Encyclopédie des rues, chemins, places, quartiers et édifices de La Seyne-sur-Mer

Lettre M

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NB. Les textes en noir correspondent aux dénominations actuelles, ceux en vert correspondent aux dénominations anciennes ou à des termes faisant encore l'objet de recherches, ceux en bleu souligné correspondent à des liens interactifs vers d'autres pages du site ou vers d'autres sites internet.

Nom actuel

Origine de l'appellation

Localisation

Histoire

Dimensions (en mètres)

Mabily (rue Jean-Louis)

Jean-Louis Bonnaventure Mabily (Six-Fours, 1811 - La Seyne, 1878) : Maître boulanger seynois, fils aîné du meunier Esprit Bonaventure Mabily (Six-Fours, 1786 - La Seyne, 1865), le propriétaire de l'un des moulins (celui situé le plus au sud) de la colline des Quatre Moulins. Républicain, Jean-Louis Mabily participa à la résistance au coup d'état du 2 décembre 1851 (mais il se semble pas exister de document historique attestant qu'il ait été effectivement proscrit à la suite du coup d'état - contrairement à ce qu'ont écrit Louis Baudoin et Marius Autran) et devint adjoint au Maire de La Seyne au début de la IIIe République. Ses deux filles Hortense et Joséphine épousèrent deux frères Curet, tous deux officiers de Marine ; son fils Florent Mabily fut préposé en chef de l'Octroi.

Longue rue est-ouest de la vieille ville, parallèle aux rues Victor Hugo et Clément Daniel, qui, à l'origine, reliait la rue Gounod à la rue Louis Curet. Depuis 2009, sa section est, longue de 85 m, a pris le nom de rue Victor Gélu. La rue Jean-Louis Mabily s'arrête donc aujourd'hui à la rue Pierre Renaudel et sa longueur a été ramenée à 215 mètres.

Anciennement, rue du Prieur, parce que, dans cette artère (au n° 24), résidait au XVIIe siècle le premier prieur de la chapelle du Saint-Esprit (siège et oratoire de la confrérie des Pénitents gris). La rue comptait des ateliers d'artisans (tonneliers, fabricants d'articles pour bateaux). Avant d'être officiellement baptisée rue Jean-Louis Mabily (vers 1910 ?), il semble qu'elle ait porté quelque temps le nom de rue Jean Bart (cf. décision du Conseil Municipal du 26 septembre 1905).

215

Mabily (École maternelle Amable)

Aimable Antoine Joseph Mabily, dit Amable Mabily : Enseignant d'élite, directeur d'école, peintre, militant ardent de l'École laïque, Conseiller municipal et Adjoint au Maire de Toulon (La Seyne, 1897 - Toulon, 1959). Descendant d'une très vieille famille de meuniers et de boulangers seynois et anciennement six-fournais : les Mabily. Il était le fils de Victor Mabily, boulanger à La Seyne, rue Carvin et de Victoire Paul. [La boulangerie Mabily occupait la maison qui avait été l'hôtel de la ville de La Seyne jusqu'en 1847, boulangerie qui sera plus tard celle de la famille Erutti] et le petit-neveu de Jean-Louis Mabily. Entré à l'école normale d'instituteurs de Draguignan pendant la guerre de 14-18, ses études sont interrompues par sa mobilisation et il participe et est blessé à la campagne d'Italie, fin 1917. Instituteur à Saint-Mandrier, puis à Bandol, il termine sa carrière comme directeur d'école à Toulon (Rivière Neuve), puis enseignant de français à l'école Martini. Retraité le 30 Juin 1959, il meurt le 7 Juillet suivant. Amable Mabily était bien connu à Toulon comme militant laïque et s'était engagé politiquement à gauche (assez longtemps membre du Parti Communiste, et notamment conseiller municipal communiste et adjoint au maire de Toulon dans la municipalité PS-PC (Le Bellegou), jusqu'à sa mort en 1959. [Voir la fiche biographique d'Amable Mabily dans le Dictionnaire du Mouvement Ouvrier Seynois].

27 avenue Henri Pétin.

Dénomination approuvée en 1961 (délibération du Conseil Municipal du 28 décembre 1960 et hommage public à la séance du 27 avril 1964). Voir le texte consacré à l'École maternelle Amable Mabily dans notre Histoire de l'Enseignement à La Seyne.


Macchi (piste Raymond)

Raymond Macchi : Chef de District de l'O.N.F., ancien Président de l'Association des Amis de Janas, qui a beaucoup contribué au reboisement de la forêt.

Piste de la forêt de Janas, qui suit un trajet approximativement nord-sud, entre la sortie nord du camping (près de la Fouant dei can) et la corniche varoise (Bramas).

= Piste W 906.


Macé (rue Jean)

Jean Macé (1815-1894) : Rédacteur du journal La République, contraint de quitter la France après le Coup d'État de 1851. Il fonda la Ligue Française de l'Enseignement (1866), il ne cessa de lutter pour l'école publique, laïque et obligatoire.

Rue qui relie le chemin de l'Évescat (à son point de détachement d'avec le boulevard Jean Jaurès) à la rue La Fontaine.

Rue ouverte en 1964. Dénomination rue Jean Macé décidée lors de la séance du Conseil Municipal du 27 avril 1964.

97

Madrid (rue de)

De Madrid, capitale de l'Espagne depuis 1561, en Castille, sur le Manzanares : 2 909 792 hab. (Madrilènes). Centre administratif où l'industrie s'est développée. La ville est célèbre pour sa Plaza Mayor (1617), ses églises et couvents classiques ou baroques, son palais royal du XVIIIe siècle, ses riches musées dont celui du Prado, le Musée archéologique national, le Centre d'art moderne Reine Sofia, la collection Thyssen-Bornemisza.

Au quartier Vignelongue, rue sud-nord qui se détache de l'avenue de Rome et rejoint la rue de Lisbonne.



Magasins (rue des)

Dénomination qui témoigne de la présence ancienne, dans cette rue (de même que dans la rue voisine, dite rue du Munitionnaire) proche des premiers chantiers de La Seyne, des magasins de fournisseurs pour navires.

Ancienne dénomination (début XIXe siècle) de l'actuelle rue Joseph Rousset, rue parallèle à l'avenue Hoche, qui relie les rues Ambroise Croizat et Pierre Renaudel.

Anciennement rue de la Comédie [au XVIIIe siècle, les spectacles avaient souvent lieu dans les entrepôts de marchandises]. Voir rue Joseph Rousset, dénomination actuelle.


Mai (le)

Depuis le Moyen Age, la clairière de Janas a pris le nom de Champ de Mai. L'usage s'est établi, dans la population, de dire : " Nous allons au Mai ", identifiant ainsi le lieu des cérémonies avec les fêtes qui se passaient en ce mois printanier. Si l'on se réfère à l'Antiquité grecque et romaine, on comprend mieux ces pratiques. Le mois de mai y était fêté avec ferveur et un vieux culte païen rendait hommage à Maïa, la mère de Mercure, déesse des Enfers et de l'abondance. Elle veillait sur la bonne germination des semences, au printemps, et témoignait du retour à l'éveil de la nature et de la vie. Une autre tradition descend également de l'antique culte à Maïa, c'est celle de l'Arbre de Mai. Cette coutume, que l'on trouve encore à l'époque des rois Carolingiens, consiste à planter un arbre le premier jour du mois de mai, considéré comme le plus beau de l'année.

Désigne la clairière principale de l'entrée de la forêt de Janas (point de départ du parcours sportif et de divers sentiers vers l'ancien sémaphore, le Peyras, le Rayolet) où se tenaient traditionnellement diverses fêtes pendant le mois de Mai. Par extension on a parfois désigné par le Mai l'ensemble du territoire de Janas (forêt du Mai).

Voir le texte Pourquoi le Mai ? dans le chapitre Janas, le Mai de notre Tome I.


Mai (chapelle Notre-Dame du)

Quand l'Église catholique établit, de proche en proche, son influence sur toutes les provinces de l'ancienne Gaule, de nouvelles pratiques religieuses furent établies pour détrôner les dieux païens (voir ci-dessus). Ce n'est pas un hasard si la chapelle de Notre-Dame de Bonne Garde, appelée aussi Notre-Dame du Mai ou la Bonne Mère, fut inaugurée le 3 mai 1625. Cela se plaçait dans la perspective, dont nous avons évoqué les grandes lignes, qui consistait à placer les forêts sacrées des cultes païens, les périodes vouées à des fêtes anciennes, sous le vocable de la Vierge Marie.

Chapelle construite au sommet du promontoire de Sicié (altitude 358 m.).

Sanctuaire qui fut construit en 1625 pour remercier la Vierge Marie d'un double miracle en ce lieu, rapporté par la tradition orale des Six-Fournais. Au mois de mai de l'an 1625, les veilleurs de l'ordre des Pénitents Gris sortirent indemnes d'un orage qui frappa leur tour de garde. Il fut alors décidé d'y édifier un véritable sanctuaire. Un second miracle se produisit alors lorsque le pénitent, désigné pour chercher l'eau dans les environs immédiats du futur chantier découvrit dans ce pays aride la fontaine appelée Roumagnan. La légende dit que c'est la Vierge Marie, apparue en songe, qui lui indiqua cette source que l'on appelle aussi Source de Notre-Dame. De plus, en creusant pour aménager un bassin permettant de contenir l'eau de la source, le pénitent découvrit une terre blanche qui s'avéra être de la chaux. Ainsi, le ciel avait voulu que se trouvassent là les matériaux nécessaires à l'édification du sanctuaire commémorant le miracle de mai 1625. Le chantier fut inauguré le 3 mai 1625 et achevé à l'automne. Mais en 1633, l'édifice allait être agrandi. À l'intérieur du sanctuaire, on plaça une statue de la Vierge et sur la porte d'entrée on pouvait lire " Posuerunt me custodem " (ils m'ont placée gardienne). Voir également le texte 1625 - Notre-Dame de Bonne-Garde dans le chapitre Sicié de notre Tome I.



Maïs (résidence le)

Le maïs (Zea mays) est une plante herbacée tropicale annuelle de la famille des Poacées (graminées), largement cultivée comme céréale pour ses grains riches en amidon, mais aussi comme plante fourragère. Cette espèce, originaire du Mexique, constituait l'aliment de base des Amérindiens avant l'arrivée en Amérique de Christophe Colomb. La plante est aujourd’hui cultivée mondialement et est devenue la première céréale mondiale devant le riz et le blé. Le maïs a actuellement trois grands types d’utilisations : l’alimentation animale qui est de loin le premier débouché et concerne surtout les pays industrialisés, l’alimentation humaine, particulièrement importante dans certains pays du Tiers monde, notamment l’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine, mais davantage marginale dans les pays industrialisés (maïs doux, flocons, polenta, Maizena), et enfin les industries agroalimentaires (brasserie, préparation de boissons alcoolisées distillées), ainsi que production d’alcool comme biocarburants, biogaz ou bioplastiques.


Nouvelle dénomination des immeubles de la partie centrale (E1, E2, I1, I2 et F1 à F5) de la résidence H.L.M. Le Messidor située au quartier Berthe au sud du boulevard Jean Rostand et à l'ouest de l'avenue Louise Michel.


Requalification de cette partie du quartier Berthe, mise en œuvre au début de l'année 2016, avec attribution de noms de fleurs, de céréales ou d'arbres fruitiers aux 'immeubles, rappelant le passé agricole du quartier.


Malraux (École primaire André)

André Malraux : Ecrivain et homme politique français (Paris, 1901 - Créteil, 1976). Son oeuvre romanesque (la Voie royale, 1930 ; la Condition humaine, 1933 ; l'Espoir, 1937), critique (les Voix du silence, 1951 ; l'Homme précaire et la littérature, 1977) et autobiographique (le Miroir des limbes, 1967-1975) cherche dans l'engagement politique et dans l'art les moyens de lutter contre la corruption du temps et l'instinct de mort. Il combattit aux côtés des républicains lors de la guerre d'Espagne et fut ministre des Affaires culturelles du Général de Gaulle de 1959 à 1969. Ses cendres ont été transférées au Panthéon en 1996.

Avenue Louis Pergaud.

A l'origine (1946), cette école s'appelait École Berthe, du nom du quartier. En 1963, la municipalité adopte le projet de l'école actuelle, baptisée École Maurice Thorez (voir Maurice Thorez à la lettre T du lexique), qui fut réalisé en deux tranches (Thorez I et Thorez II) de douze classes chacune, qu'il sera nécessaire de compléter en 1971. A la fin des années 1980, l'École Thorez I fut rebaptisée École André Malraux et l'École Thorez II, École Jean Giono. Voir le paragraphe consacré à l'École André Malraux (ex-École Maurice Thorez) dans notre Histoire de l'Enseignement à La Seyne. En Août 2010, les deux groupes scolaires Malraux et Giono sont fusionnés en une seule structure dénommée Groupe Scolaire Lucie Aubrac.


Malsert (Groupe scolaire Émile)

Émile Malsert : Principal du Collège Martini de 1932 à 1952 (Saint-Vallier, Drôme, 1887 - Six-Fours, 1964). Issu d'une famille de cultivateurs, d'un père cantonnier, Émile Malsert, excellent élève, travailla avec une rare conscience et une volonté farouche. Reçu à l'École normale de Privas, il accomplit ses trois années d'études au cours desquelles se révélèrent chez lui des qualités remarquables de pédagogue et de défenseur de l'idéal laïque. Il n'exerça pas longtemps son métier d'instituteur, car il fut mobilisé en 1914. Il fit toute la guerre en qualité de chef comptable de son unité d'infanterie, participa à des combats meurtriers dont il eut la chance de se tirer sain et sauf. Après cinq ans sous les drapeaux, il reprit son poste d'instituteur dans son département d'origine et parvint brillamment au Professorat, en deux ans, sans être aidé de personne. Il enseigna alors à Aubenas, puis devint directeur du Collège de Valréas, internat, qu'il fit prospérer rapidement. C'est en 1932 qu'il prit la direction de l'École Martini qui comportait à cette époque une école primaire supérieure, une école primaire et une école pratique. Sa haute compétence, sa grande autorité sur les élèves et sur le personnel, ses qualités de travailleur infatigable, sa conscience professionnelle remarquable, feront de lui un chef exceptionnel grâce à qui l'École Martini deviendra un des établissements jouissant de la meilleure réputation dans toute l'Académie du Var. Toute une génération de Seynois a reçu son empreinte bénéfique, par l'enseignement de valeur qu'il a su impulser dans l'établissement dont il avait la charge. En 1952, après quarante ans au service de l'École publique et de l'idéal laïque, Émile Malsert se retira avec sa compagne dans sa petite propriété des Aigues Marines, sur la route de Six-Fours à Sanary, non loin de la mer, en continuant d'oeuvrer en faveur de l'École, soit au sein de la Délégation cantonale, soit à l'Amicale laïque dont il fut Président à une certaine époque. (Voir également la biographie d'Émile Malsert dans notre Histoire de l'École Martini).

Malsert 1 : 1 rue La Fontaine. Malsert 2 : 2 chemin de l'Évescat. Cet ensemble scolaire, limité par les rues Pierre Fraysse, Jean Macé, La Fontaine, le boulevard Jean Jaurès et le chemin de l'Évescat, s'étend sur une superficie de 8.500 m2 environ. Il est l'un des plus importants de la ville.

La décision de créer une école dans ce quartier (avenue Fort Caire) est prise le 29 Octobre 1910 par la municipalité Jean Juès. Comme les crédits manquent pour construire, la ville loue l'immeuble occupé par l'ancienne épicerie Fleury, qu'elle achète ensuite et répare pour y faire fonctionner deux classes provisoires (École du Fort-Caire). En 1915, la Municipalité Baptistin Paul délibère pour une location à bail de la propriété Cartier, appartenant aux hoirs Pissin - d'où le nom d'école Pissin que cette école portera longtemps pour quelques vieux Seynois, bien que sa dénomination officielle ait été école François Durand dès 1918. (François Durand, édile seynois qui se distingua particulièrement par son dévouement au moment de l'épidémie de choléra de 1865). Sa dénomination actuelle de Groupe scolaire Émile Malsert a été décidée en 1973. Voir le paragraphe consacré au Groupe scolaire Émile Malsert I et II) dans notre Histoire de l'Enseignement à La Seyne de 1789 à 1980.

8 500 m2

Malsert (square Émile)

Voir ci-dessus.

Square situé au sud-est de l'angle formé par l'avenue Pierre Fraysse et la rue La Fontaine.

Anciennement place des Hommes-sans-Peur. Le square Émile Malsert a été inauguré en décembre 1973 en présence de Madame veuve Malsert et de ses enfants.


Mandela (Centre Social et Culturel Nelson)

Nelson Mandela : Homme politique sud-africain (né à Mvezo, Umtata, 1918). Chef historique de l'ANC (Congrès National Africain). Organisateur de la lutte armée après la dissolution de son mouvement en 1960, il est arrêté en 1962 et condamné à la détention à vie en 1964. Libéré en 1990, nommé vice-président, puis président (1991-1997) de l'ANC, il est l'un des principaux artisans, avec F. de Klerk, du processus de démocratisation en Afrique du Sud. En 1994, à l'issue des premières élections multiraciales, il est élu président de la République, siège qu'il occupera jusqu'en 1999. Prix Nobel de la Paix en 1993.

Centre Social et Culturel Nelson Mandela, avenue Jean Vilar.



Manet (Édouard rue)

Édouard Manet : Peintre français (Paris, 1832 - Paris, 1883). Souvent inspiré par les maîtres classiques, en particulier les Espagnols du Siècle d'or, il fut, par la probité de son naturalisme et par ses audaces picturales, un des pères de l'impressionnisme et de l'art moderne (le Déjeuner sur l'herbe , 1862 ; Olympia, 1963 ; le Fifre, 1866 ; l'exécution de Maximilien, 1867 ; le Balcon, 1868 ; portrait de Mallarmé, 1876 ; un bar aux Folies-Bergère, 1882).

Au quartier des Sablettes, courte traverse entre la rue Hector Berlioz et l'avenue Charles de Gaulle.

Classée le 3 février 1958. Dénomination rue Édouard Manet adoptée à la séance du Conseil Municipal du 15 septembre 1972.

61

M'an fa tort (banque des)

Il s'agissait d'un banc adossé au mur des bureaux de l'Inscription Maritime, où les ouvriers retraités assis en rang, le menton sur leur canne venaient chauffer leurs vieux os au soleil et racontaient leur vie de travail. Très souvent, ils se plaignaient d'avoir été brimés, lésés pour les avancements auxquels ils pouvaient prétendre et auxquels ils seraient parvenus « si on ne leur avait pas fait du tort ». S'exprimant alors en langue provençale, ils disaient : « M'an fa tort ». Traduisez : « On m'a fait du tort », d'où le nom de « banque des m'an fa tort ».

Célèbre banc autrefois adossé au mur des bureaux de l'Inscription Maritime face au pont basculant (actuel quai de la Marine).



Manteau (quartier)

Quartier du bord de la Baie du Lazaret, aménagé dans une anse profonde entre le fort de Balaguier et Tamaris, abritée de tous les vents. Les petits bateaux de pêche qu'elle accueille ont trouvé là une véritable protection, ce qui a pu justifier l'appellation de manteau.

Quartier situé au bord de la Baie du Lazaret, entre le fort de Balaguier et le quartier Tamaris. Il correspond à la partie est de l'ancien parc de Michel Pacha où furent construits notamment le château, le casino, ainsi que le parc exotique et le petit port du Manteau.



Manteau (chemin du)

Voir ci-dessus.

Sur les hauteurs de Balaguier, ce chemin relie le boulevard de la Corse Résistante à la corniche Michel Pacha.

VC 142.

650

Mar Vivo (quartier et plage)

Nom de quartier qui évoque la mer vive du large par rapport aux eaux plus calmes de la Baie du Lazaret (Petite Mer).

Quartier du sud-est de la ville entre les quartiers Les Sablettes, Pas du Loup, Les Plaines et La Verne.

Autrefois orthographié (et prononcé) Mar-Vive.


Mar Vivo (avenue de)

Voir ci-dessus.

Le long de la plage de Mar Vivo, courte voie qui relie l'avenue de la Plage au boulevard de La Verne.

Ancienne annexe n° 4 de la VC 43.

43

Mar Vivo (boulevard de)

Voir ci-dessus.

Dénomination commune de l'avenue Hugues Cléry, voie principale du quartier Mar Vivo, reliant la route des Sablettes (avenue Pablo Neruda, rond-point des Plongeurs démineurs) à l'avenue des Pins et à l'avenue de la Plage.

Ancienne VC 43, dite boulevard de Mar Vivo, ou de Mar Vive et encore communément nommée ainsi, bien qu'elle ait été baptisée officiellement avenue Hugues-Cléry depuis le 9 novembre 1902.


Mar Vivo (église de)

 

Voir ci-dessus.

Son entrée se situait avenue des Pins, près de l'angle avec le boulevard de la Verne.

Elle fut inaugurée au quartier Mar Vivo en Mars 1897, avec la bénédiction de Mgr. Mignot, évêque de Fréjus et Toulon. Ses dimensions étaient bien modestes, mais suffisantes pour l'époque, car, en cette fin du XIXe siècle, les quartiers compris entre les Sablettes et Fabrégas en passant par Mar-Vivo et Fabrégas n'étaient pas très peuplés. Après la secondaire guerre mondiale, la chapelle de Mar-Vivo, tombée en désuétude ne fut pas réparée. Acquise par un particulier, elle a totalement perdu sa vocation première pour devenir une pizzeria.


Mar Vivo à la Verne (chemin de)

Du nom des quartiers Mar Vivo et La Verne (voir ces noms).

Chemin qui relie le boulevard de La Verne à la plage de La Verne par le haut de la colline (tracé presque parallèle à celui du boulevard du Bord de Mer, qui lui suit la côte au niveau de la crique de La Vernette).

Classé (VC 245) le 3 mai 1949.

640

Mar Vivo aux Deux-Chênes (chemin de)

Du nom du quartier Mar Vivo et du carrefour « Les Deux-Chênes » (voir ces noms).

Entre les quartiers L'Oïde et Mar Vivo, chemin qui relie la route de Fébrégas au boulevard de La Verne. Il dessert notamment les deux lotissements La Verdoulette, Le Bosquet de Fabrégas, Les Pins d'Azur et la maison de convalescence Le Parc du Golf.

Ancienne annexe du chemin des Plaines. Classé (VC 212) en Février 1889.

700

Marceau (rue)

François Séverin Marceau-Desgraviers, dit Marceau : Général français (Chartres, 1769 - Altenkirchen, 1796). Il commanda l'armée de l'Ouest contre les vendéens (1793), se distingua à Fleurus (1794) et s'empara de Coblence. Il fut tué au combat.

Courte rue qui relie la rue Baptistin Paul au quai Saturnin Fabre, entre les rues Parmentier et Ramatuelle.

On désignait cette rue, au XVIIIe siècle, rue des Tonneliers, nom qu'elle continua à porter pendant la plus grande partie du XIXe.

35

Marché (place du)

Place ainsi dénommée parce que les paysannes de la campagne venaient y vendre le matin leurs légumes et leurs fruits.

Ancienne appellation de la place délimitée par le cours Louis Blanc, les rues République, Carvin et Cyrus Hugues.

Voir place Laïk Simon et Maurice (dénomination actuelle) décidée à la séance du Conseil Municipal du 6 avril 1949. (Voir aussi le chapitre Place du Marché, dans notre Tome III).


Marché (le)

Voir ci-dessus.

Artère centrale et lieu du Marché de la vieille ville, entre la place Germain Loro et la place Laïk père et fils.

Appellation populaire du Cours, artère centrale et lieu du Marché de la vieille ville. Ses platanes datent de 1774. Voir Cours Louis Blanc, dénomination actuelle.


Marché (rue du), ou rue du Marché-aux-Herbes

Voir ci-dessus.

Ancienne appellation de cette importante rue commerçante (poissonnerie) de la vieille ville, qui relie le bas du Cours (place Laïk père et fils) à la rue Bourradet.

Au XVIIIe siècle, c'était la rue du Pavé-d'Amour (voir ce nom). Au XIXe siècle, la courte section de cette rue située entre la poissonnerie et le bas du Cours, s'appelait rue du Marché-aux-Herbes parce que les paysannes de la campagne venaient y vendre le matin leurs légumes et leurs fruits. Plus tard, les deux sections de la future rue de la République prendront le nom unique de rue du Marché. L'appellation rue de la République (dénomination actuelle) date de 1885 environ.


Marché-aux-poissons

Lieu ainsi dénommé parce que les femmes de pêcheurs venaient y vendre les poissons, fruits de mer et crustacés que leurs maris avaient pêchés pendant la nuit ou le matin de très bonne heure.

Ancienne appellation de l'actuelle Poissonnerie, située au bas de l'avenue Marius Giran (anciennement Petit Cours ou rue du Petit Filadou), dans sa partie élargie, près de sa rencontre avec la rue République.

Le millésime 1839 qui est gravé sur sa façade ouest n'est pas celui de la construction mais d'une reconstruction et sans doute aussi d'un déplacement de quelques mètres par rapport à l'ancienne halle qui bordait la place aux Herbes (Début de la rue République) et qui fut édifiée en 1639, donc avant l'érection de La Seyne en commune.


Margier (rue Jean-Pierre) Jean-Pierre Margier : Prêtre ouvrier, responsable associatif (1933-2011).
Jean-Pierre est le dernier de quatre enfants. Fils d'une famille d'agriculteurs provençaux produisant des fruits et légumes, du vin et des olives d’Aubagne, il grandit dans cette famille catholique. On l’envoie chez les Jésuites. Il vit la guerre à Marseille. Il fait des camps JEC. Il entre assez naturellement au grand séminaire de Marseille. En 1954, il est appelé parmi les chasseurs alpins et devient formateur des appelés qui partent en Algérie. Libéré en 1956, il retourne au séminaire. Un séminariste l’oriente vers la Mission de France. Il découvre les équipes de la Mission de France à Marseille (Saint-Michel et Saint-Louis). Il entre en 1956 au séminaire de la Mission à Pontigny. En 1958, il fait un stage à l’usine de Lacq, alors que les stages ouvriers sont interdits pour les séminaristes. Il trouve du travail comme magasinier, avec la complicité d’ouvriers catholiques. Il est ordonné prêtre le 16 avril 1961 à Saint-Michel de Marseille. Il est envoyé à Toulouse, comme aumônier de l’Ecole technique. Tous les prêtres de la Mission font de petits travaux, bien que le travail des prêtres soit encore interdit. Jean-Pierre livre ainsi du charbon et vit « avec des copains prêtres pasteurs à 150 %, pasteurs pour un peuple qu’on aimait ». En 1964, il est envoyé à La Seyne-sur-Mer, avec Bernard Baudry, Edmond Abelé, Jean Galisson et Jean Roux. La paroisse confiée à la Mission de France est la Paroisse Notre-Dame-de-Bon-Voyage. Jean-Pierre est alors aumônier de lycée à mi-temps, chauffeur poids lourds et assure le catéchisme dans le quartier de la Rouve. Il vit mai 1968 avec les lycéens et les ouvriers des chantiers navals en grève. C’est aussi l’année de la reprise des prêtres-ouvriers. « L’opportunité d’un P.O. aux chantiers navals s’est présentée, acceptée par bien des chrétiens », dit-il. Mandaté par son équipe Mission de France et une équipe ACO, il se prépare à devenir P.O. Il fait une année de recyclage théologique, puis un stage de formation de chaudronnerie. A cette époque les chantiers embauchent. Il entre dans l’atelier 26 de tuyauterie, parmi 120 jeunes ouvriers. A partir de 1970, il habite à la ZUP Berthe dans un appartement réservé aux ouvriers des chantiers. Pendant 18 ans, c’est la saga des chantiers. Il prend sa carte CGT et des responsabilités à la Mutuelle. En 1983, il participe à l’amicale des locataires, dans cette cité de 3 600 logements qui abritent 10 000 habitants. La réforme des Offices HLM donne place à des élus des locataires. Depuis lors, il sera élu au CA de l’Office. Il participe à la création de deux associations : l’ASPI, qui prend en charge l’entretien des espaces communs de la cité, et GASPAR, qui offre des services d’entraide et a longtemps préparé le carnaval de la cité. Jean-Pierre Margier restera un symbole du lien social dans la cité Berthe.
Au quartier Berthe, rue approximativement est-ouest longeant, côté sud, le groupe scolaire Lucie Aubrac, et reliant la rue Jean Vilar, côté est, à la rue de Berdiansk, côté ouest.
Dénomination adoptée par le Conseil municipal du 25 juillet 2013. Rue inaugurée le 14 septembre 2013. Voir le discours d'inauguration prononcé par M. Marc Vuillemot, Maire de La Seyne.

Marie (allée)

Recherche en cours.

Au quartier Les Sablettes, impasse qui se détache du côté sud de l'avenue Charles de Gaulle (entre les chemins Hermitte et Rey), en direction de la plage, à laquelle on accède par un vieil escalier de fer.



Marine (esplanade)

De la marine, ensemble de ce qui relève de l'art de la navigation sur la mer, ensemble des gens de mer, des navires et des activités qui s'y rapportent.

Sur le site des anciens Chantiers, cette esplanade est située entre le Parc de la Navale et le futur port de plaisance. Elle permet une continuité piétonne en complément du Cours Toussaint Merle et offre de par son ouverture vers la mer un vaste panorama sur la magnifique Rade de Toulon.

Inaugurée le 15 septembre 2007.

25 000 m2

Marine (quai de la)

Voir ci-dessus.

L'un des quais du port de La Seyne, qui prolonge le quai Hoche vers le nord-est, jusqu'à La Caisse (môle de la Paix) (cf. « banque des m'an fa tort »).



Maristes (chapelle des)

Mariste : Membre de deux congrégations catholiques vouées à la Vierge : la Société de Marie (de Lyon), ou Pères Maristes, qui se consacre aux tâches missionnaires, et les Petits Frères de Marie, ou Frères Maristes, institut enseignant composé de religieux laïcs.

Située dans l'enceinte de l'Institution Sainte-Marie, place Germain Loro.

Commencée le 29 octobre 1862 en présence de Mgr de Chalandon, archevêque d'Aix-en-Provence, et achevée en octobre 1863, elle fut construite dans un style néo-gothique propre au XIXe siècle. Ses vitraux, fruit, en bonne partie, de la générosité des familles des élèves, fabriqués à Bordeaux, évoquent des sujets en rapport avec l'idéal des Maristes, avec des exemples à donner à de jeunes chrétiens et Français. Une rénovation a été décidée en 2014. 700 000 euros de travaux ont été effectués, financés par l'association qui gère le bien sous la responsabilités des Pères Maristes avec notamment des dons venant des familles d'élèves. L'inauguration de la chapelle rénovée a eu lieu le 5 novembre 2017.


Maristes (collège des pères)

Voir à Sainte-Marie (Institution). Voir également notre texte sur l'Institution Sainte-Marie dans notre ouvrage Histoire de l'Enseignement à La Seyne de 1789 à 1980, ainsi que le site internet de l'Institution Sainte-Marie.

1, place Germain Loro.

Le collège des RR.PP. Maristes (Institution Sainte-Marie) fut édifié sur l'emplacement de l'ancien Couvent des Capucins, fermé en 1792 et dont il ne reste plus trace aujourd'hui. [Voir à Institution Sainte-Marie].


Maristes (école des frères)

Voir ci-dessus. Voir également notre texte sur l'École des frères maristes dans notre Histoire de l'Enseignement à La Seyne de 1789 à 1980.

École privée catholique située autrefois boulevard du Quatre-Septembre.

Cette école fut créée en 1852 par l'Abbé Deblieu, curé doyen de La Seyne de 1834 à 1855. Elle n'a pas fonctionné tout de suite au boulevard du Quatre-Septembre, mais fut ouverte dans un local attenant à l'église paroissiale, qui comportait cinq classes et accueillait 238 élèves. En 1865, l'école recevait 531 élèves répartis en huit classes. Mais à partir de 1874, l'école subit une régression (150 élèves en 1879). En 1882, l'école s'installe plus confortablement dans l'immeuble appartenant à la Paroisse de La Seyne, au Boulevard du Quatre-Septembre, mais elle n'accueille plus alors que 132 élèves. En 1903, avec sa réorganisation en tant qu'établissement scolaire libre reconnu par l'État et avec le départ de la plupart des frères maristes, l'école devint l'Externat Saint-Joseph, mais elle ne put survivre que jusque vers 1930, notamment par insuffisance d'effectifs. Devenus disponibles, les locaux ont abrité pendant quelques années diverses oeuvres dont le Secours Catholique. Après la guerre, l'Hôtel des Postes de la Seyne ayant été sinistré, ces locaux furent utilisés quelques années par l'administration des P.T.T. En 1963, les locaux ont été détruits et remplacés par un grand immeuble appelé Le Quadrige, au rez-de-chaussée duquel se trouve un petit supermarché.


Marquet (stade Victor)

Victor Marquet : Cadre des chantiers navals et apôtre du rugby seynois (1875-1944). Après des études au Lycée Lakanal à Sceaux, Victor Marquet est recruté vers 1900 dans l'atelier électricité des F.C.M. où il est remarqué comme homme de caractère, strict et autoritaire. Passionné de sport, et particulièrement du nouveau jeu de rugby qu'il a pratiqué au Stade Français, il va communiquer son expérience à la jeunesse seynoise au tout début du XXe siècle (le rugby se joue alors sur le terrain de la Gâtonne). Il sera joueur, capitaine de l'équipe et quelquefois arbitre. En 1906, dans le contexte politique et syndical difficile que connaît La Seyne, et qui rejaillit sur les milieux sportifs, une scission se produit dans le club seynois et Victor Marquet s'en va rejoindre l'Étoile sportive de Toulon pour créer le Stade Varois. En Octobre 1921, avec la fusion des clubs sportifs seynois en une nouvelle Union Sportive Seynoise présidée par le professeur Romanet, Victor Marquet revient à La Seyne comme président de la section sportive et restera actif jusqu'à ce que la guerre interrompe les activités sportives. Victor Marquet fut malheureusement tué lors du bombardement du 29 avril 1944.

Stade situé à proximité du rond-point du 8 mai 1945, dans l'angle formé par les avenues du Maréchal Juin et Pierre Mendès France. Historiquement consacré au rugby, il est actuellement en cours de rénovation (le rugby se joue au stade Léry).

Anciennement, stade de la Muraillette [voir l'ouvrage Un Dimanche à La Muraillette - Un siècle de rugby à La Seyne, de Henri Giovannetti et Jean-Marc Giraudo (1995)].


Martel (place Esprit) (ou, plus souvent, place Martel Esprit)

Esprit Martel : Capitaine de frégate en retraite - Maire de La Seyne (1865-1866). [On retrouve dans le recensement de 1841 : Joseph Esprit Martel, contrôleur de paye, habitant rue des Maures avec son père, Esprit Martel, maître charpentier en retraite, sa mère, Thérèse Peyret, et ses deux sœurs]. Il se distingua par son dévouement pendant la terrible épidémie de choléra de 1865. Un obélisque fut d'ailleurs édifié en 1866 sur la place Bourradet en souvenir des actes de dévouement, de courage et de charité accomplis pendant la désastreuse épidémie de choléra de 1865. Il fut transféré au cimetière en 1896.

Huit rues aboutissent à cette place. Ce sont les rues : Brassevin, Gambetta, Hoche, Croizat, Franchipani, Baptistin Paul, Bourradet, Clément Daniel. Depuis le 10 décembre 2011, s'y trouve, côté nord, la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti.

Anciennement place Bourradet, peut-être par altération de Vourradet, Moradet, ou Lou Radet - désignant un abri primitif pour les petits bateaux. Dénomination place Martel Esprit adoptée à la séance du Conseil Municipal du 15 Février 1883.

40 x 26 = 1040 m2

Martinets (allée des)

Du nom du Martinet, oiseau du genre Apus, ressemblant à l'hirondelle, mais à ailes plus étroites et à queue plus courte, qui chasse les insectes au vol et ne vient jamais à terre, sauf pour nidifier. Présent en Europe de mai à début août, il hiverne en Afrique.

Dans le lotissement du Cap Sicié (à droite, au début de la route de Janas), l'allée des Martinets met en communication nord-sud l'allée des Nids avec le chemin des Barelles, face à l'allée des Bergeronnettes.



Martini (rue Jean-Baptiste)

Jean-Baptiste Martini : Né à Arles en 1794, mort en 1852, éducateur de mérite, premier directeur, sous Louis-Philippe (1833-1843), de l'école communale laïque (élémentaire et supérieure de garçons), qui fonctionna dans l'ancien hôtel des finances, ou hôtel de la Dîme. Il fut le véritable créateur de l'enseignement primaire et primaire supérieur à La Seyne. C'est en sa mémoire qu'a été donné son nom à l'artère en question.
NB. Le patronyme est orthographié Martiny dans l'Histoire de La Seyne de M. Baudoin.
Au recensement de La Seyne de 1836, il figure page 71 de la manière suivante : 
- Martini Jean Baptiste, 41 ans, instituteur communal
- Mouttet Marie, 30 ans, épouse
- Martini Olimpie, 8 ans, fille
- Martini Julia, 5 ans, fille

Rue qui débute devant l'église Notre-Dame de Bon-Voyage (carrefour entre les rues d'Alsace, Carvin, Lagane et Berny) et qui monte du côté est du parking Martini jusqu'à la rue Cavaillon. Elle permettait autrefois l'accès à notre école Martini à la fois par le portail de la cour des petits (près du presbytère) et par le portail de la cour des grands (là ou la pente de la rue est la plus forte, peu avant sa rencontre avec la rue Cavaillon).

Au XVIIIe siècle, la rue s'appelait rue Co-de-grune, déformation probable de l'expression provençale Aco de Grune, signifiant ce qui appartenait à Grune, propriétaire ayant cédé ou vendu le terrain nécessaire à la création de cette voie. Au XIXe siècle, elle devint simplement la rue Grune, mais les Seynois l'avaient baptisée dès avant la Révolution la rue de la Dîme puisqu'elle conduisait au percepteur. L'appellation rue Jean-Baptiste Martini a été décidée à la séance du Conseil Municipal du 4 janvier 1922.

190

Martini (École, puis Collège)

Voir ci-dessus.

École qui occupa à l'origine l'ancien hôtel des impôts (hôtel de la Dîme) et les terrains situés au sud du Presbytère, c'est à dire à l'emplacement du premier cimetière de La Seyne (avant que celui-ci ne soit déplacé au quartier Saint-Honorat en 1837).

Première école communale laïque de La Seyne, fondée en 1833 (et dite à l'époque École de la Dîme), qui devint ensuite École primaire supérieure, puis Collège technique et moderne Martini. Elle fut détruite en 1976. L'histoire de cette école a fait l'objet d'un ouvrage entier, Histoire de l'École Martini, publié en 1982.


Martini (École primaire)

Voir ci-dessus.

Rue Jacques Laurent.

École primaire qui a succédé, en 1980, à la vieille École Martini (1833-1976). Voir le chapitre sur cette nouvelle École Martini dans notre Histoire de l'École Martini, publiée en 1982.


Martini (îlot) Voir ci-dessus. Sur l'arrère de la rue Berny et en remontant la rue Martini sur la gauche, ensemble vétuste de garages et jardins entourés de murs. La rénovation de cet îlot a pris plusieurs années. La place définitive dénomme place des Seynois de la Mission de France (voir ce nom) a été inaugurée le 13 septembre 2013.

Martini (parking)

Voir ci-dessus.

Rue Jean-Baptiste Martini. Entrée, soit par la rue Lagane, soit par la rue Jacques Laurent ; sortie par la rue Jacques Laurent.

Parking circulaire à plusieurs niveaux construit à l'emplacement de l'ancienne École Martini. Première pierre posée le 20 février 1977 ; mise en service le 21 décembre 1977.


Marty (impasse)

Il n'y a jamais eu de famille Marty dans le quartier. Mais cette impasse longe les anciennes propriétés des familles Martinenq et Vial. Et, dans les années 50, les riverains avaient suggéré à la ville la dénomination Marvi (Martinenq-Vial). Mais l'employé aurait transcrit Marti, et la dénomination est un jour devenue Marty peut-être par analogie (mais pourtant sans rapport) avec l'ancien dirigeant communiste de l'époque André Marty.

Au quartier Touffany, courte voie privée située du côté ouest du chemin des Rosiers.



Mary (chemin Léon)

Léon Mary : Ouvrier serrurier et militant syndicaliste (Blain, Loire-Atlantique, 1904 - Toulon, 1969), très populaire aux Forges et Chantiers dès les années 1930, célèbre par la richesse de son verbe. Secrétaire du Syndicat unifié des métaux en 1935, il joua ensuite un rôle important dans la Résistance et fut interné au camp de Saint-Sulpice de la Pointe. Patriote, résistant, interné, évadé, il devint à la Libération, Premier adjoint des municipalités du Docteur Sauvet (1945-1947) et de Toussaint Merle (1947-1948). Sa santé, déjà diminuée par la lutte clandestine, s'aggrava avec les efforts, la tension et les soucis que lui avait donné l'administration de la Commune en cette période si dure et il dut se retirer de la vie publique en 1948. Son nom a été donné à un chemin du quartier Pont de Fabre où il résidait. [Voir la fiche biographique de Léon Mary dans le Dictionnaire du Mouvement Ouvrier Seynois].

Au quartier Pont de Fabre, chemin qui se détache du côté ouest de l'avenue Jean-Baptiste Ivaldi et qui, parallèlement à celle-ci, rejoint le chemin de Fabre à Gavet.

Ancien chemin du Pont de Fabre. Classé (VC 124) le 25 août 1887.

270

Mas de Cachou (chemin du)

Voir quartier Cachou dont le principal domaine agricole fut la propriété du Maire Saturnin Fabre vers la fin du XIXe siècle, et où l'on vit prospérer des vignobles et des vergers, espace occupé tout entier aujourd'hui par les lotissements du Cap Sicié.

Ancien chemin, aujourd'hui inclus dans une propriété privée, qui permettait de monter au domaine de Cachou, à partir du chemin de la Forêt, au nord du chemin des Barelles et parallèlement à ce dernier.



Mascs (aire des)

Aire des mascs, ou aire des masques : de masc, sorcière (du prov. masco). Selon la légende de la bataille de Malogineste, c'est là que, en l'an 950, les Six-Fournais auraient rencontré un sorcier qui leur aurait donné le courage d'affronter les envahisseurs Sarrasins.
Autre explication : les Pénitents Gris ou frères Bourras allant à la chapelle du Cap Sicié, en pèlerinage de nuit, passaient à cet endroit vêtus d'une cagoule et munis d'une lanterne qui éclairait leur visage seulement, faisant penser à un défilé de masques...

Ancienne clairière (et actuellement parking) située à l'altitude 190-200, dans la partie haute de la forêt de Janas, là où le chemin de Six-Fours à Notre-Dame prend le nom de Bagno-camiso. C'est aussi le point d'intersection de ce chemin avec notre Corniche Varoise venant de Fabrégas et de son prolongement qui descend vers Six-Fours par le vallon de Roumagnan.



Massenet (rue)

Jules Massenet : Compositeur français (Montaud, près de Saint-Étienne, 1842 - Paris, 1912). Son art, séduisant et sensible, dénote un sens réel du théâtre (Hérodiade, 1881 ; Manon, 1884 ; Werther, 1892 ; Thaïs, 1894 ; le Jongleur de Notre-Dame, 1902).

Courte rue est-ouest qui relie l'avenue Frédéric Mistral et le boulevard Jean Jaurès, au sud de la rue Racine.

Dénomination rue Massenet adoptée par le Conseil Municipal le 16 août 1921.

55

Matisse (rue Henri)

Henri Matisse : Peintre français (Le Cateau-Cambrésis, 1869 - Nice, 1954). Maître du fauvisme, qu'il dépasse amplement, utilisant de larges aplats de couleur sur un dessin savamment elliptique (le Bonheur de Vivre, 1905-1906 ; la Danse, 1910), il est l'un des plus brillants plasticiens du XXe siècle. Son oeuvre comporte dessins, gravures, sculptures (la Serpentine, 1909), collages de papiers gouachés découpés (la Tristesse du roi, 1952), vitraux (chapelle des Dominicaines de Vence, 1950). Deux musées lui sont consacrés en France, au Cateau et à Nice.

Au quartier des Sablettes, rue qui relie le chemin du Lotissement Rey (VC 174) à l'avenue Charles de Gaulle.

Classée le 3 février 1958. Dénomination rue Henri Matisse adoptée à la séance du Conseil Municipal du 15 septembre 1972.

143

Mattei (rue Jean-Baptiste)

Jean-Baptiste Mattei : Cadre de banque (1941-?), qui fut adjoint au maire sous les municipalités Charles Scaglia et François Hérisson, décédé lors d'une plongée sous-marine.

Unique voie de l'isthme des Sablettes, entre le rond-point de l'Appel du 18 juin 1940 et le carrefour du sous-marin Protée.

Partie de l'ancien CD 18.


Matteoti (place)

Giacomo Matteoti : Homme politique italien (1885-1924) assassiné le 10 juin 1924.

Dénomination temporaire (fin des années 1920) de l'actuelle place Séverine.

Au milieu des années 1920, après la démolition de la chapelle, la place des Pénitents Blancs semble avoir porté un certain temps ce nom de Matteoti La dénomination actuelle de place Séverine Caroline a été adoptée par le Conseil Municipal le 6 décembre 1929. Voir place Séverine, dénomination actuelle.


Maupassant (impasse Guy de)

Guy de Maupassant : Ecrivain français (Tourville-sur-Arques, 1850 - Paris, 1893). Admirateur et ami de Flaubert, il publia sa première nouvelle dans le manifeste du naturalisme des Soirées de Médan (1880). Il est l'auteur de contes et de nouvelles réalistes, évoquant la vie des paysans normands, des petits-bourgeois, narrant des aventures amoureuses ou les hallucinations de la folie : la Maison Tellier (1881), les Contes de la bécasse (1883), le Horla (1887). Il publia également des romans (Une vie, 1883 ; Bel-Ami, 1885). Atteint de troubles nerveux, il mourut dans un état voisin de la démence.

Voie nouvelle qui, à partir du chemin de Gai Versant (VC n° 116), dessert une propriété privée (laquelle ? Plein Sud, face à l'impasse Gai Versant ? ou l'un des groupes d'immeubles en cours de construction ?). Recherche en cours.

Appellation décidée à la séance du Conseil Municipal du 16 janvier 2009.

70

Maurelle (quartier de la)

Quartier qui a pour origine le nom de famille Maurelle, connu en Provence sous les variantes Morel, Maurel, Maure, Maurin, Mauron, Moureau, etc., dérivant de l'adjectif bas latin, morellus, noirâtre, brun ; puis sobriquet et noms de famille  méridionaux (Mistral 1890 ; Roux 1991). Il a existé la bastide Maurel à Ollioules (ferme près de la Beaucaire, 1829) et la bastide la Maurelle à La Seyne (XVIIème s.).

Quartier situé sur le côté ouest de l'avenue Salvador Allende, entre le Pont de Fabre et le Pas du Loup.



Maurelle (chemin de la)

Voir ci-dessus.

Chemin qui relie (au nord-est du Lotissement de Bellevue) le chemin de Fabre à Gavet à l'avenue Salvador Allende.

Classé (VC 213) le 11 juin 1887. Ancienne annexe n° 1 du chemin de Bellevue (l'annexe n° 2 étant l'actuel chemin de Bellevue ou VC 214).

315

Maurelle (stade de la)

Voir ci-dessus.

Complexe sportif et notamment stade de football avec pelouse synthétique de 7 400 m2 situé entre les quartiers La Maurelle, l'Evescat et Les Sablettes, au sud du chemin Henri Guillaume.

Nouvelle dénomination stade Sébastien Squillaci, depuis le 12 mai 2007.


Maures (rue des)

Selon M. Baudoin, il n'y a pas d'explication satisfaisante au terme des Maures qu'on donna à cette rue. On a pu vouloir désigner des marchands de charbon qui s'y étaient établis, lei Carbounié, originaires d'Italie, lesquels étaient qualifiés de mouro par le populaire, c'est-à-dire d'hommes noircis, bronzés, barbouillés de charbon.... francisés en Maures ? Ou bien s'agit-il, par ce vocable de rue, du massif des Maures dans le Var, expression géographique dont l'étymologie vient de Mons maurus, montagnes sombres, boisées et non, comme on l'a dit parfois à tort, des Sarrasins qui occupèrent cette région au Xe siècle ?

Ancien nom de cette rue de la vieille ville, perpendiculaire aux rues Cyrus Hugues, Lagane et Parmentier, qui va de la rue Hoche à la rue Kléber.

Anciennement, rue de la Grande forge, cette rue deviendra par la suite rue des Maures, puis rue Baptistin Paul par le décret du 3 juillet 1920.


Mauron (École maternelle Marie)

Marie Mauron : Écrivain majoral du Félibrige (Saint-Rémy-de-Provence, 1896 - Saint-Rémy-de-Provence, 1986). Marie Mauron, de son vrai nom Marie-Antoinette Roumanille (parente de Joseph Roumanille, qui fut l'un des fondateurs du Félibrige avec Frédéric Mistral) épousa Charles Mauron. D'abord institutrice en milieu paysan, dans la vallée des Baux, Marie Mauron a débuté jeune, et s'est tournée naturellement vers la littérature de son pays de Provence. Elle a laissé une oeuvre d'une grande sensibilité poétique. Parfois comparée à juste titre à Jean Bosco, ou encore appelée la Colette provençale, Marie Mauron raconte avec beaucoup de tendresse la vie des paysans de Provence. Elle a reçu le Prix de l'Académie Française pour Mes grandes heures de Provence. Le quartier Mortisson, Mont-Paon, Charloun Rieu, Le royaume errant comptent parmi les romans majeurs ayant pour cadre la Provence et la ville de Saint-Rémy.

526 avenue Salvador Allende, entrée du côté est de l'avenue, par la rue Martin Bidouré, à l'opposé de la rue du Commandant Louis Albrand.



Mauvéou (quartier)

Peut-être du nom d'une famille propriétaire de terrains dans ce quartier. [Mais on note qu'il n'y a pas de patronyme Mauveou à La Seyne, ni d'ailleurs dans toute la région]. Peut-être est-ce la déformation de patronymes comme Marbaud ou Marvaud (Frédéric Mistral, 1890). Ou alors, ce nom dériverait-il des mots provençaux : mau, mal, mauvais, et vèu, je vois, ou la vue ??

Quartier situé du côté sud du chemin de La Seyne à Bastian, entre le chemin de Mauvéou et le chemin de Paradis, donc entre les quartiers Bastian, Brémond, Coste Chaude et Croix de Palun.



Mauvéou (chemin de)

Voir ci-dessus.

Chemin qui relie le point le plus élevé du chemin de La Seyne à Bastian (carrefour du quartier Gavet) à l'avenue Auguste Renoir.

VC 103, partie de l'ancien chemin de La Seyne aux Moulières, son prolongement au delà de l'avenue Auguste Renoir correspondant à la VC 207 (actuel chemin de la Ferme).

725

Mazen (avenue du Docteur)

Louis Mazen : Docteur en médecine (Paris, 1879 - La Seyne, 1944). Maire de La Seyne (1919-1941). [Voir la fiche biographique de Louis Mazen dans le Dictionnaire du Mouvement Ouvrier Seynois].

Avenue qui prolonge vers l'est le boulevard Etienne Peyre (à partir du carrefour avec l'avenue Max Barel), jusqu'à l'avenue Gambetta.

Partie de l'ancienne RD 214.


Médico-scolaire (Centre)

Centre médical visant à un meilleur dépistage des problèmes de santé chez écoliers seynois. Le bâtiment a hébergé aussi le Centre médico-sportif.

Construit au centre le la place Séverine, à l'emplacement de l'ancienne chapelle des Pénitents Blancs.

Construit au début des années 50.


Médico-social (Centre)

Centre médical visant à une meilleure protection de la santé des Seynois et à l'égalité de tous devant la maladie, à la fois grâce à un équipement moderne et un personnel qualifié, et à une formule de paiement, nouvelle pour l'époque : les assurés sociaux ne payant que le ticket modérateur (20 % du tarif en vigueur). Limité à l'origine à la consultation, la radiologie et aux soins dentaires, le Centre a été étendu par la suite à d'autres spécialités médicales.

Place Germain Loro.

Aménagé au début des années 50 dans l'ancienne villa Loro, acquise par la ville, place Germain Loro, ex-place des Capucins. Baptisé Centre médico-social Danielle Casanova (Dirigeante de l'Union des Jeunes Filles de France (UJFF), morte en déportation à Auschwitz en 1943). Ouvert au public en juin 1953.


Mendès France (avenue Pierre)

Pierre Mendès France : Homme politique français (Paris, 1907 - Paris, 1982). Député radical-socialiste à partir de 1932, il fut membre du gouvernement du Front populaire en mars 1938 (second cabinet Blum). Résistant, combattant dans les Forces aériennes françaises libres, membre du Comité français de libération nationale (dont il démissionne en avril 1945), député en 1946, il fut président du Conseil (1954-1955) et signataire, à ce titre, des accords de Genève qui mirent fin à la guerre d'Indochine (juillet 1954). Il fut l'un des fondateurs du Front républicain, qui remporta de nombreux sièges aux élections législatives de 1956. Hostile à la Constitution de 1958, il demeura un adversaire intransigeant du gaullisme et apporta, dans les années 70, son soutien à l'union de la gauche. Il se retira en 1973.

Avenue qui se détache du côté ouest de l'avenue d'Estienne d'Orves à faible distance du rond-point du 8 mai 1945, puis qui tourne vers le nord au niveau de son intersection avec le chemin de Moneiret. Elle se termine en impasse peu après la desserte de la Mairie Annexe.

Ancienne avenue de la Muraillette

440

Merle (boulevard Toussaint)

Toussaint Merle (La Seyne, 1911 - La Seyne, 1969) : Maire de La Seyne de 1947 à 1969. Son père et son grand-père sont ouvriers qualifiés aux Forges et Chantiers de la Méditerranée. Sa mère est née à Buti, en Toscane. L'enfance et l'adolescence de Toussaint Merle se passent dans les rues populaires de la vieille ville : rue Denfert-Rochereau, rue Clément Daniel, rue Victor Hugo. Il en gardera le respect du travail bien fait, la nostalgie de la convivialité ouvrière et populaire d'alors, la confiance dans l'idéal socialiste de transformation sociale et politique. Comme il est bon élève, ses maîtres de l'École Martini l'orientent vers l'enseignement. Reçu à l'École Normale de Draguignan, il est nommé pour ses premiers postes à Collobrières (1933), Montmeyan (1935), Ollioules (1938), où le jeune militant syndical est suspendu par le gouvernement d'alors pour fait de grève. En 1939, il est nommé à La Seyne (École rue Messine), mais aussitôt mobilisé dans les Chasseurs Alpins. Après la défaite, il est contacté par les militants clandestins du Parti Communiste Français auquel il adhère. Il participe activement avec eux à l'organisation de la Résistance à La Seyne. En 1943, envoyé à Chamonix comme instituteur des enfants réfugiés, chassés par les bombardements de notre région, il participe activement aux actions des F.T.P. Il est nommé Président du Comité de Libération de Chamonix. De retour à La Seyne en 1945, il est permanent du Parti communiste, élu Sénateur (Conseiller de la République). Élu en 1947 Maire de La Seyne en tête de la liste présentée par le P.C.F., il va mettre au service de sa ville natale ses qualités d'administrateur et son enthousiasme militant. De 1947 à 1969, l'équipe municipale qu'il dirige accomplira un travail fondamental de modernisation et d'expansion de la ville, tout particulièrement dans le secteur scolaire. Son engagement de militant de la Paix et d'adversaire des guerres coloniales lui vaudra d'être suspendu et poursuivi. Administrateur efficace, militant intègre, il sera presque sans interruption Conseiller général du canton de La Seyne et à deux reprises, Député du Var (1956-1958 et 1967-1968). Dans toutes les fonctions qu'il occupa, il défendit avec acharnement les revendications de la population laborieuse : ouvriers, paysans, enseignants, commerçants, pêcheurs... Il a été jusqu'ici le Maire de La Seyne dont le mandat fut le plus long : 22 ans. La population l'a élu cinq fois : 1946, 1950, 1953, 1959, 1965, avec un nombre de suffrages sans cesse accru. Son souvenir reste vivace dans notre population depuis sa disparition brutale, le 24 mai 1969. [Voir également le chapitre consacré à Toussaint Merle dans notre Tome II, et la fiche biographique de Toussaint Merle dans le Dictionnaire du Mouvement Ouvrier Seynois].

Boulevard qui le longe le site des anciens Chantiers de Construction Navale, depuis le quai Gabriel Péri, le long de la place Benoît Frachon (ancienne place de La Lune), jusqu'à la place des Mouissèques (au delà de laquelle l'ancienne corniche du Bois Sacré se poursuit sous le nom de corniche Philippe Giovannini).

Ancien boulevard de La Lune,puis boulevard Armand Behic (fondateur de la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée), puis boulevard de la Liberté, puis boulevard Albert Ier (jusqu'à l'actuelle rue Henri Barbusse) et ancien CVO 5 (jusqu'à la place des Mouissèques). Dénomination boulevard Toussaint Merle adoptée à la séance du Conseil Municipal du 10 juin 1969. Au cours de cette séance, l'adjoint Giovannini a notamment rappelé « la place essentielle tenue par les chantiers de construction navale dans la vie de La Seyne », a observé que « les chantiers sont longés par un boulevard sur lequel passent les travailleurs des chantiers, travailleurs auxquels toute l'existence de Toussaint Merle a été intimement mêlée, travailleurs qu'il aimait, pour la défense desquels il se dépensait sans compter » et a donc proposé « que ce boulevard porte le nom de Toussaint Merle ». Depuis le réaménagment du boulevard Toussaint Merle et son nouveau tracé (2005-2006), désormais rectiligne, l'artère a pris le nom de cours Toussaint Merle.

180

Merle (cours Toussaint)

Voir ci-dessus.


Depuis le réaménagement (2005-2006) du boulevard Toussaint Merle (plantation d'arbres) et son nouveau tracé, désormais rectiligne, l'artère a pris le nom de cours Toussaint Merle. Un cours étant, par définition, une avenue bordée d'arbres et destinée à la promenade.


Merle (square Toussaint)

Voir ci-dessus.

Square situé à proximité de l'ancienne rotonde des Forges et Chantiers, au carrefour des rues Pierre Lacroix, Camille Pelletan et du boulevard Toussaint Merle.

Décisions d'attribuer à ce square le nom de Toussaint Merle, et d'y élever un monument commémoratif du Maire trop tôt disparu, prises à la séance du Conseil Municipal du 10 juin 1969.

82 x 13 = 1066 m2

Merle (École primaire et maternelle Toussaint)

Voir ci-dessus.

École maternelle au 637 chemin du Vieux Reynier. École primaire au 683 chemin du Vieux Reynier.

Groupe scolaire construit sur les terrains de la propriété Mérogno. Inauguré en 1971. Voir nos chapitres sur l'École primaire Toussaint Merle et sur l'École maternelle Toussaint Merle dans l'Histoire de l'enseignement à La Seyne.

8576 m2

Merle (Foyer Toussaint)

Voir ci-dessus.

Quartier Vignelongue, 599 chemin du Vieux Reynier.



Merles (allée des)

Du nom du Merle (genre Turdus, famille des turdidés), oiseau passereau d'Europe et d'une partie de l'Asie, voisin de la grive, à plumage sombre (noir chez le mâle, brun chez la femelle, ou merlette).

L'une des allées du lotissement du Cap Sicié (à droite, au début de la route de Janas)



Mésanges bleues (allée des)

Du nom de la Mésange bleue, espèce de Mésange (genre Parus, famille des paridés), petit passereau insectivore de la famille des paridés, au plumage parfois rehaussé de teintes vives, répandu dans le monde entier (mésange bleue, mésange charbonnière, nonnette, meunière, etc.).

L'une des allées du lotissement du Cap Sicié (à droite, au début de la route de Janas)



Messager (rue André)

André Messager : Compositeur et chef d'orchestre français (Montluçon, 1853 - Paris, 1929). Il écrivit des musiques de ballets (les Deux Pigeons, 1886), des opérettes et des opéras-comiques (la Basoche, 1890 ; Véronique, 1898). Défenseur de Debussy, il créa Pelléas et Mélisande (1902).

Aux Sablettes, voie reliant la partie est de la rue Hector Berlioz à l'avenue Charles de Gaulle.

Voie classée le 3 février 1958. Dénomination rue André Messager adoptée à la séance du Conseil Municipal du 15 septembre 1972.

82

Messine (rue)

 

Du nom de M. Messine, propriétaire qui, comme M. le marquis d'Évenos à qui on a donné le nom de la rue suivante, aurait facilité par des dons de terrains, le percement de cette voie ou l'édification de maisons nouvelles.

L'une des rues est-ouest parallèles au cours Louis Blanc (entre les rues Évenos et Clément Daniel) et qui relie la rue Étienne Prat à la rue Denfert-Rochereau. [Autrefois, la rue Messine était plus longue : elle englobait le tronçon de l'actuelle rue Bourradet, jusqu'à la place Martel Esprit].

S'appelait rue du Jeu-de-Ballon au XVIIIe siècle (nos ancêtres y pratiquaient déjà ce sport). Une partie de cette rue est bordée par les cours ombragées de beaux platanes des bâtiments de l'ancien Hôtel-Dieu et de l'ex-école des Trinitaires, devenue ensuite une petite école maternelle. On peut encore y reconnaître, s'avançant jusqu'au-dessus de la rue, l'abside à cul-de-four de ce qui fut la chapelle de l'hôpital.

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Messine (traverse)

Voir ci-dessus.

Courte traverse entre les rues Messine et Évenos.

Dénomination adoptée à la séance du Conseil Municipal du 15 septembre 1972.

15

Michel (avenue Louise)

Louise Michel : Anarchiste et révolutionnaire française (Vroncourt-la-Côte, Haute-Marne, 1830 - Marseille, 1905). Institutrice à Paris en 1870, ralliée à l'Internationale Socialiste, elle se bat dans les rangs des Communards, ce qui lui vaut une déportation en Nouvelle-Calédonie en 1871. Amnistiée en 1880, elle reprend son activité militante et est encore condamnée à plusieurs reprises de 1883 à 1886. Elle a été surnommée La Vierge rouge. Elle vint à La Seyne pour soutenir les ouvriers des F.C.M. en grève vers la fin du XIXe siècle.

Entre le Parc Saint-Jean et la résidence Messidor, cette rue relie l'avenue Jean-Albert Lamarque au boulevard Jean Rostand.



Michelon (rue)

Probablement, nom d'un propriétaire qui céda du terrain à la ville pour la création ou l'élargissement d'une rue. On le remercia en donnant son nom à l'artère en question.

Rue qui relie le bas des rues Cyrus Hugues et Amable Lagane.

Cette rue n'a pas changé de nom depuis 1783.

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Millésime
(résidence le)

Un millésime est le nombre désignant une année. Ce terme est fort courant pour déterminer l'âge des boissons, notamment des grands vins.
En œnologie, c'est l'année de récolte des raisins ayant servi à produire un vin. Le millésime, qui exprime les conditions climatologiques de l'année, est un repère important pour apprécier la qualité d'un vin. Il est généralement indiqué sur l'étiquette apposée sur la bouteille, sauf pour les vins de qualité courante.

Nouvelle dénomination des immeubles de la partie est (A6, H1, H2 et I) de la résidence H.L.M. Le Vendémiaire située au quartier Berthe, dans le triangle formé par les avenue Jean Bartolini, Yitzhak Rabin et Stéphane Hessel.

Requalification de cette partie du quartier Berthe, mise en œuvre au début de l'année 2016, avec attribution de noms de fleurs, de céréales ou d'arbres fruitiers aux 'immeubles, rappelant le passé agricole du quartier.


Mimosas
(résidence les)

Mimosa est un genre d'arbres de la famille des Mimosacées ou de la grande famille des Fabacées. Il comprend près de 400 espèces. Il existe une confusion dans les appellations de strois genres Acacia, Robinia et Mimosa. En effet, l'espèce appelée mimosa dans le langage courant a pour nom de genre Acacia, alors que ce que nous appelons acacia est en fait du genre Robinia. Quant aux espèces portant le nom de genre Mimosa, nous les appelons plutôt sensitives. Il existe de très nombreuses espèces de mimosas qui se présentent sous formes d'arbustes ou d'arbres pouvant atteindre 12 mètres de hauteur en moyenne, et qui fleurissent à des époques différentes entre novembre et mars ; le mimosa dit des quatre saisons fleurit même toute l'année. Le mimosa le plus répandu vit pratiquement à l'état sauvage par massifs étendus.


Nouvelle dénomination des immeubles de la partie centrale (B1 à B8) de l'ancien groupe H.L.M. Le Floréal, située au quartier Berthe, 39-181 rue Jean Ferrat et 280 rue de la Chaulane. Elle comporte 62 logements construits en 1965.


Requalification de cette partie du quartier Berthe en îlots de vie, mise en œuvre en octobre 2013, avec attribution de noms de fleurs, de céréales ou d'arbres fruitiers aux immeubles, rappelant le passé champêtre et agricole du quartier.


Miséricorde (rue de la) ou rue du Miserere

Ce terme provenait de l'oeuvre d'assistance sociale, sous le vocable de Notre-Dame de Miséricorde, qui se trouvait établie dans cette artère.

Ancien nom de l'actuelle rue d'Alsace, rue parallèle au cours Louis Blanc, reliant la place Germain Loro à l'Église Notre-Dame du Bon Voyage.

Appellations successives de cette rue : rue de l'Évêché, puis rue de la Congrégation, puis rue de la Miséricorde (ou du Miserere), puis rue d'Alsace, après la guerre de 1870, sa dénomination actuelle.


Mistral (avenue Frédéric)

Frédéric Mistral : Écrivain français d'expression occitane (Maillane, Bouches-du-Rhône, 1830 - Maillane, 1914). Il fut l'élève de Joseph Roumanille au collège d'Avignon et publia des textes dans Les Provençales, anthologie d'auteurs provençaux éditée par ce dernier. Parmi ses oeuvres : Miréio (Mireille) 1859; Calendau (Calendal), 1867; La coupo santo, hymne fédérateur des poètes provençaux et catalans, 1868 ; Lis isclo d'or (Les îles d'or), 1875 ; Lou pouémo dou Rose (Le poème du Rhône), 1897. Mistral est l'un des sept poètes fondateurs du Félibrige, le 21 mai 1854, avec Théodore Aubanel, Jean Brunet, Paul Giera, Anselme Mathieu, Joseph Roumanille et Alphonse Tavan. Fondateur du Muséon Arlaten en Arles (l 899). Prix Nobel de littérature en 1904.

Avenue nord-sud qui permet la sortie sud de la ville en direction des Sablettes. Son départ se situe au rond-point J.-F. Kennedy. Elle se termine à la jonction avec le boulevard Jean Jaurès. Son prolongement vers les Sablettes porte le nom d'avenue J.-B. Ivaldi.

La percée de cette avenue de 12 mètres de large, sous le mandat de Saturnin Fabre (décret d'utilité publique du 15 juillet 1882) permit l'urbanisation de toute la partie est de la ville ainsi que le drainage des eaux pluviales des quartiers Pont de Fabre et Cavaillon, évitant ainsi l'enlisement du Port. La dénomination avenue Frédéric Mistral fut décidée lors deu Conseil municipal du 8 juin 1915. L'avenue est cependant encore communément appelée avenue des Sablettes, car elle a longtemps été un passage obligé en direction des Sablettes (CD 18).

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Mitterrand (allée Danielle)
Danielle Mitterrand, née Gouze (Verdun, 1924 - Paris, 2011). Elle fut l’épouse du 21ème Président de la République, François Mitterrand et Première dame de France du 21 mai 1981 au 16 mai 1995. Fille d’Antoine Gouze, principal de collège et de Renée Flachot, institutrice, tous deux radical-socialiste et franc-maçon, Danielle Mitterrand intègre à l’âge de 17 ans la résistance en qualité d’agent de liaison lorsque sa famille héberge des maquisards. Elle y fit la connaissance de François Morland (François Mitterrand) qui deviendra son époux en octobre 1944. Le couple eut trois enfants et s’installe dans la Nièvre et à Paris en raison des postes occupés par François Mitterrand (il était alors député de la Nièvre et ministre des Anciens Combattants). Femme révoltée et engagée, Danielle réussit à mener à bien ses fonctions de première dame tout encourageant l’engagement politique tiers-mondialistes. Soucieuse des droits de l’homme et de la construction d’un monde solidaire, Danielle Mitterrand crée en 1986, France Libertés - Fondation Danielle-Mitterrand. A la tête de cette association, la Première dame a eu à lancer des actions de sensibilisation et à financer de nombreuses actions. C’est le cas notamment du soutien accordé au peuple tibétain et de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. Danielle Mitterrand a également œuvré aux côtés des malades du sida en Afrique et à favoriser une meilleure distribution des ARV dans les secteurs les plus touchés par le fléau.  L’un de ses projets consiste aussi à promouvoir la distribution de l’eau, de l’éducation et de la terre. Suite au décès de son mari, elle a continué ses actions en politique en soutenant la candidature de Ségolène Royal en 2007 et en votant Non au référendum portant sur le Traité Constitutionnel.
Aux Sablettes, allée centrale du parc Fernand Braudel.
Nouvelle dénomination décidée lors du conseil municipal du 24 février 2012 et inaugurée en novembre 2012 après que l'allée fut entièrement refaite au printemps 2012. On rappelle que Danielle Mitterrand était venue le 20 novembre 2008 à La Seyne, signer avec le maire, Marc Vuillemot, la Charte des Porteurs d'eau.

Moineaux (allée des)

Du nom du Moineau, oiseau passereau originaire d'Eurasie (genre Passer, famille des plocéidés), commun dans le monde entier, abondant dans les villes (moineau franc ou pierrot) et dans les champs (moineau friquet).

Dans le Domaine du Cap Sicié (à droite, au début de la route de Janas), l'allée des Moineaux est une allée en impasse, sud-nord, qui se détache du chemin des Barelles, immédiatement au-dessous de l'ancien château de Cachou et face au sentier des Loriots.



Moisson (rue de la)

La moisson est l'action de récolter les blés et autres céréales parvenus à maturité. La moisson désigne aussi la céréale qui est récoltée ou à récolter, ou encore l'époque de cette récolte.

L'une des voies du Lotissement La Ferme, au nord du quartier Le Crotton, dont les appellations évoquent un ancien environnement agricole : rue de la Grange, rue de la Moisson, impasses du Soc, de l'Eteule, du Berger.




Moissons (résidence les)

Voir ci-dessus.

Nouvelle dénomination des immeubles de la partie centrale (B1, J1, J2, J3 et J4) de la résidence H.L.M. Le Messidor située au quartier Berthe, à l'est de l'avenue Jean Albert Lamarque et au nord de la rue Mère Teresa.

Requalification de cette partie du quartier Berthe, mise en œuvre au début de l'année 2016, avec attribution de noms de fleurs, de céréales ou d'arbres fruitiers aux 'immeubles, rappelant le passé agricole du quartier.

Môle (rue du), ou rue Grand Môle, ou le Grand Môle

Un môle est un ouvrage en maçonnerie qui protège l'entrée d'un port. Cette rue longeait en effet le quai le plus important du port primitif de La Sagno, situé à l'emplacement de l'actuelle place Martel Esprit.

Rue qui prolonge le quai Hoche jusqu'à la place Martel Esprit (ex-place Bourradet).

Voir avenue Hoche, dénomination actuelle.


Moneiret (chemin de)

Recherche en cours.

Chemin qui longe le côté est de l'Hôpital, entre l'avenue Maréchal Juin et l'avenue Pierre Mendès France.

Chemin (VC 117) classé le 25 août 1887. La 2e partie du chemin a été dénommée chemin du Peyron (VC 252).

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Monmousseau (cité Gaston)

Gaston Monmousseau : Homme politique et syndicaliste fraçais (Luynes, Indre-et-Loire, 1883 - Paris, 1960). Avant 1914, Gaston Monmousseau est menuisier, puis ouvrier aux ateliers parisiens des chemins de fer de l'État. Pendant la Première Guerre mondiale, il est animateur de la tendance minoritaire révolutionnaire au sein de la CGT. En 1920-1921, il est inculpé de complot et écroué à la prison de la Santé (il le sera de nouveau en 1923, 1927, 1929 et 1931). Il est secrétaire de la fédération des cheminots en avril 1921 puis secrétaire général de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU) de juin 1922 à novembre 1932. Adhérent du Parti communiste français (PCF) en 1925, il siège au bureau politique du Parti de 1926 à 1940. Directeur de La Vie Ouvrière de 1936 à 1960. Il est député de Noisy-le-Sec de 1936 à 1940. En 1939, il entre dans la clandestinité et c'est par contumace qu'il est jugé le 4 avril 1940. Le 21 janvier 1940 il est déchu de son mandat de député et le mois suivant il est révoqué de la SNCF. Il est nommé par la direction clandestine du Parti communiste français à la tête de la région provençale. Il reprent ses responsabilités tant sur le plan politique que syndical à la Libération. Réélu en 1945 au bureau politique du PCF et le 29 mars 1945 au secrétariat de la CGT, il reprend la direction de La Vie Ouvrière qu'il conserve jusqu'à sa mort le 11 juillet 1960.

Ensemble de logements situés de part et d'autre de l'avenue Georges Bizet et jusqu'à l'avenue du Docteur Mazen (du côté ouest de la rue Maurice Ravel).

Les immeubles construits dans la propriété Tosello prennent le nom de cité Gaston Monmousseau (Conseil municipal du 18 août 1960).


Monnet (Z.I. Jean)

Jean Monnet : Administrateur et homme politique français (Cognac, 1888 - Bazoches-sur-Guyonne, Yvelines, 1979). De 1915 à 1944, il alterne la gestion d'entreprises privées et le service français et international. Auteur du premier plan d'équipement et de modernisation français, il en assure la mise en oeuvre (1945-1952). Initiateur de la CECA, il la préside de 1952 à 1955. et demeure jusqu'en 1975 l'un des principaux artisans de la construction européenne (on le surnomme le père de l'Europe). Ses cendres ont été transférées au Panthéon en 1988.




Monnet (avenue Jean)

Voir ci-dessus.




Mont Carmel (chapelle de Notre-Dame du)

La dénomination Mont Carmel donnée à cet ancien sanctuaire s'inspire du Mont Carmel, montagne d'Israël, au-dessus de Haïfa (546 m.). Le Mont Carmel est considéré comme le berceau de l'ordre des Carmes, un croisé, Berthold, s'y étant retiré au XIIe siècle, et de nombreux disciples l'y ayant rejoint.

Ancienne chapelle située à l'extrémité orientale de la colline située entre la route de Toulon (avenue de la 1ère Armée Française) et la route de la gare de La Seyne (avenue d'Estienne d'Orves).

Sanctuaire fondé en 1661 par Me Jean Lombard, notaire à La Seyne, et par la demoiselle Catherine-Danielle Marieu, de Brégaillon. Il fut édifié (sous le nom de chapelle de N.-D. du Mont Carmel, ou de Brégaillon) à l'extrémité orientale de la colline située entre la route de Toulon et la route de la gare de La Seyne, colline qui dominait autrefois le domaine de la famille d'Estienne d'Orves, devenu plus tard l'hippodrome de Lagoubran et actuellement la zone industrielle des C.N.I.M. Considérée comme appartenant au monastère de Saint-Victor par l'administration révolutionnaire, cette chapelle fut vendue aux enchères en 1792. C'est auprès d'elle que Bonaparte y installa en 1793 la fameuse batterie républicaine des Sans-Culotte qui soutint une longue lutte avec les vaisseaux anglais embossés en petite rade. De cet ouvrage, il ne restait plus qu'un tas de pierres éparses, il y a quelques années.


Montagne (batterie de la)

Ainsi dénommée car installée sur la hauteur de la Garenne, à une altitude d'environ 30 m. La batterie de la Montagne fut aussi appelée batterie de la Garenne.

Ancienne batterie installée sur la hauteur de la Garenne (derniers contreforts est de la colline dont le sommet est à 65 m.), à proximité du château de la Petite Garenne.

Cette batterie, installée par Bonaparte pour remplacer celle du château de Montauban (à Ollioules) où résidait le Général Carteaux, ouvrit le feu avec ses pièces de 24, le 19 septembre 1793, sur Malbousquet, occupé par les Anglais, et sur la baie de Brégaillon d'où elle chassa une frégate et deux pontons armés ennemis. Sur son emplacement, on put retrouver, il y a encore quelques années, des boulets de canons.


Môquet (square Guy)

Guy Môquet (1924 - 1941) : Jeune lycéen parisien de 17 ans. Son père Prosper était cheminot et député communiste du 17e arrondissement de Paris. Déchu de son mandat sous Vichy, il est déporté avec 26 autres députés communistes au bagne de Maison Carrée en Algérie. Son fils Guy décide alors d'arrêter ses études et commence sa vie de militant. Engagé dans les jeunesses communistes, il participe aux distributions de tracts anti-nazis sur les marchés et dans les cinémas. Il est arrêté à 16 ans le 13 octobre 1940 à la gare de l'Est : il connaît d'abord la prison en région parisienne, à Fresnes et à la Santé, puis à Clairvaux et enfin en Bretagne, à Chateaubriant. Désigné comme otage par Pucheu, ministre du gouvernement de Pétain, il est fusillé le 22 Octobre 1941 à Chateaubriant.

Au quartier des Mouissèques, square entouré d'une rue formant rectangle, auquel on accède par le boulevartdToussaint Merle, à environ 200 mètres à l'est de la traverse Zimmermann et de la place Albert Camus.



Morts (monument aux)

Édifice construit dans chaque ville ou village, destiné à perpétuer le souvenir des morts des différentes guerres, et portant généralement des plaques sur lesquelles sont gravés les noms des victimes. Les cérémonies commémorant la fin des guerres (11 Novembre, 8 Mai) s'y déroulent.

Monument situé sur le môle de la Paix (encore appelé « La Caisse », à l'extrémité du quai de la Marine.

Monument édifié après la première guerre mondiale. Voir la photographie de l'ancien monuments aux Morts de la guerre de 1914-1918. Les noms des 373 victimes seynoises de la guerre y étaient gravés sur des plaques de marbre. Le monument fut détruit par les soldats allemands en 1944 (une batterie anti-aérienne y avait été installée), mais les plaques de marbre avaient été démontées auparavant et placées dans l'Église paroissiale Notre-Dame de Bon Voyage où elles se trouveraient encore actuellement (?). Un nouveau monument aux Morts fut reconstruit au même emplacement, mais seulement en 1961. La décision d'exécution de la statue représentant un guerrier à genoux tenant un glaive brisé, par le sculpteur M. André Deluol (1909-2003), fut prise lors de la séance du Conseil municipal du 18 août 1960. L'inauguration du monument avait alors été annoncée pour le 11 novembre 1960. En fait, il semble qu'elle n'ait eu lieu que le 11 novembre 1962.



Mosaïca (résidence sociale)

De mosaïque, art décoratif dans lequel on utilise des fragments (tesselles) de pierre colorées, d'émail, de verre, de pierre (marbre, granito) ou encore de céramique, assemblés à l'aide de mastic ou d'enduit, pour former des motifs ou des figures. Très utilisée pendant l'Antiquité romaine, la mosaïque reste en usage tout au long du Moyen Âge, en particulier chez les Byzantins, continuateurs des Grecs et des Romains (basilique San Vitale de Ravenne), et de la Renaissance. On y représentait des scènes d'agriculture, de divinités et des scènes de la vie quotidienne. L'art de la mosaïque réapparaît aujourd'hui avec le mouvement Art nouveau.


Au sud de la résidence Les Blés (ancien groupe d'H.L.M. Le Messidor) face à la place de Lattre de Tassigny et au boulevard Maréchal Juin.

Inaugurée le 8 novembre 2013, cette résidence sociale a été réalisée pour accueillir une partie des occupants du foyer de travailleurs migrants Api Provence qui est voué à disparaître. (Voir site internet de la Ville de La Seyne).



Mosaïques (esplanade des)


Voir ci-dessus.

Esplanade située devant la résidence sociale Mosaïca, face à la place de Lattre de Tassigny et au boulevard Maréchal Juin.


Dénomination adoptée lors de la séance du Conseil municipal du 2 juin 2015

Mouettes (chemin des)

Du nom de la Mouette (genre Larus, famille des laridés), oiseau marin, voisin du goéland, se nourrissant de mollusques et de petits poissons, vivant sur les côtes et remontant parfois les grands fleuves.

Entre les quartiers des Mouissèques et de Balaguier, chemin en impasse qui se détache du boulevard de la Corse Résistante, parallèlement à l'avenue Charles Tournier, et qui dessert la résidence Les Mouettes.



Mouissèques (Les) (quartier)

Terme dérivé de la langue provençale qui signifie à la fois : mouiller et sécher (Mouisse-seco). Il s'agissait d'un lieu en bordure de mer dont les terrains étaient facilement inondables mais qui pouvaient tout de même sécher à marée basse surtout quand un fort mistral se levait.

Quartier situé au bord de la rade, à l'est des anciens Forges et Chantiers de la Méditerranée, en direction de Balaguier, et en contre-bas de La Rouve.



Mouissèques (chemin des)

Voir ci-dessus.

Au quartier des Mouissèques, chemin qui se détache du côté nord de l'avenue Esprit Armando, 150 mètres après l'avenue Henri Barbusse, et se termine à la place Albert Camus.

Classé (VC 154) le 6 juillet 1937. Le chemin comportait autrefois une 2e partie qui est actuellement dénommée traverse Zimmermann.

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Mouissèques (place des)

Voir ci-dessus.

 

Sur le boulevard Toussaint Merle, au carrefour où se détachent les chemins des Roses, des Bégonias et des Floralies.


60 x 22 = 1320 m2

Moulières (Les) (quartier)

Quartier qui doit son nom à l'humidité de son sol. En provençal, une moulièro est en effet un champ cultivé d'où l'on voit sourdre des points d'eau. Un moulen est un pré naturel, un terrain mou, un lieu bas où stagnent les eaux et où l'on peut s'embourber. Enfin, l'adjectif mouliérous qualifie un terrain humide, marécageux, où les eaux croupissent. Voilà qui s'applique fort bien à la zone comprise entre les Manettes, les Hautes Barelles, Cachou à l'Ouest et le quartier de l'Oïde vers l'Est, terrains dont le sous-sol est imperméable et où l'on exploitait autrefois la glaise jaune pour la fabrication des tuiles et des briques, dans les environs de la propriété de la famille Arnaud, où se trouvent aujourd'hui les lotissements du Cap Sicié. Voir également l'historique du quartier Les Moulières dans notre Tome I.

Quartier centré sur le vallon et l'ancien lavoir des Moulières, situé du côté sud de l'avenue Auguste Renoir, entre le quartier Les Plaines et la route de Janas.



Moulières à la Croix de Palun (chemin des)

Du nom des quartiers Les Moulières et La Croix de Palun (voir ces noms).

Au quartier Les Moulières, ce chemin se détache du côté sud de l'avenue Auguste Renoir (en prolongement du chemin de la Croix de Palun), rejoint le chemin du vallon des Moulières et se termine à l'intersection avec le chemin de la Ferme. On y trouve la Maison de quartier Jean Bouvet (Maison d'activités pour les associations), ainsi que les lotissements Camuset et Saint-Jean Les Moulières.

VC 209. Ancienne annexe du chemin des Moulières à la Croix de Palun.

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Moulin (avenue Jean)

Jean Moulin : Résistant français (Béziers, 1899 - Metz ? 1943). Préfet d'Eure-et-Loir (1940), il refusa de se plier aux exigences des Allemands lorsque ceux-ci occupèrent Chartres. Révoqué par le gouvernement de Vichy, il se rallie au Général de Gaulle en automne 1940 et gagne Londres. Chargé d'unifier la Résistance française, il est parachuté au-dessus de la zone sud en 1942. En 1943, il est le premier Président du Conseil National de la Résistance. Trahi, il est arrêté par la Gestapo à Caluire le 21 juin 1943. Torturé, il meurt au cours de son transfert en Allemagne. Ses cendres ont été déposées au Panthéon en 1964.

Rue perpendiculaire au chemin de l'Évescat, face à la rue Ampère, et débouchant sur l'avenue du Général Carmille.

Voie classée le 31 janvier 1966. Dénomination avenue Jean Moulin adoptée à la séance du Conseil Municipal du 18 décembre 1970.

204

Moulins à vent

Ces structures à caractère économique ont joué un rôle important pendant deux siècles, de la fin du XVIIe siècle à la fin du XIXe siècle. Leurs ailes ont égayé nos paysages tout en donnant aux hommes du terroir la belle farine blanche. Voir le texte sur les Moulins à vent dans le chapitre Vieilles pierres seynoises de notre Tome II.

Outre les moulins hydrauliques (à grain ou à huile) qui ont fonctionné aux Moulières, La communauté seynoise a construit des moulins à vent sur au moins six sites : le moulin de Peyron situé dans une propriété qui a appartenu ensuite à M. Content, fabriquant de peinture à l'avenue Émile Zola ; le moulin de Brégaillon établi sur le coteau dominant l'ancien hippodrome de Lagoubran ; le moulins de Tortel, hauteur sur laquelle fut édifié, à la place du moulin, en 1882, le premier réservoir à eau de la ville, où nous trouvons aujourd'hui l'observatoire Antarès fondé par le Professeur Pinson ; le moulin de Saint-Honorat au Sud du cimetière ; les Deux Moulins de Laffran sur une croupe dominant le quartier Touffany [On les appela aussi les Deux Moulins de Bonaparte parce que dans un ordre signé de sa main, ils furent cités le 24 Octobre 1793]. Enfin, les plus célèbres furent sans doute les Quatre Moulins situés sur la colline du quartier Domergue dominant superbement la ville, et la rade de Toulon. Leur construction date de 1680. Une belle exposition à tous les vents leur permettaient de fonctionner presque sans interruption. On peut retrouver sur les cadastres de la commune les numéros des parcelles, disposés suivant une ligne Nord-Sud, ainsi que le nom des propriétaires. Le moulin situé le plus au Sud appartint à la famille Mabily, notamment au meunier Esprit Bonaventure Mabily (1786-1865), originaire de Six-Fours.

La majorité de ces moulins à vent a aujourd'hui disparu. Le moulin de Saint-Honorat au Sud du cimetière fut sinistré par les bombardements de 1944. L'un des Deux Moulins de Bonaparte a été incorporé dans une construction encore visible de nos jours. Des Quatre Moulins de Domergue, il ne reste plus aujourd'hui que la tour ruinée du moulin n° 1 (le plus au nord, qui était propriété de la commune), et le moulin n° 2 qui fut acquis par M. Tranchant de Lunel, précédemment Surintendant des Beaux-Arts au Maroc, et qui le fit restaurer dans les années 20. Il est encore en bon état aujourd'hui et sert de logement à une famille.


Muiron (rue)

Muiron : Capitaine d'artillerie, compagnon d'armes et ami de Bonaparte, qui vint à La Seyne (notamment à la chapelle rurale Saint-Louis) au moment de la reprise de Toulon aux Anglais en 1793.

Ancien nom de l'actuelle place Daniel Perrin, place délimitée par les rues Baptistin Paul, Franchipani, Desaix, Ramatuelle et coupée en son milieu par la rue Parmentier. Elle fut remodelée et agrandie avec les espaces laissés vacants par la destruction de plusieurs immeubles lors du bombardement du 29 avril 1944.

Anciennement place du Piquet (XVIIIe siècle), cette place devint ensuite place Quartier Neuf (sous la municipalité Saturnin Fabre). L'appellation rue Muiron a été décidée au Conseil Municipal du 26 septembre 1905). Elle fut ensuite baptisée place Baptistin Paul (décret du 3 juillet 1920), puis place Daniel Perrin (dénomination actuelle) à la fin des années 1980.


Mulgrave (redoute)

Mulgrave : nom d'un illustre marin anglais.

Redoute (petit ouvrage de fortification isolé, de forme carrée) (également appelée Petit-Gibraltar) élevée par les Anglais en 1793 au sommet de la colline Caire (altitude 77 m.).Deux autres redoutes furent construites en flanquement, celle de Saint-Philippe appuyée sur la Rouve et celle de Saint-Charles dominant Tamaris.

Ouvrage construit par les Anglais dès le début de leur occupation de la région (Septembre 1793), à l'emplacement d'une ancienne redoute française du XVIIIe siècle. Citadelle semi-permanente, à double enceinte, dont les parapets étaient constitués de troncs d'arbres superposés jusqu'à une hauteur de 3-4 m. Il fut équipé au total de 28 canons (dont deux de 24 et cinq de 36), mortiers et obusiers, pouvant tirer dans plusieurs directions, sur La Seyne, l'Évescat, la petite rade ou Les Sablettes. La redoute Mulgrave (puis les forts de Balaguier et de l'Éguillette) fut prise par les Français dans la nuit du 16 au 17 septembre 1793 sous le commandement de Bonaparte, Dugommier et Muiron, victoire qui coûta 1100 hommes aux troupes françaises. Les Anglo-Espagnols furent chassés du territoire de La Seyne et la flotte anglaise fut contrainte de quitter la rade de Toulon. A l'emplacement de la redoute Mulgrave, les Français reconstruiront le fort Caire (1812-1821), qui deviendra plus tard le fort Napoléon (voir ce nom).


Munitionnaire (rue du)

Dénomination qui témoigne de la présence ancienne, dans ce tronçon de la rue (de même que dans la rue voisine, dite rue des Magasins) proche des premiers chantiers de La Seyne, des magasins d'un fournisseur pour navires.

Ancienne dénomination du tronçon est de l'actuelle rue Victor Hugo (entre les rues Denfert-Rochereau et Louis Curet).

Au XVIIIe siècle, c'était l'appellation de la section est (entre la rue Denfert-Rochereau et la rue Louis Curet) de l'actuelle rue Victor Hugo. Réunie à la section ouest dite rue des Jardins ou encore rue du Sac, elle devint la rue Victor Hugo au début du XXe siècle.


Muraillette (avenue de la)

Dénomination aui a pour origine l'existence d'un petit muret d'environ 60 cm de haut sur une quarantaine de large (aujourd'hui recouvert) qui bordait autrefois la voie sur la droite lorsqu'on cheminait d'Est en Ouest, et qui évitait aux piétons et voitures de tomber dans le vallat. (Source : M. Marc Vuillemot, d'après ses souvenirs d'enfant, et ceux de Giuseppe Banti, ancien "cantonnier" et tailleur de pierre municipal). En provençal : muraia (ou muraio) = mur -> muraillette (muraieta ou muraieto = petit mur, muret).

Ancienne dénomination de l'actuelle avenue Pierre Mendès France, dont le début longe le côté nord du stade Victor Marquet (ancien stade de la Muraillette), puis qui tourne vers le nord au niveau de son intersection avec le chemin de Moneiret. L'actuelle avenue Pierre Mendès France se termine en impasse peu après la desserte de la Mairie Annexe.



Muraillette (stade de la)

Voir ci-dessus.

Appellation ancienne, mais toujours utilisée, de l'actuel stade Victor Marquet, où s'est joué historiquement le rugby à La Seyne. Stade situé à proximité du rond-point du 8 mai 1945, dans l'angle formé par les avenues du Maréchal Juin et Pierre Mendès France.

Voir l'ouvrage Un Dimanche à La Muraillette - Un siècle de rugby à La Seyne, de Henri Giovannetti et Jean-Marc Giraudo (1995).


Muraire (Jules, dit Raimu) (rue)

Jules Muraire, dit Raimu : Acteur français (Toulon, 1883 - Neuilly-sur-Seine, 1946). Il débute au théâtre dans des rôles comiques vers 1900. C'est Marcel Pagnol qui révèlera vraiment ce très grand comédien dans sa pièce Marius où il interprète le rôle de César. Ce personnage sera repris dans les films Marius (1931), Fanny (1932), César (1936). Il marque encore de sa personnalité, mélange de naturel et de grandiloquence, de faconde et d'émotion, de nombreux rôles dans les films : L'Étrange Monsieur Victor (1938), La femme du boulanger (1939), La fille du puisatier (1941). Raimu tourna 46 films en 15 ans, sous la direction des plus grands metteurs en scène : Yves Allégret, Colombier, Julien Duvivier, Henri Decoin, Jean Grémillon. Il joua Le bourgeois gentilhomme à la Comédie Française, avec un succès relatif, en 1944.

L'une des rues des lotissements Les Plaines - Saint-Louis.



Musset (rue Alfred de)

Alfred de Musset : Écrivain français (Paris, 1810 - Paris, 1857). Ami de Vigny et de Sainte-Beuve, il est un auteur rapidement apprécié. Il laisse une oeuvre importante, en particulier pour le théâtre : Les caprices de Marianne, 1833 ; Fantasio, Lorenzaccio et On ne badine pas avec l'amour, 1834 ; Le Chandelier, 1835 ; Il ne faut jurer de rien, 1836. De sa passion malheureuse pour George Sand (1833-1835), naît La Confession d'un enfant du siècle, 1836. Il publie plus tard Histoire d'un merle blanc et Sur trois marches de marbre rose. Très malade, Alfred de Musset meurt à 47 ans, en 1857. Élu à l'Académie française, en 1852.

Impasse se détachant du côté sud de l'avenue Maréchal Juin, en face du chemin de Moneiret.


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Musso (impasse)

Probablement, nom d'une famille propriétaire de terrains dans ce quartier.

Au quartier Sainte-Anne, impasse qui se détache du côté ouest de l'avenue Jean-Baptiste Ivaldi, entre le chemin Alfred Galey et la rue Alexandre Ghibaudo.



Myrtes (chemin des)

Du nom du myrte, arbuste aromatique originaire d'Amérique tropicale, toujours vert, très abondant sur le littoral méditerranéen (genre Myrtus, famille des myrtacées).

Chemin du lotissement situé au nord-est de l'intersection entre le chemin de La Seyne à Six-Fours (CD 216) et le chemin du Châteaubanne (VC 120).

Classé (VC 222) le 25 août 1887. Ancienne annexe n° 1 du chemin de Chateaubanne.

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