La Seyne-sur-Mer (Var) Histoire de La Seyne-sur-Mer (Var)

Encyclopédie des rues, chemins, places, quartiers et édifices de La Seyne-sur-Mer

Lettre T

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Nom actuel

Origine de l'appellation

Localisation

Histoire

Dimensions (en mètres)

Tailliez (quai Philippe)

Philippe Tailliez : Capitaine de vaisseau (Malo-les-Bains, 1905 - Toulon, 2002), considéré comme le "père de la plongée sous-marine" moderne et l'inspirateur de la conscience environnementale de Cousteau. Le capitaine de vaisseau Philippe Tailliez appartenait à la promotion 1924 de l'Ecole Navale. affecté à Toulon, il se passionne pour l'apnée, la chasse et les images sous-marines. Officier torpilleur sur le "Condorcet", Philippe Tailliez fait la connaissance d'un jeune enseigne de vaisseau à qui il fera découvrir la plongée et la nature : le canonnier Jacques-Yves Cousteau. En 1938, Philippe Tailliez rencontre aux îles des Embiez un chasseur sous-marin déjà réputé : Frédéric Dumas. Le trio Tailliez-Cousteau-Dumas (que Tailliez surnommera en 1975 "les 3 Mousquemers") marquera l'histoire de la plongée. En 1945, Philippe Tailliez devient directeur du G.R.S. (Groupe de Recherches Sous-Marines). Ces aventures de plongée et de déminage sont racontées dans le livre de Philippe Tailliez "Plongées sans câble" et dans le livre de James Dugan, Frédéric Dumas et Jacques-Yves Cousteau "Le Monde du silence" (antérieur au film du même nom). De 1960 à 1963, Philippe Tailliez est président de la Commission Technique Nationale de la FFESSM et un des membres fondateurs de la CMAS (Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques). Il s'investit parallèlement dans l'archéologie sous-marine et conduit de nombreux chantiers avec le concours de la Direction des recherches archéologiques sous-marines et de la Marine. Il préside, dès sa création (1982), le GRAN (Groupe de Recherche en Archéologie Navale). Après 1960, date de son départ à la retraite de la Marine, il se consacre à la protection de l'environnement marin. Fuyant les média à l'inverse de Cousteau, il est néanmoins très actif. Membre fondateur du Comité scientifique du parc national de Port-Cros, créé en 1964 et de l'Institut océanographique Paul Ricard, il aide et conseille avec une générosité constante de nombreux passionnés de l'exploration, du cinéma et de la mer, dont certains sont devenus célèbres.

Quai du parc de la Navale, entre le Pont Levant et l'Esplanade Marine.

Quai inauguré le 12 Octobre 2007.


Taillis (chemin des)

Dans un bois, une forêt, un taillis est un ensemble de jeunes arbres provenant des rejets des souches d'arbres abattus quelques années auparavant.

Chemin qui, au creux du vallon traversé par le chemin des Quatre Moulins, avait été créé pour combler la disconiinuité de ce dernier chemin. Avec la création du chemin des Quatre Vents, la dénomination chemin des Taillis a disparue, ce tronçon ayant été absorbé dans le nouveau tracé du chemin des Quatre Moulins.

Ancienne annexe n° 1 du chemin de Domergue. Classé (VC 232) le 25 août 1887. Absorbé dans le nouveau tracé du chemin des Quatre Moulins au printemps 2013.

230

Tamaris (quartier)

Du nom du Tamaris (genre Tamarix, famille des tamaricacées), arbuste des rivages de la baie du Lazaret dont nos anciens tirèrent le plus grand parti au moment du rattachement des îles de Sepet à la presqu'île de Sicié. Ce végétal adapté à la salinité des rivages fut répandu depuis « Le Manteau » jusqu'à Saint-Elme dans le but de fixer les sols instables de la future corniche littorale et surtout ceux de l'isthme des Sablettes menacés par les largades de la haute mer et l'envasement côté Lazaret.

Quartier délimité, à l'est, par la baie du Lazaret (corniche Georges Pompidou), au sud par le Crotton, à l'ouest par l'Évescat et au nord par Balaguier. On y trouve notamment, dans sa partie sud, l'Institut Michel Pacha et les résidences les Jardins d'Alizarine et le Ciel Bleu, et, dans sa partie nord, le parc aménagé par Michel Pacha, avec la Villa Tamaris-Pacha et les résidences la Pinède, Port Tamaris, les Hameaux de Tamaris, Villa Eugénie, les Terrasses de Tamaris, les Balcons de Tamaris, Royal Amiral, les Collines de Tamaris, le George Sand.

Quartier qui n'était desservi par aucun chemin carrossable jusqu'en 1880. C'est alors qu'un projet grandiose d'aménagement des 400 hectares couvrant les quartiers des Mouissèques, du Manteau, du Bois Sacré, de Tamaris, des Sablettes et de l'Évescat fut conçu par Michel Pacha, et dont la réalisation durera vingt ans : aménagement des voies de communication reliant Tamaris à La Seyne et aux Sablettes, création de la voirie intérieure, comblement des zones marécageuses du bord de mer, port avec steam-boats, construction d'un ensemble urbanistique avec structures économiques administratives et logements (70 villas), deux hôtels, un casino, la résidence particulière de Michel Pacha au Manteau, un parc exotique, etc. Voir l'histoire du quartier Tamaris dans notre biographie de Michel Pacha et notre chapitre sur George Sand (tome II des Images de la vie seynoise d'antan).


Tamaris (allées de)

Voir ci-dessus.

Au quartier Tamaris, à la limite de l'ancien domaine de Michel Pacha, allée qui se détache au nord de l'avenue Auguste Plane, à hauteur de l'intersection avec l'avenue Thierry, et en contrebas de la route de la Grande Maison. On y trouve notamment le Centre d'Art (ou la Galerie d'Art) Le Bosphore.



Tamaris (route de)

Voir ci-dessus.

Ancienne dénomination de la voie qui, à partir du rond-point des Sablettes (actuellement rond-point J.F. Kennedy) dessert le quartier de Tamaris en passant du côté sud de le colline du fort Napoléon.

Cette ancienne route de Tamaris a été progressivement découpée en plusieurs tronçons successifs portant des noms différents. Le premier tronçon (qui faisait également partie de la route de Balaguier) reliant le rond-point Kennedy à l'intersection à l'avenue Général Carmille fut dénommé avenue Pierre Fraysse. Le tronçon suivant, qui contourne la colline du fort Napoléon par sa face sud jusqu'à l'intersection avec le chemin de la Closerie des Lilas fut baptisé avenue du Général Carmille (décision du Conseil Municipal du 6 avril 1949). Le tronçon suivant (du chemin de la Closerie des Lilas et la corniche Michel Pacha) fut baptisé avenue Auguste Plane.


Tamaris Pacha (villa)

Dénomination qui associe les noms du quartier Tamaris et de Michel Pacha (voir ces noms).

Au quartier Tamaris, route de la Grande Maison.

Nous ne connaissons pas avec certitude la destination de cette demeure, construite à partir de 1890, que la tradition orale appelle la Grande Maison. Elle est restée inachevée jusqu'en 1991, date de sa réhabilitation. Son plan cubique, ses frontons décorés de guirlandes, ses grandes ouvertures et terrasses avec balustres, la distinguent de la villa balnéaire et la rapprochent plutôt d'un modèle palatial de style toscan. Ses dimensions exceptionnelles ont pu laisser supposer qu'il s'agissait d'un complexe hôtelier. Mais une tradition veut qu'elle aurait été construite pour Marie-Louise Séris, première épouse de Michel-Pacha, dont le décès en 1893 serait la cause de l'arrêt des travaux. Restaurée à partir de 1995, la villa Tamaris-Pacha abrita jusqu'en 2007 la Bibliothèque Municipale et une partie des Archives Municipales. Elle est aujourd'hui administrée par la Communauté d'agglomération T.P.M. et est dédiée à la création contemporaine : rétrospectives autour d'artistes majeurs, accueil de « L'Œil en Seyne », une manifestation internationale consacrée à la photographie.


Taylor (rue)

Taylor : famille d'ingénieurs et de constructeurs de bateaux. Le père Philipp Taylor fut appelé vers 1832 pour diriger les chantiers Menpenti de Marseille. Les deux fils Taylor prirent la suite de leur père en 1845 et achetèrent à M. Lombard les chantiers de la place de La Lune. Les ateliers Taylor, spécialistes de constructions de navires en fer et à vapeur, eurent de bonnes activités jusqu'au milieu du XIXe siècle et leurs effectifs passèrent en quelques années de 200 hommes à près d'un millier. Mais, avec la crise qui suivit, les Chantiers Taylor ne purent satisfaire la demande des grandes compagnies de navigation qui exigeaient des bateaux plus gros et plus rapides et la concurrence aboutira à la disparition des petits chantiers et à la création en 1856 des Forges et Chantiers de la Méditerranée.

Rue du centre ancien, parallèle au quai Saturnin Fabre, qui relie la rue Cyrus Hugues et l'avenue Hoche.

Anciennement rue Savonnière car plusieurs fabricants de savon y étaient installés.

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Teresa
(rue Mère)


Anjezë (Agnès) Gonxha Bojaxhiu, en religion Mère Teresa, (Üsküb, Empire ottoman (actuellement Skopje, Macédoine, 1910 - Calcutta, Inde, 1997) : Religieuse catholique albanaise, de nationalité indienne, missionnaire en Inde. Elle est surtout connue pour son action personnelle caritative et la fondation d'une congrégation religieuse, Les Missionnaires de la Charité qui l'accompagnèrent et suivirent son exemple. D'abord religieuse de l'ordre missionnaire des Sœurs de Notre-Dame de Lorette (dès 1929), elle quitte cette communauté en 1949 pour « suivre son appel » puis fonder sa propre congrégation en 1950. Son œuvre auprès des plus démunis commence par l'éducation des enfants des rues et l'ouverture du mouroir de Kalighat (Nirmal Hriday) à Calcutta. Pendant plus de 40 ans, elle consacre sa vie aux pauvres, aux malades, aux laissés pour compte et aux mourants, d'abord en Inde puis dans d'autres pays, et elle guide le développement des Missionnaires de la Charité. Au moment de sa mort, ceux-ci s'occupent de 610 missions, dans 123 pays, incluant des soupes populaires, des centres d'aide familiale, des orphelinats, des écoles, des hospices et des maisons d'accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre, le sida ou la tuberculose. Perçue comme un modèle de bonté et d'altruisme, elle est régulièrement évoquée dans la presse indienne et occidentale pendant la deuxième moitié du XXe siècle. Mère Teresa est béatifiée le 19 octobre 2003, à Rome, par le pape Jean-Paul II. Le 17 décembre 2015, le pape François promulgue un décret de la congrégation pour les causes des saints reconnaissant un miracle par son intercession. Il signe le 15 mars 2016 le décret de canonisation de Mère Teresa, qui sera déclarée sainte le 4 septembre 2016 lors d'une cérémonie dont le lieu est encore inconnu.

Au quartier Berthe, dans l'ancienne résidence Le Messidor, rue est-ouest, qui relie l'avenue Louise Michel à l'avenue Jean Albert Lamarque en séparant les groupes d'immeubles Les Moissons, côté nord, et L'Épeautre et Le Sésame, côté sud.

Dénomination adoptée lors de la séance du Conseil municipal du 2 juin 2015.

Terres Gastes (chemin des)

Terre gaste : terre inculte (du prov. gast, dévasté, inculte ; ou du verbe gasta : gâter, détériorer, endommager, ravager).

On appelle Les Terres Gastes le versant nord qui précède l'arrivée au Sémaphore de Sicié. Toutefois, le chemin des Terres Gastes est le chemin qui se détache du chemin de la Batterie de Peyras pour rejoindre, en suivant la cote 120-130 m., la Corniche Varoise.

Chemin forestier. Ancien chemin militaire du Cap Sicié. Classé (CR 314) le 2 Mai 1972.

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Têtes-noires (rue)

Rue ainsi nommée au XIXe siècle car la façade d'un de ses immeubles (au n° 8, millésime 1778) était ornée de têtes sculptées - qui ont maintenant disparu.

Ancien nom de cette rue de la vieille ville, qui, parallèle à la rue Lagane, relie la rue Berny au quai Saturnin Fabre en coupant les rues Franchipani, Baptistin Paul et la place Perrin.

Voir rue Parmentier, dénomination actuelle.


Thierry (avenue)

Avenue ouverte par Michel Pacha lors de la création de son domaine. Il la fit dénommer Thierry, qui était le prénom de l'un de ses deux petits-fils (Thierry et Hubert, les enfants de son fils Alfred Michel de Pierredon).

Au quartier Tamaris - Le Manteau, avenue qui se détache de l'avenue Auguste Plane (au niveau de son intersection avec la route de la Grande Maison), et qui descend rejoindre la corniche Michel Pacha.

Ancien chemin vicinal n° 3, cette avenue a conservé son nom d'origine, contrairement à l'avenue Hubert, qui est devenue l'avenue Auguste Plane.


Thiers (rue)

Adolphe Thiers : Homme politique, journaliste et historien français (Marseille, 1797 - Saint-Germain-en-Laye, 1877). Avocat à Aix-en-Provence, il vint à Paris en 1821. Collaborateur du journal d'opposition le Constitutionnel, il publia une Histoire de la Révolution (1823-1827). En 1830, il fonda le journal le National, favorable à une monarchie parlementaire de type anglais, et contribua à faire monter Louis-Philippe sur le trône. Ministre de l'Intérieur (1832-1834), chef du gouvernement (1836 et 1840), Thiers fit preuve de fermeté à l'intérieur et à l'extérieur, face à la G.-B. Il quitta le pouvoir en 1840 et entreprit une monumentale Histoire du Consulat et de l'Empire (20 vol., 1845-1862). Revenu à la vie politique en février 1848, il ne put sauver la monarchie. Chef du parti de l'ordre sous la IIe République, proscrit durant un an après le 2 Décembre, élu député (orléaniste) en 1863, il s'éleva contre la politique des nationalités. Chef du pouvoir exécutif en février 1871, président de la République en août, il brisa la Commune (« semaine sanglante », 22-28 mai). Recourant à l'emprunt, il put rapidement payer les indemnités de guerre imposées par le traité de Francfort ; les troupes allemandes évacuèrent ainsi les 21 départements qu'elles occupaient. S'étant prononcé pour une république conservatrice, il s'aliéna les royalistes et dut démissionner (1873). Académie Française (1833).

Ancien nom de la rue qui relie aujourd'hui la place des Anciens Combattants d'A.F.N. au quai Saturnin Fabre en coupant les rues Franchipani, Baptistin Paul et Taylor.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, la rue Thiers était la rue Ferblanterie, ainsi nommée à cause des artisans ferblantiers et des marchands d'ustensiles divers qui tenaient boutique dans cette artère. Elle fut ensuite rue Adolphe Thiers, vers la fin du XIXe siècle, puis débaptisée au profit de rue Léon Blum vers 1982. (Voir rue Léon Blum, dénomination actuelle).


Thomas (rue Ambroise)

Ambroise Thomas : Compositeur français (Metz, 1811 - Paris, 1896). Auteur d'ouvrages lyriques qui ont connu un grand succès (Mignon, 1866 ; Hamlet, 1868). Il fut directeur du Conservatoire de Paris jusqu'à sa mort.

Au quartier Les Sablettes, rue perpendiculaire, côté nord, à l'avenue Hector Berlioz (à côté du bureau de Poste), et qui se termine au nord par une impasse après avoir croisé la rue Ambroise Thomas.

Ancienne VC 175. Classée le 31 août 1971. Décision de dénomination rue Ambroise Thomas prise lors du Conseil Municipal du 10 juillet 1973.

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Thorez (boulevard Maurice)

Maurice Thorez : Homme politique français (Noyelles-Godault, Pas-de-Calais, 1900 - en mer Noire, 1964). Travaillant à la mine dès l'adolescence, il milita dans le parti communiste à partir de 1920. Secrétaire général du parti (1930), dont il resta la figure marquante jusqu'à sa mort, il fut l'un des promoteurs du Front populaire. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il gagna l'U.R.S.S. et fut condamné pour désertion ; de retour en France (1944), amnistié, il fut ministre d'État chargé de la Fonction publique (1945-1946), puis vice-président du Conseil jusqu'en mai 1947. Thorez fut nommé président du parti communiste en 1964. Auteur d'ouvrages théoriques et d'une autobiographie, Fils du peuple (1937, remaniée en 1960).

Ancien nom de l'artère à 4 voies, est-ouest, qui relie actuellement le rond-point du 8 Mai 1945 au rond-point de Lattre de Tassigny.

La dénomination boulevard Maurice Thorez de ce tronçon de la RD 559 a été décidée à la séance du Conseil Municipal du 22 mars 1973. Vers la fin des années 1980, l'artère a été débaptisée au profit de avenue du Maréchal Alphonse Juin (dénomination actuelle).


Thorez (École primaire Maurice)

Voir ci-dessus.

Ancienne dénomination de l'actuel groupe scolaire Lucie Aubrac, qui était auparavant le groupe Malraux-Giono. L'École André Malraux se situe avenue Louis Pergaud. L'École Jean Giono se situe rue Jean Vilar.

A l'origine (1946), cette école s'appelait École Berthe, du nom du quartier. En 1963, la municipalité adopte le projet de l'école actuelle, baptisée École Maurice Thorez, qui se réalisera en deux tranches de douze classes chacune, qu'il sera nécessaire de compléter en 1971. Les Écoles Thorez I et Thorez II seront respectivement rebaptisées École André Malraux et École Jean Giono à la fin des années 1980. Voir le paragraphe consacré à l'ex-École Maurice Thorez) dans notre Histoire de l'Enseignement à La Seyne de 1879 à 1980. En Août 2010, les deux groupes scolaires Malraux et Giono sont fusionnés en une seule structure dénommée groupe scolaire Lucie Aubrac.


Tilleuls (rue des)

Du nom du tilleul (genre Tilia, famille des tiliacées), arbre de l'Europe tempérée, souvent planté dans les parcs et sur les avenues, qui fournit un bois blanc, facile à travailler et dont les fleurs odorantes donnent une infusion sudorifique et calmante.

Courte traverse est-ouest, perpendiculaire à l'avenue Hugues Cléry, reliant la rue des Cévenols au boulevard des Lauriers-Roses.



Tisot (Espace Culturel Henri)

Henri Tisot : Comédien et acteur de théâtre et de cinéma, écrivain. (La Seyne, 1937 - Sanary, 2011). Fils du pâtissier et peintre seynois Félix Tisot (1914-1979) et de Suzanne Vincent. Ayant manifesté des talents de comédien dès son plus jeune âge, il entre au Conservatoire de Toulon, puis de Paris. Il devient pensionnaire de la Comédie Française à Paris en 1957 et joue notamment dans les grands classiques de Molière. Dans les années 1960-1968, ses dons d'imitateur lui valent un immense succès avec ses divers sketches d'imitation du Général de Gaulle dans les cabarets parisiens et enregistrés sur disques. On le retrouve ensuite dans de nombreuses pièces de théâtre (Le Besoin d'ailleurs, Topaze, Le Dindon, L'Homme, la bête et la vertu,...), des feuilletons télévisés (Le Temps des Copains) et des films (Heureux qui comme Ulysse, La Baraka, Oscar et Valentin). Henri Tisot est l'auteur d'ouvrages autobiographiques (Le Copain et le Cabanon, 1967 ; Le Fils du Pâtissier, 1985), d'un livre de reproduction en couleurs des toiles de son père (Le Jardin des Oliviers, 1982), puis de plusieurs ouvrages où il témoigne sa foi en Dieu et où il se livre à une nouvelle exégèse des Textes sacrés (Le Petit Livre du Grand Livre ; La Crèche d'Henri Tisot ; La Rencontre ; Un Français fou de Dieu, 1993 ; Le Rendez-vous d'Amour, 2000 ; Ève la femme : L'injustice de tous les temps, 2007 ; De Gaulle et moi : quelle aventure ! 2010).

Situé avenue Jean Bartolini.



Tonnellerie (rue)

Nom qui indique que plusieurs fabricants de tonneaux, dits « barilards », s'étaient installés dans cette rue pour exercer leur industrie.

Ancien nom de la rue en équerre qui dessert l'arrière de l'Hôtel de Ville, en reliant la rue Léon Blum à la rue Taylor. La rue n'existe plus aujourd'hui que dans son extrémité occidentale, ayant été absorbée par la nouvelle mairie reconstruite en 1957-1959 sur l'emplacement de la précédente (1847) mais avec des dimensions plus considérables.

Anciennement rue Jouglas, du nom d'une vieille famille du pays, l'usage prévalut vers la fin du XVIIIe siècle, et durant une partie du XIXe, d'appeler cette rue, rue Tonnellerie (à ne pas confondre avec la rue des Tonneliers, ci-après). Ce nom disparut après 1870. Voir rue de l'Hôtel-de-Ville, dénomination actuelle.


Tonneliers (rue des)

Du nom de métier de tonnelier : celui qui fabrique ou répare les tonneaux. Le fait de retrouver cette honorable corporation dans le baptême de cette rue n'a rien de surprenant en raison de la notoriété que détenaient les « barilas » ou « barilards » à La Seyne et de l'importance du transport maritime des vins dans notre port autrefois ; c'étaient de petits industriels qui fabriquaient non seulement des futailles ou des barils, mais aussi de nombreux articles d'armement pour les navires : seaux, tonnelets, brocs, baquets et autres ustensiles de bord (voir aussi rue Tonnellerie, ci-dessus).

Ancien nom de l'actuelle rue Marceau, courte rue qui relie la rue Baptistin Paul au quai Saturnin Fabre, entre les rues Parmentier et Ramatuelle.

Ancien nom de cette rue, au XVIIIe siècle et pendant la plus grande partie du XIXe, avant qu'elle ne soit appelée rue Saint-Joseph vers 1820, puis rue Marceau, dénomination actuelle.


Tortel (quartier)

Nom d'une famille de riches propriétaires qui fondèrent La Seyne, à qui l'abbaye de Saint-Victor avaient vendu d'immenses étendues de terres maritimes comprises entre les Mouissèques et Brégaillon.

L'un des membres les plus influents de cette famille, Michel Tortel, qu'on disait aussi, sieur de Ramatuelle (c'est pourquoi une rue de La Seyne porte ce nom de rue Ramatuelle), en accord avec le seigneur-abbé de Saint-Victor, Robert de Frangipani facilitèrent le comblement des marécages où s'édifièrent peu à peu les constructions d'habitations où prit naissance La Seyne au pied des premiers hameaux de Beaussier et de Tortel.

Quartier situé entre l'avenue Marcel Dassault et les collines de Domergue et des Quatre Moulins. Il est desservi par le chemin des Eaux et le chemin Aimé Genoud. On y a édifié le tout premier réservoir à eau de la ville, à la cote 44 mètres et l'Observatoire d'Astrophysique du Club Antarès.



Touffany (quartier)

Touffany (orthographié Toufany dans le cadastre de 1829) était peut être le patronyme (d'origine italienne ? Touffani ?) de l'un des premiers habitants du quartier. Mais on n'a encore jamais retrouvé de famille Touffany à La Seyne. Le patronyme Toufany existe toutefois encore en Provence, mais il y est très peu répandu. Selon H. Ribot, Toufany dérive du bas latin Theophania (en français Thiphaine), pour Noël.

Quartier situé au nord du Pont de Fabre, entre le chemin des Jonquilles et le chemin Jean Guibaudo. Il est quadrillé par de nombreux chemins privés, tous très étroits : allée des Bleuets, allée des Coquelicots, allée des Narcisses, chemin des Rosiers, chemin du Ruisseau, impasse Marty, impasse du Lierre, etc.



Toulon (vieux chemin de)

Cette voie constituait la route ancienne de sortie de la ville vers Toulon, jusqu'à l'aménagement, vers 1850, (au bord du rivage de l'époque) du Chemin-Neuf, qui deviendra l'actuelle avenue Gambetta.

Ancienne appellation populaire (qui n'a jamais été une dénomination officielle) de l'actuelle rue Émile Zola

Anciennement : rue Saint-Roch (qui englobait alors les actuelles avenues Émile Zola et Denfert-Rochereau), cet « ancien chemin de Toulon non dénommé » a pris le nom d'avenue Émile Zola lors du Conseil municipal du 19 novembre 1919.


Tourelle (château de la)

Superbe construction à caractère résidentiel, dite « château » comportant une tour accolée à sa façade ouest possédant à son dernier étage des fenêtres ouvertes dans toutes les directions, faisant penser à une tourelle qui, en architecture ancienne, est une « tour de faible section, construite à l'angle d'une bâtisse, et constituant une sorte d'échauguette permettant aux guetteurs d'avoir une vue circulaire ».

Au sommet de la colline de Brégaillon, avec vue sur la rade (accès par le chemin du Belvédère ?).

Voir une ancienne carte postale du château de la Tourelle dans le texte Vieilles pierres de notre Tome II.



Tournesols
(résidence les)

Le tournesol (Helianthus annuus) est une grande plante annuelle, appartenant à la famille des Astéracées (Composées), dont les fleurs sont groupées en capitules de grandes dimensions. Cette plante est très cultivée pour ses graines riches en huile alimentaire de bonne qualité. Les résidus de trituration, appelés tourteaux, sont riches en protéines et sont utilisés dans l'alimentation du bétail. Les graines entières sont appréciées pour nourrir les oiseaux de volière. C'est aussi une plante mellifère. Elle est également cultivée comme plante ornementale pour ses capitules spectaculaires.


Nouvelle dénomination des immeubles de la partie ouest (C1 à C12) de la résidence H.L.M. Le Messidor située au quartier Berthe, à l'est de l'avenue Jean Albert Lamarque et au nord de la rue Mère Teresa.

Requalification de cette partie du quartier Berthe, mise en œuvre au début de l'année 2016, avec attribution de noms de fleurs, de céréales ou d'arbres fruitiers aux 'immeubles, rappelant le passé agricole du quartier.

Tournier (avenue Charles)

Charles Julien Tournier : Résistant, domicilié à La Seyne, mort pour la France. Né le 27 juillet 1910 à Sainte-Maxime (Var), fils de Jules Antoine Tournier et d'Adèle Faure, marié à La Seyne avec Elisabeth Giraudo. Membre du Maquis de Richemond (Ain) à compter du 6 juillet 1944, il participe avec le grade de sergent le 12 juillet 1944 à la défense du col de Richemond où 16 maquisards sont tués, le 20 août 1944 aux combat des marais de Chautagne et à la libération de Culoz, et début septembre 1944 à la libération de Bourg-en-Bresse. Charles Tournier est tué près du cimetière de Sénissiat à Ceyzériat (Ain) le 2 septembre 1944, pendant la progression avec les troupes américaines. Sa mort tragique est racontée dans le chapitre Mort d'un sergent du livre Histoire du maquis de Richemond de M. Gilbert Gonthier (2010). Voir la biographie de Charles Tournier écrite par J. Girault et J.-M. Guillon dans le Dictionnaire du Mouvement Ouvrier et Social Seynois.

Avenue qui relie le boulevard de la Corse Résistante à la corniche Philippe Giovannini, contournant par l'est la résidence La Rouve.


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Transbordeur (Le)

Référence au pont basculant des Forges et Chantiers de La Seyne, souvent appelé pont transbordeur. En fait, un véritable pont transbordeur est un pont à tablier élevé auquel est suspendue une plateforme mobile, pour le franchissement d'un fleuve ou d'une baie.

Salle d'exposition. 32, avenue Gambetta.



Traversa (foyer des anciens Marius)

Marius Traversa : Syndicaliste seynois (? - Toulon, 1948). Secrétaire général du syndicat CGT des Forges et Chantiers pendant l'occupation. Avait défendu âprement les revendications des ouvriers lors de la grève du 21 mars 1944 face au sous-préfet de Toulon et à M. Mautz, directeur allemand des Chantiers.

Bâtiment B3, H.L.M. Le Floréal.



Treille (chemin de la)

Une treille est un ensemble de ceps de vigne qui s'élèvent contre un mur, un treillage, un arbre. Cette dénomination témoigne du passé viticole du quartier, du moins de l'existence d'une propriété possédant une treille remarquable.

Entre les quartiers Gaumin et l'Évescat, ce chemin traverse une zone boisée en reliant le chemin de l'Évescat au début de l'avenue Henri Guillaume (quartier Pont de Fabre).

Anciennement chemin de Gaumin, à proximité duquel se trouvait en 1793 la batterie des Braves ou des Chasse-coquins.


Triolet (crèche municipale Elsa)

Elsa Kagan, dite ElsaTriolet : Femme de lettes française, d'origine russe (Moscou, 1896 - Saint-Arnoult-en Yvelines, 1970). Étudiante en architecture, elle fréquente les milieux intellectuels russes. En 1920, un séjour exotique lui inspire son premier roman écrit en russe : A Tahiti. Le 6 novembre 1928, elle rencontre Louis Aragon lors d'une manifestation à Paris. Elle devient alors sa compagne et son inspiratrice, notamment pour Les yeux d'Elsa. Elsa Triolet traduit la poésie du russe Maïakovski (son beau-frère) et les pièces d'Anton Tchekhov. Communiste convaincue, c'est dans cette perspective qu'elle traite des problèmes politiques et sociaux nés de l'après-guerre sous le couvert de plusieurs fictions. Après son décès, la totalité de ses lettres, manuscrits et documents personnels, est léguée au CNRS par Louis Aragon.

Avenue Louis Pergaud.



Tron (impasse)

Tron : nom d'une ancienne famille du quartier : « Ferdinand Tron, 52 ans, exploitant », est mentionné au quartier Balaguier dans le recensement de 1901.

Impasse qui se détache de l'avenue Esprit Armando (entre le l'impasse Fort Napoléon et l'impasse Simi) et qui dessert des résidences au pied des pentes nord de la colline du Fort Napoléon.



Typha (allée du)

Typha, nom latin d'un genre botanique (en français, Massette) de la famille des typhacées, monocotylédones aquatiques ou poussant au bord des eaux, appelée aussi Quenouille, Roseau de la Passion, Canne de Jonc.

L'une des allées qui desservent le lotissement Les Sganarelles, au quartier Le Crotton. Leur dénomination (Sparganier, Typha) évoque le caractère autrefois très marécageux de ce quartier.





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Jean-Claude Autran 2016