Encyclopédie des rues, chemins, places, quartiers et édifices de La Seyne-sur-Mer

Lettre G

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NB. Les textes en noir correspondent aux dénominations actuelles, ceux en vert correspondent aux dénominations anciennes ou à des termes faisant encore l'objet de recherches, ceux en bleu souligné correspondent à des liens interactifs vers d'autres pages du site ou vers d'autres sites internet.

Nom actuel

Origine de l'appellation

Localisation

Histoire

Dimensions (en mètres)

Gabrielles (Les) (quartier)

Du nom de plusieurs anciennes familles de propriétaires dans ce quartier. Dans le registre du recensement de 1866, on trouve la dénomination quartier des Gabriels et une dizaine de chefs de famille y portent le patronyme Gabriel : Casimir Gabriel, propriétaire ; François Gabriel, propriétaire ; Joseph Gabriel, jardinier ; Pierre Gabriel, officier de vaisseau en retraite ; Antoine Gabriel, propriétaire ; Pierre Gabriel, maçon, etc. Par la suite, la dénomination du quartier changera en Les Garielles.

Quartier situé à l'est de la route de Janas et à l'ouest de la colline du Plan d'Aub, avant d'atteindre la Maison Forestière et la clairière de Janas. On y trouve une piscine, un camping, un centre d'équitation, etc.



Gabrielles (chemin des)

Voir ci-dessus.

 

Chemin qui se détache de la route de Janas, environ 500 m. après la chemin du Vallon des Moulières, en direction du sud-est.

Chemin rural (CR 302) classé le 25 août 1887.

710

Gagarine (avenue Youri)

Youri Alexeïevitch Gagarine (Klouchino, district de Gjatsk, 1934 - région de Vladimir, 1968). Fils de paysan, devenu ouvrier, puis aviateur et cosmonaute soviétique. Il fut le premier homme à effectuer un vol spatial (1h 48 min, à bord du Vostok 1, en avril 1961). Il disparut tragiquement et prématurément dans un accident d'avion en 1968.

Large avenue, parallèle à l'avenue Gambetta, qui assure la sortie nord du centre ville et qui fait suite à la rue Faidherbe. Elle s'étend actuellement de la rue Carnot jusqu'au rond-point du 8 Mai 1945.

Dénomination avenue Youri Gagarine approuvée lors de la séance du Conseil Municipal du 29 avril 1968 (à l'époque, cette dénomination couvrait la « voie de Sortie Nord, de la rue Renaudel au rond-point du 8 mai 1945 »). L'inauguration a eu lieu le 15 mars 1969.

288

Gai Versant (quartier)

Nom qui évoque un caractère géographique particulier : un versant gai.

Quartier du nord de la ville, entre les avenues d'Estienne d'Orves et Antoine de Saint-Exupéry, centré sur la colline dont la crête est-ouest est parcourue par le chemin de Gai Versant.



Gai Versant (chemin de)

Voir ci-dessus.

Chemin qui se détache en montant sur le côté ouest de l'avenue d'Estienne d'Orves et qui parcourt la crête de la colline de Gai Versant pour rejoindre l'avenue de Saint-Exupéry.

VC 116. Englobait autrefois (avec une longueur totale de 630 m.) le prolongement situé à l'est de l'avenue d'Estienne d'Orves, actuellement dénommé chemin du Belvédère (VC 219).

491

Gai Versant (impasse)

Voir ci-dessus.

Impasse qui se détache du chemin de Gai Versant, face aux HLM Les Fauvettes et au chemin de la résidence Plein Sud), en direction du nord (au dessus-du garage Citroën),



Galets (chemin des)

Nom qui fait référence aux galets qui garnissent les différentes criques du rivage du quartier La Verne.

Au quartier La Verne, chemin qui relie le boulevard Garnault au rivage (à proximité de la cale de mise à l'eau) en traversant le chemin des sous-bois ainsi qu'une place rectangulaire avec parking.



Galey (chemin Alfred de)

Probablement, du nom d'un ancien propriétaire de terrains dans ce quartier.

Au quartier Sainte-Anne, chemin perpendiculaire à l'avenue Frédéric Mistral, côté ouest, qui rejoint l'avenue Jean-Marie Pascal.

Ancien chemin privé. Classé (VC 172) le 29 février 1968.

160

Galilée (place)

Galileo Galilei, dit Galilée) : Physicien, mathématicien et astronome italien (Pise, 1564 - Arcetri, 1642). Fondateur de la science expérimentale, il établit les lois du pendule, découvrit grâce à une lunette perfectionnée par lui les anneaux de Saturne et les satellites de Jupiter, inventa le thermomètre. Il proclama que la Terre tournait autour du Soleil, en contradiction avec la théorie géocentrique de son époque. Poursuivi par le Saint-Office, il dut se rétracter devant l'Inquisition en 1633. L'abjuration de sa théorie (qu'il ne pouvait étayer de preuves tangibles) aurait été suivie par sa célèbre affirmation: « Et pourtant, elle tourne ». Il a publié notamment : le Messager astral (1610) et Discours sur deux sciences nouvelles (1638).

Place centrale du quartier Beaussier, où se trouve l'entrée du Lycée classique, moderne et technique Beaussier. Elle est reliée à la rue d'Alsace par la rue Émile Combes, au quartier Cavaillon (place Séverine) par l'étroite rue Robespierre et à la rue Jacques Laurent et à la Paroisse par la rue Beaussier.

Ancienne placette du quartier Beaussier.

32 x 12 = 384 m2

Gambetta (rue)

Léon Gambetta : Avocat et homme politique français (Cahors, 1838 - Ville d'Avray, 1882). Avocat, il se fit remarquer en 1868 par un réquisitoire contre l'Empire. Député en 1869, il siégea avec la minorité républicaine. Après le 4 septembre 1870, où il participa à la proclamation de la IIIe République, il fut nommé Ministre de l'Intérieur et quitta Paris en ballon afin d'aller à Tours organiser la lutte contre l'ennemi. Il refusa de signer le traité de paix qui ratifiait l'annexion de l'Alsace et de la Lorraine et quitta l'Assemblée avec, notamment, Victor Hugo. Élu en 1871, il siégea à l'extrême gauche et soutint la politique de Thiers. Puis il lutta contre les orientations monarchistes de Mac Mahon en s'alliant au Centre. Il contribua ainsi à la chute de ce Chef d'État, en 1879, mais sera maintenu à l'écart du pouvoir jusqu'en 1881. Président du Conseil (1881-1882), il mourra peu après d'une septicémie consécutive à une blessure involontaire.

Dans la vieille ville, rue nord-sud qui relie la rue Jean-Louis Mabily à la rue Bourradet.

Anciennement rue du Four de la Mer (1783) car le four à pain desservant les quartiers nord s'y trouvait (il faut rappeler que le rivage se trouvait à l'époque à proximité de l'actuelle Bourse du Travail). Elle se nomma ensuite rue Bourradet, puis rue du Chemin Neuf (1827) car elle constituait la nouvelle voie créée vers Toulon (l'actuelle rue Emile Zola étant le Vieux Chemin de Toulon). Elle prit ensuite le nom de rue Gambetta (dénomination adoptée à la séance du Conseil Municipal du 15 Février 1883) jusqu'en 1936 où elle fut baptisée rue Roger Salengro, homme politique français (Dunkerque, 1890 - Lille, 1936). Débaptisée par décision préfectorale en 1940, elle reprit alors le nom de rue Gambetta.

525

Gambetta (avenue)

Voir ci-dessus.

Avenue importante, qui prolonge la rue Gambetta parallèlement aux avenues Gagarine et Faidherbe, qui a longtemps assuré l'accès principal au centre ville en venant de Toulon. Elle va du Rond-point du 8 Mai 1945 à la rue Jean-Louis Mabily.

Vers le milieu du XIXe siècle, époque où ce quartier commença à s'étendre, la rue Gambetta prit le nom de rue du Chemin-Neuf et, plus tard, son prolongement, doté de larges trottoirs ombragés de beaux arbres (peupliers argentés), devint l'avenue Gambetta, sortie principale de la ville vers Toulon et Ollioules

100

Ganthomme (quartier)

Recherche en cours. Pourrait dériver d'une famille de prpopriétaires du quartier, mais cet ancien patronyme est généralement orthographié Ganteaume (ou Gantelme).

Ce nom d'ancien quartier de La Seyne apparaît dans le registre de recensement de 1886, enlre le Vallon-Cygne (sic) et les Quatre-Moulins.



Garenne (batterie de la)

Une garenne est un lieu boisé où les lapins vivent à l'état sauvage. Un tel lieu boisé devait autrefois exister dans ce quartier dont les terres agricoles furent exploitées pendant des siècles (vignes, oliviers, potagers, et élevages des moutons et de porcs). (Voir à quartier de la Petite Garenne). La batterie de La Garenne fut aussi appelée batterie de La Montagne.

Ancienne batterie installée sur la hauteur de la Garenne, à une altitude d'environ 30 m., à proximité du château de la Petite Garenne.

Cette batterie, installée par Bonaparte pour remplacer celle du château de Montauban (à Ollioules) où résidait le Général Carteaux, ouvrit le feu avec ses pièces de 24, le 19 septembre 1793, sur Malbousquet, occupé par les Anglais, et sur la baie de Brégaillon d'où elle chassa une frégate et deux pontons armés ennemis. Sur son emplacement, on put retrouver, il y a encore quelques années, des boulets de canons.


Garibaldi (avenue)

Giuseppe Garibaldi : Révolutionnaire italien, l'un des artisans de l'unité italienne (Nice, 1807 - Caprera, 1882). Il combattit contre l'Autriche (1859), puis contre le royaume de Naples (expédition des Mille ou des Chemises rouges en 1860). Voulant faire de Rome la capitale d'une Italie républicaine (d'où son opposition à Cavour, qui parvint cependant à endiguer ses actions), il lutta en vain contre la papauté (1867). Il servit la France en 1870-1871.

Relie le quai Saturnin Fabre au rond-point J.-F. Kennedy.

Partie de l'ancien CD 18. Anciennement avenue du Fort-Caire car elle conduisait au Fort Caire (aujourd'hui Fort Napoléon) et constituait plus anciennement le début du chemin de Balaguier. Elle fut rebaptisée avenue Garibaldi par la délibération du Conseil municipal du 8 juin 1915.

200

Garnault (boulevard)

Henri Jules Noël Garnault : Vice-amiral français (La Rochelle, 1820 - Toulon, 1906). Promu capitaine de frégate en 1854, après le combat du 17 octobre livré par la Ville-de-Paris devant Sébastopol, contre-amiral et major général à Lorient en 1870, il fut pendant deux ans (1874-1876) chef d'état-major du ministre, devint vice-amiral en 1877, présida le conseil des travaux de la Marine (1879), et reçut la même année le commandement de l'escadre d'évolutions. En 1881, au moment de l'expédition de Tunisie, il fut appelé à diriger la flotte française qui prit Tabarka, occupa Bizerte, et, après un bombardement, et un vif combat dans les rues de la ville, s'empara de Sfax. Cette courte campagne, habilement menée par l'amiral, se termina par la prise de Menzel, de Gabès, de Sousse, et l'occupation de l'île de Djerba.

Entre les quartiers Fabrégas et La Verne, voie qui se détache du chemin de Fabrégas à proximité du rond-point des Deux-Frères et qui rejoint ce même chemin de Fabrégas près du pont sur l'Oïde, après avoir décrit une courbe qui dessert la résidence La Pinède et coupe ensuite le chemin des Canniers et le chemin du Ravin.

Ancienne VC 51.

770

Gassier (Château)

Du nom du propriétaire M. Lucien Gassier, armateur et conseiller municipal de La Seyne à la fin du XIXe siècle, après avoir paraît-il longtemps séjourné en Indochine.

L'une des propriétés les plus somptueuses du quartier Mar Vivo, construite sur les hauteurs, à l'extrémité ouest de la plage, par M. Lucien Gassier, qui en aurait dessiné lui-même les plans, avec des emprunts à l'architecture italienne et surtout asiatique : référence à la légende de la pagode, dragons, toiture en saillie, faïences, etc. Un imposant mur de soutènement longe le rivage. La porte d'entrée, située au bas de la colline fait aussi référence à l'Indochine.

On disait autrefois Le Château de Mar Vivo ou Le Château. Son nom actuel est Le Castel.


Gastes (chemin des Terres)

Terre gaste : terre inculte (du prov. gast, dévasté, inculte ; ou du verbe gasta : gâter, détériorer, endommager, ravager).

On appelle Les Terres Gastes le versant nord de l'ancien Sémaphore de Sicié et de Notre-Dame du Mai. Toutefois, le chemin des Terres Gastes est le chemin qui se détache du chemin de la Batterie de Peyras pour rejoindre, en suivant la cote 120-130 m., la Corniche Varoise.

Chemin forestier. Ancien chemin militaire du Cap Sicié. Classé (CR 314) le 2 Mai 1972.

1220

Gatonne (quartier la)

L'origine de cette appellation est controversée. D'après les travaux d'H. Ribot, Gatonne pourrait dériver de gast, gaste : terre inculte, lieu dévasté. [Mais ce quartier était pourtant , avant l'urbanisation, une terre de vergers et de potagers, sans rapport avec les Terres gastes de l'article précédent]. D'après M. Autran, ce nom de quartier serait lié à l'existence d'un atelier de corderie pour la construction navale et la Marine dans ce quartier. L'obtention de torsades spiralées pour la confection de câbles et de gros cordages nécessitait en effet un outil, qui était une sorte de bâton. L'altération du mot bâton aurait donné, en provençal, gaton (?), ou gatoun (?), à partir de quoi le quartier aurait pris le nom de La Gatonne. Enfin, selon les descendants de la plus ancienne famille du chemin de La Gatonne (Abbona, Fouraignan), de très nombreux chats (en provençal gatou) vivaient en ce lieu avant les débuts de l'urbanisation, d'où l'adoption du nom de La Gatoune, puis de La Gatonne...

Quartier situé à l'ouest du centre ville, au sud du boulevard du Quatre Septembre, entre le collège Curie et le quartier Daniel.



Gatonne (chemin de la)

Voir ci-dessus.

Chemin perpendiculaire au boulevard de Stalingrad qui monte vers le chemin de Daniel (partie haute de l'avenue Louis Burgard).

La partie nord du chemin (sur 113 mètres) a longtemps été étroite (3 m.) alors que la partie sud (sur 90 m.), beaucoup plus pentue, avait 8 m. de large. Classé (VC 160 en avril 1956).

203

Gatonne (caserne de la)

Voir ci-dessus.

Caserne de l'Infanterie Coloniale qui se trouvait à l'emplacement de l'actuel C.E.S. Marie Curie, rue Pierre Curie. La stade Paul Hubidos attenant au C.E.S. était à l'époque le terrain de manoeuvre de la caserne de la Gâtonne, qui fut aussi, au début du XXe siècle, occasionnellement utilisé pour les matches de rugby avant la mise en service du stade de La Muraillette.

Construits en 1890 pour être le grand hôpital de la Gatonne, les bâtiments furent saisis par l'État six ans plus tard pour en faire une caserne de l'Infanterie Coloniale. La caserne exista jusqu'en 1928, date à laquelle la Municipalité en fit l'acquisition pour y loger une école de jeunes filles et un cours complémentaire ouverts à partir de 1931 et auxquels il fut donné le nom d'école Marie Curie.


Gâtonne à Daniel (chemin de la)

Du nom des quartiers La Gâtonne et Daniel (voir ces noms).

Chemin qui part de l'intersection entre le chemin de Daniel et l'avenue Louis Burgard et qui dessert, en direction de l'ouest, le lotissement Les Jardins de La Gatonne et les résidences de la partie haute du quartier Daniel. Il ne rejoint plus le chemin de Daniel, près de l'École de Plein Air, comme cela était indiqué sur les anciennes cartes.

Classé (VC 123) le 25 août 1887.

420

Gatti (Bibliothèque de théâtre Armand)



Gaudemard (place)

Jules Gaudemard appartenait à une ancienne famille du hameau de Saint-Elme.

Place publique à l'entrée du quartier Saint-Elme, à l'intersection entre l'ancien CD 18 et l'avenue de la Jetée.

Dénomination adoptée par le Conseil Municipal le 19 décembre 1919.

55 x 20 = 1100 m2

Gaulle (avenue Charles de)

Charles, André, Joseph, Marie de Gaulle : Homme d'état et politique français (Lille, 1890 - Colombey-les-Deux-Églises, Haute-Marne, 1970). Saint-Cyrien, promotion 1912, il est nommé au 33e régiment d'infanterie que commande le colonel Pétain. Durant la guerre de 1914-18, il est grièvement blessé et fait prisonnier à Douaumont, en 1916. Il tente cinq fois de s'évader et termine la guerre à la forteresse d'Ingolstadt (Bavière). Capitaine, il prend part à la guerre contre l'U.R.S.S., comme attaché à l'armée polonaise du général Haller. En 1921, il enseigne l'Histoire militaire à Saint-Cyr. De nombreux ouvrages édités font de lui un expert - peu écouté à son époque - de la stratégie militaire moderne : Histoire des troupes du Levant (1931), Le fil de l'épée (1932), Vers l'armée de métier (1934), La France et son armée (1938). Nommé colonel en 1937, il commande un régiment de chars, puis une division cuirassée avec laquelle il arrête (provisoirement) l'offensive allemande à Montcornet (17 mai 1940), puis à Abbeville (28 mai 1940). Il est nommé sous-secrétaire d'État à la Défense nationale et général de brigade à titre temporaire. Le gouvernement Pétain ayant demandé l'armistice, Charles de Gaulle quitte la France pour l'Angleterre d'où il lance son fameux appel, le 18 juin. Après la guerre durant laquelle il s'emploie avec une énergie et un talent extraordinaires à défendre « Une certaine idée de la France », il entre dans Paris libéré, le 25 août 1944. Il organise un référendum sur les institutions à donner à la France pour constituer la IVe République (adoptée en octobre 1946). Opposé au régime des partis, il démissionne le 20 janvier 1946. Après constitution d'un parti gaulliste (le R.P.F.), il est rappelé aux affaires par le Président René Coty, à la suite des événements d'Algérie, le 29 mai 1958, comme Président du Conseil. Il prépare alors de nouvelles institutions et est élu premier Président de la Ve République, le 21 décembre 1958 et réélu en 1965, au suffrage universel. Mis en minorité sur certains de ses projets, il quitte le pouvoir en 1969, mettant ainsi un terme à son éclatante carrière. Il meurt brusquement dans sa résidence de Colombey-les-Deux-Églises, le 9 novembre 1970.

Tronçon de l'ancien CD 18, entre le rond-point de Mar Vivo et le début de la corniche Georges Pompidou, aux Sablettes.



Gaumin (quartier)

Il y a parfois confusion, sur certaines cartes ou plans, entre les noms des deux quartiers seynois Gaumin (ou Gaumain) et Jaumen et, dont l'origine est d'ailleurs similaire. Le nom de Gaumin (mais aussi celui de Jaumen) semble dériver de la racine Jacques, du lat. Jacobus. On retrouve cette racine dans de nombreux noms de la région : Jaco, Jaque, Jacon, Jaume, Jammes, Jaumard, Jacquet, Jaconnière, etc. Gaumin (et Jaumen) doivent ainsi signifier la famille de Jaume. De même que le quartier de Jaumard à Six-Fours a pour origine Jacques Martinenq, dit Jaumard (1335).

Quartier situé à l'est de l'avenue J.-B. Ivaldi (à l'opposé du quartier Touffany), et correspondant à la zone boisée au sommet de laquelle est édifié le Sanctuaire des Moniales Camaldules.



Gaumin (chemin de)

Recherche en cours.

Ancienne dénomination de l'actuel chemin de la Treille, qui relie le chemin de l'Évescat au début de l'avenue Henri Guillaume au Pont de Fabre.



Gauran (chemin de)

Hippolyte Gauran (1873-?) : Directeur Général de la Banque d'Etat du Maroc, propriétaire de la portion du quartier du Manteau où se situe la villa Les Terrasses. Il céda à la ville, en 1950, le chemin privé qui relie le chemin du Manteau à la corniche Bonaparte.

Chemin qui relie le chemin du Manteau à la corniche Bonaparte (baie de Balaguier)

Dénomination approuvée à la séance du Conseil Municipal du 11 octobre 1950. Classé (VC 240) le 19 mars 1951.

280

Gavet (quartier)

Probablement, nom d'une ancienne famille propriétaire de terrains dans ce quartier.

Quartier situé aux environs du point le plus élevé (altitude 65 m.) atteint par le chemin de La Seyne à Bastian, plus précisément à l'intérieur du triangle formé par ce dernier avec le chemin de Fabre à Gavet.



Gay-Lussac (rue)

Louis Joseph Gay-Lussac : Physicien et chimiste français (Saint-Léonard-de-Noblat, 1778 - Paris, 1850). Il établit en 1802 la loi de la dilatation des gaz. En 1804, lors de deux ascensions en ballon, il étudia le magnétisme terrestre et montra la constance de la composition de l'air. Il énonça les lois de la combinaison des gaz en volume (1805), construisit le baromètre à siphon (1816). Avec J.-L. Thenard, il montra que le chlore est un corps simple. Il découvrit le bore, étudia l'iode et, en chimie industrielle, perfectionna les procédés d'affinage des métaux précieux. Député de Haute-Vienne en 1831, il est élevé à la pairie par Louis-Philippe en 1839. (Académie des Sciences 1806).

Rue qui prolonge la rue Berny vers l'est, depuis l'intersection avec la rue Lefebvre jusqu'à la rue Chevalier de la Barre, où elle rejoint l'avenue Garibaldi.

La rue fut appelée rue Napoléon pendant le second Empire. Elle perdit ce nom après la chute de ce régime (1871).

70

Gay-Lussac (impasse)

Voir ci-dessus.

Impasse qui se détache de la rue Gay-Lussac, côté sud, entre les rues Lavoisier et Chevalier de la Barre.


40

Gay-Lussac (parking)

Voir ci-dessus.

Parking à plusieurs niveaux, situé le long de la rue Chevalier de la Barre, côté ouest.

Dénomination parking Gay-Lussac adoptée lors du Conseil Municipal du 15 septembre 1972.

52 x 19 = 988 m2

Gaz (chemin du)

Ancienne dénomination due au fait que la rue longeait un site de stockage important de Gaz de France.

Ancienne dénomination de l'actuelle rue Henri Barbusse, traverse entre l'avenue Pierre Fraysse et le boulevard Toussaint Merle, à proximité de l'EDF-GDF.

Ancien CVO 1 bis, baptisé chemin du Gaz, puis rue Henri Barbusse (décision du Conseil Municipal du 12 juin 1936), puis rue Édouard Branly (circulaire ministérielle du 15 mars 1940). L'appellation rue Henri Barbusse est rétablie à la Libération.


Gazouillis (allée des)

Dans le Domaine du Cap Sicié, où tous les noms d'allées sont relatifs aux oiseaux, on a aussi utilisé une dénomination allée des gazouillis, le gazouillis étant un gazouillement léger, particulièrement celui de l'hirondelle.

L'une des allées du Domaine du Cap Sicié (à droite, au début de la route de Janas) : c'est une impasse qui se détache du côté nord de l'allée des Nids, face à l'allée des Mésanges Bleues, à proximité du Lotissement Le Gros Chêne.



Geais (allée des)

Du nom du geai, oiseau passereau omnivore à plumage brun clair tacheté de bleu, de blanc et de noir, commun dans les bois en Europe en en Asie (genre Garrulus, famille des Corvidés).

L'une des allées de la partie nord du Domaine du Cap Sicié (à droite, au début de la route de Janas), qui, parallèlement à l'allée des Bergeronnettes, relie l'allée des Alouettes à l'allée des Sansonnets.



Gélu (rue Victor)

André Jean Victor Gélu, dit Victor Gélu : Poète provençal (Marseille, 1806 - Marseille, 1885), sans doute le plus grand, le plus puissant et le plus profondément marseillais des poètes : nul mieux que Gelu n'a fait sentir le caractère rude et absolu de la vieille langue marseillaise. Doué d'une vive sensibilité et d'une intelligence rebelle à toute espèce de conformisme, l'enfant reçoit une solide éducation, dans sa famille d'abord, puis dans les écoles de son quartier et chez les Frères Gris d'Aix dont il a gardé un sinistre souvenir. Arrivé à l'âge d'homme, Gelu reste du peuple jusqu'au tréfonds, garde une vénération pour ses parents et juge les événements politiques auxquels il est mêlé au nom d'une sagesse souveraine qui l'élève au dessus des passions partisanes. Il voyage beaucoup, cherche à trouver sa voie dans divers métiers, mais Marseille reste son port d'attache. C'est en 1836 qu'il écrit sa chanson célèbre Fenian é Grouman. En 1844, il publie son premier recueil de chansons provençales, qui lui vaut un succès populaire immédiat, puis il s'installe à Roquevaire auprès de son frère minotier. Retrouvant l'apaisement apès la mort de sa fille, il écrit en novembre 1854 une de ses œuvres majeures, Lou Credo de Cassian. Il publie en 1855 un roman, Nouvè Grané, et en 1856 une nouvelle édition augmentée de ses chansons. A la fin de sa vie Victor Gelu revient se fixer à Marseille où il meurt en 1885. En 1886, un an après sa mort, était publiée une édition complète de ses oeuvres, texte original et traduction, préfacée par Frédéric Mistral. Ses idées ont été celles d'un libéral, homme de coeur qui envoie leurs vérités à la face des fauteurs d'injustices sociales et qui exprime l'énergie contenue dans l'âme populaire, énergie qu'aucun artifice de littérature ne saurait rendre.

C'est la nouvelle dénomination de la portion est de la rue Jean-Louis Mabily. Auparavant, vette rue s'étendait de la rue Gounod à la rue Louis Curet. Désormais elle est limitée à la rue Pierre Renaudel. La section est, entre la rue Pierre Renaudel et la rue Louis Curet, qui longe la caserne des Douanes et le parking des Esplageolles, porte le nom de rue Victor Gelu.

Appellation décidée à la séance du Conseil Municipal du 16 janvier 2009.

85

Gendarmes d'Ouvéa (route des)

Rappelle les évènements dramatiques d'Avril-Mai 1988 au cours desquels le cantonnement de la gendarmerie d'Ouvéa, une des îles Loyauté qui bordent la Nouvelle-Calédonie, avait été attaqué par un groupe d'indépendantistes kanaks, avec prise en otage de 27 gendarmes. Au cours de la fusillade du 22 Avril, et de l'assaut contre les ravisseurs donné le 5 Mai, 4 gendarmes et 2 autres militaires français avaient été tués.

Tronçon du chemin de La Seyne à Six-Fours entre le quartier Donicarde (intersection entre le chemin de Donicarde et le chemin de Daniel) et la Colle d'Artaud (sommet de la route où débute le chemin d'Artaud à Pignet).

Anciennement chemin de la Colle d'Artaud (il faudrait dire Colline d'Artaud). Encore appelé familièrement « montée du Col d'Artaud ».

650

Genoud (chemin Aimé)

Aimé Jules Victor Genoud, né le 22 Novembre 1920 à Toulon. Résistant seynois, fusillé le 28 mai 1944 à Belleydoux (Ain).

Au quartier Tortel, chemin sud-nord qui part de l'avenue Marcel Dassault, longe le côté ouest de l'Institution Sainte-Marie, et permet d'atteindre le sommet de la colline des Quatre Moulins où il rejoint le chemin des Quatre Moulins.

Anciennement chemin de Tortel. Classé (VC 132) le 29 septembre 1898.

580

Germinal (École primaire du)

De Germinal (du lat. germen, germe), nom du septième mois de calendrier républicain (22 mars au 20 avril). Voir les paragraphes consacrés à l'École primaire du Germinal dans notre Histoire de l'Enseignement à La Seyne.

159, avenue Antoine de Saint-Exupéry.

A l'origine, cette école primaire portait le nom de l'ensemble H.L.M. Le Germinal en bordure duquel elle fut construite. On l'a ouverte en janvier 1978 avec huit classes. Sa construction était une nécessité absolue dans la Z.U.P. et elle a permis de décharger un peu les effectifs du groupe scolaire Maurice Thorez dont elle est voisine. Sa dénomination actuelle est École Peyron, car elle dessert le quartier du Peyron, quartier situé entre l'extrémité est de la ZUP de Berthe et le quartier Brégaillon : boulevard Jean Rostand, avenue de Saint-Exupéry, avenue Pierre Mendès-France, chemin de Moneiret.


Germinal (carrefour) De germinal, septième mois du calendrier républicain. Il correspondait, à quelques jours près (selon l'année), à la période allant du 21 amrs au 19 avril du calendrier grégorien.
Au quartier Berthe, carrefour entre l"avenue les avenues Jean Rostand et Jules Renard. Dénomination adoptée par le Conseil municipal du 25 juillet 2013.

Ghibaudo (rue Alexandre)

Alexandre Ghibaudo, né le 9 décembre 1922 à La Seyne. Résistant, mort le 31 mars 1944 en déportation à Brunswick (Allemagne).

Rue étroite reliant la route des Sablettes (avenue J.-B. Ivaldi) à l'avenue J.-M. Pascal.

Ancienne VC 165. Voie classée le 28 janvier 1960. Décision de dénomination rue Alexandre Ghibaudo prise lors du Conseil Municipal du 30 mai 1974. Cérémonie d'inauguration le 23 février 1975 en présence des vieux parents du jeune martyr et de sa sœur.

170

Ghibaudo (chemin Jean)

Jean Ghibaudo, né le 6 janvier 1919 à La Seyne. Résistant, fusillé le 15 août 1944 à Barjac (Lozère).

Entre les quartiers Touffany et Rouquier, important chemin est-ouest qui se détache de la route des Sablettes (avenue J.-B. Ivaldi) pour rejoindre le chemin de Fabre à Gavet.

Classé (VC 150) le 29 juin 1936.

650

Gide (avenue Charles)

Charles Gide : Économiste français (Uzès, Gard, 1847 - Paris, 1932). Oncle de l'écrivain André Gide, il fut l'un des principaux théoriciens du coopératisme. Auteur de plusieurs ouvrages, dont : « Principes d'économie politique » (1884), « La Coopération » (1900), « Les sociétés coopératives de consommation » (1910).

Avenue perpendiculaire, côté sud, au boulevard du Quatre Septembre (face à l'avenue Henri Pétin), qui rejoint l'avenue Marcel Dassault.

Partie de l'ancien CVO 10. Le Centre Hermès (Direction des Impôts) qui y est situé occupe l'emplacement des anciens Coopérateurs du Midi, expliquant le choix de Charles Gide pour la dénomination de cette avenue.

140

Giono (allée Jean)

Jean Giono : Ecrivain français (Manosque, 1895 - Manosque, 1970). Romancier de la haute Provence (Colline, 1929 ; Regain, 1930), apôtre d'un idéal de vie naturelle et rustique (Le chant du monde, 1934 ; Que ma joie demeure, 1935 ; L'eau vive, 1943), il évolua vers une philosophie et un art plus classiques (le Hussard sur le toit, 1951 ; le Bonheur fou, 1957 ; l'Iris de Suse, 1970).

Allée de zone industrielle qui se détache du chemin de Léry, côté ouest, entre les établissements Richardson, Lafarge Granulats, et qui dessert Toulon Palettes et Espace Léry.



Giovannini (route Michel) Michel Giovannini (1961-2003) : Sapeur-Pompier professionnel seynois, petit-fils de Philippe Giovannini, mort en service commandé avec ses deux camarades Georges Lahaye et Patrick Zedda en combattant le grand incendie du massif des Maures le 1er septembre 2003. Au quartier Saint-Elme, tronçon de le RD 18, entre le rond-point du Sous-Marin Protée et la limite ouest de la commune de Saint-Mandrier. Dénomination décidée à la séance du Conseil municipal du 28 septembre 2010. Plaque inaugurée le 31 août 2011.

Giovannini (corniche Philippe)

Philippe Giovannini (Sorbo-Ocagnano, Corse, 1908 - La Seyne, 1989). Ouvrier, syndicaliste et homme politique seynois - Maire de La Seyne de 1969 à 1978. D'abord ouvrier agricole, puis traminot à Toulon, puis ouvrier aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, il entre très tôt dans les luttes syndicales, et pour le Front populaire. Il subit la répression patronale et est plusieurs fois licencié pour activités subversives. Arrêté en novembre 1940, il connaît les camps de concentration vichystes de Chibron, Fort-Barraux, Saint-Sulpice, La Pointe, Saint-Jean-de-Luz, d'où il s'évade en mars 1943, pour rejoindre le maquis des Maures. En mai 1943, il est de nouveau arrêté et emprisonné à Draguignan. Il s'en évade pour prendre le commandement de la 2e Compagnie de Provence. En février 1944, il commande les F.T.P.F. des Alpes-Maritimes et participe activement à la libération de Nice. Après la Libération, il reprend sa place au sein de la classe ouvrière à Nice, puis à La Seyne. Élu en 1953 sur la liste municipale conduite par Toussaint Merle, il devient 1er Adjoint et se révèle comme un administrateur de talent. Après la disparition de Toussaint Merle en 1969, il prend la direction des affaires municipales. En 1971, la liste qu'il dirige triomphe brillamment avec plus de 56 % des suffrages. Le 4 mars 1973, il devient député de la 4e circonscription de Toulon. En 1977, il conduit une fois encore la liste d'union de la gauche qui est brillamment réélue. Le 11 octobre 1978, Philippe Giovannini décide de passer le flambeau à son 1er Adjoint, Maurice Blanc. Il devient alors Maire honoraire, sans cesser toutefois ses activités au sein du Conseil Municipal. Voir la biographie de Philippe Giovannini dans notre Tome VIII et la notice biographique de Philippe Giovannini, rédigée par Jacques Girault, dans le Dictionnaire du Mouvement Ouvrier Seynois.

Corniche qui longe la rade, entre le boulevard Toussaint Merle (place des Mouissèques) et le fort de l'Aiguillette. Au delà, elle se poursuit sous le nom de corniche Bonaparte.

Partie de l'ancien CVO 5, dénommée corniche du Bois Sacré (séance du Conseil Municipal du 28 février 1969).

1330

Giran (rue Marius)

Marius Charles André Giran : Négociant seynois (1820-1901), Maire de La Seyne (1872-1874). Selon M. Baudoin, Marius Giran était "négociant en grains". Dans le recensement de 1891 apparaît un Marius Giran, 71 ans, "maître boulanger", qui habite avec son épouse, Philippine Modeste Chanbert, 61 ans, au 26 rue République. Dans son acte de décès (4 décembre 1901), Marius Giran est "commerçant" de profession.

Rue parallèle au cours Louis Blanc, entre celui-ci et la rue Évenos, qui va de la rue République à la rue Étienne Prat.

Au XVIIIe siècle, c'était le Petit Cours (car parallèle au Cours Louis Blanc). La rue comportait alors quelques arbres à son début (là ou se situe l'actuelle poissonnerie). Tout au long du XIXe siècle, elle fut la rue du Petit Filadou (voir ce nom), puis elle porta quelque temps le nom de rue Laurent (décision du Conseil Municipal du 26 septembre 1905) avant de devenir la rue Marius Giran.

215

Giran (traverse Marius)

 

Voir ci-dessus.

Traverse qui fait communiquer la rue Marius Giran et la rue Évenos.

Dénomination adoptée à la séance du Conseil Municipal du 15 septembre 1972.

10

Gounod (rue Charles)

Charles Gounod : Compositeur français (Paris, 1818 - Saint-Cloud, 1893). Grand Prix de Rome à vingt et un ans, il composa d'abord de la musique religieuse (Ave Maria, Requiem, Te Deum, etc.). Si ses premiers essais lyriques furent mal accueillis, son Faust (1859) obtint un succès considérable. Mireille (1864) et Roméo et Juliette (1867) ont également établi sa réputation d'auteur lyrique et de fin mélodiste.

Rue perpendiculaire au boulevard du Quatre-Septembre et à la place Germain Loro, qui va, vers le nord, jusqu'à l'avenue du Docteur Mazen. Son premier tronçon, très étroit, est en sens unique jusqu'à l'esplanade Gutenberg.

Cette rue (qui s'appela aussi boulevard) fut tracée à une époque récente à travers les jardins Auzende. Il correspondait, au milieu du XIXe siècle, à une partie du chemin des Aires, qui marquait la limite nord-ouest de la vieille ville et dont le nom vient des champs de céréales et des aires à battre le grain qui s'y trouvaient. Jusqu'au début du XXe siècle, le chemin des Aires fut aussi baptisé rue du Saint-Esprit à cause de la chapelle Saint-Esprit (siège et oratoire de la Confrérie des Pénitents gris) qui fut construite dans cette rue en 1655, puis reconstruite en 1929 à l'extrémité de la rue Victor Hugo. Près de l'extrémité nord de cette avenue se trouve depuis 1922 le siège de la philharmonique La Seynoise, avec façade triangulaire surmontée d'une lyre en maçonnerie et portant la date de fondation de la société (1840), ainsi que l'ancienne villa de François Taliani, brillant musicien de La Seynoise et chef d'orchestre de 1925 à 1935, décédé en 1948, qui porte la devise Labor et Vita, avec des piliers de portail décorés d'une portée musicale indiquant : « Do-mi-si-la-do-ré » (domicile adoré !).

272

Gounod (avenue Charles)

Voir ci-dessus.

Ancienne appellation du tronçon de l'actuelle rue Charles Gounod, compris entre l'avenue du Docteur Mazen et l'esplanade Gutenberg.



Gramsci (avenue Antonio)

Antonio Gramsci (Ales, Sardaigne, 1891 - Rome, 1937), philosophe et homme politique italien. Il participa à la création du parti communiste italien (1921), dont il devint premier secrétaire en 1926. Arrêté par la police fasciste en novembre de la même année, condamné à vingt ans de prison, il mourut dans une infirmerie pénitentiaire. Ses Cahiers de prison, ses Lettres de prison et ses Écrits politiques constituent un apport essentiel au marxisme.

Au quartier Saint-Jean - Berthe, rue nord-sud qui relie le boulevard Jean Rostand à l'avenue Rosa Luxemburg.

Partie de l'ancienne VC 9.

218

Grand'Plaine (chemin de la)

Nom qui évoque un caractère géographique particulier.

Au quartier Tamaris, chemin qui se détache du côté ouest du chemin de la Closerie des Lilas et qui, parallèle à cette dernière, rejoint l'avenue Henri Guillaume.

Ancienne voie du lotissement Cesmat. Classé (VC 159) le 10 décembre 1954.

274

Grande forge (rue de la)

La dénomination rue de la Grande-Forge indique qu'un atelier de forgeron assez conséquent a existé dans cette artère. A partir de 1909, cet atelier de forgeron et de maréchal-ferrant (qu'on appelait autrefois manescau) a été tenu par la famille Chailan. Un restaurant a aujourd'hui remplacé cet atelier. Il s'appelle d'ailleurs La Forge.

Ancien nom de cette rue de la vieille ville, perpendiculaire aux rues Cyrus Hugues, Lagane et Parmentier, qui va de la rue Hoche à la rue Kléber.

A l'origine, rue de la Grande forge, cette rue deviendra par la suite rue des Maures, puis rue Baptistin Paul par le décret du 3 juillet 1920.

 


Grande Maison

Voir Tamaris Pacha (Villa).




Grande Maison (avenue de la)

Il s'agit de la Grande Maison Tamaris Pacha (voir Tamaris Pacha).

Route au tracé sinueux qui, partant de l'avenue Auguste Plane (carrefour avec l'avenue Thierry), monte jusqu'au sommet de la colline de Tamaris. (Au delà, la partie descendante vers l'avenue Esprit Armando, porte aujourd'hui le nom d'avenue des Collines de Tamaris). Elle dessert notamment les résidences Les Collines de Tamaris, les Hameaux de Tamaris, Les Terrasses de Tamaris, les Balcons de Tamaris, Royal Amiral, et la Grande Maison Tamaris Pacha.

Auparavant, cette dénomination couvrait la totalité de la voie reliant l'avenue Auguste Plane à l'avenue Esprit Armando. A la séance du Conseil Municipal du 16 janvier 2009, il a été décidé de donner l'appellation avenue des Collines de Tamaris à la section nord (de l'avenue Esprit Armando jusqu'au sommet de la colline de Tamaris)


Grande Rade (batterie de la)

La Grande Rade correspond à la partie de la rade de Toulon se trouvant au sud-est de la ligne L'Éguillette - Tour Royale, vers la haute mer. Cette batterie de la Grande Rade visait en effet des objectifs se trouvant dans la baie du Lazaret et devant Saint-Mandrier, donc en direction de la Grande Rade [à la différence des batteries de La Montagne (La Garenne) ou des Sans-Culotte (Brégaillon), qui tiraient sur la Petite Rade].

Ancienne batterie située à l'extrémité est de la colline du Rouquier, là où les cartes indiquent aujourd'hui La Darboussière (à proximité du chemin de Bellevue), à une altitude d'environ 55 m.

Batterie mentionnée (comme existante) dans les rapports de Bonaparte à partir de novembre 1973, armée de deux, puis de trois canons de 24, sa mission était de tirer sur les navires ennemis se trouvant dans la baie du Lazaret, jusqu'au-devant de Saint-Mandrier. Elle ne fonctionna que quelques jours, fin novembre 1793, l'escadre ennemie s'étant mise hors de portée à partir de début décembre. .


Grange (rue de la)

Une grange est un bâtiment d'une exploitation agricole où sont entreposées les récoltes de paille, de foin, etc.

L'une des voies du Lotissement Les Maisons de Tamaris, au nord du quartier Le Crotton, dont les appellations évoquent un ancien environnement agricole : rue de la Grange, rue de la Moisson, impasses du Soc, de l'Eteule, du Berger.



Gras (rue Lucien)

Lucien Gras (1899-1968) : Membre d'une ancienne famille de pêcheurs de Saint-Elme.

Au quartier Saint-Elme, relie le boulevard Porchy à la rue P. Lamy.

Dénomination approuvée lors de la séance du Conseil Municipal du 28 février 1969.

77

Grasse (batterie de)

Grasse (François Joseph Paul, comte de) (Le Bar, Provence, 1722 - Paris, 1788), marin français. Chef d'escadre en 1779, il participa à la guerre d'Indépendance américaine, contribuant à la victoire de Yorktown (1781).

Ancienne batterie anglaise, dite aussi de Saint-Louis, située au dessus-du quartier Bois Sacré, sur la petite colline de cote 43 m. se trouvant à l'extrémité nord de l'actuel chemin de l'Aiguillette.

Ouvrage construit par les Anglais en 1793, en soutien, du côté nord-est, de leur redoute Mulgrave située sur la colline Caire



Grenadier
(résidence le)

Le Grenadier ou Grenadier commun (Punica granatum) est un arbre fruitier de la famille des Lythracées, cultivé depuis la plus haute Antiquité pour ses fruits comestibles (les grenades) et pour les qualités ornementales de ses grandes fleurs.

Nouvelle dénomination des immeubles A5, E1, E2 et F de la résidence H.L.M. Le Fructidor située au quartier Berthe, du côté nord de l'avenue Jean Bartolini et bordant le côté ouest de l'avenue Stéphane Hessel.

Requalification de cette partie du quartier Berthe, mise en œuvre au début de l'année 2016, avec attribution de noms de fleurs, de céréales ou d'arbres fruitiers aux 'immeubles, rappelant le passé agricole du quartier.


Grimaud (espace)

Joseph Grimaud : Ouvrier et syndicaliste seynois (1924-1993). Secrétaire général de la CGT à La Seyne de 1958 à 1964, secrétaire du Comité central d'entreprises des divers sites de la construction navale (Le Havre, Port-de-Bouc, La Ciotat,...), puis secrétaire de la CGT du Var, fonction qu'il assumera jusqu'en 1979. Elu conseiller municipal de La Seyne en 1965, il participa efficacement aux municipalités dirigées par Toussaint Merle, Philippe Giovannini et Maurice Blanc, cela jusqu'en 1983. Il fut remarquable par sa volonté, son intelligence, sa pondération, son charisme, son dévouement illimité aux justes causes. Il joua un rôle important dans les périodes dramatiques où les pouvoirs publics, en accord avec le Patronat de la navale, envisagèrent la disparition des Chantiers navals. Voir la biographie de Joseph Grimaud dans notre Tome VIII.

Espace créé dans le site des anciens Chantiers, du côté nord de la corniche Philippe Giovannini, à hauteur des quartiers La Rouve et Bois Sacré. Au regard de son statut, cette Z.A. a vocation à accueillir exclusivement des entreprises ayant une activité liée à la mer (industries et commerces), essentiellement par des sociétés et chantiers navals spécialisés dans le nautisme, la moyenne plaisance et l'aquaculture.

Zone d'activité conçue à la suite de la fermeture des chantiers navals et développé sur une dizaine d'hectares du Domaine Public Maritime (DPM) concédés à la Ville de La Seyne-sur-Mer pour une durée de 50 ans, depuis le 31 décembre 1993. Déclarée d'intérêt communautaire en 2006, elle est aujourd'hui transférée à la Communauté d'agglomération TPM.

94 676 m2

Gros Vallat (boulevard du)

Gros Vallat signifie en provençal, gros ruisseau. Jusqu'au XIXe siècle, il existait en effet un cours d'eau qui descendait, jusqu'au depuis le Pont de Fabre en longeant l'actuel boulevard Jean Jaurès et débouchait sur le port à l'extrémité sud du quai Gabriel Péri.

Ancienne dénomination de l'actuel boulevard Jean Jaurès.

Anciennement dénommé boulevard Hubert (en remerciement à la famille Hubert qui offrit des terrains pour la voirie), le boulevard du Gros Vallat devint boulevard des Hommes-sans-Peur (en raison de la célèbre batterie des Hommes-sans-Peur installée par Bonaparte à proximité de ce boulevard, rue Jean-Jacques Rousseau exactement), puis boulevard Jean Jaurès, dénomination actuelle adoptée lors de la délibération du Conseil Municipal du 23 janvier 1920.


Grune (rue)

Grune : Famille de propriétaires ayant cédé ou vendu le terrain nécessaire à la création de cette voie au XVIIIe siècle. Voir aussi quartier Pin de Grune, ancien nom du quartier situé entre Les Mouissèques et L'Aiguillette, qui tirait son nom d'un pin gigantesque qui se trouvait dans la propriété d'un citoyen Grune.

Ancienne appellation de l'actuelle rue Jean-Baptiste Martini, rue qui débute devant l'église Notre-Dame de Bon-Voyage (carrefour entre les rues d'Alsace, Carvin, Lagane et Berny) et qui montait le long de l'École Martini (emplacement de l'ancien hôtel de la Dîme et de l'actuel parking Martini) jusqu'à la rue Cavaillon.

Au XVIIIe siècle, la rue s'appelait rue Co-de-grune, déformation probable de l'expression provençale Aco de Grune, signifiant ce qui appartenait à Grune. Au XIXe siècle, elle devint simplement la rue Grune, mais les Seynois l'avaient baptisée dès avant la Révolution la rue de la Dîme puisqu'elle conduisait au percepteur. Son appellation actuelle rue Jean-Baptiste Martini a été décidée à la séance du Conseil Municipal du 4 janvier 1922.


Gueirard (square Étienne)

Étienne Gueirard (La Seyne, 1885 - La Seyne, 1933) : Excellent professeur de mathématiques de notre vieille école Martini dont toute une génération de Seynois a gardé un souvenir attachant. (Voir la biographie d'Étienne Gueirard dans le chapitre 6 de notre « Histoire de l'École Martini »).

Espace ombragé au centre d'une ensemble d'immeubles construits au début des années 1950 en forme de U, situé au niveau du 15 du boulevard de Stalingrad.

Appellation décidée en Février 1958.

40 x 23 = 920 m2

Guérins (chemin des)

Probablement, nom d'une famille propriétaire de terrains dans ce quartier.

Premier tronçon du chemin qui, depuis la route de Six-Fours aux Sablettes (à quelques mètres de la limite Six-Fours - La Seyne, permet d'accéder à N.-D. du Mai.

Classé (VC 127) le 25 août 1887. La seconde partie de l'ancien chemin est actuellement dénommée chemin de la Forêt (VC 230) et se trouve en partie en territoire de Six-Fours.

395

Guesde (rue Jules)

Jules Bazile, dit Jules Guesde : Homme politique français (Paris, 1845 - Saint-Mandé, 1922). Propagateur du marxisme, principal fondateur du parti ouvrier socialiste français (1879), il s'opposa à Jaurès en rejetant toute alliance avec les partis bourgeois. La guerre venue, il se rallia à l'Union sacrée et fut ministre d'État de 1914 à 1916.

Impasse qui se détache en direction du sud-ouest à partir de l'intersection entre les rues Isnard et Condorcet.


90

Guilhon (impasse)

Nom d'une famille propriétaire de terrains dans ce quartier. Il existe toujours une famille Guilhon à cet endroit (chemin du Ruisseau, 43, impasse Guilhon).

Au quartier Touffany, prolongeant presque (avec un léger décalage vers le sud) le chemin du Ruisseau en direction de l'Ouest.



Guillaume (avenue Henri)

Henri Lazare Camille Guillaume, né le 20 Novembre 1912 à Tulle (Corrèze). Résistant seynois, mort en déportation le 15 Février 1945 à Flossenbürg (Allemagne).

Avenue Ouest-Est qui part du quartier Pont de Fabre (avenue Salvador Allende), face au chemin de Fabre à Gavet) et qui aboutit à la corniche de Tamaris (corniche Georges Pompidou).

Ancien CR 9. Ce chemin emprunte, à son début, ce qui était le Vieux chemin des Sablettes, ou chemin de Notre-Dame des Pins, puis, entre l'Évescat et Tamaris, l'ancien chemin dit de la Pièce de Toile. Dénomination avenue Henri Guillaume (ou Henry Guillaume ?) décidée à la séance du Conseil Municipal du 6 avril 1949.

1395

Gutenberg (esplanade)

Johannes Geinsfleisch, dit Gutenberg : Imprimeur allemand (Mayence, entre 1397 et 1400 - Mayence, 1468). Vers 1440, il mit au point à Strasbourg le procédé de composition en caractères mobiles fondus en alliage d'imprimerie ou typographie. Etabli à Mayence, il s'associa en 1450 avec J. Fust et fut le maître d'oeuvre de la Bible dite « à quarante-deux lignes », publiée en 1455.

Rue parallèle (côté nord) au boulevard du Quatre-Septembre, entre l'avenue Henri Pétin et l'avenue Charles Gounod.

Anciennement esplanade Saint-Esprit (cf. la chapelle Saint-Esprit qui existait en bordure du chemin des Aires, rebaptisé rue Saint-Esprit, au début du XXe siècle. Une partie de ses immeubles étant plus anciens que ceux du boulevard du 4-Septembre, il semblerait que l'extension de la ville vers l'ouest par cette voie ait précédé celle du Boulevard. La décision d'appellation esplanade Gutenberg a été prise à la séance du Conseil Municipal du 25 novembre 1921.

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