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Henri TISOT (1937-2011)

Comédien, acteur de théâtre et de cinéma, écrivain, né à La Seyne, ancien élève de Marius AUTRAN, ami de la famille AUTRAN

La disparition brutale de mon ami Henri TISOT m'a incité à créer une section de mon site internet qui lui est spécialement consacrée. Il ne s'agit pas ici de raconter la vie et l'œuvre d'Henri (*), mais, simplement, en creusant dans ma mémoire et en recherchant dans les archives familiales et autres documents que j'avais sous la main, de rapporter mes propres souvenirs d'Henri, la manière, évidemment partielle et subjective, selon laquelle j'ai perçu sa vie et sa carrière. Ceci depuis les années de mon enfance où je connaissais déjà Henri, puis la longue période où nous nous sommes un peu perdus de vue et où je n'avais de ses nouvelles qu'indirectement, et enfin, la dernière décennie où nous nous étions retrouvés et avions des relations régulières et très amicales.

Pour ne pas trop alourdir ce chapitre, j'ai placé dans un chapitre annexe, un certain nombre de textes qu'Henri TISOT m'avait communiqués ces dernières années, ainsi que les principaux textes qu'il avait mis dans son blog.

(*)  Henri TISOT raconte sa vie avec beaucoup de détails dans plusieurs de ses ouvrages : Le Copain et le Cabanon, Le Fils du Pâtissier, De Gaulle et moi, quelle aventure, etc. Sa biographie est également accessible sur de nombreux sites internet comme Wikipedia, Monsieur-Biographie, Spectacles.fr, JeSuisMort.com, etc.

Quelques souvenirs personnels d'Henri TISOT et de sa famille à La Seyne
Les débuts d'Henri comme comédien et imitateur à La Seyne et à Toulon
Henri TISOT, comédien à Paris
La célébrité avec l'imitation de la voix du général de Gaulle et la série Le Temps des Copains
De rares rencontres avec Henri dans les années 60
L'émission télévisée Avis de Recherches en 1981
Redécouverte de la personnalité d'Henri à la fin des années 90
Les retrouvailles à Sanary en août 2001
Henri devient écrivain, exégète entre la foi juive et la foi chrétienne
Généalogie de la famille TISOT
Henri TISOT et les coïncidences abusives
Le blog d'Henri TISOT
Les joies et les peines des années 2001-2010, avec plusieurs textes d'Henri, mis en ligne sur mon site internet
Henri et les peintures de son père Félix
Échanges de messages avec divers internautes à propos d'Henri TISOT
La disparition brutale d'Henri (6 août 2011)
Les hommages qui ont été rendus (et qui continuent d'être rendus) sur le profil Facebook d'Henri TISOT
Le groupe des amis d'Henri TISOT

Quelques souvenirs personnels d'Henri TISOT et de sa famille à La Seyne

Souvenirs d'enfance

Dès la fin des années 1940, le visage d’Henri TISOT était déjà familier pour moi, comme pour de très nombreux Seynois. Mes parents étaient clients de la pâtisserie de ses parents, place du Marché (devenue place Laïk père et fils) et j’avais eu maintes fois l’occasion d’y voir son père, Félix, sa mère, Suzy, et Henri.

Voici une photo de la pâtisserie TISOT à cette époque, qui m’a été fournie plus tard par Henri, et dont je reparlerai ci-dessous.

La pâtisserie TISOT, place du Marché, vers 1947. De gauche à droite : Félix TISOT, Suzanne TISOT, M. JALLIBERT, Roger LAMBERTI, Henri TISOT, Juliette.

Durant l’année scolaire 1948-1949, Henri était élève de mon père dans l’unique classe de 6ème Moderne du collège Martini.

D'après les cahiers de notes de mon père, il a été facile de retrouver tous les noms des élèves de cette classe : ALZIARY Jean-Luc, APPRIOU Jean-Claude, BIANCO Michel, BOILLON Guy, BOISART Claude, BRUNETTI Paul, CHRISTOL Jean-Pierre, COILLET Ange, DALEN Henri, DEMARCHI Michel, DENANS, GHIBAUDO Joseph, GIORDANO Marcel, GRATAROLE René, INFUSINI Paul, JAUFFRET Lucien, LUCIANI Claude, MEVEL Jean, NICCOLETTI Marcel, PONEL Jean-Louis, PORTAL Max, RICAGNO Jacques, RIGOTTI Pierre, RINALDI Jean, ROLANDO Henri, TISOT Henri.

Je n’étais pas scolarisé encore. Nous habitions dans la montée de la Colle d’Artaud et mes parents ne m’avaient jamais inscrit à une école maternelle. [Je n’entrai au CP Ernest Renan qu’en avril 1950, lorsque nous sommes venus habiter « boulevard du 4 septembre prolongé », à proximité de cette école].

Il arriva au cours de cette année 1948-1949 (peut-être parce que ma grand-mère, qui me gardait habituellement à la maison était malade - et que ma mère travaillait à plein temps au collège Curie) que mon père m’amena dans sa classe au collège Martini. Ceci se produisit peut-être deux fois cette année-là. Il m’avait fait asseoir parmi les élèves, et faisait ses cours normalement. J’avais entre 4 ans et demi et 5 ans et je savais déjà un peu lire et écrire. Dans cette classe, j’étais censé m’occuper à feuilleter des livres, dessiner ou griffonner sur une feuille. Mais il n’y avait aucune place de libre. Mon père m’avait fait asseoir sur un banc, entre deux élèves. Mon père avait raconté le soir que j’avais étalé mes coudes pour pouvoir dessiner à mon aise, ne laissant que peu de place aux deux élèves (je ne saurais plus dire qui ils étaient dans la liste de la classe), qui devaient être repoussés sur les bords du petit banc. Mon père leur avait demandé : « il ne vous gêne pas trop ? ». Et les élèves avaient répondu poliment : Non, non… Ce banc était vers le centre de la classe et presque au fond, je crois. De tous ces élèves, je ne connaissais aucun visage, sauf un : celui d’Henri TISOT. Il devait avoir onze ans et demi environ, mais je me souviens qu’il m’était déjà familier. Henri était assis la rangée d’avant, et sur la droite. Je me souviens parfaitement que de temps en temps, Henri se tournait vers moi, et me faisait un petit sourire. J’ai le souvenir qu’il m’avait montré de loin, pour me distraire et m’amuser, une page de son livre d’anglais de 6ème, Carpentier-Fialip, couverture bleue, celle (que nos générations ont bien connue) où se trouvent les caricatures de visages « round eyes », « open mouth », « sharp nose », etc..

Curieusement, quand, en 2001, je revis Henri chez lui, à Sanary, après une longue période où je l’avais perdu de vue, et que j’évoquai ce souvenir de classe que j’avais gardé de lui pendant cette année 1948-1949, donc plus de 50 ans plus tard (la mémoire d’Henri a toujours été exceptionnelle), il se souvenait parfaitement de ce jour où m’on père m’avait amené en classe. Et il avait même rajouté que les élèves de la classe me regardaient avec respect : « car c’était le fils du maître, et il ne s’agissait pas de faire de bêtises en sa présence, et même si possible de sourire pour s’attirer sa sympathie, et par suite celle du maître ».

Je possède quelques photos d'Henri, au milieu de ses camarades de classe, à l'école Martini.

L'une est très connue, puisque c'est celle qui sera publiée plus tard à l'occasion de l'émission télévisée « Avis de recherches » du 16 octobre 1981 avec Patrick Sabatier. J'y reviendrai plus loin lorsque je relaterai cette période.

École Martini (La Seyne-sur-Mer) - Année scolaire 1947-1948
Cours moyen 2e Année - Classe de Mme Suzanne Arnaud. Photo de l'Avis de Recherches pour l'émission télévisée du 16 octobre 1981.
De gauche à droite :
En haut : Henri TISOT, Augustin Isnard, Hubert Galaurchi, Clairin Bonnardel, Marcel Lungari, Georges Fresquin, Sebert, Robert Franchelo, Pierre Rigotti, Antoine Erutti.
Au milieu : Jean-Pierre Christol, Henri Dalen, Jean Grimaud, Philippe Gabrielli ?, Henri Pietri, Robert Terlay, Guy Boillon, Paul Bardiani, Georges Zunino, Gaston Lavato.
Assis : Pierre Julien, Jacques Zampatti, Leguen, Henri Pradier, Marcel Zadigan, Georges Borda, Jean Rinaldi, Jacques Jaubert, Jean Julien

Une autre photo, que j'ai découverte seulement au printemps 2011 chez une photographe de La Seyne :

Il s'agit apparemment de l'année scolaire 1946-1947, donc du CM1, mais je ne sais pas qui était le maître ou la maîtresse. J'y avais reconnu Henri, assis, bras croisés, 3e à partir de la gauche. Et je comptais d'ailleurs au début de l'été 2011, lorsque je pensais qu'Henri était arrivé comme chaque année à Sanary, la lui envoyer pour qu'il me confirme l'année et qu'il identifie le nom de ses camarades. Mais j'ai trop tardé. Et je n'aurai jamais la réponse car la nouvelle de la disparition d'Henri est tombée alors que mon courrier, avec notamment cette photo, était sur le point de partir...

Souvenirs de famille : les parents et grands-parents d'Henri TISOT

Dans mon enfance, mes parents connaissaient déjà bien, et depuis longtemps, ceux d'Henri. Et même nos grands-parents se connaissaient.

Mon père m’a en effet raconté qu’il avait déjà connu Félix TISOT en Tunisie, le père de ce dernier, Louis TISOT, ayant été affecté à l'Arsenal de Ferryville à partir de 1914, comme plusieurs autres Seynois, dont mon grand-père Simon AUTRAN.

Revenues à La Seyne au début des années 1920, plusieurs de ces familles avaient gardé le contact, et c’est ainsi que Simon AUTRAN était resté ami avec Louis TISOT, le grand-père d’Henri. Et comme Louis TISOT avait ce fameux cabanon près la route des Sablettes à hauteur de La Maurelle, et que mon grand-père habitait Mar-Vivo à partir des années 1930, il passait souvent, à pied ou à bicyclette, devant chez Louis TISOT, qu’il tutoyait, ainsi que son fils Félix. Louis TISOT était connu pour son phonographe, un appareil qui se remontait avec une manivelle, et sa collection de disques 78 tours d’airs d’opéra, dont il était passionné. Et quand Louis TISOT apercevait mon grand-père passant sur la route, il lui proposait d’entrer pour écouter un air d’opéra sur son dernier disque, et le forçait même à écouter le disque jusqu’au bout. Ce que mon grand-père n’appréciait guère car il n’était pas fan d’opéra, et surtout, il n’avait guère de patience pour écouter de la musique quand il avait quelque chose d'autre à faire.

Dans les années 1940, en pleine période de restrictions alimentaires, Félix TISOT essayait de faire encore fonctionner sa pâtisserie, mais plusieurs des matières premières, comme le beurre, manquaient complètement et ses gâteaux et biscuits étaient constitués essentiellement de farine (et encore, de quelle qualité de farine…). Un jour, mon grand-père passe devant la pâtisserie et vient à bavarder avec Félix. Celui-ci lui annonce qu’il vient de se procurer un nouveau four pour cuire ses biscuits. Un four particulièrement performant puisque, aux dires de Félix, il suffisait d’enfourner les pâtons et de compter 1-2-3-4-5, et c’était cuit ! Et il fait la démonstration à mon grand-père. Il s’agissait de fabriquer des biscuits secs (à la farine nature) sur lesquels il plaçait ensuite une petite cerise confite. Il enfourne et… se remet à bavarder. Au bout d’un moment, mon grand-père lui dit : « Mais, tu ne m’avais pas dit qu’il fallait compter 1-2-3-4-5 ? ». Oh N… de D… ! dit Félix, je les ai oubliés. Et il sort du four fumant la plaque de biscuits noircis. Mais, à cette époque il n’était pas question de jeter quoi que ce soit, et Félix allait quand même tenter de les vendre. Et aussi, pour faire plaisir à mon grand-père, il lui en proposa un à manger tout de suite, ce qui n’était pas à dédaigner en cette période de restrictions. Mais mon grand-père, qui s’était toujours nourri comme un oiseau et qui avouait n’avoir jamais eu faim pendant la guerre (alors que beaucoup avaient perdu 15, 20, voire 25 kgs entre 1940 et 1944), mon grand-père mordit dans ce biscuit brut (il n’y avait pas encore la cerise !) noirci et dur seulement pour ne pas vexer Félix TISOT. Et, au lieu de se réjouir d’avoir eu ce jour-là quelques grammes de nourriture à avaler, son commentaire (en provençal) fut : « Ai souffri ! ».

Mais, si j'ai gardé un parfait souvenir de Félix et Suzy TISOT, et de l'intérieur de leur boutique (qui était minuscule), la mémoire familiale ne m’a pas laissé de souvenir de la grand-mère d’Henri, Marguerite Marro (qui tenait auparavant une boutique d'épicerie et de fromages au même emplacement - ou peut-être tout à côté au n° 1 de la rue Carvin ?). J'ai eu naturellement une connaissance précise du personnage qu’elle était, vu qu’Henri, qui l’adorait, la dépeint en détail dans plusieurs de ses ouvrages. Je l’ai probablement rencontrée dans mon enfance, mais je ne la revois plus dans ma mémoire.

Etat-civil de La Seyne-sur-Mer, semaine du 30 mai au 5 juin 1937, mentionnant la naissance de « Tisot Henri-Augustin »
Extrait du Petit Provençal, 7 juin 1937




Les débuts d'Henri comme comédien et imitateur à La Seyne et à Toulon

Il faut se souvenir qu'Henri savait déjà, même à 11 ou 12 ans, remarquablement imiter les voix, notamment celles de ses professeurs. Ainsi, un jour que les élèves attendaient dans leur classe du collège Martini l'arrivée de leur professeur de mathématiques, M. DARY, Henri s'était discrètement glissé dans le couloir et surgit brusquement au devant de ses camarades en imitant l'accent corse particulièrement marqué du professeur : « È ! Le pllemier qui bouchhe, je lui mets 4 heulles ! ». Tous les élèves sursautèrent, croyant sur le moment que M. DARY venait d'arriver. C'était encore une farce d'Henri ! Mais c'est alors que le vrai M. DARY arriva dans le dos d'Henri et lui dit : « È ! Les 4 heulles, elles sellont poull vous, Monsieur TISOT ! ». [Scène qui nous a été rapportée par un camarade d'Henri, Daniel PROVOST].

En juin 1952, Henri TISOT obtint son Brevet d'Etudes Premier Cycle (B.E.P.C.) au Collège Martini.

Extrait du Petit Varois, 6 juillet 1952

Quelques jours plus tard, se produisit à La Seyne un épisode où Henri révéla ses talents de comédien.

Cet épisode a été raconté dans plusieurs des ouvrages d'Henri, ainsi que dans l'Histoire de l'Ecole Martini que mon père avait publiée en 1982. En voici l'extrait :

« À la fin de l’année scolaire 1951-1952, les chefs d'établissement, M. MALSERT et Mme TODESCHINI, décidèrent d'organiser une grande fête scolaire dans la salle de La Seynoise. Le programme de cette soirée comportait des chœurs, des déclamations, des scènes comiques, etc.

Entre autres saynètes, une classe du Collège Martini avait été chargée de jouer la fameuse Partie de cartes, ainsi que la Mort de Panisse, extraites de la Trilogie de Marcel PAGNOL.

Là, je tiens à consacrer quelques lignes à un fait inattendu qui devait décider pour une large part du destin d'un élève dont les talents artistiques se révélèrent brillamment à tel point que, par la suite, ses succès rejaillirent sur notre École Martini et même sur notre Ville de La Seyne.

Je veux parler du jeune Henri TISOT que le metteur en scène, le regretté professeur de Lettres M. TURQUAY, si mes souvenirs sont exacts, avait campé dans le personnage de Panisse.

Henri avait imité le grand acteur CHARPIN à la perfection. Son succès fut énorme. Le public avait bien ri à toutes ses répliques et il avait apprécié son grand talent. À la sortie, on entendait des exclamations :

- « Il est terrible, ce petit ! Il a vraiment la grande classe ! »
- « Mais il faut le pousser ! Il fera certainement carrière dans le théâtre ! »

Et Henri TISOT baignait dans la joie. Comme on le comprend !

Il racontera dans son livre Le copain et le cabanon, qu'il écrivit une quinzaine d'années plus tard, les impressions qu'il ressentit au sortir de cette première représentation en public. On peut y lire, entre autres : « Il n'y avait pas de doute, je devenais "quelqu'un" (...). Pour la première fois de ma vie, j'avais été pleinement heureux (…). Une fois sorti de scène, tout fut changé pour moi. Il avait suffi de cette demi-heure scintillante pour que le ciel m'apparût léger et l'air enfin respirable. Tout le monde, autour de moi, me considérait, je le sentis bien aux regards pleins d'envie de mes camarades, aux œillades des filles de l'école Curie dont les yeux s'étaient tout à coup remplis d'étoiles... ».

Tout le monde connaît la brillante carrière d'Henri TISOT dont cette soirée fut peut-être le départ décisif.

Avant de laisser ce souvenir agréable, je veux encore rappeler une phrase relevée dans Le copain et le cabanon. Henri nous fait part d'une réflexion d'un de ses professeurs qui lui dit au moment de cette fête de fin d'année :

- « Toi, tu verras ce que je te dis : tu passeras ta vie à faire le couillon sur les planches ».

À vingt ou vingt-cinq ans d'intervalle, si le hasard avait voulu que TISOT rencontrât cet ancien professeur, il aurait pu sans doute lui répliquer aimablement avec l'humour dont il a le secret :

- « Le plus couillon des deux n'était sûrement pas celui que vous pensiez, Monsieur le Professeur ».

Mais laissons également parler Henri, qui rappela encore cet épisode dans la préface de la nouvelle édition de l'Histoire de la Philharmonique La Seynoise qu'il eut la gentillesse de m'écrire en octobre 2010 :

« (...) Donc, pour la fête de fin d’année, après l’obtention du BEPC (brevet d’études du premier cycle), il avait été convenu que notre classe de troisième donnerait sur la scène de « La Seynoise », la célèbre partie de cartes de « Marius » de la fameuse Trilogie de PAGNOL « Marius-Fanny-César » et j’avais été désigné étant donné mes succès en récitation, pour interpréter le rôle de Panisse. Très vite je compris que j’allais y exceller pour la bonne raison que j’imitais à la perfection CHARPIN qui a créé le rôle auprès de RAIMU dans le film « Marius » mis en scène par Alexander Korda en 1931. Or, mon grand-père Louis TISOT était féru d’enregistrements, tant d’opéras que de succès du moment et il me passait sur son phonographe, le disque en cire de la partie de cartes à tout bout de champ. D’ailleurs, lui seul, selon ma grand-mère Marguerite, avait le droit de remonter le mécanisme du phono, personne d’autre ne devait y toucher. Les trois films cités faisaient les délices des Seynois chaque fois qu’ils étaient programmés à l’Odéon, ou bien au Rex, les deux cinémas de la ville. « Fanny » a été mis en scène par Marc ALLÉGRET et « César » par PAGNOL lui-même. Bref, j’ai été nourri de PAGNOL dès mon jeune âge.

C’est Monsieur TROUBAT, le professeur de gymnastique, qui avait en charge les répétitions qui s’opéraient le plus souvent dans une salle qui se trouvait en sous-sol de l’école Martini d’alors, dont le directeur était Monsieur MALSERT lequel était particulièrement craint. On ne le croisait qu’avec déférence.

Enfin, le soir de la représentation arriva, j’étais coiffé comme l’était CHARPIN dans le film, d’un chapeau mou beige et mon ventre avait été emprisonné et enroulé dans une taillole de la même couleur. Et ce qui devait arriver arriva !

Je n’obtins pas un succès, mais un triomphe. Le lendemain, les clients de la pâtisserie familiale firent des gorges chaudes à ma mère de mon interprétation : « Mon Dieu, madame TISOT, votre fils !... C’était le portrait craché de CHARPIN. Ce qu’il l’a bien refait. On aurait dit lui ! C’est un artiste votre fils ! ».

C’est après cette soirée que les filles de l’école Curie qui ne me regardaient pas jusqu’à présent, commencèrent à me faire de légers, de très légers clins d’œil qui me mettaient du baume au cœur. Tout cela je le dois à « La Seynoise » ! C’en était fait, ma carrière artistique pouvait commencer ».

Toute La Seyne, et surtout au bas du marché, parla longtemps de cette révélation d’Henri.

Il faut dire qu’à l’époque, surtout en Provence, plusieurs dialogues fameux de la Trilogie de PAGNOL étaient dans toutes les mémoires. Les gens s’en étaient imprégnés à partir de la lecture des livres qui reproduisaient la version de théâtre, et/ou des films Marius, Fanny, César qui étaient régulièrement diffusés sur les écrans de cinéma, notamment à La Seyne, à l’Odéon. Et beaucoup avaient aussi des phonographes et des disques 78 tours à partir desquels on pouvait écouter les principales scènes des films, notamment la partie de cartes de Marius et la confession de Panisse dans César. Mes parents avaient précisément ces deux scènes et, les ayant écoutées de nombreuses fois, je les connaissais par cœur (et aujourd’hui encore).

Quelques semaines après que Henri fut ainsi devenu célèbre à La Seyne, son père Félix ne cessait de raconter l’histoire à chaque client.

Un après-midi (sans doute fin 1952), j’étais avec ma mère et ma grand-mère dans la pâtisserie. Et Félix se mit à commenter de nouveau le succès d’Henri. Et il m’est resté cette phrase : « Au début, il [Henri] voulait à tout pris prononcer Panissé. Alors, je lui ai acheté le disque (sic) et lui ai fait écouter que c’était bien Panisseu ». Il devait s’agir du vieux phonographe de Louis TISOT, puisque Henri, un demi-siècle plus tard, quand il revenait sur ce sujet, imitait le bruit de ce phonographe au démarrage : « Rrrrrrrrrr... Et bien quoi, c'est à toi... Je le sais bien, mais j'hésite... etc. ».

Et deux ou trois années passèrent pendant lesquelles je ne sus plus très bien ce que devenait Henri. Je ne me souviens plus si mes parents en parlaient.

Je pense que les amis de sa génération devaient avoir plus de détail, mais moi je ne me mêlai pas à eux, à part des proches voisins comme Jacques GIRAULT ou Daniel PROVOST qui l’avaient côtoyé au collège Martini.

C'est alors que j'appris qu'Henri avait débuté une véritable carrière de comédien, en suivant des cours au Conservatoire de Toulon au travers de fragments de conversation entendus dans la pâtisserie, entre Félix TISOT et ses clients. Je crois aussi me souvenir que ma mère avait entendu une interview de Félix TISOT à la radio. Félix racontait ainsi qu’Henri allait - à l'insu de ses parents - au Conservatoire de Toulon, alors qu’il était censé suivre une formation de pâtissier, place Puget. L’emploi du temps d’Henri avait quand même fini par intriguer son père, qui avait d'abord pensé que, pendant ces moments où son fils disparaissait, c’était pour aller courir les filles… Et ce n’est que plus tard qu’il découvrit qu'Henri s’était inscrit tout seul aux cours particuliers du professeur LIZZANI, en vue de préparer le concours du Conservatoire !

Mais, ce n’est que bien plus tard que cette période du Conservatoire de Toulon (1952-1955), fut connue avec précision, lorsque Henri la raconta par le menu - en particulier son amitié avec Mireille AIGROZ (Mireille DARC) - dans son ouvrage Le fils du pâtissier (1985).


Henri TISOT, comédien à Paris

Ayant obtenu un prix d'excellence au Conservatoire de Toulon, Henri "monte" donc à Paris en septembre 1955. Il a 18 ans. Dans ma famille, on ne réalisa pas tout de suite qu'il était parti pour une carrière de comédien. D'ailleurs, pour une population ou dominaient les ouvriers du chantier ou de l'arsenal, les petits commerçants ou artisans, "artiste", était-ce un métier ?

Pourtant, dès 1957, le nom d'Henri et sa photo étaient apparus dans la presse locale :


Henri TISOT avec Maurice ESCANDE, doyen de la Comédie Française (Le Petit Varois, 20 juillet 1957)

Et on eut également quelques nouvelles par notre ami et voisin Jacques GIRAULT, qui poursuivait des études supérieures de Lettres à Paris et qui avait rencontré plusieurs fois Henri. C’est là que (vers 1957 ou 1958 ?) nous avions réalisé qu’Henri était effectivement entré à la Comédie Française. Le nom de Béatrix DUSSANE, son professeur, avait été prononcé. Ce nom m’était connu car une fois par semaine, à la radio, mes parents écoutaient une rubrique littéraire où elle intervenait dans un récit éblouissant.

Jacques GIRAULT, ayant appris qu’Henri jouait dans une pièce, était allé l’approcher à la « sortie des artistes ». Henri l’avait tout de suite repéré dans la foule et lui avait dit : « Toi, tu es de La Seyne ! ». Et ils s’étaient ensuite revus régulièrement.

Jacques GIRAULT nous avait alors raconté certains détails de la carrière d’Henri. Au début, il n’avait naturellement que de petits rôles, des rôles de "rondeur comique". J
acques GIRAULT nous racontait que, dans une pièce, il avait le rôle d'un personnage important pour l’action, mais il n’apparaissait qu’une fois sur la scène et n’avait que deux mots à prononcer...

Et comme 
Jacques GIRAULT écrivait quelquefois des articles pour Le Petit Varois, il avait écrit sur le « comédien seynois Henri TISOT ». Jacques Girault était allé aussi dans sa loge, une loge très sobre, revêtue d'une simple peinture unie, avec pour seul élément de décoration, une grosse cigale provençale en faïence jaune et noire accrochée au mur. Comme il s'habillait et se déshabillait dans sa loge, Jacques GIRAULT lui fit la remarque qu'il était resté du genre bedonnant. Et Henri avait répondu qu'il était comme il était, et qu'il ne ferait rien, qu'il ne suivrait jamais aucun traitement pour essayer de maigrir...

Voici d'ailleurs quelques articles écrits par Jacques GIRAULT dans Le Petit Varois - La Marseillaise au cours de l'été et de l'automne 1961.

Le Petit Varois - La Marseillaise, 14 juillet 1961

Le Petit Varois - La Marseillaise, 7 août 1961

Le Petit Varois - La Marseillaise, 1er novembre 1961

Et deux autres articles que lui a consacré Le Petit Varois - La Marseillaise en janvier 1962, dont l'un montre la photo de la grand-mère d'Henri, Marguerite Marro, qui avait été interviewée sur son petit-fils.

Le Petit Varois - La Marseillaise, 5 janvier 1962

Le Petit Varois - La Marseillaise, 5 janvier 1962, respectivement page 1 et page 10



Autre témoignage, de la part d'un ami commun, celui de Daniel PROVOST qui, se trouvant à Paris, était allé saluer Henri dans sa loge. Henri, encore costumé et maquillé, était alors en conversation avec une dame du monde, à l'accent "pointu" comme on dit chez nous. Et Henri bavardait avec elle avec le même accent : « Certain'ment médém, au r'voir médém ». Et dès que la dame fut sortie, Henri aperçut Daniel. Et ce fut alors « Hoou ! Danièlou ! », et « Hoou ! Riton ! », comme ils se disaient naguère au collège Martini. Et la dame parisienne sursauta et se retourna en entendant cet accent du Midi dans la bouche d'Henri, ne comprenant pas comment ça pouvait venir de la même personne que celle avec qui elle venait de bavarder.

Des nouvelles nous arrivaient également par la mère d’Henri qui allait régulièrement à Paris quand son fils était à la Comédie Française. Une fois, avait-elle raconté à ma mère, Henri l’avait emmenée au théâtre et se promenait avec elle dans un couloir ou un salon. Il la présenta à ses amis et collègues. Et l’un lui dit alors en aparté : « Alors comme ça, tu t’es trouvé une compagne… ». Et Henri se récria : « Mais c’est mère ! ». Et l’autre, incrédule, de dire : « Allez, va, à d’autres… Ta mère ! Et puis quoi… ». C’est ce que racontait Madame TISOT. Se vantait-elle un peu d’avoir été prise pour l’amante de son fils ? Peut-être pas, car elle était superbe et était restée longtemps très jeune de visage.


La célébrité avec l'imitation du général de Gaulle et la série Le Temps des Copains

Vers 1960, je ne savais plus très bien comment la carrière d’Henri se déroulait et je ne compris pas que son contrat de pensionnaire de la Comédie Française n'avait pas été renouvelé. Et c'est alors qu'on apprit par Jacques Girault qu’Henri s’était lancé dans l’imitation du général de Gaulle. Il avait, paraît-il pris un discours du général sur l’autodétermination de l’Algérie et changé le texte sur le thème de la circulation automobile à Paris. Et il déclamait ce texte en imitant à la perfection la voix du général. On ne réalisa pas immédiatement l’énormité de la chose. Personne n’avait osé imiter le général. On ne savait d'ailleurs généralement pas qu’Henri avait commencé depuis longtemps à imiter les voix de ses proches ou de ses professeurs. Et après plusieurs années à la Comédie Française où il avait appris à jouer et à poser correctement sa voix, cela lui donnait une stature beaucoup plus professionnelle qu’un imitateur ordinaire (spécialité qui était encore rare à l’époque).

Naturellement, nous avons eu par la suite (Le Fils du Pâtissier, 1984) tous les détails possibles sur ce qui se passa à l’époque, mais j’essaie de m’en tenir ici à mes propres souvenirs du moment. 


L'autocirculation (1961)
[Aujourd'hui, on peut encore écouter ce chef d'œuvre sur différents sites internet, tels que http://www.youtube.com/watch?v=vIUmKXe7OG8]

C’est ainsi que, quand on put écouter le disque de l’Autocirculation chez soi, on comprit l’ampleur du succès d’Henri dans la nouvelle voie qu'il avait trouvée. Car ce disque était un enregistrement intégral de la voix d’Henri, avec les rires et les applaudissements de la salle. Et l’imitation de la voix du général était si extraordinaire qu’on réalisa, cette fois, le talent extraordinaire d’Henri. Ce furent fous rires et délires dans les familles. C’est ce fameux disque qui, arrivé au moment où les pieds-noirs commencèrent à haïr le général, fut vendu à un million d’exemplaire, un avion spécial ayant été affrété pour alimenter le marché de l’Algérie encore française.

Un jour, nous avions amené mon petit électrophone Teppaz chez mon grand-père Simon, à Mar-Vivo, pour qu’il écoute ce fameux disque. Il savait vaguement qu’Henri avait commencé une carrière de comédien, mais quant à atteindre le succès et la célébrité, il était, comme beaucoup, dubitatif. Mais à l’écoute de ce disque, mon grand-père fut convaincu du talent d’Henri (qui n’avait alors que 23 ans). J’ai le souvenir de ce début de phrase du discours de de Gaulle : « Naturellement… », où ce simple mot prononcé déclenche des rires, puis des applaudissements sans fin. Et mon grand-père de reconnaître : « Té, aqui TISOT ! ». Ce qui voulait dire : « il a décollé, il a atteint le succès ». Car, je rappelle qu'à l’époque, pour beaucoup, être comédien n’était pas un métier. On ne se vantait pas d’avoir un comédien dans sa famille. J’en parle en connaissance de cause car le cousin germain de mon grand-père, Edouard AUTRAN, n’était autre que l’acteur Edouard Delmont, avec qui mon grand-père n’avait jamais tenu à entretenir de relations.

Et c’est vers cette même époque qu’Henri devint une célébrité en France avec le fameux feuilleton télévisé (réalisé par Robert Guez sur un scénario de Jean Canolle) Le Temps des Copains où il joue le rôle de Lucien Gonfaron, avec comme principaux partenaires Claude Rollet (Jean Delabre), Jacques Ruisseau (Etienne Chantournel) et Maryse Méjean (Maryse Mavaru). Il n’y avait alors qu’une seule chaîne de télévision, en noir et blanc. Donc, ce feuilleton diffusé avant le journal de 20 heures fut suivi par des millions de personnes. Et il y eut 117 épisodes, l'équivalent de 20 films long métrage !

L'affiche Le Temps des Copains
(Voir aussi à : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Temps_des_copains, à la page Facebook "Le Temps des copains",
ou à : http://www.ina.fr/video/CPF86657314/le-temps-des-copains.fr.html)
Le Temps des Copains, aujourd'hui réédité dans un coffret de 6 DVD



La presse locale relatait régulièrement les succès du Seynois Henri TISOT :

Le Petit Varois - La Marseillaise, 18 août 1961


République, 11 novembre 1961


Le Petit Varois - La Marseillaise, 30 novembre 1961



Le Petit Varois - La Marseillaise, 23 décembre 1961

Programme de télévision - annonce du feuilleton Le temps des copains
Le Petit Varois
- La Marseillaise, 24 mars 1962


Le Petit Varois - La Marseillaise, 22 avril 1962


Passage de deux des copains à La Seyne (Le Petit Varois - La Marseillaise, 17 juin 1962)
M. Vallet, président du Club des Amis de la Musique ; Henri Tisot ; Albert Laïk, membre du club ; Claude Rollet



Et il y eut encore plusieurs disques (titres, dates) que j'achetai au fur et à mesure de leur parution et que je faisais écouter à toute la famille, avec toujours la même admiration pour le talent d'Henri :



La dépigeonnisation (1962)

Mon week-end à Colombey (1964)
Lui ou Moi ? (recto) - Je m'accuse (verso) (1965)

Je possède encore tous ces disques (que j'ai par la suite gravés sur CD).

Mais il y en eut plusieurs autres dont j'ignorais alors l'existence. Voir, par exemple, à : http://www.encyclopedisque.fr/artiste/4590.html

Le 23 juillet 1963, Henri Tisot vient présenter ses talents d'imitateur au théâtre de verdure du casino des Sablettes, inauguré l'année précédente.

Le Petit Varois - La Marseillaise, 23 décembre 1963 (rétrospective de l'année 1963)

Dans ce même théâtre de verdure du Casino des Sablettes, il rencontre aussi un jour Johnny Halliday :

Extrait du Programme des festivités de la ville de La Seyne, année 1964





De rares rencontres avec Henri dans les années 60

Henri revenait encore régulièrement à La Seyne chez ses parents. Il y recevait quelquefois la visite de camarades de la CF ? dont Jean-Paul Belmondo. Ils étaient passés, venant peut-être de Saint-Tropez, voir Henri à la pâtisserie, en voiture de sport rouge, qui n'était pas passée inaperçue au bas du marché de La Seyne en pleine cohue. Le délire chez les filles du collège Curie qui avaient tout de suite reconnu Belmondo et qui essayaient de l'approcher !

Mais, personnellement, au milieu des années 60, je n’avais pratiquement jamais revu Henri, ni à La Seyne, ni à Paris. Je ne connaissais de son visage, que le portrait de ses pochettes de disques ou des articles de journaux le concernant.

Une seule fois, je l'avais aperçu un matin au bas du marché, au faîte de sa gloire, l'été 1962 ou 1963 ? Il allait, venait, rendant visite à tous ses anciens amis et voisins commerçants du bas du marché. Vêtu d’un simple slip de bain court. Un de mes amis qui ne l’appréciait guère, avait dit : « Bof, il se pavane ». On ne voyait et on n'entendait en effet que lui. Et mon groupe d'amis n'avait pas cherché à l'approcher.

Quelques années passèrent encore. A partir de septembre 1965, j'habitais moi aussi à Paris, où je poursuivais mes études. Mais je ne fréquentais pas les théâtres où Henri devait jouer à cette époque. Si j'allais parfois au théâtre, c'était surtout à la Comédie Française, avec certains camarades de promotion (nous avions accès aux "mardis habillés" réservés aux porteurs de smokings ou autre tenue de soirée...). Mais Henri n'y jouait plus à cette époque. En novembre 1966, j'étais élève-ingénieur stagiaire au Salon International de l'Alimentation (SIAL), au CNIT, quartier de la Défense. Un jour que ma jeune épouse était venue me rejoindre pour visiter le Salon, nous entendîmes une annonce au micro : la venue de plusieurs célébrités de l'époque, dont Henri TISOT. Ces célébrités étaient invitées à entrer dans un libre-service où étaient proposés des produits alimentaires nouveaux, ou exotiques, et à se servir gratuitement de tout ce qui pouvait les attirer. Chacun se servait avec discernement, sans abuser de la situation (sauf, avait-on rapporté, le nommé Antoine qui n'avait pas hésité à emporter dans son chariot plus de 100 000 AF de marchandises...). C'est là que, en fendant une foule compacte de curieux nous pûmes approcher de la file de ces "people", avec leurs chariots. Et j'aperçus facilement (et surtout j'entendis) Henri qui, avec sa verve habituelle, commentait les curiosités alimentaires pui étaient présentées. Et alors, en faisant pression sur le cordon de policiers qui empêchait la foule d'approcher de trop près, j'essayai d'attirer l'attention d'Henri. Mais si j'avais appelé Henri, ou TISOT, il ne se serait pas retourné car tout le monde le connaissait par son nom. J'eus l'idée d'appeler : « Alors, La Seyne ? ». Et, naturellement, en plein Paris, ce mot de La Seyne le fit se retourner. Je lui dit : « Vous me connaissez ? ». Il me répondit : « Oui, oui oui ». Nous échangeames 2-3 phrases. Il me demanda ce que je faisais à Paris. Je lui dit : « C'est mon École qui est ici ». Et puis, il continua son chemin. Mais, il raconta ou écrivit à sa mère qu'il avait vu le fils AUTRAN. Et sa mère le rapporta à ma mère à leur première rencontre. Alors, Suzanne TISOT dit à ma mère : « Que Jean-Claude vienne à la pâtisserie à Noël, Henri sera là, ils pourreont se revoir et parler ». Nous voici un matin pendant les vacances de Noël 1966 à la patissserie. Madame TISOT appelle Henri, qui arrive. Nous échangeons une phrase : « Ah ! Oui, je vous avais vus à Paris, je me souviens, au Salon de l'Enfance, euh... non, au Salon de l'Alimentation ». C'est alors qu'Henri fut appelé à l'extérieur du côté de chez Villedieu, et il partit aussitôt en disant : « Je reviens ». Mais, après une quinzaine de minutes, voyant qu'il ne revenait pas, nous sommes partis, pensant peut-être le revoir plus tard ou une autre fois.

Mais nous ne sommes plus revus, et ce pendant près de 35 ans !

J'eus, naturellement, des nouvelles régulières d'Henri par mes parents, qui continuaient à fréquenter Félix et Suzanne TISOT. Mon père avait un jour raconté en famille que, lors d'un interview, Henri avait dit de lui : « Autran, c'est un communard, mais c'est quand même un bon type ! ». Une autre fois, lors d'une émission de télévision à caractère culinaire, on lui demanda : « Est-ce que vous aimez les trimpes, Monsieur Tisot ? ». Il répondit : « Des tripes, j'en mangerais sur le crâne d'un rascous ! ».

C'est l'époque (1967) où Henri publia son premier ouvrage Le Copain et le Cabanon [voir ci-dessous], un peu en mémoire de son grand copain Maurice BONET, décédé à l'âge de 28 ans à la suite d'un banal accident qui se produisit dans le virage de La Maurelle, tout près du cabanon de la famille TISOT.

Les années passèrent ainsi, mais un jour, en 1974, ce fut le départ de ses parents de La Seyne. Leur pâtisserie vendue, ils s'installèrent à Paris auprès de leur fils.

A ce sujet, il me revient une conversation que mon père avait eue avec Félix peu avant qu’il ne quitte La Seyne. Félix peignait, par plaisir, depuis de nombreuses années, des paysages provençaux, des barques, des motifs de la mer. Et il avait accumulé pas mal de toiles dont certaines étaient exposées dans son salon. Un jour un connaisseur de peintures vint chez lui et, voyant ces tableaux lui demanda : « Qui est-ce qui a peint tout ça ? ». Et Félix répondit : « Mais c’est moi ! ». Alors le visiteur lui dit, mais vous savez que des toiles comme ça, ça vaut de l’argent. Moi, ce tableau, je vous en donne 50.000 francs (anciens), celui-là, 100.000. Alors Félix, dans sa tête, fit un rapide calcul… Et il se dit : « Comme ! Y a cinquante ans que je me grille le museau devant ce four de pâtissier, et avec les tableaux que je peins - par plaisir - je peux gagner plus qu’avec la pâtisserie !! Tè je vends tout, je continue à peindre, et je pars à Paris auprès d'Henri ! ».

Avec sa tchatche, Félix se fit rapidement connaître dans le VIIIe arrondissement de Paris et dans le milieu de la peinture. Mais il n'y vécut malheureusement pas longtemps puisqu'il y mourut le 5 mai 1979, à l'âge de 65 ans. Il sera inhumé quelques jours plus tard dans le caveau familial de La Seyne. Mon père était présent à ses obsèques et une photo émouvante sera publiée par Henri dans son ouvrage suivant.

Photo extraite du livre Le fils du pâtissier (1985)

Les nouvelles que j'eus d'Henri s'espacèrent. Je vis naturellement jouer Henri dans quelques rares films au cinéma (Heureux qui comme Ulysse, 1970, avec Fernandel) ou téléfilms (Oscar et Valentin, 1986, avec Ronny Coutteure, considéré comme son "sosie"). Mais, comme je ne fréquentais pas les théâtres où il jouait à l'époque, je n'avais plus d'occasion de le rencontrer. Et puis, à mes yeux, c'était une "vedette", célibataire, menant une vie d'artiste dans son monde à lui. Moi, j'étais un jeune chercheur scientifique, rangé, absorbé par mon travail, ma femme et mes enfants. A ce moment-là, qu'aurions-nous trouvé de pertinent à nous dire au delà de quelques secondes si nous nous étions rencontrés ?




Les années 80, notamment l'émission télévisée Avis de Recherches en 1981

Entre temps, il y eut cependant, en 1981, un évènement marquant pour les Seynois. Ce fut l'émission de télévision Avis de recherche dont la vedette était Henri TISOT.

L'objet était de retrouver un maximum d'anciens camarades d'Henri (de cette fameuse classe de CM2 1947-1948 dont nous avons montré la photo ci-dessus) et de les faire se rassembler à Paris, accompagnés de leur ancien maître Marius AUTRAN, lors d'une émission de télévision animée par Patrick Sabatier, puis lors d'un dîner offert par Henri TISOT au Pré Catelan (Bois de Boulogne).

Var-Matin, mi septembre 1981

Var-Matin, 28 septembre 1981

Télé 7 Jours, page du vendredi 16 octobre 1981

Var-Matin, 16 octobre 1981

On reconnaît, au centre, Marius AUTRAN, et, un peu plus à gauche (avec attaché-case et imperméable), Maurice BLANC, Maire de La Seyne

L'émission se prépara plusieurs semaines à l'avance. Le moindre détail devait être fixé. Mon père reçut plusieurs fois des appels téléphoniques de Patrick Sabatier afin que chaque détail soit fixé. Il était prévu qu'un bus amène tout le monde de La Seyne à Marignane, que l'avion les dépose à Orly et qu'ils se retrouvent dans les tudios. Il était prévu d'offrir notamment à Henri un agrandissement encadré sous verre de la photo de la pâtisserie, avec Henri et ses parents à la fin des années 40, qui a été montrée également ci-dessus.

Ayant suivi en direct l'émission depuis Montpellier où j'habitais, je me souviens d'Henri redécouvrant ses camarades l'un après l'autre (plus de 30 ans après), avec force exclamations et plaisanteries, y alla de sa verve durant toute l'émission où il occupa presque tout le temps de parole, et où Patrick Sabatier eut beaucoup de mal à diriger le débat et à terminer avant que l'antenne ne leur soit coupée. Comme mon père était en phase de rédaction de son Histoire de l'Ecole Martini, il était prévu qu'il annonce à l'antenne la parution prochaine de son livre. Le temps passait, Henri était intarissable. Patrick Sabatier annonce qu'ils n'avaient plus qu'une minute. Et mon père de dire à voix haute « Et cette minute, il me la faut ! ». Enfin, le micro lui fut confié et il put, en quelques phrases, parler de son livre et de rappeler le passé glorieux de notre Ecole Martini, de vanter la qualité de ses anciens maîtres, l'enseignement d'exception qui avait été donné à des générations de jeunes Seynois, et qu'il en était sorti « des techniciens, des cadres, des professeurs, des ingénieurs, des pilotes,... de tout quoi ».

Une anecdote m'a été racontée ensuite par mon mère à propos de cette émission, au sujet de la photo qui devait être offerte à Henri pendant l'émission. C'est mon père qui avait eu la charge de transporter le grand et fragile tableau sous verre, dans le bus, puis dans l'avion, puis dans le métro, puis jusqu'aux studios. Et alors, au moment de commencer le tournage, un technicien vint lui dire : « pas question d'amener cet objet sur le plateau à cause des reflets occasionnés par la plaque de verre ». Et mon père de s'insurger : « Comme ! Je transporte ce cadre depuis La Seyne pour l'émission, dans les bus, l'avion, le métro, etc. et au moment de tourner, on me dit qu'il ne peut pas être montré ! ». Finalement, un arrangement fut trouvé, et sous certaines réserves d'angle de présentation, la photo sous verre put être offerte en direct à Henri.

Le soir, un somptueux repas fut offert par Henri au Pré Catelan. Je n'ai pas conservé de souvenir, je n'ai aucune photo de cette soirée, sauf que certains du groupe, après le repas, étaient allé promener sur les Champs Elysées et que l'un d'eux (je n'ai pas retenu son nom), plus dragueur que les autres, était allé aborder quelque fille pour s'enquérir du tarif : cinq cents francs. Et il raconta ensuite aux autres : « Tu te rends compte des prix à Paris : elle me demandait cinquante mille francs ! ».


A noter que les 21 et 22 avril 1985 à Paris, Henri Tisot participa aux Journées du tourisme varois à Paris

Bulletin municipal, mars-avril 1985



Le 5 juillet 1986, Henri Tisot participe à la soirée de gala des « Napoléon d'Or » à La Seyne, au Fort Napoléon, soirée-spectalce présidée par le maire, M. Charles Scaglia. A cette occasion, un Napoléonn d'Or est remis à Henri Tisot par l'actrice Catherine Rouvel. La semaine suivante (10 juillet), Henri vient à La Seyne, Papeterie du Centre, dédicacer à ses amis seynois et varois son dernier ouvrage Le fils du pâtissier.

Var-Matin, 7 juillet 1986


Quelques années plus tard, interviewé par Bernard Oustrières, il s'exprime aussi dans la presse locale varoise à propos des élections municipales à La Seyne :

Var-Matin, 11 juin 1995

On y trouve notamment ces passages :

Var Matin : Henri Tisot, l'idée de vous présenter aux élections municipales à La Seyne, ça vous a chatouillé ou ça vous a grattouillé ?
Henri Tisot : Je dirais plutôt caressé, mais comme un zéphyr. Cela remonte à plusieurs années. Ce fut une sorte de chant de sirène intime - celle qui sommeille dans le cœur de chaque homme - auquel j'ai su résister. Heureux qui comme Ulysse parvient ainsi à museler des élans aventureux tout en tirant profit d'une expérience non accomplie dans la mesure où l'idée même de la tenter engendre toute une macération philosophique.

V.M.: Que vous a-t-elle inspiré ?

H.T.: Je me suis rendu compte que si j'avais été élu maire de La Seyne j'en serais devenu aussi, spontanément, la mère. Et, me connaissant comme je me connais, j'aurais élevé cet enfant comme une mère abusive car je suis terriblement perfectionniste. Je n'aurais pas admis les négligences, les inélégances morales, les impolitesses, l'aspect souffreteux et les inconduites coupables. Et je me serais montré intraitable tant que cette Seyne ne serait pas devenue un adulte digne de ce nom, respirant la santé, la prospérité, maître de son destin. Vous voyez d'ici à quel péril vous avez échappé...

V.M. : A l'heure actuelle, comment jugez-vous votre petite patrie ?

H.T. : Oh ! Je ne me permettrai pas de la juger. Paraphrasant de Gaulle, je dirai que je me suis toujours fait une certaine idée de La Seyne et que ses drames m'atteignent comme l'effondrement de juin 40 atteignit le Général. La disparition des chantiers navals, c'est notre Munich. Notre ville ressemble à la France d'alors: exode, misère, angoisse ... Elle a l'air d'un malheureux enfant hémiplégique dans un fauteuil roulant. Et, faute de pouvoir lui ordonner: "Lève toi et marche !" j'aimerais lancer moi aussi un appel du 18 juin, un appel à la résistance car après tout, La Seyne n'a jamais perdu qu'une
bataille et elle a tout l’avenir devant elle.

(…) Le maire de La Seyne, pré-sélectionné aujourd'hui et élu dimanche prochain sera donc bien la mère de La Seyne future. Mais dites, j'aimerais profiter de l'occasion pour adresser à tous, depuis Paris, un énorme baiser. Car ces enfants de La Seyne, ceux de souche comme les tout nouveaux, eh bien, voyez vous, je les adore et je pense à eux très souvent.



Redécouverte de la personnalité d'Henri au début des années 2000

De nombreuses années passèrent encore où j'avais perdu tout contact avec Henri. J'étais alors installé à Montpellier, venant de temps en temps à La Seyne. Mais il n'y avait plus de pâtisserie TISOT. Je ne savais plus très bien ce que faisait Henri, s'il jouait encore, et où. Je ne me souvenais plus que son père avait une villa à Sanary et qu'Henri y revenait tous les étés avec sa mère.

On ne voyait d'ailleurs plus guère Henri à La Seyne et beaucoup de jeunes n'avaient jamais entendu prononcer son nom. Pourtant, un hommage important lui fut rendu à La Seyne à la fin des années 1980 par la municipalité de Charles SCAGLIA, qui baptisa « Espace Henri TISOT », puis « Centre Culturel Henri Tisot », la salle municipale et culturelle de La Seyne-sur-Mer au quartier Berthe, avenue Jean Bartolini.

Mais mon attention fut attirée sur Henri durant l'année 2000 lorsqu'on le vit jouer à la télévision, le rôle de Panisse - qui avait été celui de ses débuts en 1952 à La Seyne - dans une réédition de la Trilogie de Marcel Pagnol (voir ci-dessous).

Peu après, en décembre 2000, alors que mon père venait de publier son Tome IX des Images de la vie seynoise d'antan, je découvris un jour dans le courrier de mon père une carte écrite de la main d'Henri TISOT, dans laquelle il lui commandait deux exemplaires de ce dernier livre, l'un à offrir à son oncle Pierre OLLIVIER (le mari de sa tante Malou), à La Seyne, l'autre à son ami journaliste Bernard OUSTRIÈRES, à Six-Fours. Et, peu après, c'était la période de Noël, pendant un repas, le téléphone sonne. Mon père ne pouvant se déplacer rapidement, je vais décrocher et j'entends : « C'est Henri TISOT », une voix que je n'avais plus entendue depuis des décennies. Je me présente : « Jean-Claude AUTRAN ». Il me dit : « J'avais compris » (car ce n'était pas exactement la voix de mon père). Le temps que mon père arrive pour répondre à Henri, nous échangeons deux ou trois phrases banales - en nous vouvoyant - du genre « Comment allez-vous ? » - « Hé oui ! Les années ont passé... ». Henri voulait seulement savoir si mon père avait reçu son chèque pour les deux livres. Le chèque n'arriva qu'un ou deux jours plus tard. Et, avec mon père, nous allâmes amener les livrer à leurs destinataires, avec qui je fis d'ailleurs connaissance ce jour-là.

C'est seulement à cette époque, à la suite de ce bref échange au téléphone, que j'interrogeais mon père à propos d'Henri. Je pensais que, vu la notoriété d'Henri, mon père devait le vouvoyer, même si c'était son ancien élève. Mais non, mon père le tutoyait toujours, et Henri avait gardé sa simplicité. Toutefois, la personnalité d'Henri, après plus de 40 ans dans le milieu des acteurs, comédiens et autres artistes, où il avait côtoyé les plus grands, n'allait pas sans me fasciner un peu. Et, de ce jour, je me mis en tête de chercher un moyen de renouer avec lui. Me faire admettre parmi ses amis fut une sorte de défi que je me donnai. Sans doute - vanité ou fanfaronnade de ma part - une manière de me distinguer (alors qu'au plan professionnel mon départ à la retraite s'approchait), de me faire admirer de mes amis et du reste de ma famille.

Je conservai donc précieusement, la carte avec l'écriture d'Henri, et même, ce que je considérai à l'époque comme une précieuse relique ! la copie de son chèque, avec son adresse à Paris et sa signature.

Je me mis ensuite à lire en détail le livre Le Fils du Pâtissier, qu'Henri avait publié en 1985, que mes parents avaient aussitôt acheté, mais que je n'avais auparavant que feuilleté. Je commençai donc à m'imprégner de tous les récits qu'il y faisait de sa vie, à La Seyne, puis à Paris, et de sa carrière. C'est dans cet ouvrage qu'Henri livre sans détours au lecteur son homosexualité. Cela devait être très connu parmi ses proches, avant même ses débuts à la Comédie Française. D'autres devaient bien un peu s’en douter, mais cela ne se disait pas. Les détails donnés dans ce livre à une certaine page 80 avaient cependant choqué mon père et peut-être quelques Seynois.


Le Fils du pâtissier, ou Le passé à venir, Plon, 1993 (ISBN 2-259-01411-9)

Je voulus aussi lire Le Copain et le Cabanon, que mes parents avaient acheté dès sa parution, et que je n'avais jamais vraiment lu. Mais il avait disparu de chez mes parents, comme bien d'autres ouvrages qu'ils avaient prêtés et qui ne leur avaient jamais été rendus... Ce livre étant épuisé depuis longtemps en librairie, je pus néanmoins en trouver un exemplaire d'occasion, par Amazon ou Fnac.com, je ne sais plus, et qui me sera plus tard dédicacé par Henri.

Le Copain et le cabanon, Hachette, 1967




Les retrouvailles à Sanary en août 2001

Pour renouer avec Henri, il fallait trouver un prétexte pertinent pour attirer son attention. J'avais pour cela deux moyens que je décidai d'utiliser simultanément : les ouvrages de mon père sur l'histoire de La Seyne (que j'étais en train de numériser afin de les mettre en ligne sur un site internet), et aussi la généalogie que je pratiquais en amateur (voir ci-dessous, le paragraphe généalogie d'Henri TISOT).

La fin de l'année 2000 était en effet l'époque, où, lors du 90e anniversaire de mon père (2 décembre), j'avais commencé à créer un site internet pour y héberger ses ouvrages. M'inspirant du titre d'un site littéraire qui venait d'être créé (Site-Molière.com), j'avais commencé à construire le site internet de Marius Autran. Mais Henri, s'il savait utiliser un PC portable, n'avait pas encore d'accès à internet. Dès le début janvier 2001, alors que mon père lui avait fait parvenir son dernier livre (Tome VII), je lui envoyai donc, avec ma carte de vœux, un CD-ROM dans lequel j'avais gravé, au fromat pdf, le Tome I des Images de la vie seynoise d'antan, accompagné d'un courrier où je lui rappelais brièvement qui j'étais, ce que j'étais devenu, avec une photo de ma famille au complet prise lors des 90 ans de mon père. Voici les réponses d'Henri :


Comme on peut le lire, il me répondit alors : « Vous... ou tu as fait des enfants à ma place, n'en ayant pas fait ». Et aussi qu'il n'avait pas pu lire le contenu de ce CD-ROM (que j'avais gravé depuis mon Macintosh...). [Il ne savait pas non plus comment on insérait un CD, si c'était la face gravée vers le bas, ou vers le haut ?]. 

Je m'excusai alors du dérangement et, fin février, je lui renvoyai cette fois, correctement gravé pour PC, un autre CD-ROM avec les Tomes I et II de mon père. 

Courrier que j'adressai à Henri le 25 février 2001.
Cher Henri TISOT,
Merci infiniment pour votre aimable carte, qui répondait à l'envoi, le mois dernier, d'un CD-ROM contenant le Tome I des « Images de la vie seynoise d'antan » de mon père.
Je suis navré que vous n'ayez pu ouvrir ce CD sur votre PC. J'aurais dû d'ailleurs me douter que mon format Macintosh n'était pas universel.
Pour cette raison, et avec mes excuses, je renouvelle mon envoi avec un CD-ROM que j'ai gravé pour être en principe lisible indifféremment sur PC ou sur Mac.
Vous ne perdrez rien au change puisque ce nouveau CD contient à la fois le Tome I de la série « Images de la vie seynoise d'antan » et le Tome II dont je viens de terminer la numérisation.
Par ailleurs, le site internet dont je vous avais parlé devrait être prochainement ouvert, j'espère d'ici une quinzaine de jours, à l'adresse suivante :
http://jcautran.free.fr
Restant à votre disposition pour toute information que voussouhaiteriez obtenir sur l'histoire de La Seyne.
Recevez, Cher Henri TISOT, l'expression de mon meilleur souvenir.
Jean-Claude AUTRAN
PS. Veuillez excuser ce type de courrier imprimé, mais j'écris tellement mal à la main que c'est devenu ma seule façon de communiquer de manière lisible.

Nouvelles difficultés, car il n'avait pas d'Acrobat Reader d'installé. Et en plus (2 mars 2001), appel furieux d'Henri reçu par Yolande à la maison : « ce CD-ROM m'a foutu un bordel pas possible dans mon ordinateur ! ». Je le rappelai alors le soir pour s'expliquer calmement. Il se fit réparer son ordi, du moins restaurer des options du système qui avaient du être dérangées, je n'ai jamais su pourquoi, et tout rentra dans l'ordre.

Dès la seconde ou troisième conversation que nous aurons au téléphone, alors que je le vouvoie, il me coupe pour dire : On se dit « tu ». Depuis ce jour nous nous sommes toujours tutoyés. Et il y aura alors régulièrement des échanges téléphoniques entre nous, parfois aussi de brefs courriers manuscrits, souvent sur des questions d'informatique et d'internet. A l'époque (début 2001), il n'était pas du tout convaincu de l'intérêt de se connecter à internet (« pour lire les conneries des autres... »). Mais il changera d'avis très vite puisque dès le 30 août 2001, il m'écrivit pour me dire : « Ça y est, je suis branché COMPUSERVE. Mon E.MAIL : Henri TISOT@CompuServe.COM ». Et il deviendra par la suite un grand utilisateur d'internet dont il reconnaîtra les possibilités extraordinaires. Au téléphone, il revient aussi souvent (et il s'insurge) sur la situation économique, politique et morale de la France, qui l'inquiète de plus en plus au fil des années. Il hait particulièrement l'Amérique et, lorsqu'il commence à recevoir des "spams" dans sa messagerie, il en déduit que cela vient forcément d'Amérique, preuve que c'est bien « un pays de merde »...

Après les échanges fréquents et amicaux que nous avions au téléphone pendant tout le premier semestre, je me sentis autorisé à lui proposer une invitation à se revoir. Dans ma famille, on n'imaginait pas que cela fut un jour possible. « Tu crois qu'on pourrait avoir un jour Henri TISOT à la maison ? ».

Je téléphonai donc à Henri un jour du mois d'août 2001. Je lui dis que nous étions à La Seyne pour quelques jours, que mon vieux père (91 ans) aurait bien aimé revoir encore une fois son ancien élève, etc. Il ne dit pas non mais préféra que nous venions plutôt chez lui à Sanary. Il fut facile de trouver une date qui nous convienne car son agenda n'était finalement pas très chargé. Mais il préférait qu'on fixe une date proche car il aimait bien gérer [au fait, il n'aimait pas le mot gérer, tout comme y'a pas d'souci...] son emploi du temps au jour le jour. Quand on lui proposait, en juin, un rendez-vous précis pour, par exemple, le 27 octobre, il répondait qu'il ne pouvait pas savoir ce qu'il allait faire ce jour-là, et il me dit : « le 27 octobre ! Hé bè... besai saren mouart... ».

Finalement, nous prîmes rendez-vous pour le lendemain, 21 août, mais il y eut encore un problème car nous ne pouvions pas venir sans être accompagnés de nos enfants (qui avaient alors 11, 7 et 3 ans). Et il y eut une réticence de sa part, car il dut imagniner que cette marmaille allait courir dans son jardin, toucher à tout, et taquiner ses canaris. Mais je lui dit qu'il n'y aurait rien à craindre, qu'ils étaient bien élevés et qu'ils ne bougeraient pas. Ce qui fut le cas d'ailleurs.

Arrivés chez lui, à la Villa des Marguerites, nous fûmes d'abord reçus par Madame TISOT, très émue de revoir mon père après autant d'années, et de constater qu'ils sont devenus, l'un et l'autre, si vieux. Henri arriva ensuite. Il y avait donc près de 35 ans que je ne l'avais pas revu ! Je fus un peu surpris par sa petite taille (que j'avais oubliée - pour quelqu'un qui a imité le Général), son style, ses cheveux longs coiffés en arrière à l'époque, ses vêtements d'été tout simples et de couleur vive, avec lesquels je le verrai souvent par la suite.

La conversation va tourner autour de ses activités : il est à la retraite d'acteur, mais accepte de temps en temps un rôle au théâtre ou à la télévision - et pendant cette période, il nous explique que sa pension est suspendue. Ce fut le cas lors de son récent tournage dans la Trilogie marseillaise : Marius, Fanny, César, de Nicolas Ribowski, où il tenait le rôle de Panisse

Henri TISOT dans le rôle de Panisse (2000) Henri TISOT (Panisse), avec Gaëla LE DEVEHAT (Fanny)

Mon père lui dit qu'il avait beaucoup apprécié sa prestation dans ce rôle de Panisse [c'était celle de ses débuts à la fête des écoles de La Seyne, 50 ans plus tôt - il ne pouvait donc pas mieux se sentir que dans ce rôle]. Et on parle aussi de la critique - quasi unanime, à l'époque, parmi les téléspectateurs - du choix des autres acteurs, dont certains n'avaient pas du tout l'accent marseillais. « A part Monsieur TISOT, aucun n'était vraiment à sa place », écrivit quelqu'un. Mais Henri s'en expliquera très clairement : Monter une telle émission coûte X millions de francs. Si on n'a pas une audience de plusieurs millions de téléspectateurs, le producteur n'entre pas dans ses frais. Or, si vous mettez un César, excellent, talentueux et au vrai accent marseillais, mais peu connu vous n'aurez pas 200 000 téléspectateurs et ce sera un échec. Aucun producteur ne s'y lancera. Mais si vous mettez Roger Hanin à l'affiche, quel que soit son accent, et quel que soit le sujet, vous êtes assurés de dépasser les 4 ou 5 millions de téléspectateurs. Et l'émission atteint sa rentabilité. Voilà la réponse à « Pourquoi ils ont mis un César qui a l'accent pied-noir ? ».

Voici, au passage, d'autres cartes, retrouvées plus récemment, qu'Henri avait adressées à mon père à la suite de la parution de l'un de ses livres. Toujours écrites dans le même style. Elle ne sont pas datées. Mais la première doit être de janvier 1995 puisqu'elle mentionne l'Histoire de La Seynoise, que mon père avait publiée en 1984 Les deux autres sont probablement de 1999 après la parution du tome VII des Images de la vie seynoise d'antan de mon père.


Vœux d'Henri Tisot, janvier 2004, avec la photo de sa crèche



Et puis, il nous parle de ses recherches sur la religion, de ses ouvrages parus et en cours. J'avais d'ailleurs apporté les divers ouvrages que je possédais de lui pour lui faire dédicacer, ce qu'il fait bien volontiers. Il me fait ensuite venir dans son bureau où il est en train d'écrire un nouveau texte « Pas de fruit sans arbre » à l'aide son PC portable et il m'en donne une copie. 

Pas de fruit sans arbre
(texte dactylographié qu'Henri m'avait communiqué le 21 août 2001)

Du fait d’une certaine célébrité qui auréolait ma carrière, du jour où l’on a appris que j’étais croyant, le public a cru que le Bon Dieu m’était tout à coup tombé sur la tête et en a conclu à une conversion.
Je ne me considère pas comme étant un converti et je crois plutôt que Dieu m’avait désigné dès le ventre de ma mère. « N’est-ce pas moi qui vous ai choisi ? » dit Jésus à ses disciples. Sur le chemin du Christ j’ai cheminé pas à pas, et ce n’est que bien plus tard en me retournant en arrière pour voir d’où je venais que j’ai peu à peu pris conscience que la route que j’avais suivie avait été tracée pour moi à mon insu. De toutes les façons, je n’avais guère le choix avec une grand’mère qui s adonnait avec ferveur au prosélytisme et qui conduisait de gré ou de force toute la famille à l’église à l’exception de son mari communiste invétéré. N’était-ce pas la Providence qui l’avait placée à mes côtés ?
Tout jeune, très vite je me suis senti « à part », à part des autres à cause d’un sérieux embonpoint dont les sucreries de la pâtisserie familiale étaient cause et qui avaient fait de moi la risée de mes petits camarades. Je suis né en 1937.
Et voilà qu’un jour de 1943, les nazis « ramassent » deux de nos proches voisins, Simon, le père (47 ans) et Maurice, le fils (14 ans) parce qu’ils étaient juifs, bref, des gens à part... eux aussi. Dès cet instant, je deviens juif dans ma tête ce qui me permet de troquer le comique de mes kilos en trop contre le tragique qui mène - je ne le sais pas encore - à Auschwitz.
Ce petit garçon qui s’appelle Henri Tisot va mettre un certain temps à apprendre que ce Jésus devant qui sa grand-mère le conduit à l’église est juif lui aussi et donc « à part ». Et il en conclura que les nazis n’ont pu le « ramasser » du fait qu’il était cloué sur la croix.
Toujours est-il, que, bien que beaucoup de choses se mélangeassent dans la tête du jeune Henri Tisot parvenu à 17 ans à Paris,...
lire la suite

Puis, nous revenons sur la terrasse et il part dans de grandes envolées sur le sens hébreu de tel ou tel terme, et au bout d'un moment, on a quelque peine à le suivre et mon père s'impatiente car ces sujets ne le passionnent guère... Heureusement, c'est l'heure de goûter à la pizza qu'il a commandée et au champagne qu'il nous propose.

Et puis, j'amène la conversation sur les données généalogiques que j'avais rassemblées sur ses ancêtres et je lui donne une nouvelle version de son arbre, avec les fratries complètes de ses ancêtres, côté TISOT (voir ci-dessous dans le paragraphe Généalogie de la famille TISOT).

Vers 20 heures, nous nous apprêtons à rentrer chez nous. Il nous raccompagne dans le jardin. Son attention est attirée par ma voiture (j'avais alors une Chrysler Le Baron). Lui avait une Honda Prélude. Et, des voitures, la conversation repart sur d'autres sujets. Je ne sais plus pourquoi, au moment de se séparer, il se met à nous parler de François Mitterrand, qu'il admirait pour sa culture et sa finesse. Il nous dit l'avoir rencontré une fois, un an exactement après son élection, le 10 mai 1982. Et il lui avait dit « Bon anniversaire, Monsieur le Président ». Et Mitterrand de lui répondre avec malice [Henri imite sa voix] « Je croyais... que mon anniversaire... était le 26 octobre...]. Et il rajoute, Mitterrand, c'était quelqu'un, alors que, l'autre (avec une autre anecdote à l'appui), « Chirac, c'est un con ! ».

Deux photos furent prises ce soir-là :

Marius AUTRAN et Henri TISOT
(Sanary, 21 août 2001)
Suzanne TISOT, Marius AUTRAN et Henri TISOT
(Sanary, 21 août 2001)


Deux ans plus tard, conformément à ce qu'il nous avait dit au sujet de ses reprises occasionnelles de rôles dans le théâtre, Henri  nous informe (carte ci-dessous) qu'il a accepté encore une fois de jouer pendant quelques semaines (19 novembre 2002 - 4 janvier 2003) au THÉÂTRE 14 (J.-M. SERREAU), avec Cécile PAOLI et Thomas LE DOUAREC.




Henri devient écrivain, exégète entre la foi juive et la foi chrétienne

En m'intéressant de plus près à la personnalité d'Henri TISOT, j'appris aussi à cette époque, par différentes sources, notamment au hasard d'émissions entendues à la radio, ou vues à la télévision, que, depuis quelques années, Henri se consacrait beaucoup aux religions et que le côté mystique de sa personnalité s'était amplifié. Je découvris qu'il avait déjà consacré plusieurs ouvrages au fait religieux, notamment une exégèse entre la foi juive et la foi chrétienne. Ayant, depuis d'ailleurs de nombreuses années, appris l'hébreu, il s'attachait à mettre en exergue « l’immensité cosmique du texte original hébreu de la Torah (Premier Testament), dont les rapports sont, selon lui, constants avec les Évangiles ».


Le Petit Livre du Grand Livre, Fayard, 1990 (ISBN 2-213-02417-0) La Crèche d'Henri TISOT, Fayard, 1992 (ISBN 2-213-02941-5)

Un français fou de Dieu, Lattès, 1993 (ISBN 2709611937) Dialogue avec mon ange gardien, Éditions du Cerf, 2003 (ISBN 2-204-07098-X)

Voici d'ailleurs l'article que l'hebdomadaire Le Point lui avait consacré en 1995 après la publication de ces deux derniers ouvrages

Le Point, n° 1189, 21 octobre 1995

Je pus acquérir certains de ces livres et commençai à m'y pencher, avec quelquefois un peu de peine pour suivre la pensée de l'auteur.

Par la suite, je suivis méthodiquement la parution de chacun des ouvrages d'Henri et je me les procurai au fur et à mesure de leur parution, sauf les dernières années, où c'est lui qui me les adressais gracieusement, avec sa dédicace. Une fois, le livre promis se perdit dans la poste. Il dut m'en renvoyer une second - ce qui fut l'occasion d'une nouvelle diatribe contre « ce pays de merde ».


La Rencontre, préfacé par André Chouraqui, Presses de la Renaissance, 1998 (ISBN 2-85616-711-X)
Le Rendez-vous d’amour, préfacé par Paul Ricœur, Éditions du Cerf, 2000 (ISBN 2-204-06473-4)

Un nouvel ouvrage en 2007 :

Ève la femme : L'injustice de tous les temps, préfacé par Brigitte Bardot, Éditions du Cerf, 2007, 300 pp. (ISBN 978-2204083720)

Je le lus entièrement ce livre extraordinairement documenté, et je relus même certains passages deux ou trois fois. Car je lui avais promis de lui envoyer mes commentaires et j'avais donc besoin de bien me pénétrer de ses analyses et de ses déductions. Mais je ne le fis jamais. Certes, j'aurais pu exprimer quelques réticences ou quelques doutes, ne serait-ce que sur la correspondance troublante EDEN / A.D.N. Car un moment vient où trop, c'est trop : s'il avait raison sur tout, alors il serait effectivement un second Messie... Mais, si je reconnaissais bien le monument de travail que cet ouvrage représentait, et si j'admirais ses convictions, je ne me sentais pas le niveau philosophique, religieux ou littéraire pour affronter ses thèses et lui mettre par écrit une argumentation pertinente.

Var-Matin, 30 juillet 2008

Et, en 2010, ce dernier livre :


De Gaulle et moi : quelle aventure !, lettre-préface de Maurice Druon, Éditions du Cerf, 2010 (ISBN 978-2-204-09157-2)

dans lequel il revisite sa vie, sa carrière d'imitateur du Général, et il insiste aussi, non sans lucidité, sur l'état du monde. Notamment avec l'analyse qu'il fait du « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette » à propos des Américains, grands absorbeurs d'exportations chinoises qu'ils paient en dollars, avec lesquels les Chinois se pourvoient en acquis de bons du Trésor américain... 

 Communiqué de presse  de « De Gaulle et moi. Quelle aventure ».
     Lettre préfacée de Maurice Druon de l'Académie française.
       2010: 70e anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940 et
                 40e anniversaire du rappel à Dieu du général de Gaulle.
   La force de De Gaulle c'est qu'il parle toujours aux Français !
   Henri Tisot est entré dans la peau du Général, mais il a fini par avoir la sienne. Il le tient, il est toujours là dans les recoins de sa personne et lorsque l'on voit Henri, on pense au Général.
    50 ans après, on lui demande toujours : « Est-ce que De Gaulle vous a reçu ? La réponse se trouve dans ces pages.
    Tisot sera pour toujours « l'imitateur du général de Gaulle » et le laudateur du « Grand Charles » selon Maurice Druon dans sa préface. Et qu'elles plaisent ou déplaisent, il rappelle dans cet ouvrage des idées préconisées par le Général pour l'Europe qui n'ont plus rien à voir avec cette Union européenne cauchemardesque. Bref, il imite et défend toujours le général de Gaulle. Et il en a du bonheur ! Partageons-le ensemble ! Histoire de sa vie ou livre d'Histoire ? A vous de voir.

« De Gaulle et moi. Quelle aventure ! » par HENRI TISOT.
Editions du Cerf. Sortie 5 janvier 2010. Prix de vente : 23 euros.
Relations Presse : Denis GOISE 06.07.59.34.61 et Eric DURAND 01.46.55.14.53 et 06.82.43.96.76 et aux Editions du Cerf :
Laurence VANDAME 01.44.18.12.05 et Christelle VOISIN 01.44.18.12.06

Var-Matin, 9 avril 2010

« Ce n'est pas pour me vanter, mais je pense, cette fois, avoir fait un super livre », me dit-il au téléphone. J'étais d'accord. Ce livre était en effet très agréable à lire et exprimait des idées qui, bien que parfois discutables, étaient courageuses et très fortes.

Voici d'ailleurs ce que je lui écrivis le 3 mars 2010 :

Salut Henri,

Un très grand bravo pour ton interview sur France Inter. Heureusement que nous avons encore quelqu’un comme toi, avec ton franc-parler, ton audace et ta clairvoyance, qui contribuera, espérons-le, à ce que les choses « ne continuent plus comme elles sont » en France.

J’ai lu ton livre, deux fois. C’est vraiment signé Tisot. Ceux qui te connaissent tant soi peu, te reconnaissent presque à chaque phrase. C’est un GRAND livre. Bien sûr, il y a ta vie et ta carrière, dont certains épisodes nous avaient été contés dans Le Fils du Pâtissier. Mais il y a nombre d’anecdotes et de sujets inédits et passionnants, des faits troublants et toujours ces « coïncidences abusives ». Et surtout, on découvre (sous l’inspiration du Général ?) la montée progressive et la « cristallisation » de ta pensée, jusqu’aux thèmes d’actualité, jusqu’à « Et Dieu dans tout ça » et à la « plume blanche ».

Une nouvelle fois, j’ai admiré ton érudition par le nombre de citations pertinentes que tu nous donnes, et j’ai noté un bon nombre de phrases et de réflexions particulièrement profondes, sur la vie, sur la mort, la défense de notre langue, et surtout sur l’écriture. « Il faut aller à la conquête de soi à travers l'écriture ». « Ecrire, c’est tenter d’effacer celui qui efface presque tout, à savoir ce malfaiteur invétéré : l’oubli ». « Ecrire, c’est tenter de soigner son passé ». « L’écriture serait une sorte de chimiothérapie pour gagner du temps ». Car, moi aussi, je voudrais pouvoir écrire, et commencer ce « chemin que l'on trace pour soi-même d'abord et pour les autres ensuite s'ils veulent bien nous suivre ». Mais je ne sais pas si j’y arriverai. Il est vrai que mon père avait commencé à écrire (avec l’histoire de l’Ecole Martini), à 70 ans seulement, et il a continué jusqu’à 91 ans. Alors, ça me laisse peut-être encore un peu de temps.

Ton livre m’a mis au fait de certains points sur lesquels je suis bien d’accord avec toi, mais que je n’appréhendais jusqu’ici que confusément : la Chine et les Bons du trésor américains, par exemple. Mais alors, je commence à être persuadé que nous (la France) allons droit dans le mur. Car la « Crise de 2008 », qui a déjà fait pas mal de dégâts, n’était peut-être qu’un prélude à ce qui nous (la France) attend, et peut-être à plus brève échéance que ce qu’on ne l’imagine. A moins que Sarkozy ne nous en sorte « parce que c’est impossible », et que parce que je veux bien croire que « rien n’est fini ».

Le seul rayon d’optimisme que j’aurais, c’est de me dire que, depuis 65 ans, et pour la première fois de l’histoire, nous ne nous sommes plus tapés dessus entre Français, Prussiens, Anglais, Espagnols et autres. Et c’est peut-être en partie grâce à la construction d’une Europe (du moins celle qu’ont voulue à l’origine Adenauer, de Gasperi, Jean Monnet, etc.). Même si l’Europe d’aujourd’hui est catastrophique à bien des égards, chaque année qui passe sans que nous et nos enfants ne connaissent de guerre mondiale (car ça ne durera sûrement pas toujours), si c’était un peu grâce à l’existence d’une Europe, alors ça vaudrait peut-être les 5 milliards d’euros que nous y engloutissons ??


Cher ami Henri, merci encore pour ce beau livre que tu m’as offert, et que tu as donné aux Français. T’en seront-ils reconnaissants ? Mais peu t’importe après tout, du moment que tu t’es « mis en accord avec tes arrière-pensées ». Mais dans cette phrase, le Général ne s’était-il pas inspiré de Paul Valéry, qui avait dit : « Les seuls traités qui compteraient sont ceux qui se concluraient entre les arrière-pensées » ?

Je t’embrasse et espère bien te voir cet été.

Avec mes très sincères amitiés.

Jean-Claude Autran

PS.
1. Mon épouse, Yolande, a lu aussi ton livre et l’a beaucoup apprécié. Elle est d’ailleurs allée réclamer à la librairie Charlemagne de La Seyne pourquoi il n’était pas en rayon. Alors, le chef de rayon a téléphoné à ton éditeur et en a fait rentrer quelques exemplaires. Maintenant ton livre est enfin en vente à La Seyne.
2. J’ai naturellement montré ton livre à Henri GIOVANNETTI, et la page où tu le cites pour le temps échappé. Il y a été très sensible et m’a dit qu’il allait t’écrire. Je ne sais pas s’il l’a fait.

Et la réponse d'Henri, le jour même :

Je classe ta lettre parmi celles dont je suis très fier. A la suite m'est parvenue une lettre aussi belle que la tienne d'Hubert FALCO. Amitiés.
Henri TISOT.

On sent à partir de cette époque, une évolution d'Henri vers des positions de plus en plus radicales. En effet, peu après l'élection de Nicolas SARKOZY, on sait qu'il lui écrit longuement pour lui adresser ses réflexions et ses compliments « tout ce que vous avez déjà fait de superbe », et il termine en lui adressant « ses sentiments admiratifs et respectueux », et l'expression de sa « profonde sympathie ». Un an plus tard, c'est au Premier ministre, François Fillon, qu'il écrit pour lui faire part cette fois de sa « dégoûtation » pour « cette Union européenne qui dicte ses ordres à la France ». Et il commence à lancer l'idée : « Quel Français nous sortira de ce piège ? ». Il n'hésitera pas à dire à la radio : « Que ceux qui sont favorables à l'actuelle Europe » n'achètent pas mon livre ! Et en 2010, il ne manquera pas une occasion de crier haut et fort : « Monsieur SARKOZY, sortez-nous de l'euro et de l'Europe ! ». Et, se référant constamment à l'Europe de De Gaulle, il ne cessera plus de se battre contre la « supranationalité » et aussi contre les « déportations d'usines », tout en rappelant que « la source de tous les maux modernes est bien souvent américaine ».

Dans une émission de radio avec Mireille DUMAS, il évoque son désir de s'engager plus à fond en politique pour mieux faire passer ses idées. Mais la question est de savoir avec qui, car il n'est réellement d'accord avec aucun, ni à gauche, ni à droite. Il reste profondément gaulliste, comme le montre le titre de son blog « plus gaulliste que moi, tu meurs », mais il ne fait guère confiance aux principaux partis pour faire avancer les idées que le Général eût proposé en pareilles circonstances, rejoignant bien en cela De Gaulle qui se méfiait du « régime des partis ». Mais on sent de plus en plus Henri s'insurger, se débattre un peu dans tous les sens puis qu'il va aller jusqu'à écrire « Seule une révolution ouvrière nous sauvera de cette situation qui ne prendra fin que lorsque nous sortirons de l'Europe... ». N'est ce pas là une réminiscence des idées communistes de son grand-père Louis Tisot ?

Rappelons aussi « Aux armes, citoyens !… » - « Le coup de gueule de notre ami gaulliste Henri Tisot » :

« Le patriotisme me semble être le seul rempart protecteur d’une nation. Si on n’a pas chevillé au corps l’amour de sa patrie, on ne peut trouver la force de la défendre. Je doute qu’en rajoutant les unes aux autres le patriotisme de chacune des nations d’Europe on obtienne un patriotisme européen. Il n’y a pas de patriotisme européen ! Voilà pourquoi nous sommes en grand danger au sein d’une Europe dont chacune des nations qui la composent, n’ayant en profondeur, rien de véritablement en commun, n’a donc aucune défense..

Lire la suite en annexe...

Texte qu'il me communique, avec le commentaire suivant en énormes caractères : Cher Jean-Claude. Quel Monde de cons !... Je vous embrasse. Henri Tisot.

Et finalement, il ressort souvent la citation suivante : « N'est-il pas troublant que le mot monde soit l'anagramme du mot démon : MONDE-DEMON. Cela donne raison à Louis-Ferdinand Céline dont je ne partage pas les idées antisémites mais qui déclare avec justesse : Le monde n'est, je vous assure, qu'une vaste entreprise à se foutre du monde ! ».

Je découvris beaucoup plus tard qu'Henri n'avait jamais manqué une occasion de donner son avis sur la politique suivie par les dirigeants français en matière d'économie, de « rentabilité », de « pognon », d' « Europe », de « préférence nationale », etc. A titre de preuve, ce texte qu'il avait écrit au printemps 1977 pour la revue Étraves (Bulletin de l'Office Municipal de la Culture et des Arts de La Seyne-sur-Mer, N° 41, pp. 50-51) :

« PAS RENTABLE ! »

En France, pour le Public, il n'y a pas trente six alternatives. Quand un acteur ne « passe plus à la télévision »... c'est qu'il est mort ! Aussi, les gens qui me rencontrent sont-ils très étonnés de me voir bien vivant et je le sens bien au ton qu'ils emploient pour me demander : Pourquoi on ne vous voit plus... à la télévision !?! Je suis toujours tenté de répondre du tac au tac : Pourquoi on ne me voit plus à la télévision ? C'est simple, pour ne pas me compromettre ! Car c'est bien de compromissions qu'il s'agit ! Et c'est pour cela que les acteurs font la grève et tout particulièrement ceux affiliés au Syndicat Français des Acteurs rattaché à la CGT. Pour cela et pour pas mal d'autres choses qu'il serait fastidieux d'expliquer ici, d'autant que tout peut être compris en un quart de tour, quand j'aurai prononcé un mot, un seul mot, miraculeux pour certains, cancérigène pour d'autres parmi lesquels je suis. Ce mot qui est le maître mot des dirigeants de la télévision et des dirigeants de bien d'autres endroits, ce mot qui fait souffrir la France à tous les niveaux, ce mot fatidique qui gouverne tous nos faits et gestes, attention ! je vais le lâcher, c'est : RENTABILITÉ et il fait des ravages.
Et de là, des sondages à tour de bras pour trouver ce qui est rentable et ce qui ne l'est pas.
C'est facile à comprendre : plus une émission obtient un fort pourcentage d'écoute, plus chères seront vendues les secondes d'antenne qui précèdent ou suivent cette émission en ce qui concerne la publicité. Et voilà, c'est parti mon kiki ! Si l'émission à laquelle vous participez obtient 6 % d'écoute, pas rentable, bon à jeter. L'émission est bonne, on s'en fout... pas rentable !
Les 6% qui écoutent cette émission ont aussi deux bras, deux jambes, deux yeux, deux oreilles et deux cerveaux, de même que les 37 % qui écoutent une émission rentable : en s'en fout, les 37 % rentabilisent la rentabilité, on les prend en considération, quant aux malheureux 6 %, ils ne comptent pas : PAS RENTABLE. Tant pis pour vous si vous faites partie de ces 6 % et que par exemple vous aimiez la musique classique : PAS RENTABLE ! Et Monsieur Giscard d'Estaing parle de société pluraliste... Si vous êtes pluraliste dans la majorité, vous comptez ! Si vous l'êtes dans la minorité : peau de zébi! Et cependant, l'Art, la Philosophie, la Culture, la Recherche, est-ce que leur but est d'être « rentable » ? NON ! Aussi, il n'est que de voir le budget consacré à la Recherche en France, c'est un budget de misère et quant à celui consacré à la Culture: 0,50 % du budget national. Voilà ce qu'il vous en coûte Mesdames et Messieurs les Artistes, Mesdames et Messieurs les Chercheurs, pour n'être pas rentable. Pourquoi chercher ? Les américains qui ont les moyens de le faire, cherchent pour nous. Et cependant, peut-être qu'avec un tout petit million ancien, un nouveau Pasteur découvrirait une petite chose qui ferait avancer le monde. Pas rentable, qu'ils aillent se faire voir. C'est ce qu'ils font d'ailleurs : ils partent à l'étranger ! Galilée de nos jours, s'il découvrait que la terre tourne, on lui répondrait : ce n'est guère rentable votre histoire ! Et il s'agenouillerait comme il l’a fait de son temps devant l’Inquisition en disant : E pure si muove !
344 ans se sont écoulés et l'Inquisition n'a fait que changer de nom et de lieu. Elle s'appelle : POGNON ! Et tous ceux qui ne la respectent pas sont à mettre dans des camps isolés, pour qu'ils ne contaminent pas, ceux qui travaillent à la rentabilité du peuple français, ce peuple qui hier, exportait sa Culture et ses cultures, et qui aujourd'hui, exportent des armes pour aider les autres peuples à se taper sur la gueule. Oui, mais si on ne le fait pas « nous », les autres le feront à notre place. C'est l'argument de ceux qui rentabilisent la France. Autrement dit : si je ne tue pas mon voisin, il sera tué de toutes façons, alors !!! Oui, mais ce que vous oubliez, c'est que je n'aurais pas contribué à sa mort et que mon âme restera en paix. Mais une âme, ce n'est pas rentable, voyons !!! Quoi, que dites-vous ? « Vous avez honte d'être français ? Ce n'est pas grave. Ce n'est pas cela qui changera quelque chose à la bonne rentabilité de notre pays. Voilà les discours qu'on nous tient. Je réponds : malheur à un peuple qui perd sa vocation et malheur surtout à ceux qui la lui font perdre.
Cela dit, la Vérité sort de la bouche des chauffeurs de taxis et tout dernièrement à quelqu'un qui « rouspétait » après je ne sais plus trop quoi, il y a tellement de sujets de rouspétance... j'ai entendu un de ces braves, la casquette sur l'œil et la gouaille à la boutonnière, crier /tu travers de la portière de sa voiture : « T'as qu'à bien voter mon pot ! ».
Vox populi, vox Dei ! Mais elle met de temps la « vox  populi » à devenir « vox Dei », vous ne trouvez pas ? La voix populaire a crié si fort et pendant des années : « Attention au Bolchévisme » qu'elle n'a pas vue arriver Hitler. A crier « au loup !! », on ne voit plus le renard qui vous mange la queue.
Et il n'y a pas si longtemps, la voix populaire critiquait les dents un peu proéminentes de Monsieur Mitterrand, alors qu'elle ne s'étonne pas aujourd'hui si Monsieur Giscard d'Estaing et autres..., se font les dents sur elle.
Quand on choisit, pour mettre à la tête d'une nation, un homme qui porte mieux le costume qu'un autre, il ne faut pas s'étonner qu'il nous fasse porter, à nous... le bonnet d'âne !
Voilà, chers compatriotes, l'état d'esprit d'un enfant du pays : il est bien de LA SEYNE comme vous l'avez senti !

Henri TISOT



Rappelons enfin le soutien qu'apporta Henri à l'éventuelle candidature de Brigitte Bardot à l'élection présidentielle de 2012. Voici la copie de l'article de Var-Matin qui titre : « Brigitte Bardot reçoit le soutien indéfectible d'Henri Tisot - L'éventuelle 
candidature de BB à l'élection présidentielle de 2012 sous la bannière écologiste réjouit le comédien, ancien imitateur du général de Gaulle ».

Var-Matin du 27 octobre 2012



Généalogie de la famille TISOT

Simultanément aux questions d'Histoire de La Seyne et d'informatique, je poursuivais des recherches généalogiques aux Archives de La Seyne, et j'avais alors fait effectuer des recherches sur les TISOT de La Seyne par Mlle Adeline LUMINET, archiviste, avec qui je travaillais déjà de temps en temps sur mes propres ancêtres.

Et Adeline LUMINET me prépara un important dossier de copies d'actes de tous les TISOT en remontant jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, dossier à partir duquel je pus construire un arbre généalogique assez complet qui aboutissait à Henri, le seul descendant TISOT d'une famille qui avait pourtant, rien qu'à La Seyne, comporté de nombreuses branches au XIXe siècle, branches qui s'étaient curieusement toutes éteintes.

Je pus aussi obtenir les portraits des plus proches ancêtres d'Henri en photographiant la tombe familiale :


Indications portées sur la tombe de la famille TISOT à La Seyne, telle qu'elle était en 2002

1) Nous avons alors eu sur ce sujet une première série d'échanges (Questions : Q - Réponses : R) entre mars 2001 et juillet 2002 avec Henri. En voici quelques extraits :

Q1.

Cher ami Henri,

Comme convenu dans notre récente conversation téléphonique, tu trouveras ci-joint les quelques informations que j'avais rapidement notées le mois dernier sur les noms des ancêtres portant le patronyme TISOT dans les archives du XIX° siècle de La Seyne.

Je pense (mais tu me le confirmeras) qu'il s'agit bien de tes ancêtres, car les noms coïncident avec ceux portés sur la tombe de ta famille à La Seyne. Mais cette liste n'est certainement pas exhaustive et je pourrai essayer de la compléter et de remonter si possible jusqu'à la Révolution, lors de mon prochain passage aux Archives, je pense début avril.

Par ailleurs, j'ai essayé d'introduire ces données des archives (ainsi que d'autres noms et prénoms que tu donnes dans ton livre Le Fils du Pâtissier (ainsi que ceux recopiées sur la pierre de ce que tu appelles "le petit cabanon blanc") dans le logiciel de généalogie que j'utilise pour ma famille. Tu trouveras le résultat sous la forme d'un fragment d'arbre généalogique de la famille TISOT.

Le logiciel permet aussi de rajouter des photos. J'ai essayé de le faire (voir la page suivante) avec celles dont je disposais (j'avais un certain nombre de photos de tombes de quelques vieilles familles de La Seyne).

Ceci pour te donner un exemple de ce qu'on peut faire avec l'informatique - quand elle fonctionne. Ce n'est qu'un essai. Si cela t'intéresse, je peux m'amuser à le compléter et à l'améliorer.

Fragment du premier arbre généalogique construit pour Henri, avec les photos copiées sur la tombe familiale

Je dois te fournir les précisions et les commentaires suivants sur cet arbre généalogique :

Nous avions également évoqué les possibilités d'internet. Je t'encourage vraiment à faire un essai chez ceux de tes amis qui sont connectés, notamment pour retrouver des informations approfondies sur un sujet bien précis. Au sujet des Hébreux, par exemple, je pense que tu devrais pouvoir accéder, depuis chez toi, à de nombreuses informations et documents qu'il serait long ou impossible de retrouver s'il fallait faire le tour des librairies, des bibliothèques ou des bouquinistes.

Je te disais que j'étais « troublé » de voir les possibilités offertes par internet s'accroître, mois après mois, et que j'avais pu, par exemple, récupérer des textes de poésies anciennes, ou de chansons, ou de récits de mon enfance que j'avais perdus et que je désespérais de retrouver un jour. J'ai été très surpris de voir la facilité déconcertante avec laquelle je les ai retrouvés grâce à internet.

À titre d'exemple, si je pose la question « Henri TISOT », je retrouve plusieurs dizaines de sites où ton nom se retrouve. Je te joins un certain nombre de pages internet que j'ai imprimées. Mais il y en a certainement bien d'autres, que l'on peut plus ou moins vite retrouver selon la manière dont on pose la question : exemple « TISOT », ou « Henri TISOT », ou « +TISOT +théâtre », ou « +TISOT +hébreux », ou « +Henri TISOT +La Seyne », etc.

Pour finir, je te confirme que le site internet que j'ai créé pour mieux faire connaître les ouvrages de mon père sur l'histoire de La Seyne est opérationnel depuis le 1er Mars, avec le nom de domaine suivant : http://jcautran.free.fr

Hier, par exemple, la page d'accueil de ce site avait déjà été visitée 38 fois. (Et encore le site n'est pas encore référencé sur les moteurs de recherches français ou francophones).

Donc, bien du plaisir, si tu te connectes un de ces jours.

Avec toutes mes amitiés,

Jean-Claude

Q2a.

Cher ami Henri,

Comme prévu, je suis allé la semaine dernière à La Seyne et j'ai pu consulter les archives de l'Etat-Civil du XIX° siècle, notamment sur le patronyme TISOT, comme je te l'avais promis.

En fait, j'ai retrouvé beaucoup plus de TISOT que ne l'imaginais (voir les 4 pages ci-jointes), et j'ai dû, pour cette fois, me limiter à noter leurs noms, prénoms, numéro et date de l'acte sur les tables décennales disponibles, c'est-à-dire de 1823 à 1892.

Une prochaine fois, il faudra, à partir des numéros des actes, aller directement dans les tables annuelles pour étudier au cas par cas les parentés de tous ces TISOT et voir comment ils sont apparentés avec ceux de ta famille. J'imagine que certains sont frères ou sœurs de tes arrière- ou arrière-arrière-grands parents (certains sont d'ailleurs morts en bas âge et n'ont pas pu laisser de souvenirs dans la mémoire familiale), tandis que d'autres ne présentent peut-être aucune parenté récente.

J'ai pu tout de même remonter un peu plus loin en arrière en ce qui concerne les arrière-grands parents de ton grand père Louis TISOT. Tu trouveras une version plus complète de cette branche de ton arbre généalogique, avec les patronymes AMIEL (qui venait de Grasse), ROUSSET, TEISSERE, AYMEE, ainsi que SIGALLON (d'Entrevaux), SAUVAIRE (de Briançonnet), TORCA et SIGALON.

J'ai aussi remis à leur place les photos que je n'avais pas identifiées sur la première version.

En juillet prochain, je passerai un peu plus de temps à La Seyne et (tout en continuant mes recherches sur mes ancêtres HERMITTE, MABILY, MARTINENQ, etc.), je pourrai certainement encore un peu creuser les actes des tiens. Mais si cela t'amuse de venir à l'occasion jeter un coup d'œil à ces vieux manuscrits, l'accès est très facile [Archives Municipales, Villa Tamaris-Pacha ; il suffit de prendre rendez-vous par téléphone avec l'archiviste : Adeline LUMINET, au 04 94 06 84 12].

Avec toutes mes amitiés,

Jean-Claude

Q2b. (Patronyme TISOT dans l'État-Civil de La Seyne du XIXe siècle)

Table décennale 1823-1832)

Naissances :

TISOT Joseph Auguste --- # 92 --- (1825) --- (1-6)
TISOT Célestin Augustin Paul --- # 32 --- (1828) --- (1-7)
TISOT Joseph Marius Blaise --- # 19 --- (1831) --- (1-8)

Mariages :

TISOT Joseph Marius Antoine [0-4] / THENOUX Marie Thérèse Claire --- # 18 (1827)
[JCA : ou Marie Thérèse Claire THANOUX, née vers 1803, ont eu une fille Marie Claire Elisabeth TIZOT, née le 14/01/1831]

Décès :

TISOT Etienne François --- # 69 --- (1823) --- (1-5)
TISOT Joseph Marius Blaise --- #105 --- (1831) --- (1-8)

Table décennale 1833-1842

Naissances :

TISOT Antoine Marius Fortuné --- # 40 --- (14 février 1835), décédé le 9 mai 1896, époux de Anaïs Claire Roustant, maçon, 61 ans, fils de Jean Paul Antoine, né en 1835
TISOT Marie Clémence --- # 64 --- (7 avril 1835) Fille de Antoine Joseph Victor, cultivateur
TISOT Françoise Marie Thérèse --- # 169 --- (24 SEPTEMBRE 1836) --- (2-1) fille de Jean-Paul Antoine
TISOT Andrette Joséphine --- # 55 --- (26 mars 1838) --- (2-2) Fille de Jean-Paul Antoine
TISOT Amédée Honoré --- # 209 --- (24 décembre 1839) Fils de Jean Paul Antoine marin
TISOT Françoise Antoinette --- # 182 --- (1841) --- (2-3)
NB. En vert, actes non reçus de A.L. A rechercher (descendants de TISOT x Rencurel ?

Mariages :

TISOT Jean Paul Antoine / OLIVIER Marie Magdelaine Virginie #14 (1834) (M2)
TISOT Jean-François / RENCUREL Suzanne Euphrosine #48 (1835)

Décès :

Transcription TISOT --- # 82 --- (1835) --- ???
TISOT Françoise Marie Thérèse --- # 242 --- (1836) --- (2-1)
TISOT Andrette Joséphine --- # 7 --- (1841) --- (2-2)
(2) Descendants de TISOT Jean Paul Antoine x OLIVIER Marie Magdeleine Virginie

Table décennale 1843-1852

Naissances :

TISOT Joséphine Elisabeth --- 12 janvier 1844 --- (2-4)
TISOT Augustine Hyacinthine Marie --- 21 août 1845 --- (2-5)
TISOT Claire Antoinette --- 7 janvier 1850 --- (4-1)
TISOT François Antoine Paul --- 17 mai 1851 --- (4-2)
TISOT Marius Paul --- --- 5 novembre 1851 --- (2-6)
TISOT Pierre Joseph --- 14 janvier 1852 --- (3-1)
TISOT François Joseph Alexandre --- 25 octobre 1852 --- (4-3)

Mariages :

TISOT Pierre Marius Omer / AMIEL Magdelaine Geneviève --- 10 septembre 1847 (1) [M3]
TISOT Joseph Auguste / MARQUAND Françoise Baptistine Elisabeth --- 18 octobre 1848

Décès :

TISOT Françoise Antoinette --- 21 juin 1844 --- (2-3)
TISOT Joséphine Elisabeth --- 15 octobre 1844 --- (2-4)
TISOT Hyacinthine Augustine Marie --- 5 avril 1847 --- (2-5)
TISOT Claire Antoinette --- 12 janvier 1850 --- (4-1)

Table décennale 1853-1862

Naissances :

TISOT Marius Philippe --- # 140 --- 16 août 1854 --- (4-4)
TISOT Pierre Marius --- # 141 --- 17 août 1854 --- (3-2)
TISOT Louis Paulin Marcel --- # 208 --- 3 novembre 1856 --- (4-5)
TISOT Rose Louise Delphine --- # 312 --- 30 novembre 1857 --- (3-3)
TISOT Marie Hyacinthe --- # 320 --- 7 décembre 1857 --- (4-6)
TISOT Victor Jean Joseph --- # 69 --- 10 mars 1860 --- (3-4)
TISOT Gabriel Théophile --- # 182 --- 6 juillet 1861 --- (5-1)
TISOT Alexandre Brice --- # 297 --- 19 novembre 1861 (3-5)

Mariages :

TISOT Augustin Célestin Paul / PERRUCHET Marie Elizabeth --- # 32 --- 20 juin 1860 --- [M5]

Décès :

TISOT Pierre Joseph --- # 52 --- 2 avril 1853 --- (3-1)
TISOT François Joseph Alexandre --- # 151 --- 19 septembre 1853 --- (4-3)
TISOT Jean François --- # 238 --- 24 décembre 1855 --- [0-2]
décédé le 23, cultivateur, 71 ans, né à Toulon, époux de Suzanne Euphrosine Rencurel
TISOT Pierre Marius --- # 131 --- 2 août 1856 --- (3-2)
TISOT Antoine Joseph Victor --- # 15 --- 18 janvier 1857 --- [0-1]
TISOT Marius Philippe --- # 109 --- 28 mai 1857 --- (4-4)
Fils de Joseph Auguste Charpentier décédé à 2 ans révolus
TISOT Marie Hyacinthe --- --- 11 décembre 1857 --- [4-6]
TISOT Rose Louise Delphine --- 10 juin 1858 --- (3-3)

Table décennale 1863-1872

Naissances :

TISOT Thérèse Pauline Perrine --- # 42 --- 3 février 1863 --- [5-2]
TISOT Henriette Adèle --- # 96 --- 21 mars 1863 --- [3-6]
TISOT Laurent Louis --- # 185 --- 23 juin 1865 --- [5-3]
TISOT Sylvie Pauline Louise --- # 349 --- 16 décembre 1865 --- [6-1]
TISOT Eugénie Marie Louise --- # 181 --- 11 juin 1867 --- [5-4]
TISOT Marius Félix --- # 277 --- 21 novembre 1868 --- [6-2]

Mariages :

TISOT Amédée Honoré / OLLIVIER Mathilde Louise --- # 50 --- 28 juillet 1864 [M6]
TISOT Joseph Auguste / PENON Victoire Paule --- # 60 --- 28 septembre 1864

Décès :

TISOT Pierre Marius Omer --- # 248 --- 8 septembre 1864
(Transcription du décès à Toulon le 19 août 1864) --- [P3]
TISOT Laurent Louis --- --- 11 décembre 1865 --- (5-3)
TISOT Sylvie Pauline Louise --- 7 janvier 1867 --- (6-1)

Table décennale 1873-1883

Naissances :

TISOT Augustine Gabrielle --- # 59 --- 12 mars 1875 --- (6-3)
TISOT Auguste Victor Jean --- # 287 --- 28 décembre 1880 --- (7-1)
TISOT Joseph Marius Michel --- # 199 --- 1er octobre 1881 --- (6-4)

Mariage :

TISOT François Antoine Paul [4-2] / ISOLERY Joséphine Philippine --- # 66 --- 25 novembre 1879 [M7]

Décès :

TISOT Thérèse Pauline Perrine --- # 239 --- 30 décembre 1875 --- (5-2)
TISOT Marius Paul --- # 140 --- 24 mai 1876 --- (2-6)
TISOT Augustine Gabrielle --- 17 avril 1878 --- (6-3)
TISOT Jean Paul Antoine [0-1] --- # 192 --- 5 octobre 1880 --- (2-P)

Table décennale 1883-1892

Naissances :

TISOT Marcel Clairin Emile --- # 122 --- 4 juin 1883 --- [7-2]
TISOT Joseph Louis --- # 27 --- 21 janvier 1885 --- [7-3]
TISOT Madeleine Marie Blanche --- # 282 --- 27 septembre 1886 --- [7-4]
TISOT Louis Henri Hippolyte --- # 231 --- 13 août 1888 --- [8-1]
TISOT Félix Laurent --- # 173 --- 9 novembre 1889 --- [8-2]
TISOT Paul Louis Marius --- # 356 --- 21 décembre 1891 --- [8-3]
TISOT Victor Augusta --- # 365 --- 21 décembre 1891 - Autre branche (père inconnu)

Mariages :

TISOT Louis Paulin Marcel [4-5] / DIANE Julie Magdelaine --- # 65 --- 28 novembre 1885
TISOT Victor Jean Joseph [3-4] / SIGALLON Marie Louise Thérèse --- # 66 --- 22 octobre 1887
TISOT Marius Paul 24 ans, né à Cherbourg le 3/3/1866, employé aux FCM, fils de Joseph Auguste TISOT, retraité de la Marine, né à La Seyne , et de Victorine Paule Penon, toux deux présents (1) / ARNAUD Louise Rosalie Lazarine, née à LS le 2/9/1869 sp. Fille de feu Ambroise Laurent Arnaud, propriétaire, et de Marie Françoise Rosalie Roure, sa veuve, dom à La Seyne, présente --- # 78 --- 23 octobre 1890 --- En présence de Honoré Amédée TISOT, chevalier de la LH
(1) Mais le TISOT Marius Paul, 6° enfant et 1er fils de TISOT Jean Paul Antoine serait décédé le 24 mai 1876 (transcription du 11 juillet 1876) # 140

Décès :

TISOT Marcel Clairin Emile --- 31 décembre 1883 --- (7-2)
TISOT Joseph Louis --- 8 février 1885 --- (7-3)
TISOT François Antoine Paul --- # 169 --- 22 juillet 1888 --- (4-2)
TISOT Paul Louis Marius --- 22 février 1892 --- (8-3)
Mariage entre Pierre Marius Omer TISOT et Magdelaine Geneviève AMIEL
Le 10 septembre 1847 à La Seyne
Pierre Marius Omer TISOT, 33 ans, né à La Seyne le 11 septembre 1814, marin
Fils majeur de Antoine Joseph TISOT, cultivateur, domicilié à La Seyne et de Marguerite Magdelaine ROUSSET, domicilié à La Seyne ici présente et consentante
Demoiselle Magdeleine Geneviève AMIEL, sans profession, 27 ans, née le 18 novembre 1819, domiciliée à LS (pas née à La Seyne ?) ([l'acte recopié par Adeline LUMINET indique : née à La Seyne !]
Fille de François AMIEL, marin (à son mariage), décédé, à La Seyne, le 21 décembre 1829, (porte-faix à sa mort, 56 ans), était né à Grasse, domicilié à La Seyne, fils de feu Joseph AMIEL, vivant, cultivateur et de feue Thérèse AYMEE
Et de Marguerite Victoire TEISSERE, sans profession, domiciliée à La Seyne ici présente et consentante (avait 53 ans à la mort de son mari)

Mariage entre Louis David SIGALLON et Marie Clarisse SAUVAIRE
Le 19 octobre 1864 à La Seyne
Louis David SIGALLON, 27 ans, Né à Entrevaux (B.-A.) le 22 avril 1837
Facteur rural, domicilié à La Seyne
Fils majeur de Pierre Joseph SIGALLON, cultivateur en son vivant, domicilié à La Seyne et de Magdeleine TORCAT, son épouse, sans profession, domiciliée à La Seyne, présente et consentante
Marie Clarisse SAUVAIRE, 24 ans, née à Briançonnet (A.-M.)
le 6 décembre 1839, sans profession, domiciliée à Toulon,
Fille majeure de Julien SAUVAIRE, tailleur d'habits à Briançonnet (A.-M.) ici présent et consentant, et de feue Célestine SIGALON, son épouse, sans profession en son vivant et domiciliée à Briançonnet

Autres actes :

1893 --- MARRO Marguerite (~1893-1968) Née à La Seyne ???
1889 --- TISOT Félix (1889-1962) : Félix Laurent Charles TISOT, né le 9 novembre 1889, fils de Victor Jean Joseph TISOT,, chaudronnier, 28 ans, et de MLTL SIGALON, 21 ans. Marié à LS le 4 mars 1944 avec Gabrielle Laurence PONEL, décédé le 28 novembre 1962 à LS
1888 --- TISOT Louis (1888-1955) : Louis Henri Hippolyte TISOT, né à LS le 13 août 1888, fils de Victor Jean Joseph TISOT, chaudronnier, 28 ans, dom à LS et de Marie Louise Thérèse Laurence SIGALLON s.e., s.p. , née à LS, 21 ans ; marié à LS le 29 avril 1913, avec Barthelemie Jeanne MARRO, décédé à LS le 2 septembre 1955
1867 --- SIGALLON Marie-Louise (~1867-1942) : Marie Louise Thérèse Laurence SIGALLON, née le 10 août 1867, fille de Louis David SIGALLON, facteur rural, 29 ans, et de Marie Clarisse SAUVAIRE s.e. s.p., , doM. à LS, Qr. De Saint Lambert
1860 --- TISOT Victor (~1860-1906) : Victor Jean Joseph TISOT, né le 8 mars 1860, fils de Pierre Marius Omer TISOT, marin, 45 Ans, et de Magdelaine Geneviève AMIEL s.e. s.p. 40 ans

R2.

Cher Jean-Claude

Je suis sidéré par le travail que tu as accompli. C'est une véritable descente dans le passé et je trouve cela impressionnant. Paul Ricœur a raison de dire que "toute recherche de souvenir est une chasse".

Notre cerveau est extraordinaire cars dès lors qu'un nom apparaît sur l'arbre ressurgissent les souvenirs mémorisés que l'on peut avoir engrangés sur la personne en question - ou bien alors, c'est la date de sa naissance qui s'inscrit dans un temps d'histoire que l'on connaît (que ton père m'a appris) et c'est tout ce qui entourait cette personne dans le temps où elle vivait qui ressuscite implicitement. Tout cela est troublant. Que restera-t-il de nous pense-t-on par la même occasion. Il n'est pas interdit de penser que la vie est une véritable foutaise même si l'on se sent un peu ingrat en le disant par rapport à tout ce qu'elle nous offre. Mais le dérisoire de nos existences prend le dessus dans nos esprits, du moins en ce qui me concerne.

Je ne manquerai pas de téléphoner à Madame LUMINET pour la remercier. Et par ailleurs, je joins ce texte que je viens de composer et qui concerne Babel et Manhattan. Je t'embrasse ainsi que toute ta famille.

Henri TISOT

Q3a.

Bonjour Henri,

J'imagine que tu dois maintenant être de retour à Paris et j'espère que le séjour à Sanary s'est bien terminé.

Comme convenu, je te fais ci-dessous le point sur les derniers résultats des recherches généalogiques sur tes ancêtres :

1) En ce qui concerne la branche AMIEL qui t'intéresse particulièrement, je n'ai malheureusement plus guère avancé car il faut, ou bien, aller aux archives de Grasse ou de Nice, ou bien faire venir ici des microfilms. Je ne sais encore pas trop comment m'y prendre, mais, fais moi confiance, j'y arriverai un jour, même si ça doit prendre quelque temps.

Cependant, comme il y a maintenant de plus en plus de professionnels et de particuliers qui diffusent leurs arbres et leurs listes généalogiques sur internet, j'ai commencé à regarder ce que l'on trouve sur les AMIEL

J'ai trouvé notamment quelques sites qui traitent des AMIEL en France et de leur généalogie :

Origine des AMIEL - les AMIEL célèbres : http://gilles.amiel.free.fr/amiel.html
Questions sur les AMIEL : http://gilles.amiel.free.fr/questions.html
Forum des AMIEL : http://www.ifrance.com/_forum/?ForumName=com31

Je t'adresse ci-joint une page sur l'origine du nom AMIEL que j'ai trouvée.

Ceci dit, je n'ai pas vu indiqué que ces AMIEL pourraient être d'origine Juive. Mais sans doute as-tu beaucoup plus de connaissance que moi sur la question. Et puis cette recherche n'est très que très préliminaire et peut-être, puisque tu es maintenant connecté, tu peux essayer de t'y amuser pour creuser l'origine des AMIEL des départements du Var et des Alpes Maritimes.

2) En ce qui concerne maintenant les TISOT de La Seyne, et leurs branches apparentées, tu trouveras ci-joint un arbre qui est maintenant à peu près complet, depuis les plus anciens TISOT qui ont pu être identifiés vers le milieu du XVIII° siècle comme ancêtres des TISOT de La Seyne, jusqu'à la fin du XIX° siècle. Une centaine d'actes de naissance, mariage, décès ont été dépouillés par l'archiviste de La Seyne Adeline LUMINET. La plupart des TISOT de La Seyne ont été maintenant identifiés et leurs relations de parenté sont bien clarifiées, ce qui m'a permis de compléter l'arbre (dont je t'avais transmis une version incomplète le mois dernier à Sanary). Il manque peut-être quelques descendants du début du XX° (mais, comme tu le sais, seuls les actes qui ont plus de 100 ans sont librement accessibles aux Archives. Les actes du XX° siècle, sont encore dans les bureaux d'état-civil et ne sont pas dans le domaine public, sauf demande justifiée des familles).


Fragment de l'arbre généalogique construit pour Henri, avec les fratries complètes de la branche TISOT

Je dois te fournir les précisions et les commentaires suivants sur cet arbre généalogique :

a) Les patronymes TISOT sont représentés par des symboles rouges (carrés pour les hommes, ronds pour les femmes), les autres branches de l'arbre ont des symboles mauves.

b) Parmi tous ces TISOT, ceux dont les noms sont écrits en caractère gras sont ceux de tes ascendants directs : TISOT, VINCENT, TREMELLAT, MARRO, GIORDANO, SIGALLON, SAUVAIRE, AMIEL, et, plus anciennement, ROUSSET, DENANS, BLANC, ROBERT,…

Ceux écrits en bleu correspondent aux branches qui ont eu des descendants, ceux écrits en noir sont ceux qui sont décédés en bas âge, ceux écrits en brun-rouge sont ceux qui n'ont (apparemment) pas eu de descendants.

c) Tous les TISOT de La Seyne descendent d'un mariage, vers 1770 entre Joseph TISOT (1746-1821), cultivateur aux Moulières, mais qui était né à Marseille, et de Marie Anne BLANC (≈ 1750-1799).

De ce couple TISOT X BLANC, il y a eu 4 enfants, dont seul l'aîné Antoine (né en 1780 à Toulon et décédé en 1857 à La Seyne), cultivateur, a eu des descendants, 8 en tout, dont : ton arrière-arrière grand père TISOT Pierre Marius Omer, qui était le 3° ; TISOT Joseph (qui a épousé une Françoise MARQUAND) ; TISOT Célestin dont on a parlé, qui était le 7°. L'aîné des 8 (TISOT Jean Paul Antoine - 1809-1880) a eu 7 enfants, dont la plupart sont morts jeunes, ou sans descendance (seuls les petits-fils Marius Félix ou Joseph Marius Michel auraient peut-être pu avoir des descendants, mais que je n'ai pas retrouvés). De même, ni TISOT Joseph, ni TISOT Célestin, ne semblent avoir eu d'enfants mâles qui aient eu eux-mêmes une descendance.

A la fin du XIX°, on ne retrouve donc plus que les descendants de TISOT Pierre Marius Omer (1814-1864 ; marin, puis gardien de vaisseau) et de AMIEL Magdeleine.

Ces descendants, il y en a eu 6, dont ton arrière grand-père Victor (1860-1906 ; chaudronnier, qui épouse Marie-Louise SIGALLON), les 5 autres n'ayant pas vécu ou étant morts apparemment sans descendance).

On arrive alors à la génération de ton grand-père, où ils étaient 3 : Paul, enfant décédé à 3 mois (1891-1892), ton grand-père Louis (1888-1955), et son frère Félix (1889-1962). La suite, tu la connais.

On constate donc qu'il y a eu énormément de TISOT au XIX° à La Seyne, mais que la plupart des branches se sont éteintes (beaucoup de décès en bas âge, ou alors des descendants par les filles, qui n'ont ainsi plus porté le nom de TISOT), de sorte qu'on ne trouve plus que très peu de TISOT à La Seyne à partir du début du XX° siècle.

Voilà où j'en suis. J'espère que tu y trouveras des renseignements intéressants. Moi, ça m'a bien intéressé d'essayer de clarifier au mieux toutes ces parentés. J'aime bien ça ! Et puis ça a constitué une occasion de renouer les contacts et de te rencontrer, ainsi que ta maman.

À côté de l'arbre, je te joins aussi quelques actes de naissance ou de décès de tes ascendants directs, pour que tu voies à quoi ressemble l'information de base qui m'a permis de construire l'arbre. Si tu souhaites creuser tel ou tel point généalogique particulier, je reste à ta disposition. D'autre part, je réfléchis à la manière d'approfondir la recherche de tes ancêtres AMIEL. Je te ferai signe dès que j'aurai du nouveau.

Avec toutes mes amitiés,

Jean-Claude

Q3b.

Bonjour Henri,

Il y a quelques mois que nous n'avons pas eu d'occasion de nous contacter. L'an dernier, la généalogie des TISOT de La Seyne avait permis de multiples échanges. Mais cette année, il n'y a pas eu d'occasion semblable.

J'espère que tout va bien pour toi, la santé surtout, et aussi pour ta Maman. J'espère que tes recherches se poursuivent et que tu vas peut-être publier prochainement quelque ouvrage ou autre document passionnant et original.

En fait, je t'adresse ce petit message pour deux raisons :

1) Question généalogie, tu te souviens sans doute qu'il restait un point que je t'avais promis de chercher à élucider : celui de l'origine de tes ancêtres AMIEL, en particulier un François AMIEL (1773-1829) qui était né à Grasse. Mais là, je regrette de n'avoir rien pu trouver de plus précis. J'ai bien pu faire venir (et consulter) aux archives de Montpellier un microfilm de cette époque des archives des Alpes-Maritimes, mais je n'y ai rien trouvé qui nous fasse avancer. Il faut dire que ces documents antérieurs à la Révolution sont difficiles à déchiffrer par des non-spécialistes comme moi. Je pourrai peut-être me replonger dans cette recherche si je vais un jour aux archives de Nice (j'ai moi aussi quelques ancêtres (branche GAUTIER) dans les Alpes Maritimes et je dois aller un jour consulter de vieux actes sur place - mais je ne sais pas quand je pourrai).

2) Une toute autre question où ton conseil pourra m'être précieux : Je suis à la recherche d'informations, de souvenirs, de photos, etc. sur l'un de mes ancêtres marseillais, qui était acteur de théâtre et de cinéma entre 1920 et 1955. Il s'agit d'Édouard DELMONT (dont le vrai nom était Édouard Marius AUTRAN, et qui était cousin germain de mon grand-père Simon AUTRAN). Nous ne savons presque rien sur ce parent (en particulier, pourquoi il a pris ce nom d'artiste de DELMONT), ni sur sa vie, à part les actes d'état-civil, où je sais qu'il s'est marié 3 fois, la dernière fois quelques mois avant sa mort avec une très jeune personne (Béatrice CAUVIN) qui a dû être à ce moment-là en possession de nombreux documents et souvenirs de la vie d'artiste de DELMONT. Mais j'ai appris que cette personne est décédée depuis 1987 sans descendance. Curieusement, ma famille n'avait jamais trop gardé le contact avec DELMONT. Il faut dire qu'à l'époque, tous les AUTRAN étaient des forgerons ou des chaudronniers. Et un membre de la famille devenu artiste, c'était peut-être mal vu ! Quel dommage, car nous aurions pu recueillir une infinité d'anecdotes passionnantes lorsqu'on sait que DELMONT avait côtoyé RAIMU, FERNANDEL, FRESNAY, CHARPIN, JOUVET, RELLYS, Michèle MORGAN, Jean GABIN et bien d'autres.

Je me demande donc si, parmi la troupe de Marcel PAGNOL, avec qui DELMONT a joué pendant environ 20 ans, il y a des survivants qui auraient pu connaître DELMONT. Je pense en particulier à Jacqueline PAGNOL, née BOUVIER en 1926, qui a certainement encore des souvenirs précis de cette époque (DELMONT avait notamment joué avec elle dans Manon des Sources en 1952).

A ton avis, toi qui côtoie depuis longtemps le monde des artistes, une personne comme Jacqueline PAGNOL (ou d'autres acteurs de cette époque ?) serait-elle joignable, serait-elle susceptible d'être consultée et accepterait-elle de répondre à des questions concernant DELMONT (pour qui, je crois, Marcel PAGNOL avait beaucoup de sympathie) ?

Merci, à l'occasion, si tu peux me donner ton sentiment sur cette question, ou si tu me conseillerais une piste à suivre.

Je t'en remercie à l'avance et te renouvelle toutes mes amitiés.

Jean-Claude AUTRAN

R3.

Réponses d'Henri par téléphone.

NB. Henri était à l'époque trop préoccupé par ses ouvrages et autres écrits qu'il avait en cours de rédaction sur les questions religieuses pour s'intéresser pleinement à la généalogie. En fait, un seul point attira vraiment son attention, ce fut de découvrir qu'il y avait un patronyme AMIEL dans l'une des branches de ses ancêtres. Et il aurait voulu connaître l'origine lointaine de ces AMIEL car cela aurait conforté sa conviction intime d'avoir des racines juives - alors même que ses travaux du moment portaient sur une exégèse entre la foi juive et la foi chrétienne et cherchaient à rapprocher juifs et chrétiens.

Il faut rappeler que dans ses ouvrages, Henri adresse plusieurs clins d'œil à la question de ses origines juives :

- Dans Le Copain et le Cabanon, Henri se souvient qu'à l'annonce de l'arrestation du père et du fils Laïk, à La Seyne, en septembre 1943, il vit « une minuscule étoile brillante » glisser le long de la joue de sa mère. Cette « étoile », « c'était son grand-père Darius Aronstan qui la lui avait léguée. Ma mère me l'a transmise en me mettant au monde ».
- Egalement, quand dans son enfance, il refuse d'avaler sa nourriture sauf si c'est Germaine, la fille des ses voisins juifs Laïk, il conclut : je me considère comme un Juif de lait.
- N'écrit-il pas aussi dans Le Fils du Pâtissier que « Pour réussir dans la vie, il faut être ou Juif, ou franc-maçon, ou homosexuel ». Et il rajoute : « De ces trois qualités, heureusement, j'en possède déjà deux ! ». (Nous ne dirons pas lesquelles... répond l'intervieweuse).

Deuxième série d'échanges (avec Henri et d'autres correspondants généalogistes) (3 avril - 4 mai 2010)

Q4.

Bonjour,

J'ai vu sur votre site que vous aviez effectué une recherche sur la généalogie d'Henri TISOT sur La Seyne et Toulon. J'ai beaucoup travaillé sur ce patronyme à Marseille (St Giniez) et je peux vous fournir si vous le voulez l'ascendance de Joseph TISOT (X Marie Anne BLANC). Assez curieusement ce patronyme a évolué au début du 18° siècle de PISOT à TISOT sans que j'en connaisse la raison.

Cordialement,

CG

R4.

Bonjour,

Merci pour votre message.

Bien que ce ne soit pas ma famille (c'est par amitié avec Henri TISOT que j'avais réalisé cette recherche généalogique dans les années 2000-2001), je suis très intéressé par votre proposition de me fournir l'ascendance de Joseph TISOT à Marseille. Je transmettrai ces informations à Henri TISOT qui en sera certainement très intéressé.

Je vous en remercie sincèrement par avance.

Cordialement,

Jean-Claude AUTRAN

Q5.

Bonjour,

Ci-joint le gedcom de l'ascendance de Joseph TISOT. Vous pouvez vous faire aussi une idée plus complète de ses liens marseillais sur la page des TISOT de mon arbre des familles de Mazargues et alentours.

A votre disposition pour toute précision.

Cordialement,

CG

R5.

Bonjour,

Merci beaucoup pour le gedcom de l'ascendance de Joseph TISOT et pour tous les liens marseillais sur votre page des TISOT et PISOT.

J'ai pu fusionner les ascendants de Joseph TISOT avec la descendance des TISOT de La Seyne-sur-Mer que j'avais déjà et je vous adresse le gedcom que j'en ai tiré, qui descend maintenant jusqu'à Henri TISOT.

Je vais adresser à Henri TISOT ces données ainsi complétées sur ses ancêtres TISOT et PISOT de Marseille.

Toutefois, je ne publie pas cet arbre sur Geneanet, car mon arbre (*) se limite à ma famille et je n'ai pas, pour l'instant, trouvé de lien entre ma famille et celle des TISOT.

(*) http://gw2.geneanet.org/index.php3?b=jcautran

Merci encore à vous.

Cordialement,

Jean-Claude AUTRAN

Q6.

Bonjour,

Merci pour le gedcom, si j'ai d'autres infos je vous les communiquerai.

Cordialement,

CG

Q7. (à Henri TISOT) (4 mai 2010)

Cher ami Henri,

Il y a quelques années, je t'avais envoyé un arbre généalogique des TISOT, à partir des données de l'état-civil de La Seyne.

L'ancêtre le plus ancien qui avait pu être retrouvé (7e génération) était alors : TISOT Joseph, né en 1746 à Marseille.

Très récemment, un de mes correspondants généalogistes des Bouches-du-Rhône m'a dit qu'il avait effectué des recherches sur le patronyme TISOT à Marseille, et il a pu ainsi m'envoyer les ascendants de ce TISOT Joseph, en remontant encore de 5 générations.

Mais, curieusement, je ne sais pas si tu le savais, les générations antérieures au début du XVIIIe siècle, portent le patronyme PISOT. C'est vers 1700 que « PISOT » devient « TISOT », du moins à Marseille.

Tu trouveras donc ci-joint :

- une liste d'ascendance 12 générations (qui est à peu près complète jusqu'à la 5e génération, mais qui reste à compléter pour les patronymes autres que TISOT pour les générations plus anciennes).
- un arbre d'ascendance 4 générations
- un arbre de descendance 8 générations de Joseph TISOT (1746-1821).

Ce dernier document est certainement incomplet au niveau de tes cousins, neveux ou nièces OLLIVIER, ou VINCENT, etc. que je ne connais pas, et que je ne peux pas connaître puisque seules les données de plus de 100 ans sont consultables aux archives. Cela pourra toujours être complété à une prochaine occasion.

Avec toutes mes amitiés.

Jean-Claude

R7.

Henri répond au verso de cette carte :

Q8.

Fragment de la dernière version de l'arbre de descendance de Pierre Marius Omer TISOT (arrière-arrière grand-père d'Henri)
tracé au moyen du logiciel Heredis

Dernière série d'échanges avec des membres de la famille d'Henri Tisot (11-21 février 2012)

Q1.

bonjours a vous et merci de continuer  de faire vivre  Henry  "le cousin "  a travers vos récits et photos sur votre site  
 
j ai quelque diapo de lui  ses parents   a la construction de leur villa sur Sanary   des que j ai un moment  je vous  en ferais parvenir si sa vous dit ???     pourriez vous SVP me faire passer si sa ne vous embêter pas  la photo de l arbre  généalogique  que vous avez mis sur Facebook  car  il devait  me les faire passer mais pas eu le temps  pour lui   car de mon coté j en avais fait un aussi ou il apparaissait bien sur  puisque ma grand mère est une tremblait   du coté de la mère de suzane sa mère    j aurais bien aimais le compléter  plus haut  du coté tisot  ??? 
 
si sa ne vous gène pas bien sur
 
merci d avance et encore merci pour lui   et surtout   je ne vous répliquerais pas
 
"y a pas de soucis " car ce mettrait en colère même sur son doux nuage
 
ptilouis et mon pseudo qui était le surnom qu il donnait a mon gr père  "louis Long". mon nom est JLR

a+

R1.

Cher Monsieur,

C’est avec plaisir que je vous transmets ci-joint l’image de l’arbre généalogique que j’avais fait figurer sur mon site internet. J’ai scanné de nouveau le document avec une plus grande résolution afin que vous puissiez zoomer un maximum sur l’image et arriver à lire tous les détails. Ce sera plus lisible que sur mon site internet où l’image était d’ailleurs coupée sur les bords.

Naturellement cet arbre se limite à la branche Tisot car les recherches n’avaient été faites qu’aux archives de La Seyne et rien n’avait été encore entrepris à Sanary du côté de Suzanne Vincent et des ancêtres.

Cet arbre Tisot avait été tracé au moyen d’un vieux logiciel (GeneDraw) qui ne fonctionne plus sur les ordinateurs actuels, ce qui fait que je ne peux plus le modifier ni l’imprimer avec les photos. Par contre, j’avais repris les données sur un nouveau logiciel (Heredis), et je l’ai même complété à partir de données beaucoup plus anciennes que m’a fourni un correspondant de Marseille, qui a pu remonter jusqu’au XVIIe siècle. Et c’est à cette époque que le patronyme Tisot apparaît car auparavant, on trouvait écrit “Pisot”.

Je vous joins aussi cet arbre plus complet (213 individus), sous la forme d’un fichier “gedcom”. Je ne sais pas si l’arbre que vous avez construit du côté Vincent a été fait sur un logiciel informatique, mais si c’est le cas, quel que soit le logiciel, vous pourrez ouvrir mes données et reconstruire l’arbre Tisot complet à partir de ce fichier “Tisot.ged”.

Si vous n’y arrivez pas, vous pouvez aussi m’envoyer vos données, même manuscrites, du côté de Suzanne, et je les rajouterai à mon arbre Tisot. Je pourrai alors tout réimprimer, mais, en remontant jusqu’au XVIIe siècle, ça fera un très gros arbre, il faudra presque un mètre carré de papier pour que tout y rentre.

Naturellement, je suis très intéressé par vos photos de la maison de Sanary, et vous remercie par avance de me les faire parvenir.

Bien cordialement à vous.

Jean-Claude Autran

Q2.

bonsoir  et merci a vous
 
 ben  Henry ne m en avait jamais parlait   des "Pisot" ?ihihi   ben la photo y a pas de soucis (oup il prospecterait là )   dison  je l ouvre sans problèmes mais les dossier  pour moi sont tous vide ??? j ai essayé de trouver quelque programme mais rien ???? dommage
 
 ce samedi je branche  le scanner pour les diapos  je devrais avoir le temps et je vais  vous envoyer  sa promis   bon la qualité ne sera pas a 100% car les diapos ont dans le 40 ans a 12  ans   ihih moi j était bien jeune  vers les  5 a 6 ans pas plus
 merci encore a vous
a+

JLR

R2.

Bonjour,

Vous avez pu ouvrir la copie de l’arbre généalogique Tisot. Très bien. Mais, en ce qui concerne le second fichier Tisot.ged, je ne suis pas surpris que vous n’ayez pas pu l’ouvrir. Il ne peut être utilisé que si l’on dispose d’un logiciel de généalogie. Personnellement, je travaille avec Hérédis, mais il y a aussi Généopro, Ancestrologie, Parentèle, Généatique, Filiatus, etc. Il faut que vous ayez l’un de ceux-là pour “importer” le fichier gedcom que je vous ai envoyé et ainsi faire apparaître l’arbre généalogique Tisot complet.

Sinon, je vous renouvelle ma proposition : Si vous voulez bien m’envoyer vos données généalogiques du côté de Suzanne Vincent, je pourrai avec mon logiciel les rajouter à l’arbre Tisot que j’ai construit. Et je vous renverrai l’ensemble imprimé ensuite.

Bien cordialement à vous.

Jean-Claude Autran

Q3a. (18 février 2012)

bonsoir
 
ok je vais voir pour les dossiers j avais un programme ressemblant a ceux que vous nommez merci
 
j ai cherche quelque diapos  mais pas trop eu de temps car elles sont rangées je pense dans 2 grosse caisse dans une sorte de greniers   j ai juste eu cela pour l instant ?? de 1969 j avais pas 6 ans 
 
nous faisons parti de la famille de Suzane coté Trémelat   je vais vous faire passer celui que j ai fait pour ce coté là ou Henry et ses parents apparaissent
 
pour l image là ou ce trouve un amis de l époque d Henry peut être  vous le reconnaîtrez qui sait ??? bonne soirée avous

ps je pense pour la suite de l arbre

a+

JLR

Q3b.

bonjour  du coup je recommence mon arbre en meilleure qualité (j espère ) peut être vous manque il des photos pour allonger ou restaurer  ou autres ?? je vous les envois au fur et a mesure de mes restauration avec leur nom et date  si possible    si vous les avez déjà jetez les  pas problèmes   Si des fois vous  auriez la possibilité de me faire passer quelques une ou alors sur le net Henry ne l avait pas posté son arbre ??
 
puis de sur   de la parti de Suzane   j ai les branche en photo jusqu a nous et jusqu en 1885 de "Long j.b paul" mon arrière  G.père et grand mère puis et plus haut  a l écris si sa vous dit
a+merci

Q3c.

SVP vous qui avez l arbre de Henry  j ai un doute du nom du frère de Suzane la mère a Henry ???? la photo si dessus ??
 
moi on m avais donné Titin Vincent  mais sur une photo que henry m avais envoyé au sujet de la maman de  Susane  il est marqué
 
"Clotilde Trémelat épouse vincent (mere de Suzane et Augustin ) "
 
Titin était il son surnom alors ?????
 
pourriez vous me renseigner SVP ? car dans la photo  de l arbre que j ai reçus le frère de Susane n apparaît pas ?
 
merci

a+

Q3d.

re bonjour  voila c est juste pour le début  de ma lignée avec Henry  sa commence ici avec Augustin Tremellat et Marie Giraud  père de Joseph Tremellat (vous enverrez  photo et date ) parent de Marie Louise Trémellat "dit mimi " épouse de louis Long (mes grand parent  dont leur mariage est si dessus
 
a+

Q3e.

bonsoir en fait je refais mon arbre mais pas sur un programme mais sur cadre  avec photo et autre   voici le départ   je vous ferais passer le reste  si sa vous dit car y a une assez grande famille et qui part vers l Italie aussi
 
si vous avez les photo du coté d henry  c est avec plaisir que je bifurquerais par la aussi merci
JLR
Augustin Tremellat et Joséphine Giraud, arrière-grands-parents d'Henri, qui ont élevé Suzanne Vincent (mère d'Henri) après le décès de Clotilde Tremellat (sa grand-mère) en 1922
Joseph Tremellat et Augustine Bertrand, qui ont aussi contribué à élever leur nièce Suzanne Vincent (mère d'Henri) après le décès de Clotilde Tremellat (grand-mère d'Henri) en 1922

R3a.

Bonjour,

Merci beaucoup pour tous vos envois de photos et de l’esquisse de votre arbre.

Tout ceci est nouveau pour moi puisque je n’avais surtout travaillé que sur le côté Tisot, à La Seyne, et je ne savais presque rien sur la branche des Vincent et Tremellat. Je ne me souvenais d’ailleurs plus que Suzanne, ma mère de Henri, avait un frère. Apparemment, ce serait bien Augustin son prénom (d’après la photo annotée par Henri), qui a dû être appelé couramment Titin. Mais, ceci dit, je n’ai pas retrouvé son acte de naissance à Sanary. Je ne sais pas en quelle année il était né (sur les photos, il avait l’air d’avoir 2-3 ans de plus que Suzanne) et serait né vers 1910-1911 (puisque ses parents s’étaient mariés en 1909). Mais il ne semble pas être né à Sanary.

J’ai donc commencé à intégrer vos données à l’arbre Tisot et je vais essayer peu à peu de compléter la branche des ascendants de Suzanne Vincent. Mais il faudra sans doute que vous m’aidiez encore sur les dates et lieux de naissance, si vous les avez, car je n’ai accès qu’aux données qui ont plus de 100 ans.

Ci-joint, par exemple, un certain nombre d’actes de naissance et de mariage que j’ai copiés sur l’état-civil de Sanary en ligne sur internet. Mais il me manquera les dates de moins de 100 ans, entre 1910 et la période actuelle.

Je vous enverrai un essai d’arbre complété dès que j’aurai un peu plus avancé.

A bientôt.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R3b.

Re-bonjour,

Je vous envoie aussi les photos des ancêtres de Henri, côté Tisot (Marro, Sigallon, Giordano, etc.), telles que je les ai prises sur la tombe de la famille Tisot à La Seyne.

A bientôt.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q4a.

je vous remercie , j ai bien reçu vos photo  que je vais mettre de coté pour poursuivre cette branche si aussi   j avais quelque nom mais guère du coté Félix
 
merci  encore
a+
 
ps je prépare une suite  et vous fait passer si sa vous dit

JLR

Q4b.

je vous remercie  pour tous vos document   et que les miens vous serve
 
 si j ai bonne mémoire il est mort jeune ("Titim " Auguste est bien son prénom  je l ai retrouvé au dos d une photo que ma grand mère avait)
 
   en fait je pense qu il est né a Toulon ou la Seyne mais pas sur du tous ?? 
 
des que possible je passerais au cimetière a la Seyne voir les dates que je trouverais  et vous enverrais tous sa   sur les date   faut que je vois avec mes parents ils m ont dit  qu ils avait pas mal d acte de naissance "a voir aussi
 
merci de vous occuper de l arbre d Henry car de là ou ils est il doit être heureux de sa. Henry adorait  rechercher  sur ses ancêtres  et apprendre ce que le passé nous a apporté 

JLR

R4.

Bonjour,

Il n’est pas nécessaire que vous passiez copier les dates sur la tombe Tisot au cimetière de La Seyne. Je les ai déjà : elles sont sur l’arbre des Tisot que je vous ai envoyé. Voici d’ailleurs une photo de la tombe, prise récemment, avec les noms, dates et photos. Mais le nom d’Henri n’est toujours pas gravé.

Je continue la recherche des actes Vincent et Tremellat à Sanary et ailleurs. Je n’ai pas trouvé le lieu de naissance du frère (Augustin) de Suzanne. Apparemment il n’est pas né ni à Sanary, ni à Toulon, ni à La Seyne, ni à Six-Fours, ni à Ollioules, etc.

Mais j’ai pu retrouver des actes de vos ancêtres Tremellat (Naissance Joseph Elzear Tremellat à Roquevaire, 1811 ; Mariage Tremellat x Capelle à Sanary, 1840) que je vous adresse ci-joint.

Amitiés,

Jean-Claude Autran

Q5a.

bonsoir 
 
ok  j avais cru qu ils vous manquez quelque date  désolé    je prépare un cote  de photo  famille Bertrand  je vous ferais passer tous sa  mais j ai pas les dates
 
comment faite vous SVP pour avoir en ligne l état civil de Sanary car suis allé mais aucune donné n était connu  ?? y a t il quelque chose a faire de plus ?? s inscrire  peut être ??
merci encore  et bonne soirée  a vous

JLR

Q5b.

bonsoir

la branche qui démarre par la photo de "Trémellat  Joseph et  Bertrand  Marie Augustine" (que vous avez déjà  mais avec une faute de frappe a  vérifier l ancienne SVP ) et va vers les Bertrand    il me manque quelques photos et  dates aussi  je ferais des recherches  des que possible car  beaucoup de bouleau  et pas assez de temps pour l instant à par en soirée
 a+

JLR

R5.

Bonjour,

Merci pour toutes ces photos. Cela fait beaucoup de patronymes nouveaux pour moi (Andreani, Canolle, Chabert, Labidi,...). Mais il va me falloir un peu de temps pour tout comprendre au sujet de leurs relations avec la branche Bertrand. Je continue d’y travailler.

En attendant, voici encore deux actes que j’ai trouvés sur internet :
- naissance de Marie Augustine Bertrand, Sanary, 1887
- naissance de Antoinette Joséphine Bertrand, Sanary, 1892

Comment trouver ces actes par internet ? Il suffit d’aller sur le site des Archives Départementales du Var (ces archives – de plus de 100 ans, donc jusque vers 1910 – ont été numérisées et sont accessibles sur internet depuis 2006-2007). Tout le monde peut y accéder de chez soi, sans avoir à s’inscrire nulle part :

http://www.archives.var.fr/arkotheque/archives_numerisees/index.php

Vous tombez sur la page d’accueil (image ci-jointe). De là, vous cliquez sur la troisième image (“familles et individus”). Vous arrivez à la page “familles et individus”. Là, il vous faut taper :

- le nom de la commune (exemple : “Sanary-sur-mer) - ou alors vous ouvrez la carte  du Var, en haut à droite et vous pointez la commune de votre choix et vous validez (en haut à droite)
- la période qui vous intéresse, par exemple, de 1880 à 1900
- et vous cliquez sur “Rechercher”

Vous pouvez alors consulter, soit les tables décennales, soit les registres l’état-civil de la période choisie, soit les tables de recensement, etc.

Bon courage !

A bientôt.

Jean-Claude Autran

Q6.

bonjour a vous 
 
je vous remerci pour  vos documents  et surtout pour l adresse sur le net  
 
pour l instant  je manque un peu de temps cause boulot mais  j irais des que possible pour continuer
 
en fait  l acte de naissance de   Marie Augustine Bertrand, Sanary, 1887 était mon arrière Grand  mère
 
merci encore. a+

JLR

R6a.

Voici en pièces jointes, les nouveaux actes de naissance et de mariage de vos ancêtres Tremellat, Giraud, Bertrand, Vincent, etc. que j’ai pu recopier à partir des archives de l’état-civil sur internet de Sanary, Toulon, Le Val, Roquevaire, etc.

A plus tard.

Jean-Claude Autran

R6b.

Cher ami,

Je continue à faire progresser l’arbre généalogique de la famille d’Henri Tisot.

L’arbre, dans son état actuel (il reste bien sûr à compléter certaines branches) est maintenant accessible sur internet :

Par exemple,
- La branche Tisot : http://gw2.geneanet.org/jcautran_w?lang=fr&m=NG&n=tisot&t=N
- La branche Vincent : http://gw2.geneanet.org/jcautran_w?lang=fr&m=NG&n=vincent&t=N
- La Branche Tremellat : http://gw2.geneanet.org/jcautran_w?lang=fr&m=NG&n=tremellat&t=N
- La Branche Bertrand : http://gw2.geneanet.org/jcautran_w?lang=fr&m=NG&n=bertrand&t=N
etc.

Ci-joint également, quelques extraits de l’arbre généalogique, édités de différentes manières.

Dans un prochain message, je vous adresserai de nouveaux actes de naissance et de mariage de vos ancêtres Tremellat, Giraud, Bertrand, Vincent, etc. que j’ai pu recopier à partir des archives de l’état-civil sur internet de Sanary, Toulon, Le Val, Roquevaire, etc.

A bientôt.

Jean-Claude Autran

Q7a.

Petite erreur au sujet de Germaine Long.
 
Parents
 
    Louis LONG
    Marie-Louise TREMELLAT
 
Frères et sœurs
 
    Suzy LONG
    Claudine LONG
    Germaine LONG   (ici  c est) Long Marc né le 1947 est le 3eme enfants de louis et marie louise long (au dessus )
 
Germaine LONG Germaine est la soeur de louis long (mon grand père ) qui était marié avec la famille Pascal (prénoms ) ??? (...)
 
l autre soeur de louis long était :
 
*Long Claudine  mariée avec Thenoux Albert 2 enfants qui sont ;
 
*Eveline Thénoux decédé en 2010 (sans enfant )
*Roger Thénoux marié a Christiane Démeron 2 enfants  Didier et Véronique Thénoux
 
et Jean marc Thénoux marié a ??? un enfant   (garçon Thénoux ?? )
 
ils fond parti  presque tous de la st Baume  ( st Zacharie )

Q7b.

Bonsoir a vous et merci  il est superbe votre arbre
merci pour les liens et voici pour boucler une pt parti des Tremellat
 
* Clotilde Louise TREMELLAT 1887-1922 a un frère qui est (la dernière sur votre page)
 Tremellat Josephe  naissance 1883 marié à Bertrant Marie augustine Naissance 1887 ont eu 2 enfants
*Josephine Trémelat sa date de naissance est  en 1908 marié avec Gaudimas Laurent  (Date ?? ) 1 enfant Odette Godimas
*et Marie louise Tremellat (ma grand mère ) naissance 1921(Soeur de josephine au dessus )
 
____________________________________________________________________________________
 **Trémellat Marie louis date naissance 1921 mariée a Long louis date de naissance 1917
 
leur date de décès sont ressente mais je ne sais plus mais vous les ferais passer
_________________________________________________________________________________________________
les enfants de louis long et tremellat marie louise sont
 
*Marc Long (...)
*Claudine Long (...)
*Suzane Long Filleule se la mère a Henry Tisot (...)
_______________________________________________________________________________________________________
*David D'avenzo (...)
*Vincent Long (...)
*moi  Regazzoni Jean Louis (...)

Q7c.

bonjour mer merci   vraiment sympa  de votre part
 
j ai été sur l adresse de l état civil  que vous m aviez envoyé mais ? rien ? tous inconnus au bataillon grrrr   je dois pas faire comme il faut s en doute ?? merci encore je met  tous sa de coté pour  mètre a jour  la famille merci
a+ 

Q7d.

Bonjour,

Je viens de créer un arbre généalogique "L'arbre des Regazzoni" sur Famillesdavant.com !
Famillesdavant.com est un site généalogique qui permet de retrouver des ancêtres en mutualisant les travaux de recherches de plus de 10 millions de membres. Pour vous inscrire et consulter mon arbre généalogique, cliquez ici !

A bientôt

JLR

R7.

Bonjour,

Vous devriez pouvoir arriver à consulter l’état-civil du Var par internet. Peut-être que vous ne tapez pas exactement le nom de la commune.

Je vous rappelle la procédure : 

1) Vous allez sur le site des archives du Var : http://www.archives.var.fr/arkotheque/archives_numerisees/index.php

2) Vous cliquez sur l’image carrée de droite : “Familles et individus”

3) On vous demande alors d’abord le nom de la commune.

Pour cela : - Ou bien vous tapez exactement le nom, avec espaces ou traits d’union : Par exemple, Sanary-sur-Mer, ou Six-Fours-les-Plages, etc. Si le nom n’est pas tapé exactement, il ne trouvera pas la commune.
- Ou bien vous cliquez sur le symbole, un peu plus à droite (une petite feuille dans un rond foncé) et vous arrivez à un alphabet où en cliquant sur une lettre vous affichez la liste des communes commençant par cette lettre, et il suffit alors de faire un double clic pour sélectionner la commune.
- Ou bien, vous utilisez la carte du Var, où apparaissent toutes les communes et avec le pointeur, vous cliquez sur la commune que vous voulez.

4) Une fois que le nom de la commune est affiché correctement, il suffit de taper au dessous les années qui vous intéressent, par exemple, de 1880 à 1910, et de cliquer ensuite au dessous sur “Rechercher” (la loupe)

Doit alors apparaître la liste des différents actes disponibles : tables décennales, état-civil, recensements, etc.

Essayez encore et dites-moi si ça marche, ou alors à quel endroit ça coince. Bonne chance.

Pendant que j’y suis, je vous fais passer ci-joint, quelques autres fragments d’arbres de descendance, mis à jour à partir de vos dernières données sur les familles Long, Vincent et Tremellat. (Il faut peut-être zoomer sur les images pour que les noms soient lisibles)

Et aussi deux autres actes d’état-civil de Claudine Long et Albert Thenoux de Saint-Zacharie.

A plus tard.

Jean-Claude Autran


Henri TISOT et les « coïncidences abusives »

Q1. 

Le 1er octobre 2001, peu de temps après les évènements du 11 septembre, Henri me dit au téléphone et m'envoie simultanément par e-mail [je crois que ce fut la première fois qu'il s'adressait à moi par e-mail] : « je joins ce texte que je viens de composer et qui concerne Babel et Manhattan ».

Faut-il croire à la gratuité des coïncidences ? Louis Pauwels parlait de « coïncidences abusives ». Convient-il, lorsqu'elles se dévoilent, d'en tirer des leçons ou bien encore des conclusions ?

Qui n'a pas fait coïncider dans sa tête l'attaque de la tour du World Trade Center (Centre Commercial du Monde) qui a eu lieu le 11 septembre 2001, c'est à dire le 11.09. avec l'événement biblique de la tour de Babel ?

Or, si, Bible en main, on se reporte au 11ème chapitre, verset 9 (11- 9) du livre de la Genèse, n'est-ce pas là que le nom de« Babel » apparaît pour la toute première fois ? : « C'est pourquoi on la nomma Babel, parce que là le Seigneur confondit le langage de toute la terre ; et de là l'Eternel les dispersa sur toute la face de la terre - Genèse 11 - 9 ».

Les armées de tous les pays qui font front avec l'Amérique ne vont-elles pas se disperser sur toutes les faces de la terre pour atteindre l'ennemi caché ?

Oui, la coïncidence qui relie la date du drame le 11.09. avec la référence biblique de la Torah des Juifs, Genèse 11.9, est pour le moins troublante. Les coupables des actes horribles perpétrés sur l'île de Manhattan étudient-ils la Bible et l'utilisent-ils pour faire coïncider le drame de la tour de Babel où « l'un n'entend plus le langage de l'autre » avec le drame du commerce mondial où l'un n'admet plus le commerce (dans tous les sens du terme) avec l'autre ?

Saint Paul a compris en son temps que : « le péché saisit l'occasion et utilise le précepte (en l'occurrence la Parole d'Adonaï concernant Babel) - il se sert d'une bonne chose pour procurer la mort, afin que le péché exerce toute sa puissance de péché par le moyen du précepte (Epître aux Romains VII-13). »

HENRI TISOT - comédien -

R1.

Cher Henri,

Ton message électronique m'est bien parvenu. Ton message téléphonique signalait un problème, mais apparemment, le message est bien passé (mercredi 26) avec sa pièce attachée Babel.doc parfaitement lisible.

Donc, tu es maintenant bien au point pour le courrier électronique, et cela permettra désormais de communiquer de façon simple et sans les délais de la poste.

Attention toutefois, quand tu donnes to adresse E-MAIL, aux détails d'espace et de ponctuation. En particulier, au bas de ton texte Babel, l'adresse que tu donnes comporte des espaces entre les mots (Henri TISOT @ CompuServe . com), qui fausseraient l'adresse et ne permettraient pas de te joindre si quelqu'un l'utilisait telle quelle ou la reproduisait dans un e-mail par couper-coller à partir de ton texte. L'électronique est délicate de ce point de vue. [Pour être reconnue, ton adresse doit être écrite et diffusée ainsi : henritisot@compuserve.com].

Merci pour tes paroles sympathiques sur le travail de recherche de tes ancêtres. C'est vrai que notre cerveau est extraordinaire, et qu'on arrive à faire ressortir des décennies plus tard des détails infimes qui sont stockés dans un recoin de notre mémoire. On dit même que le cerveau humain a la capacité suffisante pour conserver la totalité de ce qu'on a vu, lu, entendu, éprouvé, rêvé, etc. dans une vie entière. Mais qu'en fait, on sous-utilise largement ce cerveau (ou on ne s'exerce pas assez à l'utiliser), car la difficulté est bien de faire ressortir toute cette information qui est enfouie quelque part et qui n'est peut-être pas perdue ou "oubliée".

Concernant le texte que tu m'as joins, je suis aussi plus que troublé par cette question des coïncidences que tu as su, une fois de plus relever. Car tu dis, au second §, "Qui n'a pas fait coïncider dans sa tête…". J'ai envie de répondre : qui, avant toi, ou qui d'autre que toi, a su la relever ? Dans l'éditorial du dernier n° du Point, Claude Imbert parle bien de Babel, mais il fallait avoir ta culture des Textes pour faire ce rapprochement avec le 11.9.

Sincèrement, je suis impressionné par le travail que tu accomplis (j'ai lu aussi le texte "pas de fruit sans arbre" que tu m'avais passé à Sanary), et je t'admire de poursuivre dans cette voie.

Et pourtant, ma culture religieuse à moi est bien limitée (ce n'est ni mon père, ni mon grand-père qui me l'ont communiquée !). Et je n'en ai un peu acquis que plus tard, au contact de collègues et d'amis, mais de façon certainement très insuffisante pour pouvoir bien apprécier à sa juste valeur tout ce que tu nous découvres en faisant parler les Textes et tout ce que tu développes dans tes livres.

En attendant de reprendre plus tard la conversation, je te souhaite donc de continuer, le plus loin possible. Avec toutes nos amitiés, ainsi qu'à ta Maman.

Jean-Claude AUTRAN

Q2. (28 avril 2007)

Merci cher Jean-Claude, (...). Je t'adresse ce texte qui narre ce qui m'est arrivé il y a peu qui est assez troublant concernant le plomb. Bien affectueusement à toi et à toute ta famille.

Henri TISOT

Du plomb dans l’aile.

  Il est des choses dans la vie qui sont si perturbantes qu’on finit par les mettre de côté après avoir conclu que l’on n’en aura pas le fin mot. C’est le cas de ce qui vient de m’arriver et j’admets tout à fait que l’on pense à une invention de ma part et que l’on me taxe de mythomane.
    Seulement, voila, j’ai en mains, les preuves de ce que j’avance, à savoir les différentes radiographies de mes poumons qui attestent des diverses phases de cette curieuse aventure.
  Ayant eu au cours de l’hiver 2006 à me soigner pour des rhumes répétitifs, mon médecin généraliste me conseilla de me faire faire une radiographie des poumons, ce que je fis le 14 février 2007. Le radiologue me parut évasif quant aux résultats et me dit que c’était au médecin d’en tirer les conclusions. Ce dernier me demanda à brûle pourpoint si j’étais chasseur – bien sûr que non ! – puis si j’avais dernièrement mangé du gibier – pas à ma souvenance – et enfin, il m’apprit que j’avais un plomb de chasse logé dans le repli d’une bronche de mon poumon droit. Cela n’avait pas de gravité à ses yeux mais c’était à suivre pour le cas où une infection surviendrait. Ce que me confirma mon généraliste qui me dit que ce plomb ne bougerait certainement plus de l’endroit où il se trouvait. Mais il convenait de consulter un pneumologue. Ce que je fis le 16 février. Il s’agissait d’une pneumologue qui me fit une ordonnance pour un scanner afin de voir où se situait véritablement ce plomb. Le 23 février, le scanner confirma que la petite lune blanche de deux millimètres qui apparaissait sur la radiographie prouvant qu’il s’agissait d’un métal noir, la radiographie inversant les couleurs, était signalée en rouge par le scanner confirmant qu’il s’agissait d’une bille métallique. Naturellement personne ne comprenait comment cette bille avait abouti dans mon poumon droit. Si je l’avais ingérée, elle aurait dû rejoindre mon estomac.
   Une nuit suivante, je suis réveillé comme souvent depuis la mort de ma mère le 30 juin 2006, vers quatre heures du matin, et je sens dans ma bouche un petit élément rond. Je pense bien évidemment au fameux plomb de chasse mais n’osant pas croire au miracle, je conclus qu’il s’agit vraisemblablement d’un morceau d’aliment coincé dans mes dents et je me dis que je verrais ce dont il s’agit au réveil et me rendors après avoir posé sur ma table de nuit l’élément trouvé dans ma bouche.
  Le lendemain, je me lève, me rase et pense tout à coup à cet élément surgi la nuit passée dans ma bouche. Il s’agissait effectivement… d’un petit plomb de chasse ! Comment était-il remonté de mon poumon à ma bouche ?
    Cela me paraît si troublant que je finis par croire qu’il s’agit d’un second plomb et que je suis poursuivi par l’élément plomb. Me voilà plombé. Je ne doutais en aucun cas que j’avais depuis le décès de ma mère adorée qui, bien qu’elle avait certes 91 ans et demi lors de son départ, « du plomb dans l’aile ».  
 Ma douleur ne tarissait pas malgré le temps qui passe.
    Rendez-vous est pris pour passer à nouveau une simple radiographie et le 2 mars me voilà à nouveau me serrant contre la paroi photographique, respirant à fond et bloquant ma respiration, et après une bonne demi-heure passée en salle d’attente, me voilà devant un médecin qui me montre la radiographie où il n’y a plus trace de plomb. Drôle d’histoire, vous l’avouerez ! Le 3 mars, je consulte un spécialiste ami qui m’avoue n’avoir jamais assisté à rien de pareil et enfin le 4 mars, je le signale, bien que cela n’ait apparemment rien à voir, a lieu dans la nuit du 3 au 4, une éclipse de lune qui couronne semble-t-il mon éclipse de plomb qui, sur la première radiographie apparaissait très exactement comme une petite et minuscule pleine lune blanche immaculée en miniature.

   Bref, il faut bel et bien admettre que l’on est ici en présence d’une aporie, à savoir une difficulté d’ordre rationnel paraissant sans issue d’après le Petit Robert. Mais l’homme a beaucoup de mal à s’en tenir à pareille conclusion. Quand quelque chose lui résiste, il cherche toujours à en savoir plus. C’est peut-être en cela qu’il est humain. Si les choses demeurent inexplicables et inexpliquées, il finit par se dire en complicité avec Jean Cocteau, « comme ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ». Et en effet, ne pouvant trouver une explication valable à cet incident survenu dans ma vie, j’ai voulu y voir un signe. Il faut dire que le plomb est par excellence, un matériel lourd (sic) de symboles. Et le fait de le désigner comme un matériel nous oblige à l’opposer au spirituel. Sa lourdeur qui est sa composante et sa propriété, pourrait expliquer le fait qu’il a pris le chemin le plus court pour aboutir dans mon poumon droit ce qui n’explique en rien le fait qu’il soit parvenu dans ma bouche par le chemin contraire. Qu’il soit tombé dans mon poumon cela peut s’admettre mais pas qu’il en soit remonté à cause de cette lourdeur qui est son caractère principal et admis depuis les temps les plus reculés. Il se serait rendu léger uniquement à cette occasion ? Toujours est-il qu’après le décès de ma mère à l’âge de 91 ans passés, le 30 juin 2006, et qui a vécu après la mort de mon père 27 ans avec moi à Paris, il ne fait aucun doute que j’avais du plomb dans l’aile, je le répète, et le cœur particulièrement lourd. Il m’est quasiment impossible de ne pas associer toute cette histoire à une somatisation de ma douleur morale qui s’est projetés dans mon corps. Le spirituel s’est imprimé dans le matériel. Mais qui a tiré le coup de carabine qui m’a mis du plomb dans l’aile ? On n’en sort pas et plus on cherche moins on trouve.
    En tous cas, grâce à certains journaux ou livres consultés, les explications concernant le plomb semblent corroborer ma pénible situation suite au décès qui m’a frappé. Peut-être ai-je certes un peu trop tendance à tout ramener à moi et à l’état qui est le mien, mais il n’empêche que lorsque je lis dans les pages roses du Figaro n° 19.465 du vendredi 2 mars 2007, « La ruée vers les métaux » (sic) que « le plomb est, lui, très recherché par les fabricants d’accumulateurs d’énergie (batteries de voiture) », il m’est difficile de ne pas y voir une allusion au fait que, suite à mon deuil, je suis moi-même tombé en panne de batterie. Et l’on me confirme sur Internet que « les accumulateurs d’énergies (batteries) sont devenus la principale utilisation du plomb».
   Le Dictionnaire des Symboles (Robert Laffont – Jupiter)  m’apprend que le plomb par sa lourdeur est le symbole de la matière imprégnée de forces spirituelles qui possède la possibilité des transmutations, si bien que le plomb est la base la plus modeste d’où puisse partir une évolution ascendante. Les alchimistes quant à eux, tentaient de transformer le plomb en or en vue de l’obtention de la Pierre philosophale. Pour la philosophie grecque « Saturne est le plomb ». Il symbolise à la fois une fin et un début d’un nouveau cycle et par là, les obstacles de toutes sortes. C’est ainsi que « le complexe saturnien est la réaction de refus de perdre ce à quoi on est successivement attaché sur le parcours de sa vie ». On ne peut mieux dire par rapport à ma situation, et enfin je lis que « Saturne est symbole de la rupture du cordon ombilical du nouveau-né jusqu’au dépouillement  ultime du vieillard, en passant par les divers abandons, renoncements et sacrifices que la vie nous impose». Quant à la Maçonnerie, elle voit dans le plomb le passage du monde profane à l’initiation spirituelle.
   Enfin, lors des Saturnales à Rome, fêtes au cours desquelles « les rapports sociaux étaient inversés, les serviteurs commandaient aux maîtres et ceux-ci servaient à table leurs esclaves ». Il ne fait aucun doute que cela me concerne aussi, puisque après le deuil qui m’a frappé, bien que je sois croyant de nature, ma rébellion à l’égard de Dieu le Père a été telle que je n’ai pas cessé de l’invectiver à hautes voix jusqu’à l’insulter, n’admettant pas qu’Il nous ait créés en nous donnant la conscience de l’inexorable mort qui nous attend et dans laquelle basculera sans autre recours que d’en être les victimes innocentes tous ceux que nous aimons. L’idée de prendre à partie le Fils, Jésus-Christ, ne m’a jamais effleurée, car étant en Croix, Il se révèle être à la place où nous nous trouvons tous un jour ou l’autre. Evidemment, Jésus tentait et tente toujours de tempérer ma violence à l’égard du Père, Lui qui dit : « Qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14,9). J’en conclus que Jésus a véritablement tout prévu puisqu’Il s’est mis en état de ne pouvoir s’en prendre à Lui tout en se faisant volontairement le bouclier du Père. Et c’est ainsi que, je dois l’avouer, j’en viens à avaler la pilule du terrible événement de la mort de ma mère. La pilule… ou le plomb ? Tout cela est bien étrange et les mots sont bien révélateurs de nos maux ! Il m’arrive à présent de croire que Dieu (le Père) nous désespère pour que nous n’ayons d’autre issue que de Lui tomber dans les bras.
    Bref, si l’on ne me suit pas dans l’idée qu’à propos de toute cette histoire, il puisse s’agir d’un signe, il faudra bien y voir une sorte de miracle, le miracle de la vie tout simplement qui est cause que mon corps a rejeté de lui-même un corps qui lui était étranger.
   Et si je vous disais que depuis cette « affaire du plomb » je vais beaucoup mieux, me croiriez-vous ? C’est en tous cas là l’essentiel. M’est venu à l’esprit, suite à toute cette histoire, soit qu’on veuille la considérer comme une réalité dont les radiographies font foi, ou bien alors comme un signe, ou bien encore comme un gentil miracle, en fin de compte, il m’apparaît que cela signifie que l’on m’invite à vivre. C’est sûrement le souhait de ma mère si l’on considère qu’à la suite de la mort terrestre, il puisse y avoir un après - ou bien que cela relève du ressort d’Ouriel, mon ange gardien, - à moins que l’on se laisse convaincre par le Christ qui proclame : « Je suis la résurrection. Qui croit en moi, fût-il mort, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jean 11,25-26) dit Jésus à la Samaritaine. La demande s’adresse forcément à nous. Je suis alors conduit à penser qu’il s’agit bel et bien, d’un passage obligé suite à la mort de ma mère, de l’évocation d’une sorte de descente aux enfers effectuée par le plomb aussi bien que par moi-même pour finalement aboutir dans ma bouche, le lieu de la parole et du Verbe, lequel projette la parole à l’extérieur, ce qui me fait proclamer, non pas « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir », mais plus prosaïquement « tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie ! » Le message de Jésus atteint son but.
   Et puis, voilà que Brigitte Bardot, mon amie à tout jamais, elle qui m’a soutenu sans relâche lors de mon deuil, voilà que Brigitte convoque les adhérents de sa fondation et tous ceux qui œuvrent pour la défense des animaux sur la place du Panthéon en début d’après midi, le samedi 24 mars 2007. Il fallait voir le déferlement d’amour de la foule lorsque Brigitte aidée de ses béquilles descendit de voiture pour se rendre sur l’estrade afin d’y faire une déclaration. Je m’étais posté au pied de la petite échelle que je savais qu’elle emprunterait. J’avais fait un bon calcul car à son passage, elle m’embrassa, ce qui fut pour moi un moment si gratifiant que je ne peux le décrire. Qu’elle est belle, mon Dieu, notre Brigitte ! La bonté s’exhale d’elle.
   Après son départ, un défilé eut lieu dans le but de réveiller les consciences des candidats et de la candidate à la présidence de la République à la cause animale. Tandis qu’une foule que j’estimais à au moins 2.000 personnes emplissait la rue Soufflot, je me disais qu’il y a fort à parier que la défense des électeurs pèsera aussi peu dans la balance que celle des pauvres animaux. Mais quel rapport, me direz-vous, entre mon histoire de plomb et la bataille de Brigitte ?
 Eh bien, voilà ! Ce samedi 24 mars 2007, me posant toujours des questions à l’égard de ce plomb entré et sorti de mon poumon droit, j’ai fini par me demander tout à coup, si je n’avais pas reçu ce plomb de chasse du fait de mon adhésion à la Fondation Brigitte Bardot qui, comme chacun sait se mobilise contre la chasse et contre les chasseurs forcément. Qui peut connaître le fond des choses dit le poète. J’ai ainsi écumé toutes les possibilités. 
  
   Que l’on me permette en conclusion de forcer ma nature qui est pourtant rarement optimiste, mais une fois n’est pas coutume. Je veux faire fi du pessimisme afin de supposer que je vivrai peut-être aussi longtemps que ma mère adorée, bien que le monde dans lequel on vit ne soit guère engageant. Je m’acheminerai ainsi par delà mes quatre vingt dix ans comme elle est parvenue elle-même à le faire. C’est mon souhait du moment.
   Dans quel but, me direz-vous ? C’est fort simple : dans le seul but d’emmerder le monde !
Henri TISOT.

R2. (1er mai 2007)

Cher Henri,

(...) Quant à ton aventure du plomb, que tu as développée sous le titre « Du plomb dans l’aile », j’ai bien lu et relu ce texte dès sa réception. Je n’y ai pas répondu tout de suite car j’aurais aimé trouver quelques phrases intelligentes, mais je n’en ai pas trouvé sur le moment pour tenter de contribuer à une explication de cette « aporie ».

Mais, avec quelques jours de recul, je pense que tout ce que tu as écrit, avec toute ton érudition, sur l’aspect symbolique du plomb en général et le signe que peut représenter ce plomb de chasse, tout cela ne laisse pas indifférent. Et je trouve que ton texte est un beau « morceau choisi » de texte dans la recherche d’une explication « des évènements qui nous dépassent », et pas uniquement d’ordre intellectuel, puisqu’il aboutit (et j’en suis très heureux pour toi) à un retour concret de l’optimisme et de l’humour.

Tu as souvent, dans tes écrits, mentionné ces « coïncidences abusives ». Je dois dire que, moi aussi, malgré l’éducation que j’ai reçue, il m’arrive d’être troublé par certains « signes du destin ». Bien que n’ayant pas encore beaucoup écrit sur ma vie, je viens de rédiger deux petites histoires (qui n’ont aucun rapport l’une avec l’autre, et aucun lien avec ton problème de plomb) relatant des faits qui m’ont beaucoup troublé et dans lesquelles je n’arrive pas à accepter qu’il puisse s’agir de pures coïncidences. Je te les adresse ci-joint. Ce sera ma manière de te répondre et d’alimenter le débat.

A bientôt Henri. Toutes mes amitiés.

Jean-Claude

Signes du destin ?
Deux petites histoires

Première histoire

L’histoire se déroule dans notre ancienne maison de famille du quartier Touffany, là où ma mère avait grandi avec sa mère, veuve à 22 ans, sa tante Fernande, son oncle Louis Meunier, son cousin Loulou Meunier, de 1911 à 1928 environ. Cette maison avait été construite au début du XXe siècle par un arrière grand-oncle Alexandre Martinenq, ouvrier aux chantiers, qui y avait vécu avec sa femme Fanny, handicapée, et leur fils unique Ferdinand Martinenq, jeune menuisier. Ferdinand Martinenq venait de se marier en 1914 et, alors mobilisé, il fut tué dans les débuts de la guerre, le 28 septembre 1915, dans les combats de Massiges (Marne).
Ses parents ne se remirent jamais vraiment de la perte de ce fils unique et vers la fin de la guerre, ils firent agrandir sa photo et la placèrent dans un cadre sous verre qui fut accroché au mur, dans un coin de leur cuisine, petite pièce où la famille prenait aussi ses repas.
Les années passèrent, les décennies passèrent. Les parents Martinenq moururent. La photo, brun jaunâtre, de Ferdinand Martinenq, toujours accrochée à son clou par un morceau de ficelle, pâlissait, vieillissait, s’était recouverte des graisses de la cuisine. Elle faisait partie du décor. Je me souviens de l’avoir encore vue ainsi dans mon enfance. Mais dans la famille, plus personne n’y prêtait attention.
Les familles Martinenq, Autran, Gautier, puis Meunier, qui habitaient la maison, avaient cependant tous vécu la Première et la Seconde Guerre Mondiale, s’étaient tous battus, en avaient tous souffert. Ils étaient devenus des militants engagés pour la paix dans le monde et gardaient une rancune certaine à l’égard de l’Allemagne.
Nous arrivons alors à la fin de l’année 1954. A cette époque, les alliés occidentaux négocient l’éventuel « réarmement de l’Allemagne » et naturellement, dans de nombreuses villes, des militants pacifistes se mobilisent contre ce projet. De violentes manifestations ont lieu. La France est partagée en deux camps. Le Parlement aussi. Ce dernier doit décider si oui ou non la France accepte le réarmement de l’Allemagne. Dans ma famille, ce sujet anime les conversations des repas, mais on est franchement contre, on s’indigne que ce réarmement de l’Allemagne puisse être envisagé, et l’on s’inquiète. On espère, pensant à toutes nos victimes, à tout le mal que nous a fait l’Allemagne, que lors du vote au Parlement les députés vont se ressaisir et que le Non va pouvoir l’emporter.
Le vote a lieu le 30 décembre 1954. Il n’y a pas de télévision dans les familles, seulement la radio pour connaître l’issue du vote. On est en décembre, il fait nuit depuis longtemps, toute la famille est à l’intérieur de la maison et se trouve à la table de la cuisine pour écouter les informations de 20 heures. Le speaker annonce alors… que le Parlement français vient de « voter la confiance au gouvernement sur le projet de loi autorisant le réarmement de l’Allemagne fédérale ». Toute la famille, qui espérait encore, est atterrée d’apprendre ce "sacrilège". C’est le silence. A cet instant, un fracas épouvantable se fait entendre au fond de la cuisine : le cadre sous-verre de la photo du soldat Ferdinand Martinenq, tué par les Allemands en 1915, venait de se fracasser sur le sol. La ficelle par laquelle il était accroché à son clou depuis 1918 venait de céder à cette même minute.

Seconde histoire

Onze ans avant ma naissance, en 1933, mes parents avaient eu un premier enfant, Robert, un superbe bébé, blond, bouclé. Mais il ne vécut que 3 ans. Il mourut en 1936, d’occlusion intestinale disait-on, à l’issue une opération sans doute mal préparée et mal conduite. Mes parents ne s’en remirent jamais complètement.
La venue au monde de ce premier enfant avait pourtant apporté joie et enthousiasme à toute la famille. Peu après la naissance, ma mère avait ainsi acheté un appareil photo et pendant environ 2 ans, plusieurs dizaines de photos de l’enfant furent prises, avec la famille et les amis. Un album fut constitué, avec des photos bien arrangées, classées, datées.
La mort de l’enfant vint interrompre brutalement ce travail. L’album resta inachevé, les dernières photos restèrent en vrac. Personne n’eut le cœur de le reprendre pour y mettre de l’ordre. Ce n’est que vers 1995, près de soixante après, que je décidai de le faire. J’avais retrouvé la plupart des anciens négatifs 6 x 9 noir et blanc, que je fis retirer, et je fis réagrandir toutes les photos. Je rassemblai tout ce qui existait sur mon frère, les bonnes photos comme les photos ratées. Je numérisai le tout et je gravai un CD-ROM avec une photo de Robert en couverture. Je finis aussi de coller les dernières photos qui étaient restées en vrac, en y ajoutant leur légende. Je n’éliminai aucune photo, et même celles en plusieurs exemplaires furent toutes conservées et collées dans l’album.
Or, parmi ces dernières photos, il existait un fragment endommagé montrant Robert, qui marchait en pleurant, avec deux personnes, une de chaque côté, lui tenant les mains. Mais cette photo avait été découpée aux ciseaux autour de la silhouette de l’enfant, sans doute par ma mère, pour une raison que j’ignore (mais ma mère le faisait quelquefois). Grâce au retirage des négatifs, je pus retrouver la photo complète et l’on put identifier les deux amies du quartier Mar-Vivo qui encadraient Robert ce jour-là. Je collai donc dans l’album la photo entière et m’apprêtai à éliminer ce petit fragment découpé aux ciseaux, désormais inutile. Au moment de le mettre dans la corbeille à papier où se trouvaient tous les débris de papier, les bandes de photos massicotées pour être adaptées aux pages de l’album, etc., j’eus cependant une hésitation. Mettre cette petite photo de mon jeune frère à la corbeille me choquait. Mais finalement, me dis-je, je ne vais pas faire du sentiment avec ce fragment, surtout que j’ai maintenant la photo entière et agrandie. Et je jetai donc le fragment de photo.
A la fin de la journée, ma corbeille étant pleine, j’allai tout naturellement la vider au container à papiers situé à l’extérieur de la maison. J’ouvris le couvercle et déversai tout le contenu de ma corbeille (des centaines et des centaines de bouts de papiers de toute taille et de toute forme). Il faisait un peu de vent, et il y eut alors à l’instant où je renversai ma corbeille, une brève rafale qui fit qu’un morceau de papier, un seul, fut entraîné hors du container et tomba à côté sur le sol. Je m’abaissai pour le reprendre à la main et le remettre au container et je m’aperçus alors que c’était LE fragment découpé aux ciseaux autour de la silhouette de Robert, que j’avais hésité à éliminer. Comme s’il avait, lui, refusé d’entrer dans le container.
Je recueillis alors ce fragment précieusement, et depuis ce jour, moi qui n’ai habituellement aucune photo de quiconque dans mon portefeuille, je le conserve sur moi et il ne me quittera plus.
Jean-Claude AUTRAN

Q3. (1er mai 2007)

Merci Jean-Claude de ta réponse. En réalité si l'on pouvait supprimer toutes les interlignes cela raccourcirait le texte. Il suffirait d'aller à la ligne toutes les fois où cela est nécessaire. Tu fais pour le mieux dans la mesure du possible.

J'ai lu ces deux histoires absolument étonnantes et émouvantes aussi. Que les choses sont curieuses ! Platon avait raison, les réminiscences se présentent à nous toutes nues. Je t'embrasse bien affectuseusement ainsi que ta femme et toute ta famille.

Henri Tisot.




Le blog d'Henri TISOT

Après ses hésitations du début des années 2000, Henri va très vite comprendre l'intérêt de correspondre par courrier électronique, puis de se connecter à internet, qu'il considèrera très rapidement comme un outil formidable.

Et, en décembre 2009, il crée (sans doute avec l'aide d'amis ayant une certaine expérience en la matière) son propre blog, dont voici une copie de la page d'accueil.


11 décembre 2009 : Le blog d'Henri TISOT
http://henri-tisot.blog4ever.com/blog/index-373082.html
« Insistez si cela ne s'ouvre pas et soyez gentils de communiquer au plus grand nombre pour créer du trafic. Affectueusement. L'ami Tisot. Aidez-moi! disait De Gaulle. »

Bien qu'Henri n'ait sans doute jamais eu le temps d'alimenter toutes les rubriques (photos, diaporama), le blog contient néanmoins une grande richesse d'informations sur sa biographie, les nouvelles et les articles qu'il a écrits ces dernières années.

En voici la liste, avec les liens vers le blog :
Biographie :
Biographie longue
Biographie courte

Livres :
De Gaulle et moi - Quelle aventure ! - (Dans les Librairies à partir du 5 janvier 2010)

Nouvelles :
Ma rencontre avec le Général
L'enterrement de De Gaulle à Colombey
Les arrière-pensées d'Henri Tisot

Articles sans catégorie :
Le scandale Renault
Lettre préface de Maurice Druon
Plus gaulliste, tu meurs !
Article de La Croix : Henri Tisot, la vie après de Gaulle
Vie privée Vie publique, l’hebdo du 2 avril 2004 (vidéo)
Pour se procurer mon nouveau livre "de Gaulle et moi - Quelle aventure !
Henri Tisot chez lui (vidéo)
L’hommage d’Henri Tisot à Ginette Garcin, son amie
Révélations sur le drame des tours de Manhattan
Henri Tisot écrit à Brigitte Bardot
De Gaulle parle au Français depuis le paradis
La Globalisation
"La soi-disant laïcité jamais appliquée"
A propos de DSK" (Jacques Pessis - Paru dans Le Figaro du 28.05.2011)
Henri Tisot - Double CD "Salut mon Général !"
Mais, craignant que ce blog ne s'efface un jour ou l'autre avec la disparition d'Henri, j'ai pris soin d'archiver ses principaux textes, dans le chapitre annexé à celui ci, où l'on pourra accéder facilement à leur contenu.


Les joies et les peines des années 2001-2010, avec plusieurs textes d'Henri, mis en ligne sur mon site internet

Durant toutes les années 2000-2010, nous avons des échanges téléphoniques réguliers, parfois des courriers manuscrits, sur des questions d'informatique, d'internet, de généalogie, etc. Car il prend un intérêt croissant pour internet. Mais, au téléphone, il revient souvent (et il s'insurge) sur la situation économique, politique et morale de la France, qui l'inquiète de plus en plus au fils des années.

En 2004, l'année de mon départ à la retraite, je commence à envisager d'inviter Henri dans notre nouvelle maison du quartier Bastian.

Début 2005, la France est divisée à propos du référendum sur la Constitution européenne. Henri m'appelle longuement au téléphone à propos d'un texte qu'il vient d'écrire et, cherchant une « tribune » pour le faire connaître, il souhaite que j'en assure si possible la diffusion, par exemple grâce à mon site internet. Désormais convaincu des avantages de ce nouveau média, il avait pensé que son texte pourrait figurer en bonne place dans mon site. Et, connaissant l'adresse de la nouvelle page ainsi créée, il pourrait ainsi la communiquer à toutes ses connaissances.

C'était à l'époque où se préparait le référendum sur la constitution européenne (à laquelle il était farouchement opposé) et il avait écrit le texte ci-dessous :

HENRI TISOT
BP n°7 - 75362 Paris - Cedex 08

« FRANÇAISES, FRANÇAIS,
NE TUONS PAS DE GAULLE UNE DEUXIEME FOIS ! »

« Quand on ne reconnaît plus les siens,
c'est qu'on n'est plus des leurs. »
Louis Pauwels.
« FRANCAISES, FRANÇAIS,

C'est dans les coulisses de ma vie que je vous convie.
Ces coulisses n'ont rien de bien extraordinaires, il faut le dire, si ce n'est que les coulisses d'un théâtre ou de la vie ont toujours quelque chose d'inattendu et que le public ne peut pas soupçonner. Y gisent çà et là des fragments de décor des pièces qui ont été à l'affiche, des parcelles de certains accessoires, des meubles entassés.
Tout témoigne du déroulement des pièces qui se jouent ou qui se sont jouées...la veille, l'avant-veille...hier. Bref, avant ! Oui, tout témoigne de l'action du moment ou de l'action passée, y compris la poussière qui a tout submergé et qui nous rappelle sans cesse que nous la rejoindrons tous quoiqu'il arrive.
Et quand les pièces sont retirées de l'affiche, tout ce qui accompagnait leurs déroulements finit dans les magasins des accessoires, les caves du théâtre, les coins et les recoins des coulisses. C'est donc à parcourir les coins et les recoins de mon cerveau que je vous invite, dans la mesure bien sûr où cela vous intéresse. Je pense irrésistiblement à cette phrase de Jules Renard : « Les gens sont extraordinaires, ils voudraient que l'on s'intéresse à eux. »
Oui, j'ai toujours tout fait pour que l'on s'intéresse à moi. Depuis ma naissance je fais ce qu'il convient d'appeler « l'intéressant ». J'entends encore mes parents me dire : « Arrête de faire l'intéressant. Pour qui tu te prends ? » Oui, pour qui est-ce que je me prends ? C'est peut-être parce que j'ai très vite compris que ma personne n'était pas suffisante pour que l'on s'intéresse à elle, que j'ai entrepris tout jeune de me glisser dans la peau des autres. Me voilà devenu comédien d'une pièce qui s'appelle « Ma vie ». Mais est-ce que ma vie est susceptible d'intéresser le public ? Si oui, qu'il veuille bien me rejoindre en coulisses. Je souhaite lui dévoiler des choses qu'il ne connaît pas et qui me tiennent terriblement à cœur.
Une des choses qui est véritablement précieuse à mes yeux, se trouve dans une imposante bibliothèque aux colonnes noires qui encadrent ses portes, et qui marquent ainsi sa forme Empire, tandis que le bois clair de sa matière, annonce le style Charles X. Nous sommes là, à mi-chemin entre ces deux styles. Cette bibliothèque trône dans mon grand salon qui jouxte le petit salon de mon appartement dans lequel j'écris. Sur la troisième étagère du meuble en question, se trouve posée, appuyée contre la photo du général de Gaulle, une petite enveloppe qui contient une carte de visite. Il s'agit là de mon viatique pour l'éternité.
Cela semblera naïf, désuet, voire ridicule à certains. Pourtant c'est essentiel à mes yeux. Je crois aux signes. Ils ont souvent ponctué beaucoup d'époques de ma vie.

Lire la suite en annexe...



Henri aurait voulu aussi que cette page figurât en bonne place dans mon site, qu'elle soit aisément repérable. Nous nous étions alors mis d'accord pour qu'elle soit publiée dans la section "forum" du site, mais annoncée, dans la liste alphabétique des articles, par « TISOT Henri : Ne tuons pas de Gaulle une seconde fois ». Et non par « Henri TISOT : etc. ». De cette façon, son article était mieux visible car la lettre T de TISOT arrivait en dernier de la liste (après ..., Personnalités, Quartiers, Rues), alors que si on l'avait annoncée par « Henri TISOT... » elle eut été noyée au milieu de la liste et donc peu visible. En outre, un double astérisque après Henri TISOT et un "gif" clignotant attirait l'attention sur son texte. Et je m'étais aussi arrangé pour que, dans la page internet d'origine, apparaisse, en plusieurs endroits, en une sorte de « message subliminal », une ligne NON A LA CONSTITUTION EUROPEENNE...

Mais, quant à diffuser l'adresse internet de la page en question auprès de ses connaissances, là il se refusait à fournir (ou à copier dans un courrier électronique) un lien de type :  http://jcautran.free.fr/ etc. « Pas question de ce http de mes c......s », « je veux simplement indiquer aux gens le cheminement à suivre : aller sur la page d'accueil du site "Marius Autran", cliquer sur la case "forum", puis en bas de la liste, cliquer sur la ligne "TISOT", etc. ».

Le 2 février 2005, le texte est indexé sur Google. J'appelle Henri, qui me rappelle le soir : « C'est formidable !... ».

Finalement, ayant été pleinement satisfait du travail et, pour me remercier, accompagné de sa mère Suzanne, 91 ans, il nous avait invités, Yolande et moi, à déguster une bouillabaisse au restaurant Le Saint-Pierre, au Brusc. C'était le 3 juillet 2005. Ce fut un autre moment inoubliable, d'autant qu'Henri, dans le restaurant, reconnu par nombre de clients, ne se privait pas d'attirer l'attention en déclamant certains passages de l'imitation de de Gaulle ou certaines scènes de Molière... Mais c'est aussi la dernière fois que je vis Suzanne TISOT. Elle devait en effet s'éteindre, moins d'un an plus tard, le 29 juin 2006 à Paris.

Peu après, le 21 août 2005, Henri est
interviewé dans sa villa de Sanary. Cet interview, remarquable par son naturel, est toujours accessible sur DailyMotion à l'adresse suivante : http://www.dailymotion.com/video/xkdzck_hommage-a-henri-tisot_news

La disparition de Suzanne TISOT

Je fus naturellement présent aux obsèques, ainsi que de très nombreux Seynois. A la cérémonie à l'église de La Seyne, on vit Henri très actif, voulant lui-même décider de la position de telle gerbe ou de tel bouquet de fleurs sur les marches d'escalier du chœur. C'est aussi lui va lire une partie des textes des Saintes Ecritures. Il va même lire un texte du Pape, en imitant au passage la voix de Jean-Paul II !

Pendant qu'il lit l'un des textes, un incident se produit : un portable sonne bruyamment au premier rang, à deux ou trois mètres du cercueil. Cela arrive souvent de nos jours, mais le pire, cette fois, c'est que le bonhomme prit la ligne et commença à répondre haut et fort dans l'église, en ne s'éloignant que de quelques pas. Henri manifesta quelques signes d'énervement, mais continua à lire son texte. Et (alors que tout le monde entendait déjà distinctement la conversation du bonhomme dans son portable) celui-ci se mit à parler encore plus fort, la voix d'Henri le gênant pour entendre celle de son correspondant !! Alors Henri s'interrompit et cria : « Coupez ! » et « Il me semble qu'on peut éteindre son portable au moins une fois dans sa vie ! ». Mais nullement rancunier Henri. Car à la fin de la cérémonie, il alla trouver le bonhomme et, semble-t-il, lui fit une geste de pardon et l'embrassa.

Au cimetière, on vit Henri avoir des réactions très contrastées. Profondément abattu par moments, comme on le comprend, il va aussi reprendre toute son assurance devant les amis en disant par exemple : « Mais oui ! Je remonte à Paris demain, et puis je reviens la semaine prochaine à Sanary, avec mes cages de canaris ! Et la vie continue ! ». Mais ce ne fut pas si facile en réalité. Car, de la perte de sa mère, il ne s'en remettra véritablement jamais. Sa mère était à ses yeux la seule femme parfaite, la seule qui, de toute sa vie, était susceptible d'être aimée de lui.

Se trouvant seul dans son grand appartement de la rue de Courcelles, il nous dira avoir eu des réactions incontrôlables. Il va souvent maudire Dieu de lui avoir pris sa mère. Ainsi, descendant prendre sa voiture dans le parking souterrain de son immeuble et réalisant que sa mère n'est plus derrière lui comme auparavant, il va gueuler « SALAUD ! » dans le parking, à l'attention de Dieu...

Ci-dessous, la carte qu'il m'envoya pour me remercier de ma présence aux obsèques de sa mère à La Seyne. « C'est dur ! On m'a volé ma mère ».

Et le texte qui ccompagnait cette carte, texte qu'il avait lu lors des obsèques religieuses de sa mère, par deux fois, à Saint-Philippe du Roule, à Paris, puis à Notre-Dame du Bon Voyage, à La Seyne :

A ma mère, Suzy Tisot, ce mardi 4 juillet 2006, en l'église Saint Philippe du Roule à Paris -
et en ce jeudi 8 juillet en l'église Notre-Dame du Bon Voyage à La Seyne-sur-mer.

« Sainteté », a-t-on demandé à Benoît XVI, « quelle est la chose la plus importante que vous souhaitez transmettre aux jeunes ? » Il a répondu : « Je voudrais leur faire comprendre que c'est beau d'être chrétien. » Oui, c'est beau, c'est très beau, c'est magnifique d'être chrétien, surtout quand tout va bien, que tout roule comme on dit. Mais quand tout va mal, ce n'est pas facile. C'est dur, c'est très dur. On a beau avoir la foi. Les gens me disent : « Vous avez de la chance, vous avez la foi ! » Ce qu'ils ne savent pas c'est que le muscle, le moteur même de la foi, c'est le doute. Surtout quand on perd les siens et en particulier sa mère. Albert Cohen a bien dit : « Les fils ne savent pas que leurs mères sont mortelles. » Moi, je savais, que ma mère était mortelle mais je ne pensais pas qu'elle mourrait un jour.

Pour pallier le doute il y a les Ecritures, l'Ancien comme le Nouveau Testament, la Torah. Tertullien disait que « la foi se nourrit de la compréhension des Ecritures. » Oui, mais les chrétiens ne lisent pas les Ecritures, ils sont chrétiens par science infuse. Voilà pourquoi Jésus nous tend un terrible piège en Matthieu 16 : « Au dire des gens qu'est le Fils de l'homme ? » ... Jean-Baptiste - Elie - Jérémie ou quelqu'un des prophètes. « Mais pour vous, qui suis-je ? » - « Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les Cieux. Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle. » Et en fait, si nous sommes tous réunis autour de ma mère empli de ce même amour qu'elle nous a elle-même porté, c'est grâce à Simon-Pierre. Sans lui, pas d'Eglise, d'ecclesia, d'assemblée.

Un autre passage des Ecritures me va droit au coeur. Dans l'Evangile de Jean 6, Simon-Pierre, encore lui, trouve le mot que nous devrons dire à Jésus après qu'Il eût dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. » - « Ce langage est trop fort, qui peut l'écouter ? » récrimine-t-on dans l'assemblée. Oui, avouons-le, ce n'est pas facile à saisir tout cela, d'ailleurs ce jour-là nombre de ses disciples se retirèrent et Jésus demanda au Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous croyons, nous, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

Ma foi chevillée à celle de Simon-Pierre tient en peu de mots : « On peut me raconter tout ce que l'on veut mais pour moi Jésus le Christ ne peut pas avoir menti à propos de la Résurrection. La seule chose dont je suis sûr et certain, ma tête à couper, c'est que Jésus-Christ ne peut pas être un menteur, Il a tous les pouvoirs à mes yeux sauf celui de mentir. C'est même le seul pouvoir qu'Il n'a pas, celui de ne pas dire la vérité. » Le maître du mensonge ça n'est pas Lui. Jésus a dit: « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » Moi, je ne sors pas de là.

C'est ça ma foi même si je ne comprends plus rien à rien à cette heure: « Je mets mon espoir dans le Seigneur, » dit le Psaume 129, « je suis sûr de sa parole. » Ainsi, pauvre de moi, ici, avec mon terrible désarroi, là, devant ma mère enfermée dans cette boîte, devant ma « mère-belle » selon une expression de Frédéric Mistral, ma mère avec qui durant 27 ans j'ai partagé la vie après la mort de mon père en 1979, de telle sorte qu'après m'avoir donné la vie, elle est devenue la femme de ma vie, je me présente à vous déchiré, déchiqueté, écorché, ensanglanté par ce sort, ce destin qui est le même pour nous tous, mais pourtant, je crois, oui je crois de toutes mes forces que je reverrai un jour ma mère, Félix mon père et tous les miens dont Marguerite, ma merveilleuse grand-mère !

Ma mère m'a porté neuf mois durant - moi, sur la fin de sa vie, je puis dire que de clinique en clinique, je l'ai porté à bras le corps un long, long trimestre durant.

Sur une tombe voisine de celle où ma mère va reposer à La Seyne-sur-Mer juste à coté de mon père Félix Tisot avec qui elle a vécu un bonheur total et ineffable durant 45 ans, et aux côtés de Malou, la sœur de mon père, j 'ai lu une phrase inscrite sur du marbre. Cette phrase est si touchante dans sa simplicité naïve, elle dit : « c'est si beau une maman que même Dieu en a voulu une ! ».

En fait, voyez-vous, Dieu savait ce qu'Il faisait lorsqu'il a créé l'être humain. Il nous a tous soumis à l'angoisse, à la détresse et à la désespérance devant cette mort totalement inacceptable et incompréhensible, parce qu'il savait que plus l'homme se montrerait pitoyable plus il serait grand ! Amen.


La disparition de Marius AUTRAN

Seulement quelques mois plus tard, le 20 janvier 2007, de fut mon père, Marius AUTRAN, qui disparut. Je téléphonai la nouvelle à Henri, qui s'excusa ne pouvoir se déplacer à La Seyne pour les obsèques. Mais, quelques heures plus tard, il me rappela pour me dire qu'il avait écrit un texte dont il souhaitait qu'il soit lu à la cérémonie au cimetière.

Texte écrit par Henri TISOT à l'occasion de la disparition de son vieux maître, le 20 janvier 2007 :

Texte de Monsieur Henri TISOT, comédien, acteur de théâtre et de cinéma, ancien élève [1948-1949] de Marius AUTRAN,
lu par Monsieur Jacques GIRAULT, Historien, Professeur à l'Université de Paris 13, ancien élève [1949-1950] de Marius AUTRAN
lors de la cérémonie des obsèques au cimetière de La Seyne, le 24 janvier 2007

A Marius AUTRAN, notre maître.

Il est des êtres qui entraînent derrière eux tant et tant de choses lorsqu'ils s'en vont, que c'est bien plus qu'eux-mêmes que l'on enterre. C'est le cas ici en ce qui concerne Marius AUTRAN qui, en nous faussant compagnie, emporte avec lui la mémoire de La Seyne. Fort heureusement, comme il avait, de tout temps, prévu le coup, tout se trouve consigné dans ses livres et sur Internet grâce à Jean-Claude, son fils. Sans cela, l'histoire de La Seyne partirait à la dérive.

Pour le cas où tous les élèves dont je suis moi-même, seraient encore en vie, c'est un drôle de défilé qui devrait suivre sa dépouille. Pour ma part, c'est en pensée depuis Paris que je me mêlerai à vous tous. Responsable à l'époque de ce que l'on appelait la classe de sixième qui vous propulsait dans les classes supérieures qui préparaient au B.E.P.C, on devenait, en en faisant partie, des nouveaux grands qui faisaient suite aux anciens petits des classes élémentaires. Monsieur AUTRAN était aimé par ses élèves et d'une façon naturelle. Peut-être parce qu'il n'abusait jamais de son autorité et qu'il lui suffisait, lorsque la file se formait pour entrer en classe dans la cour de Martini, d'un simple « allons, allons ! », que j'entends encore, pour que tout entre non pas dans l'ordre, mais plus simplement que nous entrions tous dans le rang. Je n'ai pas le souvenir d'un Monsieur AUTRAN envoyant un élève - terrible affront - chez le directeur, Monsieur MALSERT. Monsieur AUTRAN ne déléguait pas, il prenait les choses en mains. Je puis assurer, sans flagornerie aucune, que sans Monsieur AUTRAN, je n'aurais peut-être pas eu le goût comme je l'ai, de me poser des questions sur tout, c'est ce qui me maintiendra vivant jusqu'à ma mort, comme lui qui n'a jamais lâché prise, ayant toujours fait son devoir, tandis qu'il avait incité des générations d'élèves de s'appliquer à faire les leurs.

Merci Monsieur AUTRAN, on ne vous oubliera pas de sitôt, vous avez été un professeur exemplaire dans cette Seyne d'antan, présente dans tous nos cœurs vieillissants.

Henri TISOT.

Première invitation d'Henri à dîner chez nous, au quartier Bastian (16 juillet 2007)

Henri avait accepté, pour la première fois, une invitation à dîner chez nous à Bastian. Et ma belle-sœur Geneviève et son compagnon, de passage à La Seyne, étaient aussi conviés au repas.

Quand on annonça à ces derniers qu'on leur réservait une surprise pour le dîner, et que la surprise c'était... la présence d'Henri TISOT, ma belle-sœur en fut ébahie et nous le fit répéter : « Henri TISOT ! Non ? Pas possible ! HEN-RI TI-SOT !! ».

Henri arriva avec un cadeau (un assortiment de fruits en verre coloré) et aussi un petit coffret métallique dans lequel il transportait avec lui ses documents les plus précieux, et dont il ne se séparait probablement jamais.

La conversation porta, bien sûr, sur des sujets divers et variés. Je me souviens, entre autres, qu'il sortit de son coffret, une lettre manuscrite que Brigitte Bardot lui avait écrite l'année précédente, après la disparition de sa mère. Une lettre usée par le nombre de fois qu'il avait dû la déplier, la lire et la replier à chaque ami qu'il rencontrait. Une lettre qui se terminait par « Je l'aime, je t'aime - Brigitte Bardot ».

Au cours de la conversation, il nous rappela aussi qu'il détestait les flatteurs médiocres, ceux qui cherchent à l'approcher et à lui parler, mais n'ont en fait rien à dire. Et il ne se gêne pas pour les envoyer promener sans ménagements. Exemple, sur le port de Sanary :

- Alors, Henri, tu es arrivé ?
- Hé oui, tu vois, je suis là.
- Et tu vas bien ?
- Hé oui, merci, je vais très bien.
- Alors, quoi, alors, tu es là.
- Hé oui, je suis là.
- Alors, tu vas bien quoi !
- MERDE !!!

Autre anecdote sur son franc-parler. Peu de temps après la disparition de sa mère, il est invité à une fête dans sa famille. Bien qu'encore sous le coup du drame qui l'avait atteint, il répondit à l'invitation, mais arriva naturellement sans enthousiasme et la mine triste. C'est alors que la personne (la maîtresse de maison ?) qui reçoit les invités, accueille Henri avec un large sourire et lui lance : « Alors, Henri ! Tu vas bien ? ». Et la réaction d'Henri fut... de lui crier : « Connasse ! » [sous-entendu, tu vois pas que je viens d'enterrer ma mère ?], réaction qui jeta un froid dans l'assistance et, paraît-il, gâcha un peu la fête.

Il y aussi ceux qui cherchent à tout prix à se faire connaître sous prétexte qu'ils l'ont rencontré un jour, des années auparavant, à la sortie d'un théâtre... « Mais vous vous souvenez de moi... Mais oui, je suis Madame X, je vous ai vu à la sortie de tel théâtre... ». Et Henri, avec sa franchise : « Non Madame, je ne vous connais pas. Non Madame. Désolé ». Je pourrais faire semblant, comme le font beaucoup d'autres

Je me souviens d'un passage de la conversation qui intéressa particulièrement Henri. C'était à propos d'une réflexion de notre ami commun Bernard OUSTRIERES qui m'avait demandé quelques temps auparavant : « Pourquoi, en tant que chercheur en biologie, vous ne travaillez pas avec pour objectif l'immortalité de l'homme ? ». La question m'avait sans voix, sur le moment, mais je dis à Henri, qu'après réflexion, « on aurait pu répondre que la mort est indissociable - et même consubstantielle - de la sexualité » (étant entendu la mort n'existait pas vraiment lorsque les individus primitifs se reproduisaient par simple division cellulaire et qu'il n'y a eu mort de l'individu que lorsque la nature "a eu recours" à la reproduction sexuée chez les êtres supérieurs). Et Henri apprécia quelques échanges sur un tel sujet. Je n'étais certes pas le doyen Paul Ricœur, ni le professeur Alfred Tomatis, mais, pour une fois, il m'avait semblé être de son niveau.

Voici les photos de famille qui ont été prises ce soir-là avec Henri :


Henri et Jean-Claude Henri et Jean-Claude
Henri, Jean-Claude et Yolande François, Henri et Geneviève



Henri TISOT à l'inauguration des Archives Municipales Marius AUTRAN à La Seyne-sur-Mer (9 septembre 2009)


Le 9 septembre 2009, Henri n'est pas encore rentré à Paris, et il accepte donc mon invitation à assister à l'inauguration des Archives Municipales de La Seyne, qui devaient désormais porter le nom de mon père, Marius AUTRAN.

Parmi les nombreuses photos qui ont été prises, Henri apparaît plusieurs fois :


Henri TISOT, 9 septembre 2009, inauguration des Archives Municipales Marius AUTRAN
De gauche à droite : Geneviève LEVY, Députée du Var, Pierre-Olivier AUTRAN, Henri TISOT, Yolande AUTRAN, Jean-Victor AUTRAN, Jean-Claude AUTRAN, Marc VUILLEMOT, Maire de La Seyne-sur-Mer, Annie CATTANEO-CHEVAILLIER
Henri TISOT avec deux journalistes de La Seyne



Seconde invitation d'Henri à dîner chez nous, au quartier Bastian (23 juillet 2010)

Nous avions, ce soir-là, des invités de marque puisque, avec Henri, nous avions aussi Marc VUILLEMOT, maire de La Seyne, ainsi que Jacques GIRAULT, historien et ancien ami d'enfance d'Henri, et son épouse Dany GIRAULT.

Dès l'apéritif, sur la terrasse, Henri arrive à glisser dans la conversation quelques vers du Misanthrope et, surtout, il nous déclame ce fameux texte : « De Gaulle parle aux Français depuis le paradis. », en imitant bien sûr la voix du Général.

Voici quelques photos inédites de ces instants inoubliables :

Quel dommage de ne pas avoir filmé pour avoir aussi le son. Je pensais que l'occasion de l'écouter se présenterait de nouveau. Mais comment pouvions nous imaginer qu'il ne lui restait qu'à peine 12 mois à vivre.... 

Voilà déjà beau temps que je m'en suis allé
Prendre de la hauteur en quittant l'Elysée
Mais je suis toujours là, car même au paradis
Mon ombre plane encore au-dessus des partis
 
J'ai l'impression parfois que je suis en exil
Un peu comme en quarante, à Londres, chez Churchill
Quand je fis le grand saut par-dessus le Channel
Pour lancer mon message : après le saut, l'appel !
 
Autrefois j'avais dit : « Ce qu'après moi je crains
Ce n'est pas un grand vide, hélas, c'est le trop-plein »
Oui, mais depuis la France éprise de grandeur
A joué de malchance avec mes successeurs
 
D'ailleurs j'ai observé que notre république
Concernant ces messieurs a des goûts éclectiques :
Elle alterne un grand homme épris d'indépendance
Avec un plus petit qui rêve de croissance
 
Après le grand De Gaulle, un petit Pompidou
Trois syllabes feutrées qui font juste un bruit doux
Un précurseur pourtant que ce fils de bougnats
Instaurant malgré lui le premier quinquennat
 
Puis l'Auvergne enfanta un second président
Celui qui célébrait la victoire en chuintant
On compare, je sais, « Mes Mémoires de guerre »
A ses romans de gare  et je n'apprécie guère.
Arriva Mitterrand avec la rose au poing
Mais son programme, lui, ne l'était pas au point
Celui qui combattit ma fonction violemment
C'est lui qui l'occupa de loin le plus longtemps
 
Juste après lui Chirac, c'est la farce tranquille
Qui étend son bazar hors de l'Hôtel de Ville
Lui gaulliste ? Allons donc ! Ce gaulliste a deux balles,
Ce Gaulliste a dissous l'Assemblée nationale
 
Mais de moi jusqu'à lui, au moins soyons bon prince,
Les présidents étant issus de la province
Savaient que c'est grâce aux vaches de ce pays
Que la France d'en haut fait son beurre à Neuilly
 
Par un référendum, moi qui fus désavoué
Jugez de ma colère à voir ainsi bafoué
Un peuple disant « non » à soixante pour cent
Et à qui l'on répond : « Ce sera oui pourtant »
 
Moi, dans ce coffre-fort où Trichet s'enveloppe
Je ne reconnais plus mon idée de l'Europe
N'ai-je donc résisté à la grande Amérique
Que pour voir s'installer une monnaie inique
 
De toi pays brisé, pays martyrisé
Beau pays outragé, et comme hypnotisé
J'attends un vrai sursaut. Et à ton président
J'adresse un seul message : Nicolas…Charles attend !

et le dîner qui suivit constitua un grand moment de cet été 2010.

Je me souviens qu'au menu nous avions comme plat principal la daube de poulpe (OK pour Henri), précédée de poivrons à la marine (toujours OK) et d'une barbouillade de fèves, préparée par mes soins 3 mois auparavant et conservée au congélateur. Mais là, contre toute attente, Henri s'excusa de ne pas pouvoir en avaler une bouchée... alors que tout le monde, y compris le Maire, avait bien apprécié ce plat bien de chez nous. Je me dis que la grand-mère d'Henri, Marguerite Marro, avait bien du lui en préparer dans son enfance. Mais, les 55 ans à Paris avaient dû changer les goûts d'Henri et lui faire oublier certains plats de son enfance...

La conversation porta d'abord sur Londres (car nous étions arrivés seulement la veille d'une semaine de vacances en Angleterre, avec 2 jours de retard suite à l'annulation de tous les vols Ryanair...). Ensuite, sur La Seyne, avec les informations détaillées de Marc VUILLEMOT sur les nombreux problèmes qu'il avait à résoudre à l'époque. Henri semblait avoir bien apprécié la démarche et le style de Marc VUILLEMOT car - alors que, dès le départ, Henri avait été provocateur à propos de « ce pays de merde » [qu'était La Seyne] - les deux hommes purent s'apprécier et Henri me dira un peu plus tard : « finalement, il me plaît bien ce Maire... ». J'allais oublier de relater le fameux « T'es qui toi ? » que Nicolas SARKOZY lança au Maire de La Seyne lorsque ce dernier vint l'accueilir lors de sa dernière visite officielle sur le territoire de la commune, quelques mois auparavant. [Car Henri me téléphona le lendemain de cette soirée, et lorsque je décrochai, il me lança aussi : « T'es qui toi ? », et je crois qu'il s'en servit encore avec d'autres personnes les semaines suivantes].

Henri nous parla aussi de son Paris « J'aime Paris, je dois tout à Paris [et rien à La Seyne...] », « On n'imagine pas à quel point j'aime Paris », « J'aime le traffic, j'aime la foule. Certains jours, je gare ma voiture place de la Concorde, à l'heure de pointe, et je reste là à lire une heure ou deux dans ma voiture pour goûter ce Paris vivant... », « Je n'ai besoin de rien d'autre que Paris, et je me considère comme un vrai Parisien ».

Et quant à l'Europe, on eût naturellement droit à l'indignation et à la colère d'Henri eu égard à la direction prise par les gouvernements. Et au martèlement de son point de vue : « Monsieur le Président, sortez-nous de l'Europe ! ». Comme je le fis moi-même dans un courrier envoyé à Henri après la parution de son dernier livre (voir ci-dessus) Jacques GIRAULT essaya bien de montrer que, par opposition aux siècles précédent qui avaient vu notamment la France, l'Angleterre, la Prusse, l'Espagne, etc. s'affronter, faisant des millions de morts, nous n'avions plus eu de semblable conflit depuis la création d'une Union Européenne. Mais la réponse d'Henri fut qu'en considérant la crise financière, les délocalisations, la perte de l'identité nationale, etc., qu'il se considérait actuellement comme étant « en pleine guerre ». Et l'on peut penser aujourd'hui que, si Henri avait vécu 3 mois de plus, s'il avait connu la crise majeure de l'Europe et de l'euro de l'automne - dont nous n'avons peut-être encore vécu que le tout début - cela l'aurait encore conforté dans ses idées.

Préface de l'Histoire de la Philharmonique La Seynoise

Début 2010, en prévision du 170e anniversaire de la Philharmonique La Seynoise, qui devait être célébré en novembre, la semaine du traditionnel concert de Sainte-Cécile, je me mis à rédiger une réactualisation du livre que mon père avait écrit, plus de 25 ans auparavant. Au Bureau de La Seynoise, on avait imaginé faire préfacer l'ouvrage par le Commandant Jean-Michel BALLADA, ancien chef de Musique des Équipages de la Flotte, et ancien élève de Marius AUTRAN. Ce dernier ayant décliné ma proposition, pour des raisons parfaitement compréhensibles, le Bureau de La Seynoise suggéra alors le nom d'Henri TISOT. Celui-ci, contacté par mes soins, accepta aussitôt et me proposa un texte, dès le début de l'été 2010. Ce texte, fut utilisé comme préface du livre, sans modification notable. Je crois qu'une seule phrase fut rectifiée, concernant la définition de La Seynoise. Henri pensait que c'était seulement le nom d'une salle (dans laquelle il avait joué à ses débuts), oubliant que c'était avant tout le nom de la Société Philharmonique elle-même. Voici le texte qui fut publié - un texte d'autant plus précieux et émouvant que nul ne pouvait alors se douter que son auteur n'avait plus alors que quelques mois à vivre...

PREFACE DE LA NOUVELLE EDITION (2010)
par Henri TISOT

Si on parle à quelqu’un qui n’est pas originaire de La Seyne de « La Seynoise », il en déduira qu’on fait allusion à une habitante de la ville peuplée de Seynois et de Seynoises. En réalité, il n’en est rien. « La Seynoise » c’est une musique, une philharmonique née en 1840 et qui est la plus ancienne de la région. Elle est l’une des trois plus anciennes de France. Mais n’en disons pas plus puisque cet ouvrage va vous conter sa prestigieuse histoire. Ce n’est que par la suite, en 1922, son siège actuel ayant été construit rue Gounod, qu’on la considérera comme salle de musique et salle des fêtes apte à accueillir toutes sortes de manifestations. « La Seynoise » a même été la salle de spectacle qui a vu les débuts d’Henri TISOT, mes débuts.

Cela dit, d’aussi loin qu’il me souvienne, tout avait débuté ailleurs, bien avant et dans le sang, oui, dans le sang ! Je devais avoir cinq ou six ans et avec les élèves de ma jeune classe de l’école Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui se trouvait à l’époque, rue d’Alsace, nous devions participer à un exercice d’élèves sur la scène de « La maison du peuple ». On voit encore le nom de cette salle, sur la gauche, lorsque l’on monte vers le cimetière, et qu’on longe le grand parking Martini sur la droite. Nous devions chanter en cœur : « Voici les roses de mon rosier, dans un panier, dans un panier… » Et geste à l’appui, on devait semer des pétales de roses pris dans le panier que chacun nous tenions, et on devait projeter ces pétales comme des graines vers le public. Ma mère m’avait fait confectionner spécialement pour l’occasion, une chemisette de couleur vert amande sur laquelle étaient brodées des raquettes de tennis dont le joli tissu jade était parsemé. On m’avait même conduit à Toulon chez « Rosa », le photographe en renom pour garder un souvenir de cette tenue. Et voilà qu’en scène, en plein milieu du chant, je saigne du nez. On m’évacue et on me conduit « dare-dare » dans le jardin où se trouve un robinet d’eau froide et Toinet, la bonne à tout faire de ma grand-mère qui m’assiste, tente d’endiguer le flot de sang qui macule ma jolie chemisette. Elle place sur ma nuque un mouchoir trempé dans l’eau froide. Rien n’y fait. Quand enfin, le sang cesse de couler de mon nez, on retourne d’où l’on était venu mais c’était trop tard, l’exercice d’élèves était fini. J’avais loupé mes débuts d’artiste.

Ce sera partie remise, plus tard et à « La Seynoise », partie de cartes très exactement.

Là aussi, il s’agissait de l’exercice d’élèves de fin d’année de la classe du brevet. J’avais alors quinze ans en 1952. Après les classes de cours élémentaire (les appellations n’ont plus guère cours à notre époque, mais ma mémoire les a gardées intactes), j’avais été admis « en moderne », en sixième très exactement et dans la classe de Marius AUTRAN. J’ai gardé de lui un souvenir tout particulier.

Autant les professeurs qui furent les miens en même temps que Monsieur AUTRAN, étaient tous sujets à moqueries de notre part, nous, les élèves, ou de critiques tout aussi bien, autant Monsieur AUTRAN ne paraissait pas « discutable » à nos jeunes yeux. Monsieur AUTRAN n’avait pas de tic comme Monsieur Turquay le professeur de français qui disait « chut » - « chut-chut » à tout bout de champ, 134 dans l’heure de la leçon. Monsieur AUTRAN ne nous faisait pas peur comme Monsieur Dary, le professeur de mathématiques qui entretenait la terreur, il n’arborait pas une cravate différente à chaque cours comme Monsieur Faber, le professeur d’anglais et, à l’inverse de Monsieur Laure, le professeur de sciences naturelles, il ne faisait pas de grands gestes qui mettaient en joie toute la classe. Il n’avait pas non plus comme le professeur d’histoire, Monsieur Muraccioli, Corse, de prétention communautariste, bref, Monsieur AUTRAN, faisait figure à nos yeux d’un « prof »… normal ! On ne pouvait rien trouver à lui redire. Il avait l’art de traiter ses élèves comme des êtres ayant le même âge que lui et du coup, dépouillés de nos rôles d’élèves, on se tenait tout naturellement à carreau si je puis dire. Je ne dis pas cela pour faire plaisir à son fils, je le dis parce que je le pense réellement. Pour ce qui est des autres professeurs, j’usais déjà de mon talent d’imitateur et je faisais rire tous mes camarades lors des récréations en mettant en exergue leurs tics. Du coup, les professeurs qui avaient ouï-dire que je les imitais ne s’aventuraient plus à m’interroger, craignant de déchaîner l’hilarité. J’avais trouvé le moyen de me protéger, de me caparaçonner, de me mettre à l’abri, bien que quelquefois je souhaitais être convoqué au tableau en levant le doigt, mais les profs faisaient mine d’ignorer mes demandes.

J’ai souffert tout jeune d’un embonpoint qui me différenciait de mes autres camarades, lesquels ne se gênaient guère pour me rappeler à divers moments de la journée mon état : « gros plein de soupe - gros lard - « boudenffle » - bonbonne », j’en passe et des pires. Et lorsque j’étais tout particulièrement mis sur la sellette et agressé et qu’un de mes soi-disant copains se précipitait sur moi, c’est encore l’imitation qui me sauvait la mise. En effet, tandis que l’agresseur tentait de m’impressionner par une attaque inattendue, il me suffisait de prendre la même posture que lui pour le désarçonner dans son élan.

En imitant son geste menaçant, je prenais sa place et tandis qu’autour on s’esclaffait, attaqué que j’étais, je devenais attaquant. C’était pratique !

Donc, pour la fête de fin d’année, après l’obtention du BEPC (brevet d’études du premier cycle), il avait été convenu que notre classe de troisième donnerait sur la scène de « La Seynoise », la célèbre partie de cartes de « Marius » de la fameuse Trilogie de Pagnol « Marius-Fanny-César » et j’avais été désigné étant donné mes succès en récitation, pour interpréter le rôle de Panisse. Très vite je compris que j’allais y exceller pour la bonne raison que j’imitais à la perfection Charpin qui a créé le rôle auprès de Raimu dans le film « Marius » mis en scène par Alexander Korda en 1931. Or, mon grand-père Louis TISOT était féru d’enregistrements, tant d’opéras que de succès du moment et il me passait sur son phonographe, le disque en cire de la partie de cartes à tout bout de champ. D’ailleurs, lui seul, selon ma grand-mère Marguerite, avait le droit de remonter le mécanisme du phono, personne d’autre ne devait y toucher. Les trois films cités faisaient les délices des Seynois chaque fois qu’ils étaient programmés à l’Odéon, ou bien au Rex, les deux cinémas de la ville. « Fanny » a été mis en scène par Marc Allégret et « César » par Pagnol lui-même. Bref, j’ai été nourri de Pagnol dès mon jeune âge.

C’est Monsieur Troubat, le professeur de gymnastique, qui avait en charge les répétitions qui s’opéraient le plus souvent dans une salle qui se trouvait en sous-sol de l’école Martini d’alors, dont le directeur était Monsieur Malsert lequel était particulièrement craint. On ne le croisait qu’avec déférence.
Enfin, le soir de la représentation arriva, j’étais coiffé comme l’était Charpin dans le film, d’un chapeau mou beige et mon ventre avait été emprisonné et enroulé dans une taillole de la même couleur. Et ce qui devait arriver arriva !

Je n’obtins pas un succès, mais un triomphe. Le lendemain, les clients de la pâtisserie familiale firent des gorges chaudes à ma mère de mon interprétation : « Mon Dieu, madame TISOT, votre fils !...C’était le portrait craché de Charpin. Ce qu’il l’a bien refait. On aurait dit lui ! C’est un artiste votre fils ! ».
C’est après cette soirée que les filles de l’école Curie qui ne me regardaient pas jusqu’à présent, commencèrent à me faire de légers, de très légers clins d’œil qui me mettaient du baume au cœur. Tout cela je le dois à « La Seynoise » ! C’en était fait, ma carrière artistique pouvait commencer.

Il est à remarquer d’ailleurs qu’elle débuta à « La Seynoise » par une imitation au service de la comédie, et cela se produisit à l’inverse plus tard lorsque de la Comédie Française où je fus engagé à 20 ans comme Pensionnaire, je basculais de la comédie dans l’imitation du général de Gaulle.

Et encore bien plus tard, en 2000, je fus engagé auprès de Roger Hanin dans la même Trilogie de Pagnol pour jouer auprès de lui le rôle de Panisse. Mais là, je n’eus plus besoin d’imiter Charpin, c’est TISOT qui s’exprimait jusqu’à devenir Panisse en personne selon le public.

Fernand Charpin, créateur du rôle d’Honoré Panisse, était né le 1er juin 1887 et moi, je suis né le 1er juin 1937. Il est des coïncidences qui demeurent troublantes pour ne pas dire abusives comme se plaisait à les désigner Louis Pauwels.

Toujours est-il qu’aujourd’hui, tandis que je regarde en arrière, je considère que ma vie prit sa véritable direction après cette soirée mémorable de « La Seynoise » en 1952 si je ne me trompe pas. A la suite de quoi, j’entrais au Conservatoire de Toulon où j’appris les bases de ce qui allait être mon métier de comédien avec Armand Lizzani, puis je prenais bientôt le train pour Paris en 1955 et entrais au Conservatoire d’Art dramatique dans la classe de Béatrix Dussane. Après les concours de sortie, j’obtins un second prix de comédie classique dans Sganarelle de « Dom Juan » de Molière et un second prix de comédie moderne dans « La femme du boulanger » de Marcel…. « Pagnol, Pagnol, quand tu nous tiens… »

Je fus alors engagé comme Pensionnaire à la Comédie Française en 1957 (j’avais 20 ans) où j’allais demeurer jusqu’en 1960. Puis, ça allait être le tournage pour la télévision, l’ORTF d’alors, du feuilleton « Le Temps des copains » où je campais Lucien Gonfaron, qui reste dans la mémoire collective des Français, et en même temps l’imitation du général de Gaulle, chef de l’État, qui allait me propulser au firmament grâce à « L’Autocirculation » dont un million de 45 tours furent vendus, lesquels brocardaient la politique algérienne de « l’Autodétermination » du général de Gaulle.

C’est véritablement après la mémorable soirée de « La Seynoise », au cours de laquelle j’acquis un certain prestige grâce au rôle de Panisse que je compris que le fait d’enfourcher un autre personnage que le sien, permettait de faire route, de faire carrière, bref, d’aller plus loin que l’on aurait pu aller soi-même et tout seul. Il faut imiter plus grand que soi pour véritablement avancer dans la vie. J’ai donc pris pour habitude de me faire accompagner de tous les rôles que j’étais capable d’endosser. Gandhi a dit : « On devient ce qu’on admire ».

Il m’arrive de m’interroger : que serait-il advenu de moi sans cette soirée à « La Seynoise » qui m’a propulsé vers mon avenir avec tout ce qu’il a comporté qui n’est certes pas commun ? Sans doute n’aurais-je pas su ou pu prendre le dessus sur les complexes que m’imposaient mon physique et j’aurais rongé mon frein à La Seyne sans avoir la possibilité de sortir de cette chrysalide que j’eus la riche idée d’abandonner dans le train qui me conduisit à Paris, de telle sorte que, débarquant sur le quai de la gare de Lyon, j’étais un homme neuf. Il ne me restait plus qu’à devenir celui que je suis devenu : Henri TISOT.

A La Seynoise, on me fit remarquer : « Est-ce une préface, ou une biographie d'Henri TISOT ? ». On peut en effet se le demander. Mais, avec Henri TISOT, c'était ainsi. C'était bien de lui.

D'ailleurs, quand le livre parut, début novembre 2010, je lui en avais naturellement adressé un exemplaire dédicacé. Le lendemain, il me téléphone pour me remercier et il me dit : « tu sais, ton livre est épais, je ne te promets pas de le lire en entier, mais j’ai déjà lu MA PRÉFACE, et je me suis régalé !! (Ça aussi, c’était du TISOT...).



Henri et les peintures de son père Félix

J'ai déjà mentionné que Félix TISOT peignait depuis de longues années : des paysages provençaux, des marines, des pointus, des produits de la pêche, des personnages, etc.

Je découvris aussi que mon père possédait aussi un recueil de nombreux tableaux de Félix TISOT, intitulé Le Jardin des Oliviers :

Ouvrage réalisé par Henri TISOT et Henry HERMELLIN, Éditions BPC Paris (1983)

Après le décès de son père, Henri avait organisé une grande exposition à Paris pour écouler un certain nombre de toiles parmi les centaines qu'il avait dans l'appartement qu'il partageait avec sa mère. Tout en en gardant un certain nombre sur les murs des différentes pièces de l'appartement, il essayait encore, au fil des années, d'en vendre grâce à des expositions temporaires ou à différentes petites galeries de peintures, notamment la galerie Notre-Dame à Toulon. Mais il ne fondait que des espoirs limités sur la province : « A Toulon, j'en vends à peine un par an. A Paris, c'est parfois un par semaine. La province est un pays de merde, et pourtant j'y reviens chaque année. Mais on ne peut vivre qu'à Paris ! J'aime Paris ! »

En 2009, Henri offre à Brigitte Bardot, pour son anniversaire, une toile de son père, peinte à Saint-Tropez, sur le lieu de tournage du film qui fit la renommée mondiale de BB, « Et Dieu créa la femme ».Avec l'accord d'Henri Tisot, cette toile sera offerte en 2010 à la ville de Saint-Tropez.

Lorsque j'eus repris des relations régulières avec Henri, il ne manquait pas de m'inviter chaque année, en juillet ou en août, au vernissage des œuvres de son père à cette galerie Notre-Dame de Toulon, devenue ensuite galerie Saint-Louis.

Chaque été, je répondais à son invitation et l'on se retrouvait avec plaisir, avec quelques amis et personnalités du monde des arts et de la politique de la région.

En 2007, une partie des discussions avaient porté sur l'élection récente de Nicolas SARKOZY et sur les grandes réformes qu'il avait entreprises : « C'est bien pour ça que nous l'avons élu » disait Henri, et aussi : « Il en a déjà plus fait en trois mois que "l'autre" en 12 ans... ». Par la suite, on verra que son soutien à Nicolas SARKOZY sera de plus en plus tiède puisqu'il finira par crier haut et fort : « Monsieur le Président, par pitié, sortez-nous de l'Europe ! ».

A cette même exposition de tableaux de 2007, à la galerie Notre-Dame, j'avais repérai un tableau intitulé "Oursins et rougets". Et, à la différence de beaucoup de toiles de Félix TISOT exposées dans la galerie, où le bleu du ciel et le vert argenté des oliviers dominaient, ce tableau comportait certaines nuances de rouge (des oursins) et de rose (de la chair de rouget) qui m'avaient particulièrement attiré. Car cette nuance rose que Félix TISOT avait su reproduire était exactement celle du rouget cuit dans la poêle, que ma grand-mère achetait, après la guerre, sans doute très cher, et auquel "le petit" (moi) était le seul à avoir droit dans la famille. Cette couleur avait su me faire rêver, et « comme on n'achète jamais que du rêve », je retournai quelques jours plus tard rencontrer le directeur de la galerie, Henri HERMELLIN, pour réserver ce tableau (qui n'avait heureusement pas été vendu). Henri, contacté par téléphone, consentit à me faire une petite remise et voilà le tableau en ma possession, tableau dont je fis la surprise à mon épouse, au pied du sapin de Noël 2007.




Et comme notre crèche annuelle n'a pas de « ciel », c'est le tableau "Oursins et rougets" qui désormais en tient lieu :



Même chose en 2008 :

Henri Tisot, devant les peintures de son père. Une exposition lui est consacrée à Toulon jusqu'au 26 juillet

Même chose en 2009 :

Au vernissage de 2009, nous aurons l'occasion de bavarder Geneviève LÉVY (Députée du Var, 1ère adjointe au Maire de Toulon, et ancienne élève de mon père), Marcelle GHÉRARDI (adjointe, et ancienne élève de ma mère), Nathalie BICAIS, des camarades d'Henri (Marcel NICCOLETTI), ainsi que la sœur de son malheureux copain d'enfance Maurice BONET, etc.

Une anecdote me revient lors de ce vernissage. Un monsieur, amateur de peintures, après avoir bien observé les toiles de Félix TISOT, se tourne vers Henri et lui dit : « Mais, je ne comprends pas, ce peintre Félix TISOT, je crois me souvenir qu'il avait un fils,... qui était comédien... Qu'est-ce qu'il est devenu ? » [sourires dans l'assistance]. En Henri de lui répondre : « Mais c'est moi ! Je suis Henri TISOT, le fils de Félix TISOT ». Et le bonhomme, incrédule, s'éloigna, puis revint (et la scène dura un certain temps) pour lui dire : « Mais alors ce serait vous Henri TISOT ? ». Et Henri de répéter : « Mais oui, c'est moi ». Et le bonhomme s'éloigna, emportant encore apparemment un léger doute...

Voici Henri TISOT, photographié à l'occasion de cette exposition dans la galerie Saint-Louis :

Henri TISOT devant quelques-unes des toiles de son père Félix, 15 juin 2009
Merci à Henri HERMELLIN pour cette photo prise dans la galerie Saint-Louis

Durant l'été 2009, le Musée Municipal Méditerranéen avait consacré une partie de son espace à une exposition des toiles de Félix TISOT. Henri m'en avait dédicacé le programme. Nous n'avions cependant pas pu aller au vernissage, le 26 juin, mais seulement vers la fin août.

J'avais félicité Henri au téléphone après notre visite, et c'est aussi vers cette époque qu'il me fit parvenir le fameux texte : Félix TISOT "Le dernier impressionniste" :

Félix TISOT mon père a un jour écrit cette phrase si prégnante : « Nos yeux s’ouvrent quand ceux des nôtres se ferment ». Cette citation revenait à ma mémoire tandis que je déambulais, il y a peu, au musée d’Orsay à l’étage des Impressionnistes. La plupart des chefs d’œuvre qui défilaient devant mes yeux semblaient me faire de l’œil car je découvrais dans chacun d’eux les mêmes coloris que l’on trouve dans les œuvres de mon père aujourd’hui disparu. Oui, « nos yeux s’ouvrent quand ceux des nôtres se ferment ». Jusqu’à La Gare Saint-Lazare de Claude Monet où j’imaginais qu’auraient pu s’enraciner sous sa verrière, les oliviers des paysages du Midi peints par mon père, entravant ainsi la bonne marche de la locomotive entrant dans la gare parisienne. J’étais sidéré. C’était un fait, Les coquelicots de Claude Monet ou Chemin montant dans les hautes herbes de Pierre-Auguste Renoir exhalent la même chaleur qui s’évade des toiles de Félix TISOT, de même que dans La route de Louveciennes de Camille Pissarro pourtant couverte de neige. Comment mon père a-t-il fait pour s’approprier la lumière et les coloris, les bleus, les ocres, les verts, les blancs, les jaunes, les violets de Renoir, de Monet, de Pissarro, de Bazille, de Cézanne, de Sisley et même de Degas pour les projeter dans ses toiles ? Félix TISOT serait donc « le dernier des impressionnistes » ? Un jour viendra où il sera reconnu comme tel, j’ai confiance ! Je veux citer une anecdote. Mon père a passé les sept dernières années de sa vie en compagnie de Suzy ma mère avec moi à Paris. Le succès de ses expositions était tel qu’il se plaisait à dire : « Paris, pour moi, c’est Lourdes ! » Il lui arrivait parfois de composer ses paysages à Sanary dans le Var quand il y résidait, mais lorsqu’il revenait à Paris, observant ses toiles, il se trouvait tout quinaud : « Mince ! Où est passée la lumière ? » C’était facile à comprendre : dans le Midi inutile de mettre la lumière dans une toile, la lumière est dans l’air, elle est ambiante et baigne la toile. Mais une fois rendu à Paris, on s’aperçoit que la lumière est restée en bas. A coups de pinceaux, il faut s’ingénier à reconstituer dans la toile cette lumière du Midi sans qui les choses ne seraient que ce qu’elles sont. Félix TISOT, mon père, s’y attelait alors, rejoignant ainsi par le grand mystère de l’imagination, la luminance des toiles des grands Impressionnistes qui s’était imprimée dans sa mémoire. Ainsi, « ses yeux se sont ouverts quand ceux des célèbres Impressionnistes se sont fermés ».

                 Henri TISOT, comédien, le fils du peintre Félix TISOT
      qui le considérait comme la plus belle œuvre de sa vie. Sacré Papa !

Voici quelques autres toiles de Félix TISOT présentées à cette exposition de Cassis.

A propos de cette exposition, il y avait eu malentendu entre le Musée et Henri, car ce dernier comptait dessus pour vendre quelques toiles. Mais les musées ne sont pas des galeries et n'ont pas le droit de vendre les objets exposés. Et le conservateur nous avait dit avoir eu beaucoup de mal à faire comprendre cela à Henri...

Le 12 août 2010, j'assiste encore une fois au vernissage de l'exposition des toiles de Félix TISOT et d'autres peintres toulonnais à la Galerie Saint-Louis. J'y rencontre Mme Eugène TROUILLET (fille de Mme ROPPOLO de La Seyne) qui m'achète un Tome II de la série Images de la vie seynoise d'antan. Et Henri en profite pour m'acheter la réédition du Tome I qu'il n'avait pas. Nous bavardons un certain temps, de La Seyne d'antan, de l'état du monde qui l'inquiète, surtout de l'Europe et de l'euro... Vers 18 h 30, je me prépare à rentrer à La Seyne. Il me dit : « Non, reste encore un peu ». Nous nous rasseyons alors sur un muret et bavardons de nouveau. Il se plaint de quelques importuns qui viennent lui parler et dont il n'arrive plus à se défaire, puis de questions de santé, des problèmes mineurs que nous avons tous, à notre âge, les uns et les autres, de dos, de circulation, d'hémochromatose qui oblige à pratiquer des saignées mensuelles, ce qui nous ramène aux médecins de Molière dans Le Malade Imaginaire... Et je le quitte alors. Pour ne plus jamais le revoir vivant.

En août 2011, une dernière photo d'Henri, avec quelques autres artistes, est prise dans la Galerie Saint-Louis, photo ci-dessous que nous a adressée
Henri Hermellin, directeur de la Galerie.


Et le 9 août, la galerie Saint Louis nous invitait au vernissage de la prochaine manifestation : 
"Hommage à Henri Tisot" par Henry Hermellin et les peintres de l'école toulonnaise
avec la préface de Brigitte Bardot
le jeudi 9 août 2012 à 18 heures 30


Pouvions-nous nous douter que, ce même 9 août, Henri serait parti dans l'autre monde et que ses obsèques auraient lieu le lendemain ?

Echanges de messages (Questions : Q - Réponses : R) avec divers internautes à propos de Henri TISOT (messages repris de notre ancien "forum" - personnalités locales) (7 juin 2006 - 13 février 2009)

Q1.

Cher monsieur,

Mes recherches sur internet concernant l'œuvre d'Henri TISOT m'ont conduites jusqu'à vous.

J'aimerais savoir si vous connaissez un site officiel sur son travail, un lien direct, je recherche surtout des informations sur ce qu'il a écrit, je suis preneuse de tous renseignements ou pistes que vous pourrez m'apporter.

Très cordialement,

IM

R1.

Bonjour,

Je ne pense pas qu'il existe de site officiel sur Henri TISOT.

Mon site personnel mentionne mon ami Henri TISOT en différents endroits, par exemple à la suite de son engagement contre le projet de constitution européenne : (...) (texte inédit, publié sur mon site en février 2005, avec l'autorisation d'Henri TISOT).

- ou encore à propos de la généalogie de sa famille : (...)
- dans l'histoire de l'enseignement à La Seyne (Henri TISOT fut l'un des anciens élèves de mon père, Marius AUTRAN) : http://jcautran.free.fr/œuvres/martini/chapitre_8.html
- dans le lexique des noms de rues de La Seyne : http://jcautran.free.fr/rues/lexique_rues_t.html
- etc.

Mais, pour trouver tout ce qui concerne Henri TISOT sur internet, il vous suffit de taper "Henri TISOT" sur Google, et vous obtiendrez actuellement 20 300 réponses dans lesquelles vous trouverez une mine d'informations sur Henri TISOT :

- sa filmographie, sa biographie : http://www.imdb.com/name/nm0864369/
- ses ouvrages : http://www.agencesartistiques.com/v2/template.cfm?file=result.cfm&id=220&id_Artiste=9866 ou http://auteurs.chapitre.com/page106/section60.html
- etc.

Cordialement,

Jean-Claude AUTRAN

NB. Depuis ce message, bien d'autre sites se sont créés, notamment le Blog de Henri TISOT et une page Wikipedia et, en 2011, en tapant "Henri Tisot, le moteur de recherche Google fournit plus de 69 000 réponses !

Q2.

Monsieur,

Vous est-il possible de faire parvenir mon message à Henri TISOT ?

Je n'ai aucune possibilité de le faire, mon nom ne lui rappellera sans doute rien, mais peut-être celui de mon épouse JF, qui a été au Collège Martini en même temps que lui, il y avait entre autre RM.

Nous avons bien connu la famille Bonnet dont la fille s'appelle Micheline.

Ma démarche est celle-ci : Lorsque la destruction du « cabanon d'Henri » a été effectuée et avant que les gravas ne partent j'ai récupéré les deux plaques « MALOU - FELY » et je voudrai les remettre à Henri, s'il le désire ?

En espérant qu'il vous sera possible de satisfaire ma demande, peut-être avez-vous son adresse ?

(...) Veuillez accepter, Monsieur toute mon admiration pour ce que votre père et vous-même avez fait pour la Seyne et la Provence.

Très cordialement.

AA (Union Provençale du Var)


R2a. (à HT)

Cher ami Henri,

Je me permets de te transmettre ci-joint le message de Monsieur AA, un ancien de Martini, que tu n'as peut-être pas connu, mais qui souhaitait entrer en contact avec toi pour te faire la proposition suivante, que tu trouveras peut-être intéressante :

« Lorsque la destruction du « cabanon d'Henri » a été effectuée et avant que les gravas ne partent j'ai récupéré les deux plaques « MALOU - FELY » et je voudrai les remettre à Henri, s'il le désire ? »

Voir le reste de son message dans le fichier MALOU-FELY.doc ci-joint.

Si tu souhaites donner suite, tu y trouveras aussi toutes ses coordonnées.

(...)

Jean-Claude AUTRAN

R2b. (à AA)

Cher Monsieur,

Merci beaucoup pour vos messages.

J'ai transmis aujourd'hui votre courrier concernant les plaques MALOU-FELY de l'ancien « cabanon d'Henri » à Henri TISOT. Je pense qu'il ne tardera pas à vous répondre. Selon ce qu'il décidera, je pense qu'il vous communiquera lui-même ses coordonnées de Paris ou de Sanary (je ne suis pas autorisé à les diffuser). Mais je peux cependant vous donner son adresse e-mail : (...).

(...) Très cordialement, (d'après votre adresse, nous habitons apparemment presque le même quartier de La Seyne).

Jean-Claude AUTRAN

Q3a.

Merci cher Jean-Claude, j'ai pris contact avec ce gentil Monsieur AA qui me dit que les plaques en question sont en zinc. Je t'adresse ce texte [voir ci-dessous, § coïncidences abusives] qui narre ce qui m'est arrivé il y a peu qui est assez troublant concernant le plomb. Bien affectueusement à toi et à toute ta famille.

Henri TISOT

Q3b.

Cher Monsieur, effectivement nous sommes presque voisins. Merci pour votre réponse et pour avoir transmis mon message à Henri (...).

Veuillez croire à toute ma sympathie, et peut-être un jour le plaisir de se rencontrer. Cordialement,

AA

Q4. (9 février 2009)

Bonjour

Mes arrières grands-parents (M. et Mme Feraud) avaient vendu leur boulangerie pâtisserie aux parents d'Henri TISOT.

Pouvez-vous m'indiquer si cette pâtisserie existe toujours et où se trouve-t-elle ?

Je vous serais reconnaissante de me renseigner, je vous en remercie.

Cordialement.

GV

R4.

Bonjour,

L'ancienne pâtisserie TISOT existe toujours (voir photo ci-jointe prise en juin 2008 lors du concert d'été de la philharmonique La Seynoise, place Laïk).

En haut de la façade on peut lire « ancienne pâtisserie TISOT ».

Je ne savais pas que c'était à M. et Mme FERAUD que le commerce avait été acheté par les parents d'Henri TISOT et je ne sais pas en quelle année. Je crois qu'Henri TISOT y est né, au premier étage, en 1937. Ses parents devaient donc déjà habiter là. Auparavant, la grand-mère d'Henri TISOT (Marguerite Marro) avait une épicerie, mais c'était peut-être dans la maison d'à côté, au n° 1 de la rue Carvin ?

Les parents TISOT ont revendu la pâtisserie en février 1974 (à Albert et France Cataldo, je crois) pour s'installer à Paris auprès de leur fils.

Félix TISOT s'est alors surtout consacré à la la peinture. Mais il est mort peu d'années après, en 1979.

Actuellement, la pâtisserie est tenue par la famille Coussy : Pâtisserie Frédéric Coussy (...)

C'est tout ce que je sais. Si vous voulez d'autres renseignements, je peux éventuellement demander à Henri TISOT que je rencontre 2-3 fois par an.

Cordialement,

Jean-Claude AUTRAN

Q5.

Cher Monsieur,

Je vous remercie de toutes ces informations.

A bientôt peut-être.

Cordialement

GV

Q6 (à HG) (4 février 2010)

Objet : Le temps échappé

Re bonsoir Henri,

J'ai deux adresses e-mail pour Henri TISOT (...)

Finalement, je n'avais pas complètement feuilleté le dernier livre d'Henri TISOT que je t'ai montré. C'est à la page 86 qu'il cite ton nom à propos de l'expression Le temps échappé.

Je t'en adresse ci-joint la copie.

Amitiés,

Jean-Claude

R6.

Merci Jean Claude je vais "oser" écrire à TISOT.

HG



La disparition brutale d'Henri (6 août 2011)

Eté 2011. Je ne saurais pas dire pourquoi, mais, depuis plusieurs semaines, sans être devin, j'avais quelques inquiétudes. Je savais qu'Henri devait être à Sanary depuis la fin juin, mais contrairement à ses habitudes, il ne m'avait pas appelé. Ce qu'il faisait habituellement, notamment pour me faire partager ses inquiétudes sur l'état du monde et de la France, et de s'insurger contre l'Europe, l'euro, la mort du bon sens dans notre pays, et bien des choses encore. 

En quelques mois, on avait vu en effet partir Roger PIERRE, Georges WILSON, Jean FERRAT, Ginette GARCIN, Bernard GIRAUDEAU, Bruno CREMER, Colette RENARD, Julien GUIOMAR, Annie GIRARDOT, Marie-France PISIER, Franck FERNANDEL,..., tous ces acteurs, comédiens, chanteurs de premier plan, mais que, personnellement, je n'avais, pour la plupart, pas connu personnellement. Dans cette catégorie de personnalités, ou de "people", la seule que je connaissais bien, c'était Henri TISOT. Et je ne pouvais donc pas m'empêcher de penser et de craindre qu'un jour..., une triste nouvelle allait tomber au cours d'un journal d'informations télévisées : « Nous venons aussi d'apprendre la disparition du comédien Henri TISOT, survenue à son domicile parisien,... », selon la formule habituellement utilisée pour tous ceux et celles que j'ai rappelés ci-dessus.

En juillet 2011, je devais d'ailleurs écrire à Henri pour lui faire parvenir des documents, des photos, lui poser 1-2 questions, et je devais faire commencer mon courrier par : « Je n'ai pas eu de nouvelles, mais j'espère que tout va bien pour toi... ».

Et c'est alors que, le 6 août, alors que mon courrier était prêt à partir, la nouvelle redoutée arriva : « L'acteur et humoriste français Henri TISOT est décédé dans la nuit de vendredi à samedi vers 3 heures du matin dans sa maison secondaire de Sanary. Il était âgé de 74 ans ». Ce ne fut donc pas à son domicile parisien, ce fut à Sanary, dans son Var natal. La nouvelle fut connue en fin de matinée, mais, ayant été tout le jour absent pour participer à une fête familiale à Aix-en-Provence et rentré seulement vers 20 heures, je ne l'appris que le soir, par l'intermédiaire de plusieurs membres de ma famille, qui venaient de l'entendre de la bouche de Julien ARNAUD, à la fin du journal d'information de TF1. La consternation m'amena à rechercher confirmation et précisions sur des sites d'infos.net, où la nouvelle était aussi annoncée, ainsi que sur Facebook où de nombreux messages avaient déjà été envoyés vers le "mur" d'Henri TISOT depuis la fin de la matinée. Et il y aura encore, pendant les jours suivants, des centaines de messages [voir ci-dessous], témoignages, photos et souvenirs divers.

Le comédien et humoriste Henri TISOT est mort

Publié le samedi 06 août 2011 à 12H43
Le comédien et humoriste seynois, Henri TISOT, est décédée cette nuit à Sanary
photo doc R. U.

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Le Seynois Henri TISOT est décédé dans la nuit de vendredi à samedi vers 3 heures du matin dans sa maison secondaire de Sanary.
L'acteur et humoriste français était âgé de 74 ans. Henri TISOT qui ne souffrait d'aucune pathologie particulière a été victime d'un malaise a indiqué sa famille.
Henri TISOT était notamment devenu célèbre dans les années 60 par ses imitations du général de Gaulle. Il a interprété dans sa carrière principalement des rôles comiques, comme celui de Lucien Gonfaron dans Le Temps des copains (1960/62).
Depuis les années 1980, il avait surtout joué au théâtre, notamment du Feydeau aux côtés de Robert Lamoureux et Pierre Mondy.
Un centre culturel dans le quartier Berthe porte son nom à La Seyne-sur-mer, sa ville natale.
Ses obsèques seront célébrés mercredi 10 août à 14h30, en l'église Notre Dame de La Seyne-sur-Mer.
Site internet de Var-Matin

A partir de 21 heures, j'adressai, moi aussi, un message sur Facebook, puis un second, puis un troisième, puis un quatrième :

- Jean-Claude Autran : Nous sommes infiniment tristes. Il y a un an tu étais venu diner chez nous : daube de poulpe, que tu avais appréciée, et « barbouillade de fèves » que tu avais refusé d'avaler ! Et à l'apéro, tu nous avais déclamé : « De Gaulle parle aux Français depuis le paradis ». Nous regretterons ton immense talent, ton esprit et ton grand cœur. Mais je ne réalise pas encore à quel point tu vas nous manquer. Adieu Henri.

- Jean-Claude Autran : Dernières photos avec Henri TISOT :

Avec Jean-Claude et Yolande Avec ton ancien maître, Marius AUTRAN, Sanary, 21 août 2001

- Jean-Claude Autran : Et nous, mon Dieu... on continue (Henri TISOT, dans Le Fils du Pâtissier, 1985) : obsèques de son père Félix

Le lendemain, dimanche 7 août, la presse écrite annonça :

Var-Matin, 7 août 2012

Dès le lundi matin, 8 août, lorsque j'appris qu'un dernier hommage pouvait être rendu à Henri à la Chambre Funéraire Seynoise, je fus l'un des 2 ou 3 premiers à m'y rendre. J'y rencontrai Henro Ollivier, cousin et filleul d'Henri TISOT, ainsi que Vincent CURET, un ami d'enfance que je n'avais d'ailleurs jamais revu depuis l'enfance, et qui venait - le hasard - assister ce matin-là aux obsèques de son frère Jean-Louis CURET. Des membres de la famille VINCENT arrivèrent ensuite.

Je pénétrai donc seul dans le salon funéraire pour dire, en toute intimité, un dernier adieu à Henri. Il avait un visage particulièrement paisible, il était beau dans son dernier sommeil. J’ai embrassé son front en lui disant quelques mots d’adieu à l’oreille. Je pense lui avoir dit : « Nous nous reverrons peut-être... », et puis : « ce serait trop beau... ». Mais comment est-il possible, en quelques heures, de passer de l’état d’homme exubérant et plein d’humour, à l’état de statue de cire glacée ?

Et les jours suivants :

Var-Matin, 8 août 2012

Var-Matin, 10 août 2012
Var-Matin, 11 août 2012
Le Point, 11 août 2011

Le mercredi 10 août, dès le début de l'après-midi, nous étions naturellement présents devant l'église de La Seyne-sur-Mer, à deux pas de la maison natale d'Henri : la pâtisserie de ses parents. Que d'amis, tous profondément attristés et consternés par cette disparition brutale, d'autant que nombreux étaient ceux qui l'avaient vu quelques jours auparavant et qui avaient même déjeuné avec lui (et l'avaient trouvé en pleine forme, identique à lui-même) l'avant veille ou la veille ! Bernard OUSTRIERES qui était de ceux-ci, résuma bien notre pensée à tous en disant : « Il nous a fait ça ! ».

Je n'ai pas d'autre commentaire sur cette cérémonie émouvante dont la presse dira : « Les Varois nombreux pour les obsèques de Henri TISOT - Plusieurs centaines de Varois, des élus, des amis et des anonymes ont rendu un dernier hommage ce mercredi à Henri TISOT lors de ses obsèques à La Seyne-sur-Mer, sa ville natale » (www.varmatin.com). Plusieurs personnalités varoises ou nationales étaient présentes tels Hubert FALCO et Geneviève LEVY (qui devaient précisément dîner avec Henri chez Marcelle GHERARDI le mardi 9), ainsi que Jean-Sébastien VIALATTE, Raphaëlle LE GUEN, Nicolas DUPONT-AIGNAN et plusieurs de ses anciens amis du spectacle (Corinne LE POULAIN, AMARANDE,...).

Var-Matin, 11 août 2012

Et nous l'avons ensuite accompagné jusqu'à la tombe familiale « Le Petit Cabanon Blanc » où il a rejoint ses parents, grands-parents et ancêtres plus lointains.

Nous retournons régulièrement sur sa tombe et lui apportons parfois des fleurs, comme nous le faisons aux membres de notre famille. Mais nous avons eu l'impression d'être pratiquement les seuls à nous intéresser maintenant à cette tombe, à arroser, à retirer les fleurs fanées. Et six mois après la disparition d'Henri, son nom n'est toujours pas gravé sur la pierre...






Les hommages qui ont été rendus (et qui continuent d'être rendus) sur le profil Facebook de Henri TISOT

Depuis qu'il avait créé son profil Facebook, Henri l'utilisait très régulièrement pour faire passer ses messages, ses inquiétudes et ses critiques. Rappelons quelques messages qu'il avait envoyés peu avant sa disparition :

13 juin 2011 :
- A l'écoute de Luc Ferry, de Jean-François Kahn et jusqu'à notre ancien président que je respecte nonobstant, je me demande dans quel pays je demeure. Henri TISOT.
- "PLACE AUX PROFITEURS D'ABANDON, AUX DEBROUILLARDS DE LA DECADENCE" avait dit De GAULLE EN 1947. Henri TISOT.
13 juin 2011 :
- De tout cœur avec ceux qui se battent pour que l'on cesse de spolier la France. Faudra-t-il en venir à des extrémités. Quand aurons-nous le pouvoir de boycoter tout ce qui n'est pas FRANCAIS ???? HENRI TISOT. COMEDIEN.

17 juin 2011 :
- A PROPOS DE CE QUE J'AI ECRIT A LA SUITE,UN MOUVEMENT EST EN TRAIN DE NÂITRE : LA DEMONDIALISATION ; IL SERAIT TEMPS SI L'ON NE VEUT PAS MOURIR !!! Henri TISOT. REVEILLONS-NOUS !

4 juillet 2011 :
- J'avoue avoir été un peu vite en besogne suite à l'affare DSK. Me revient en mémoire cette injonction du Christ: "NE JUGEZ PAS AFIN DE NE PAS ETRE JUGE !"
J'en viens aujourd'hui à me demander si tout cela n'a pas été manipulé par ce pays qui a pour nom Amérique et qui est capable du meilleur come du pire. Henri TISOT.
- Cela dit, même si DSK était totalement blanchi, permettez-moi de dire que je ne souhaite pas qu'il soit notre futur président. Manquerait plus que ça ! Henri TISOT.

15-20 juillet 2011 :
- MAIS QUI FERA ENFIN TAIRE EVA JOLY ??? LE GENERAL DE GAULLE LUI AURAIT SUREMENT RIVE SON CLOU SUITE A SON DESIR DE SUPPRIMER LE DEFILE DU 14 JUILLET. ON NE PEUT ETRE AUSSI INEPTE ! Henri TISOT.
- Il fallait bien qu'elle fasse son coup médiatique.......... (TC)
- Oui, un aller sans retour. Via Drakkar. Henri TISOT.

3 août 2011 :
- EVA JOLY s'exprime quand elle devrait se taire et se tait lorsqu'elle devrait s'exprimer et compatir aux malheurs des siens lors du massacre norvégien. Serait-elle devenue muette ? Henri TISOT.

Hélas, le 6 août 2011 à 11 heures : 

- Var-Matin : Le Seynois Henri TISOT est décédé dans la nuit de vendredi à samedi vers 3 heures du matin dans sa maison secondaire de Sanary. L'acteur et humoriste français était âgé de 74 ans.

Et dès la fin de matinée du 6 août :
- LDB : Une bien triste nouvelle...
- BP : Toutes mes condoléances à la famille et aux proches d'Henri...
- DS : Toutes mes condoléances à la famille d'Henri. Je suis très ému. C'est un homme de grand talent et de grande profondeur spirituelle qui vient de nous quitter.
- JJ : Je viens d'apprendre la triste nouvelle. C'était un homme avec une très grande sympathie. Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
- SN : Henri, je suis bouleversé par ce que je viens d'apprendre, tu vas me manquer ! reçoit ce message de la-haut... Ton ami, SN.
- NCR : Bien triste nouvelle que je viens d'apprendre avec émotions ....
- VH : Sinceres condoleances a toute la famille TISOT.
- CC : L'Union du Peuple Français, qu'il avait rejoint notamment sur Facebook, tous les gaullistes et plus particulièrement tous ceux qui l'ont cotoyé et apprécié pleurent aujourd'hui la disparition d'un grand homme à la sensibilité et au talent immense. J'adresse en mon nom personnel, ainsi qu'en celui de l'UPF toutes les plus sincères et attristées condoléances à sa famille et à ses proches. Nous ne t'oublierons pas cher Henri.
- MR : Bien cher Henri je ne toublierais jamais
- MR : Henri grosses bises a suzi et a felix jaie de la pinne tu a region toute mon enfance je te dit a bientot cinceres condoleance à toute ta famille
- JHA : Mon très cher Henri, mon ami de vingt ans, tu ne seras donc pas des notres le 11 octobre prochain. Ton départ me bouleverse. Je t'embrasse ...
- FM : Oui, JH, c'est une très triste nouvelle.
- RR : Henri, ton père et ta mère vont te retrouver. Parle leur de la Seyne, des amis et de tous ceux qui vous ont connu. Nous vous regretterons toujours ...
- DR : Henri, si tu es là haut, lis tous nos messages... nous t'aimons...bisous
- JML : Avec lui, ce sera toujours Le Temps des Copains.
- AS : Henri est parti le jour de la Transfiguration et de la métamorphose... Ce n'est certainement pas un hasard.
- ARL : Une bien triste journée vous allez me manquer, je suis émue et triste, une pensée à votre famille et à vos amis. Vous resterez dans mon cœur.
- MFP : Très sincères condoléances à tous les proches de ce grand Monsieur.
- MC : Sincères condoléances à toute la famille TISOT
- MJP : sinceres condoleances d un ami du conservatoire de Toulon Monsieur TISOT vous allez nous manquer mais le Paradis c est enrichi d un grand Monsieur repose en paix
- MP : www.youtube.com. Avec Marco Perrin, Jérémy Kaplan et les participations de Bertrand Blier, Brigitte Chamarande, Henri TISOT, Joël Séria. Ce film retrace la carrière du comédien
- MHD : r.i.p.
- CR : C avec surprise que cette nouvelle attriste, on s'etait dit bonjour à la vague d'or à La Seyne. Sincères condoleances.
- JK : Henri je me souviendrais éternellement, de votre participation à mon documentaire sur Marco Perrin.
- CL : Du train qui me ramène à Nice, j'apprends le décès de Henri TISOT avec qui j'avais quelque fois discuté! Il est le représentant d'une époque, d'un style de vie, de pensée..!Parti paisiblement à Sanary, il avait le mot, l'amour aussi par le mélange de toutes religions qu'il connaissait à la perfection..et le théâtre, le jeu des mots et de l'esprit.. Au revoir Monsieur et reposez en paix en ce nouveau monde.! On ne t'ooubliera jamais. L'enterrement de De Gaulle à Colombey - Henri TISOT blog Plus gaulliste, tu meurs ! Henri-TISOT.blog4ever.com
- RD : Une pensée pour vous, cher Henri, qui venez de nous quitter de façon impromptue. Nous serons beaucoup à vous regretter. Sincères condoléances à votre famille.
- HL : Henri nous a quitté il y a quelques heures. Qu'il repose en paix et, où qu'il soit, continue de nous envoyer des messages de paix.
- LNR : Très touchant ce que vous avez écrit. Il y aura toujours une petite lumière en vous qui restera de cette complicité et amitié que vous avez vécu.
- AC : Je t'ai vu début à la RTF en 1960 j'était assistant cameraman dans Cyrano de Bergerac, déjà on pouvais apprécier ton grand talent d'acteur. 30 ans plus tard nous nous sommes revu et j'ai fait les photos de ton livre "La crèche". Te voilà à nouveau devant ton créateur. Tu as été un bon chrétien et tu as bien répandu les paroles du Christ. Que ton âme soit dans l'amour et la lumière de Dieu. Je t'embrasse mon ami et mon frère de Lumière.
- GR : Pensées !
- BP : Mon cher Henri, au revoir...(pas Adieu) tu es toujours là, avec ta joie, ton humour , ton rire et ta grande gentillesse ! Nous ne t'oublierons jamais ! J'ai envie de dire: Vive Henri , Vive DE Gaulle !!! Nous t'embrassons bien affectueusement et prions pour toi et tes proches !
- SEG : Je me joins à toi Benoît et partage tes magnifiques paroles, car c'est grâce à toi que j'ai eu l'occasion de connaitre notre ami Henri TISOT par le biais de Facebook (en amont)...Qu'il repose en Paix.
- PT : Joli hommage, BP.
- PT : Henri.....Je n'arrive pas à y croire.....Soyez très heureux là où vous reposez désormais.....A bientôt peut-être. Quelle tristesse. Le Général de Gaulle mort une seconde fois.....C'est la nuit des étoiles en ce moment, vous les avez rejoints Henri.
- IG : Au revoir cher Henri TISOT, nous n'oublierons pas les bons moments passés ensemble, votre gentillesse, votre érudition et votre simplicité,
- CD : Reposez en Paix cher Henri, irez-vous saluer le Général ? , en bon souvenir de vous avoir croisé... Merci de votre gentillesse.
- PT : C'est une sensation curieuse....le Mur d'Henri....sans Henri. Je l'aurais "connu" si peu de temps.....Je savais qui il était bien sûr, mais dialoguer, le connaître plus directement était plaisant.....Parti. 74 ans, ce n'est pas bien vieux....Bon vogage Monsieur Henri.
- LNR : Oui je trouve cela très touchant de se retrouver sur sa page pour partager sa disparition
- PT : Le plus beau des cadeaux pour Henri, est peut-être de voir l'émotion que sa disparition entraîne sur son mur....Tout le monde lui rend un joli hommage.
- ED : Bien triste nouvelle que je viens d'apprendre, salut AMI... vous nous manquerez à tous. Sincères condoléances à toute la famille.
- JB : Vidéo Ina - Interview Henri TISOT sur le général de Gaulle (précédé intw Jean Barbier), vidéo In
www.ina.fr
- GR : Hommage... Dans cet interview, Henri nous dit que Dieu aime le rire...
- HO : Bonjour a tous, Je suis le cousin d'Henri TISOT, je tenais à tous vous remercier pour vos tres beaux messages.
Amitiés à tous.
- GR : Puissions-nous essayer de nous aimer les uns les autres... et être joyeux au delà de la douleur et de la connerie... C'est un des messages qu'il voulait faire passer ! Amitiés Henri, votre cousin nous manque déjà !
- JB : C'est avec tristesse que j'ai appris le décés de Monsieur TISOT, je présente à sa famille mes sincères condoléances.
- VD : Une étoile de plus brillera dans notre ciel. Toutes mes condoléances à sa famille en ces moments douloureux que la vie nous présentent. Reposez en paix Monsieur TISOT et là haut vous pourrez je l'espère faire en direct vos imitations à Mr DE GAULLE.
- MF : Toutes mes condoléances à la Famille surement les Anges vous entourent avec le sourire ..... Notre cher Henri est allé retrouver les Anges dont il nous a parlé si souvent ...
- PT : Pour Monsieur TISOT, "over the rainbow" aujourd'hui.... En espérant qu'il smile avec la petite fille du Magicien d'Oz.
- FB : Quelle triste nouvelle...
Nous sommes tous effondrés par la disparition d'Henri...
Je lui rends hommage sur mon Blog en 2 articles.
Voici le premier (lien ci-dessous).
Qu'il repose désormais en paix dans l'Amour de Dieu qu'il aimait tant...
Livres et rencontres avec Brigitte Bardot, Barbara, Colette Renard etc.
livres.rencontres.bardot.barbara.star.over-blog.com
Nombreux hommages à Brigitte Bardot ainsi que son actualité au fil des jours. Articles réguliers sur Colette Renard et Barbara. Évocation de mes belles rencontres et de mes « coups de cœur » artistiques. Présentation de tous les livres auxquels j’ai collaboré (et ceux que je conseille) ainsi que mes...
- DBB : C'est avec une immense tristesse que nous avons appris la disparition d'Henri. Toutes nos condoléances à la famille d'Henri. Henri restera dans mon cœur.
- HO : merci beaucoup pour ce bel hommage
- PL : Avec la disparition d' HENRI TISOT ce n''est pas seulement un ami FACEBOOK qui disparaît mais un homme d'esprit à tous les sens du terme , un homme sensible et cultivé . Les plus anciens se souviennent de ces fameuses conférences de presse du Général de Gaulle , mais aussi du "temps des copains" un célèbre feuilleton de la télévision . Curieusement en déprime le mois dernier, j'avais relu son livre...
- PT : Une jolie musique qui lui va bien à Monsieur Henri.
Limelight
www.youtube.com
Video-Clips - luzes da ribalta...charlie chaplin
- ABB : A défaut de croix de Lorraine mon cher Henri que cette Jeanne vous accueille à la porte du Paradis avec le général pour qui vous aviez tant d'affection dans vos imitations... avec vous part un grand homme un homme de cœur... O France nous pleuront ce frère bien aimé
- GR : Sa voix (voie) est toujours présente !-)
la dépigeonnisation.. Henri TISOT
www.youtube.com
La conférence de presse ! Irrésistible
- MP : beaucoup de tristesse face à cette disparition...une grande voix,un grand cœur..
- JE : Henri j'aurai comme la promesse faite il y a quelques jours seulement, une prière de Jerusalem, pour vous, si grand ami du peuple hébreu, comme vous me le disiez. Paix et chalom.
- JLB : Quelle tristesse, je suis effondré. Toutes mes condoléances à la famille et aux amis... Où que tu sois, je garde de belles images de toi très personnelles Cher Henri. Amitiés à tous.
- JMD : Sentiment étrange de savoir qu' Henri TISOT ne pourra jamais répondre aux messages de sympathie laissés sur sa page Facebook.. Reposez en paix ! Ne vous inquiétez pas, Didier , Jérémy et moi-même prendrons soin de votre ami Marco...
- GR : De tout cœur avec vous!
- HO : encore une fois merci à tous pour tous ces merveilleux messages!!
nous sommes tres touchés!!!
- JCA : Nous sommes infiniment tristes. Il y a un an tu étais venu diner chez nous : daube de poulpe, que tu avais appréciée, et « barbouillade de fèves » que tu avais refusé d'avaler ! Et à l'apéro, tu nous avais déclamé : « De Gaulle parle aux Français depuis le paradis. »
Nous regretterons ton immense talent, ton esprit et ton grand cœur. Mais je ne réalise pas encore à quel point tu vas nous manquer.
Adieu Henri.
- JCA : Dernière photo avec Henri TISOT, avec Jean-Claude et Yolande
- BBD : Merci Jean-claude pour cette photo souvenir de notre ami Henri. Il nous manquera beaucoup !
- TQ : Toute l'équipe pense très fort à toi pour ton dernier voyage ,tu nous a fait tant rire
- JCA : Dernière photo d'Henri TISOT avec son ancien maître, Marius Autran, Sanary, 21 août 2001
- JCA : Et nous, mon Dieu... on continue (Henri TISOT, dans le Fils du Pâtissier, 1985) : obsèques de son père Félix
- DL : C'est avec tristesse que j'ai appris le décés de Monsieur Henri TISOT , je présente à sa famille toutes mes sincères condoléances.
- BBD : Recueillement et prières en cette soirée.
- CV : Vous avez quitté le monde des vivants, nous sommes tristes. Lorsque vous retrouverez nos amis communs la-haut, transmettez leur mes amitiés. Nous ne vous oublierons jamais. Je vous embrasse Henri
- GP : Meilleurs souvenirs, amitiés d'un admirateur. Vous allez nous manquer Monsieur TISOT
- JMD : La photo ci-dessous a été prise le 13 janvier 2011 au domicile parisien d'Henri pour les besoins du tournage du documentaire consacré à son ami acteur et comédien Marco Perrin.
- CS : adieu l'AMI
- MK : Brigitte Bardot, c'est la France à mes yeux... Comme la France, je l'aime à la folie... Je défendrai l'une autant que l'autre jusqu'à ma mort. Henri TISOT, comédien et écrivain. extrait de QUELQUES MOTS D`AMITIÉS....du livre BRIGITTE BARDOT POURQUOI.
7 août 2011 (sur ma messagerie)

Cher Jean-claude,

C'est avec beaucoup de tristesse que je viens d'apprendre la mort d'Henri Tisot, que tu connaissais peut-être très bien, depuis tout petit. Je me souviens de sa présence amicale le jour de l'inauguration des Archives Marius Autran, j'ai beaucoup apprécié sa simplicité et sa gentillesse.

Je me souviens, toute petite, en bas du marché, quand il est arrivé dans une voiture décapotable blanche devant la patisserie de ses parents, tout fier de leur montrer sa réussite. Tous les gamins comme moi étaient autour de la voiture, très impressionnés.

Je voulais partager avec toi cette triste nouvelle, qui m'a surprise autant qu'émue.

je t'embrasse bien fort !

Michelle

Réponse :

Chère Michelle,

Et oui, j’ai appris aussi la disparition d’Henri en fin d’après-midi. Je suis infiniment triste et ne réalise pas encore combien il va nous manquer, par son talent, sonu esprit et son grand cœur.

Je l’avais connu aussi depuis l’enfance. Son visage m’était déjà familier lorsqu’il était dans la classe de 6e de mon père. Ça devait être vers 1949.

Ensuite, lorsqu’il a fait carrière à Paris, on s’était un peu perdus de vue, mais on s’était retrouvés, en 2000, chez lui à Sanary, et mon père nous avait accompagnés. Ensuite, on s’est toujours plus ou moins revus au moins une ou deux fois par an, lorsqu’il venait l’été à Sanary. Il y a à peine un an, on l’avait invité à dîner, et on avait aussi à table Marc Vuillemot, ainsi que Jacques Girault et son épouse. Il avait particulièrement apprécié la daube de poulpe de Yolande, mais, curieusement, il avait refusé d’avaler “ma” barbouillade de fèves que je lui gardais au congélateur (et que tous les autres avaient heureusement particulièrement aimée).

A l’apéro, sur la terrasse, il nous avait aussi déclamé, avec la voix du Général, ce dernier texte : de_gaulle_parle_au_francais_depuis_le_paradis

Et, malheureusement, je n’avais pas eu la présence d’esprit de l’enregistrer une dernière fois au caméscope. Je pensais qu’on allait se revoir encore cette année, et les années suivantes.

Heureusement qu’il avait mis ce texte sur son blog : http://henri-tisot.blog4ever.com/blog/lire-article-373082-2033706-de_gaulle_parle_au_francais_depuis_le_paradis.html

Le pire, c’est que je devais lui écrire aujourd’hui ou demain, pour lui demander si tout allait bien pour lui (comme je n’avais pas encore eu de ses nouvelles depuis son arrivée à Sanary), je devais lui envoyer une photo de classe inédite de l’école Martini, où je l’avais reconnu, pour lui demander aussi s’il se souvenait des noms de ses camarades. Et aussi pour lui demander s’il voulait conserver un de ses anciens textes que j’avais hébergé depuis des années sur mon site internet et s’il ne voulait pas plutôt le remplacer par ce texte plus récent : de Gaulle parle au Français depuis le paradis.

Mon e-mail devait partir ce soir ou demain, lorsque j’ai appris la nouvelle. C’est malheureusement ainsi la vie. Nous n’en sortirons pas vivants.

Merci encore d’avoir pensé à moi avec ton message de ce soir.

Je t’embrasse très fort. A bientôt sans doute.

Jean-Claude

7 août 2011 (sur Facebook : suite)


- LB : Brigitte Bardot "dévastée" par la disparition de Henri TISOT. www.varmatin.com
Brigitte Bardot, amie de très longue date de Henri TISOT, s'est dit "dévastée" à l'annonce de la disparition du comédien seynois à l'âge de 74 ans.

- MK : Repose en paix cher ami, entouré des anges que tu chérissais tant, tu vivra toujours dans nos cœurs 
- RLN : J'espère que vous les ferez rire autant dans le ciel !!!! Vous avez été un homme très touchant et j'espère que votre vie aura été heureuse.
- FB : Seconde partie de mon hommage à Henri TISOT...
Découvrez son admiration pour B.B. et leur récente amitié.
Henri Tisot : son admiration pour Brigitte Bardot
Repose en paix, cher Henri.
- SN : j'espère que tu recevras ce cœur la haut 
- MMS : Il était une partie de ma jeunesse. Mes condoléances à sa famille.
- JT : Henri a enfin rencontré ce Dieu qu'il aimait.
Son dernier message : "Ayez confiance en vous".
AMEN : "Emouna!" "Oui!" "Je crois". AMEN C'est dire un oui sans condition. Cette page veut être COMME UN PETIT ORATOIRE DE JOIE SUR LA ROUTE DES JOURS... Faire halte sur la route... Regarder sa vie à la lumière du Seigneur... Quelques minutes dans le murm...
- JT : " ET QUAND ILS FURENT MONTES DANS LA BARQUE, LE VENT TOMBA..."
A HENRI QUI MARCHE SUR LES EAUX A LA RENCONTRE DE SON SEIGNEUR...
- JT : ‎" SEIGNEUR, SAUVE-MOI ! "
" Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait
à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » "
- JCC : Les proches nous quittent, mais ils ne disparaissent vraiment jamais. Leur esprit, là-haut, se couche avec le soleil, s'éveille au jour et fait tourner la terre.
Imaginez-les danser dans un nuage pendant la journée et dire : "Il ne faut pas que je te manque. La vue est belle ici et tout va bien pour moi. Prends soin de toi et souviens-toi des jours heureux que nous avons vécus ensemble."
- SCO : merci jean claude.je suis sa petite cousine, et en effet nous souhaitons que ses amis puissent lui témoigner tout leur amour.je reste persuadée que de là où il est il voit ces merveilleux mots.nous fermerons bien évidemment sa page, mais nous voulons laisser le temps à tous de pouvoir lui faire honneur une derniere fois. il le mérite.
- GR : si Henri a laissé les choses en l'état, ce n'est certainement pas par hasard.... Il revient donc à qui de droit de prendre seul la décision qui sera la plus sage... Amitiés à tous !-)) Et si on pouvait éviter les conflits, ce serait un bel hommage à lui rendre !-))
- YC : J'AI VRAIMENT DE LA PEINE FAIT NOUS RIRE DU CIEL REPOSE EN PAIX AUPRES DU GENERALE ET DE BIEN D'autres adieux tisso tu vas nous manque
- AFV : Henri, je suis triste
- JCC a publié une photo sur le Mur de Henri Tisot
- DD : TU VAS NOUS MANQUER TERRIBLEMENT !!! HORRIBLEMENT !!! TU ME MANQUES DEJA !!!
- MR : seigneur mon copain jea il dit un peux des couilonades mais cest parce que il a de la peinne et puit cest un peux vrai mais jettait tellement presser de vennir de vous voir enfin seigneur et debarjaquer seigneur bonjour.......
- JT : ‎" Seigneur! J'ai oublié mes lunettes en bas!
- Laisse tomber, mon bon Henri, c'est bien moi!
- Pardonne-moi, Seigneur, j'oublie toujours mes accessoires en coulisses !
- Henri, tu ne changeras jamais. C'est bien pour ça que je t'ai fait venir. "
Les réactions des célébrités varoises

Brigitte Bardot était seule hier dans sa maison de la Garrigue lorsqu’elle a appris la mauvaise nouvelle. Dévastée, elle tient malgré tout à rendre un vibrant hommage à son ami de toujours.
Brigitte Bardot
Elle était seule hier dans sa maison de la Garrigue lorsqu’elle a appris la mauvaise nouvelle. Dévastée, elle tient malgré tout à rendre un vibrant hommage à son ami de toujours.
« C’est un choc terrible. Je savais qu’il avait bientôt rendez-vous avec son cardiologue pour un pontage mais, je ne m’attendais pas du tout à cette disparition soudaine… La dernière fois que je l’ai eu au téléphone, il se tapait une bouillabaisse sur une plage de Sanary ! Il faut vraiment lui rendre un bel hommage car il était un homme adorable, toujours présent et fidèle. Nous étions très proches. Il émanait de lui une joie de vivre extraordinaire et un sens de l’humour exceptionnel. Sauf lorsqu’il était confronté à la souffrance animale… Il me soutenait dans tous mes combats. Il a fait des choses formidables pour ma Fondation, notamment pour aider à stopper l’égorgement rituel. Je perds quelqu’un que j’aimais infiniment. Maria Schneider, Annie Girardot et tous les autres…2011 est vraiment une annus horribilis. Vivement qu’elle se termine ! » Recueilli par L. amalric

René Raybaud, directeur du théâtre Poquelin à La Seyne
« Henri était un très grand copain. Avec l’annonce de sa mort, je prends un gros coup sur la tronche... Nous nous sommes connus au conservatoire de Toulon, (...). Il est vite devenu une énorme star avec son imitation du général de Gaulle. (...). Puis il a créé Le temps des copains, un feuilleton pour l’ORTF dans lequel il jouait le rôle de Lucien Gonfaron.  (...) Henri a traversé plusieurs époques. Sociétaire de la Comédie française, il était, à l’instar de Michel Galabru, un monstre sacré, incarnant le Sud et sa truculence. Dès mardi, je rebaptise mon festival de théâtre: il s’appelera Festival Henri-Tisot. »

Marc Vuillemot, maire de La Seyne
« J’apprends le décès d’Henri Tisot et j’en suis attristé. J’ai eu l’occasion de dîner avec lui à La Seyne l’été dernier alors qu’il était en vacances dans sa maison de Sanary. Henri restait attaché à notre ville de La Seyne où son père Félix a tenu de très longues années la pâtisserie au bas du marché provençal aujourd’hui place Laïk. Je garde le souvenir de ses nombreux passages à La Seyne et en particulier une soirée lors de l’été 1967 où il était la vedette d’un spectacle. J’adresse à sa famille mes plus sincères condoléances. »

8 août 2011
- TEA : Repose en paix Henri.................
- DL : Triste nouvelle pour ceux qui restent, mais pour vous, la paix éternelle auprès du Seigneur !
- JT : Ho! Cher ami! n'essayez pas d'imiter mes emportements, vous faites piètre figure. Et je préfère de loin ne pas passer inaperçu auprès de mes amis que passer pour un éternel Gonfaron que je n'étais plus depuis 50 ans auprès des imbéciles ...
- JMD : 8 secondes sur France 2 et 10 secondes sur TF1 pour un homme de cette envergure ,c(est totalement honteux !! Quand on voit que le sujet sur le connard qui nargue la police sur Youtube a duré plus de deux minutes, ça donne tout simplement envie de gerber sur la télévision de maintenant !!!
- HF : Cher Tous, J'étais très proche d'Henri presque sa famille, nous avons mangé ensemble dimanche et avons beaucoup parlé de mort, pour rire comme toujours…
« A ne meurt pas aujourd'hui Henri il fait trop beau et on ne veut pas gâcher la journée… ». Il m’a écouté et il est mort 6 jours après tout seul simplement
Je suis comme ses amis proches, complètement bouleversé et nous n’en revenons pas.
- LB : au revoir très cher Henri, tu es maintenant auprès de Dieu. Tu ne souffres plus et tu connais et vois le visage de Jésus, tu vas énormément nous manquer.
Tu dois déjà faire de belles imitations de de Gaulle dans le vert paradis et t'amuser avec Michel Serrault. Je ne te dis pas adieu mais un au revoir car on se retrouvera tous un jour.
- SN a publié une photo sur le Mur de Henri Tisot : 
- SN : Cette photo est ma préférée! Tu le sais pourquoi, tu l'avais sur ton profil où l'on nous nous sommes rencontrés! Je ne t'oublirais pas!
Je me souviens quand tu me jouais Gabin que tu devais jouer pour ton prochain spectacle pour le plaisir de mes oreilles et de mon cœur! Au revoir et non Adieu car tu es dans mon cœur à tout jamais ! Ton Sylvain !
- BP : Bravo, mon cher Sylvain ! Je suis de tout cœur avec toi !
- SN : Je te remercie Benoit
- CS : Cher Henri, je vais te regretter, qui imitera De Gaulle , maintenant?,je suis triste mais de la ou tu est je sais que tu est le plus heureux des hommes, dans ce chemin d'eternite, ci tu vois le bon diieu, dis lui parle lui de moi, tu sera présent pour toujour dans ma prière,Christine Sedano
- SL : Mon cher Henri TISOT, tu es allé retrouver ta chère maman...et le général de Gaulle! je te remercie de ces trente-cinq années d'amitié et je te souhaite de bien t'amuser dans l'au-delà où je t'envoie un baiser.
- SM : Hommage à Henri TISOT
- JT : " ET QUAND ILS FURENT MONTES DANS LA BARQUE, LE VENT TOMBA..."
A HENRI QUI MARCHE SUR LES EAUX A LA RENCONTRE DE SON SEIGNEUR...
AMEN
AMEN : "Emouna!" "Oui!" "Je crois". AMEN C'est dire un oui sans condition. Cette page veut être COMME UN PETIT ORATOIRE DE JOIE SUR LA ROUTE DES JOURS... Faire halte sur la route... Regarder sa vie à la lumière du Seigneur... Quelques minutes dans le murm...
- JT : ‎" SEIGNEUR, SAUVE-MOI ! "
" Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait
à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » "
- JCC : Pierre avait peut-être la foi...N'empêche qu'il a trahi 3 fois ! J'en avais causé à Henri en lui disant "Lorsque que j'arriverai là haut, si Pierre me fait ch..., je lui dirais Casse toi pov con !" J'entends encore le rire tonitruant d'Henri !
- JT : ‎" J'ai passé ma vie à me dire que le jour où je viendrai, j'amènerai un petit Bandol..Ho, pas pour la ripaille, non! Juste pour la retrouvaille. Mais tu m'a eu par surprise, Bon Seigneur, et j'ai pas eu le temps. J'ai pas eu le temps de fa...
- JT : O, Seigneur! C'est vous? J'ai oublié mes lunettes en coulisses et je ne vous avais pas reconnu!
- Ha non, cher ami, Dieu, c'est lui... Moi c'est l'autre... Celui que tu persécutes !
- Ho, pardon mon Général ! Je ne vous avais pas reconnu... C'est qu'à force d'imiter, vous comprenez... on confond les grades!
9 août 2011

- GR : "Union pour la défense du rire"
www.youtube.com
Imitation de de Gaulle suite aux évènements de 1968
- GR : La Pêche avec deux gaules (par Henri TISOT) - fiche chanson - B&M
www.bide-et-musique.com
- LPA : Henri TISOT, Comédien, Acteur, Imitateur, homme aux multiples talents , homme d'Esprit, homme d'Humour, s'en est allé ... Facebook permet aussi de faire des rencontres exceptionnelles ... Merci pour tout Monsieur TISOT ... Vous êtes à présent en compagnie du Général ... Salut l'Artiste !
- HS : simplement, au revoir.
- JK : Je suis certainement le dernier a avoir eu la chance, de filmer (24min de rushs) Mr TISOT : Lors de mon documentaire sur son ami Marco Perrin.
- MG : ange Ouriel a frappé et vous avez ouvert votre porte... trop vite ... trop tot , et MERDE comme vous saviez bien le dire !! gardez un œuil sur le jeune Fernand l'Infernal du Cour Cochet et merci pour vos bons conseils je ferai notre prochaine crèche en pensant à vous

10 août 2011

- MD : Henri t parti trop vite!......
On devais se voir à la rentrée et non ....
Le chant de t oiseaux, le bruit de ton parquet, les petits gâteaux acheté a la boulangerie alsacienne ! Comme tu dis !
Et t coup de gueule me manque déjà....
Merci pour c bon moment passer en ta compagnie.
- GR : Dernier salut à Henri TISOT
blog.lefigaro.fr
Nous avons dit rapidement hier, dans ces colonnes, quel homme bon il fut. Voici le texte de l'article du Figaro du 8 août 2011. Il était très fier de son dernier livre De Gaulle et moi, quelle…
- HF : bien vu Gilbert et je pense que nous parlerons de lui encore pendant longtemps, car un éclat de rire, une colère, un mot nous fait penser à lui et aux bons moments que nous avons eus pendant plus de 30 ans d'amitié
- HF : Cher vous tous
Je suis allé voir Henri hier, il a le visage reposé, tranquille (ce qui n'est pas son habitude)
Cet après midi nous allons l’accompagner dans sa dernière demeure auprès de ses parents qu’il aimait tant.
- GR : Henri TISOT avait compris l'importance du rire : je pense qu'il ne voudrait pas que nous nous laissions aller de trop à la tristesse... Dans une interview, il disait sa foi en un Dieu qui aime le rire... tendresse à toutes et à tous...
Le moment d'inspiration de David Cloutier : l'importance du rire !
Le Moment d'inspiration:   La vie n'est pas toujours rose, mais prendre à cœur le moindre contretemps est épuisant. Le rire est sans nul doute l'un des meilleurs remèdes, et lorsque vous avez fait votre possible pour vous sortir d'une mauvaise situation...
- L'Auguste Théâtre : C'est avec une grande tristesse que nous avons appris la disparition d'Henri Tisot . Henri préparait avec la collaboration de Pierre Delavène, directeur de L'Auguste Théâtre, le spectacle "Mes arrière-pensées" qu'il devait interpréter à L'Auguste en hiver pour quelques dates exceptionnelles avant une tournée. Nous ne manquerons pas de lui rendre hommage prochainement...



- EM : Le P.H.A.R.E, le Parti de l'Humour Attitude et d'en Rire Ensemble, adossé à la Maison du Rire et de l'Humour sise à Cluny salue avec un souvenir ému la mémoire de cet autre grand homme ( l'autre qui vous savez!) qui vient de s'en aller dans un " manque évident de savoir-vivre" que son immense talent n'excuse certes pas ! A bientôt, très cher Henry, si tu peux dire un mot à qui tu sais de notre part !
- GR : Plusieurs centaines de Varois, des élus, des amis et des anonymes ont rendu un dernier hommage ce mercredi à Henri Tisot lors de ses obsèques à La Seyne-sur-Mer, sa ville natale.
- Var-Matin : Les Varois nombreux pour les obsèqeus de Henri Tisot



11 août 2011

- PT : Adieu à mon Ami gaulliste
- GG : Au revoir Henri, mais pas adieux !!!
- CF : Au revoir Monsieur Henri TISOT et heureux de vous avoir contacté au sujet de mon idole Bourvil que vous venez de rejoindre ! Merci pour votre gentillesse et votre réponse ! Vous étiez très sympathique ! On ne vous oubliera jamais ! Condoléances à sa famille !
- EM : Le P.H.A.R.E, le Parti de l'Humour Attitude et d'en Rire Ensemble, adossé à la Maison du Rire et de l'Humour sise à Cluny salue avec un souvenir ému la mémoire de cet autre grand homme (l'autre qui vous savez!) qui vient de s'en aller dans un "manque évident de savoir-vivre" que son immense talent n'excuse certes pas ! A bientôt, très cher Henry, si tu peux dire un mot à qui tu sais de notre part !

12-19 août

- LB : allez en paix cher Henri,vous étiez quelqu'un de foncièrement très humain.
Je gardai de vous l'image d'un homme humaniste et avide de trouver les réponses existentielles que vous voyez dorénavant auprès de Dieu
- JCC : Une photo inédite de l'Ami Henri Tisot



- AB : Tu me manques tellement Henri
- AL : que le Seigneur vous bénisse et vous garde précieusement dans son paradis
- NB : Reposez en paix
- CA : Photos d'Henri Tisot



21-31 août 2011

- JK : Cette page est amené à disparaitre ?
- YC : HO NON IL FAUT LA GARDER EN SOUVENIR SVP
- SCO : non, cette page n'est pas ammenée à disparaitre
- JMD : Hommage à Henri Tisot SALUT HENRI « Telex infos »
C’était un ami de longue date… Henri Tisot était Varois, comme moi, même si l’un était de Toulon, l’autre de La Seyne.



- HF : Cet hommage est tres bien fait merci pour lui
- YC : un grand homme tres belle photos tres bien fait il faut qu'il reste dans notre menoire
- GR : Très bel hommage que je partage.

Septembre 2011

- Henri Tisot apparait dans la photo de Marco Perrin : L'Homme, la Bête et la Vertu, pièce de théâtre



- DT : Il ya un bel hommage de 2 pages sur Henri Tisot dans "France Dimanche" magazine (Numero 3389, pages 8-9). Brigitte Bardot a dit: "Je perds quelqu'un que j'aimais infiniment". Le titre de l'article est "Il a rejoint sa maman adorée. Il aimait le Général, Dieu et sa mère. Homme de FIDELITE, ce fils de pâtissier s'est éteint à quelques kilomètres de là où il éetait né, dans le sud de la France".
- CV : Brigitte aimait Henri et Henri l'aimait aussi. Beaucoup de respect entre eux. La gerbe de Brigitte pour accompagner Henri était superbe comme leur amitié.
- XM : Henri m'avait contacté apres mon débat sur fr 2 sur la crise et m'avait envoyè sur livre dédicacé "de Gaule et moi" il tenait absolument a me rencontrer et diner avec moi ..... J'ai trop attendu je m'en veux .... Paix a ton âme Henri que dieu te garde !!!
- JE : Alors vous devez être une homme important...
- ED : Sur mon mur « Mondialisation et Délocalisation », Henri m'avait laissé ce message : « Chère Elisabeth, que de choses nous avons en commun, j'en suis sidéré. A suivre! »...
Il m'avait dit une fois!, moi l'inconnue (devenue son amie virtuelle!): « dommage que vous n'êtes pas sur Paris !», c'est vrai Henri dommage ! de ne pas vous avoir rencontré...
- MR : Marco Perrin et Henri que de grosses rigolades la haut vous en garderez un peux pour nous quand viendrons vous rejoindre
- JMD : Michel , je tiens à vous signaler que Marco Perrin est encore de ce monde et qu'il a été très marqué par la disparition de son ami Henri !!!
- GR : Peu de temps avant son départ, Henri m'avait remercié pour cet article... Lorsqu'on n'a plus rien à perdre, on a tout à gagner... C'est peut-être pour cela qu'il est toujours là, présent, mais autrement...
- MC : Je suis très triste je viens juste d'apprendre la disparition d'henri tisot je me sent très seule tant de souvenirs!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Je n'arrive pas a accepter cette triste nouvelle pour moi c'etait un grand artiste que j'aimais beaucoup et dans sa vie parallele a permis de decouvrir il y a plus de quarante ans la libération des couches mes enfants on béneficier de couches françaises grace a henri il participai déja a la libération de la femme pour tout son esprit de talent artistique,d'innovation je l'en remercie sincérement
- AFV : Henri, tu fais le mur ? Pas drôle, mon gars : j'attends ton tag sur le mur bleu...
- JPP : Une pensée pour toi HENRI dans "les grands du rire"ce samedi 17 septembre.Tu venais souvent et tu devais etre parmi nous cette semaine comme nous en avions convenu pour ton cd.YL saluera ta mémoire.
- MC : J'espere que nous serons très nombreux a ne pas oublier Henri qui nous afait rêver dans pleins de domaines
- NM : Je rends hommage a ce grand Artiste et j' ai une belle pensee pour tous ceux qui le chérissaient
- GR : A Dieu Henri !
- LB : Repose en paix mon très cher Henri auprès de ta maman que tu as chéri toute ta vie,que vos esprits innonde d'amour les milliards de réfugiés du paradis.
Je t'aime Henri et t'aimerai encore plus lorsque nos âmes se rejoindront tous un jour.

Octobre 2011

- HF : Mon petit Henri je pars a Paris et pour la première fois, je ne vais pas venir te dire bonjour ! ca fait drôle....... et on pense a toi



- HF : Mon petit Henri tu devais être samedi avec nous pour notre anniversaire et nous t'avons rendu hommage. Nous t'aimons et tu me manques..........
- YC : A MOI AUSSI /////////////
- CVSL a publié une photo sur le Mur de Henri Tisot :



- MR : Bonjour... la famille Tisot... j'espère... avoir le courage... de raconter mon histoire... avec vous tous... Grosses bises à vous tous...
- MF : RIEN NE NOUS SEPARE CHER HENRI PUISQUE VOUS ETES DANS NOS CŒURS ETERNELLEMENT ET MERCI POUR NOS ECHANGES SI JOYEUX ET... AVE L ASSENT DU MIDI !!!! BISES FRATERNELLES AVEC LES ANGES...

Novembre 2011

- LB : Mon cher regretté Henri que ton repos éternel te plonge dans une infime légereté de l'être... DANS NOS CŒURS A JAMAIS
- JT : LE griot grillé... du pur Tisot en wologff...!
http://www.youtube.com/watch?v=p5_JikG9oI4
- JT : Pour une amie atteinte d'anorexie...
En souvenir de Henri, bon vivant, et vivant Bon.
POEMS
JE VEUX VIVRE...
Je veux vivre.
Dieu a fait de moi son image.
Je veux vivre par...
Afficher la suite

- JT : Pour les amis de Henri
HAIKUS
HAIKU DU TEMPS

- JT : Merci de tes envois, Henri...
- AB : Tu me manques tellement tellement tellement
- AB : Tu bluffes !!! Tu es avec nous !!
- IG : je ne vous ai pas oublie isabel.
- SN : Reçoit ce cœur de là haut - Tu me manque mon Henri (avec un "i" comme tu me disais et pas un "y")... Je ne t'oulirais jamais! - Ton Sylvain !


Décembre 2011
- CVSL a publié deux photos sur le Mur de Henri Tisot. - avec Henri Tisot.





- JMF : Join this cause please, Joignez cette cause svp, pour les handicapés ! merci.
Join my cause: Fédération Internationale des Droits de la Personne Handicapée” (F.I.D.P.H.)
By joining this cause, you can help accomplish its mission: CONVENTION RELATIVE AUX DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES 
- MF : Dans nos prières et nos cœurs vous y êtes cher ami cher HENRI ..
Joie pour tous en ce NOEL !! Vous nous éclairez de votre doux sourire du CIEL !!! une amie de Provence
- MG : Nous vous offrons notre crèche 2011 cher regretté ami... MA et sa famille !

Janvier 2012

- YC : BONNE ANNE A TOUT LES AMIS DE HENRI QUE LA PAIX SOIT EN VOUS AMIS
- CV : Vous êtes la "preuve " Monsieur Tisot, que tant que l'on parle de ceux qui nous ont quittés, Ils sont toujours vivants !! De l'au delà, vous nous protégez. Merci !!
- HF : Une pensée pour toi mon petit henri....

Et les messages continuent d'arriver sur ton Mur, Cher Henri... Preuve que tu auras été une créature d'exception, par t
on authenticité, ta générosité, ton audace et ton humilité.

Sans compter les innombrables témoignages, arrivés de toutes parts, et que l'on retrouve sur des sites internet divers et variés comme :

- Les infos : http://telexvar.com/infos/2011/08/30/henri-tisot-nouveaux-temoignages-nouveaux-hommages/ (témoignages de René RAYBAUD, comédien, metteur en scène ; de Henry HERMELLIN, photographe, galeriste ; de Corinne LE POULAIN, comédienne, etc.)



- Le blog de Berthe : http://blogdeberthe.nicematin.com/2011/08/le-seynois-henri-tisot-est-décédé.html
- Rappel de l'interview d'Henri dans sa villa de Sanary, le 21 août 2005 :
http://www.dailymotion.com/video/xkdzck_hommage-a-henri-tisot_news


- Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, salue la mémoire d'Henri Tisot, grande figure populaire de la satire contemporaine : « Henri Tisot, grande figure populaire qui s’est illustré depuis cinquante ans dans la satire politique, avait aussi suivi une carrière insolite au théâtre à la télévision mais aussi au cinéma. Imitateur génial du Général de Gaulle, son modèle l’a tellement habité tout au long de sa vie qu’il en revendiquait presque l’héritage. Son destin singulier l’a conduit sur les planches au côté de Jean Meyer, Louis Seigner, Georges Descrières, Robert Lamoureux et à l’écran avec Brigitte Bardot ou Marc Allégret.
Sa truculence qui ne masquait pas le mordant de son impertinence, son authenticité, sa générosité, son audace et son humilité ont définitivement marqué la satire des saltimbanques contemporains. »
- Le Théâtre Poquelin de la Seyne-sur-Mer, a annoncé qu’il allait rebaptiser son festival de théâtre Festival Henri-Tisot.
- De son vivant, l’espace municipal et culturel de La Seyne-sur-Mer portait son nom : l'Espace Henri Tisot. Et l'on dit communément : « Ça se passe à Tisot », « Je vais à Tisot » comme le montrent les articles de journaux ci-dessous :

Var-Matin, 19 mai 2008
Var-Matin, 11 mai 2010

J'ai lu quelquefois qu'Henri prétendait qu'il n'était jamais allé dans ce Centre Culturel qui portait son nom. « Et pourquoi ? ». « Parce qu'on ne m'y a jamais invité », répondait-il. Or, j'ai retrouvé dans le journal Var-Matin deux articles de mai 1990 qui prouvent qu'Henri, repassé par La Seyne entre les 26 et 29 mai, avait notamment assisté à un concert de l'ensemble de saxophones de l'École Municipale de Musique « à la salle Henri-Tisot ». Il avait aussi dédicacé ses livres le samedi 26 mai, place Laïk et avait aussi joué Les 7 miracles de Jésus à l'&glise de Mar-Vivo. Voici les articles de journaus et les programmes qui en témoignent :

Var-Matin, 24 mai 1990


Var-Matin, 29 mai 1990






Février-Mai 2012 :

- JCA : Nous sommes le 6 février 2012. Il y a six mois exactement que tu nous as quittés. En ce jour, j'ai tenu à te rendre un hommage très fort en publiant un nouveau chapitre du forum de mon site internet, qui t'est entièrement consacré : souvenirs personnels, rencontres, photos, disques, ouvrages, textes divers, coups de gueule, blog, généalogie, etc. Rendez-vous à l'adresse :
http://jcautran.free.fr/forum/henri_tisot.html
J'ai ajouté aussi 88 photos dans un nouvel album "Souvenirs d'Henri Tisot" sur ma page Facebook : http://www.facebook.com/profile.php?id=1529385276
- AFV : Avec Facebook, on touche l'éternité. Un petit signe STP!
- ED : Quelle aventure la vie d'Henri !! mon livre du jour:
"La force de De Gaulle, c'est qu'il parle toujours aux Français ! Je suis entré dans la peau du Général, mais il a fini par avoir la mienne.
Il me tient, il est toujours là dans les recoins de ma personne et, lorsque l'on me voit, on pense à lui. De là, mon amour de la France et sa défense à tous crins. " On devient ce qu'on admire ", dit Gandhi. Cinquante ans après, on me demande toujours : " Est-ce que De Gaulle vous a reçu ? L'avez-vous vu ? Quelle était votre relation ? Je réponds à cela dans ces pages. Certaines choses inconnues des Français se trouvent consignées dans ce livre où mes confessions se mêlent à l'Histoire de notre pays.
Bien sûr, les anecdotes drolatiques, comiques et parfois très émouvantes, je vous l'assure, y fleurissent aussi. Pour preuve : De Gaulle répliquait à ses petits-enfants qui l'imitaient tout en m'imitant : " Taisez-vous Tisot ! " Il fit aussi cette constatation en apprenant que mon deuxième 45 tours s'était vendu à 300 000 exemplaires alors que le premier avait atteint le million : " Tisot baisse, je vais encore me retrouver tout seul ! " Je serai jusqu'à ma mort " l'imitateur du général de Gaulle " et le laudateur du " Grand Charles ", selon Maurice Druon dans sa préface.
Revenant de Baden-Baden dans la tourmente de mai 1968, à Georges Pompidou, son Premier ministre, qui lui demandait : " Où en êtes-vous mon Général ? ", De Gaulle lui répondit : " Je me suis mis en accord avec mes arrière-pensées. " Pareil pour moi. Je mets dans ces pages mes arrière-pensées en avant qu'elles plaisent ou qu'elles ne plaisent pas, notamment en ce qui concerne cette Union européenne qui n'a plus rien à voir avec l'Europe que préconisait De Gaulle.
Bref, j'imite toujours le Général. Et j'en ai du bonheur ! Par ce livre, j'en souhaite autant à la France ! Histoire de ma vie ou livre d'Histoire ? À vous de voir."
- SN : Je ne t'oublierais jamais !!
Arfff tu me manque -_-' ♥
- BP : Ah mon très Henri ! tu me manques beaucoup ! Je pense bien à toi et t'embrasse fort.
- FC : Bonjour, Pourriez-vous partager ce document avec les autres amis de Henri. C'est sans doute sa dernière apparition publique. Il avait si gentiment accepté de prendre part à mon spectacle.
http://youtu.be/27DjIE250W8
J'ai aussi une vidéo très belle en HD de l'enregistrement, chez lui, du début du spectacle
Bien à vous
- JCA : Cher Monsieur, Pardon de n’avoir pas répondu plus tôt à votre message. Sachez cependant que j’ai bien fait partager le document de votre spectacle du 22 octobre 2009 à tous les amis d’Henri au travers de sa page Facebook. J’ai choisi pour cela la date d’anniversaire d’Henri (1er juin). Vous avez probablement vu passer cet hommage (http://www.facebook.com/profile.php?id=100001657938224). Je l’ai également fait partager à un autre groupe de messagerie des amis d’Henri (35 personnes) dont plusieurs m’ont répondu et ont déclaré avoir beaucoup apprécié cet hommage particulier rendu à Henri.
Concernant la vidéo en HD de l’enregistrement, chez lui, du début du spectacle, je serais très intéressé d’en recevoir une copie. Merci de me préciser comment et à quel prix je pourrais l’acquérir.
Bien cordialement à vous.
- FC : Cher Monsieur, c'est un document que je vous donne avec plaisir. Je vous l'envoie par Internet demain ou après demain. Cordialement
Juin 2012 : (Henri aurait eu 75 ans le 1er juin 2012)
- JCA : A la mémoire d'Henri Tisot, qui aurait fêté ses 75 ans demain 1er juin.
J'en profite pour remercier tous ceux de ses amis (Christiane, Colette, Marijo, Anne-Marie, Henri, Henry, Jean-Louis, Laurence, Léon, Pierre, Roger) qui ont participé à l'achat de la plaque qui orne aujourd'hui sa tombe.
- MB : Comme vous nous manquez Henri. Votre étoile brille dans le ciel, je pense à vous.
- MK: Cher Henri , 75 ans que tu aurais eu en ce vendredi 1ier juin ...bonne célébration là haut , avec tes amis les anges , et sans doute de nombreux bons copains
- JCA : Cher Henri, tu aurais eu 75 ans aujourd'hui 1er juin 2012. A cette occasion, le chef d'orchestre, pianiste et compositeur Frédéric Chaslin me prie de faire partager à tous tes amis le spectacle qu'il avait dirigé le 22 octobre 2009 "http://youtu.be/27DjIE250W8", et qui fut sans doute ta dernière apparition publique.
- FG : Joyeux anniversaire !! http://www.dietetique-en-creuse.fr/
- DP : C'est excellent, merci beaucoup de cette délicate attention le jour de son anniversaire.
- PD : un beau souvenir... merci !
- HF : Je pense à lui très fort même s'il m'aimait pas fêter son anniversaire...! Nous ne t'oublions pas. Ton Ami HF
- CL et MJD : Nous aussi, pensons bp à Henri , spécialement aujourd'hui. Merci pour toutes ces pensées affectueuses.
- LR : Je m’associe à vos pensées et à cet hommage.
- JNV : On ne t' oublie pas Henri, RIP où que tu sois, on pense très fort à toi.
- GG : ri nous pensons très fort à vous. La mort n'existe pas vraiment et vous le saviez bien ♥
- LDB : Une pensée pour mon ami Henri Tisot, décédé l'année dernière, dont c'est aujourd’hui l’anniversaire.
- IG : Nous pensons souvent à vous Henri, et aujourd'hui tout particulièrement...
- RR : Henri, tu nous manques beaucoup. On pense fort à toi ... Amicalement ...
- IRK : Joyeux anniversaire henri..que le sgr te comble de ses benedictions
- XHD : très heureux anniversaire !
- EB : Pour Henry.
- KBM : happy birthday
- NCR : Hommage à Henri Tisot il aurait eu 75ans aujourd'hui !
- ED :

- SN :  Je ne t'oublierais jamais ! ♥Ton S !

Juillet-Août 2012 :
- HF : Mon petit Henri, je pense a toi très fort...............
- SN : Cela fait plus d'1 an maintenant que tu n'es plus là, tu resteras à tout jamais dans mon cœur ♥
- GH : Bonjour,  Merci pour votre page Internet concernant Henri TISOT. En 1996, j'avais pris l'apéritif chez lui à Paris et nous étions allé diner ensuite dans un petit restaurant près de la Seine. Je me souviens très bien de sa maman m'ouvrant la grande porte de son appartement; je me souvient avoir été très impressionné par ce lieu ou résidait Henri TISOT à PARIS. Les deux grands canapés se faisant face, les canaris dans la pièce à côté... Je crois qu'il avait déjà sa HONDA à l'époque; nous avons traversé PARIS en passant tout près de la Pyramide du Louvre (Elle-même très présente dans l'un de ses livres). Nous échangions parfois des courriers et je lui demandais ses impressions, ses conseils car j'écrivais alors des textes de chansons. La vie passe vite... J'ai arrêté de chanter et d'écrire et j'ai perdu de vue Henri TISOT dans le début des années 2000. Je garde un très bon souvenir de lui même si, je dois dire, que je ne partageais pas du tout ses opinions politiques. Les contraires peuvent parfois se rencontrer, s'écouter et se respecter. Cordialement.
- JCA : Bonjour, Merci pour votre message. Je suis heureux que mes pages sur Henri Tisot vous aient intéressé. Déjà bientôt un an qu’il nous a quittés. Nous avons perdu un immense talent, une forte personnalité, ô combien attachante avec son franc-parler et ses coups de gueule, et surtout un très grand cœur. Nous avions encore tant de choses à lui dire, et tant de choses à apprendre de lui (Même si nous n’étions pas spécialement d’accord avec ses opinions...). Cordialement.
- GH : Bonjour, Merci Monsieur AUTRAN pour votre réponse. Au delà de vos pages concernant Henri TISOT, votre site est très intéressant et permet également de découvrir une belle ville... (Bien éloignée de la mienne, Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique). Je vous souhaite une bonne continuation. Cordialement.
- JCA : 6 août 2012 : Un an que tous as quittés. Dans notre cœur, à jamais tu demeureras.




Le groupe des amis d'Henri TISOT

A partir du 31 août, un groupe se constitue spontanément pour entretenir la mémoire d'Henri de différentes manières. Voici les principaux échanges de messages qui ont eu lieu au sein de ce groupe depuis le 31 août 2011 :

- JCG : Je vous adresse ce message, me permettant de me compter parmi les amis de notre cher Henri Tisot ;
à deux reprises, il a été mon invité dans une émission sur la poésie que j'ai l'honneur de diriger sur Radio Courtoisie ;
comme c'était un homme que j'appréciais beaucoup, je souhaite lui rendre un modeste hommage lors de mon émission de ce vendredi à 10h45 (rediffusée le jour-même à 14h puis le samedi à 6h et 20h)
bien cordialement à vous tous amis de HENRI TISOT

- DP : Bonjour à tous,
Moi aussi je me permets de me compter parmi ses amis. J'ai eu la chance de le rencontrer il y a un peu plus de 20 ans alors qu'il "écrivait" ses livres sur une machine à écrire électronique. Il avait besoin de formation. Puis plus tard il est passé à l'ordinateur. Je suis formatrice en informatique et j'ai toujours été très heureuse de lui transmettre mon savoir "informatique".
J'ai été très triste à l'annonce de son décès et je tiens moi aussi à lui rendre hommage à travers vous.
Merci de votre message

- HH :
Monsieur, merci de votre message, j'ai appris le décès de notre cher ami Henri Tisot seulement vendredi en arrivant à Toulon ; il était mon premier lecteur à chaque poème et m'encourageait tant spirituellement qu'épistolairement ; c'est une grande perte pour tous ici bas. En faisant vivre sa mémoire nous lui prouvons notre respect, de là haut il va vous écouter fidèlement et va vous dire avec moult convictions et émotions : "je vous ai compris", à nous de perdurer ce message.
Ce soir je serai fidèle à vôtre émission ; Depuis le paradis des artistes il va certainement égayer notre planète qui en a grand besoin ; sa tâche n'est pas fini, Ange Ouriel va veiller sur tous les cœurs pour leur transmettre  sa soif de vivre qui était la sienne envers et contre tout ;
Son œuvre, son altruisme sont à jamais dans nos mémoires ; Sa grande âme  ne nous quittera pas, le cercle de la grande famille artistique pure et sincère s'agrandit.
Merci pour votre émission,
fidèlement vôtre

- JL :
Bonjour à tous
Ben en fait je suis son petit cousin de Sanary (côté de chez lui famille Trémelat côté sa mère) je le voyais les mois d'été à Sanary tout comme vous Mme DP c'est moi qu'il appelait, quand il arrivait de la capitale, pour y brancher son ordi sur le net. Le plus souvent il ne parlait guère de la vie de Paris. J'ai eu bien de la peine à son décès. C'était un homme de caractère pour moi même avec ses coup de gueule, mais le cœur sur la main. Déjà la veille, il l'avait échappé belle, car il était tombé dans sa salle de bain, et avait eu très peur, me disait-il. La veille au soir nous discutions de la famille, nos anciens et autres juste avant qu'il ne parte dîner. Et là, j'étais loin de me douter qu'au matin, la légende de Félix, Suzanne, et Henry s'éteignait et laisserait la place à des souvenirs de ma jeunesse.
Je me joins timidement à tous ses amis pour son bon souvenir.
Jean Louis le "Cousin" comme il disait si bien (Ptilouis)
PS. Surtout n'oubliez pas de lui dire dans vos pensée pour lui "PAS DE SOUCIS " et là ça le fera bien rire maintenant, suis sûr...

- HF : A mon petit Henri ce que tu me manques............
Il était mon  frère de cœur
Et oui...... ce que je rêverai d'entendre une de ses colères en lui disant "alors Henri en forme !"
Je garde tellement de beaux souvenirs ici en Provence, chez moi, chez Maryse, à Sanary, mais aussi à Paris
Il est là dans mon cœur, tous les jours
Chose troublante tous les vendredi depuis le soir de sa mort, le couloir du Château s'allume seul !
Peut être Henri vient me dire bonsoir...... Enfin j'ai envie d'y croire
Essayons un jour d'organiser un repas en sa mémoire........ il aurait adoré
 
- MH : Bonjour à tous,
Oui , la voix colorée et énergique d'Henri nous manque à tous : l'idée d'un repas en sa mémoire doit être organisée avant la fin de l'année.

- LR : A mon tour de vous dire bonjour à tous,
Je me reconnais dans tous vos messages d'amitié.
Henri savait ce qu'amitié veut dire et vos mails le confirment.
Je crois que le dîner est une excellente idée.


- PD : Monsieur,
Je suis heureux que vous rendiez hommage à Henri ce matin.
J'ai été bouleversé par sa disparition, l'ayant eu au téléphone deux jours avant son décès.
Nous venions de terminer ensemble son dernier spectacle intitulé "Mes arrière-pensées" que nous avons écrit ensemble et pour lequel je le mettais en scène. Nous avions présenté ce projet au Théâtre 14 et au Petit Hébertot, qui l'avaient fort apprécié, et nous devions le jouer cette saison sur Paris.
Je retravaille sur ce texte afin de lui rendre hommage cet automne dans un spectacle intitulé "Les arrière-pensées de Henri Tisot" que je présenterai à l'Auguste Théâtre (Paris 11ème) dans une série de représentations, je vous tiendrai naturellement au courant dès que les dates seront précises.
Amicales pensées.

- FF :
A en croire HF,
le couloir du château s' allume seul le vendredi soir ... à l'entrée du chabat !! Comme quoi, l'humour de notre ami Henri continue de faire... des étincelles !
Cet érudit, grand amoureux de la Torah, familier de l'hébreu, venait nous rendre visite chaque été sur l'antenne d' RCF Méditerranée à Toulon.
Nous avions grand plaisir à le recevoir pour un entretien de 55 mn, durant lequel il nous présentait son actualité littéraire ou nous partageait ses nombreuses réflexions sur la vie, le monde, l'humain.
Cet esprit vif, cultivé et libre va laisser un grand vide, très vite comblé par de savoureux clins d'œil plein de malice et de tendresse, comme autant de " rendez-vous d'Amour " !
Alors, comme il savait si bien le faire, sachons nous aussi être des sentinelles de l'invisible !
HF : Je sais que notre ami commun à Henri et moi, Sergio, voulait faire un hommage sur Paris pour ses amis artistes
Je crois que le mieux est de lui en parler et de faire un repas partagé après pour ceux qui le souhaitent ?
HF : le diner peut se faire chez nous dans le sud. Je peux m'en occuper dans la semaine 42 vendredi 21 ? A mois que vous préfériez sur Paris ?
 
Si ok je mets tout en place, une réunion amicale histoire de bien manger et lever notre verre en pensant à lui et en échangeant nos souvenirs.....
 Amicalement
- JCG :
Je ne sais pas si vous avez pu écouter l'émission de vendredi dernier mais cela a été un grand moment de souvenirs, de partage et de " présence" de Henri ;
sa voix "inimitable"! le faisait tout proche de nos oreilles alors qu'il est déjà si près de nos cœurs ; (cette émission peut être disponible sur CD pour ceux qui le désirent); Il y a deux très beaux témoignages de Jean-Laurent Cochet et André Bercoff ; dans la prochaine émission, je ferai entendre quelques extraits merveilleux de Henri Tisot lisant des textes de Pagnol, Daudet et autres ; normalement, je devrais faire entendre aux auditeurs un témoignage enregistré de sa très chère amie Brigitte Bardot (émission du vendredi 30 septembre) ; enfin, l'idée d'une rencontre entre nous pour "fêter " HT me parait excellente (à Paris si c'est possible...) ; nous pourrons échanger quelques témoignages, souvenirs (j'accepterais volontiers de lire quelques extraits de son dernier livre "De Gaulle et moi, quelle aventure " ; il ya des passages extrêmement émouvants plein de finesse et  de tendresse).
très cordialement à tous

- JCA [C'est là (7 septembre 2011) qu'à mon tour j'interviens dans le groupe] :

Bonjour à tous,

Déjà un mois qu’Henri nous a quittés. Comme les amis d’Henri sont aussi maintenant mes amis, je me suis décidé à m’exprimer à mon tour au sein de ce groupe que nous constituons.
Comme pour vous tous, ma peine est immense et ma tristesse est infinie. Nous avons perdu un immense talent, une forte personnalité, ô combien attachante avec son franc-parler et ses coups de gueule, et surtout un très grand cœur. J’avais encore tant de choses à lui dire, et tant de chose à apprendre de lui ! Et je ne réalise sans doute pas encore à quel point il va nous manquer.
Qui suis-je ? Un habitant de La Seyne-sur-Mer, qui a connu Henri “depuis toujours”. Qui ne connaissait pas à La Seyne la pâtisserie de Félix et Suzy TISOT, avec leur jeune garçon Henri ? Henri était mon aîné de 7 ans, et nous ne partagions donc pas les mêmes jeux, mais, dès la fin des années 40, son visage m’était déjà familier, car nos parents se connaissaient bien, et nos grands-pères également. Je le revois durant l’année scolaire 1948-1949, dans la classe de 6e où mon père, instituteur de formation, enseignait à l’époque presque toutes les matières. Mon père m’emmenait parfois dans cette classe de “grands”, et je connaissais déjà Henri, qui, de temps en temps se retournait pour sourire “au fils du maître”.
Les années, les décennies, ont passé. Nous nous sommes parfois croisés, parfois un peu perdus de vue. Mais je ne vous raconter ici ma vie en détail.
C’est en l’an 2000 que nous avons repris des contacts très réguliers. Il nous avait invités chez lui à Sanary, avec mon père, son ancien maître, qui avait alors 90 ans. Il était ensuite venu dîner chez nous deux fois ; la dernière fois c’était en juillet 2010, avec un groupe d’amis, dont Marc Vuillemot, Maire de La Seyne. A l’apéro, il nous avait encore déclamé « De Gaulle parle aux Français depuis le paradis ». Après, je l’avais revu à Toulon pour l’exposition des tableaux de son père qu’il organisait chaque année galerie Notre-Dame. Puis, il avait accepté de m’écrire une préface pour la réédition d’un ouvrage de mon père “Histoire de la philharmonique La Seynoise” (c’est précisément sur la scène de cette salle de La Seynoise que la carrière d’imitateur d’Henri - alors en classe de 3e - avait en quelque sorte débuté lorsqu’il avait joué à la perfection le rôle de Panisse dans plusieurs scènes de la Trilogie de Pagnol). En novembre, une fois le livre paru, je lui en avait naturellement adressé un exemplaire dédicacé. Le lendemain, il me téléphone pour me remercier et il me dit : « tu sais, le livre est épais, je ne te promets pas de le lire en entier, mais j’ai déjà lu MA PREFACE, et je me suis régalé !! (ça c’était du TISOT...).
Et puis, et puis..., le week-end du 6-7 août je m’apprêtais à lui écrire pour lui envoyer divers documents, dont une photo de classe inédite où je l’avais reconnu. Et la nouvelle de sa disparition est tombée brutalement, nous laissant tous anéantis et sans voix. J’ai été parmi les premiers à réagir sur Facebook le dimanche soir, avec plusieurs photos inédites où nous apparaissions ensemble. Et dès le lundi matin, j’ai été parmi les trois premiers à me rendre à la chambre funéraire seynoise pour dire, en toute intimité, un dernier adieu à Henri. Il avait le visage paisible, il était beau dans son dernier sommeil. J’ai embrassé son front en lui disant quelques mots d’adieu à l’oreille.
Mais comment est-il possible, en quelques heures, de passer de l’état d’homme exubérant et plein d’humour, à l’état de statue de cire glacée.
Je n’en dirai pas davantage.
Mon intention est maintenant de rassembler sur mon site internet tous les souvenirs que j’ai conservés d’Henri, anecdotes et souvenirs extraits de ma mémoire sur lui, ses parents et ses grands-parents, photos, couvertures de ses livres et de ses disques, articles de journaux, textes qu’il avait mis sur son blog (car ce blog va un jour disparaître et son contenu se perdre), hommages rendus et messages de condoléances après sa disparition.
Jusqu’ici, j’avais, dans différentes sections du “forum” de mon site, fait figurer quelques échanges avec Henri ou concernant Henri, quelques photos, et aussi les recherches généalogiques que j’avais faites pour lui sur sa famille. Lors de la prochaine mise à jour de mon site, il y aura une rubrique entière consacrée à ces “Souvenirs d’Henri TISOT”. Ce sera ma modeste contribution à sa mémoire. Je vous en informerai lorsque cela sera mis en ligne, j’espère d’ici la fin de ce mois.
Amitiés à tous.

Jean-Claude AUTRAN

HH :
Bonjour,
Merci pour ce bel hommage à Henri, très touchant, qui me va moi aussi droit au cœur !
Henri nous manque beaucoup, votre idée de créer un site en son honneur est merveilleuse !
Si vous le permettez je vous adresse une photo prise dans la galerie Saint-Louis (anciennement rue Notre-Dame) en 2009 pendant l'exposition des toiles de son père Félix Tisot, qu'il adorait !
nous avons réaliser ensemble un livre hommage "Le Jardin des Oliviers", Éditions BPC Paris en 1983.
à très bientôt, cordialement.

JCA : Bonjour,

Merci pour votre réponse et pour cette photo, si naturelle, d’Henri dans votre Galerie. Je la conserve précieusement.
Je possède bien sûr le livre “Le Jardin des Oliviers”, dont vous aviez réalisé les photos, et que Henri avait dédicacé à mon père en 1984.
Bien cordialement à vous,
Jean-Claude Autran

JCG : Chers amis de Henri,
J'ai réalisé une deuxième émission en hommage à Henri Tisot sur radio Courtoisie qui passera  vendredi 30 septembre à 10h45 puis à 14h et le lendemain samedi à 6h et 20h ;
vous pourrez entendre un entretien réalisé avec Brigitte Bardot qui parle avec émotion et affection de son ami .
Vous entendrez également des extraits de l'émission du 23 janvier 2009 durant laquelle HT avait présenté   son anthologie intime de la poésie française ;
les émissions peuvent être commandées en adressant un chèque de 9 (neuf) euros à radio Courtoisie 61 boulevard Murat 75016 Paris en précisant votre souhait :
cassette ou CD avec les dates des émissions :promenades et flâneries au domaine de poésie du 2 et/ou 30 septembre dirigées par Jean Christaki de Germain.
 
Je vous remercie pour  tous  les messages que vous m'avez adressés : que la flamme de notre amitié pour une personne  tant "aimable " ne s'éteigne pas !
l'idée d'une rencontre entre nous reste une excellente idée ; reste à trouver un lieu et une date !
à bientôt
amicalement

MH : Rappel: aujourd'hui cérémonie en hommage à Henri Tisot à 17 heures , église St-Philippe du Roule, métro 
St-Philippe du Roule.

LR : Merci.
J'y serai ainsi que deux collègues des éditions du Cerf qu'Henri aimait beaucoup.
A tout à l'heure pour ceux qui y seront.
A très bientôt aux autres.

HF

HF : j'ai appris par hasard sur facebook qu'il y avait cette manifestation à laquelle je ne peux assister malheureusement étant dans le Var

Suis comme tous les jours en communion avec mon ami Henri qui me manque terriblement

Amicalement à tous.

JCDG : Desole d'apprendre tardivement cette ceremonie
Je ne pourrais malheureusement pas etre present
J'espere neanmoins qu'une rencontre entre nous sera organisee prochainement
Cordialement

12 janvier 2012 : Le dernier hommage qui ait été rendu à Henri dans la presse locale est le suivant :

Var-Matin, 12 janvier 2012

6 février 2012 : Voilà six mois qu'Henri nous a quittés. Je mets aujourd'hui en ligne ce nouveau chapitre du "forum" de mon site et j'en informe son groupe d'amis comme je l'avais promis en septembre dernier. J'écris aussi un message sur Facebook : « Hommage à Henri TISOT, six mois après sa disparition », avec un lien vers cette page de mon site internet, et je crée un nouvel album « Souvenirs d'Henri TISOT » dans mon profil Facebook, dans lequel je copie la plupart des photos présentées ici.

Cher Henri, nous sommes toujours aussi tristes. Nous avions encore tant de choses à te dire et tant de choses à apprendre de toi !

Tu auras été une créature unique, par ton destin singulier, ton talent exceptionnel au théâtre et au cinéma au cours d'une carrière insolite,
ta voix colorée et énergique, ton impertinence mordante, ton authenticité, ta générosité, ton audace et ton humilité.

Tu nous a fait l'honneur de ton amitié.

Nous ne t'oublierons jamais, Henri !

Jean-Claude AUTRAN          

Suite des réactions d'hommages à Henri :

6 février 2012 :

- PD : Monsieur,
Votre site internet est remarquablement bien documenté. Je vous mets en pièce jointe des photos de la crèche qu'il avait réalisée l'hiver dernier dans son appartement et qu'il m'avait autorisé à prendre en photo pendant nos répétitions. Ces photos témoignent de sa sensibilité et de sa grande méticulosité.
Cordialement.

La crèche d'Henri Tisot
- LM : Nous ne l’oublierons pas !
P.S.  A quand une rencontre des amis d’Henri ?

- LR : Quel travail. Merci de partager avec nous tout cela.

7-24 février :

- CLP : Cher Jean-Claude, 

Je joue a Sanary le 18 fevrier prochain, et j'aimerais me rendre sur la tombe d'henri le lendemain mais, bien que je fus a sa messe d'enterrement, je ne sais pas où il repose. Pourriez vous avoir la gentillesse de me le dire ? A vous. Corinne

- JCA : Bonjour Corinne,

La tombe de la famille Tisot est très facile à trouver dans le cimetière de La Seyne. Ci-joint un plan avec le chemin à suivre en rouge.
Dès que vous avez franchi le porche d’entrée, il faut prendre à droite et aller jusqu’au bout de l’allée, puis tourner à gauche à angle droit. La tombe d’Henri se trouve alors à une trentaine de mètres sur votre gauche, comme l’indique la croix sur le plan.
On ne peut pas facilement se garer devant le cimetière. Le parking le plus proche se trouve dans le complexe sportif qui jouxte le cimetière côté Est. Sinon, il y a le parking “Martini” en centre ville, qui est à 200 mètres du cimetière.
Mais, si vous aviez le moindre doute, n’hésitez pas à m’appeler (...) lorsque vous arrivez à La Seyne, car j’habite à 2-3 minutes du cimetière et je peux facilement m’y rendre pour vous guider. 
Bien cordialement à vous, Jean-Claude.

- CLP : Merci cher Jean claude ! Corinne.

- CLP : 

Cher Jean-Claude, grâce à votre plan j'ai bien trouve la tombre d'Henri, mais j'ai été trés peinée en constatant que son nom n'était pas gravé. Aucune photo non plus... Cela m"a semblé étrange au bout de tant de mois ? Sans doute y a t"il une explication ? tenez moi au courant s'il vous plait. Merci encore pour vos explcations et votre gentillesse.

- JCA : Bonjour Corinne,

C’est très bien d’être passée vous incliner devant la tombe d’Henri. Je suis moi aussi surpris et peiné de constater que son nom n’est toujours pas gravé sur la pierre. Je l’ai signalé sur les pages de mon site consacrées à Henri. J’ai aussi posé la question à l’un de ses cousins avec qui je suis en contact pour poursuivre l’arbre généalogique des ascendants maternels d’Henri (jusqu’ici, je n’avais travaillé que sur la branche Tisot). Mais, je n’ai eu aucune réponse au sujet de la pierre tombale. Aujourd’hui, je viens de remettre un message sur la page Facebook d’Henri, avec une photo de la tombe (montrant bien l’espace vide qui attend le nom et la photo d’Henri...), en espérant que cela soit lu par quelqu’un de sa famille. Je vous tiendra naturellement au courant dès qu’il se passera quelque chose (ou que j’aurai une explication). Amitiés. JCA.

- DP : Bonjour à tous,

C'est vrai que votre site, Monsieur Autran, est remarquablement bien documenté.
Je suis heureuse d'avoir contribué à amener Henri à créer son blog.  Il l'a créé avec moi et en était très content même si celui-ci était succinct. Il avait choisi ces couleurs car il voulait que cela "pétille" à nos yeux.
Je l'ai aidé et soutenu depuis qu'il avait une "machine à écrire électronique". Il était aussi impatient de passer à l'ordinateur dont il s'est très bien approprié les fonctionnalités.
Je garde d'excellents souvenirs de lui lors de nos "cours d'informatique" ainsi que de sa Maman d'ailleurs.
Cela fait du bien de savoir qu'il n'est pas oublié avec tout ce que vous faites.
Cordialement, Danielle.

- PD : Proposition aux amis d'Henri

Comme cela a été suggéré plusieurs fois par des amis d'Henri de trouver une date pour se réunir, je peux vous faire la proposition suivante.
Je vais jouer pendant 10 représentations "L'affaire Nazareth", pièce qui avait beaucoup séduit Henri par son argument (il s'agit d'un procès respectueux fait à Jésus par une juridiction de 2012 se basant sur les écrits des évangélistes, c'est spirituel et cela donne aussi à réfléchir).
Je joue les vendredi à 21h et samedi à 18h, du 24 février au 24 mars.
Les premières représentations sont quasi complètes, mais si cela vous intéresse, je peux bloquer 20 places le samedi 3 mars à 18h pour les amis d'Henri. Cela se joue dans mon petit théâtre du XIème arrondissement, L'auguste Théâtre, 6 impasse Lamier, métro Philippe Auguste.
La pièce durant 1h25, nous pourrions ensuite dîner ensemble dans un bon petit restaurant juste à côté qui a une salle privatisée de 20 places.
Si cela vous séduit, dites-le moi afin que je réserve les places et le restaurant.
Indiquez-moi par retour de mail : votre nom, le nombre de places à prévoir (pour la pièce et pour le dîner)
Le théâtre vous proposerait des places réduites à 18€ au lieu du tarif plein à 24€
En espérant que cette idée vous séduira, je vous souhaite une belle journée, Pierre.

- LR : Excellente idée ! Je m’inscris. Laurence

- JCDG : Je suis partant ! ( pour une ou deux personnes à confirmer ). Bravo pour cette heureuse initiative ; amicalement, Jean.

- HF : Merci de cette proposition avec les amis de Notre Henri. 

Nous allons voir avec les dates si nous pouvons monter à Paris car nous sommes sur Hyeres. Si nous pouvons venir nous porterons volontiers quelque crus de notre Château pour trinquer à l'amitié. Amicalement.Henri.

- DP : Je ne suis malheureusement pas là à cette date mais serais en pensée avec vous. Danielle.

- PD : Chers amis d'Henri

Je vous remercie pour vos promptes réponses. Vous trouverez ci-dessous un récapitulatif des réponses à ce jour.
Il reste encore quelques places pour ceux qui n'ont pas eu le temps de répondre.
(...)
Je vous enverrai prochainement toutes les informations utiles (horaires, lieux, etc.)
Voici une bande-annonce de l'Affaire Nazareth: http://www.youtube.com/watch?v=shx3bvanDhc
En vous souhaitant une agréable soirée. Pierre.

- JCA : Cher ami,

Bravo pour cette belle initiative. Henri aurait certainement aimé.
Malheureusement, je ne pourrai pas venir à Paris à cette époque, d’autant que j’attends de la famille en cette période de vacances scolaires de la zone Sud.
Amitiés à tous de ma part. Jean-Claude.
- PD : Monsieur
Je vous remercie pour votre réponse. Oui Henri sera avec nous en présence, il avait trouvé ce beau projet très audacieux.
Nous trouverons bien une autre occasion de nous réunir à l'un de vos prochains passages parisiens.
Amicalement. Pierre.

- AFV : Avec Facebook, on touche l'éternité. Un petit signe STP ! Anne.

- CVSL a publié une photo sur le Mur de Henri Tisot. Christian.


- HH : Monsieur Autran bonjour,

Merci de votre invitation ; le forum sur Henri est magnifique ; j'avais commencé à regrouper nos mails, et photos sur papier ; le vôtre sur le net est un très bel hommage à un homme de cœur à sa sensibilité et son grand talent.
Hélas je ne pourrai être là pour le mois de mars, car je serai au canada pour mon livre ; je suis toujours vos mails comme l'on va à la source , henri est toujours et sera dans nos cœurs , il me manque tant , de là haut il nous protège, Dieu a rappelé son ange pour l'aider, sa tâche a besoin d'aide et Henri ne faillira pas ; cordialement, Hannarella.

- MC : Bravo, Jean-Claude cela nous permet de penser que HENRI TISOT est toujours parmi nous. Mariette.

- JCA : Je suis passé hier encore devant la tombe d'Henri au cimetière de La Seyne (photo). Son nom n'est toujours pas gravé sur la pierre au-dessous de celui de ses parents et grands-parents. Comment cela se peut-il après plus de 6 mois ?

- HF : Je partage votre étonnement, je suis aussi allé le voir et je suis consterné que les héritiers ne bougent pas ! Messieurs faites quelque chose pour sa mémoire, c'est HENRI TISOT !

28 février :

- LM : Cher Ami d’Henri TISOT, où en est-on avec le projet de théâtre + dîner le 3 mars ? Léon.

- PD : Chers amis,
Voici les dernières informations pour samedi prochain 3 mars.
L'Affaire Nazareth commence à 18h, vos places seront à retirer 20 minutes avant le début du spectacle, au tarif spécial de 18€ (au lieu de 24).
Le règlement se fait par chèques ou espèces (pas de carte bleue)
Le spectacle dure 1h20, et nous irons ensuite dîner "Chez l'artiste", à 200 mètres, au 153 rue de la Roquette, à 19h30 (réservation au nom de Pierre)
Voici les noms ci-dessous de ceux qui ont réservé théâtre + dîner.
S'il y avait un changement, merci de me prévenir assez vite. Si quelqu'un veut se joindre à nous, c'est encore possible.
Voici la critique d'un journaliste venu à la première vendredi dernier : http://www.webthea.com/?L-Affaire-Nazareth-d-Hippolyte
Au plaisir de vous rencontrer. Pierre.

3-7 mars : 

- JCA : Chers amis,

Je suis vraiment désolé de ne pas pouvoir assister au spectacle de ce soir, suivi du dîner à la mémoire d’Henri TISOT.
Sachez que je serai avec vous par la pensée, et que, de mon côté, je continue à travailler pour maintenir la mémoire d’Henri grâce aux pages de mon site internet qui lui sont spécialement consacrées :
http://jcautran.free.fr/forum/henri_tisot.html
ainsi que par de nouvelles études généalogiques que j’ai menées avec l’aide d’un petit cousin d’Henri. La généalogie d’Henri est maintenant accessible sur le site Geneanet à l’adresse suivante : http://gw2.geneanet.org/jcautran_w?lang=fr&m=NG&n=tisot&t=N
Voici d’ailleurs, ci-joint, quelques extraits de l’arbre généalogique d’Henri TISOT. [voir ci-dessus au paragraphe généalogie].
Henri, nous ne t’oublierons jamais !
Amitiés à tous, Jean-Claude.
- FB : ‎Henri Tisot apparaît dans la photo de FB (24 mars 2007 à Paris).
C'est la dernière apparition de Brigitte Bardot dans une manifestation en faveur des animaux. Sur le podium, elle est ovationnée par les nombreux militants présents ce jour-là. Je suis à droite (parka verte) aux côtés de mon ami Henri Tisot (en admiration devant le courage de Brigitte). Sur mon Blog, je rends hommage à l'amitié qui unissait le regretté Henri Tisot et B.B. (lien ci-dessous) : http://livres.rencontres.bardot.barbara.star.over-blog.com/article-henri-tisot-son-admiration-pour-brigitte-bardot-81007994.html. François.

- ED : a publié une photo sur le Mur de Henri Tisot.  Quelle aventure la vie d'Henri !! mon livre du jour :

"La force de De Gaulle, c'est qu'il parle toujours aux Français ! Je suis entré dans la peau du Général, mais il a fini par avoir la mienne.
Il me tient, il est toujours là dans les recoins de ma personne et, lorsque l'on me voit, on pense à lui. De là, mon amour de la France et sa défense à tous crins. " On devient ce qu'on admire ", dit Gandhi... Elisabeth.
- PD : Chers amis d'Henri. Ces quelques mots pour vous remercier de vos messages, et remercier également ceux qui ont partagé samedi dernier ce bon moment placé sous le signe de l'amitié et du souvenir. Bien à vous. Pierre.

- HF : Souvenir... les 3 Henri. Avec Henri Hermellin et mon grand ami Henri Tisot qui nous manque tellement.......

Les 3 Henri : Henri Hermellin, Henri Tisot, Henri Fabre
24 mars 2012 :

Cher amis d’Henri,

Ça y est, depuis la semaine dernière, le nom de « Henri TISOT Comédien Ecrivain 1er juin 1937 - 6 août 2011 » a enfin été gravé sur sa tombe (photo ci-jointe) au cimetière de La Seyne-sur-Mer.

Mais il n'y a pas de photographie d'Henri.

Ne pourrions-nous pas, nous les amis d'Henri, faire confectionner une plaque du genre « Les Amis d'Henri Tisot », ou « Souvenir des Amis d'Henri Tisot », avec une photo couleur d'Henri, qui serait placée sur sa tombe. (Nous aurions pu d'ailleurs le faire plus tôt).

Si vous voulez, comme je suis sur place, je peux faire établir un devis et vous le soumettre. Si seulement quelques-uns d'entre nous acceptaient de mettre 10 EUR chacun, ce serait jouable. Qu'en pensez-vous ?

Amitiés,

Jean-Claude Autran
26 mars - 8 avril 2012 :

- PD : Belle idée, à laquelle je souscris. Meilleures salutations.
- IH : Bonjour. Mon Père et moi même sommes d' accord pour participer a la mise de la photo d' Henri. Tres cordialement.
- CLP : Cher Jean-Claude, merci de m'avoir rassurée. Personellement, je pense que c'est à la famille de mettre une photo (...). Amitiés.
- HH : Oui, oui je suis partant, je pensais que ses héritiers avaient fait le nécessaire ! Pauvre Henri, tenez moi au courant, merci beaucoup !
- HF : Nous sommes tout a fait d'accord de le faire. Merci.
- MR : OK, mais comment faire ?
- HH : Cher ami d'Henri Tisot, j'ai vu hier soir HF au château de la Clapière (...), nous sommes d'accord pour faire quelque chose de beau sur sa tombe, même si une photo sera fixée sur la pierre tombale.
tenez moi au courant, amitiés.
- LR : Bonjour, Désolée de ne pas avoir réagi plus tôt. J’ai été souffrante ces derniers jours. D’accord pour participer à une plaque reprenant une photo d’Henri. En revanche, je pense qu’il faudra encore réfléchir à l’intitulé de la plaque. Merci pour la proposition de devis.
- LM : Demandez un devis, et je pense que nous réagirons positivement.
- JLR : Bonjour, oui  pour moi c'est normal et tout à fait d'accord pour la photo. Je vous suis reconnaissant de cette idée. Me dire la marche à suivre (...). Merci. a+.
- MD : Bonsoir Cher Monsieur, Je suis désolée de ne pas vous avoir répondu plus tôt. Merci de vous occuper de la tombe d'Henri. Je suis bien entendu d'accord ainsi que CL pour participer à cet aménagement. Dîtes-nous combien est necessaire et comment vous souhaitez être remboursé. Merci encore. Bien amicalement.

15 avril 2012 : [message au groupe d'amis d'Henri]

Chers amis d’Henri,

Le mois dernier, vu qu’il n’y avait toujours pas de photo sur la tombe d’Henri - 7 mois après sa disparition - je vous avais proposé de faire confectionner une plaque souvenir des « Amis d’Henri Tisot » avec une photo d’Henri.

Mais je n’ai eu qu’une dizaine de réponses.

Entre temps, certains membres de la famille n’ont pas trop apprécié cette initiative, puisque le message suivant est apparu sur le profil Facebook d’Henri :

« Depuis les premiers jours les pompes funèbres ont sa photo et le texte! Ça a pris du temps pour différentes raisons! Le texte y est désormais, et la photo va arriver! Je trouve quand même désolant que vous vous permettiez de juger, sans même savoir le pourquoi du comment! Nous savons que c'est Henri Tisot, mais au delà de tout ça nous savons surtout que c'est notre cousin et qu'il nous manque énormément! » (27 mars 2012).

J’ai pu observer que, hier encore, aucune photo n’avait été apposée, mais j’espère que cela ne va plus tarder.

Je propose quand même que nous fassions un geste en la mémoire d’Henri, même si nous sommes peu nombreux à nous y associer.

Comme il y a déjà sur la tombe familiale de nombreuses plaques rectangulaires classiques du style “à notre ami”, qui datent de l’époque du père ou du grand-père d’Henri, je propose que ce que nous offrions à Henri soit plus original. Voici, en pièce jointe, un exemple que je propose, qu’il est possible d’accompagner d’un texte personnalisé, sur 1, 2 ou 3 lignes, par exemple :

« A notre ami Henri », ou « A Henri - Souvenir d’amitié », ou « Henri - Dans le cœur de tes amis - A jamais tu demeures »

Mais si vous avez d’autres idées de textes... (ou de proposition de modèle de plaque)

Quoi qu’il en soit, je peux faire confectionner la plaque et avancer la somme. Une fois la plaque posée sur la tombe, je vous en adresserai la photo. Si une dizaine d’entre vous veulent bien alors contribuer à hauteur de 15 EUR chacun, je les en remercie par avance.

J’attends cependant de recevoir vos avis avant de commander la plaque.

Amitiés,

Jean-Claude Autran

15-17 avril 2012 :

- HF : Vous avez notre accord. Je pense que la famille d Henri a mal pris aussi mes remontrances ! Amicalement.
- LR : Bonjour, Je comprends parfaitement la réaction de la famille d’Henri. Donnons-leur le temps dont ils ont besoin.
- PD : Bonjour Jean-Claude. Je suis toujours partant pour aider pour une plaque. La 3ème proposition me plait davantage : Henri - Dans le cœur de tes amis - A jamais tu demeures (...). Amitiés.
- HH : Cher ami d'Henri, je suis d'accord pour participer à cette plaque, j'aime bien la troisième proposition, je vous envoie ma participation et si cela n'est pas assez, n'hésitez pas à nous   demander un supplément. Bien à vous, dans le coeur de notre ami Henri Tisot.
- JLR : Bonjour, justement je voulais vous écrire pour savoir ou on en était avec la photo comme plus de nouvelles. Moi je suis tout à fait d'accord dites-moi ce qu il faut y faire SVP et ou envoyer l'argent. Pas de soucis ! comme je lui disait souvent pour le faire rouspéter ! Merci de vous occuper de tout ça.

5 mai 2012 : [message au groupe d'amis d'Henri]

Chers amis d’Henri,

Compte tenu des réponses que j’ai reçues après mon dernier message (15 avril), j’ai fait graver une plaque avec l’inscription suivante :

« Cher Henri
Dans le coeur de tes amis
A jamais tu demeures
»

et je l’ai déposée hier sur la tombe d’Henri (photos ci-jointes).


Je n’ai pas pu donner suite à mon projet initial de croix en plexiglas, car techniquement, on ne pouvait pas y ajouter une inscription aussi longue et j’ai donc pris l’initiative de faire graver cette plaque en granit en forme de coeur, de 30 cm x 30 cm. J’espère qu’elle vous conviendra aussi.

Si la dizaine d’amis qui ont donné leur accord pour s’associer à ce geste en la mémoire d’Henri veulent bien m’adresser 15 euros chacun, cela équilibrera à peu près l’avance que j’ai faite.

Voici mon adresse pour envoyer le chèque : Jean-Claude Autran (...).

Bien cordialement à vous, dans le coeur de notre ami Henri Tisot.

Jean-Claude Autran

PS. Vous constaterez sur les photos que, la semaine dernière, les héritiers ont fait apposer un portrait couleur d’Henri.


Un grand merci à tous ceux, dont les prénoms suivent, qui ont bien voulu participer financièrement à l'achat de cette plaque :

Christiane, Colette, Marijo, Anne-Marie, Henri, Henry, Jean-Louis, Laurence, Léon, Pierre, Roger

5-6 mai 2012 :

- HH : Cher ami d'Henri, Merci pour cette très belle initiative qui réchauffe nos cœurs meurtris ! Je vous envoie (...) pour mon ami JLS et moi-même. Merci encore, à bientôt j'espère, bien à vous.
- HN : Monsieur bonjour, Merci de m'associer à vôtre démarche, la plaque est magnifique, merveilleuse idée. Henri me manque tellement, son humour, sa force, la confiance et les encouragements qu'il a su me témoigner, son engagement spirituel, toute sa bonté fut une source de joie et de réconfort. Dieu a rappelé son ange sans doute l'aider, mais c'est dur (...). souvent je vais à l'église allumer une bougie et là face à la flamme il me semble qu'Henry est tout proche. Bon week end à vous. Cordialement.
- MS : Joli.
- YC : Je suis OK pour la plaque Tissot.
- PD : Bravo, et merci, je vous envoie le chèque cette semaine. Amitiés.
- JCA : Cher ami d’Henri, J’ai bien reçu (il y a déjà plusieurs jours) votre contribution à la plaque d’Henri Tisot. Merci pour lui. Malheureusement, sur les 25 amis d’Henri que j’avais contactés et sur les 10 ou 12 qui avaient donné leur accord pour participer à l’achat d’une plaque, seuls 3 ont jusqu’ici donné suite concrètement. Je vais faire un courrier de relance, mais je crains que la mémoire de ce pauvre Henri ne soir déjà un peu oubliée par ses anciens amis. Mais s’il nous voit de là-haut, il reconnaîtra les siens. Avec mes amitiés,
- HH : Cher monsieur Autran, Vous m'en voyez vraiment désolé, si vous avez besoin d'une autre participation de ma part, je serai tout disposé à vous aider. Hélas, comme on dit loin des yeux...loin du coeur !! comment peut-on oublier un ami comme Henri ! Cordialement, Henry.
- PD : Cher Monsieur, J'espère que ses amis vont tenir parole, car cela représente quelques frais. Effectivement Henri reconnaîtra les siens, et je vous suis reconnaissant d'avoir honoré sa mémoire. J'espère un jour descendre le voir et vous saluer en même temps. Bien à vous. Pierre.
- JCA : (à HH et PD) Cher Monsieur, Je viens un peu vous rassurer. Après avoir discrètement relancé les membres du groupe d’amis d’Henri, j’ai finalement reçu 7 autres contributions, dont 45 EUR de Roger HANIN, ce qui fait que je commence à approcher de l’équilibre. Merci de m’avoir proposé une autre participation, mais je n’en aurai pas besoin. D’ailleurs, il y a encore 2 autres amis (...) qui m’avaient promis d’envoyer un chèque. Ils semblent avoir un peu oublié, mais cela va peut-être arriver. Et au cas où je recevrais plus que ce que j’ai avancé, il est évident que cela permettrait d’encore mieux fleurir la tombe d’Henri à la Toussaint.
Bien cordialement, Jean-Claude.
- HH : Cher ami d'Henri, Ah, cela me rassure ! Les amis d'Henri quand même ! Merci encore à vous pour cette belle initiative ! Cordialement.
- IH : Bonjour, Je vous ai envoyé ce jour un chèque (...) de la part de mon Père. Très cordialement.
- HF : Cher Monsieur, je vous fais parvenir le chèque. Salutations.
- MR : Merci je suis trop loin pour me rendre sur sa tombe mais en pensée j'envoie aussi Félix et Henri toutes nos fleurs qui poussent dans nos prés, jonquilles, narcisses, violettes ect. ect. Que votre repos soit doux et tendre vous tous que j'aimais.
Juin 2012 :

- JCA : Chers amis, Notre ami Henri Tisot aurait fêté ses 75 ans, aujourd'hui 1er juin 2012. A cette occasion, le chef d'orchestre, pianiste et compositeur Frédéric Chaslin me prie de faire partager son spectacle du 22 octobre 2009 au théâtre des Champs Elysées : "http://youtu.be/27DjIE250W8" qui fut sans doute la dernière apparition publique d'Henri Tisot. Amitiés,
- JCA (à AMJ) : Chère amie d’Henri, Votre contribution à la plaque déposée sur la tombe d’Henri Tisot m’est bien parvenue aujourd’hui. Soyez en remerciée. Bien cordialement à vous, dans le cœur de notre ami Henri. PS. Merci également pour cette superbe carte des escaliers de la Butte. Henri aimait tant Paris, à qui il devait tout, ou presque. Si vous aviez un jour l’occasion de passer par La Seyne-sur-Mer, n’hésitez pas à me contacter : je pourrai vous conduire à la tombe d’Henri, j’habite tout près.
- AMJ : Monsieur Autran, bonsoir, Merci de votre délicatesse à m'écrire, c'est un peu d'Henry qui revient ce soir. Ce serait me répéter qu'il me manque tant ; c'est avec tout mon coeur que je vous l'ai adressé ; figurez vous que je le croyais à Paris et je n'osais point l'importuner ; nous nous écrivions par mail ; alors que j'étais chez ma mère à Toulon ! ; maman était une fan d'henry depuis ses débuts ; elle gardait ses premiers articles ; hélas je les ai cherché à son décès (celui de ma mère) mais je n'ai rien trouvé; ma mère avait la maladie d'alzheimer et distribuait ses souvenirs aux personnes amies qui venaient la voir ! Eelle disait aux débuts de sa maladie : il faut que la pensée circule et vive ; je descends à Toulon le 26 juillet ; si vous êtes là au mois d'août, vous me confirmez une pensée que je m'étais promise de réaliser : me recueillir sur sa tombe ; je vais aussi sur celle de Raimu et je lui parle ; ce doit être magnifique au Paradis, les imaginez vous jouer la partie de cartes ??? Quand à la carte elle m'a interpellé immédiatement ; oui j'imaginais vraiment Henry  grimpantla butte , humant l'air de montmartre ; jovial, y allant de tout son coeur allégrement. Voilà je ne voudrais pas vous prendre trop de temps ; merci pour tout. Bien cordialement. Anne-Marie

Août 2012 :
- AMJ : Monsieur Autran bonjour, Me voici à Toulon, comme promis ce serait avec grande émotion de venir me recueillir avec vous sur la tombe de cher Henri.
La semaine prochaine je suis libre (...) le mieux c'est à partir de 16 h, sauf si cela vous pose problèmes. Bien cordialement. A bientôt de vous lire. Anne-Marie.
- JCA : Bonjour,
Je suis heureux que vous soyez arrivée à Toulon (...). Pas de problème pour moi pour la semaine prochaine, sauf mercredi. On pourrait donc dire, par exemple, lundi à 16 heures. Sinon mardi, ou jeudi, si vous ne pouviez pas lundi. Je ne sais pas si vous connaissez bien La Seyne et l’accès au cimetière. On peut se donner RV devant le cimetière à 16 heures si vous pouvez trouver l’endroit toute seule. On peut en principe se garer tout à côté du cimetière, côté est (à gauche de l’entrée) sur le parking du complexe sportif. Sinon, il y a le parking Martini, à 200 mètres de là. Si vous avez la moindre hésitation, appelez-moi au (...) afin de préciser les choses oralement. A bientôt. Bien cordialement, Jean-Claude Autran
- AMJ : Bonsoir Mr Autran, Merci de prendre le temps de me répondre, jeudi c'est bien, par contre je n'ai pas de véhicule, je viendrai en bus, je garde précieusement votre téléphone, demain je ne suis pas à Toulon, je pourrai soit dimanche soit lundi matin vous joindre sur le fil, très émue à l'idée de ce pélerinage vous adresse mes respectueuses pensées. Anne-Marie.
- AMJ : Monsieur Autran bonsoir, Merci pour votre bonté à me conduire me recueillir sur la tombe de Cher Henri, notre bon ange Ouriel, ce fut très doux et très émouvant, à la hauteur de votre amitié. Je garderai dans mon coeur ces instants inoubliables ; en espérant être toujours à la hauteur de la confiance et la sympathie pure d'henri, celle qui faisait dire à PLaton : "Dieu fait les amis, il conduit l'ami à l'ami". Toutes mes bonnes pensées à vous même et votre épouse. Bien cordialement. Anne-Marie.
- AMJ : Monsieur Autran bonsoir. Voici humblement le poème écrit lors du grand départ de Cher Henri, ceci en toute simplicité.Bien cordialement.Anne-Marie.

Le fils du pâtissier

Il a été le rire, il a vaincu les larmes ;
Sa muse a soulevé le voile noir des drames ;
Pétillant, triomphant sur toutes les pistes
Son grand talent rendait modeste l’artiste.
La touche romantique de ses dialogues
Rendait, noble, l’interprétation du monologue,

Sa voix chaude aux saveurs soleil midi
Chantait les mots avec un goût de paradis.
Aux quatre horizons planétaires porte-drapeau
L’acteur réaliste soulevait tous nos maux.
Joyeux, fier, levait haut les bras tel le ravi
Disant à la cantonade « je vous ai compris » !

Fidèle, loyal, écoutait, l’inconnu, ses amis,
Sa soif de l’absolu, étoile, conduisant sa vie.
Amoureux des belles lettres, des boutades,
Raimu, Pagnol, compagnons de ses ballades
Sur la scène ou à l’écran, viennent l’accueillir
Dans la Maison où il aimait se recueillir.

Le célèbre fils du pâtissier, par sa simplicité,
Savait manier la pâte de l’être avec piété ;
Près de sa maison, aux senteurs sucrées,
L’âme provençale bien née, de pureté, s’étoffait,
La plume, compagne de ses nuits parfumées,
Le conduisait vers les sentes de la félicité.

Son inépuisable source puisée à l’Eau de Vie,
Au langage originel, nourrissait son vif esprit ;
Le respect de l’humain ancré dans son coeur
Ouvrait sa pensée vers le Verbe Sainte Fleur ;
Fidèle à lui-même, offrant au jour sa valeur,
Contemplait, méditait l’oeuvre du Créateur.

De sa vie … il ne voulait pas en faire une histoire.
Un jour grave, il choisit de lui retirer sa gloire.
Cet instant lui appartient, il traçait son destin,
Soulevait ses racines dans le sillon du chemin.
Tel un grand sage, ne se retirait pas du monde,
Entrait dans l’infini cercle à l’éternelle ronde.

Respectueux des autres, respectueux de lui,
Sur la pointe des pieds, humblement est parti.
Sans fausse note, le coeur serein, empli de paix,
Il a rejoint Celui et ceux qu’il a tant aimé.
Dans la Grande Maison paisible des Justes,
Au centre de la piste, s’incline l’âme auguste.

Simplement, en silence, il a tiré sa révérence,
Reposé sa main dans La Main avec déférence.
Le souffle éteint, les doigts croisés sur le Livre Saint,
L’acteur-apôtre, en paix, rejoint la Table du Festin.
La flamme de son souhait le plus ardent se réalise
Le Verbe en communion avec l’Esprit l’universalise.

Henri à rejoint son Ange
Le 6 aout 2011

Hommage à Henri Tisot
Ami silencieux, toujours présent dans la joie et dans les tourments
Il est parti, son oeuvre est là et accompagnera mes pas.
Anarella
31-08-2011

- JCA : Bonjour Anarella, J’ai été heureux de faire votre connaissance.  Ce fut un geste tout à fait naturel mais cependant émouvant que de vous conduire à la tombe d’Henri. Henri est toujours bien présent pour nous. Que son souvenir et son œuvre accompagnent encore longtemps les pas de ses amis !  Un grand merci pour votre poème « Le fils du pâtissier ». Il exprime tellement bien, avec naturel et franchise, ce que vous ressentez et ce que nous ressentons tous d’une manière ou d’une autre. C’est un très beau geste de votre part que de l’avoir écrit pour Henri. Tout comme le cadeau que vous lui avez fait de la lanterne et de la flamme éternelle.  Comme promis, je vous adresse ci-joint les photos prises devant la tombe d’Henri.  Mon épouse et moi continuerons à nous rendre régulièrement sur la tombe d’Henri et de  sa famille et veillerons à ce que la bougie continue à brûler. Je vous en tiendrai informée.  Au revoir. Bien cordialement à vous. Jean-Claude.

- AMJ : Madame Monsieur Autran bonjour, merci pour vôtre délicatesse et les moments riches en émotions, merci pour les photos inoubliables souvenir, merci de veiller sur les bougies, lorsque je remonterai à Paris je vous en enverrai, il y a des religieuses qui les vendent en gros, passez un bon week end, l'âme d'Henri grâce à vous sera éternelle
très bon souvenir à tous les deux cordialement. Anne-Marie.



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