Encyclopédie des rues, chemins, places, quartiers et édifices de La Seyne-sur-Mer

Lettre H

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NB. Les textes en noir correspondent aux dénominations actuelles, ceux en vert correspondent aux dénominations anciennes ou à des termes faisant encore l'objet de recherches, ceux en bleu souligné correspondent à des liens interactifs vers d'autres pages du site ou vers d'autres sites internet.

Nom actuel Origine de l'appellation Localisation Histoire Dimensions (en mètres)
Habitat (maison de l')



Halle aux Poissons

Une halle est une grande salle ouverte plus ou moins largement sur l'extérieur servant au commerce en gros d'une marchandise. La halle en question, où l'on vendait du poisson, des fruits de mer, des crustacés, a été ensuite appelée plus communément poissonnerie.

Ancienne appellation de l'actuelle Poissonnerie, située au bas de l'avenue Marius Giran (anciennement Petit Cours ou rue du Petit Filadou), dans sa partie élargie, près de sa rencontre avec la rue République.

Le millésime 1839 qui est gravé sur sa façade ouest n'est pas celui de la construction mais d'une reconstruction et sans doute aussi d'un déplacement de quelques mètres par rapport à l'ancienne halle qui bordait la place aux Herbes (Début de la rue République) et qui fut édifiée en 1639, donc avant l'érection de La Seyne en commune.


Helsinki (allée d')

Helsinki, capitale de la Finlande, sur le golfe de Finlande ; 498 000 hab. (Helsinkiens) [932 000 avec les banlieues]. Principal port en centre industriel du pays. Urbanisation moderne, notamment aux environs (Tapiola, Otaniemi). Musées. Fondée en 1550 par les Suédois, Helsinki devint en 1812 la capitale du Grand-Duché de Finlande et, en 1918, celle de la République finlandaise. En 1975, la CSCE y adopta l'Acte final de son premier sommet.

Dans la zone industrielle de La Farlède, allée qui se détache du chemin de La Farlède en direction du sud-ouest, entre les établissements Capcouleurs, Metalgraph, Apothika, etc.



Hermitte (chemin)

Probablement, nom d'une famille propriétaire de terrains dans ce quartier.

Au quartier Mar Vivo, chemin au tracé sinueux qui relie l'avenue Charles de Gaulle à la mer. Il communique avec l'avenue Hugues Cléry par le chemin des Acacias.

Classé (VC 157) le 19 septembre 1952.

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Hessel (avenue Stéphane)
Stéphane Hessel : Diplomate, ambassadeur, résistant, écrivain et militant politique français (Berlin, 1917 - Paris, 2013). Né allemand, Stéphane Hessel arrive en France à l’âge de 8 ans. Naturalisé français en 1937, normalien, il rejoint les Forces françaises libres, en 1941, à Londres. Résistant, il est arrêté et déporté à Buchenwald, qu’il parvient à quitter vivant grâce à une substitution d’identité avec un prisonnier mort du typhus, puis s’évade lors de son transfert du camp de Dora à celui de Bergen-Belsen. Entré au Quai d’Orsay en 1945, il y fait une partie de sa carrière diplomatique auprès des Nations unies. Homme de gauche et européen convaincu, il est ami de Pierre Mendès France et de Michel Rocard. Stéphane Hessel est connu du grand public pour ses prises de position concernant les droits de l’homme, la question des « sans-papiers » et le conflit israélo-palestinien, ainsi que pour son manifeste Indignez-vous ! paru en 2010, au succès international.
Au quartier Berthe, avenue traversant les ensembles Vendémiaire et Fructidor.
Dénomination acceptée lors du Conseil municipal du 24 février 2014.

Hippodrome de Lagoubran

Hippodrome : ensemble formé par la piste et les aménagements destinés aux courses de chevaux ; champ de courses.

Hippodrome autrefois situé sur la partie plate du domaine de la famille d'Estienne d'Orves, à l'emplacement de l'actuelle Zone Industrielle des C.N.I.M., l'entrée se faisant par l'avenue d'Estienne d'Orves, à proximité du passage à niveau de l'ancienne voie ferrée desservant les Forges et Chantiers.

L'hippodrome de Lagoubran fut créé en 1898, sous l'impulsion de quelques disciples seynois du sport équestre et du turf. Sur toute la partie comprise entre la Pyrotechnie et la route de la Gare de La Seyne, soit près de 10 hectares, furent aménagés : une belle piste, des locaux d'accueil, des écuries. Les tribunes furent adossées à la colline de Brégaillon où s'élevait jadis la Chapelle du Mont Carmel. Ce champ de courses connut sa période la plus faste entre 1900 et 1914 et il attirait des foules nombreuses et élégantes. Des fanatiques venaient même par trains spéciaux de Sanary, de Marseille, de La Ciotat, d'Hyères. Les omnibus à chevaux venaient de Toulon. Le pesage se faisait dans des locaux face aux anciens ateliers de La Provençale en bordure de la route de la Gare. Les courses furent interrompues pendant la guerre de 1914-1918. Une certaine reprise se manifesta par la suite, jusqu'au début des années 50, mais les tentatives de réhabilitation de la société hippique se terminèrent par un échec. Les tribunes demeurèrent visibles jusqu'en 1955. Depuis, les terrains achetés par les C.N.I.M. pour la création d'une zone industrielle ne montrent plus guère de vestiges de cette structure de loisirs que fut l'hippodrome de Lagoubran. Seul le Château qui fut occupé par les propriétaires de l'ancien domaine est encore visible à proximité de la route départementale (D 18).


Hirondelles (allée des)

Du nom de l'hirondelle, oiseau passereau à dos noir, à ventre blanc et à queue échancrée, qui capture les insectes au vol. Les hirondelles migrent des régions tempérées vers les tropiques en automne, et reviennent en mars-avril (genre Hirundo, famille des hirundinidés).

L'une des allées du lotissement du Cap Sicié (à droite, au début de la route de Janas)



Hoche (avenue)

Lazare Hoche : Général français (Versailles, 1768 - Wetzlav, Prusse, 1797). Entré dans les gardes françaises, en 1784, il est nommé commandant en chef de l'armée de Moselle, en 1793, reprend Wissembourg et débloque Landau. Dénoncé comme « suspect » par son rival le général royaliste Pichegru, il est emprisonné jusqu'en juillet 1794. Libéré, il reprend son commandement et est chargé de pacifier les régions de l'ouest. Il lutte avec succès contre les émigrés royalistes débarqués à Quiberon, en 1795, avec l'appui des Anglais. Placé à la tête de l'expédition d'Irlande, il échoue... à cause d'une tempête ! En 1797, il est nommé ministre de la Guerre, puis reprend la tête de l'armée d'Allemagne. Il meurt peu après, à l'âge de 29 ans.

Rue qui prolonge le quai Hoche jusqu'à la place Martel Esprit.

C'était autrefois la rue Grand Môle ou la rue du Môle (là où se trouvait le quai le plus important du port primitif de La Sagno). [Le Grand Môle longeait cet ancien port, situé à l'emplacement de l'actuelle place Martel Esprit]. Peu après la guerre de 1870, la rue et le quai furent baptisés du nom de Lazare Hoche.

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Hoche (quai)

Voir ci-dessus.

Voie qui borde le côté nord du port, entre le quai Saturnin Fabre et l'avenue Louis Curet.

Partie de l'ancien CD 18. Voir ci-dessus.

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Hommes-sans-Peur (batterie des)

De toutes les batteries mises en place sous le commandement de Bonaparte, entre octobre et décembre 1793, en vue du siège de Toulon, c'est celle dont le souvenir est demeuré le plus vivace dans la mémoire des Seynois. Le nom des Hommes-sans-Peur qui lui a été donné témoigne de l'héroïsme de ces soldats de la Révolution. La mission de cette batterie était de battre les positions terrestres constituées par les positions ennemies de la redoute Mulgrave (fort Napoléon actuel), située à 580 m. à l'est.

Elle fut installée le 30 novembre 1793 avec 3 pièces de 16 et 3 mortiers de 8 pouces (et renforcée par 2 mortiers de 12 pouces le 11 décembre) sur le promontoire est de la colline Gaumin, à l'éperon où se rencontrent les quartiers de l'Évescat, Saint-Lambert et Gaumin, à 50 m. d'altitude, au dessus du lieu dit La Chênelaye, là où se trouve actuellement la propriété Donnart, rue Jean-Jacques Rousseau.

Plaque commémorative à l'emplacement historique de la célèbre batterie, apposée en 1956 (décision du Conseil Municipal du 3 juillet 1956). Avant 1920, le boulevard Jean Jaurès s'appelait le boulevard des Hommes-sans-Peur.


Hommes-sans-Peur (boulevard des)

Voir ci-dessus.

Ancien nom, qui sonnait fort dans le coeur des Seynois (certains l'utilisaient encore dans les années 60) de l'actuel boulevard Jean Jaurès.

Anciennement : boulevard Hubert (en remerciement à la famille Hubert qui offrit des terrains pour la voirie), puis boulevard du Gros Vallat (ce qui signifie en provençal, gros ruisseau, à cause du cours d'eau qui descendait, jusqu'au XIXe siècle, depuis le Pont de Fabre en longeant l'actuel boulevard Jean Jaurès et débouchait sur le port à l'extrémité sud du quai Gabriel Péri). Il devint boulevard des Hommes-sans-Peur (en raison de la célèbre batterie des Hommes-sans-Peur installée par Bonaparte à proximité de ce boulevard, rue Jean-Jacques Rousseau exactement). La dénomination actuelle boulevard Jean Jaurès a été adoptée lors de la délibération du Conseil Municipal du 23 janvier 1920. Autrefois, la propriété La Chênelaye descendait jusqu'au boulevard des Hommes sans Peur. C'est M. Hubert, ingénieur, propriétaire de la Chênelaye, qui fit don gratuitement à la ville des terrains permettant l'ouverture des rues transversales au boulevard (rues Ampère, Arago, Balzac, Rousseau) se trouvant alors dans sa propriété.


Hommes-sans-Peur (place des)

Voir ci-dessus.

Ancienne dénomination de l'actuel square Émile Malsert, square situé au sud-est de l'angle formé par l'avenue Pierre Fraysse et la rue La Fontaine.

Le square, sous sa nouvelle appellation square Émile Malsert a été inauguré en décembre 1973 en présence de Madame veuve Malsert et de ses enfants.


Hôpital (rue de l')

Cette ancienne dénomination s'explique par l'existence, au XVIIIe siècle, de l'Hôtel-Dieu (religieuses Trinitaires) dont les façades et les entrées principales donnaient sur cette rue (tandis que la cour ombragée de platanes et la chapelle donnaient sur la rue Jeu-de-Ballon, actuelle rue Messine).

Ancienne dénomination de l'actuelle rue Clément Daniel, l'une des rues est-ouest parallèles au cours Louis Blanc (entre les rues Messine et Victor Hugo) et qui relie la rue Gounod à la place Martel Esprit.

C'est à une époque relativement récente (fin XIXe siècle ?) que la rue de l'Hôpital prit le nom de rue Clément Daniel, du nom de l'ancien médecin-chef bénévole de l'Hôtel-Dieu, décédé en 1891.


Hôtel-Dieu

Hôtel-Dieu : Autrefois, nom donné à l'hôpital. Voir le texte sur l'Hôtel-Dieu dans le chapitre Vieilles pierres seynoises de notre Tome II.

La façade sud-ouest donnait sur la rue du Jeu-de-Ballon (actuelle rue Messine). La façade nord-ouest donnait sur la rue de l'Hôpital (actuelle rue Clément Daniel). [Clément Daniel était précisément un ancien médecin-chef bénévole de l'Hôtel-Dieu, homme remarquable par ses actes de dévouement, sa générosité et ses bienfaits à la population seynoise qu'il manifesta toute sa vie durant. Il mourut en 1891].

Un premier établissement de secours tout à fait rudimentaire fonctionna au XVIIe siècle dans la rue Évenos. Il fut transféré plus tard dans la rue de l'Hôpital (rue Clément Daniel aujourd'hui). L'immeuble existe toujours et compte parmi les plus vieilles pierres de ce siècle. Il s'appelait alors l'Hôtel-Dieu. Au-dessus du fronton de la porte d'entrée figure la date de 1858. Elle n'est pas celle de la construction, mais celle d'une restauration accomplie sous le second Empire. L'établissement primitif fut construit au XVIIe siècle et y reçut l'ordre des Trinitaires, religieuses qui prirent à leur charge les soins à donner aux malades, aux infirmes, aux vieillards sous la direction d'un recteur nommé par la Municipalité. Un petit jardin ombragé exista du côté de la rue Messine, avant d'être transformé en cour de récréation car, au début de notre siècle, l'Hôpital ayant été construit au quartier Saint-Jean, les vieux locaux reçurent de jeunes écolières d'une école primaire et d'un cours complémentaire. Entre temps les religieuses Trinitaires occupèrent les locaux d'une congrégation et d'une oeuvre d'assistance dite N.-D. de Miséricorde, sise à l'emplacement actuel de l'école Sainte-Thérèse, rue d'Alsace. Les locaux de l'ancien Hôtel-Dieu ont ensuite servi pour le Greffe de la Justice de Paix au premier étage. Le rez-de-chaussée abrita les services techniques de la ville après les destructions de la dernière guerre puis le service de la Caisse des écoles. On peut encore voir du côté de la rue Messine la chapelle qui fut au service des religieuses avant même le transfert de l'Hôtel-Dieu. Le bâtiment a récemment fait l'objet d'une importante restauration.


Hôtel de Ville

Par définition, mairie d'une localité importante.

Quai Saturnin Fabre (depuis le 4 janvier 1959).

Au XVIe et au XVIIe siècle, les syndics-administrateurs durent habiter un immeuble (probablement édifié par Michel Tortel, sieur de Ramatuelle) de la rue du Palais (aujourd'hui rue Berny). Au XVIIIe siècle, on retrouve la maison commune au n° 2 de la rue de l'Hôtel de ville (aujourd'hui rue Carvin), à proximité de la Place du Marché. Cet immeuble n'était qu'une maison d'habitation louée par la commune et qui ne présentait aucun caractère de somptuosité. [C'est là que s'est trouvée ensuite la boulangerie des Mabily,(Victor Mabily : 1864-1943), héritiers d'un four communautaire, puis la boulangerie Erutti]. En 1846, un projet d'Hôtel de Ville moderne fut étudié sous la direction du Maire Jean-Louis Martinenq et l'année suivante la Place du Marché fut dépossédée de sa Mairie ; la nouvelle construction de belle allure s'élevait majestueusement sur le Port. Depuis son existence, la commune se voyait ainsi dotée pour la première fois d'une structure administrative au sein de laquelle ses édiles allaient pouvoir travailler avec une plus grande efficacité. Outre la salle des délibérations où l'on accédait par un escalier double, on trouvait une salle des mariages, les bureaux du Maire, des adjoints. Les services de l'État Civil, la bibliothèque, les services techniques occupaient le rez-de-chaussée. Le deuxième étage était occupé par des bureaux et des salles de réunion. Mais cet Hôtel de ville de 1847, qui aurait presque pu fêter son centenaire, fut rendu inutilisable lors du bombardement du 29 avril 1944. Profondément lézardé, branlant sur ses pilotis, son état fut jugé si fragile qu'il fallut envisager sa destruction. Sur son emplacement rasé, déblayé, sera édifié l'Hôtel de ville actuel..., mais la population aura dû attendre 15 ans puisque l'inauguration n'eut lieu que le 4 Janvier 1959. (A noter qu'entre 1944 et 1959, les bureaux de la mairie fonctionnèrent dans l'école maternelle de la rue d'Alsace pour l'Administration générale et dans l'école de la rue Messine pour les services techniques, avec divers autres bureaux rue Cauquière et place Germain Loro).


Hôtel de Ville (rue de l')

Du nom de l'hôtel de ville, mairie d'une localité importante : la rue borde l'hôtel-de-ville sur une bonne longueur.

Rue en équerre qui dessert l'arrière de l'Hôtel de Ville, en reliant la rue Léon Blum à la rue Taylor. La rue n'existe plus aujourd'hui que dans son extrémité occidentale, ayant été absorbée par la nouvelle mairie reconstruite en 1957-1959 sur l'emplacement de la précédente (1847) mais avec des dimensions plus considérables.

Cette rue se nommait, dans les débuts de La Seyne, rue Pierre Jouglas, du nom d'une vieille famille du pays. Vers la fin du XVIIIe siècle, et durant une partie du XIXe, l'usage prévalut d'appeler la rue Jouglas, rue Tonnellerie, du fait que plusieurs fabricants de tonneaux, dits « barilards », s'y étaient installés pour exercer leur industrie. Ce nom disparut après 1870 au profit de rue de l'Hôtel-de-Ville. [A noter que, jusque-là, la rue de l'Hôtel-de-Ville était la rue baptisée aujourd'hui rue Carvin où se trouvait le précédent hôtel-de-ville - voir ci-dessous].

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Hôtel de Ville (rue de l')

Voir ci-dessus. L'ancien hôtel de ville de La Seyne se trouvait dans cette rue

Ancienne dénomination de l'actuelle rue Carvin.

Originellement rue de l'Hôtel-de-Ville (aux XVIIIe siècle et jusqu'en 1847, la mairie de La Seyne se trouvait au n° 2 de cette rue, dans la maison qui devint la boulangerie Victor Mabily, puis la boulangerie Erutti). Elle prit le nom de rue Carvin à la fin du XIXe siècle.


Hubert (avenue)

Avenue ouverte par Michel Pacha lors de la création de son domaine. Il la fit dénommer Hubert, qui était le prénom de l'un de ses deux petits-fils (Thierry et Hubert, les enfants de son fils Alfred Michel de Pierredon).

Aux quartiers Tamaris et Le Manteau, ancienne dénomination de l'avenue est-ouest qui prolonge (à partir du chemin de la Closerie des Lilas) l'avenue Général Carmille jusqu'à la mer, où elle rejoint la corniche Michel Pacha.

Devenue l'avenue Auguste Plane après la Libération, en mémoire du jeune résistant FFI Auguste Plane, né le 7 février 1921 à La Seyne et fusillé le 29 janvier 1944 à Malleval-en-Vercors (Isère).


Hubert (boulevard)

Du nom de la famille Hubert, qui offrit des terrains pour la création de ce boulevard. [On trouve en effet, dans le recensement de 1906, une famille Hubert habitant « Quartier Gaumin - boulevard des Hommes-sans-Peur » : André Hubert, né en 1865 à Charleville, chef de maison, ingénieur : Marie Hubert, épouse, née en 1871 à Toulon, Germaine, fille, née en 1898 à La Seyne, Jean, fils, né en 1901 à La Seyne].

Ancienne dénomination de l'actuel boulevard Jean Jaurès.

Le boulevard Hubert, s'appelait anciennement boulevard du Gros Vallat (ce qui signifie en provençal, gros ruisseau, à cause du cours d'eau qui descendait, jusqu'au XIXe siècle, depuis le Pont de Fabre en longeant l'actuel boulevard Jean Jaurès et débouchait sur le port à l'extrémité sud du quai Gabriel Péri). Il devint ensuite boulevard des Hommes-sans-Peur (en raison de la célèbre batterie des Hommes-sans-Peur installée par Bonaparte à proximité de ce boulevard, rue Jean-Jacques Rousseau exactement). La dénomination boulevard Jean Jaurès a été adoptée lors de la délibération du Conseil Municipal du 23 janvier 1920.


Hubidos (stade Paul)

Paul Raphaël Hubidos, né le 22 Août 1917 à Saint-Mandrier. Jeune aviateur seynois, sergent chef, qui avait rejoint les Forces Aériennes Françaises Libres dès 1940, et qui tomba en combat aérien le 8 mars 1943 au-dessus de Grand Quevilly, près de Rouen. En fait, les circonstances exactes du drame n'ont été reconstituées que 53 ans plus tard et une stèle à la mémoire de Paul Hubidos a alors été érigée et dévoilée en présence de l'ancien Premier ministre et maire de Grand Quevilly, Laurent Fabius, ainsi que de la nièce et des petites-nièces du pilote, le 7 mars 1998.

Terrain de sports situé du côté nord du C.E.S. Marie Curie et bordé au nord par la rue Jules Ferry et à l'est par la rue Pierre Curie.

Stade aménagé en 1948-49 sur l'ancien terrain de manoeuvre de la caserne d'infanterie coloniale de la Gâtonne, devenu ensuite le terrain de sports du Collège Curie.


Hugo (rue Victor)

Victor Marie Hugo : Écrivain français (Besançon, 1802 -Paris, 1885). Fils d'un général de l'Empire, il passe une partie de sa jeunesse en Italie et en Espagne, puis de retour à Paris, s'adonne aux lettres. Il est d'abord poète classique : Les Odes (1822), mais la publication de la préface de Cromwell, en 1827, des Orientales (1829) et surtout la représentation d'Hernani (1831), le consacrent comme chef du romantisme. Il publie de nombreux recueils lyriques, un roman historique : Notre-Dame de Paris, des drames : Lucrèce Borgia . L'insuccès des Burgraves, et surtout la mort de sa fille Léopoldine, en 1843, le détournent pour un certain temps de la création littéraire au profit de la politique. Après le coup d'état du 2 décembre 1851, il s'exile dans les îles Anglo-Normandes, et écrit les Châtiments en 1853, recueil satirique contre Napoléon III, auquel succédèrent, en 1856, les Contemplations. C'est en cette période d'exil qu'il écrit ses romans les plus célèbres : Les misérables, Les travailleurs de la mer et Quatre-vingt-treize. Il revient d'exil en 1870, et meurt en 1885. Il a des funérailles nationales et ses cendres sont transférées au Panthéon. Élu à l'Académie Française en 1841.

Longue rue ouest-est [la plus longue rue du centre-ville], parallèle aux rues Jean-Louis Mabily et Clément Daniel, qui relie la rue Louis Curet à la rue Gounod (face à l'avenue Julien Belfort) en coupant successivement les rues Renaudel, Croizat, Gambetta et Denfert-Rochereau.

La section est de la rue, entre la rue Denfert-Rochereau et la rue Louis Curet s'appelait au XVIIIe siècle rue du Munitionnaire. La section ouest de la rue s'appelait alors rue des Jardins [elle marquait la limite de l'urbanisation et desservait de nombreux enclos], mais plus familièrement rue du Sac [car elle était fermée à la circulation et ne fut prolongée jusqu'à la rue du Saint-Esprit (actuelle rue Gounod) qu'au XIXe siècle]. La dénomination rue Victor Hugo ne date que du début du XXe siècle. A son extrémité occidentale se trouve la chapelle du Saint-Esprit, reconstruite en 1929, avec le vieux millésime de 1655.

370

Hugo (École primaire et maternelle Victor)

Voir ci-dessus.

Boulevard Jean Rostand.



Hugues (chemin)

Hugues : Nom d'une grande famille d'agriculteurs de ce quartier.

Raccourci (qui se prend en prolongement du chemin de Châteaubanne) entre le chemin de La Seyne à Six-Fours et le chemin de Barban

Chemin rural. Ancienne annexe 2 au chemin d'Artaud à Pignet, sur le CD 216. Classé (CR 309) le 25 août 1887.

310

Hugues (rue Cyrus)

Cyrus Hugues : Pharmacien de profession, puis Maire de La Seyne (Tourves, 1823 - La Seyne, 1896). Il est d'abord pharmacien à Collobrières et Conseiller général. Républicain convaincu dès la première heure, très actif dans la résistance au coup d'état de décembre 1851, il est considéré comme l'un de ses excitateurs les plus ardents au désordre. Accusé d'avoir proclamé la déchéance du Maire de Collobrières, il est condamné à la déportation en Algérie. On le retrouve plus tard pharmacien à La Seyne, dans cette rue qui s'appelait alors rue de la Paix et qui s'appelle aujourd'hui rue Cyrus Hugues. En 1871, il est à la tête de la faction républicaine locale et sera membre de la commission municipale installée dès la chute de l'Empire, puis Maire de 1876 à 1882. Cyrus Hugues fut l'oncle de M. Armand qui a longtemps dirigé la pharmacie Armand, au bas du Marché, et qui était lui-même le fils de Jean Armand, Maire de La Seyne de 1908 à 1910. Voir également les précisions biographiques sur Cyrus Hugues, sur le site internet de René Merle.

Rue centrale de la vieille ville, qui relie le « bas du Cours » (place Laïk père et fils) au port (quai Saturnin Fabre).

Anciennement : rue Bourbon au XVIIIe siècle ; en hommage à la dynastie régnante, puis rue de la Paix après la Révolution. Dénomination rue Cyrus Hugues adoptée à la séance du Conseil Municipal du 22 mars 1896. Une plaque dédiée à Cyrus Hugues a été récemment dévoilée par M. Arthur Paecht, Maire de La Seyne, qui a tenu à « saluer l'homme courgeux qui a défendu la démocratie et la république » (23 mars 2002).

110

Huit-Mai 1945 (rond-point du)

Commémore le 8 Mai 1945, date historique de la capitulation allemande

Rond-point qui commande la sortie nord du centre ville, en direction de Toulon. Il est à l'intersection des avenues Youri Gagarine, Gambetta et Max Barel (au sud), Maréchal Juin (au sud-ouest), d'Estienne d'Orves et de la 1ère Armée Française (au nord).

Incorporé à la RD 559.

55 x 55 = 3025 m2



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