Encyclopédie des rues, chemins, places, quartiers et édifices de La Seyne-sur-Mer

Lettre J

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NB. Les textes en noir correspondent aux dénominations actuelles, ceux en vert correspondent aux dénominations anciennes ou à des termes faisant encore l'objet de recherches, ceux en bleu souligné correspondent à des liens interactifs vers d'autres pages du site ou vers d'autres sites internet.

Nom actuel

Origine de l'appellation

Localisation

Histoire

Dimensions (en mètres)

Jacobins (batterie des)

Jacobins : Club ou société politique sous la Révolution française (1789-1799). Créé à Versailles par des députés bretons, il accueillit très vite des représentants d'autres provinces, puis s'installa à paris dans l'ancien couvent des Jacobins. D'abord modéré, le club prit une allure plus révolutionnaire avec Pétion et surtout Robespierre, qui l'anima à partir de 1792. Fermé après Thermidor (1794), il fut reconstitué sous le Directoire. Au sens figuré, un jacobin est un républicain intransigeant, partisan d'un État centralisé. La batterie des Jacobins fut également appelée batterie des Républicains du Midi.

Ancienne batterie située à 380 m. au sud des palissades de la redoute Mulgrave (actuel fort Napoléon), à la cote 50, à droite du petit col que franchit la route de La Seyne à Tamaris (sur l'ancienne propriété de M. Trojani).

Batterie mentionnée dès le 14 novembre 1793 dans un rapport de Bonaparte, armée de 3 canons de 24 pouvant tirer à boulets rouges, et de 5 mortiers de 8 et 12 pouces, dont la mission consistait à bombarder la colline Caire et à battre les communications des arrières anglais (redoute Saint-Charles) avec la flotte se trouvant au large de Balaguier.


Janas (quartier)

Selon toute vraisemblance, ce lieu tire son origine de Janus Foresta, dieu suprême de la vieille Étrurie. Doué d'une sagacité extraordinaire, il pouvait tourner son regard aussi bien vers le passé que vers l'avenir, c'est pourquoi il est représenté par une tête à deux visages, et qu'il est vénéré comme un génie bienfaisant qui veillait sur la prospérité de la famille. Les Romains édifièrent un sanctuaire dédié au dieu Janus Foresta (et à Jana, déesse des chemins ?), à l'orée de notre actuelle forêt de Janas. Ce dieu était censé veiller sur la forêt car son temple était mis hors de la cité. Foresta dérive en effet du bas-latin foris, qui a donné forestare signifiant bannir, mettre dehors. En dialecte provençal, on connaît le mot fouaro qui signifie dehors et dérive de cette origine.

C'est la partie la plus au sud de notre commune, qui est couverte par la forêt de Janas, et qui est au contact au nord-est avec les quartiers Fabrégas, Les Gabrielles, le Plan d'Aub, et à l'ouest avec la commune de Six-Fours.

Voir le chapitre Janas, le Mai dans notre Tome I.


Janas (route de)

Voir ci-dessus.

Route au tracé dans l'ensemble nord-sud qui permet l'accès à la forêt de Janas. Elle va de l'avenue Auguste Renoir jusqu'à l'entrée de la forêt.

VC 202, autrefois dénommée chemin de N.-D. de la Garde.

1800

Janas (chemin de)

Voir ci-dessus.

Dernier tronçon de la route de Janas, à partir de l'endroit où celle-ci pénètre dans la forêt et où se détache le chemin de la batterie de Peyras, jusqu'à l'esplanade Baden-Powel.




Januzzi
(stade Raymond)

Raymond Januzzi
(né en 1933) : Footballeur, entraîneur et dernier président de la Jeunesse Sportive Seynoise (JSS). Il a joué très jeune au football en Tunisie où il a même été sélectionné trois fois en équipe nationale. Une fois arrivé en France, il a joué à Tours puis au prestigieux stade de Reims, avec un certain Roger Piantoni, célèbre international de foot et populaire journaliste commentateur télé. Enfin, après le club de l'Arsenal à Toulon, il intègre la JSS, comme joueur bien sûr, puis comme entraîneur, et c'est d’ailleurs sous sa direction sportive que le club accédera à la 1ère division d'honneur. Président pendant 20 ans, il a cessé ses activités en 2008. Raymond Januzzi s'identifie, à des titres divers, à 40 années de la vie de la JSS.

Nouvelle dénomination du stade de Berthe (
route départementale 63, quartier Berthe), inaugurée après la rénovation de ce stade avec pose d'une nouvelle pelouse synthétique de 9000 m2 (avril-mai 2013).

Dénomination proposée par MM. Makki Boutekka, président du Football club seynois, et Robert Mendy, et validée par le conseil de quartier Nord, animé par son adjoint Christian Bianchi. Après validation par le Conseil municipal, l'inauguration a eu lieu le 15 juin 2013 en présence de Raymond Januzzi, de Makki Boutekka, et de plusieurs élus : Marc Vuillemot, Marie Bouchez, Claude Astore, Bernard Trouchet, Raphaëlle Leguen, Christian Bianchi, Toussaint Codaccioni.


Jardins (rue des)

Au XVIIIe siècle, cette rue desservait, à partir de la rue Denfert-Rochereau, de nombreux jardins et enclos dans le quartier des Aires. Elle marquait la limite de l'urbanisation seynoise côté ouest.

Ancienne dénomination de la section ouest de l'actuelle rue Victor Hugo.

Cette appellation date du XVIIIe siècle (bien que les Seynois la nommaient alors familièrement rue du Sac [car c'était une impasse, véritable cul-de-sac, qui ne fut prolongée jusqu'à la rue du Saint-Esprit (actuelle rue Gounod) qu'au XIXe siècle]. Au début du XXe siècle, réunie au tronçon est dit rue du Munitionnaire, elle deviendra la rue Victor Hugo.


Jaubert (boulevard Dominique)

Dominique Jaubert (v. 1840-1918) : Avocat au barreau de Toulon et écrivain, issu d'une ancienne famille provençale remontant au Moyen Âge. Il était le fils de Jacques Jaubert et d'Henriette Autran, née en 1819 et apparentée au poète marseillais Joseph Autran. Dominique Jaubert a publié une douzaine de livres sur l'histoire, l'économie, la politique, notamment Gestes de Provence et un opuscule La reine Jeanne. Il habitait Fabrégas avec sa nombreuse famille. Il est mort de la grippe espagnole.

Au quartier Fabrégas (où habitait Dominique Jaubert), artère qui se détache du rond-point des Deux-Frères, en direction du sud-est, parallèle à la première partie du chemin du bord de mer, qu'il rejoint à son extrémité.

Ancienne VC 56.

300

Jaumen (quartier de)

Il y a parfois confusion, sur certaines cartes ou plans, entre les noms des deux quartiers seynois Jaumen et Gaumin, dont l'origine est d'ailleurs similaire. Le nom de Jaumen (mais aussi celui de Gaumin, ou Gaumain) semble dériver de la racine Jacques, du lat. Jacobus. On retrouve cette racine dans de nombreux noms de la région : Jaco, Jaque, Jacon, Jaume, Jammes, Jaumard, Jacquet, Jaconnière, etc. Jaumen (et Gaumin) doivent ainsi signifier la famille de Jaume. De même que le quartier de Jaumard à Six-Fours a pour origine Jacques Martinenq, dit Jaumard (1335).

Quartier situé au sud du chemin du Vieux-Reynier, qui englobe le versant nord de la colline culminant à 66 m. où est édifiée la résidence La Commandante.



Jaurès (boulevard Jean)

Jean Jaurès : Homme politique, historien et philosophe (1859-1914). Il fut élu député du Tarn en 1885, mais battu aux élections de 1889, il revint à l'enseignement et prépara sa thèse de doctorat en philosophie. Sa philosophie peut se définir comme un panthéisme évolutionniste. A nouveau élu député en 1893, il lutta pour l'unité du mouvement socialiste. Il devint en 1905, un des chefs de la S.F.I.O., après avoir fondé, en 1904, le journal L'Humanité. Il prit part aux grandes batailles socialistes : lois pour l'enseignement laïc, lois ouvrières, etc. Violemment opposé à la politique colonialiste et à la guerre, il fut assassiné par un nationaliste, R. Villain en 1914. Son socialisme, prenant en compte l'antagonisme de classe décrit par Marx, ne se fondait pas moins sur la conviction que l'on pourrait passer en une évolution révolutionnaire d'une démocratie républicaine à une démocratie socialiste par le renforcement de la classe ouvrière. Il n'était pas favorable à la notion de dictature du prolétariat.

Importante artère sud-nord par laquelle on rejoint le centre ville lorsqu'on vient des Sablettes : de l'avenue Jean-Baptiste Ivaldi (intersection avec l'extrémité sud de l'avenue Frédéric Mistral), jusqu'à l'avenue Pierre Fraysse.

Anciennement : boulevard Hubert (en remerciement à la famille Hubert qui offrit des terrains pour la voirie), puis boulevard du Gros Vallat (ce qui signifie en provençal, gros ruisseau, à cause du cours d'eau qui descendait, jusqu'au XIXe siècle, depuis le Pont de Fabre en longeant l'actuel boulevard Jean Jaurès et débouchait sur le port à l'extrémité sud du quai Gabriel Péri). Il devint boulevard des Hommes-sans-Peur (en raison de la célèbre batterie des Hommes-sans-Peur installée par Bonaparte à proximité de ce boulevard, rue Jean-Jacques Rousseau exactement). La dénomination boulevard Jean Jaurès a été adoptée lors de la délibération du Conseil Municipal du 23 janvier 1920.

550

Jaurès (École maternelle Jean)

Voir ci-dessus. Voir le texte sur la maternelle Jean Jaurès dans notre Histoire de l'Enseignement à La Seyne de 1789 à 1980.

8 rue Boisselin.

Le 12 avril 1901, le Conseil municipal présidé par Julien Belfort vota un crédit de 22 500 F pour la construction d'une école maternelle au boulevard des Hommes-sans-Peur. A ses débuts, cette école n'eut qu'une classe. Elle portera le nom de Jean-Jaurès après la mort du célèbre tribun. En 1920, elle comporte deux classes : 100 élèves fréquentent la première, 53 élèves sont accueillis dans la seconde. Un projet d'agrandissement élaboré en 1938 ne voit pas le jour. Le bombardement du 29 avril 1944 la détruit complètement. Elle est reconstituée avec des éléments préfabriqués en 1945. Trois classes de cinquante élèves chacune y fonctionnent en 1948. Puis, il faut en ajouter deux, puis trois, puis cinq. En 1951, elle est reconstruite avec six classes. Elle accueille 566 élèves en 1954 après quoi, par la création d'autres écoles, ses effectifs diminuent. Elle reçoit encore 442 élèves répartis dans dix classes en 1963. En 1969, l'école est reconstruite sur 2 567 m2 rue Boisselin. La création de la maternelle Romain-Rolland au Pont de Fabre va alléger ses effectifs qui atteignent 240 élèves répartis en sept classes en 1980. L'école est démolie en mai 2005 pour être reconstruite au même emplacement (remise en service prévue : septembre 2006). Pendant la durée des travaux, les 85 enfants sont délocalisés à l'école relais Jacques Derrida.


Jetée (avenue de la)

De la partie sud de cette avenue qui longe le port, on a une vue sur la jetée (et la contre-jetée) de Saint-Elme.

Artère principale nord-sud du hameau de Saint-Elme : relie la place Gaudemard (sur l'ancien CD 18) à la rue Imbert.


275

Jeu-de-Ballon (rue du)

Autrefois, l'expression Jeu de Ballon figurait fréquemment comme appellation de place ou de rue dans les localités provençales. Elle indique que nos ancêtres pratiquaient ce sport aussi bien que nos jeunes gens d'aujourd'hui, dans des conditions moins compliquées et d'une manière plus familière.

Ancien nom de l'actuelle rue Messine, rue est-ouest parallèle au cours Louis Blanc (entre les rues Évenos et Clément Daniel) et qui reliait alors la rue Étienne Prat à la place Bourradet. [La rue Jeu-de-Ballon était donc plus longue que l'actuelle rue Messine qui ne dépasse pas la rue Denfert-Rochereau].

Cette dénomination existait au XVIIIe siècle. La rue prit plus tard le nom de rue Messine, du nom de M. Messine, propriétaire qui aurait facilité par des dons de terrains, le percement de cette voie ou l'édification de maisons nouvelles.


Joliot-Curie (Crèche Irène)

Irène Joliot-Curie (Paris, 1897 - Paris, 1956). Physicienne française, fille de Pierre et de Marie Curie. Seule ou en collaboration avec son mari Frédéric Joliot, elle effectua des travaux de physique nucléaire et des recherches sur la structure de l'atome qui conduisirent à la découverte du neutron (Chadwick, 1932) et de la radioactivité artificielle (1934). Elle fut sous-secrétaire d'État à la Recherche Scientifique en 1936 (Prix Nobel de chimie 1935).

211, avenue Fernand Léger.


Etablissement classé jardin d'enfants de 1976 à 2012, transformé en crèche en mars 2012, avec une capacité d'accuel de 40 enfants.


Jonquilles (chemin des)

Du nom de la jonquille, espèce de narcisse (Narcissus pseudo-Narcissus, famille des amaryllidacées) à haute collerette, à feuilles cylindriques comme celles des joncs, cultivée pour ses fleurs jaunes.

Au quartier Touffany, impasse qui se détache de l'avenue Jean-Marie Pascal et dont l'extrémité ouest communique par un passage piéton avec le chemin de La Seyne à Bastian, au dessus de la maison de retraite Saint-Honorat.



Jouglas (rue)

Ce nom de Jouglas est celui d'une vieille famille du pays qui a fourni, avant la Révolution, des magistrats municipaux et de nombreux autres notables, des constructeurs navals, des officiers de marine, etc. Dès 1618, des Jouglas possédaient des terres et des maisons au bourg de La Seyne dont Pierre Jouglas sera maire, pendant huit ans, au XVIIIe siècle ; un autre Jouglas (François), lieutenant de vaisseau sur la frégate la Sirène, sera cité à l'ordre du jour de la Marine lors de la bataille de Navarin, en 1827, et décédera à Hyères, où il s'était retiré après avoir commandé, en qualité de capitaine de vaisseau, le navire l'Océan. Au XXe siècle, on a connu François Jouglas qui, retiré à Six-Fours après une carrière d'ingénieur, s'était consacré à son vieux village dont il avait publié l'Histoire (Histoire du Vieux Six-Fours, 1963).

Ancien nom de la rue en équerre qui dessert l'arrière de l'Hôtel de Ville, en reliant la rue Léon Blum à la rue Taylor. La rue n'existe plus aujourd'hui que dans son extrémité occidentale, ayant été absorbée par la nouvelle mairie reconstruite en 1957-1959 sur l'emplacement de la précédente (1847) mais avec des dimensions plus considérables.

Appelée rue Pierre Jouglas dans les débuts de La Seyne. L'usage prévalut vers la fin du XVIIIe siècle, et durant une partie du XIXe, d'appeler cette rue, rue Tonnellerie. Ce nom disparut après 1870 au profit de rue de l'Hôtel-de-Ville, dénomination actuelle.


Juès (avenue Jean)

Jean Juès : Commerçant et Maire de La Seyne (1910-1912). [On retrouve dans le recensement de 1901, au quartier des Plaines, maison #10 : Jean Juès, 52 ans, négociant ; son épouse Marguerite, 47 ans, s.p. ; sa fille, Claire, 15 ans ; son fils, Charles, 12 ans ; sa mère Fortunée Juès, 75 ans ; une domestique italienne, Jeanne Marchetti, 27 ans].

Relie le boulevard du Quatre-Septembre (en face du chemin de La Gâtonne) au boulevard Étienne Peyre (à son intersection avec l'avenue du Maréchal Juin).

Était auparavant l'avenue principale du lotissement Béthenod, qui, cédée à la ville fut dénommée avenue Jean Juès par délibération du Conseil Municipal le 19 juin 1934.

300

Juin (avenue du Maréchal)

Alphonse Juin : Maréchal de France (Bône, 1888 - Paris, 1967). Commandant le corps expéditionnaire français en Italie (1943), vainqueur au Garigliano (1944), il devint résident général du Maroc (1947-1951) et fut maréchal en 1952. De 1953 à 1956, il commanda les forces atlantiques du secteur Centre-Europe. (Académie Française 1952).

Artère à 4 voies, est-ouest, qui relie le rond-point du 8 Mai 1945 au rond-point de Lattre de Tassigny.

Tronçon de la RD 559, anciennement dénommé boulevard Maurice Thorez (voir à la lettre T du lexique) (séance du Conseil Municipal du 22 mars 1973). L'artère a été débaptisée au profit de avenue du Maréchal Alphonse Juin à la fin des années 1980.

1030

Jujubier (résidence le)
Le jujubier commun (Ziziphus zizyphus (L.) Meikle) est un arbre de la famille des Rhamnacées, originaire des pays tropicaux et subtropicaux de l'ancien et du nouveau monde. Il est généralement épineux et produit des fruits comestibles, les jujubes, qui possèdent certaines vertus médicinales, notamment pour la confection de tisanes pectorales et de pâtes pour calmer la toux. Le bois de jujubier est traditionnellement utilisé dans les pays catalans pour la facture de plusieurs instruments de musique comme le flabiol, le tible et la tenora, ou encore pour faire des chevilles de violon ou des castagnettes.


Nouvelle dénomination des immeubles A1, A2 et C de la résidence H.L.M. Le Fructidor située au quartier Berthe, du côté nord de l'avenue Jean Bartolini.
Requalification de cette partie du quartier Berthe, mise en œuvre au début de l'année 2016, avec attribution de noms de fleurs, de céréales ou d'arbres fruitiers aux 'immeubles, rappelant le passé agricole du quartier.



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