et demi.

Je te laisse car ce soir je vais à Bandol pour "lire en scène". Le plus délicat c'est que je dois mettre un pantalon à manches longues et une paire de chaussures et ça ça me gonfle prodigieusement.

Adessias

Pif

R3.

Quelques-unes de mes photos des différents vestiges militaires visibles en contrebas du Sémaphore


28 avril 2011 - 25 octobre 2012 : Filons de basalte dans les phyllades du massif de Sicié

Q1.
(à SM)
Salut Serge,

Ce matin, je suis allé faire quelques repérages pour commencer à localiser ces fameuses “intrusions de basalte” dans les phyllades de Sicié. Intrusions qui viennent du volcanisme Permien (250 millions d’années), donc beaucoup plus anciennes que les coulées de basalte d’Evenos, de la Courtine, des Playes et du cap Nègre, qui, elles, datent de la fin du Tertiaire

Je n’en ai trouvé qu’une pour l’instant. La plus facile d’accès (bien que ce n’est à la fin que j’ai pu dire qu’elle était facile d’accès car évidemment je l’ai recherchée par le mauvais côté, ce qui m’a valu pas mal d’égratignures et de glissades dans des éboulis de phyllades).

Ce que j’ai trouvé se situe au sud de la batterie de Peyras, et au bord de la corniche varoise. J’avais commencé la recherche à partir du sentier montant du parking d'Amphitria vers le Peyras, puis j’ai progressé vers l’est. J’ai trouvé les premiers échantillons lorsque j’ai été en vue de la corniche, de là où on la domine d’une vingtaine de mètres. J’ai rejoint la corniche par un éboulis de phyllades dans lequel on trouve pas mal de morceaux de basalte, et une fois sur la corniche, j’ai trouvé la coupe de ce filon, large d’une vingtaine de mètres. Ça ne saute pas aux yeux que c’est un basalte car tous les blocs sont comme terreux vus de l’extérieur, mais on peut voir qu’ils n’ont pas de structure fibreuse et surtout quand on essaye de les casser, on voit que ce n’est pas de la phyllade... En général les blocs se cassent à des microfissures elles mêmes oxydées, et si on insiste, on arrive à avoir des cassures plus franches, mais la roche n’est que d’un gris verdâtre assez clair. Elle est moins belle qu’à la plage de la Fosse où elle est davantage noir-verdâtre.

D’après la notice de la carte géologique : « Basalte de Sicié. Il s’agit d’un basalte labradorique se présentant généralement en filons. La roche est de même type que celle qui gît dans le Permien de la Colle-Noire Les intrusions sont souvent accompagnées par des minéralisations sulfurées (pyrites) localisées près des épontes ».

Voir photos ci-jointes. Sur la dernière (0694r) on voit nettement le passage des phyllades (à gauche) au basalte (à droite), avec des quartzites entre les deux.



Ensuite, j’ai recherché le filon qui se trouve en principe à l’Ouest du lavoir de Belle-Pierre. Là aussi, je me suis aidé d’une superposition d’un calque de la carte géologique sur la carte actuelle des sentiers. Mais là, rien trouvé. Beaucoup de temps passé dans les roumias et les éboulis sans trouver le filon, ni aucun échantillon dans le ruisseau en aval. Il faut que je refasse mon calque, il y a pu y avoir un décalage.

Je t’envoie aussi une copie de ma carte avec l’emplacement au crayon noir des 4 filons que j’ai pu repérer sur la carte géologique. Il y en a un autre à rechercher sur la route qui monte à N.-D. du Mai, et un quatrième tout près de l’oratoire Saint-Michel-Archange. Mais, curieusement, la majorité de ces filons ne figuraient pas sur la vieille carte géologique de 1924, et inversement, cette dernière en mentionnait 4 ou 5 qui n’ont pas été repris sur la carte géologique la plus récente. Il faudra que je voie aussi la publication de Regaignon qui prétendait avoir découvert beaucoup plus (une vingtaine) de filons basaltiques dans le massif que n’en mentionnait la carte.



Si j’arrive à en retrouver encore un ou deux, on pourra y aller ensemble pour que tu voies sur place.

Adessias.

Claudet Autran

Q2. (24 octobre 2012)

Bonjour Jean-Claude,

J'ai pris ces 2 photos sous l'antenne de Sicié.

Tu voulais savoir s'il y a un filon de basalte mais je n'y connais rien en géologie. Il y a bien un filon dans cette roche mais je ne peux pas l'identifier.

Amitiés,

CC

R2.

Bonjour Christian,

Merci pour tes photos. Je ne peux pas être affirmatif simplement à partir des images, mais il ne me semble pas que la roche de couleur grisâtre soit du basalte. Il y a des quartzites au-dessus et au-dessous mais, entre les deux, ça paraît être une roche très lisse, avec des cassures régulières, plutôt de type phyllade. Voir ci-dessus une photo du filon de basalte situé sur la corniche en-dessous du Peyras. La roche y a un aspect plus granuleux sans feuilleté, et de couleur gris verdâtre.

Mais si tu as prélevé des échantillons, ça devrait être facile à identifier (aspect, cristaux, dureté). Si tu en as à me montrer, tu peux passer chez moi quand tu veux (tu m’appelles seulement un peu avant pour être certain que j’y suis). Si tu as d’autres photos (fleurs par exemple), on peut voir tout ça ensemble.

A bientôt.

Amitiés.

Jean-Claude






1er mars 2011 : Tunnel creusé à Sicié

Q1.

Bonsoir Jean+Claude,

Peux-tu me donner des précisions sur ce début de tunnel creusé à Sicié.

Quand on monte à la chapelle on tourne à gauche et on empreinte le début du chemin du sémaphore. Le tunnel est sur la droite à 50-100 mètres.

On me dit qu'il a été creusé pour trouver du minerai ou alors qu'il a été creusé pour capter une eau bienfaitrice pour les rhumatismes.

Connais-tu l'histoire de ce début de tunnel ?

Amitiés et à bientôt,

CC

R1.

Bonsoir Christian,

Je crois voir de quel début de tunnel il s'agit (j'ai pris une photo dans ce coin en juin 2009 - voir sur l'image ci-jointe s'il s'agit bien de ça).

Mais je n'ai guère de précision à fournir à ce sujet. Il me semble que Serge Malcor m'avait parlé d'une galerie destinée à trouver de l'eau ou à constituer une citerne (?), mais qu'une partie des travaux avait été détruite lorsque le chemin vers le sémaphore avait été tracé.

Compte tenu de la nature du sol, je ne crois guère à une recherche de minerais. Je ne connais de minerais intéressants que vers la "Plage de la Fosse" ou le "Trou de l'Or".

Le mieux est que tu poses la question à Serge Malcor (...), je pense qu'il s'en souviendra mieux que moi.

A bientôt sans doute. Amitiés.

Jean-Claude Autran

Q2.

Re,

Je te remercie Jean-Claude, je vais voir avec Serge.

(...) Amitiés,

CC

R2.

Re-bonsoir,

Je crois que je ne t’ai pas envoyé la bonne photo. Voici, ci-joint, celle qui correspond à la galerie à laquelle je pensais (que j’ai prise en février 2009) et qui semble bien mieux correspondre à la tienne.

(Celle que je t’ai envoyée précédemment avait dû être prise soit à la Belle Pierre, soit à Roumagnan).

Amitiés,

Jean-Claude


Q3.

Oui exact, c'est la deuxième, comme celle que je t'ai envoyée dans le premier mail, par-contre je ne connais pas la première.

A bientôt,

CC

R3.

La première photo est celle de la source « haute » de Belle Pierre.

Concernant la galerie creusée sous la crête de N.-D. du Mai, il s'agit de la « Fontaine des Toulonnais ». 

Une explication plus complète se trouve dans les questions-réponses que je prépare pour le Filet du Pêcheur, bulletin trimestriel des Amis de La Seyne Ancienne et Moderne. Voir à : http://jcautran.free.fr/archives_familiales/ecrits_divers_marius_autran/avis_de_recherches.html#55

Amitiés,

Jean-Claude Autran





7-10 février 2011 : Canons du cap Sicié

Q.

Bonjour Jean-Claude,

Je suis en train de travailler sur la prochaine exposition du musée qui aura pour thème les fortifications de la rade.

J’ai noté un petit article que vous avez écrit dans la revue du pêcheur au sujet des canons du siège de 1793 qui sont aujourd’hui à Balaguier. Il est illustré de photos de Serge Malcor.

Afin d’illustrer l’exposition et le catalogue je souhaiterais utiliser ces photos. Auriez-vous les coordonnées de leur auteur ?

Savez-vous où ce situaient exactement ces canons ? reste-t-il des vestiges des murs que l’on aperçoit sur la photo ? J’ai lu ‘en contre bas de  « notre dame du mai », je n’en sais pas plus.

Je vous remercie pour votre aide,

Amicalement,

JGE

R.

Cher ami,

Je réponds à votre message du 7 février :

1) Serge Malcor, l’auteur des deux photos des “canons du Cap Sicié”, est facilement joignable à l’adresse suivante : (...).

Vous pouvez le contacter de ma part, c’est un ami d’enfance pour moi, il n’y aura aucune difficulté à avoir son autorisation pour utiliser ses photos lors de votre prochaine exposition. Né à La Seyne, et n’ayant jamais quitté la région, il a aussi énormément de connaissances sur le massif de Sicié. Il a déjà écrit deux ouvrages sur le sujet, et il en prépare un troisième.

2) Les canons dont je parlais dans le dernier “Filet du Pêcheur” se situaient à la batterie dite de “Notre-Dame” ou du “Cap Vieux”, effectivement en contrebas de N.-D. du Mai, à mi-hauteur entre la crête et la mer. La batterie se trouve sur un carré de verdure à peu près plat, visible du sommet (ci-joint quelques images extraites de Google Earth, en zoomant sur les falaises de Sicié, sur lesquelles, l’emplacement de la batterie [que j’ai indiqué par un pointeur “Batterie”] est encore visible par plusieurs vestiges de murs). On peut accéder à l’emplacement de la batterie en descendant le sentier qui, un peu à l’ouest de l’antenne TV, rejoint (forte pente !), la partie basse du sentier du littoral qui se poursuit jusqu’à La Lèque et au Brusc.

Je peux vous y accompagner, si vous voulez, un de ces jours. (...).

3) La question posée sur le Filet du Pêcheur concernait “le 3e canon”. Car sur les 3 canons de l’ancienne batterie, seulement deux ont été récupérés et transportés au musée de Balaguier au début des années 70, je crois. Le 3e canon, le plus petit, est resté seul un certain temps, et a disparu un jour. Qu’est-il devenu ??

Photos de Serge Malcor

Les trois canons, toujours en place à la batterie du Cap Vieux (début des années 1970)
Le "troisème canon", avant qu'il ne disparaisse

Amicalement,

Jean-Claude Autran






4 janvier 2011 : Cartes géologiques du massif de Sicié

Q1.
Salut Pif,

(...) Pour les randonnées à Sicié, je pense à toi depuis 2 mois, mais vu le temps, il va falloir encore un peu patienter, peut-être même jusqu'à la saison des asperges, tel que c'est parti. Il y a au moins un mois que je ne suis pas allé au fond de mon jardin. Heureusement que les fèves poussent toutes seules sans que j'aie besoin d’aller les arroser.

Un botaniste six-fournais (Roger Garbolino) m'a promis de m'emmener quelque part près de N.-D. du Mai pour me montrer un site de fleurs rares (l'ail petit-moly et la romulée) qui ne se trouvent guère que sur 1-2 sites de Sicié, 1 au Montagnier et 1 au Gaou. Et elles ne fleurissent qu'en janvier. On devait y aller demain matin, mais c'est encore mal parti pour faire des macro photos de fleurs sous la pluie.

Une autre question que j’avais oubliée, ce sont les gisements ou filons de basalte dans le massif de Sicié. Je t’aivais scanné deux cartes géologiques, l’une ancienne (1909), l’autre récente (2003) où l’on trouve l’emplacement de ces gisements [pas tous faciles à localiser car le réseau actuel de routes ou de sentiers n’apparaît pas clairement]. Je te les envoie ci-joint (Tu peux zoomer un maximum sur les cartes, elles sont scannées à haute résolution). Le “basalte de Sicié” figure en bleu (bleu foncé sur la carte de 1909, bleu clair sur celle de 2003), avec le symbole ß/ [bêta, avec un slash en indice]. Les deux cartes ne donnent naturellement pas, à 100 ans d’écart, les mêmes détails, mais on peut espérer que celle de 2003 est la plus fiable.

Il est dit dans la notice de la carte que ces intrusions de basalte seraient une conséquence de l’affaissement de la Provence qui a débuté au Pontien [fin du Miocène] et datent probablement du Pliocène. Elles sont quelquefois accompagnées de minéralisations sulfurées (pyrite) (comme près la plage de La Fosse).

Les principaux autres symboles de la carte sont : r (permien), t3-1 (trias inférieur), x1 (schistes verts), x9 (phyllades et quartzophyllades, série de Fabrégas), x4 (phyllades inférieures de Six-Fours), x5 (phyllades supérieures de Six-Fours), x3 (phtanites), x7 (arkoses).

On pourra en reparler à la prochaine occasion, ou sur le terrain.

Bonne journée à l’intérieur !

Claudet Autran

Carte géologique de 1909
Carte géologique de 2003




20 septembre 2010 - 1er juin 2011 : Vestiges militaires sur les crêtes de Montjoie

Q1.


Salut Pif,

Finalement, je suis libre, et mardi matin et mercredi matin, cette semaine.

Dis-moi tes possibilités pour qu’on monte sur les crêtes de N.-D. Du Mai et Montjoie avant que le temps ne se dégrade (jeudi-vendredi ?).

A très bientôt.

Claudet
R1.
Avé Fox,
 
 Moi aussi je suis libre les deux jours.

 Choisis et fais moi signe.

 Pif

Q2.

Bonsoir Pif,
 
Alors dès demain si tu peux. Tu peux peut-être venir te garer chez moi, vers 8 h 45 ou 9 h. Ensuite on ne prendra qu’une seule voiture pour monter à l’aire des Mascs. D’accord ?
 
Fox

R2.

Pas de problèmes, je serai chez toi dans une heure !

Pif

Q3a.

Quelques photos prises de ce "machin" de Monjoie


Q3b. (7 Octobre 2010)

Salut Chef,

(...) Hier, avec M. JD, nous avons marché jusqu’à Montjoie (il connaissait déjà cette construction que tu m’as fait découvrir le mois dernier). Mais, justement, à côté de là, on a rencontré un chasseur habitué des lieux, qui s’est fait un plaisir de nous expliquer qu’il ne s’agissait pas d’un bunker ou d’une casemate allemande, mais d’une construction française des années 1930 (il nous a dit que son grand-père y avait travaillé) qui était un centre de télé mesures vers la mer, à 3 niveaux, un petit sémaphore en quelque sorte. Les informations étaient envoyées par un gros câble vers un site de la Marine (il ne sait plus où), ce câble étant supporté par une série de poteaux en bois, dont on trouve effectivement encore la trace sur le sentier des crêtes, on en contrebas du sentier, lorsqu’on retourne vers N.-D. du Mai. Naturellement, les Allemands ont réutilisé cette construction ensuite pour y mettre probablement des mitrailleuses (mais pas de canons). Mais ce ne sont pas les Allemands qui l’avaient construite.

Un peu plus loin (300 mètres), en allant vers Le Brusc, JD m’a montré aussi une sorte de bassin construit en pierres, avec une sorte de déversoir. Il semblerait que ça ait pu servir à collecter des eaux de ruissellement. Mais pour qui et dans quel but ? Je t’envoie deux photos de cet autre "machin". Je ne sais pas si tu l‘avais déjà vu (...).

(...) Claudet Autran


R3.

Salut Claudet,

Merci pour ces renseignements.

J'étais justement en train de rédiger un texte sur les fortifications de Montjoie et je n'arrivai pas à comprendre pour les Allemands la nécessité de bâtir en cet endroit une casemate à trois étages alors qu'ils avaient leur radar à côté de la chapelle. Je pensais que ça pouvait servir de diversion en cas de bombardement nocturne. Les propos de ce chasseur vont tout à fait dans le sens des récits que nous avait fait André Martin au sujet de essais radar. D'ailleurs la construction en ruines juste avans d'arrives au bunker possède un grand bac sur le côté identique à celui qui jouxte le batiment du bas du cap Sicié où se trouvait le générateur du projecteur. Je vais donc reprendre mon texte dans ce sens.

Je connaissais cette sorte de réservoir sans toit avec des murs bien trop rustiques pour avoir un jour servi à conserver de l'eau (As-tu déjà vu des réservoirs à eau sur des crêtes ? (A part peut être chez les shadocks!) Pourtant certaines pierres sont maçonnées peut être pour servir d'abri à un berger ou d'agachon pour un chasseur,

Une autre excavation identique bien qu'un peu plus petite existe plus près de la casemate de Montjoie mais je n'y ai pas vu de ciment.

(...) Merci pour ces renseignement qui éclairent un peu plus le passé de cette crête.

(...) Adessias !

Pif

Q4.

Bonsoir Pif,

Simplement au sujet de ce "réservoir sans toit" de Montjoie, ce qui a fait penser à un collecteur d'eau c'est qu'il n'est pas vraiment sur la crête, mais un peu en contrebas, et qu'il y a sur le côté ouest, sur 20 ou 30 mètres, une petite tranchée, ou une grosse rigole, taillée dans la terre et les pierres qui rejoint en pente douce la partie haute de la cavité. On dirait que cette tranchée collectait de l'eau de pluie ou de ruissellement pour la ramener dans le trou. Egalement, il y a clairement du côté sud un déversoir en ciment. Evidemment s'il n'y avait que des pierres sèches, on n'aurait pas pu y conserver de l'eau. Mais peut-être l'enduit du fond et des parois a-t-il disparu ?? Je n'en dis pas plus, c'est simplement curieux, je ne mettrai pas non plus ma main au feu sur la fonction de cette cavité.

Bonne nuit.

Fox.

R4.

Salut Fox,

J'espère que tu as passé de bon moments avec ton fils et surtout ton petit fils.

J'ai un peu réfléchi (mais oui ça m'arrive !) et je pense que la pseudoconstruction que tu as trouvée doit correspondre à un fosse d'aisance qui recevait (certainement par l'intermédiaire d'un tuyau) les déchets et les excréments des soldats en garnison. Une ou plusieurs guérites devaient se trouver au sommet de la tranchée (qui contenait le tuyau) que tu cites. Je compte y remonter un de ces jours car j'ai repéré un coin de construction à une vingtaine de mètres du sentier. Ce n'est une urgence mais si tu comptes retourner dans le coin un de ces jours fais moi signe. Nous irons depuis la route de Roumagnan, par le petit sentier que tu as déjà emprunté. C'est plus court.

Adessias.

Pif

Q5.

Salut Claudet,

Excuse moi de te répondre tardivement mais ces semaines de pluies et de temps gris, ça me donne une flemme incroyable.

Avec un peu de chance et quelques journées de séchage il est probable qu'à partir de la semaine prochaine les sorties dans Sicié pourraient reprendre.

J'aimerais monter avec toi sur le site de la casemate de Montjoie pour vérifier un emplacement de bâtiment dans les environs et faire connaissance de "tes w.c." de la crête. Nous pourrions monter par un sentier qui existe entre le restaurant Le Quicon et le carrière de sable.

(...) Adessias.

Pif

R5a.

Salut Pif,

Le temps semble aujourd'hui s'améliorer d'heure en heure. Je pense à toi pour une prochaine sortie, en fonction du temps. Je t'appelle ou je passe te voir un de ces prochains jours. Peut-être faudra-t-il se décider du jour au lendemain à faire la sortie car les créneaux de beau temps risquent d'être courts. L'an dernier, on s'était encore "pelé" début février en cherchant (vainement) les premières asperges.

(...) A très bientôt.

Claudet Autran

R5b.

Salut Pif,

Ci-joint : 3 des photos prises ce matin.

A la prochaine.

Fox



Q6. (1er Juin 2011)

Bonjour,

J'ai découvert récemment votre site internet et ne m'en lasse pas. Depuis tout gamin, je viens tous les étés à La Seyne (maison de famille) et votre site m'a permis d'en apprendre beaucoup sur cette magnifique commune. Si je me permets de vous envoyer ce mail, c'est parce que j'ai parcouru le forum et que quelques informations complémentaires concernant les vestiges militaires sur les crêtes de Montjoie pourraient vous être utiles. Je vous laisse un lien vers un forum spécialisé sur le "Sudwall" pendant le seconde guerre mondiale :

http://sudwall.superforum.fr/t3796-pdt-massif-du-mai-six-fours-83

Ce forum parle aussi d'autres vestiges militaires présents sur le territoire de La Seyne (Fabregas, La Verne...).

Cordialement,

ER

R6a.

Bonjour,

Un grand merci pour votre message et pour votre référence au site qui fournit plusieurs informations intéressantes sur les vestiges militaires des crêtes du massif de Sicié.

J’avais été 1-2 fois en contact avec des gens de ce site (qui m’avaient fait rectifir une erreur dans le texte d’un ouvrage de mon père sur les derniers combats de la libération de La Seyne et Saint-Mandrier), mais je n’avais encore jamais vu leurs pages sur le poste de Montjoie et les vestiges environnants.

Je vais transmettre aussitôt l’adresse de ce site à mon ami Serge Malcor, qui termine la rédaction d’un ouvrage sur le massif de Sicié et qui consacre précisément de nombreuses pages aux vestiges militaires. Il est encore temps qu’il tienne compte des informations fournies par le site “Sudwall”.

Bien cordialement à vous,

Jean-Claude Autran

R6b.

Salut Pif,

Un correspondant internet a vu nos échanges et photos à propos des vestiges militaires sur le forum de mon site. Il m’a communiqué l’adresse d’un site :

http://sudwall.superforum.fr/t3796-pdt-massif-du-mai-six-fours-83

consacré à l’armée allemande sur la côte méditerranéenne. Je ne sais pas si tu le connais.

Ce site donne notamment plusieurs photos des vestiges de Montjoie (“poste de direction de tir français”). Le pire est qu’ils ont aussi repéré sur Google Earth la construction qui devrait se trouver côté nord en pleines broussailles et que nous n’avons pas retrouvée. Eux non plus apparemment (les échanges rapportés sur le site doivent dater de 2009, je crois).


Je te laisse méditer sur ce qu’ils racontent.

Bonne journée. A +

Claudet Autran

R6c.

Salut Claudet,

C'est le site dont je t'avais parlé la semaine passée.

Effectivement, depuis la dernière fois où j'y ai jeté un oeil, il a évolué.

Il faudra tout de même que nous allions faire une reconnaissance définitive sur ce truc blanc qui a un angle droit.

A mon avis ce n'est qu'un gros caillou mais il commence à nous perturber bigrement. Si c'était une construction, on devrait deviner un sentier qui y mène (aussi bien sur Google earth que sur place).

Bonne journée.

Pif

Q7.

Bonjour,

Je vous recontacte car je n'arrive pas à lire votre mail de réponse. J'ai essayé sur plusieurs ordinateurs différents mais le problème est le même. En cliquant sur votre réponse, rien ne se passe. Pourriez-vous me le renvoyer de nouveau ? Merci d'avance.

Cordialement,

ER

R7.

Bonjour,

Ma réponse à votre message a été envoyée mercredi 1er juin à 7 h 23. Tout semblait s'être passé normalement lors de l’envoi. Je ne comprends pas l'origine du problème.

Je vous renvoie donc ci-dessous la copie de mon message : (...).

J’espère que vous le recevrez normalement cette fois-ci.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q8.

Bonjour,

Merci beaucoup pour votre réponse. Le mail m'est parfaitement parvenu cette fois-ci. Je ne sais pas d'où venait le problème.

Le site "sudwall" est le pendant de l'"altantikwall" consacré à la Normandie. Étant passionné par les débarquements en France, vous comprendrez aisément mon intérêt
marqué pour ses sites. Dans le forum, on trouve des explications sur les défenses côtières de Fabrégas, Mar-Vivo, La Verne, Les Sablettes...

J'ai d'ailleurs hâte d'être au 23 juillet à la Seyne pour approfondir nos découvertes de la région grâce aux précieuses indications données par votre site.

Cordialement,

ER

Q9. (27 août 2011).

Bonjour Jean-Claude,

Je suis allé voir la ruine à Montjoie, derrière le centre de télé mesures.

En fait il s'agit d'une ruine d'un bâtiment d'environ 2,50 m x 3,50 m pour une hauteur de 2,50 m. A l'intérieur il y a pas mal de couleur sur les murs, le toit est plat.

À l'extérieur il y a plusieurs petites restanques côté Est. Militaire ou privé ?

Pour y aller il faut prendre le chemin comme sur la carte, longer le gros rocher sur la gauche, la ruine est juste à 15 m. (attention aux broussailles).

Je ne l'avais jamais vue car elle est en contrebas du rocher.

Avant d'arriver au rocher et sur le chemin, il y a quelques petits murs de pierres sèches qui pourraient faire partie d'un tout avec la ruine si l'on imagine le site sans la végétation actuelle.

A bientôt,

CC





R9a.

Bonsoir Christian,

Merci beaucoup pour les photos de cette trouvaille. Avec Serge Malcor, nous l'avions cherchée vainement et, étant en short, avions dû renoncer à cause des broussailles. Je l'ai encore cherchée 2 fois par la suite, mais ayant à chaque fois oublié de prendre la photo aérienne, je ne suis jamais parti dans la direction qu'il fallait suivre. Je pensais à l'occasion faire appel à toi, et avec un GPS, pour y aller à coup sûr. Mais tu y es arrivé avant.

Bravo et merci.

Je vais montrer les photos à Serge qui va être certainement surpris par le style de ce bâtiment, en un tel endroit. Quant à sa fonction d'origine ? La recherche est ouverte.

Je pensais te voir à la prochaine réunion de l'An II, jeudi 1er, pour te remettre le chêne chevelu. Mais j'ai dû m'excuser car je suis déjà engagé à Toulon à la même heure pour le lancement des manifestions du 100e anniversaire de l'explosion du cuirassé Liberté.

Je te renouvelle donc ma proposition de passer un de ces soirs chez moi, quand tu pourras, début ou courant septembre.

Amitiés,

JCA

R9b.

Bonsoir Serge,

CC a trouvé tout seul la ruine de Montjoie que tu avais remarquée sur la photo aérienne et que nous n'avions pas pu atteindre à cause des broussailles.

Ci-dessous son message et les 5 photos qu'il a prises de ce bâtiment curieux, surtout en un tel lieu.

Tchaou. A bientôt.

Claudet Autran

Q10.

Re,

Si tu veux on pourrait y aller ensemble avec Serge.

Je n'ai pas pu faire de meilleurs photos par manque de recul. Prendre des photos de plus loin pour avoir une meilleure vue globale est difficile à cause de la végétation.

À bientôt en septembre.

Amitiés,

CC

R10. (17 septembre 2011)

Je savais bien qu'il devait y avoir quelque chose dans ces roumias !

La construction semble en tout points similaire à l'ancien "refuge de bramas".

Un nouveau point d'interrogation sur l'utilisation de cette zone avant, pendant et peut être même après la guerre.

Je vais tacher de venir lundi à ta conférence sur le cuirassé Liberté.

J'ai toujours mal à ma cheville droite depuis la balafre que je me suis fait début aout et que j'ai négligé de faire refermer avec des points. Ça m'a empêché de participer à la journée du patrimoine car je ne peux pas encore rester debout trop longtemps.

Mon livre "Les petites histoires de Sicié" devrait voir le jour d'ici la fin du mois d'octobre.

La quinzaine de jours passés à La Faurie a permis de constater qu'il n'y a pas encore le moindre cryptogamme dans les bois mais que les chevreuils profitent des derniers jours de calme pour s'approcher à deux pas des maisons. Maintenant la chasse est ouverte et les pensées convergent vers des daubes, civets et autres cuisseaux.

Adessias.

Pif



Février 2010 - mai 2013 : Domaine de Fabrégas (3) - Historique réalisé par Mme Céline Chicharro - Mise en culture du domaine (Blog de Marc Vuillemot)



La lecture de cette remarquable synthèse, rédigée à partir de documents d'archives nous amène à effectuer plusieurs rectifications de points abordés auparavant dans ce forum [cf. Domaine de Fabrégas (1) et Domaine de Fabrégas (2)] et qui s'avèrent aujourd'hui erronés parce qu'issus d'études incomplètes ou superficielles, ou de mauvaises interprétations de la tradition orale.

En particulier :

- Le domaine de Fabrégas est aujourd'hui propriété du Conservatoire du Littoral qui en a confié la gestion à la ville de La Seyne-sur-Mer. Madame Céline Chicharro est à la fois Animatrice communale chargée du domaine et Garde du littoral.

- L'ancien bassin d'irrigation situé près de la bâtisse du domaine de Fabrégas était bien autrefois alimenté par le petit canal dont certains tronçons sont encore visibles et qui, par gravité, amenait l'eau depuis le secteur ouest du vallon des Moulières. Aujourd'hui, il n'est plus alimenté par ce canal, ni par des sources du flanc est du Plan d'Aub : il est régulièrement rempli par des camions de pompiers qui l'entretiennent comme réserve d'eau en cas d'incendie.

- L'objectif pour la fin de l'année 2013 est de remettre en exploitation agricole 3,5 hectares, dans un premier temps, pour répondre aux besoins de la restauration scolaire pour tous les écoliers seynois en produits biologiques et d'assurer une vente directe aux particuliers dans un local dédié du domaine. Tout le monde pourra ainsi en profiter, dans une démarche très démocratique. La surface pourra ensuite être élargie jusqu'à près de 10 hectares correspondant aux friches des terres agricoles que les plus anciens des Seynois ont connues.
(Voir sur ce sujet l'aticle publié par Marc Vuillemot sur son blog).





 

27 juin 2009 : Puits de l'émissaire commun

Q1. (à AG)

Cher ami,

J'avais bien apprécié votre conférence sur Alex Peiré lors d'une des dernières réunions des Amis de La Seyne Ancienne et Moderne.

La parution du résumé dans dernier numéro du "Filet du Pêcheur" m'a fait repenser à une question que j'avais à vous poser au sujet de l'émissaire commun.

Vous aviez notamment montré la photo de l'emplacement de chacun des puits utilisés pour le creusement de l'émissaire (Colle d'Artaud, Moulières, Gabrielles, Bramas). Or, si je connais bien trois de ces puits, je n'ai jamais exactement retrouvé celui des Moulières, pourtant situé à proximité de chez moi. Je suppose qu'il se trouve aux abords des anciens lavoirs et à proximité de la route de Janas, mais je ne suis pas arrivé à le localiser. Pourriez-vous, je vous prie, m'adresser une copie de la photo que vous avez présentée, ou alors m'indiquer son emplacement exact.

Je vous en remercie par avance.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R1.

Cher ami,

Je vous fais parvenir la photo du puits des Moulières.

Son emplacement:

le long de l'avenue Renoir, entre le garages Renault et Citroën...

Je reste à votre disposition pour d'autres renseignements...

Mes amitiés

AG

Q2.

Cher ami,

Merci beaucoup pour la photo et les informations sur ce puits des Moulières.

J'ai pu enfin le retrouver après y être passé devant des centaines de fois sans le remarquer ! En fait je le recherchais plus au sud, au niveau des anciens lavoirs, en raison d'une erreur sur une carte des archives de mon père, erreur qui s'est d'ailleurs perpétuée dans la récente réédition de son Tome I.

Mais j'aurais dû m'en apercevoir car, quand on reporte sur une carte la distance entre le puits n° 1 et le puits n° 2 (1865 m), ou entre les puis n°3 et le puits n°2 (1333 m), on tombe bien au niveau de l'actuelle avenue Auguste Renoir, et non au niveau des lavoirs. De même, la carte d'origine publiée dans la brochure d'Alex Peiré montre bien le puits des Moulières près de la route de Six-Fours aux Sablettes.

Merci encore.

Amitiés.

Jean-Claude Autran

PS. Voici les documents extraits de la brochure d'Alex Peiré : L'émissaire commun.

Et voici les photos des puits dont je dispose aujourd'hui :

Entrée de l'émissaire (telle qu'elle était à l'époque de la catastrophe du 11 Juillet 1944) (Extrait de Var-Matin du 11 Juillet 2006)

Puits n° 1 (de la Colle d'Artaud)

Puits n° 2 (des Moulières) (tel qu'il était avant les travaux de reconstruction de l'automne 2010)

Puits n° 2 (des Moulières) (actuel)

Puits n° 3 (des Gabrielles)

Puits n° 4 (de Bramas)

Débouché de l'émissaire à Sicié (années 50)


Photo bubliée dans le bulletin municipal La Seyne Magazine de juillet 1992

Débouché de l'émissaire à Sicié (en 1984)


Photo J.-C Autran

Débouché de l'émissaire à Sicié (en 2005)


Photo J.-C Autran

R2. (à SM)

Salut Pif,

J'ai enfin retrouvé et photographié le puits des Moulières (puits n° 2 de l'émissaire commun), que nous avions cherché en revenant de notre dernière sortie à Janas.

Je l'ai retrouvé grâce à M. AG dont j'avais entendu la conférence sur Alex Peiré (et qui avait montré les photos des 4 puits, dont celui des Moulières).

En fait, il n'est pas là où je le cherchais, il n'est pas au niveau des anciens lavoirs, comme je le croyais en raison d'une erreur sur une carte des archives de mon père, erreur qui s'est d'ailleurs perpétuée dans la récente réédition de son Tome I.

Il se trouve au bord de l'avenue Auguste Renoir (où je passe à peu près chaque jour depuis des années, sans l'avoir jamais remarqué !). Mais j'aurais dû m'en douter car, quand on reporte sur une carte la distance entre le puits n° 1 et le puits n° 2 (1865 m), ou entre les puis n°3 et le puits n°2 (1333 m), on tombe bien au niveau de l'actuelle avenue Auguste Renoir, et non au niveau des anciens lavoirs. De même, la carte d'origine publiée dans la brochure d'Alex Peiré montre bien le puits des Moulières près de la route de Six-Fours aux Sablettes.

Tu trouveras la photo de ce puits, ainsi que celle de tous les autres, dans la rubrique "Quartiers" de mon forum, à l'adresse :

http://jcautran.free.fr/archives_familiales/forum/quartiers.html#47

Tu trouveras aussi toutes les photos des oratoires, avec leur localisation, et les prières qu'on avait coutume d'y faire, à l'adresse :

http://jcautran.free.fr/archives_familiales/forum/quartiers.html#46

Si tu trouves quelque anomalie dans les descriptions ou les localisations, merci de m'en informer pour que je rectifie.

A un de ces jours.

Jean-Claude Autran


 

7 Mai 2009 - 15 Mars 2011 : Oratoires de Janas

Q1a.

Salut Serge,

Encore merci pour la balade de mardi - et la découverte (ou la re-découverte) de tous ces témoins de notre glorieuse histoire.

Le site internet qui donnait les noms, les photos, les prières, etc. de chacun des 10 oratoires a dû fermer depuis 1 an ou 2.

L'adresse était : http://perso.wanadoo.fr/assomption.six-fours/

Aujourd'hui, cette adresse ne mène plus à rien. Et je ne trouve pas d'autre site six-fournais équivalent qui donne la liste exhaustive et explicative des oratoires.

Heureusement, j'avais (en 2003, je travaillais encore) imprimé sur papier la plupart des pages de ce site assomption.six-fours, que je pourrai te faire passer (ou te scanner si j'ai le temps dans les prochains jours).

Mais, si je résume ce document :

« Cette route R.1. était appelée jadis le chemin des Oratoires. Elle était jalonnée de vieux oratoires autrefois au nombre de 12, huit restent visibles actuellement (un calvaire breton et un neuvième oratoire, celui de Ste-Estelle, portent à 10 le nombre de stations possibles) et viennent de retrouver en 1964 une nouvelle jeunesse.

- Le premier, dédié à la Médaille Miraculeuse : sous un couvert, du côté est de la route, en entrant dans la forêt.
- Le deuxième, dédié aux Saints Anges Gardiens, à quelques centaines de mètres du premier, tourne le dos à la route
- Le troisième, dédié à Saint-Louis, roi de France, à 100 mètres du précédent, au-dessus de la route
- Le quatrième, dédié à Sainte Marie-Madeleine, en contrebas de la route, à trois cents mètres sur le chemin forestier qui rejoint Janas
- Le cinquième, dédié à Saint-Michel, le plus imposant de tous, situé au bord de la route, avant un virage en épingle à cheveux
- Le sixième, dédié à Sainte-Anne, sur un plateau, à 300 mètres du précédent
- Le septième vient d'être restauré à l'entrée de l'Aire des Masques [D'après la suite du document, ce serait celui de Sainte-Roseline]
- Le huitième, dédié à Saint-Joseph, sur le terre-plein au pied de l'ancien "Farot" et de la chapelle ».

Est-ce que tu t'y retrouves avec cette liste ? Est-ce que ce serait celui de la Médaille Miraculeuse qu'on aurait raté (*) ? Pour moi, ce n'est pas encore tout à fait clair, j'ai encore un décalage quelque part par rapport à ma carte et il faudra que j'y retourne vérifier et compléter mes photos.

(*) D'après un article de Var-Matin du 11-11-2006 signé A.W., il serait « au carrefour du chemin des Barelles et du chemin de N.-D. du Mai ». Mais je ne m'en souviens plus et il ne figure pas sur mes cartes.

PS. En pièce jointe, photo prise en contrebas de la chapelle N.-D du Mai, au départ de la piste vers le Sémaphore. Est-ce là le puits ou la citerne dont tu parlais ?

A +

Fox

Q1b.

Re-salut, Serge,

Tu trouveras le plan des sentiers de Janas, avec quelques erreurs et oublis, sur le site LaSeyne.info à l'adresse :

http://laseyne.info.free.fr/janas.htm

Bonne journée.

Fox

R1.

Voilà enfin la liste des oratoires remis en état par les Cigalouns Seinen !

Celui de la médaille miraculeuse a l'air de se trouver vers le croisement de la route du mai avec le chemin des Barrelles.

Celui de Marie-Madeleine doit se situer sur l'un des deux sentiers qui mènent à Janas, mais je n'y ai jamais fait attention.

Celui qui est à l'arrivée sur l'aire des masques (et que le document suppose être celui de Sainte Roseline), je l'ai en photo mais je dois avoir un bug dans l'ordinateur car depuis avant hier je n'ai pas pu transférer mes photos et par conséquent je n'arrive pas à lire ce qui est écrit dans la niche (il n'y pas de plaque extérieure).

En ce qui concerne celui de Saint Joseph je crois qu'il a abrité quelques temps la vierge noire qui à présent orne le fronton de la chapelle. Il est d'ailleurs parfois appelé "oratoire de la vierge noire".

Nous n'avons donc rien raté mais nous ne sommes pas descendus assez bas pour trouver la médaille miraculeuse et la sulfureuse marie madeleine n'était pas exactement sur notre chemin.

Finalement ceux qui prenaient la montée de bagna camiso rataient tous les oratoires !

La citerne que tu as prise en photo fait bien partie de "la fontaine des toulonnais". Dans les roumias situés dans le sud il y avait une galerie de quelques mètres mais depuis il a été ouvert la piste incendie et peut être que plus rien d'autre n'est apparent.

Adessias

Pif

Q2.

Salut Serge,

Ce matin, comme j'ai de plus en plus de peine à tenir un long footing, j'ai tenté la marche rapide et j'ai réussi à abaisser mon chrono à 35,0 minutes entre la clairière de Janas (terminus du bus) et la terrasse de N.-D. du Mai.

Mais j'ai mis deux fois plus de temps en descendant car je suis retourné voir de près quelques oratoires.

Mis à part Saint Joseph et Sainte-Estelle qui sont hors du chemin, il me fallait en retrouver sept.

Je n'en ai retrouvé que six.

En descendant, à partir de l'aire des Mascs, on a bien successivement :

- Sainte-Roseline
- Sainte-Anne
- Saint-Michel Archange
- Sainte-Marie-Madeleine (là, il m'a fallu chercher un peu plus car l'oratoire est en contrebas de la route, et même à l'écart du chemin forestier qui, depuis le carrefour Francillon, rejoint la clairière de Janas en coupant le CRAPA. L'oratoire (photos ci-jointes) est au milieu du bois et si l'on cessait de débroussailler 1-2 ans, il disparaîtrait complètement).
- Saint-Louis
- Saints Anges Gardiens

Reste le plus au nord, celui dit de la Médaille Miraculeuse, que je n'ai pas retrouvé.

Il est écrit qu'il est "sous un couvert, du côté est de la route, en entrant dans la forêt". J'ai bien regardé sur plusieurs centaines de mètres, du côté est, sans succès. Peut-être est-il dans une propriété privée et difficile à apercevoir depuis la route ? Affaire à suivre.

Si tu as une idée sur la question...

A plus tard,

Claudet Autran

R2.

T'es pas un peu fada !

T'as pas senti qu'il commence à cogner dur le Zé ?

Pour l'oratoire de la Médaille Miraculeuse, j'ai eu des renseignements tous assortis d'un tas de baratins mais malheureusement donnant deux

lieux différents !

Il en ressort qu'il est vers le croisement du chemin des Barelles ou en continuant à descendre vers La Seyne par le chemin des oratoires.

J'y ai fait un passage à vitesse très réduite mais je n'ai rien trouvé.

Il se peut qu'il soit à présent dans une propriété. Je vais essayer de voir le gars qui m'a fait connaître la borne de séparation des communes, comme il a une propriété juste là et que c'est un grand chasseur il devrait connaître.

A plus !

Pif

Q3a. (25 Juin 2009)

Salut grand chef !

Je ne suis pas superstitieux mais,... Le 25 m'a souvent porté chance.

Je suis parti ce matin à VTT - puisque le chemin est maintenant fermé aux voitures - avec un de mes fils pour rephotographier deux oratoires (Saint-Louis et Anges gardiens) dont j'avais utilisé les fichiers pour le Tome I de mon père et que j'avais pour cela convertis en noir et blanc en détruisant par erreur mes photos couleurs d'origine. Et je me suis dit qu'en remontant le chemin des oratoires, on allait peut-être enfin localiser l'oratoire n° 1. Et j'ai trouvé un oratoire à hauteur du poney club, du côté est du chemin, après y être passé dix fois devant sans le remarquer. Et pourtant il est bien visible, surtout dans le sens de la montée. Photo ci-jointe. En fait, il n'y est pas vraiment question de « Médaille miraculeuse » puisqu'il y est écrit : « Notre Dame de Bonne Garde, au moment de monter vers votre sanctuaire, nous nous recommandons à vous. Aidez nous à monter vers le ciel ».

A noter que, sur les 10 oratoires actuellement répertoriés et récemment restaurés, 8 figurent sur les cartes des sentiers de la forêt de Janas, et 2 ne figurent apparemment pas : celui de la Médaille Miraculeuse et celui de Sainte Marie-Madeleine.

(...)

Claudet Autran

Q3b.

Tous comptes faits, je vais mettre sur le site la liste complète des oratoires de Janas, avec les photos que j'ai prises, ainsi que divers textes empruntés (après quelques corrections) à l'ancien site http://perso.wanadoo.fr/assomption.six-fours/ aujourd'hui inaccessible. Naturellement, si ce site réapparaît un jour, je retirerai de mon site les textes qui lui appartiennent.

NB. Un site « Notre-Dame du Mai », probablement issu du précédent, qui donne une liste complète des oratoires, avec leur localisation sur une carte et toutes leurs photos, est aujourd'hui ouvert : http://metairie.claude.free.fr/NDM2/page19.htm

Origine des oratoires :

« L'origine des oratoires remonte certainement dans le principe à l'initiative des édicules (œdicula ou sacella) élevés par les Anciens. On sait que les chemins des Anciens étaient accompagnés de ces petits monuments religieux que l'on appelait œdicula. Les petites chapelles ou oratoires que l'on rencontre sur nos chemins rappellent ce souvenir.

« Les Anciens entendaient par œdicula, dans les maisons des particuliers, ce que dans les mêmes lieux nous entendons, nous, par chapelle. L'édicule était une niche dans laquelle on renfermait des statues.

« Le rapport est certain entre l'édicule païen et la petite chapelle chrétienne sans que pour autant l'une soit la dérivée de l'autre.

« Au Moyen Âge encore, des petites chapelles ou oratoires furent érigées pour accomplir un voeu, pour perpétuer le souvenir d'un miracle pour attirer les bénédictions du ciel et... les visites des Pèlerins.

La route des oratoires :

(Notes extraites du livre « Six-Fours les plages » de François Jouglas, pages 114 et 88)

« Cette route R. 1 était appelée jadis le chemin des Oratoires. Elle était jalonnée de vieux oratoires, autrefois au nombre de douze, huit restent visibles actuellement (un calvaire breton et un neuvième oratoire : celui de Ste Estelle situé en contrebas de la chapelle, vers la Seyne, portent à 10 le nombre de stations possibles) et viennent de retrouver (en 1964), une nouvelle jeunesse. Le premier, dédié à Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, situé sous un couvert du côté est de la route, en entrant dans la forêt. Le deuxième, dédié aux Saints Anges Gardiens, à quelques centaines de mètres du premier, tourne le dos à la route actuelle. Le troisième, dédié à Saint Louis, roi de France, à cent mètres du précédent, au-dessus de la route, entouré de beaux pins maritimes. Le quatrième, dédié à Sainte Marie-Madeleine, en contre-bas de la route, à trois cents mètres sur le chemin forestier qui rejoint Janas. Le cinquième, dédié à Saint Michel, le plus imposant de tous, situé au bord de la route, avant un virage en épingle à cheveux. Le sixième, dédié à Sainte Anne, sur un plateau, à trois cents mètres du précédent. Le septième vient d'être restauré à l'entrée de l'Aire des Masques. Le huitième, dédié à Saint Joseph, sur le terre-plein au pied de l'ancien "Farot" et de la chapelle. »

« Un célèbre pèlerinage a lieu tout le mois de mai à Notre-Dame de Bonne Garde. La route est jalonnée d'oratoires comportant une niche qui était vide de ses saints depuis la Révolution. Pour savoir s'ils vont se marier dans l'année les jeunes gens lançaient trois pierres dans la niche, si elles restaient c'était de bon augure. Le jeu était assez difficile car les niches étant déjà pleines de pierres, celles jetées roulaient et il était rare que les trois restent ».

(Les oratoires ayant été restaurés en 1964 et les niches ayant retrouvé leurs saints, cette coutume, qui dura plus d'un siècle, a disparu).

L'aire des "Masc" ou "Masques" :

« L'origine de l'aire des "Masc" ou "Masques" est la suivante : les Pénitents Gris ou "frères Bourras" allant à la Chapelle du Cap Sicié, en pélerinage de nuit, passaient par cet endroit vêtus d'une cagoule et munis d'une lanterne qui éclairait leur visage seulement, faisant penser à un défilé de masques... ».

NB. Outre le fait que masco signifie sorcière en provençal (les Pénitents vêtus d'une cagoule auraient pu être assimilés à des sorciers...), il existe (selon M. Marcel Barbéro), une autre explication de ce terme Masc ou Masque du fait que cette aire se situait dans une zone d'intense exploitation des chênes-lièges. C'était donc un lieu où l'on entreposait les écorces de liège mâle (les mascles). Cette Aire des mascles, serait ensuite devenue l'Aire des Masques... (Il existe d'ailleurs un col de l'Aire des Mascles, dans les Alpes de Haute-Provence).

Photo
Localisation
Inscription
Prières
1) Oratoire de la Médaille Miraculeuse

 

Sous un couvert, du côté est de la route, à hauteur du Poney Club (altitude 105 mètres environ).

Autrefois dénommé : « Oratoire de Simian », du nom du propriétaire de la bergerie qui se situait à proximité.

NB. L'origine de la dénomination actuelle : « Oratoire de la Médaille miraculeuse » ne nous apparaît pas clairement au vu de l'inscription, ou de l'image de Notre-Dame se trouvant dans la niche.

 
Notre Dame de Bonne Garde
Au moment de monter
vers votre sanctuaire
nous nous recommandons à vous
Aidez nous à monter vers le ciel

 

Dieu notre Père, au moment de commencer notre pèlerinage, nous nous tournons dans la direction de l'oratoire de la Médaille Miraculeuse pour prier, par l'intercession de Sainte Catherine Labouré, la voyante de la rue du Bac : Donne-nous de vivre dans l'intimité plus étroite avec la Mère du Christ, et mets en nous ses dispositions à l'écoute silencieuse et à l'accueil de ta volonté.

Notre père, Je vous salue Marie, Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant, et dans les siècles des siècles, Amen.

2) Oratoire des anges gardiens

 

En continuant sur le chemin des Oratoires, côté ouest, environ 150 mètres après le château d'eau, à l'altitude 125 mètres environ. Particularité : il tourne le dos à la route actuelle.

 
O mon ange qui veillez sur moi
O mon ange ayez pitié de moi
Tous nos anges gardiens qui voyez la face du Père des Cieux
Soyez nos protecteurs
à tous les instants de notre vie
Merci

 

Dieu notre Père, nous voici rassemblés devant l'Oratoire des Saints Anges. Permets, nous t'en prions, que leur présence au milieu de nous, nous garde dans le recueillement et la prière, et oriente nos cœurs vers la réalité de la foi.

Pater, Ave, Gloria.

3) Oratoire de Saint Louis, Roi de France

 

En continuant sur le chemin des Oratoires, côté ouest, environ 150 mètres après le précédent, à l'altitude 130 mètres.

(Oratoire restauré par les soins de Mademoiselle Angelini).

 

Saint Louis Roy de France qui nous avez fait l'honneur de visiter nos contrées débarquant à Hyères en 1254, passant par Solliès-Ville, couchant à Rougiers, pèlerinant à la Sainte-Baume, priez Dieu pour nous afin que le peuple de France garde une foi inébranlable au Christ et à son Église. Car il n'y a pas d'autre nom sous le ciel par lequel nous puissions être sauvés

(prière dite en 1998)

 

Dieu notre Père, tu as appelé Saint Louis à vivre la fidélité de son baptême au cœur de l'histoire de son temps par l'exercice du pouvoir et le souci de la justice, le service des pauvres et la piété. Donne-nous de suivre son exemple, en témoignant de notre foi sur tous les fronts de l'histoire contemporaine, selon ce que ta volonté nous inspire et avec le secours de ta grâce.

Pater, Ave, Gloria.

4) Oratoire de Sainte Marie-Madeleine

 

En continuant sur le chemin des Oratoires, sur environ 400 mètres, prendre le chemin forestier qui, à partir du carrefour de "Francillon", rejoint la clairière de Janas. Parcourir environ 200 mètres. L'oratoire se trouve sur la gauche, plus ou moins caché sous des arbustes (altitude 125 mètres environ).


 

Dieu notre Père, nous te rendons grâces d'avoir donné comme patronne à la Provence, Sainte Marie-Madeleine, apôtre des apôtres et témoin de la résurrection. Permets qu'à sa prière et avec son secours bienveillant nous nous efforcions de vivre la grâce de notre baptême et ses exigences dans une conversion toujours plus profonde de notre cœur.

Pater, Ave, Gloria.

5) Oratoire de Saint Michel-Archange

 

A partir du carrefour de "Francillon, continuer à monter le chemin des Oratoires sur environ 350 mètres. L'oratoire de Saint Michel-Archange, le plus imposant de tous, se trouve au bord de la route, côté ouest, juste avant un virage en épingle à cheveux (altitude 160 mètres).

(Oratoire restauré par les soins de Mademoiselle Angelini).

 
St Michel Archange
Prince de la Milice céleste
Chef rayonnant de gloire
Ne nous tenez pas en oubli
Mais ici et en tout lieu, sans cesse, priez pour nous
Le Fils de Dieu

(Fête de St Michel)

 

Dieu notre Père, nous te louons pour la Création du monde invisible. Que les anges nous attirent sans cesse vers les réalités d'en haut, et que Saint Michel, le chef des milices célestes, nous entraîne à lutter contre les forces spirituelles qui font obstacle à la rédemption.

Pater, Ave, Gloria.

6) Oratoire de Sainte Anne

 

Continuer à monter sur environ 400 mètres. L'oratoire se trouve côté ouest, à l'altitude 200 mètres, vers le milieu d'une longue ligne droite du chemin.

(Oratoire restauré par Monsieur Dubey et statue de Sainte Anne d'Auray).


 

Dieu notre Père, nous te louons pour Sainte Anne et Saint Joachim, les parents de la Vierge Marie. En les offrant à notre vénération, tu nous rappelles que la mère du Christ est fille de notre humanité, et tu montres son appartenance au monde d'Israël. Ravive en nos cœurs, nous t'en prions, le respect et l'amour de ces générations de la première alliance, qui sont nos ancêtres dans la foi, et donne-nous de nous souvenir avec déférence de tous ceux qui nous ont transmis la vie, et les valeurs spirituelles qui lui donnent son prix.

Pater, Ave, Gloria.

7) Oratoire de Sainte Roseline

 

Au bord du chemin, côté est, juste avant l'arrivée à l'aire des Mascs (altitude 210 mètres).

(Oratoire restauré par les soins de Mademoiselle Angelini en 1964). [Voir message ci-dessous]


 

Dieu notre Père, nous te rendons grâces d'avoir donné à notre diocèse la bienheureuse Roseline de Villeneuve. Entrée dans l'ordre cartésien à 25 ans, elle devint 12 ans plus tard, et pour le reste de sa vie, prieure de la chartreuse que son frère Hélion avait fondée à Celle-Roubaud dans notre département. Elle sut allier une intense vie de contemplation à une grande intelligence des réalités politiques. Consultée par les hommes d'action et de gouvernement, elle les fit profiter de son discernement, pour le plus grand bien des communautés dont ils avaient la charge. Donne-nous de l'imiter avec les moyens que ta grâce nous dispense, en vivant tous nos engagements dans ce monde les yeux fixés sur le Christ.

Pater, Ave, Gloria.

8) Le Calvaire

A l'altitude 315 mètres, au départ de la montée finale à la chapelle Notre-Dame du Mai.

Sculpté en 1951  dans le granit de Kerventon, il est amené à La Pêcherie, près de Bizerte, en 1952. Le 30 novembre, Monseigneur Fauvel, évêque de Quimper et du Léon, préside une fête grandiose en l'honneur de ce calvaire. Celui-ci était en réalité l'œuvre de tous les Bretons de Tunisie qui, par leurs dons, en couvrirent les frais en totalité.

En 1962, il a été réacheminné en France à bord de « La Jeanne » et offert au diocèse qui l'édifia au lieu actuel en 1969.


 

Dieu notre Père, nous voici parvenus au pied de ce calvaire. En le contemplant, permets que nous découvrions dans la croix de ton fils ressuscité, la Pâques offerte à tous les hommes, au-delà de leurs douleurs présentes, et puisque ce monument est un calvaire breton rapatrié de Tunisie pour être érigé en ce haut lieu de notre Provence, donne-nous comprendre que la croix du Christ est ce point mystérieux où convergent et se rencontrent toutes les différences qui font l'humanité.

Pater, Ave, Gloria.

9) Oratoire de Saint Joseph

 

Sur le terre-plein (altitude 340 mètres), au pied et du côté est de l'ancien faro et de la chapelle de Notre-Dame du Mai.

Autrefois dénommé « Oratoire de la Vierge Noire ».

(Restauré par les soins de l'abbé Thomas, curé en 1964. C'est devant cet oratoire que fut célébrée la sainte messe le 14 septembre 1964 après laquelle l'abbé Thomas bénit de là-haut, collectivement, les sept oratoires restaurés par Mademoiselle Angelini et Monsieur Dubey, avec le concours des Associations des Oratoires. Il a été de nouveau restauré en 2000).

 
Saint Joseph, Epoux de la Vierge Marie
Père adoptif de Jésus Christ
Protège l'Église et toutes les familles du monde

 

Dieu, notre Père, tu nous as donné Saint Joseph à ton Église pour qu'il la protège comme un père. Que ta bienveillance nous aide à mieux comprendre et aimer nos pères, tous ceux que tu nous as donnés dans l'ordre de la création, et dans l'ordre de la rédemption, pour nous communiquer ton amour. Nous te prions pour eux, et spécialement pour notre évêque.

Pater, Ave, Gloria

10) Oratoire de Sainte Estelle

 

Au niveau du carrefour de la piste Macchi avec la Corniche varoise (parking de Bramas), traverser la Corniche et prendre le sentier le plus à l'ouest en direction du Sémaphore. L'oratoire se trouve à environ 600 mètres à droite (altitude : 195 mètres), à côté d'un groupe de poiriers sauvages, et avant que le chemin ne devienne un sentier rocailleux difficile à gravir.

Autrefois dénommé : « Oratoire de Biscuit ».

(Restauré en 1994 par les soins des Cigaloun Segnen).

 

Aquest oratòri dedica a Santo Estello patrouno doú felibrige

Es esta rebasti per
Lei cigaloun segnen
Emé l'ajudo doú municipe e tamben
Benesi lou 12 de jun 1994
Carle scaglia èro lou counse

 

Dieu notre Père, nous voici parvenus au terme de notre pèlerinage et nous regardons vers Sainte Estelle dont le nom signifie étoile : que notre vie reste un cheminement vers l'étoile du salut.

Pater, Ave, Gloria.

Je pense que cela clôt maintenant cette recherche.

Mais, pendant qu'on y est, on peut aussi rappeler l'exsitence, au bord du chemin des Oratoires, près du petit parking du Château d'eau (altitude 115 mètres) de la pierre de séparation La Seyne - Six-Fours que tu m'avais montrée, et qui avait déjà fait l'objet d'un article dans Var-Matin du 26 Juin 2008.

Jean-Claude Autran

R3.

Avé Fox,

Merci pour cette foule de renseignements sur les divers puits de l'émissaire et pour la découverte des oratoires manquants.

Finalement on a tendance à vouloir se compliquer la vie et à passer à côté des évidences.

Je peux toutefois t'apporter quelques renseignements complémentaires au sujet de calvaire breton car une ancienne enseignante de Malsert (qui a eu mon Olivier parmi ses nombreux élèves) avait enseigné en Tunisie (Mademoiselle CV) et a fait des recherches sur les origines de ce calvaire.

Tu le trouveras même en photo "in situ" à la Pêcherie de Bizerte.

Je vais essayer de te scanner tout ça en espérant que mon scanner veuille bien retarder son agonie programmée de quelques heures !....

La Pêcherie (village)

Située à quelque 4 km à l'ouest de Bizerte, La Pêcherie doit son nom aux pêcheries qui s'y pratiquaient là, avant la venue des Français. Depuis, ce lieu est devenu le centre civil de la base navale de la Baie Ponty. (...) En septembre 1952, arrive un calvaire breton, sculpté par Monsieur Ruz, dans le granit de Kerventon. Le 30 novembre, Monseigneur Fauvel, évêque de Quimper et du Léon, préside une fête grandiose en l'honneur de ce calvaire. Celui-ci était en réalité l'œuvre de tous les Bretons de Tunisie qui, par leurs dons, en couvrirent les frais en totalité. Pour la circonstance, Bretons et Bretonnes revêtirent leurs pittoresques costumes et, lorsqu' l'évêque bénit tous les Bretons, ceux-ci répondirant d'une seule voix : Da feiz ou tadou, koz (A la foi de nos vieux pères, toujours nous tiendrons, jamais la renierons). Monseigneur Gounout et Monseigneur Perrin étaient présents.

(Documents fournis par MM. MA, de Bizerte, et SF, de Ferryville).

Pourquoi n'as tu pas mis une photo de l'oratoire Sainte Estelle ? Déjà qu'il est tout seul dans son coin, c'est pas sympa de ta part ! Je ne sais pas pourquoi mais les anciens seynois le nommaient oratoire de biscuit.

Il y avait aussi un oratoire, quand on monte par l'actuelle piste Macchi, avant de parvenir à l'ex-refuge de Bramas, sur la droite de la piste. Je pense qu'il n'a pas dû résister à un bulldozer lors de l'agrandissement de la piste ou de la création de la route de la corniche merveilleuse. Il était consacré à Saint Antoine de Padoue.

(...) Tiens moi au courant pour le 8 juillet en bas du marché.

Amitiés.

Pif

Q4a.

Salut Pif,

L'oratoire Sainte Estelle, il n'était pas sorti de ma mémoire, mais dans ma dernière promenade aux oratoires, je m'étais épargné d'y remonter pensant l'avoir déjà pris en photo il y a 2-3 ans. Mais, lorsque j'ai voulu rajouter le paragraphe des oratoires à mon site, impossible de retrouver le fichier de Sainte Estelle, d'où l'absence provisoire d'image au niveau de l'oratoire n° 10. J'ai donc envoyé hier matin un de mes fils avec son VTT et la carte de Janas (pendant que j'étais à la pêche) pour me photographier cet oratoire. Il m'en a pris une quinzaine de photos, sous tous les angles. Je t'en envoie quelques-unes, dont celle qui figure dès aujourd'hui sur le site. Voilà, c'est réparé.

Mais je ne sais pas pourquoi on a pu le nommer oratoire du biscuit.

Comme tu le rappelles, il y avait certainement d'autres oratoires. M. Baudoin en mentionne un certain nombre, plus ou moins en ruines lorsqu'il a écrit son Histoire de La Seyne en 1965. Certains ont été restaurés, pour arriver aujourd'hui à une liste "officielle" de 9 oratoires + le calvaire breton, mais d'autres ont dû complètement disparaître.

Mais, pour moi, tout n'est pas très clair sur leurs dates de restauration. En effet, l'ancien site internet assomption.six-fours indique que ces oratoires « viennent de retrouver en 1964 une nouvelle jeunesse », ce qui est certainement vrai pour plusieurs d'entre eux. Mais celui de Sainte Estelle n'a été restauré qu'en 1994 par les Cigaloun Segnen. Et, d'autre part, si je compare les photos que j'avais prises de celui des Anges gardiens et de celui de Saint-Louis pour illustrer la première édition du Tome I des Images de la vie seynoise d'antan de mon père (parue en 1987 - mes photos datent donc de 1986 ou 1987), on note qu'à cette époque ces oratoires étaient loin d'être dans leur état actuel : pas de croix (pour celui des Anges gardiens), pas d'inscription sur la façade, pas de grille, niche ouverte où l'on pouvait encore jeter des pierres, pierres brutes et non jointoyées comme aujourd'hui, etc. Il y a donc eu, au moins pour ces deux oratoires, une restauration "relativement" récente, en tout cas très postérieure à 1964. D'ailleurs, dans son Tome I (1987), mon père écrivait : « Ils sont aujourd'hui très dégradés », et : « Quelques vestiges, toujours en place sur la route du Mai, permettent au promeneur d'imaginer les scènes de pieuses dévotion dont le chemin des oratoires fut le témoin ».

Merci, par ailleurs, pour tes documents scannés avec la photo "in situ" du calvaire breton à La Pêcherie de Bizerte. J'ignorais complètement cette partie de l'histoire.

(...) Amitiés.

Claudet Autran

Q4b.

D'ailleurs, pour compléter utilement la discussion, autant reproduire ici le paragraphe (pp. 773-777) du livre de M. Baudoin « Les oratoires du terroir seynois ».
LES ORATOIRES DU TERROIR SEYNOIS

Chacun connaît ces humbles monuments de pierre, généralement bâtis avec des matériaux du pays, pilons surmontés d'une niche que l'on rencontre encore parfois le long de vieux chemins ou à l'angle d'un mur, à un carrefour ; le plus souvent, sur les voies de pèlerinage ou aux abords d'une antique chapelle. D'autres fois, élevés en l'honneur d'un saint de quartier ou de contrée.

Ce sont les oratoires 48.

48. Une association existe, en Provence, pour la conservation et la restauration de ces petits édifices religieux. C'est la Société des « Amis des Oratoires », qui a son siège à Aix (Bouches-du-Rhône), 3, avenue Saint-Eutrope. Son président actuel est M. Pierre Irigoin. Bien qu'ils fussent surtout héritiers des « Montjoies », les oratoires pourraient bien être de lointaines survivances des édicules religieux de la campagne gallo-romaine devenue chrétienne surtout ceux consacrés à la protection des foyers et des champs ou commémorant quelque notable souvenir

Ils ont succédé, vraisemblablement aux tas de pierres amoncelées que nos pèlerins du Moyen Âge édifiaient sur leur route pour la jalonner, érigeant une croix de bois sur le dernier de ces monticules avant d'être parvenus au terme de leur pieux voyage. Ils appelaient ces tas de pierres des « Montjoies », terme que l'on retrouve encore dans la toponymie du pays de France.

Ils sont émouvants et rustiques les oratoires qui, plus tard, les ont remplacés car ils nous disent la foi de nos pères, leur espérance religieuse.

En terre seynoise, leurs survivants sont peu nombreux ; ils semblent l'être davantage en terroir de Six-Fours, centre religieux principal du territoire autrefois.

Voici la liste de ceux que nous avons pu situer dans notre propre commune de La Seyne :

Oratoire de Saint-Jean : encore existant et en bon état. Il a fait l'objet d'une réfection récente. Sa niche contient une statue de saint Jean-Baptiste. Il se trouve au lieu dit Saint-Jean au débouché, sur la R.N. n° 559, du chemin de Gavoty ou de Berthe conduisant vers le Camp-de-Laurent et la route d'Ollioules.

Ancien oratoire du polygone de Janas (ruiné) : se trouve à l'ouest du champ de foire du Mai et à proximité de l'ancien polygone abandonné de l'infanterie de marine. Il était placé sur un chemin de pèlerins utilisé par les Seynois pour rejoindre la voie des pèlerinages de la communauté de Six-Fours à la chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Garde de Sicié.

Oratoire de Sainte-Anne : disparu depuis peu d'années. Il était dédié à la mère de la Vierge et construit sur un rocher qui dominait le chemin s'élevant depuis le stade de la Canourgue. Cet oratoire et le massif rocheux qui le supportait ont été arasés à une date récente pour élargir cette route qui va aux quartiers Touffany, Pont-de-Fabre et Sainte-Messe.

Oratoire de Saint-Honorat : disparu. Se trouvait à l'angle du chemin vicinal ordinaire n° 2 de La Seyne à Notre-Dame-de-Bonne-Garde, et du chemin dit de Domergue. Dédié au saint protecteur du quartier qui porte son nom, fort honoré en Provence et fondateur du monastère de Lérins.

Oratoire du vieux chemin du Mai au quartier des « Gabrielles » : dans le délicieux chemin creux, ombragé de chênes, conduisant des Moulières à la forêt communale de La Seyne, jadis voie des pèlerins de cette ville et de Toulon à Notre-Dame de Sicié. Cet oratoire doit encore se trouver à la hauteur de l'entrée d'une bastide donnant sur ledit chemin, placé bien en vue des gens allant au Mai.

Malheureusement, cette « traîne » pittoresque a été comblée, il y a quelques années, par les déblais provenant du creusement de l'émissaire commun du tout-à-l'égout qui va se déverser entre le cap Sicié et la pointe dite le « Cap-Vieux », en haute mer, au bas des falaises du massif ; ces travaux furent effectués après la guerre 1939-1945.

De ce fait, l'oratoire en question n'est plus guère visible des passants, d'autant plus qu'ils sont obligés de suivre uniquement, désormais, la grande route des voitures allant à Janas.

Il était encore assez bien conservé mais la niche bouchée ne contenait plus sa statue que nous présumons avoir été celle de saint Joseph.

Oratoire de l'Hôpital : disparu aujourd'hui. Il était constitué par une haute niche incorporée dans le mur d'angle d'une propriété (campagne Tambon) située avant d'arriver à l'entrée est de l'hôpital régional de La Seyne.

La niche en question, surmontée d'un toit en bulbe, était en forme de berceau monté sur pilastres ; entourée de cyprès, elle renfermait un groupe Vierge à l'Enfant pouvant remonter au XVIIe siècle. Cet ensemble intéressant a été détruit, avec sa muraille, par l'un des bombardements de la dernière guerre ; il n'en est resté qu'un fragment important (partie inférieure) qui a été recueilli et conservé par la propriétaire des lieux.

Oratoire du chemin dit des Oliviers (au quartier des Plaines) : c'était, avant 1939, un pilon ayant sa niche ruinée se trouvant sur la bifurcation reliant, avant d'arriver au Pas-du-Loup, la route des Sablettes à celles de Fabrégas, du Mai et de Reynier.

Ce chemin a subi des améliorations mais, en retrait de la route, dans un champ voisin et en bordure de ce dernier, on a le plaisir de constater que ledit oratoire a été complètement restauré ; sa niche contient une statue de la Vierge Marie ornée de fleurs. Il nous faut féliciter la personne qui a fait réparer cet oratoire ; c'est un excellent exemple à suivre, autant au point de vue religieux que pour le maintien des traditions de notre Provence, pour la sauvegarde de ses monuments, de ses souvenirs.

Oratoire de Saint-Marc : disparu de nos jours. Au quartier des Tortel, au début même du chemin conduisant de la route de Donicarde audit quartier. Comme l'indique son vocable, il était consacré à saint Marc, l'un des évangélistes. Le souvenir de cet oratoire est conservé par une inscription portée par une plaque de marbre fixée sur le coin de la façade d'un villa voisine : « Sancte Marce ora pro nobis » (saint Marc, priez pour nous) ; la villa elle-même porte d'ailleurs le nom de « Villa Saint-Marc ».

L'initiative de cette plaque est due à un digne ecclésiastique qui habitait la villa Saint-Marc il y a une cinquantaine d'années.

Oratoires aux abords de l' « Aire des Mascs » (l' « Ièro des Masco ») : dans le massif de Sicié, à proximité du replat situé à l'intersection du chemin des pèlerinages, de Six-Fours à la chapelle, et de celui des pèlerins de La Seyne montant directement du Mai. C'est le lieu dit « l'Aire des Sorciers », fort désert autrefois sans doute, à mi-chemin de « la Bonne-Mère », aujourd'hui devenu un « parking ».

Ces oratoires étaient en ruine ; il n'en reste que le souvenir.

Oratoires du Champ-de-Mai : ces monuments se trouvaient autrefois sur le chemin des pèlerins, montant, malaisé, dit de « Bagno-Camiso » (mouille chemise), reliant le lieu de foire de Janas au plateau de « l'Aire des Mascs » dont nous venons de parler.

Ledit chemin était surtout fréquenté par les gens venant de La Seyne et de Toulon.

D'autres oratoires ruinés subsistent encore sur la section supérieure du chemin (aujourd'hui route) conduisant à la chapelle Notre-Dame. Cette route est empruntée par les voitures et par quelques courageux piétons et le parcours fait partie de la vieille voie des pèlerinages de Six-Fours mais il est commun aux pèlerins et touristes de toute la contrée ou étrangers.

Oratoire dit « de Simian » : il précédait l'ancienne bergerie de ce nom. Situé toujours sur le même chemin de Six-Fours à Notre-Dame, mais avant que ce dernier ne pénètre dans la forêt communale ; il a été restauré récemment avec soin, sa niche abritant une jolie statuette coloriée de la Sainte Vierge.

Plus haut, dans le bois, on rencontre encore deux autres oratoires dont les pilons sont debout mais dont les niches sont dégradées.

Oratoire dit « de Bramas » : sur le sentier allant de Janas au sémaphore de Sicié ; un autre monument, à trois cents mètres environ, était appelé - on ne sait pourquoi - « oratoire de Biscuit » ?

Oratoire dit « de la Vierge Noire » : on voit ses vestiges immédiatement au bas de la croupe supportant la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Garde, à la naissance d'un sentier qui, venant du sémaphore, vient y aboutir. Tout proche, on aperçoit la base d'un autre pilon qui émerge des broussailles ; ce sentier était également utilisé par les pèlerins en provenance du littoral oriental et de Saint-Mandrier.

Nota : Postérieurement à la rédaction de ces lignes, plusieurs oratoires du terroir ont été très bien restaurés par les soins de personnes dévouées, dont M. Louis Janvier, délégué des « Amis des Oratoires » à Toulon, Mlle Angelini, également de cette ville, et M. Dubey, de Six-Fours. Œuvre ayant reçu le concours de la paroisse de ce lieu.

Je pense que l'on peut alors tirer les conclusions suivantes :

1) Ce texte écrit vers 1964 mentionne un peu plus d'une quinzaine d' « oratoires du terroir seynois », mais la liste donnée ne peut être exhaustive vu que certains sont à l'époque dans des états très variables de dégradation ("pilon qui émerge des broussailles") ou ont quelquefois disparu, et que, parfois (Aire des Mascs, Champ-de-Mai), il est question d'oratoires (au pluriel) sans savoir quel en était le nombre.

2) Ces « oratoires du terroir seynois » ne se trouvent apparemment pas tous sur la commune de La Seyne puisque l'aire des Mascs et le tronçon du chemin situé entre l'actuel oratoire Saint-Louis et l'aire des Mascs appartiennent à la commune de Six-Fours.

3) Six oratoires se situaient hors de la forêt de Janas :

- Oratoire de Saint Jean (existant en 1964, mais aujourd'hui ?? Je n'arrive pas à localiser l'endroit et il n'apparaît pas sur les cartes au 1/20.000e de 1930).
- Oratoire de l'hôpital (disparu).
- Oratoire de Saint Honorat (disparu, il devait se situer à l'emplacement de l'actuel arrêt du bus n° 84 "Cimetière sud").
- Oratoire de Sainte Anne (détruit vers 1960, il devait se situer à l'emplacement du parking de l'actuelle maison de retraite Saint-Honorat).
- Oratoire de Saint Marc (disparu, il devait se situer au bas de l'actuel chemin Aimé Genoud).
- Oratoire dit du chemin des Oliviers (restauré dans les années 50 ? Serait visible dans une propriété privée ? Vers l'actuelle pharmacie avant d'arriver au Pas-du-Loup ?)

dont 4 qui ont complètement disparu et 2 qui pourraient être encore recherchés aujourd'hui (?).

4) Environ une douzaine se situaient dans la forêt de Janas ou à ses abords dont :

a) Ceux qui n'appartiennent pas à la liste des 10 "officiellement" répertoriés et restaurés d'aujourd'hui (voir photos ci-dessus) :

- Oratoire du vieux chemin du Mai au quartier des Gabrielles : encore assez bien conservé en 1964, niche bouchée aurait contenu une statue de Saint Joseph ? Mais aujourd'hui ? A hauteur de l'entrée d'une bastide ?
- Oratoire du Polygone de Janas : à proximité de l'ancien polygone abandonné de l'infanterie, apparaît "ruiné" en 1964.
- Oratoires du Champ de Mai (combien ?) : se trouvaient autrefois sur le chemin des pèlerins dit de "Bagno-Camiso".
- Oratoire dit de Bramas (devait se trouver à proximité de l'ancien "refuge" de Bramas, aujourd'hui démoli.

b) Ceux qui semblent pouvoir entrer dans la liste des 10 :

- Oratoire dit de "Simian" : il devrait correspondre au n° 1 actuel (celui de la Médaille miraculeuse), en face du Poney-club.
- Deux oratoires situés plus haut que le précédent, "dont les pilons sont debout mais dont les niches sont dégradées" : ceux-ci devraient correspondre respectivement au n° 2 (Anges gardiens) et au n° 3 (Saint Louis).
- Les oratoires "aux abords de l'Aire des Mascs" ; "en ruine" en 1964, "il n'en reste que le souvenir". Ceux-ci devraient certainement inclure le n° 7 (Sainte Roseline). Il y en aurait-il eu d'autres dans ces abords ? M. Baudoin rattachait-il à ce groupe le n° 5 (Saint Michel-Archange) et le n° 6 (Sainte Anne), pourtant situés sensiblement plus bas que l'Aire des Mascs ?
- L'oratoire dit de "Biscuit", situé au-dessus de celui de Bramas en allant vers le Sémaphore : il s'agit bien de l'oratoire actuel de Sainte Estelle (n° 10).
- Oratoire dit "de la Vierge Noire" : il s'agit bien du n° 9 (Saint Joseph), qui aurait autrefois abrité la statue de la Vierge Noire, actuellement placée dans la chapelle Notre-Dame-du-Mai. Mais le pilon qui apparaissait autrefois à proximité est-il toujours visible ??

Finalement, on retrouve à peu près nos oratoires actuels, sauf le n° 4 (Marie Madeleine) que M. Baudoin ne mentionne pas, et avec une incertitude pour les n° 5 et n° 6.

Il est évident qu'il y en avait plusieurs autres qui ont aujourd'hui complètement disparu, sauf peut-être celui des Gabrielles qui pourrait être recherché.

De même pour ceux du chemin des Oliviers et de Saint Jean.

Voilà un but pour les prochaines balades...

Jean-Claude Autran

Q5. (14 Août 2009)

Salut Pif,

J'ai vérifié dans le livre de M. Baudoin. En 1965, il mentionne déjà un oratoire qui doit être celui de Ste Estelle (« à 300 mètres au delà de celui de Bramas ») sous le nom d'oratoire de Biscuit. Donc, il devait exister (il ne dit pas dans quel état il se trouvait) en 1965, bien avant sa restauration de 1994 par les Cigaloun Segnen.

Mais on ne sait pas pourquoi un oratoire a été construit dans ce vallon, qui était à l'époque un cul-de-sac. Peut-être à cause du ruisseau et d'une source qui doit se trouver un peu en amont de l'oratoire.

Je t'envoie aussi la copie d'un fragment de la carte au 20.000e du massif de Sicié, qui date des années 1930. C'était bien avant que la corniche ne soit ouverte, et bien avant l'ouverture au bulldozer du chemin Ouest qui monte selon un tracé en arc de cercle de Bramas au Sémaphore. Sur cette carte au 20.000e, on ne trouve pas trace de l'oratoire Ste Estelle (mais la plupart des autres oratoires ne sont pas indiqués non plus). Toutefois, on trouve le tracé de l'ancienne route qui montait de Bramas au Sémaphore selon une direction globalement nord-sud, avec quelques lacets, route qui correspond à une partie du chemin le plus direct qui de Bramas rejoint aujourd'hui le Sémaphore en passant dans le sous-bois. Et on peut voir que, du premier lacet de cette ancienne route, se détachait un sentier en pointillé, vers le sud-ouest, sentier qui aboutissait au fond d'un vallon, à la cote 190, là où doit se trouver approximativement notre oratoire Ste Estelle. C'est dont par là qu'on devait autrefois atteindre l'oratoire (et la source ?).

Carte au 20.000e du massif de Sicié (feuille de Toulon n° 6), vers 1930
(...) A plus tard.

Claudet

R5.

Ave Fox,

Effectivement, je savais que l'oratoire de sainte Estelle se nommait également "de biscuit" et par conséquent qu'il était bien antérieur à la reconstruction des cigalouns segnens. Il y des moments comme ça où je dois avoir des cases qui sont en réfection dans mon cigare.

Il me semble que l'oratoire de Bramas qui était encore visible dans les années 70 était dédié à Saint Antoine de Padoue.

Sur ton fragment de carte qui m'a fait retomber dans ma période Éclaireur de France. J'ai bien reconnu tous ces sentiers qui à l'époque étaient les seules possibilités de parcourir cette zone.

Effectivement les oratoires ne semblent pas y figurer toutefois à la côte 120, dans l'ouest du "champ de Mai", à peu près à l'emplacement de la route appelée actuellement "chemin des oratoires" il y a la mention "calvaire" sur la droite du sentier qui doit être la première trace de la future route. Comme l'emplacement de ce calvaire est pratiquement à la "frontière" entre les territoires de La Seyne et de Six Fours, ça pourrait correspondre à l'un des deux oratoires (St Louis et les anges gardiens).

L'ancien chemin du sémaphore empruntait effectivement le talweg de l'actuelle piste des feuillus avant de rester sur la crête de la couale. par contre on voit bien les sentiers menant vers la batterie de Jonquet (maison du pendu) ainsi que celui qui descend vers les sources du trône ou du sommier.

Le sentier qui descend à la pointe du cap figure également ainsi que celui qui passait dans la falaise au dessus de la baie de notre dame et dont une dérivation montait à la chapelle. Par contre, ce sentier sur lequel on trouvait la source des canonniers allait jusqu'à la batterie du cap Vieux et ça, ça ne semble pas figurer sur cette carte.

Adessias !

Pif

Q6. (13 Mars 2011)

Monsieur Autran bonjour,

Seynois de naissance, admirateur de l’œuvre de votre père je la feuillette de temps en temps.

Dernièrement, alors que je consultais l’histoire des oratoires mon attention s’est portée sur celui de SAINT-ROSELINE  N°7.
et je lis: “ oratoire restauré par les soins de Mlle ANGELINI en 1964 “.

En fait c’est moi qui ai restauré cet oratoire bénévolement.

J’ai fait ma communion solennelle en 1954 à l’église de La Seyne avec Mr Le Curé ?, qui en 1964 ce même curé était à l’église de SIX-FOURS. Grand, mince, portant des lunettes, se déplaçant à vélo.

Vous sachant toujours à la recherche du moindre détail qui vous fait avancer dans l’historique de notre ville, je me suis permis de vous faire parvenir ce fait

Je vous en souhaite bonne réception et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées
 
MP

R6a.

Bonjour,

Merci pour votre message.

La source des informations que j’ai mises sur mon site internet à la rubrique des oratoires était, à l’origine (en 2003), un site internet de la Paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Six-Fours (http://perso.wanadoo.fr/assomption.six-fours/index.htm). C’est là que j’avais trouvé, pour l’oratoire Sainte-Roseline, la mention : « Oratoire restauré par les soins de Mademoiselle Angelini en 1964 ».

Ce même site internet attribuait aussi à Mademoiselle Angelini la restauration d’autres oratoires : St Michel Archange et St Louis ; à Monsieur Dubey, la restauration de celui de Sainte-Anne ; à l’abbé Thomas celui de Saint-Joseph. Il était également question d’une messe célébrée le 14 septembre 1964, devant l’oratoire Saint-Joseph, après laquelle l’abbé Thomas « bénit de la haut, collectivement, les sept oratoires restaurés par Mademoiselle Angelini et Monsieur Dubey, avec le concours de l’Association des Oratoires ».

Voilà l’information que j’au cru bon d’utiliser (en indiquant sa source), sachant qu’entre temps le site assomption.six-fours a cessé de fonctionner (bien que son adresse soit toujours mentionnée sur certains sites internet de la ville de Six-Fours). Par la suite, des informations concernant N.-D. du Mai et les Oratoires ont été reprises sur le site de M. Claude Metairie (http://claude.metairie.pagesperso-orange.fr/NDM/index.htm), mais sans donner tous les détails qui figuraient sur l’ancien site assomption.six-fours.

Suite à votre message, j’ai réexaminé un autre ouvrage, celui de Louis Janvier “Inventaire des oratoires du Var” (1982). On y retrouve à peu près les mêmes informations (voir ci-joint la copie de la page 47 où il mentionne Sainte-Roseline), mais avec des différences (Sainte-Roseline, restauré en 1965, donc postérieurement à la messe de 1964 !) et des erreurs (Sainte-Roseline, située dans le chapitre de La Seyne ; Saint-Joseph, placé dans Six-Fours ; Sainte-Estelle, oublié, etc.).



Conclusion, je veux bien vous citer comme étant celui qui a restauré l’oratoire de Sainte-Roseline, mais pouvez-vous me préciser l’époque de votre intervention. Etait-ce avant 1964, ce qui signifierait qu’il aurait été retravaillé ensuite ? Ou était-ce après l’époque 1964-65 où, semble-t-il, plusieurs des oratoires ont été restaurés avec le concours de l’Association des Oratoires ? Merci de me donner cette précision de date.

Concernant le curé de l’église de La Seyne vers 1954 (grand, mince, portant des lunettes, se déplaçant à vélo), je le revois en effet très bien moi aussi. Mais je ne me souviens pas de son nom. Je vais essayer de le savoir, car je suis en contacts fréquents avec M. Hugonnet, qui est un ancien des Maristes, et qui est remarquablement érudit sur tous les prêtres, curés, vicaires, diacres, chanoines, etc. de La Seyne au XXe siècle. Il pourra certainement me dire le nom du curé de 1954.

Bien cordialement à vous,

Jean-Claude Autran

R6b.

Le curé de l’église de La Seyne vers 1954 (grand, mince, portant des lunettes, se déplaçant à vélo) pouvait être, d'après M. Hugonnet, soit le Père Baudin, soit le Père Dumontet. Mais après réflexion, M. Hugonnet a pensé qu'il s'agissait très certainement du Père Dumontet. Ce dernier vit toujours, il a 85 ans environ et se trouverait, semble-t-il, à Six-Fours.

JCA

Q7. (21 septembre 2014)

Bonjour Monsieur,

Peut-être connaissez vous déjà notre association "Connaissance et Sauvegarde des ORATOIRES" qui étudie les petits patrimoines religieux, et restaure des oratoires. Voyez notre site http://www.les-oratoires.asso.fr qui illustre nos études et nos activités. Nous avons créé un site d’inventaire, la Base de Données http://www.oratoires.com qui a pour but de recenser le petit patrimoine religieux, ouvert à tous, et destiné aux amateurs et curieux du patrimoine, étudiants, historiens, chercheurs et collectivités. Nous ne pouvons malheureusement pas être présents partout, et en plus de nos adhérents sur certains départements, nous avons recours à des contributeurs. J’ai remarqué votre rubrique intitulée Oratoires-de-Janas.pdf, et votre site Internet http://jcautran.free.fr, avec des oratoires et croix qui m'intéressent. Aussi je vous demande si vous accepteriez de nous fournir les photos des édifices qui m’intéresseraient et de nous autoriser à les publier sur le site Internet de Base de Données. Bien entendu l'auteur et l'origine des photos et des textes seraient cités, et des liens internet créés pour renvoyer à votre site dans une totale transparence de propriété, (vos documents restent bien sur votre propriété) comme vous pouvez le voir sur notre site pour de nombreux oratoires dans beaucoup de départements, etc..

Dans l'attente de votre réponse, recevez Monsieur mes cordiales salutations.

FL (Président et Webmestre de Connaissance et Sauvegarde des Oratoires)

R7.

Bonjour Monsieur,

Pardonnez, je vous prie, le retard avec lequel j’accuse réception de votre message.

J’avais entendu parler de votre association mais je ne connaissais pas votre site internet que je viens maintenant de visiter et dont je vous félicite pour sa richesse et la qualité et le sérieux des recherches historiques qu’il a fallu mener pour l’alimenter.

Il n’y a aucun problème pour que je vous communique les photos des 10 oratoires, numérotés de 1 à 10 (dont un - le n° 9 - n’est pas  véritablement un oratoire mais un calvaire breton), tels qu’ils apparaissent dans la petite plaquette que vous avez trouvée sous forme de fichier pdf dans mon site internet (http://jcautran.free.fr/archives_familiales/activites_depuis_2004/2014/chemin_des_oratoires.pdf). Cette plaquette avait été rédigée par mes soins, avec la collaboration de M. Christian Calabrèse et Mme Béatrice Tisserand, et publiée par la Maison du Patrimoine de La Seyne-sur-Mer en vue des Journées du Patrimoine 2014, au cours desquelles plusieurs promenades patrimoniales ont été organisées sur le chemin des oratoires de Notre-Dame-du-Mai.

Vous trouverez ci-joint les meilleures photos que j’ai prises de chacun des 10 oratoires, que vous pouvez donc publier dans votre Base de Données et donner comme origine « Jean-Claude Autran, Maison du Patrimoine de La Seyne-sur-Mer ». Vous les recevrez en deux envois car ce sont des fichiers assez lourds.

Vous pouvez utiliser également les textes de notre plaquette pour ce qui est de la description ou de la localisation de chaque oratoire, et du texte de l’inscription gravée.

En ce qui concerne les textes des prières associées à chaque oratoire, c’est un peu plus compliqué car je n’en suis pas le propriétaire. Ces textes de prières avaient été publiés, il y a plus de 10 ans, sur le site internet http://perso.wanadoo.fr/assomption.six-fours/ et je m’étais permis alors de les copier pour mes archives. Ce site a ensuite disparu. Peut-être a-t-il évolué sous d’autres noms comme http://metairie.claude.free.fr/NDM2/page19.htm ou http://six-fournais.com, qui mentionnent aussi les oratoires six-fournais, mais je n’ai jamais retrouvé les textes des 10 prières publiés quelque part. En attendant, je les ai donc repris sur mon site (et sur la plaquette des oratoires de N.-D. Du Mai) dans un esprit de sauvegarde et je suis prêt à les en retirer si un site six-fournais les publiait de nouveau. Donc je préfèrerais qu’ils ne soient pas publiés en faisant référence à mon site car je n’en suis pas propriétaire.

J’ai noté aussi que sur votre Base de Donnés, un certain nombre des oratoires dont je vous adresse mes photos, notamment ceux de Six-Fours, figurent déjà, avec des clichés pris par M. GL. Vous verrez si mes photos apportent quelque chose de plus, si vous devez les joindre à celles de M. GL ou si ces dernières suffisent pour décrire l’oratoire. Une autre série de noms d’oratoires apparaissent dasn votre Base de Données en recherchant dans la commune de La Seyne, sans leur photo. Cette liste correspond à celle de ma plaquette, mais plusieurs sont donnés aussi comme appartenant à Six-Fours (voir les photos de M. Loridon). Il faudrait donc revoir leur affectation, soit à Six-Fours, soit à La Seyne, ce qui n’est pas si simple (avec un côté polémique) car la limite Six-Fours/La Seyne est très proche du chemin des oratoires de N.-D. du Mai et, selon les sources, certains sont revendiqués par une commune ou par l’autre, car cela se joue à quelques mètres près. Si celui de la Médaille miraculeuse, celui de Sainte Estelle et celui de Saint-Joseph sont clairement du côté seynois, peut-être une étude plus fine à partir de cadastres anciens serait nécessaire pour préciser la position de Saint Michel, des Anges Gardiens ou de Saint-Louis. Dîtes-moi si vous avez besoin de toutes ces précisions pour votre Base de Données.

Je reste à votre disposition.

Bien cordialement à vous.

Jean-Claude Autran

Q8a.

Bonsoir Monsieur,
 
Je vous remercie beaucoup pour votre réponse positive, vous avez vous aussi fait un travail admirable de précision.
Les fiches qui existaient avec des photos de G. Loridon ou autres avaient été faites par mon prédécesseur, décédé en avril dernier à 91 ans, et il manquait de rigueur dans les derniers mois de sa vie; notamment les photos venant de 40000 clochers, devaient être dégagées du timbre par leurs soins, mais il ne l’a pas demandé! on lui pardonnera.
Je vais donc tout reprendre en m’appuyant sur votre travail, et pour les délimitation entre les communes, dans l’immédiat je considère le croquis qui est dans votre étude, quitte à creuser le sujet à l’avenir.
J’ai beaucoup de travail actuellement, fiches à créer sur le Luxembourg, le 05, le Piémont, et celles de vos photos qui comblent un grand vide.
Je vous préviendrais quand j’aurais fais une ou deux fiches, afin d’avoir votre acceptation ou vos remarques.
Je respecterais votre demande concernant les prières.
 
Très cordialement
 
FL
 
P.S. Je vous joins notre Bulletin de mai, et le spécial sur mon prédécesseur.

Q8b.

Bonjour monsieur Autran,
 
J’ai un souci car j’ai deux oratoires de la Médaille Miraculeuse, mais très différent suivant les photos, la vôtre et celles de Gérard Loridon.
J’ai laissé les deux fiches sur le site, les photos de GL ne sont pas dans les 10 du chemin, connaissez vous cet oratoire à La Seyne, peut-être a-t-il confondu?
J’ai lu dans le Forum de votre site qu’il y avait d’autres oratoires disparus ou que l’on a oublié! srait-ce l’un de ceux-là?
Votre éclairage me sera très précieux.
En vous remerciant
Bien cordialement
FL

Q8c.

Re-Bonsoir,
 
J’ai trouvé, il a bien fait une erreur, il s’agit en fait de l’oratoire du saint Enfant Jésus situé à Six-Fours, sur le boulevard Reynier (cf Louis Janvier Oratoires du Var)
Bien cordialement
FL

R8.

Bonsoir,

Donc, apparemment plus de problème pour cet Oratoire de la Médaille Miraculeuse. Il est clair que celui dont je parle se situe bien à La Seyne, côté est du chemin des Oratoires, face à l’une des entrées du ”Poney Club des Oratoires”. On l’appelle aussi “Oratoire de Simian”, du nom du propriétaire de la bergerie qui se trouvait en ce même lieu. Par contre, l’origine de la dénomination “Médaille Miraculeuse”, même si elle a été retenue par les historiens locaux, n’est pas évidente au vu de la niche et du texte de la plaque (photos ci-jointes), puisqu’il n’y est question que de la Vierge Marie ou de Notre-Dame-de-Bonne-Garde. Le terme Médaille Miraculeuse n’apparaît que dans le texte de la prière : « Dieu notre Père, au moment de commencer notre pèlerinage, nous nous tournons dans la direction de l'oratoire de la Médaille Miraculeuse pour prier (...) ».

Bien cordialement,

Jean-Claude Autran


 

26 juin 2010 - 3 mars 2011 : Les pierres gravées et autres curiosités du massif de Sicié

Q1. (26 Juin 2010)
Bonjour Mr Autran

(...) J'aime parcourir le massif du cap Sicié, pour sa richesse en fleurs sauvages. J'ai de nombreuses photos de botanique et de pierres gravées de ce secteur. (...). Je précise que je parcours les collines depuis mon enfance à St Jean du Var et que j'ai un collection de clichés des dolmens, des pierres levées et des bornes limitrophes du Var ainsi que des pierres gravées et datées.

Il se peut que mon nom vous soit familier puisque je suis le frère de JD auteur de "St Jean du Var quand j'étais minot", chez Géhess, et dont le stand était à côté du votre lors de la dernière fête du livre ; ce dernier me charge de vous transmettre ses amitiés.

Vous souhaitant bonne réception et dans l'attente du plaisir de vous lire.

JD, Toulon

R1.

Bonjour,

Merci pour votre message et toutes vos photos. En effet, votre nom m'était familier puisque j'avais passé deux jours à côté de votre frère Jean lors de la dernière Fête du Livre à Toulon. D'ailleurs je viens d'avoir un échange de messages avec votre frère à propos de certaines expressions provençales.

En réponse à votre dernier message, je dirai que j'ai aussi une collection de photos de botanique du massif de Sicié et de la forêt de Janas, que j'ai commencé à introduire dans l'une des sections de mon site internet : http://seynoise.free.fr/loisirs/flore_sicie.html

Une autre fois, nous pourrons parler des dolmens et pierres levées que vous connaissez sans doute mieux que moi. Personnellement, sur La Seyne et Six-Fours, je ne connais guère que le "dolmen naturel utilisé" de La Lèque-du-Brusc. Voir à :

http://jcautran.free.fr/archives_familiales/forum/communes_voisines.html#20

Bien cordialement à vous,

Jean-Claude Autran

Q2.

Mr Autran,

Un grand merci pour votre réponse très détaillée (...).

A propos des expressions que vous échangez avec mon frère ; connaissez vous celle ci que nous employions au quotidien ; pour un lance-pierres = un largue-dures et bien sur nous chantions "La dure, la molle, etc.

(...) Vous souhaitant bonne réception et au plaisir de vous lire.

JD, Toulon.

R2.

Cher Monsieur,

Merci pour votre dernier message (...).

Votre frère continue à m'adresser des expressions locales qui lui reviennent en mémoire au fur et à mesure, et il m'en a fait déjà redécouvrir un certain nombre que j'avais complètement oubliées. Je connaissais, bien sûr, "La dure, la molle, etc.", mais je ne me souviens pas du "largue-dures". Intéressant.

Bien cordialement à vous.

Jean-Claude Autran

Q3.

Mr Autran,
 
(...) je suis tombé sur une véritable pierre écrite, dont je vous joins quelques vues, ainsi que les photos de couverture du livre de Michel de St Pierre "La mer à boire".

Je suis également allé à la plage de la Fosse en utilisant vos infos et j'ai découvert les casemates de la pointe du Mal Dormi dont vous faites mention sur votre site ; par contre je n'ai pas retrouvé la rubrique concernant le Dakota accidenté.

A bientôt.

JD






R3.

Cher ami,

(...) Quant aux articles sur le Dakota accidenté (14 juillet 1948), vous les trouverez dans la rubrique “Faits divers survenus à La Seyne” du forum, ou en y allant avec le lien suivant : http://jcautran.free.fr/archives_familiales/forum/faits_divers.html#29

Merci enfin pour la référence du livre “La mer à boire”. Je l’ai commandé sur e-bay (même édition que celle que vous m’avez indiquée). Je l’attends d’un jour à l’autre.

Bien cordialement à vous, en attendant peut-être une prochaine promenade ensemble.

Jean-Claude Autran

Q4. (21 Octobre 2010)

Mr Autran

Pour le moment je délaisse un peu Sicié pour les monts toulonnais (que je pratique depuis mes 17 ans). Je vous adresse quelques photos récentes et d'autre moins, surtout axées sur les pierres gravées ; celle du vallon des Hirondelles, vu la qualité de la gravure et le nom "dit la sincérité" me fait penser à un compagnon tailleur de pierres ; mais pourquoi là ?

[voir à la page "Localités voisines" de notre forum : http://jcautran.free.fr/archives_familiales/forum/communes_voisines.html]

Si vous souhaitez plus de détails sur certaines de ces vues n'hésitez pas !

Je vous adresse également une série de photos de plantes locales que j'ai essayé d'identifier avec mes traités de botanique, mais je ne suis pas sûr du résultat, aussi si vous en avez le temps pourriez vous me corriger et même nommer celles qui ne le sont pas.

Vous remerciant par avance pour votre obligeance.

JD

R4.

Bonsoir,

Merci beaucoup pour toutes vos photos (...).

Merci également pour les photos de sites (...), de bornes, d’animaux et de plantes.

Concernant les plantes, vos identifications de Buplèvre arborescent, de Salsepareille, de Garance, de Pistachier térébinthe, de galle du Pistachier térébinthe me paraissent exactes.

J’ai essayé de compléter les identifications des autres, dont je vous renvoie les photos avec de nouvelles légendes.

Alysson épineux (Alyssum spinosum), assez connu sur les crêtes du Baou et du Mont Caume.
Phyllaria media (Filaire à feuilles moyennes)
Autre Phyllaria media
Ononis à petites fleurs (Ononis minutissima)
Tamier commun (probablement) (Tamus communis), connu sous le nom d’Herbe aux femmes battues, et également comestible au printemps, comme les asperges sauvages, lorsque les pousses sont jeunes
Molène Bouillon blanc (Verbascum Thapsus), sur 2 photos. Je suis à peu près certain pour l’un, un peu moins sur l’autre où semble apparaître la rosette de feuilles de l’année suivante.
Vipérine commune (probablement) (Echium viperinum) : rosette de jeunes feuilles.
Rosa sp. Sans doute une espèce d’églantier, mais laquelle ? Difficile à dire sans les fleurs et les feuilles.
Le champignon me paraît être un coprin, d’une espèce pas très courante (d’après les photos sur internet, je trouve Coprinus picaceus. A vérifier.
Garance voyageuse (Rubia peregrina), en fruits.

Par contre, je ne sais pas identifier le champignon parasite du pin, ni la rosette de feuilles 83 89 du Gros Cerveau. Peut-être encore un Bouillon blanc ??

Voilà pour aujourd’hui.

Bien cordialement à vous,

Jean-Claude Autran

Q5. (30 Octobre 2010)

Mr Autran,

Merci d'avoir pris le temps d'identifier les photos de botanique dont j'ignorais les noms ; de même que je ne connaissais pas ces deux bornes limitrophes.

(...) A très bientôt j'espère.

JD

R5.

(...) Une autre curiosité qu’on a explorée se trouve au sommet de Montjoie, à proximité du chemin des crêtes, entre N.-D. Du Mai et La Lèque. On a cru qu’il s’agissait d’une casemate allemande avec un emplacement pour mitrailleuses, mais on nous a expliqué qu’il s’agissait d’une construction destinée à des télémesures en mer et qui avait été réalisée par les Français dans les années 1930. Les Allemands s’en seraient ensuite servi, mais ce n’était pas eux qui l’avaient construite. Google Earth le mentionne comme « bunker dans le massif de Sicié » (photo ci-jointe également). Mais peut-être y êtes vous déjà passé.


A bientôt, un de ces jours, si vous voulez, pour une autre exploration du massif.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q6a. (2 Décembre 2010)
Bonsoir,

J'espère que vous allez bien.

Côté archéologie (mon fiston est inscrit au centre du Bd Bazeille), j'ai eu la chance d'être invité à les accompagner il y a deux semaines suite à la découverte de plusieurs squelettes dans une cavité naturelle sur les falaises Nord du Gros cerveau par des mordus de grimpe.

(...) Je compte refaire le chemin de A à Z en partant tôt le matin avec casse-croûte car je pense que ça prendra du temps !

Bonne soirée.

GF
Q6b.

Bonjour,

Hier après-midi, sous un soleil radieux c'est en tee-shirt que j'ai reçu l'appel de partir arpenter à nouveau les sentiers (...).

J'ai pu découvrir l'existence d'un blockaus ainsi qu'un emplacement d'une ancienne batterie.

Je vous joins les 2 principales gravures mais il y en avait d'autres ainsi que pas mal de noms de soldats probablement .

Je tâcherai de vous adresser un lien avec un second diaporama picasa.

Cordialement

GF

R6. 

Bonjour,

Merci pour vos différents envois de photos. J’ai bien pu récupérer vos clichés depuis le site Picasa (...). Merci pour tout.

Bien cordialement à vous,

Jean-Claude Autran

Q7. (24 février 2011)

Bonjour,

Juste un petit mot pour vous dire que j'ai fait deux petites rando dans notre massif bien aimé !

Pourriez-vous m'envoyer une photo et me redonner le nom de cette plante parasite endémique au massif que vous m'aviez montré en montant à Notre Dame du Mai dans le brouillard !

(...) A bientôt.

GF

R7.

Cher ami,

Merci pour ces dernières nouvelles.

(...) A ce propos, je vous communique l’adresse d’un site internet (http://www.fortiff.be/iff/index.php?page=p189) qui répertorie toutes les fortifications et batteries françaises, avec de nombreuses photos prises à l’intérieur des sites militaire (bien qu’y soit généralement mentionné “défense d’entrer – interdit de photographier !). Toutes les batteries du secteur de Toulon y figurent, même celles qui ne comportent plus que des ruines (Cap Sicié, Fabrégas, Sablettes, Bonaparte, etc.). Je pensais que ça pouvait vous intéresser.

Je pense que la plante parasite et relativement rare dont vous parlez est le Cytinet hypociste (Cytinus hypocistis), plante curieuse, sans chlorophylle, qui parasite les racines de cistes. Je vous en envoie deux photos, l’une lorsque la plante sort de terre, l’autre lorsque les fleurs commencent à s’ouvrir. Voir aussi dans les pages botaniques de mon site internet, dans la section “la cistaie” (http://seynoise.free.fr/loisirs/flore_sicie.html#cistaie).

Amitiés, à bientôt.

Jean-Claude Autran

Q8.

Bonsoir,

Merci pour votre réponse. C'est bien cette plante ! Je me rappelle aussi que vous m'avez parlé d'une espèce endémique, c'est elle ?

A bientôt.

GF

R8.

Bonjour,

Merci pour ces deux photos de notre côte rocheuse. Notre pays est vraiment sublime.

Concernant les plantes dons nous avions parlé, il y avait, d’une part, le Cytinet hypociste, plante parasite (et toxique) rose, puis à fleurs jaunâtres. Et d’autre part, deux plantes, peut-être pas vraiment endémiques, mais très peu répandues sur la côte méditerranéenne. Ce sont :

- l’Ail Petit-Moly (Allium Chamaemoly)
- la Romulée de Colonna (Romulea Columnae)

Ces dernières semaines, j’ai pu enfin les observer et les photographier (photos ci-jointes) grâce à un ami botaniste de Six-Fours qui m’a conduit sur les lieux.

Ail Petit-Moly (Allium Chamaemoly)
Romulée de Colonna (Romulea Columnae)

L’Ail Petit-Moly peut être trouvé sur la droite du chemin (...). Il fleurit dès les premiers jours de Janvier, jusqu’à fin Février.

La Romulée de Colonna se trouve principalement sur (...). La floraison se situe en général dans la seconde quinzaine de février. Mais elle est très courte et on peut la rater si on n’y vas pas voir 3-4 fois par semaine. Il y a aussi une 2e espèce (ou sous-espèce) de Romulée, celle-ci à fleurs mauves, la Romulée de Rolli, qui apparaît après la première, sur les mêmes sites. Mais cette année, on ne l’a pratiquement pas vue.

A bientôt.

Jean-Claude




5 mars 2008 - 21 octobre 2009 : Croix et stèle sur le chemin du Sémaphore

Q1. (à JCS)

Bonjour,

(...) Sur un tout autre sujet, puisque vous avez étudié de très près les noms des victimes de guerre ou d'accidents liés à des évènements militaires, j'ai une question à vous poser dans ce domaine. Il existe, sur le sentier qui relie la corniche varoise au sommet de la colline du Sémaphore, à l'endroit où l'on domine les rochers des 2 Frères, une stèle portant une croix en fer (dont je vous adresse ci-joint des photos), surmontée de l'inscription D.C.A., avec plaque de marbre blanc scellée portant deux noms (JP DE COPPET et J. SERRA) et une date (...3. 3. 53). Je passe souvent devant cette stèle et j'aimerais bien savoir à quoi elle correspond. Un accident de tir de DCA ?? Si vous aviez une idée sur la question, je vous en remercie par avance. Evidemment, on pourrait aller consulter les collections de journaux de cette époque, mais cela fait plusieurs fois que je vais à la bibliothèque de Toulon, mais, à chaque fois, leur unique lecteur de microfilms en état de marche est occupé pour des demi-journées entières et je n'ai encore pas pu y accéder.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R1a.

Bonjour Jean-Claude,

(...) J'ignorais l'existence de la stèle sur le sentier menant au sommet de la colline du Sémaphore. Je vais donc essayer de savoir pourquoi on a construit ce monument et qui étaient J.P. DE COPPET et J. SERRA car cela m'intéresse beaucoup. Je vous remercie d'avoir ajouté les deux photos. Puis-je les envoyer afin qu'elles soient publiées sur le site du Mémorial de Genweb ?

À bientôt.

Bien cordialement.

JCS

R1b.

Bonjour Jean-Claude,

Malheureusement rien de nouveau concernant l'explosion à la Pyro et la stèle D.C.A. Samedi dernier  à la bibliothèque de Toulon, je n'ai pas pu utiliser l'appareil pour faire des recherches sur JP De COPPET et J. SERRA car un homme l'a monopolisé toute la matinée. Finalement la dame de la bibliothèque m'a proposé de les faire à ma place et avant-hier elle m'a téléphoné pour me dire qu'elle n'avait rien trouvé. Peut-être que M. HC, marin, Toulonnais de souche, passionné d'Histoire et auteur de « La poudre noire » peut me renseigner. Aussi j'ai décidé de lui écrire.

Bien cordialement,

JCS

R1c.

Bonjour Jean-Claude.

Voici les dernières nouvelles. Toujours rien concernant l'explosion à la Pyro et la stèle D.C.A. car le courrier que j'avais envoyé par voie postale à HC m'est revenu avec la mention « adresse incomplète et inconnue ». J'ai trouvé sur Internet une nouvelle adresse à son nom dans « les pages blanches » et je lui ai envoyé de nouveau ma lettre et les photos.

JCS

Q2. (5 Mars 2009)

Bonjour,

Inépuisable et indispensable, félicitations pour ce site dont la richesse n'a d'égal que la lecture passionnante des ses articles.

En redescendant de l'ancien sémaphore vers Peyras, à mi-pente, une petite croix et une stèle rappelle un événement qui s'est passé le 13.3.53, deux noms figurent sur la plaque "JP de Coppet et J. Serra", sur la croix on peut lire "DCA" (photo jointe).

Auriez vous s'il vous plait des renseignements sur cet événement ?

Merci.

JPR

R2.

Bonjour,

Merci pour votre message et vos félicitations.

Hélas, concernant cette plaque, nous sommes plusieurs à nous être posé la question et nous n'avons, pour l'instant, pas trouvé de réelle explication.

D'ailleurs, les photos et les échanges à propos de cette stèle se trouvent dans le forum de mon site, rubrique "victimes des guerres". Cliquer sur le lien suivant :

http://jcautran.free.fr/archives_familiales/forum/victimes_des_guerres.html#22B

Et descendre ensuite au niveau des messages R14b. et suivants.

La question a été soumise a M. JCS, spécialiste de l'inventaire des victimes de guerres ou d'accidents liés à des faits militaires. Qui l'a lui-même transmise à d'autres personnes. Jusqu'ici, ils n'ont rien trouvé, même dans les journaux du 3-3-1953 et des jours suivants.

Mon ami SM, qui s'était lui aussi depuis longtemps interrogé sur cette stèle, croit se souvenir qu'il y avait bien eu vers cette époque un accident dû à la manipulation d'un obus (de DCA ?) dans le massif de Sicié. Mais il n'a lui non plus rien trouvé comme document écrit pour l'attester.

Nous continuons à chercher. Et nous vous tiendrons au courant dès que nous aurons un élément de réponse.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q3.

Bonjour,

Merci beaucoup pour votre réponse, le "mystère" finira bien par être levé un jour.

Il m'est régulièrement arrivé de trouver des stèles dans les collines. Je pense aux nombreux monuments dédiés à la Résistance (Limate, Jounces, celle du LV Louis Revel sur le Croupatier...) ou encore plus surprenant et isolée la stèle en souvenir d'un couple en retrait d'un chemin, près du lac du Trapan à Bormes.

Merci encore et félicitations pour ce bel outil de mémoire.

JPR

R3. (à JCS, JPR et SM) (12 Octobre 2009)

Bonjour,

Je pense que le "mystère" vient d'être levé.

En feuilletant les archives de "La Marseillaise" à Toulon (ce que d'autres avaient fait avant moi, sans succès), j'ai enfin retrouvé la mention de l'accident qui avait donné lieu à cette stèle au bord du chemin de l'ancien sémaphore :

DCA
"JP de Coppet et J. Serra"
_3 - 3 - 1953
Voir ci-dessous la copie de l'article paru le 14 Mars 1953.
Le Petit Varois - La Marseillaise du 14 Mars 1953
Il ne s'agit pas d'un accident de tir de DCA comme on avait pu l'imaginer, mais d'un accident de véhicule de la Marine Nationale qui appartenait apparemment au « fort de DCA de Peyras ».

C'est le seul article que j'ai retrouvé sur le sujet. Rien les jours suivants, ni sur l'enquête, ni sur les obsèques des victimes.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q4.

Bonsoir Jean-Claude,

En fait je reviens sur l'évènement. J'ai sûrement écrit mon précédent mail un peu vite, nul doute que la date du 13 ne vous avait pas échappé.

(...) Merci encore.

JPR

R4.

Bonjour,

Merci pour votre message et toutes mes félicitations pour la richesse de votre site et la qualité des illustrations. (et je suis loin de l'avoir encore complètement exploré).

J'avais aussi pris plus ou moins les mêmes photos en ce qui concerne les falaises du littoral, mais je n'avais jamais pensé à en faire un recueil aussi pédagogique que le vôtre. Très bien aussi pour les images plus rares de l'intérieur du fort du Peyras et de la chapelle N.-D. Du Mai.

Vous avez également accompli un remarquable travail en ce qui concerne les stèles, les monuments la Résistance. Un travail de mémoire très noble et très émouvant.

Et les innombrables pages sur les randonnées, la faune, la flore, etc. Remarquable.

Merci enfin pour les liens vers mon site, notamment vers le chapitre Sicié (...).

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q5.

Bonsoir Jean-Claude,

Je vais bien, merci beaucoup. Bravo vous avez résolu enfin l'énigme de la stèle du sémaphore. Par un ami j'avais appris qu'il existait un centre de DCA au fort Peyras et j'en avais conclu qu'il y avait eu sans doute un accident lors d'une séance de tirs. Pour en être sûr, j'avais au mois de janvier dernier adressé une demande écrite que j'avais portée moi-même au Service Historique de la Marine à Toulon. J'attends encore leur réponse.

J'aimerais bien, avec votre accord, publier la photo de la stèle et les noms des deux victimes de l'accident sur le site du Mémorial de Genweb.

JCS

R5.

Bonsoir Jean-Claude,

Merci pour votre message.

Il n'y a aucune objection à ce que vous publiiez les photos de la stèle et les noms des victimes sur le site du Mémorial de Genweb.

(...) Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

6 décembre 2007 - 2 mars 2010 : Domaine de Fabrégas (2)

Q1.

Salut Fox,

Je suis en train de rechercher vainement des informations sur le "château" de Fabrégas, celui qui possède une allée de palmiers et dans le domaine duquel doit se trouver le bassin avec de l'eau certainement en provenance des Moulières.

As-tu des renseignements sur ce domaine, aussi bien sur son passé que pour le futur ?

Je n'ai rien trouvé sur ton site, mais je cherche probablement mal.

J'espère que tout le monde va bien par chez toi et que les fêtes de fin d'année se préparent avec tout le faste requis.

Ici, c'est le début des "grandes manoeuvres" avec les décorations qui se préparent à déferler sur les portes et les fenêtres...

A bientôt.

Pif

R1.

Salut Pif,

Il y a eu, je crois, deux échanges rapportés sur mon site à propos de la grande maison du domaine de Fabrégas.

Le premier, c'était avec toi en décembre 2003, dans la section "Questions diverses" du Forum : http://jcautran.free.fr/archives_familiales/forum/questions_diverses.html#12

« La propriété située à droite avant Fabrégas (allée de palmiers) n'a pas appartenu à un ancien maire de La Seyne, mais à un ancien sous-préfet de Toulon des années 1920-1930 nommé Louis Gozzi. Gozzi avait été deux fois candidat de doite (« Républicain socialiste anticartelliste ») à la députation dans la deuxième circonscription de Toulon, sans jamais être élu. En 1928, il avait été battu de peu par Pierre Renaudel, dans une quadrangulaire où on trouvait Gozzi, Renaudel, Gabriel Péri et Simon (d'où le jeu de mots d'un électeur socialiste de l'époque « Si mon Renaudel périt, Gozzi est élu ». Et en 1936, il avait encore été battu, mais par Jean Bartolini. »

Le second, c'était en mars-avril 2006, avec une étudiante qui travaillait sur le domaine de Fabrégas. Voir la section "quartiers de La Seyne" du Forum: http://jcautran.free.fr/archives_familiales/forum/quartiers.html

Il était dit notamment : « Je n'ai pas retrouvé d'information sur l'origine de la grande maison située au bout de l'allée de palmiers. Il est connu qu'elle a appartenu à M. Louis Gozzi, sous-préfet de Toulon dans les années 1920. Mais je ne sais pas si c'est lui qui l'avait construire et qui avait fait aménager le domaine et les réseaux hydrauliques, ou si tout cela existait avant ».

Je n'ai pas eu d'information nouvelle depuis sur ce "château". Il me semble (?) qu'il a été acquis par la ville, mais je ne sais pas quelle en est ou quelle en sera la destination. Je n'ai rien trouvé d'écrit à ce sujet. Vu de la route, il me semble qu'il y a une inscription sur la porte, mais je n'ai jamais essayé de m'en approcher pour la lire.

* Rectificatif : D'après Var-Matin du 3 Février 2009 : Le « Domaine de Fabrégas » était inscrit au patrimoine du Conseil Général du Var, qui annonce sa mise en vente

Le bassin est toujours là. Il était autrefois alimenté par un petit canal provenant des Moulières*. Le canal est encore visible par endroits sous la végétation, mais il est obstrué. Le bassin doit rester alimenté par des sources sur la flanc Est du Plan d'Aub.

[* D'après M. Paul Pignon (conversation du 6-12-2009), le petit canal n'a jamais été raccordé à ce bassin de Fabrégas (un mur très ancien l'en empêche), il tournait à gauche et servait à l'irrigation des propriétés du côté nord (bergerie Magnetto). Le bassin de Fabrégas était et est encore alimenté par un puits, avec réservoir souterrain de 30 m3, situé côté ouest, sur le flanc de la colline du Plan d'Aub. La carte au 20 000e de 1930 sur laquelle le petit canal des Moulières apparaît clairement relié au bassin de Fabrégas serait donc erronée].

NB. Depuis que ces lignes ont été écrites (2009), les recherches sur le domaine de Fabrégas n'ont pas confirmé ces derniers points : Autrefois, le bassin d'irrigation était bien alimenté par le petit canal ; il n'est plus aujourd'hui alimenté par aucune source : ce sont les pompiers qui, pour conserver une réserve d'eau en cas d'incendie, viennent régulièrement le remplir avec leurs camions...

Voir le
rectificatif publié ci-dessus sur ce sujet, ainsi que la mise au point très complète publiée par Céline Chicharro en février 2010 sur l'historique du domaine de Fabrégas.

Je pense qu'il existe une personne capable de mieux te renseigner, c'est M. Paul Pignon, qui est en charge du projet de réhabilitation du lavoir et des moulins des Moulières et du vallon de l'Oïde. Il a tout un dossier sur le quartier, depuis Les Moulières jusqu'à l'Oïde et Fabrégas. Peut-être connais-tu ce monsieur. (...) On peut l'interroger au (...), ou le rencontrer les samedis matins au local de la Société Nautique de la Petite Mer (dont il fait aussi partie) entre 10 h 30 et 12 h environ.

(...) A très bientôt sans doute.

Foxygène

Q2. (27 Février 2010)

Cher Jean Claude....

La presse de cette semaine nous a appris que le magnifique domaine de Fabrégas avait été cédé (vendu) à la ville de La Seyne par le Conseil Général du Var.

Les terres agricoles devraient être mises en valeur et rendues à leur affectation d'origine. Quelle chance que ce domaine ne soit pas tombé dans la main des promoteurs et quelle chance aussi pour les Seynois qui pourront profiter de cet endroit incomparable et à son riche passé.

J'espère que notre mairie s'appuiera sur les historiens locaux qui connaissent très bien ce site et les nombreux vestiges du passé seynois, suivez mon regard.

Amitiés Jean Claude

HG

R2.

Bonsoir Henri,

Merci pour ton message. Je pense que la mairie ne manque pas d'informations sur le domaine de Fabrégas. Il y a une personne qui m'a contacté pour avoir l'autorisation de mentionner ce qui se trouve dans mon site, et qui est en train de terminer un gros rapport sur l'histoire du domaine et de tous ses propriétaires successifs (j'en aurai une copie un de ces jours, que je te ferai parvenir). Il y a aussi les travaux coordonnés par Paul Pignon pour la Fédération M.A.R.T. et pour T.P.M., en vue de réhabiliter le site des Moulières, les lavoirs et les moulins, ainsi que le vallon de l'Oïde (un sentier balisé entre la forêt de Janas et la mer pourrait peut-être voir le jour, si les moyens financiers le permettent), et surtout la mise au point très complète publiée par Céline Chicharro en février 2010 sur l'histoire du domaine de Fabrégas.

A bientôt.

Jean-Claude

PS. A propos de la mise en culture du domaine de Fabrégas, voir l'article publié par Marc Vuillemot dans son blog en mai 2013






29 septembre - 10 octobre 2006 : Origine d'une maison, route de Janas

Q.

Monsieur,

Le site de votre père, que vous animez de si belle manière, est une mine inépuisable pour qui a un tant soit peu d'intérêt pour l'histoire avec un grand et un petit h.

Nous habitons depuis 30 ans un vieux situé au 1023 Route de Janas, Quartier des Gabrielles, longtemps propriété de la famille Rabellino. Au cours des travaux de restauration, nous avons trouvé sur une poutre la date de 1878.

Votre père connaîtrait-il l'histoire de cette propriété qui aurait donc aujourd'hui plus de 120 ans, et bien sûr celle de ses propriétaires ?

Merci de votre réponse et encore bravo de ces morceaux d'histoire que vous nous offrez si généreusement.

Cordialement

PCN

R.

Bonjour,

Merci pour votre message et vos commentaires sur mon site internet.

Concernant votre propriété, 1023 route de Janas, je n'ai malheureusement pas d'élément de réponse car je n'en connais pas l'histoire. Mon père non plus n'en a pas la moindre idée. Et il ne doit guère rester d'habitants du quartier encore vivants pour vous renseigner. Une piste que vous pourriez explorer serait, à mon avis, l'examen détaillé de votre titre de propriété, ou de tout autre document se trouvant chez le notaire qui a géré la vente. En principe, le titre de propriété comporte un paragraphe "origine de la propriété", où sont rappelés tous les propriétaires antérieurs, leur état-civil et peut-être leur profession. Sinon, vous pouvez essayer de consulter, à la Mairie Technique, les parcelles cadastrales bordant la route de Janas au début du XXe siècle ou à la fin du XIXe siècle. Peut-être y trouverez-vous une indication sur le nom et l'état du premier propriétaire. Egalement, en feuilletant les livres de dénombrement de la population (1895, 1901, 1907, etc.), en cherchant aux pages Moulières, Gabrielles, Janas, vous pourrez retrouver les noms des premiers propriétaires des parcelles de votre quartier. Ces livres sont accessibles aux Archives municipales, sur rendez-vous (...).

Je vous adresse également (voir fichier image ci-joint) un fragment de carte au 1/20.000 de 1933, qui montre les propriétés existant à l'époque autour de ce tronçon de la route de Janas. Il n'y avait alors que 7 ou 8 maisons ou fermes entre Les Moulières et Les Gabrielles, et je pense que vous pourrez facilement identifier la vôtre sur ce plan en comparant les chemins d'accès anciens et ceux qui subsistent actuellement. Peut-être s'agissait-il d'une ferme ou d'un fragment de corps de ferme au milieu d'une propriété plantée de vignes (d'après les symboles en traits obliques de la carte) ?

C'est tout ce que je peux vous dire. Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour,

Un grand merci (ainsi qu'à votre père) pour votre réponse.

Nous disposons effectivement des précisions mentionnées sur les titres de propriété et connaissons assez bien l'histoire de cette propriété depuis la donation-partage des parents en 1951. C'est l'avant 1951 que nous aurions aimé connaître et nous nous rendrons à l'occasion à la Mairie Technique ainsi qu'aux archives municipales pour tenter de reconstituer le puzzle au mieux.

Ce que nous savons (ces informations pour le cas où elles pourraient vous être utiles) :

Monsieur Giuseppe Carlo RABELLINO (né à Dego, Italie, le 13/02/1881) et Genoveffa Maria-Teresa TARAMASCO (née à Néoglia, Italie, le 10/05/1889) (mariés au consulat d'Italie de Toulon le 13/03/1902) avaient acquis « une propriété rurale en nature de vigne, arbres fruitiers, jardin maraîcher, sise à La Seyne, quartier des Moulière, des Gabrielles et de Capus comprenant bâtiments d'habitation et d'exploitation, dépendances telles que porcherie, écurie, puits avec moteur … pour une contenance de 5 ha 62 ca environ … »

- la plus grande partie le 12 mars 1925,  de :

o (1°) M. Laurent Marius BRUNEL, propriétaire et Mme Victorine Marie PRAT (demeurant à Six-Fours, mariés le 16/09/1899)

o et (2°) M. Victor Clament MARTINENQ, chef cuisinier et Mme Augustine Antonia PRAT (demeurant à Six-Fours, mariés le 10/10/1918)

- une partie le 24 juin 1926 de Mme Laurence Thérèse JAUBERT, veuve Laurent MARTINENQ (demeurant à La Seyne)

- une partie de Monsieur François Noël VERLAQUE, ouvrier de port, et Mme Françoise Marthe GARNIER (demeurant à Six-Fours)

Nous avons la chance d'avoir encore dans le quartier l'une des 4 héritières du partage de 1951 - Mme Angèle DESMARIES, veuve Jérôme ROY - qui a à peu près l'âge de votre père et a hérité du vignoble. Elle pourra peut-être faire revivre le passé pour nous. Pour information également, l'un des 4 héritiers de ce partage est Jean Adolphe Joseph Roy (né à La Seyne le 16/01/1939), mais il semble (a priori) un peu trop âgé pour être votre camarade de classe de CM1 en 1952-1953.

Nous ne sommes par certains d'avoir réussi à localiser la ferme sur le fragment de carte de 1933 (dont nous vous remercions infiniment), mais il y a effectivement une maison dans ce qui pourrait correspondre à notre propriété actuelle.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé si nous avançons dans nos recherches.

Cordiales salutations,

CPN


 

21 mars - 28 avril 2006 : Domaine de Fabrégas (1)

Q1.

Bonjour,

Je suis actuellement étudiante et je travaille sur le Domaine de Fabrégas. Je dois réaliser l'historique du site, entre autres et j'ai été ravis de trouver votre site internet.

Cependant, je voulais savoir:

- si le quartier du Pas du Loup se trouve sur le Domaine de Fabrégas?

- A quelle époque l'oïde a été dévié? Quel était son tracé avant?

- si vous aviez des noms et des adresses où je pourrai avoir des renseignements sur ce site (des anciennes cartes du lieu, de quand date tous les réseaux hydriques du domaine qui mène à la friche agricole qui se situe prés de la grande allée des palmiers, comment ces derniers fonctionnaient, à quelle date a eté créée la maison au milieu des allées de palmiers, combien y a t-il de puits répartis en parti dans la forêt...)

Merci d'avance de me répondre, même si les informations sont partielles. Je vous serai très reconnaissante de me fournir surtout des coordonnées de personnes qui connaissent ce domaine, dans la mesure du possible évidemment.

Cordialement,

ALT

R1.

Bonjour,

Désolé pour le retard. Ne sachant pas répondre à toutes vos questions, cela m'a pris du temps d'essayer de me renseigner autour de moi. Voici ce que nous avons trouvé :

1) Le quartier du Pas du Loup est distinct du Domaine de Fabrégas. Il se trouve à proximité du carrefour entre la D 16 (route de Six-Fours aux Sablettes) et la D 18 (route de La Seyne à Saint-Mandrier), soit à environ 1,5 km au nord-nord-est du quartier Fabrégas. Le nom Pas du Loup aurait pour origine la construction en cet endroit d'un passage de la D 18 sur le ruisseau appelé à l'origine le "Lou", qui serait devenu le "Loup", ruisseau qui prend sa source près de 2 km à l'ouest, dans la zone inondable Croix de Palun, et qui descend lentement vers l'est en longeant la D 16 jusqu'au Pas du loup, puis qui suit un parcours partiellement couvert sous le quartier Mar Vivo pour se jeter sur la plage près de l'établissement dit "La Vague". Ce ruisseau n'a donc rien à voir avec L'Oïde.

2) L'Oïde est formé par les deux principaux ruisseaux qui descendent de la forêt de Janas et qui se rejoignent un peu en aval de l'emplacement des anciens lavoirs et moulins du quartier des Moulières*. L'Oïde (qui est pratiquement aujourd'hui à sec tout au long de l'année) suit ensuite le fond du "Vallon de l'Oïde" pour rejoindre la mer sur la plage de la Verne. Les cartes anciennes (voir sur les fichiers ci-joints) indiquent en effet l'existence d'une sorte de canal de dérivation qui, partant approximativement du point de jonction des deux affluents qui forment l'Oïde, suit un tracé régulier au flanc nord du plan d'Aub, selon approximativement la courbe de niveau 45, pour rejoindre un réservoir circulaire* se trouvant au nord-ouest du domaine de Fabrégas (près de la grande allée de Palmiers). Nous ne connaissons pas la date de construction de cette dérivation. Elle figure sur les cartes du quartier (qui datent respectivement de 1933 et de 1950). On ne le trouve plus ensuite, mais le réservoir circulaire existe toujours. Je ne sais pas comment il reste alimenté en eau. Il est vrai que les sources ne manquent pas au bas de la colline du plan d'Aub.

* D'après M. Paul Pignon (conversation du 6-12-2009):

1) L'Oïde correspondait à l'origine au cours inférieur du "ruisseau de Capus", qui recevait deux affluents principaux sur sa droite : tout d'abord, aussitôt après son passage sous la route de Janas, le "ruisseau des Barelles", puis, 200 mètres plus bas, le "ruisseau de Janas", affluent beaucoup plus important, dont les sources se situent en amont de la Maison Forestière et du camping. La source des Moulières se poursuivait, elle, en aval des lavoirs par un canal et un aqueduc qui alimentait les moulins à farine et à huile, puis par un petit canal qui permettait d'irriguer les cultures aux environs du domaine de Fabrégas. A l'origine, le "ruisseau de Capus" coulait à quelques mètres au nord des lavoirs et était indépendant de ceux-ci qui étaient alimentés par leur source propre (3 puits de captage sont encore visibles). Aujourd'hui, la situation est bouleversée : l'aqueduc est très encommagé ou a disparu sous les broussailles, et une brèche fait se déverser les eaux de la source des Moulières (l'hiver, orsqu'elle coule encore) dans le ruisseau de Capus.

2) Le petit canal n'aurait jamais été raccordé au bassin de Fabrégas (un mur très ancien l'en aurait empêché), il tournait à gauche et servait à l'irrigation des propriétés du côté nord (bergerie Magnetto). Le bassin de Fabrégas aurait alors été alimenté par un puits, avec réservoir souterrain de 30 m3, situé sur son côté ouest, sur le flanc de la colline du Plan d'Aub. Selon M. Pignon, la carte au 20 000e de 1930 sur laquelle le petit canal des Moulières apparaît clairement relié au bassin de Fabrégas serait erronée.

NB. Depuis que ces lignes ont été écrites (2009), les recherches sur le domaine de Fabrégas n'ont pas confirmé ces derniers points : Autrefois, le bassin d'irrigation était bien alimenté par le petit canal ; il n'est plus aujourd'hui alimenté par aucune source : ce sont les pompiers qui, pour conserver une réserve d'eau en cas d'incendie, viennent régulièrement le remplir avec leurs camions...

* Voir à ce sujet les rectificatifs apportés à plusieurs de ces points dans l'article Domaine de Fabrégas (3) ci-dessus et dans la mise au point de Céline Chicharro (février 2010) sur l'historique du domaine de Fabrégas.

Vous pouvez aussi avoir une idée du quartier aux XVIIe et XVIIIe siècles avec les "cartes de Cassini". Aller pour cela sur le site : http://cassini.geneanet.org/index.php?ref=07711669

3) Je n'ai pas retrouvé d'information sur l'origine de la grande maison située au bout de l'allée de palmiers. Il est connu qu'elle a appartenu à M. Louis Gozzi, sous-préfet de Toulon dans les années 1920. Mais je ne sais pas si c'est lui qui l'avait fait construire et qui avait fait aménager le domaine et les réseaux hydriques, ou si tout cela existait avant. Je ne sais pas trop qui pourrait vous renseigner. Il y a évidemment peu de survivants de cette époque. La seule famille que nous ayons pu identifier qui soit du quartier Fabrégas depuis plusieurs générations est la famille "Daniel" qui tient le Restaurant près de la plage de Fabrégas (…).

* Complément d'information : D'après Var-Matin du 3 Février 2009 : Le « Domaine de Fabrégas » était inscrit au patrimoine du Conseil Général du Var, qui annonce sa mise en vente.

Vous pouvez contacter M. DV qui peut-être possède des informations sur l'histoire ancienne de son quartier.

Bon courage. Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour,

Je vous avez déjà contacté, et je vous remercie encore pour tous vos renseignements.

Je continue mon étude sur le domaine de Fabrégas et je voulais savoir si vous aviez connaissance:

- d'un chemin en pierre fait sous le principe des romains à Fabrégas. Il se situe après le camping universitaire (environ 100-150mètre après à gauche, en continuité du chemin).Il est perpendiculaire à ce chemin et rejoint aussi perpendiculairement le chemin de Fabrégas qui mène aux Moulières.

Si vous avez des informations sur la date de construction et pourquoi il a été fait, cela me rendrait un grand service. Si vous ne voyez pas de quoi, ou d'où je veux parler, je peux vous envoyez une photo la semaine prochaine. En tout cas,il daterait d'au moins 300ans.

- Il me faudrait aussi les références exactes de certains livres de Marius Autran (surtout le lieu de publication et l'éditeur, et si possible le nombre de page du livre) pour:

- le tome I, Images de la vie Seynoise de 1987
- le tome VI, " " " de 1997
- le tome VIII, " " " de 2001

Merci beaucoup.

ALT

R2.

Bonjour,

Je crois me souvenir du chemin de pierre dont vous parlez, bien que je ne sois pas repassé par là depuis quelque temps. Mais je n'ai malheureusement aucune idée de sa date de construction, ni de sa fonction (quelles propriétés ou quels bâtiments reliait-il pour avoir été construit ainsi sous le principe des Romains ??).

Je vais encore essayer de me renseigner autour de moi et je vous recontacterai si j'arrive à trouver quelque information à ce sujet.

Concernant les ouvrages de mon père :

- Tome I, Images de la vie seynoise d'antan, 1987, Editeur : GRAICHS (Groupe de Recherche Action sur l'Identité Culturelle des Habitants de La Seyne. Adresse du GRAICHS : chez H.-P. Bremondy, 69 rue Guigon, 69140 Six-Fours), 418 pages

- Tome VI, Images de la vie seynoise d'antan, 1997, 271 pages. [Il n'y a pas d'éditeur : Depuis 1990 où le GRAICHS n'a plus fonctionné, Marius Autran a été son propre éditeur. [Adresse : 279 chemin du Vieux Reynier, 83500 La Seyne-sur-Mer].

- Tome VIII, Images de la vie seynoise d'antan, 2001, 353 pages. [Idem, Marius Autran a été son propre éditeur].

Cordialement. Peut-être à bientôt.

Jean-Claude Autran

Q3.

Bonjour,

Vous m'avez envoyé l'autre fois deux cartes de La Seyne, du quartier de Fabrégas qui dataient de 1933 et de 1950, seulement il n'y a aucune source et je n'arrive pas à déterminer laquelle est de 1933 ou de 1950. Une est entièrement beige et l'autre est verte et beige-jaune. Si vous pouvez passer l'information par rapport à ces critères, je vous en serai reconnaissante.

Merci,

ALT

R3.

Bonjour,

Oui, mes explications à propos de ces deux cartes étaient en effet imprécises, et données seulement de mémoire.

Voici donc les références exactes que portent ces cartes :

- Celle qui est en beige et qui ne donne qu'un fragment sud-est de la presqu'île de Sicié autour de Fabrégas est une carte au 1/20 000e de l'Institut Géographique National (Ministère des Travaux Publics et des Transports, 136 bis rue de Grenelle, Paris VIIe), avec la mention « Dressé, héliogravé et publié par le Service Géographique de l'Armée en 1933.

- Celle où les forêts figurent en vert et qui donne toute la partie sud de la presqu'île de Sicié est une carte au 1/50 000e de l'Institut Géographique National (Ministère des Travaux Publics et des Transports, 136 bis rue de Grenelle, Paris VIIe), avec la mention « Dressé, héliogravé et publié par le Service Géographique de l'Armée en 1935, d'après les levés de 1888 et de 1893 (révisés en 1903 et 1932) et les levés de 1931-32. Mis à jour partielle en 1958 ».

Cordialement, restant à votre disposition pour essayer de vous fournir tout autre renseignement.

Jean-Claude Autran


 

5 septembre - 4 novembre 2004 : Forêt de Janas, la Fouant dei can

Q1.

Salut à toi, ô Claudet,

(...) Pourrais tu me dire où se situe la source appelée "La Fouant dei can" et qui ne semble pas être le nom de la Belle Pierre ni celui du Rayolet de Roumagnan. J'ai eu quelques renseignements sur un point d'eau creusé sur l'emplacement de l'actuelle auberge du Quicon et dont le but était de faire boire les chiens de chasse mais il n'est jamais fait allusion à cette dénomination. C'était alors un rendez-vous des chasseurs pour la pause déjeuner, avant la construction de la route, dans les années 50 et l'édification de l'auberge en 1969 par monsieur Joseph Massena.

Merci d'avance et bonne continuation.

A bientôt de te lire.

Pif

R1.

Salut Pif,

(...) J'avais complètement oublié ta question du mois dernier sur la Fouant dèi can. Voilà ce que j'ai pu recueillir auprès de mon père (mais sa mémoire a de plus en plus de faiblesses et d'incertitudes) :

Il me dit que ce nom de fontaine lui est bien connu. Pour lui, il s'agit tout simplement de la fontaine qui se trouve à quelques dizaines de mètres au sud de l'actuel camping, au bord du ruisseau. Celle qui est recouverte d'un dôme hémi-sphérique et qui porte sur le côté une vasque rectangulaire aux bords arrondis (c'est une photo de carte postale très classique qui se trouve sur mon site internet au chapitre Janas, le Mai

http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome1/janas_le_mai.html#3

Si mon père dit vrai, il se s'agit donc pas d'une source sortant du sol comme les autres, mais d'un puits aménagé en fontaine et qui portait (j'en ai le souvenir du débit des années 50) un système de pompe à bras qui permettait de remonter l'eau et de la faire s'écouler dans la vasque. On pouvait à l'époque ouvrir une sorte de volet et regarder le niveau de l'eau dans le puits. Les pèlerins qui montaient au Mai avaient l'habitude de s'y approvisionner, ainsi que les chasseurs, qui y faisaient boire leurs chiens (mais est-ce la raison qui l'aurait fait nommer Fouant dèi cans ??). Je ne connais pas sa date de construction. Mon père l'a toujours vue. Elle était là dans les années 1910-1920, mais auparavant ??

Je ne sais pas s'il reste de l'eau dans le puits. Vers le milieu des années 50, la Marine avait demandé à T. Merle l'autorisation de pomper de l'eau à cet endroit pour la remonter par une canalisation souterraine au fort du Payras. Ce qui avait été fait. Le petit édifice de la Marine existe toujours à gauche de la fontaine, mais je ne sais pas s'ils trouvent encore de l'eau à pomper.

Voilà à peu près tout ce que j'ai pu glaner sur cette fontaine.

Que dirais-tu d'une ballade un de ces jours ensemble à Janas pour que tu me montres sur le terrain un certain nombre de sites que tu connais bien (sources, chêne d'espèce rare près de Bramas, etc.) ?

Amitiés à tous.

PS. Mon père en est à la moitié de la lecture de ton livre. Il te félicite pour ton style et ton humour.

Fox

Q2.

Salut Fox !

Je te remercie pour tes renseignements au sujet de la "fouant dei cans" et pour les appréciations de ton père au sujet de mon ouvrage.

Je serais heureux de passer quelques moments dans Sicié avec toi et d'échanger sur le terrain quelques paroles. Les chênes à glands chevelus devraient être en pleine phase de fructification et ce serait le bon moment pour les passer en revue (...).

Je suis toujours à la recherche de plus ample information sur l'affaire Pierre Joyeux et sur le décès de Georges Ostertag (un camarade de classe et de violon) qui a fait une chute mortelle dans les falaises du massif.

Serge

R2.

Salut à toi, Ô Pif,

Je n'ai pas oublié le projet de balade dans Sicié. Mais je n'ai pas eu un instant cette semaine. Et nous partons dans l'Aveyron demain pour quelques jours. A mon retour, je te ferai signe. J'espère que ce ne sera pas trop tard pur les chênes à glands chevelus. Et peut-être que ça sentira un peut plus le champignon qu'en ce moment.

Dans l'Aveyron, on espère qu'il y aura quelques cèpes ou girolles. Sinon on se rabattra sur une « castagnade » arrosée au vin blanc.

A très bientôt.

Ton vieux Claudet.

Q3.

Juste un petit mot, monsieur Fox !

Si tu trouves de cèpes et que tu en as trop, tu m'en met quelques-uns de coté afin que je goûte à nouveau le tranches de cèpes panés comme faisait ma grand-mère. Ça fait au moins huit ou neuf ans que je n'en ai pas trouvé dans les Maures et ça me ferais un plaisir immense.

Bonnes vacances !

Pif

R3.

Mon cher Pif,

Hélas, il n'y a pas eu cette année de cèpes dans mon hameau de l'Aveyron. Vu les pluies (et la Lune), les paysans du coin nous avaient prédit une possible bonne récolte, mais c'est raté. Nous sommes repartis sans avoir vu cèpe, ni girolle. Tout au plus, des rosés des près et quelques pieds bleus. Il a peut-être trop plu fin octobre, et comme là-bas, le froid arrive très tôt, c'est fichu pour cette année. Ici peut-être pourra-t-on avoir davantage de bonnes surprises. Mais je ne sais plus très bien où chercher depuis que j'ai quitté La Seyne. Je crains que les coins de Janas que je connaissais dans les années 60 ne soient plus ce qu'ils étaient.

Pour notre sortie à Janas, j'espère pouvoir te faire signe la semaine prochaine. (...).

A très bientôt, j'espère.

Fox


 

19 juin 2003 : Forêt de Janas - le gemmage

Q1.

Un de mes amis, Claude COURAU, auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire de la forêt de Gascogne en général et le Gemmage en particulier souhaiterait entrer en relation avec vous.

Il n'est pas connecté sur Internet. Pouvez- vous me communiquer votre adresse ou/et un n° de téléphone ou de fax où il pourrait vous joindre ?

En vous remerciant par avance,

LDA

Q2.

Merci de m'avoir répondu. Monsieur COURAU a contacté téléphoniquement votre père samedi matin.

Donc tout est OK !

R.

Cher Monsieur,

Merci infiniment pour l'exemplaire de votre ouvrage Le Gemmage en Forêt Provençale.

(...) Je l'ai donc fait parvenir à mon père en lui demandant de rassembler ses souvenirs sur le gemmage en forêt de Janas. S'il parvient à me faire parvenir quelques éléments intéressants, je ne manquerai pas de vous les communiquer, en espérant qu'il sera encore temps pour les intégrer à votre réédition de septembre (...).

En attendant, je vous adresse néanmoins copie, ci-dessous, du paragraphe que mon père avait écrit dans le chapitre « Janas, le Mai », du Tome 1 de sa série « Images de la Vie Seynoise d'Antan », pages 200-202, G.R.AI.C.H.S. (1987), paragraphe que vous pouvez utiliser, en faisant référence à mon père. Ce texte est également accessible directement sur internet à l'adresse suivante :

http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome1/janas_le_mai.html#8

Le gemmage

Le garde forestier avait aussi à charge de surveiller l'exploitation de la résine, car depuis le début du XIXe siècle, le gemmage se pratiquait à Janas, comme dans la plupart des forêts de pins et de sapins. La colophane, la térébenthine, tirées du galipot, trouvaient déjà de nombreuses applications dans l'industrie.

La vente de la résine et des bois représentait quelques ressources pour le budget de la commune, mais le garde forestier éprouvait les plus grandes difficultés à faire respecter les exploitations.

Il lui fallait surveiller les petits pots de terre cuite fixés au bas des troncs de pins, que remplissait lentement la substance visqueuse s'écoulant en perles fines et brillantes des longues entailles creusées à l'herminette.

Ces pots étaient des cibles faciles pour quelques garnements armés de lance-pierres qui, le jeudi, se faisaient un malin plaisir de provoquer des fracas sonores. Le garde forestier, furieux, lançait parfois à leurs trousses, des chiens hargneux.

Puis il lui fallait remettre les choses en ordre, remplir de résine des tonneaux de bois posés le long des sentes, qui étaient dotés d'un gros entonnoir métallique. Plusieurs jours étaient nécessaires à l'accomplissement de cette tâche.

Pendant longtemps, le gemmage procura quelques recettes au budget de la commune, mais il eut pour effet négatif d'épuiser la vie des grands pins à qui l'on soutirait la substance végétale.

On voit donc quelle importance a revêtu la forêt de Janas dans la vie quotidienne de nos anciens. Ces collines de Sicié étaient vraiment les mères nourricières de notre terroir. On en tirait le bois pour le chauffage ou pour la menuiserie, les plantes médicinales ou aromatiques, les champignons, les asperges, les salades et les fruits sauvages (mûres, arbouses, etc.), les limaçons, le gibier, qui amélioraient l'ordinaire, les pommes de pin et les brindilles pour allumer le feu, l'herbe pour les lapins... et jusqu'aux pignons échappés du cône du pin parasol, qui parfumaient la pâtisserie.

Il faut également évoquer une ressource de la pinède qui, pendant des siècles, fut indispensable à la pratique de la pêche côtière.

Aujourd'hui, les filets de pêche sont en fil de nylon, imputrescible. Jusqu'aux années soixante, furent en usage des filets en coton et en chanvre.

Faire tremper dans l'eau de mer ces fibres somme toute délicates, quotidiennement ou presque, n'allait pas sans quelques problèmes. Aussi, pour prémunir le fil du pourrissement, lui appliquait-on un traitement appelé la " tènche " ou teinture.

Il s'agissait de faire tremper ces filets dans un bouillon d'écorce de pin (rusco) pilée dont le tanin imprégnait le coton, le chanvre et même le liège des flotteurs ou nato, et empêchait l'eau de mer d'y faire ses ravages.

Si, depuis la guerre de 14, les patrons-pêcheurs de La Seyne, de Saint-Elme et du Brusc se fournissaient en rusco pilée auprès de bousquetiers du moyen Var, avant cette époque, ils allaient sur les coupes collecter l'écorce de pin et la pilaient au moyen d'un moulin semblable au moulin à farine, mû par une mule, et que l'on appelait le moulin à tènche ou le moulin à rusco.

Donc, je reprends contact avec vous si j'ai du nouveau de la part de mon père, par rapport au texte ci-dessus.

En vous remerciant encore pour votre ouvrage, recevez, Monsieur, l'expression de mes meilleurs sentiments.

JCA


 

10 avril 2003 - Massif du cap Sicié

Q.

Bonjour,

Je me permet de vous envoyer ce message E mail, car j'ai lu sur votre site internet toute la biographie de l'histoire de la SEYNE SUR MER, et de sont MASSIF. Qui je dois reconnaître est fort instructif, si l'ont veut chercher des informations pour se spécialiser sur l'histoire de la PROVENCE.

Mais la chose qui me permet si je puis m'exprimer ainsi, c'est d'avoir plus de détail sur l'origine de la mer Porvençale et jsuqu'ou elle s'étend. Est-il vrai quelle à démarrer de TOULON pour finir jusqu'à DIGNE. Malheureusement à ce niveau la, je n'est pas assez de détail, chose qui me paraît très important.

Pourriez vous également me donner des détails en géologie du Massif CAP SICIE, à savoir à quand remonte exactement les phylliades de chistes, et de quartz. Puisque les dunes remonte à l'origine de la mer provençale, et fut importer par les vents il y a cela des millions d'années.

Je vous demande toute ces informations, car je dois l'ors d'un examen argumenter et j'ai choisis le massif du CAP SICIE, pour sa beauté tant par sa biodiversité végétatif, que géographiques, ainsi que de sa particularité de posséder des dunes composées de l'oxyde de fer et d'alumine, que de ces inclusions de chistes et de quartz.

Je terminerai en vous remerciant d'avoir lu avec attention ce message, mais je suis aussi une amoureuse de la nature, qui en apprécie toutes ses richesses, et ses biens fait. Et j'attend avec impatience des informations sur ma messagerie.

Respectueusement

RR

R.

Bonjour,

(...) Concernant la géologie du massif du Cap Sicié, je peux vous apporter un certain nombre d'informations, ayant moi même fait quelques études de géologie et possédant plusieurs ouvrages ou articles sur la géologie de la région, notamment toutes les publications sur Sicié des anciens géologues locaux (Paul Regaignon, de La Seyne, et le Colonel Giraud, de Bandol) parues dans les Annales de la Société des Sciences Naturelles de Toulon et du Var.

Comme le résume mon père dans son chapitre :

http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome1/sicie.html

la structure de la presqu'île de Sicié est extrêmement complexe et pendant longtemps on n'a pas su dater ses couches de phyllades et de quartzites. Ce n'est qu'avec les travaux du Professeur Gouvernet et son ouvrage "Structure de la Région Toulonnaise" paru en 1963 qu'il a été montré que les phyllades de l'ouest (Le Brusc, Les Embiez) sont les plus anciennes puisqu'elle sont de l'âge des terrains « précambriens » bretons (c'est-à-dire cinq cent cinquante millions d'années), tandis que celles situées à l'est du Cap Sicié sont davantage proches de l'époque « carbonifère » (deux cent quatre-vingts à deux cent vingt millions d'années), alors que les schistes lie-de-vin et les grès roses ou violacés de la baie de Fabrégas datent, eux, du « permien » (deux cent vingt à deux cents millions d'années).

Je vous adresse en fichiers attachés (au format Word) les textes de quelques-unes de ces publications (avec textes, graphiques, photos), qui répondront sans doute à la plupart de vos questions. Je place ces fichiers [sicie1.doc à sicie6.doc] en annexe répartis dans plusieurs messages successifs, parce que certains sont assez volumineux).

Je vous adresse aussi (fichier guide_sicie.doc) une copie de la partie du Guide Géologique Régional de Provence qui traite du Cap Sicié.

En ce qui concerne votre question sur la "mer provençale", il est difficile d'y répondre avec précision car il y a eu présence d'une mer, au cours des âges géologiques, partout où il y a aujourd'hui des terrains sédimentaires ou métamorphiques. Puis des chaînes de montagnes se sont formées là où il y avait auparavant une mer et vice versa. La position respective des terres et des mers n'a cessé de changer au cours des âges. Ce que vous appelez "mer provençale" qui remontait jusqu'à Digne me paraît correspondre à certaines époques de l'ère tertiaire notamment pendant l'éocène, où il y aurait eu un bras de mer allant de l'Adour à la Provence en passant par le golfe du Lion actuel, et limité au sud par un bras montagneux reliant les Pyrénées aux Maures ; et également plus tard, au miocène, où il y aurait eu une avancée de la mer (transgression) par la vallée du Rhône jusque vers Nîmes, Saint-Paul, Crest, Digne, ; mer qui se serait ensuite retirée, au pliocène, pour ne remplir que le fond de la vallée du Rhône actuelle.

Voilà ce que je peux vous dire pour résumer ce vaste sujet. Regardez bien les pièces attachées à mes messages. Je reste à votre disposition pour essayer de répondre à tout autre question de votre part.

Cordialement.

JCA


 

27 juillet 2003 - 8 août 2004 : Cap Sicié, Sémaphore, Batterie du Cap-Vieux

R1.

Bonjour Serge,

De retour à Montpellier, je te communique les quelques informations que j'ai pu trouver sur l'histoire et la datation des ouvrages du cap Sicié et du Sémaphore.

Dans le chapitre "Balaguier" de son Tome I, mon père raconte ce qu'il sait des canons de la batterie du Cap Vieux :

« Autour de deux canons montés sur leurs affûts, des discussions s'engagent. Une inscription mentionne : Modèle 1786 - Canons du Cap Sicié. Le guide explique qu'il s'agit là des deux pièces en provenance du Cap Vieux, sur les pentes orientales de Notre-Dame de Bonne Garde, où Bonaparte fit installer une batterie en prévision d'un débarquement éventuel sur la presqu'île de Sicié opéré par des unités venant du grand large.

(Il y avait bien à l'origine 3 canons, mais 2 seulement ont été récupérés. On ignore ce qu'est devenu le troisième)

(Voir à : http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome1/balaguier.html#23)

Ces canons furent récupérés par la Marine nationale en 1973 grâce aux manoeuvres délicates d'un hélicoptère. Ce n'est pas seulement la provenance qui fait l'objet des discussions. Les canons portent en peinture blanche l'inscription Liberté - Égalité. Le mot Fraternité aurait-il été oublié ? Il ne figure pas pour la simple raison que la devise républicaine ne fut complétée que plusieurs années après la Révolution. »

Une photo de la batterie du Cap Vieux, avec les 3 canons encore en place, a été donnée page 24 dans l'Histoire du Vieux Six-Fours de François JOUGLAS (1963). Je t'adresse cette image en pièce attachée cap_vieux.jpg.

Canons de la batterie du Cap Vieux, avant leur transfert au Musée de Balaguier
(Extrait de l'Histoire du Vieux Six-Fours de François Jouglas (1963)
Dans le chapitre "Métiers" de son Tome 2, mon père a écrit le paragraphe suivant sur le Sémaphore et les guetteurs :
« Vers le début du XIXe siècle, après la découverte du télégraphe aérien de Claude Chappe, un poste d'observation fut établi en 1821 au surplomb du Cap Sicié à 330 mètres d'altitude qui devint le Sémaphore, nanti d'un puissant télescope chargé de signaler tous les passages de navires, les accidents de la navigation, l'approche de navires ennemis en cas de guerre, etc...

Cette construction détruite par les bombardements de la Libération en 1944, n'a pas été remplacée. Les postes de guetteurs ont disparu. Ceux de nos concitoyens chargés de cette fonction ont passé une grande partie de leur vie au sommet du promontoire sauvage de Sicié dans des conditions quasiment monacales. En ce temps-là, les congés étaient rares et les distractions monotones. Pendant la mauvaise saison, les intempéries obligeaient notre guetteur à se claquemurer, le regard toujours rivé vers l'horizon infini.

Il attendait deux personnages au moins chaque semaine. Le préposé au ravitaillement qui gravissait les pentes de Sicié en passant par le chemin sinueux de Bramas. Le dimanche, généralement, sa femme et ses enfants lui rendaient visite et passaient la journée avec lui. Ils lui apportaient des nouvelles de la ville, quelques journaux et aussi des gâteries.

À la belle saison, beaucoup plus supportable, notre guetteur quittait par moments le télescope, observait le chemin de Bramas où aurait pu se profiler une sinistre silhouette de gendarme ou d'un inspecteur de l'administration. Il se hâtait ensuite de poser des pièges et des lacets pour améliorer son ordinaire. Toutes les petites ressources naturelles ne lui échappaient pas : salade sauvage, champignons, asperges... Dans une certaine période, les guetteurs furent autorisés à élever quelques animaux de base cour... Et le temps passait plus agréablement. La saison touristique lui procurait quelques attraits supplémentaires et les visites de promeneurs d'origines lointaines lui apportaient des nouvelles extraordinaires qui retenaient toute son attention ».

(Voir à http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome2/metiers.html#2)

Il y aurait donc eu une construction à fonction de sémaphore dès 1821. Je ne sais pas cependant si la bâtiment détruit en 1944 était exactement celui d'origine ou s'il y avait eu entre temps des modifications, rénovations ou agrandissements ?

A noter que l'un des guetteurs du Sémaphore qui a tenu ce poste pendant le premier quart du XXe siècle était un ami de la famille de ma grand-mère et s'appelait Castelain. Je ne sais pas si cette famille a encore des descendants qui auraient conservé des souvenirs sur le Sémaphore ?

Dans le livre de L. Baudoin, pages 20-21 :

« C'est sur le dos de notre Cap-Vieux d'aujourd'hui, sur une sorte de petit plateau, que Bonaparte installa en 1794, après le siège de Toulon, une batterie destinée à défendre ce point, cependant peu abordable, de nos rivages.

L'ouvrage est depuis longtemps en ruine ; il fut nommé aussi « batterie de Notre-Dame » à cause de la chapelle qui, de très haut, le domine du nord. Sur son esplanade dorment encore, dans l'herbe, les canons qui l'avaient armée, portant le millésime de l'année 1793 au cours de laquelle ils furent fondus ainsi que l'inscription « Liberté, Egalité » (*).

(*) Le troisième terme, « Fraternité », de la devise républicaine mise en vigueur en 1792, ne figure pas généralement sur les documents ou sur les objets des temps révolutionnaires, même après 1793. La devise elle-même en est parfois absente ou remplacée par une autre mention. Quant au terme « Fraternité », il n'aurait été ajouté qu'en 1848 (IIe République).

Non loin de là se trouvent deux sources, connues des pêcheurs et des excursionnistes, qui se nomment « la Fontaine des Canonniers » et « la Fontaine du Pinsot » (du pin sylvestre), et non « du Pinson » comme elle est parfois appelée ».

Mais je n'ai rien trouvé pour l'instant sur l'histoire et la date des installations militaires se trouvant sur la pointe rocheuse de Garde Vieille. Elles ont dû jouer un rôle en 1944, mais je ne sais pas ce qui s'y trouvait auparavant.

Voilà ce que je peux te communiquer pour l'instant. Mon père ne se souvient de rien de plus que ce qu'il a écrit. Si je trouve d'autres détails je ne manquerai pas de te les communiquer.

Amitiés. Bon courage pour poursuivre le travail que tu as entrepris. Et bonnes vacances, d'ici que je revienne à l'automne. Je te ferai signe.

Jean-Claude

Q2.

Salut Claudet,

Merci de m'avoir retransmis tes fichiers qui me sont parvenus correctement, aussi bien sur le mail qu'en fichier World attaché.

Je me permets de te signaler trois petits points sur lesquels je ne suis pas d'accord avec ce que tu m'écris :

- Les mentions "Liberté" et " Egalité" ne sont pas peintes sur les fûts mais bel et bien en relief sur le fût d'un seul des trois canons. Ces mentions faisaient donc partie du moule comme la date de fonderie.

- J'ai réussi à retrouver un monsieur Wendling dont le père a été le dernier gardien du sémaphore. C'est monsieur Quiviger qui le connaît mais il m'a dit qu'il ne possédait aucun renseignement sur les constructions.

- Au sujet de la Pointe de la Garde Vieille, ce n'est pas le cap Sicié mais la pointe la plus proche des Deux Frères, d'où part une série de rochers nommée "La Chaînette" qui la relie, sous l'eau, par une douzaine de mètres de fond, au Frère Nord.

Cette confusion dans la toponymie provient des cartes marines établies sous Vauban (approximativement), où le cartographe a dû tracer le rivage depuis Les Sablettes, lieu où les deux pointes se confondent.

La Garde Vieille provient du fait que sur le sentier des douaniers, au-dessus d'elle, des constructions abritaient une partie de la garnison du cap Sicié. Garnison qui veillait et qui était en relation avec le cap par l'intermédiaire d'une maisonnette en amont sur l'arête. La garde veillait, puis elle a subi une de ces modifications si courantes sur les retranscriptions des sites et est devenue Vieille.

Un peu comme le Cap Vieux, qui de Cap de la vigie s'est vu tout à coup vieillir sous la plume d'un gratte-papier peu enclin à retranscrire fidèlement ce qu'il lisait.

Voilà pour aujourd'hui, je vais maintenant me replonger dans mes histoires qui n'ont que des liens très fins avec le réel mais qui présentent l'avantage de m'amuser.

La chaleur est toujours aussi torride dans la journée mais les nuits ont perdu deux ou trois degrés ce qui permet un semblant de trêve. Heureusement que le Jonquet existe et que l'eau est à 28° dans la mer et seulement à 5° dans le pastis.

Amitiés

SM

R2.

Salut Serge,

Merci pour ton message et tes trois points de précision sur Sicié et le Sémaphore.

- Concernant les canons, tu as entièrement raison en disant que les inscriptions sont en relief (je ne sais pas quelle source mon père a pu utiliser pour écrire qu'elles étaient peintes en blanc - Peut-être a-t-on repassé l'inscription en blanc pour mieux la faire ressortir lorsqu'on a exposé les canons à Balaguier ?). Ces canons, je me souviens les avoir vus une seule fois à leur emplacement d'origine lors d'une sortie (avec Christian Cresci) de la Société des Sciences Naturelles qui nous avait menés du Brusc à Fabrégas. Nous avions pique-niqué à la fontaine du Pinsot et le compte-rendu de la sortie que j'ai retrouvé (Mai 1958) indique : « les plus alertes de notre groupe suivent le sentier de chèvres qui conduit, à mi-pente des falaises sud du Mai, à l'ancienne batterie édifiée par un replat sur l'ordre de Bonaparte, en 1794. Il était alors chargé, après la reprise de Toulon, de la réorganisation de la défense du littoral provençal. On trouve là, allongés par terre, 3 canons de fonte de gros calibre. L'un d'eux porte encore, assez visible, l'inscription « Liberté - Égalité - Creusot - 1793 ».

Photos de Serge Malcor

Les trois canons, toujours en place à la batterie du Cap Vieux (début des années 1970)
Le "troisème canon", avant qu'il ne disparaisse

- Concernant les gardiens du Sémaphore, je n'ai pas entendu parler de M. Wendling, dernier gardien. Il est probable que celui (Castelain) que ma famille connaissait ait été en poste avant M. Wendling. J'ai parlé du premier quart du XXe siècle, mais peut-être était-ce même à une époque plus ancienne, car si ma grand-mère en parlait, il est possible que l'information provenait de sa mère (mon arrière-grand-mère) donc peut-être de la fin du XIXe siècle ?

- Je ne suis pas très sûr d'avoir bien compris le rapport entre pointe Garde Vieille (ou Garde Veille) et Cap Sicié. Plusieurs des cartes que je possède appellent pointe Garde Vieille la pointe est (1,2 km environ à l'est de celle du Cap Vieux) et rajoutent en caractères gras le terme CAP SICIE à l'emplacement de cette même pointe Garde Vieille. Tandis que la petite pointe se trouvant environ 300 mètres au nord-est, en direction des Deux-Frères, est appelée Grande Pointe des Jonquiers. La suivante, encore 450 mètres vers le nord-nord-est étant nommée (selon les cartes) Pointe des Jonquiers ou Pointe de la Grande Calanque. Selon toi, qu'est ce alors que le vrai Cap Sicié ? Est-ce ce que les cartes indiquent comme Garde Vieille ou est-ce que cela désigne globalement l'ensemble des pointes les plus au Sud de la presqu'île. Et quel est le document qui fait foi ?

A part ça, je ne doute pas, avec le Jonquet et le Pastis, que tu as bien pu terminer le mois d'août sans douleur. Mais depuis 48 heures, ici on respire enfin, et j'espère que c'est la même chose à La Seyne. J'ai repris courageusement le chemin du travail (tant pis pour le gros mot), sachant que c'est pour la der des der : restent 9 mois, et à mi-temps, cela ne fait plus guère que 90 jours ouvrables (...).

Amitiés, et à bientôt très certainement. Et tous mes encouragements pour la poursuite de tes Histoires. C'est un très bon projet que tu as entrepris.

Jean-Claude.

Q3.

Salut Claudet,

J'ai trouvé ton mot en rentrant de vacances, hier au soir, et je t'en remercie.

En ce qui concerne les appellations des pointes, s'il n'y a aucun doute possible sur le Cap Vieux, je me permets d'être plus circonspect sur la dénomination des autres.

Personnellement je considère le véritable Cap Sicié, pointe la plus méridionale de la péninsule, là où se trouvent la balise, les ruines des fortifications et le quai.

En allant vers l'Est, on trouve l'îlot des Santons et la crique du même nom (Un éboulement, en 1999 ou 2000, a réduit de moitié cette plage). On trouve ensuite trois minuscules calanques (Au fond de la plus grande, une quarantaine de mètres de long, des traces ferreuses et une certaine humidité suinte de la roche).

La pointe qui suit immédiatement se nomme la pointe de Lauga ou encore la pointe de l'Éperon (comme celle après le cap vieux !), selon les pécheurs. Elle se situe en retrait du Cap Sicié, dans l'Est Nord-Est de celui-ci, à une centaine de mètres.

La plage qui suit est nommée la plage de la Dame Blanche à cause d'une grande incrustation de Quartzite blanche qui reproduit la silhouette d'une femme debout, regardant vers le large, avec des habits du début du siècle. Depuis cette plage, on ne distingue plus la séparation entre les deux frères.

Suit une zone d'éboulis dans laquelle une source se fraye un chemin avec l'aide des humains assoiffés.

On arrive alors à la pointe la plus proche des Deux Frères (tout juste 600 mètres), d'où part la chaînette (Série de rochers sous marins qui relient la pointe aux îlots, par 3 à 12 mètres de fond). Jusqu'à cette pointe (Que je nomme la Pointe de la Garde Vieille, comme je l'avais lu sur des cartes d'état-major, quand j'étais aux éclaireurs), on progresse toujours vers l'Est. Ce n'est qu'à partir de cet endroit que la topographie oblique vers le Nord-Nord Est, vers les "petites pierres tombées" (Encore un homonyme !) et vers la"Pointe des Jonquiers" qui doit être le Rocher de Saint Selon où la côte reprend une direction Est - Nord-Est jusqu'à la plage du Jonquet et le Rocher du Capucin (que tu appelles la Pointe de la Grande Calanque, bien qu'il n'y ait pas la moindre ébauche de ce genre dans le coin).

Ensuite on va vers la Pointe du Malpassé (où arrive le troisième escalier), le Sommier et on termine le périple au rocher du Boeuf.

A mon humble avis le terme CAP SICIE représente à la fois la péninsule et sa pointe la plus au Sud. (Peut-être la raison de son inscription en caractères gras ?). La Pointe de la Garde Vieille (anciennement Veille) pourrait alors correspondre à cette continuation terrestre de la Chaînette dont des constructions en ruine au sommet du sentier semblent appartenir aux fortifications du Cap Sicié (Poste de garde, réserve d'hommes ou de matériel, etc...) avec la baraque sur la crête qui servait probablement à transmettre les messages entre les deux casernements.

La balle est à nouveau dans ton camp et je dois t'avouer que ça m'arrange bien.

Je t'expédie en fichier joint mon texte sur les Sources du bord de mer de Sicié à Fabrégas.

Le bonjour à toute ta famille et à bientôt.

Amicalement.

Serge.

Q4.

Salut Claudet,

(...) J'aurais quelques renseignements à te demander car je n'arrive pas à les trouver sur internet :

1) Sur le chemin qui serpente du col de Bramas jusqu'au sémaphore il y a une croix en fer surmontée de l'inscription D.C.A. et une plaque de marbre blanc est scellée avec deux noms (J. Serra et ?) et une date (...3. 3. 53) dont il manque certainement le premier chiffre (une partie de la plaque est brisée). As tu des renseignements sur ce qui a pu se dérouler ?

[Réponse : voir à http://jcautran.free.fr/archives_familiales/forum/quartiers.html#38bis]

2) Je n'arrive pas à retrouver la date du crime que perpétra Pierre Joyeux avant de s'enfuir en kayak jusqu'à l'île du Levant où il a été retrouvé pendu dans une grotte bien plus tard.

Aurais tu une idée de la date ainsi que du nom de la victime ?

[Réponse : voir à http://jcautran.free.fr/archives_familiales/forum/faits_divers.html#28]

3) Connais tu la raison de la création du Refuge de Bramas ? Il a été rasé au printemps dernier.

J'espère que je ne t'importune pas trop avec mes questions et je compte bien te lire ou te voir prochainement (Je serai dans les Alpes pendant le week-end de la Toussaint).

Amitiés et merci d'avance.

Serge

R4.

Réponse orale.

JCA

Concernant le crime de Pierre Joyeux, voir à la rubrique "Histoire de La Seyne (sujets divers)" de notre forum.



 

17 juillet 2003 - Notre-Dame du Mai

Q1.

Cher Monsieur,

Toutes mes félicitations pour votre site qui nous donne de précieux renseignements sur La Seyne. Je connaissais vos livres mais l'accès internet est réussi.

Je cherche des renseignements sur les pèlerinages de Notre dame du Mai.

Peut être avez vous des renseignements.

Merci par avance.

NB

R1.

Bonjour,

(...) Vous trouverez quelques informations sur les pèlerinages à N.-D. du Mai dans le Tome 1 de la série d'ouvrages de mon père, au chapitre Janas - Le Mai, paragraphe « Les pèlerinages »,

Ou sur son site internet à l'adresse :

http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome1/janas_le_mai.html#3

où j'ai rajouté, par rapport au livre, le texte d'un cantique populaire à N.-D. De Bonne Garde.

Par ailleurs, il existe une série de petits ouvrages ou de plaquettes sur ce sujet, notamment :

- Le Cap Sicié et la Chapelle N.-D. Du Mai, par P. FRAYSSE, 1948, 11 p.
- Le Pèlerinage du Mai. N.-D. de Bonne Garde. « En zig-zag dans le Var », par L. HENSELING, 9e série 1939, f° 33 à 38.
- Le Sanctuaire de N.-D. de Bonne Garde près Toulon (Var). Impressions et Souvenirs, par H. ARENE, vicaire général honoraire. (Fréjus, 1913. Imprimerie Justin Cisson).
- N.-D. de Bonne Garde ou Chapelle du Cap Sicié, poésie contemplative, suivie d'une Ode au Port de Toulon, préludée du Haut du Sacré Promontoire, par Louis PELABON. Toulon, Vincent, 1862, in-8° de 34 p. Tirage 500 ex. (D.L.)
- Le Mai. Pèlerinage à N.-D. de Bonne Garde, poésie par Antoine MARQUIS. Toulon, H. Vincent, 1865, in-16 de 16 p. Tirage 500 ex. (D.L.)

De ces divers documents, je ne possède que le premier (de P. FRAYSSE). Je vous en adresse en fichier attaché une copie au format Word (fraysse.doc).

Les autres titres (et peut-être d'autres encore) pourraient être trouvés, je pense, dans la bibliothèque des Amis de La Seyne Ancienne et Moderne.

(...) Il ne semble pas qu'il y ait beaucoup d'information sur les pèlerinages dans l'Histoire de La Seyne de M. Baudoin, sauf une photo, page 608. Peu-être y en a-t-il davantage dans l'histoire de Six-Fours de M. Jouglas, mais je ne l'ai pas actuellement sous la main).

C'est tout ce que j'ai pu actuellement retrouver en réponse à votre question (mais, pour l'instant, je ne réside pas à La Seyne et je n'ai pas toute la documentation sous la main). J'espère cependant vous avoir ouvert quelques pistes.

Egalement, n'hésitez pas à téléphoner à mon père (04 94 94 81 37). Il est âgé, mais il a une mémoire assez considérable de tout ce qui touche à l'histoire ancienne de La Seyne.

Espérant faire votre connaissance un jour, je vous adresse mes meilleurs sentiments.

JCA

Q2.

Cher Monsieur,

Tous mes remerciements pour vos renseignements très complets. Je prépare actuellement la préface et les notes du roman de George Sand

"Tamaris" que nous rééditons avec une petite maison d'édition "Mémoire à lire". C'est pour cet ouvrage que je cherche quelques renseignements sur les pèlerinages du Mai.

Je vais me procurer le tome I du livre de votre père, je n'ai que second.

Encore merci

Au plaisir de vous rencontrer très prochainement.

Tous mes respects à votre père.

Bien à vous.

NB


 

1er octobre 2002 : Mont Salvat

Q (à HR).

Cher ami,

(...) Pourrais-tu me dire quelle est l'origine de l'appellation du Mont Salvat près du Brusc.

Il semble qu'on trouve cette appellation dans des mythologies nordiques, en particulier dans la légende du Graal et que sa signification serait "mont du Sauveur", devenu "Salvaire" ou "Salvat", ou "montagne préservée" ou "montagne sûre" (comme Mont Segur). Mais quel a pu être la raison ou l'événement historique qui a fait nommer ainsi un quartier ou une colline du Brusc ?

Merci par avance si tu peux me renseigner.

Amitiés.

JCA


 

13 août 2002 : Forêt de Janas

Q1.

Bonjour,

Merci de bien vouloir répondre à mes trois questions :

1 A partir de quelle époque la forêt de Janas porte t'elle ce nom exactement ?
2 Quel chemin ce nom a-t-il parcouru ?
3 Existe t'il dans la région des personnes portants ce patronyme ?

Merci de me répondre à l'adresse suivante si vous en avez le temps :

DJ

R1.

Bonjour,

(...) Je n'ai pas trouvé, pour l'instant, beaucoup d'information pour répondre à vos questions. L'essentiel de ce que je sais se trouve dans l'introduction du chapitre "Janas, le Mai" publié dans mon père dans son tome I. Vous l'avez probablement lue sur la page :

http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome1/janas_le_mai.html

du site internet de mon père (je vous joins en fichier attaché, une copie de cette introduction).

Les hypothèses sur l'origine ancienne du nom de Janas qui a désigné la forêt située au sud de la ville de La Seyne y sont développées en détail. Il semble notamment que le nom de Janas soit une déformation du nom du dieu Janus Foresta, mais il ne m'est pas possible de répondre aux questions concernant le chemin que ce nom a parcouru. Il semble que, selon « Gallia Christiana Novissima », au début du Moyen Age, on mentionne toujours le nom de Janus. Ce ne serait donc que plus tard que le nom de Janas serait apparu, mais je n'ai pas trouvé de renseignement sur la chronologie exacte. En particulier, l'histoire de La Seyne de Louis Baudoin, un ouvrage de 1000 pages, ne l'explique pas.

Je note donc votre question et vais la transmettre à mon père au cas où il aurait d'autres détails en mémoire. Je consulterai aussi ses archives (notamment "l'histoire du Vieux Six-Fours" - la ville voisine, dans laquelle se trouvait la forêt de Janas avant que La Seyne ne soit érigée en commune) dès que j'aurai l'occasion de me rendre à La Seyne. Je vous ferai alors part de tout élément de réponse que je pourrai trouver à vos questions.

Concernant toutefois l'existence de personnes de la région portant le patronyme Janas, il y en a quelques unes, que je vous communique ci-dessous, que j'ai relevées dans les "pages jaunes" internet des départements du Var et des autres département de la région Provence Alpes Côte d'Azur.

VAR
JC, 83210 SOLLIES PONT
 
BOUCHES DU RHÔNE
JF, 13800 ISTRES
 
ALPES MARITIMES
JP, 06000 NICE

A plus tard, sans doute, dès que j'aurai des renseignements complémentaires.

Cordialement,

JCA

Q2.

Merci de votre réponse, je m'appelle DJ, en fait mon père est polonais le nom Janas est disséminé en Pologne mais pas courant. Il y a quelques années mon frère avait cru voir sur une carte michelin une forêt portant le même patronyme que le notre et c'est tout à fait par hasard que je suis tombée sur votre site il y a qques semaines. En fait l'étymologie de notre nom est assez floue (fils de Jean ?) et nous nous demandions si une origine française très lointaine était envisageable,c'est pour cela que l'époque de la dénomination de la forêt m'intéresse ainsi que la fréquence du nom dans la région. Les Janas de Nice descendent eux, je crois, d'un cousin de mon père. Merci pour les infos, d'autres sont les bienvenues.

DJ



4 juin 2002 - 30 septembre 2016 : La maison du pendu

Q1.

Connaît-on l'origine du nom "la maison du pendu" située sur le chemin des Douaniers au Cap Sicié ?

SP

R1.

Bonjour,

Curieusement, la même question vient de nous être posée il y a quelques jours par M. P., responsable du "Contrat de Baie".

La réponse qui a été faite par Marius Autran (grâce aux informations fournies par C. Ciampi, sergent aux Pompiers de La Seyne) est la suivante :

Il existait autrefois (il y a plusieurs décennies) un retraité de l'Armée, qui vivait isolé dans une maison bâtie quelque part entre le Jonquet et le Cap Sicié. Cet homme, connu pour être dépressif, finit un jour par se pendre dans sa maison. D'où le nom de "Maison du pendu" qui avait ensuite été donné à cette maison, notamment par les Pompiers qui avaient été appelés pour ramener le corps. La maison a aujourd'hui disparu, mais des ruines de construction seraient encore visibles.

C'est tout ce que j'ai pu savoir.

A noter cependant, qu'il a eu au XX° siècle plusieurs autres personnes à La Seyne qui se sont pendues, et que le nom de "maison du pendu" a pu être donné à d'autres maisons que celle-ci. Il y aurait ainsi, dit-on, une autre "maison du pendu" vers Lagoubran ou la Pyrotechnie.

Cordialement,

JCA

Q2. (18 février 2009)

Salut Pif !

Ces derniers jours, je suis allé 3 fois dans le massif de Sicié :

1) pour voir s'il y avait des asperges. Elles doivent être plus en retard que l'an dernier car je n'ai rien aperçu, rien de rien, pas même des tiges coupées que des gens qui m'auraient précédé auraient pu cueillir. En tout cas, je me suis pelé et je n'ai retiré le bonnet de laine qu'en fin de matinée.

2) pour refaire des photos en vue de la nouvelle édition des bouquins de mon père : 2 Frères, Peyras, N.-D. Du Mai, tour sarrasine, etc. Ce matin, il faisait nettement moins froid et je pense qu'on pourra faire la sortie projetée à la "Maison du Pendu" prochainement. La semaine prochaine ? (Je n'ai aucun rendez-vous et ce sont les vacances scolaires).

Mais donc, ce matin, je suis allé un peu explorer ce coin, d'après ce que tu m'avais expliqué sur cette "Maison du Pendu". J'ai pris les 2 photos ci-jointes.

Peux-tu me dire si c'est bien ça ? Depuis que j'entends parler de cette maison, je n'avais jamais réussi à la voir. Si c'est celle-là, j'ai pu l'atteindre par un vague sentier qui traverse les éboulis. Je ne sais pas s'il y en a un meilleur mais je me suis quand même emmerdé pour y arriver et j'ai glissé deux fois. Enfin, c'est faisable avec un bâton pour se retenir.

(...)

A bientôt.

Claudet Autran

R2.

Salut Claudet,

Il s'agit effectivement de "la maison du pendu" qui est en réalité les vestiges de la batterie du Jonquet créée en même temps que la batterie Notre Dame (vers 1806). On voit toujours les restes des fortifications ainsi que les les deux maisons (la poudrière et l'habitation). Mis à part quelques pans de murs écroulés elle semble être restée en état depuis les années 80. Si le temps continue à respecter cette trêve nous pourrions nous y rendre la semaine prochaine. J'ai hâte de refaire des photos de ces bâtiments !

(...) Adessias.

Pif

Q3a.

Salut Pif,

Je ne sais pas si tu es familier de Google Earth. J'y ai jeté un coup d'œil à propos de la maison du pendu et je n'avais pas réalisé qu'on la voyait aussi bien. Voir la copie d'écran ci-jointe, avec : en haut à gauche, la table d'orientation, à droite, le sentier du littoral et, en bas à droite, la mer.

A cet après-midi, vers 13 h 30.

Fox

Q3b.

Voici quelques autres photos de cette fameuse "maison du pendu" et de son environnement.
Vue générale du site face aux Deux-Frères : la poudrière (à gauche), le logement des canonniers (à droite) et l'emplacement de la batterie (mur de pierres en arc)
La poudrière (encore en partie couverte de sa voûte et de ses tuiles), avec vue sur les différentes criques rocheuses, jusqu'aux Sablettes
Vestiges du logement des canonniers, devenu plus tard la "maison du pendu"
(La maison avait gardé sa poutre faîtière, ses chevrons et ses tuiles jusque dans les années 70)
C'est là qu'était venu habiter le personnage, qui un jour se pendit en utilisant cette poutre
L'intérieur de la "maison du pendu" et les Deux-Frères
L'emplacement des canons de l'ancienne "batterie du Jonquet"
Le mur de soutènement sud de la plateforme de l'ancienne batterie
Jean-Claude Autran

Q4. (24 juin 2010)

Bonjour,Monsieur

M'étant mis à la recherche de "la maison du pendu" du Jonquet;je vous joins les deux vues que j'ai prises mais qui se situent trés nettement plus bas que la batterie dont vous faites état.

Qu'en pensez vous.

Meilleures salutations.

JD

Q4b. (à SM)

Salut Pif,

Tout va bien ?

Je te fais suivre une question que je viens de recevoir et pour laquelle j'ai besoin de tes lumières.

Ce monsieur JD a lu sur le sentier du littoral le panneau d'une halte (photos ci-jointes) qui s'appelle "maison du pendu" et il l'air de penser que la dalle de béton qui se trouve là correspond à cette maison du pendu. Ce que je ne crois pas puisque tu m'as enseigné que la vraie "maison du pendu" correspondait au logement des canonniers de la batterie du Jonquet.

Mais j'ai oublié ce à quoi correspondait cette dalle de béton (un ancien casernement ?) et pourquoi le balisage du sentier du littoral mentionnait "maison du pendu" à cet endroit ?

Merci de m'éclairer.

A bientôt.

Fox-y-gène

R4a.

Bonjour Foxygène !

Le terme "maison du pendu" n'a été mentionné que dans les années 90. Je n'avais alors jamais entendu parler de cette macabre découverte.

(...) C'est un ancien copain de classe de sixième, (qui habitait alors à Janas, tout près de la maison forestière et qui après sa retraite d'ingénieur des eaux et forêts est revenu dans la région) qui m'a révélé que son papa lui avait raconté que entre les deux guerres il avait été découvert par des chasseurs un pendu dans l'ancienne batterie dite du Jonquet. Comme cette masure possédait encore sa charpente et ses tuiles dans les années 80, c'était très possible.

Le sentier qui passe actuellement tout prés de la batterie n'a été tracé que dans les années 90 pour permettre aux randonneurs de monter vers le sémaphore sans se fourvoyer sur le sentier plus ou moins éboulé qui va à la points du cap et qui monte ensuite au sémaphore. A l'époque il fallait, pour atteindre cet endroit monter par le col de Bramas, le sentier des feuillus puis basculer sur le flanc maritime de la couale. Un sentier anecdotique descendait pourtant déjà dans l'éboulis, à droite de la batterie mais il était alors beaucoup plus facile de le descendre que de remonter par là. Il aboutissait à environ cinquante mètres dans l'ouest des bâtiments de la cantine de l'émissaire.

Les reste de construction dont fait partie la dalle de béton sont ceux de la cantine édifiée durant les travaux de percement de l'émissaire pour les terrassiers qui chaque jour descendaient jusqu'au pin de sucre pour creuser la falaise ou coffrer le tunnel. Ces bâtiments en brique existaient encore en assez bon état dans les années 1955/1960, je me souviens y avoir passé de fabuleuses nuits, à la lueur d'un feu de camp et de quelques guitares en compagnie notamment de Paule Giloux, de Maurice Merle et peut être aussi d'Henri Ribot. Si les toitures étaient alors totalement détruites, les murs étaient encore debout et des tomettes tapissaient le sol. A cette époque il était encore possible de descendre jusqu'à cette esplanade avec une voiture.

En ce qui concerne la pancarte indiquant la maison du pendu, à mon avis elle désigne la direction du sentier et pas les ruines de la cantine.

Je ne sais si je t'ai éclairé mais je pense que je t'ai dit tout ce que je sais.

Adessias.

Pif

R4b. (à JD)

Bonjour Monsieur,

Merci pour votre message.

Pour répondre avec précision à votre question, j'ai de nouveau consulté mon ami Serge Malcor, écrivain et spécialiste du massif du Cap Sicié, qu'il a arpenté pendant plusieurs décennies.

1) Je confirme que la "maison du pendu" correspond bien au casernement, actuellement en ruines (alors qu'il avait encore sa charpente et ses tuiles jusque dans les années 80), de la batterie du Jonquet, à côté d'un autre bâtiment plus petit qui était la poudrière.

2) Cette maison est peu visible depuis les sentiers qui parcourent le secteur. On ne peut guère y accéder, et avec quelques difficultés (traversée d'un éboulis) que depuis les extrémités sud des 2 derniers lacets qui relient la "table d'orientation est" au sentier du littoral (voir copie ci-jointe d'une image Google Earth). D'ailleurs, si vous allez sur Google Earth et si vous zoomez suffisamment sur ce secteur vous pourrez facilement apercevoir, faisant face aux Deux Frères, la poudrière et les ruines du casernement.

3) Il existe effectivement un panneau du sentier du littoral qui indique "maison du pendu", mais ce n'est probablement qu'un repère par lequel on a désigné le point d'intersection entre le sentier de N.-D. du mai et le sentier du littoral (d'ailleurs déconseillé aux promeneurs au sud de ce point), et rappelant aux promeneurs qu'on est dans le secteur de cette mystérieuse "maison du pendu" - qui est hors de tout sentier balisé. [Il arrive aussi que ceux qui dessinent les panneaux indicateurs des sentiers ne soient pas de bons connaisseurs des lieux... Voir par exemple le nombre d'erreurs et d'inversions de directions sur les panneaux du GR 99 entre Le Revest et Sioou Blanc].

4) D'après Serge Malcor, la dalle de béton que vous avez photographiée est ce qui reste de la cantine édifiée durant les travaux de percement de l'émissaire commun (années 40 et début des années 50) pour les terrassiers qui travaillaient au creusement puis au coffrage du tunnel. (A cette époque il était encore possible de descendre jusqu'à cette esplanade avec une voiture). Ces bâtiments en brique existaient encore en assez bon état dans les années 1955/1960. Si les toitures étaient alors totalement détruites, les murs étaient encore debout et des tomettes tapissaient le sol.

5) Enfin, le terme "maison du pendu" n'aurait été mentionné que dans les années 90. Serge Malcor en a eu connaissance par un ancien copain de classe de sixième, (qui habitait alors à Janas, tout près de la maison forestière et qui après sa retraite d'ingénieur des eaux et forêts est revenu dans la région) qui tenait l'histoire de son père. Celui-ci avait raconté qu'entre les deux guerres il avait été découvert par des chasseurs un pendu dans l'ancienne batterie dite du Jonquet. Il s'agissait, paraît-il, d'un retraité de l'Armée, devenu dépressif, qui était venu s'isoler dans ce bâtiment, et qui avait fini par s'y pendre. L'histoire s'est également transmise au sein des pompiers de La Seyne, dont les plus anciens l'avaient entendue raconter par leurs prédécesseurs des années 30, qui avaient été appelés pour décrocher et transporter le corps du pendu.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q5. (30 septembre 2016)

Bonjour Jean-Claude,

Je t'envoie cette photo aérienne de 1950 où on voit le casernement qu'il y a sur le chemin des douaniers, plus à gauche on devine la batterie du Jonquet.

A bientôt.

CC

R5.

Merci Christian.

Il s'agit d'une vue aérienne extrêmement précieuse où l'on voit très bien, pour la première fois, qu'à l'endroit précis où il reste aujourd'hui une dalle avec des briques rouges (et où le sentier de randonnée indique à tort « Maison du pendu », il y a eu effectivement une construction importante sur 2 ou 3 niveaux. Serge Malcor nous a toujours dit qu'il y avait en ce lieu la "cantine" des ouvriers travaillant au creusement de l'émissaire commun. Mais cela ne m'a jamais totalement convaincu car on ne voit pas pourquoi cette "cantine" aurait été édifiée à cet endroit qui est fort éloigné et d'un accès compliqué depuis la sortie de l'émissaire ou depuis le puits de Bramas. Alors, s'agit-il d'un poste intérmédiaire que la Marine aurait construit lorsque les ouvrages du Cap Sicié étaient en activité ? Ou d'une construction datant de l'occupation allemande ? A moins que les Allemands n'aient utilisé un casernement construit auparavant par les Français. En tout cas, la photo prouve qu'une partie au moins des murs était encore debout en 1950, de même, d'ailleurs, que la batterie du Jonquet.

Amitiés.

Jean-Claude

PS. Liens avec le site de l'IGN qui permet d'explorer d'autres sites au moyen de photos aériennes anciennes :

https://remonterletemps.ign.fr/telecharger?x=5.856657&y=43.089764&z=13&layer=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS&demat=DEMAT.PVA$GEOPORTAIL:DEMAT;PHOTOS&missionId=missions.2699836

https://remonterletemps.ign.fr/telecharger?x=5.856657&y=43.089764&z=13&layer=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS&demat=DEMAT.PVA$GEOPORTAIL:DEMAT;PHOTOS&missionId=missions.2500128


 


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