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Construction navale, Forges et Chantiers, histoire des navires (correspondances 2007-2008)

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Les informations précédemment rassemblées resteront en ligne, mais il ne pourra être répondu à aucune nouvelle question
  
Jean-Claude Autran                                              

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Historique des échanges de messages à propos de :
Amiraux Jauréguiberry
Aviso auxiliaire Paris II
Capitaine en second du cuirassé Liberté
Catastrophe du cuirassé Liberté (monument)
Croiseur Châteaurenault
Cuirassé Liberté (plans)
Cuirassé Paris et croiseur Tourville (ex-Gironde)
Ferry-boat César
Film-documentaire sur les bassins Vauban - Toulon
Général Sebert
Lancement du Napoléon en 1954
Machine à mâter et démâter les navires
Navire Le Provence
Naufrage du croiseur Amiral Charner
Paquebot Gallia (naufrage)
Paquebot Gouverneur Général Lépine
Paquebot Le Kairouan
Paquebot Le Kairouan et Commandant Pesqui
Paquebot Président de Cazalet
Photos des chantiers navals de La Seyne
Recherche d'un navire ayant pu faire naufrage au large de Madagascar / Zanzibar
Recherche sur un navire nommé Var
Recherche videos sur les Chantiers
Remorqueur Samson
Sabordage de la Flotte
Thèse de géographie de Claude Lagier
Torpillage du navire Général Bonaparte
Torpilleur Tourville
Vapeur à aubes Ville de Marseille

   Voir également les correspondances des années : 2001-2002, 2003-2004, 2005-20062009-2010, 2011-2013 et 2014-2016




 

4-12 Décembre 2008 : Naufrage du croiseur-cuirassé Amiral Charner [voir les échanges précédents sur ce sujet]

Q.

Je fais des recherches con cernant le quartier-maître canonnier CANN felix marie disparu sur cuirasse Amiral Charner le 8 fevrier 1916. Mon grand-pere m'avait cite le nom de CARIOU comme unique rescape du naufrage. Mon grand oncle faisait aux dires de CARIOU partie du dernier carre. CARIOU aurait rendu visite aux parenrts de felix CANN a saint- DERRIEN dans le FINISTERE. Je fais ces recherches pour inscription au scenotaphe de la pointe Saint-Mathieu. Plus de precisions concernant cette histoire de mon grand-oncle me feraient plaisir. Merci a tous ce qui me repondront.

JC

R.

Bonjour,

En réponse à votre message du 4 Décembre, je n'ai malheureusement aucun élément nouveau par rapport à ce que mon père, Marius AUTRAN (1910-2007) avait rapporté dans sa série d'ouvrages, à savoir :

- La disparition d'un de ses grands-oncles, Alexandre TESSIER, officier sur l'Amiral Charner, et l'existence, qui lui avait été révélée par la suite, d'un survivant, le quartier-maître CARIOU.

http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome7/memoires_entre_tombes.html#12

- Et quelques rectifications apportées par un internaute (M. SB), en 2006, comme cela a été rapporté dans le forum de mon site :

http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2005_2006.html#35

La disparition des derniers survivants du naufrage a fait l'objet d'un récit très émouvant du quartier-maître CARION, récit qui a été publié dans l'Illustration du 11 Mars 1916 (d'après le site http://navires-14-18.com/fichiers/A/AMIRAL_CHARNER_MN_V4.pdf), mais les noms des marins qui faisaient partie de ce denier carré ne sont pas donnés dans ce récit.

Témoignage de l'unique rescapé, le Q.M. Cariou, de Clohars-Canioët (29) :

Le mardi matin 8 février [1916], nous étions dans les parages de Beyrouth, environ 10 à 15 milles au large. Je me trouvais sur le pont arrière. Il faisait assez beau temps, pas très froid, très peu de vent. Ayant entendu un bruit sourd avec un fort tremblement du bateau, on a eu tout de suite l'impression que c'était une torpille, parce que la veille au soir, en appareillant de 111e de Rouad, on avait signalé un sous marin.

Le bateau a tout de suite piqué du nez, et puis il a chaviré presque aussitôt; C'est alors que j'ai voulu retirer ma vareuse.

Je n'ai pas eu le temps, j'ai été projeté sur les rambardes, et j'ai coulé avec.

Quand je suis remonté à la surface, je me suis trouvé à côté d'une petite épave, une cage à poule démolie, et je suis resté là-dessus pendant une heure environ. Et puis j'ai vu passer un radeau pas très éloigné de moi. Il y avait déjà cinq ou six bonhommes là dessus. Comme il y avait du monde qui s'approchait, on a été forcé d'aller à la nage chercher des bouts de planches pour renforcer le radeau.

A ce moment il était 8 heures et demi: nous étions au complet à quatorze sans vivres ni eau.

La première journée a été très calme, assez belle, le radeau étant trop chargé, nous étions complètement immergés. Dans la nuit vers dix heures, un quartier maître est devenu fou. Il allait d'un bout à l'autre du radeau qu'il a fait chavirer. Nous nous sommes retrouvés à neuf.

Le deuxième jour, il y a eu un fort orage, avec un grand vent d'Est qui nous éloignait de terre, et de la pluie, un temps sombre qui nous cachait la côte. On était obligé de se cramponner au radeau pour rester dessus. Tout de même, je me sentais mieux que la veille. On avait été obligé de travailler dans l'eau pour arranger le radeau et puis j'avais bu beaucoup d'eau salée en coulant, je l'avais rendue dans la nuit.

A la fin du deuxième jour, trois sont morts presque en même temps, tous de la même façon, ils devenaient fous et ils se jetaient à la mer.

Il y avait un maître qui voulait du tabac à toute force. Dans la nuit nous n'étions plus que trois, un quartier maître infirmier qui a souffert de grands maux de ventre, et un matelot, un jeune qui ne pouvait plus parler.

Pendant le troisième jour, le temps a été assez beau. Vers dix heures, le quartier maître est devenu fou, il croyait voir des torpilleurs partout quand il regardait l'horizon. II voulait que je l'envoie à terre manger dans un restaurant. Vers cinq heures de l'après-midi il s'est jeté à l'eau. Il ne restait plus que le matelot.

Vers les onze heures, minuit, lui aussi il est parti à l'eau, je ne me suis pas rendu compte comment.

Alors je suis resté tout seul deux jours et trois nuits.

J'ai surtout souffert de la soif et du froid. Je me rinçais la bouche avec de l'eau de mer, au bout de cinq minutes j'avais plus soif qu'avant. J'ai coupé le bout de mon petit doigt avec un couteau que j'avais trouvé sur le radeau et j'ai sucé le sang. Cela ne passait pas et me restait dans la gorge et il fallait le recracher.

J'ai essayé d'ouvrir une veine au bras gauche, mais je l'ai seulement mise à nu. Et puis deux fois j'ai bu de l'urine, mais c'était trop salé.

Le quatrième jour, au matin, j'ai vu un chalutier et j'ai fait des signaux par les moyens que j'avais, un aviron et mon caleçon au bout, la mer était grosse et il ne m'a pas vu. J'ai passé la journée à me cramponner sur le radeau. Pendant la nuit, le vent a été très calme. C'est le froid qui me travaillait le plus, j'étais obligé de me tremper dans l'eau pour avoir plus chaud.

La dernière journée, le samedi, la mer était calme, pas trop de vent. J'étais complètement découragé, je me disais que mon tour allait venir d'aller à l'eau comme les autres et je me demandais s'il ne valait pas mieux en finir. C'est la pensée de ma famille qui m'a retenu.

Je me suis assoupi, je ne sais pas combien de temps, quand je suis revenu à moi, le courage était revenu.

Vers sept heures du matin, le dimanche, j'ai aperçu le chalutier, je me suis dressé en faisant des signaux, pas plus de cinq minutes, je n'en pouvais plus.

Quand le chalutier [Le navire était en fait le remorqueur Laborieux] a compris que ce n'était pas un périscope, il a hissé l'"aperçu" et il a mis une baleinière à l'eau pour venir me prendre. J'étais bien content, mais aussi calme que je suis maintenant, seulement je pouvais à peine parler.

A bord, on m'a donné du thé, du rhum, du lait et on m'a couché, seulement je n'ai pas pu dormir pendant quatre jours.

Maintenant je suis bien et j'espère qu'on ne me gardera pas longtemps à l'hôpital. Je serais heureux de me retrouver dans ma maison, à Clohars-Carnoet.

A 500 mètres de chez nous, il y avait un jeune homme, un rescapé du Léon Gambetta, embarque avec moi sur le CHARNER, c'était sa destinée à celui là de ne pas revenir. »

(Récit du quartier maître Cariou, publié dans l'Illustration du 11 Mars 1916).

D'après ce que j'ai pu lire, le Ministère de la Marine possède la liste des marins du Cuirassé, mais je ne sais pas qui peut connaître les noms des derniers survivants du radeau.

Je regrette de ne pas en savoir davantage.

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

11-16 Septembre 2008 : Vidéos du Sabordage de la Flotte (27 Novembre 1942)

Q1.

Bonjour M. AUTRAN

je vous fais parvenir une video sur le sabordage de la flotte en 1945 document INA

amicalement

GL

PJ. : sabordage de la flotte 01-1945.mp4 ; sabordage de la flotte 1.mp4

R.

Bonjour,

J'accuse réception de vos envois de vidéos.

Vous m'aviez envoyé en Mai dernier le lancement du Napoléon (1954)

Un grand merci pour ces deux nouveaux souvenirs de grande valeur de ce drame de Novembre 1942.

Amicalement,

Jean-Claude Autran

Q2. ()

Reçu de cette amie de Marseille, DQ, photos intéressantes du sabordage sur le site suivant :

http://sudwall.superforum.fr/l-occupation-italienne-et-allemande-f26/le-sabordage-de-la-flotte-a-toulon-83-27-11-1942-t169-135.htm

Amitiés,

HG


 

1er - 11 Juin 2008 : Capitaine en second du cuirassé Liberté

Q.

Ancien marin je suis intéressé par l'explosion du cuirassé Liberté.

Serait-il possible de vérifier le nom du Cdt en second JAUBERT ou JOUBERT ?

Dans ma jeunesse j'ai connu le Capitaine de Frégate JOUBERT, Henri (en retraite). D'après ses souvenirs il aurait été Cdt en second sur un bâtiment qui à explosé, s'agit-il du LIBERTE ?

Pourriez-vous vérifier ou m'indiquer ou m'adresser pour connaître les noms des officiers du LIBERTE.

Merci et félicitations pour le travail de mémoire.

MG

R.

Bonjour,

Suite à votre message, j'ai effectué quelques recherches dans les archives de mon père et sur internet.

Dans son chapitre sur l'explosion du cuirassé Liberté, mon père avait en effet écrit : « ... Le commandant en second le capitaine de frégate JAUBERT ... ». Parmi les sources dont ils s'était inspiré, j'ai retrouvé le texte dactylographié d'une conférence, sur le même sujet, d'un ancien Seynois, M. Péronet, qui mentionne aussi le « capitaine de frégate JAUBERT ». Mais ce texte dactylographié avait été corrigé à la main : JOUBERT au lieu de JAUBERT.

Enfin, en recherchant sur internet, j'ai retrouvé plusieurs informations très précises dans un « forum Pages d'Histoire: Marine » :

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/cuirasse-liberte-sujet_474_1.htm

En particulier, la liste des officiers du cuirassé Liberté au 1er Janvier 1911 (probablement trouvée dans les Archives de la Marine) :

Au 1er janvier 1911, 1ère Escadre (Vice-Amiral Jean BELLUE, Commandant en chef l'Escadre).

Commandant : Marie JAURÈS, Capitaine de vaisseau (24 novembre 1910).
Second : Léon JOUBERT, Capitaine de frégate.
Lieutenants de vaisseau : Gaston BIGNON - Alexandre COÜY (torp.) - Marie De TOURNEMIRE (fus.) - André GODARD - Paul PALAA (can.) -  
Enseignes de vaisseau : 1ère classe : Daniel BROWN de COLSTOUN - Louis CHANTEAU - Jean Marie JARDEL - Georges Le PORHIC - Constantin MATHIEU (can.) - Pierre PERTUS (fus.) - André TARRADE - 2ème classe : Barthélemy ALBERTINI - Joseph DAUBAS - François KERNÉIS.
Mécanicien en chef : Denis AGARRAT.
Mécaniciens principaux de 1ère classe : Casimir MASSONNET - Eugène ROUSSEAU - François SANGUIN - René VALLON.
Commissaire de 1ère classe : Émile CAVARO de KERGORRE.
Médecin-Major : Marc SÉGUY, Médecin principal.
Médecin de 2ème classe : Alexandre CHABÉ.

Donc, apparemment, le commandant en second s'appelait bien JOUBERT, mais Léon JOUBERT et non Henri. [A moins que Léon ait été son prénom de l'état-civil et Henri son prénom d'usage ??? - comme c'était dailleurs aussi le cas du commandant Louis JAURÈS, dont les prénoms d'état-civil étaient : Marie Paul Louis]

Je ne peux guère vous en dire davantage. Pour plus de précisions sur ce capitaine de frégate, il faudrait sans doute écrire aux (ou aller consulter les) Archives de la Marine, à Vincennes, je crois. Voir à : http://www.geneawiki.com/index.php/Marins.

Cordialement,

Jean-Claude Autran


19 Mai - 30 Juin 2008 : Photos des chantiers navals de La Seyne

Q1.

Bonjour,

Nous écrivons actuellement une brochure sur les ports de plaisance de l'agglomération de Toulon. Nous souhaitons y intégrer une page sur les chantiers navals de la Seyne. Auriez-vous des photos à nous communiquer ?

Cordialement,

PL

R1.

Bonjour,

Pardon pour le retard à vous répondre.

Mon père a consacré le tome V de sa série d'ouvrages "Images de la vie seynoise d'antan" à la construction navale. Une cinquantaine de photos s'y trouvent.

L'ouvrage intégral est consultable sur mon site internet à l'adresse : http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome5/sommaire_tome5.html

Vous pouvez copier la ou les photos qui vous intéressent à partir de ce site. Je vous en joins quelques-unes à titre d'exemple.

D'autres photos, se trouvent sur le forum de discussion du site :

http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2005_2006.html#31
http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2003_2004.html#2
http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2001_2002.html#7

Toutes ces photos, de format adapté à un écran d'ordinateur, n'ont peut-être pas la qualité requise pour votre brochure. Si l'une ou l'autre de mes photos vous intéresse plus particulièrement, indiquez-moi laquelle et j'essayerai de vous en scanner une version de meilleure qualité à partir des originaux que j'ai, pour la plupart.

Vous pouvez trouver aussi de nombreuses photos de très bonne qualité dans d'autres ouvrages qui traitent de la construction navale à La Seyne :

- FERRIER Marc (Coordinateur). 1994. Sillages. 1 - Les Pionniers. Ouvrage illustré par 15 polychromies et 15 dessins à la plume de Pierre Arata, et 33 photos inédites de Marius Bar. Association pour l'Histoire de la Construction Navale à La Seyne sur Mer, 180 p.
- FERRIER Marc (Coordinateur). 1996. Sillages. 2 - Les Conquérants. Ouvrage illustré par 17 polychromies et 15 dessins à la plume de Pierre Arata, et 141 photos inédites d'époque. Association pour l'Histoire de la Construction Navale à La Seyne sur Mer, 187 p.
- MARTINENQ Patrick. 1993. La Seyne Méditerranéenne - La Mer et l'héritage. Association Point de Vue, 103 p.

Vous pouvez aussi certainement en utiliser, en citant leur source.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2a.

Bonjour Monsieur Autran,

Je vous remercie beaucoup pour votre réponse. C'est très gentil de votre part de mettre les photos de votre père à notre disposition.

Je me renseigne de la qualité photo auprès de notre photographe et vous tiens au courant de nos besoins.

A très bientôt

PL

Q2b.

Bonjour Monsieur Autran,

Je suis à la recherche d'une photo illustrant l'un des premiers bateaux à vapeur effectuant la traversée Toulon- la Seyne en 1836.

Je ne trouve pas de photo de ce genre sur votre site…pouvez-vous m'aider ?

Je vous remercie par avance,

Cordialement

PL

R2.

Bonjour,

Le premier bateau assurant la liaison Toulon - La Seyne a été construit en 1836 par les chantiers Mathieu (avant la création de la Société des Forges et Chantiers). Baptisé "La Seyne n°1", il va être surnommé "Mourrè-Nègre" à cause de la tête sculptée recouverte de peinture foncée qui ornait sa proue.

Je ne crois pas qu'il existe de photo de ce navire (En 1836, la photo était encore une invention très récente), mais un dessin en a été fait par le peintre seynois Pierre Arata, dessin qui se trouve à la page 48 de l'ouvrage :

- FERRIER Marc (Coordinateur). 1994. Sillages. 1 - Les Pionniers. Ouvrage illustré par 15 polychromies et 15 dessins à la plume de Pierre Arata, et 33 photos inédites de Marius Bar. Association pour l'Histoire de la Construction Navale à La Seyne sur Mer, 180 p.

Je vous en adresse ci-joint une image scannée. Vous pouvez, je pense, l'utiliser en faisant référence au titre d'ouvrage ci-dessus.

D'autres bateaux assurant la liaison Toulon - La Seyne ("La Seyne n° 2" et "La Seyne n° 3") ont été construits par la suite (1857) par la Société des Forges et Chantiers. On mentionne aussi un second bateau surnommé "Mourrè-Nègre", et un autre surnommé "Fasche d'or" (à cause de la figure de proue peinte couleur or) construits par les chantiers Guerry (1852 ou 1856 ?). Je me demande d'ailleurs si ces deux derniers bateaux ne correspondaient pas respectivement aux "La Seyne n° 2" et "La Seyne n° 3" ?

Mais je ne connais aucune photo ni aucun dessin de ces derniers bateaux.

Il semble que les premières cartes postales qu'on ait de ces bateaux assurant la liaison Toulon - La Seyne montrent les bateaux de la génération suivante : L'Union, La Mouche, Le Favori, L'Abeille, L'Hirondelle (coques en bois, construits dans les années 1870-1880) et surtout ceux (coque en fer) construits à la fin du XIXe siècle et au début du XXe : la Mouette (1889), l'Alcyon (1898), l'Albatros (1901), le Lagane (1913), le Favori n° 2 (1929). Voir les photos donnée à l'adresse suivante :

http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome1/du_bourriquet_au_sitcat.html#6

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q3a.

Merci pour ces précisions Monsieur Autran.

Pour l'histoire du bateau, je pense être au point…le dessin du Mourre Nègre illustrera bien mon propos, c'est parfait ! je vais prendre contact avec l'association afin de leur demander leur autorisation d'utiliser cette photo.

D'autre part, vous m'avez proposé de me prêter vos cartes postales le temps de les scanner. Mon graphiste a les moyens matériels de le faire. J'aurais besoin des photos ci-joint, est ce possible ? Pouvons-nous nous rencontrer à TPM afin que nous les scannions sur place, comme ça je vous les rends tout de suite ?

Ça me ferait plaisir également de vous présenter le projet et d'avoir votre avis en ce qui concerne l'histoire des anciens chantiers, je pense que vous êtes la personne la plus compétente pour cela.

Cordialement

PL

Q3b.

Bonjour Monsieur Autran,

Je m'inquiète de votre silence et me permets de vous relancer...

PL

R3.

Bonjour,

Je suis vraiment navré pour le retard à réagir. J'ai mille activités, comme tout retraité, et je vis au rythme qui est le mien, ce qui fait que j'accumule souvent une à deux semaines de retard dans mes réponses aux courriers ou aux messages.

Sur les 5 images que vous souhaitez avoir avec une meilleure résolution, il n'y en a que deux qui peuvent vraiment être agrandies : celle du pont transbordeur (qui correspond à la couverture du Tome V des livres de mon père, et celle dite "vue générale" qui a été extraite (page 8) de l'ouvrage de Marc FERRIER (Coordinateur). 1996. Association Sillages. Tome II - Les Conquérants.

Je vous les renvoie ci-joint avec une meilleure résolution (300 dpi), deux versions différentes pour celle du pont transbordeur.

En ce qui concerne le lancement d'un bateau, j'ai retrouvé la photo que mon père avait utilisée, mais c'était une reproduction d'une carte postale du photographe Marius Bar, Toulon. Je vous la renvoie à 300 dpi également, mais je ne crois pas qu'on puisse faire mieux.

Enfin, les deux dernières (chantier années 50 et grues), ce sont des cartes postales copiées depuis le site de vente par correspondance Delcampe. Leur présence dans le forum de mon site n'est sans doute pas entièrement légale et, si vous deviez les utiliser sans risque, il faudrait théoriquement avoir une autorisation de ce vendeur Delcampe (je ne sais pas si on peut l'obtenir), ou du moins citer la provenance de la carte postale. Et cela vaut aussi pour la carte postale de la maison Marius Bar. Je vous renvoie ces deux cartes, avec la meilleure résolution que je possède.

C'est tout ce que je peux faire. Je regrette de ne pas pouvoir passer à TPM dans un proche avenir. J'espère néanmoins que vous pourrez tirer quelque chose de toutes ces photos.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q4.

Merci Monsieur Autran de prendre le temps de me répondre.

Je me doute bien qu'à la retraite on fait tout ce que l'on n'a pas eu le temps de faire lorsque l'on travaillait, et je vous envie…

C'est gentil de m'envoyer vos photos en meilleure résolution, cependant je ne peux pas ouvrir les 4 premières, pouvez vous me les renvoyer ?

PL

R4.

Bonjour,

Je ne sais pas pourquoi vous n'avez pas pu ouvrir les 4 premières photos. Cela peut venir soit de la résolution de 300 dpi, soit parce qu'il y avait trop de photos dans le même message ?

Je vous renvoie donc les photos dans 4 messages différents, ainsi que les mêmes photos à 72 dpi de résolution, mais de taille identique aux précédentes.

J'espère que cela va marcher. Merci de me tenir au courant.

Cordialement

Jean-Claude Autran


 

3-6 Mai 2008 : Lancement du Napoléon en 1954

Q.

Bonjour M. Autran

Je vous transmet ce document qui peux vous intéresser [lancement napoleon.mp4].

Je garde un profond respect pour votre papa que j'ai eu comme professeur

Amicalement

GL

R.

Bonsoir,

Je me souviens bien de votre nom. Vous aviez adressé un petit message à mon père, il y a quelques années.

Un grand merci pour ce document exceptionnel, qui m'a beaucoup ému. Beaucoup de jeunes Seynois ou de Seynois récemment implantés ne réalisent pas, lorsqu'ils se promènent dans l'actuel "Parc de la Navale", les 150 ans de glorieuse histoire de notre ville, qui ont été hélas gommés en 1989. Et la ville ne s'en est jamais réellement remise.

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

20-28 Janvier 2008 : Amiraux Jauréguiberry (suite de la correspondance de Mai 2003 à propos de l'amiral Jauréguiberry)

Q1.

Monsieur,

Ayant vu sur votre site que vous vous posiez la question de savoir s'il y avait un lien entre les deux amiraux Jauréguiberry, je vous réponds que l'amiral Jean Bernard Jauréguiberry est en effet le père de l'amiral Alfred Jauréguiberry (dont vous ignoriez, je crois, le prénom).

Restant à votre entière disposition si vous souhaitiez avoir d'avantage d'informations concernant cette famille de marins français, je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

GB, élève officier de l'Ecole Navale

R1a.

Merci Monsieur,

Pour ce complément d'information sur les deux amiraux Jauréguiberry. Je me doutais un peu que l'un était le père de l'autre, mais je n'en avais pas trouvé la confirmation que vous m'apportez.

Je vais rajouter cette information, ainsi que le prénom, Alfred, du fils, lors de la prochaine mise à jour du forum de mon site.

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments très distingués.

Jean-Claude Autran

R1b. (à JR)

Cher Monsieur,

Il y a plusieurs années (Mai 2003), vous m'aviez interrogé sur le Vice-Amiral Jauréguiberry qui commandait la flotte en Méditerranée était un descendant de L'Amiral Jean-Bernard Jauréguiberry.

A l'époque, je n'avais pas su vous répondre. Mais un internaute, actuellement élève-officier de l'Ecole Navale a pu aujourd'hui me renseigner. Je vous communique donc ci-dessous son message :

Monsieur,

Ayant vu sur votre site que vous vous posiez la question de savoir s'il y avait un lien entre les deux amiraux Jauréguiberry, je vous réponds que l'amiral Jean Bernard Jauréguiberry (*) est en effet le père de l'amiral Alfred Jauréguiberry (**) (dont vous ignoriez, je crois, le prénom).

Restant à votre entière disposition si vous souhaitiez avoir d'avantage d'informations concernant cette famille de marins français, je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

GB, élève officier de l'Ecole Navale

J'espère que cette information, bien que très tardive, vous sera encore utile.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

(*) Jean Bernard Jauréguiberry (1815, Bayonne - 1887, Paris)
(**) Horace Anne Alfred Jauréguiberry (1849-1919)

Q2.

Monsieur Autran.

Cest avec un immense plaisir que j'ai lu votre E.Mail concernant les Amiraux Jauréguiberry, ainsi 5 ans aprés j'ai la réponse à ma question. Ceci prouve que vous poursuivez intensément l'oeuvre de votre pére. A l'époque j'avais constitué un dossier concernant cette tragédie du cuirassé "Liberté" car je suis un passionné des Marines de Guerre. Je suis pourtant issu de l'Aéronautique aprés l'Armée de l'Air où j'ai servi pendant 7 ans j'ai obté pour l'aviation civile et j'ai terminé ma carriére sur Airbus à Toulouse... Avec mes remerciements, je vous prie de croire à toute ma sympathie.

Bien cordialement.

JR

Q3.

Monsieur,

Ayant vu sur votre site deux images très intéressantes des Amiraux Jauréguiberry, je me demandais s'il vous serait possible de me les envoyer par mail (la qualité des images sur le site étant assez faible).

Je vous remercie par avance du temps que vous m'accordez en lisant ces lignes et, j'espère, en y répondant.

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.

GB, EO

R3.

Bonsoir Monsieur,

Les deux photos dont vous parlez ont été copiées en 2003 à partir de sites internet [Voir à l'adresse :

http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2003_2004.html#4]

et je ne dispose malheureusement pas de documents plus agrandis ou de meilleure qualité.

Je vous envoie cependant ci-joint les fichiers images que je possède de ces deux photos, chacune sous deux formats légèrement différents, mais je crains que vous ne les trouviez pas de meilleure qualité que celles qui apparaissent sur mon site. Je suis désolé de ne pas pouvoir mieux répondre à votre demande.

Avec l'expression de mes sentiments distingués.

Jean-Claude Autran


 

3-17 Novembre 2007 : Croiseur Châteaurenault

Q1.

Bonjour Monsieur,

Je tombe sur votre site et me permets d'avoir recours à vous.

Mon grand-père maternel a servi au début du siècle sur le CHATEAURENAULT dont j'apprends qu'il été construit à la Seynes/Mer. Nous avons et conservons précieusement les photos du bateau et les cartes postales rassemblées par mon Grand Père tout au long de l'observation de la Guerre Russo-Japonaise et...?.

Qu'est devenu le bateau?

Mon Grand Père en avait dessiné un plan minutieux qui était accroché au carré des officiers. Peut-être aujourd'hui aux Archives?

Pour ma Mère qui a grandi avec ses histoires et ces images que puis-je apprendre de ce croiseur?

Merci d'avance pour votre réponse

Avec mes sentiments très cordiaux

JD

R1.

Bonjour,

Pour répondre à votre message, je n'ai que très peu d'éléments dans mes archives familiales concernant ce croiseur "CHATEAURENAULT" construit par les Forges et Chantiers de La Seyne entre 1895 et 1898.

Les principales informations sur ce navire, j'ai pu les retrouver sur les quelques sites internet suivants, que vous pouvez aussi consulter :

http://md.bidoir.free.fr/Touraine_2.htm
http://www.anciens-cols-bleus.net/surfaciers-f3/vieux-croiseurs-francais-t5539.htm

Il y est dit notamment :

Le Châteaurenault était un croiseur protégé de 8 200 t mis en service dans les dernières années du XIXe siècle au sein de la marine française.

1) UN CROISEUR PROTÉGÉ DE 8 200 T

Croiseur protégé de 8200 t, le Châteaurenault était caractérisé par une protection formée d'une ceinture cellulaire complète avec un cofferdam vide et un pont cuirassé ayant entre 60 et 100 mm d'épaisseur au glacis, montant à 0,95 m au-dessus de la ligne de flottaison et descendant à 1,40 m au-dessous. Ses casemates avaient un blindage de 60 mm à l'extérieur et de 40 mm à l'intérieur et les boucliers des pièces d'artillerie avaient une cuirasse de 20 à 50 mm

CARACTERISTIQUES

Type : croiseur protégé
Propulsion : 3 machines totalisant 24 000 ch.
Dimensions : longueur, 140 m ; largeur, 18 m
Tirant d'eau 7,50 m
Vitesse 23 nœuds

ARMEMENTS

L'armement du Châteaurenault consistait en 2 canons de 164 mm montés à chaque extrémités du pont, 6 canons de 138 mm placés dans des casemates latérales et 12 canons de 47 mm (6 sur les casemates, 2 par le travers des mâtures et 2 sur les passerelles avant et arrière).

LA CARRIÈRE DU CHATEAURENAULT

Le Châteaurenault, lancé en 1898, était propulsé par trois machines qui développaient une puissance totale de 24 000 ch. Il était équipé de vingt-trois chaudières Sigaudy & Normand et pouvait franchir une distance de 7 500 milles marins à la vitesse de 12 nœuds. Le Châteaurenault connut une fin tragique au cours de la Grande Guerre. Il fut coulé en effet le 14 décembre 1917, en mer Ionienne, par un sous-marin allemand alors qu'il amenait des renforts à l'armée de Salonique.

2) Mis en service en 1900, le « Chateaurenault » est un "croiseur- corsaire" à la silhouette très caractéristique imposante et lourde avec 4 cheminées plantés au beau milieu d'un pont blindé, naviguant malgré son fort tonnage à la vitesse 23 noeuds ce qui en fait un bateau rapide pour la course mais il est sous équipé en armes pour l'attaque ou la défense. A son bord 587 hommes dont 18 officiers.

En Méditerranée, le Châteaurenault est le premier sur le lieu du drame du Gallia coulé par un sous marin allemand, sauvant à lui seul 600 rescapés qui, en quelques minutes perdent dans le plongeon du cuirassé éventré, beaucoup de leurs camarades.

Châteaurenault termine prématurément sa carrière, ayant été affecté pour ses derniers mois d'existence au transport de troupes pour le front salonique. Sous le commandement d'Amédée Jeanson, il est en effet également torpillé par les allemands en décembre 1917. L'équipage est sauvé et on déplore  une dizaine d'hommes tués au moment de l'explosion.

3) Je n'ai pas trouvé, pour l'instant, d'autre information précise sur la carrière du Châteaurenault. Il semblerait, d'après un article de journal du 1/2/1910, qu'il se soit une fois échoué près de Tanger. Mais je n'ai rien trouvé pour la période 1904-1905 de la guerre Russo-Japonaise.

Vous avez donc pu constater que le croiseur Châteaurenault avait disparu prématurément ayant été torpillé le 14 Novembre 1917. Des photos du torpillage sont d'ailleurs présentées sur le site internet suivant : http://perso.orange.fr/grande.guerre/chateaurenault.html

Je n'ai aucune idée de ce qu'est devenu le plan de votre grand-père, s'il était encore accroché à bord en 1917 ou s'il avait été mis en lieu sûr auparavant ? Il faudrait pour cela consulter les Services Historiques de la Marine Nationale (Vincennes, Toulon,... : http://www.geneawiki.com/index.php/Marins) ou poser ce genre de question dans l'un des forums de la Marine, tels que :

http://www.netmarine.net/phpBB/
http://frenchnavy.free-bb.com/index-27534-FrenchNavy.html
etc.

Mais apparemment, vous connaissez cette possibilité puisque j'ai trouvé que votre question sur le Châteaurenault apparaissait déjà sur le forum : http://forum.lixium.fr/cgi-bin/liste.eur?laroyale

Voilà tout ce que je peux vous répondre pour l'instant. Si je retrouvais quelque autre informations dans les archives de mon père (que je n'ai pas encore terminé d'exploiter), je ne manquerai pas de vous les communiquer.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour,

Merci pour cette rapide réponse. J'avais effectivement trouvé pas mal de ces élements mais nulle part n'est évoquée la présence du CHATEAURENAULT dans les mers d'Asie. Or nous avons des photos de lui dans la Bais d'Along et dans d'autres ports japonais et indochinois, il faudra que je regarde exactement en décembre chez mes parents. Avait-il été affecté à la DNEO? C'est ce que je cherche à savoir.

Pour les plans de mon Grand Père ils ont dû couler avec le navire !

Mais je vais chercher auprès des organismes que vous m'indiquez.

Bonne journée

Cordialement

JD

Q3.

En réponse à votre correspondant, voici ce que j'ai trouvé concernant le passage du Chateaurenault en Indochine :
L'armement définitif de ce croiseur a lieu le 10 octobre 1902.
Alors affecté à l'Escadre d'Extrême Orient ( DNEO ), il quitte Toulon le 30 octobre 1902 pour Saïgon.
Arrivée le 24 novembre 1902.
Le 7 novembre 1904, il heurte un fond rocheux sur les côtes d'Annam, ce qui lui cause de graves avaries.
Rentré à Cherbourg le 20 janvier ? 1905, il restera en réparations jusqu'en février 1906, pour être ensuite placé en réserve.

Cordiales salutations.

JLM

R3a.

Merci beaucoup pour ces nouvelles précisions.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R3b. (à JD)

Bonjour,

Voici quelques informations qui m'ont été adressés par un internaute qui a trouvé nos précédents échanges sur le forum de mon site :

En réponse à votre correspondant, voici ce que j'ai trouvé concernant le passage du Chateaurenault en Indochine:

L'armement définitif de ce croiseur a lieu le 10 octobre 1902.
Alors affecté à l'Escadre d'Extrême Orient ( DNEO ), il quitte Toulon le 30 octobre 1902 pour Saïgon.
Arrivée le 24 novembre 1902.
Le 7 novembre 1904, il heurte un fond rocheux sur les côtes d'Annam, ce qui lui cause de graves avaries.
Rentré à Cherbourg le 20 janvier ? 1905, il restera en réparations jusqu'en février 1906, pour être ensuite placé en réserve.
Cordiales salutations.
JLM

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

17-23 Octobre 2007 : Machine à mâter et démâter les navires

Q.

Bonjour Monsieur,

Je vous remercie pour votre site.

Je viens vers vous pour avoir un renseignement.

Mon aïeul, Paul-Félicien Peytavin de Garam (1749/1816) était un des rares professionnels sur la ville de Marseille à posséder la machine à "mater et démater les navires".

Je ne trouve aucun document se rapportant à cette machine. Sauriez-vous où je pourrai trouver quelque chose à ce sujet ou orienter mes recherches ?

Peut-être à la Chambre de Commerce ? ou autre ?

Merci pour votre aide.

Sincères salutations,

JG

R.

Bonjour Monsieur,

Je n'ai malheureusement que peu d'éléments de réponse à votre question. Je n'ai aucun document décrivant une telle machine et je ne trouve que peu de choses sur internet.

Un site (http://www.havnerundfart.dk/fransk1.htm), parle d'une "grue à mâter les navires" datant de 1749 à Copenhague.

« Nous quittons maintenant "Holmen". Sur votre droite, vous voyez la vieille grue à mâter de 1749 qui a été utilisée pour mâter les navires de guerre. ».

Et 1749, c'est aussi l'époque de votre aïeul. Y a-t-il un rapport entre cette grue et la machine se trouvant autrefois à Marseille ?

Le site du Musée National de la Marine (http://www.musee-marine.fr/site/fr/exploiter_fiche_documentaire_construction_navale) parle aussi de ces machines : « Les mâts sont soit constitués d'un arbre unique, soit composés de plusieurs fûts assemblés. Ils sont implantés dans la coque du navire grâce à des machines à mâter », mais n'en donne aucune description.

Peut-elle la chambre de commerce a-t-elle des archives à ce sujet. Je ne sais pas. Ou alors il faudrait poser la question aux Musées de la Marine (Paris, Brest, Toulon, Rochefort, etc.). Apparemment on peut aussi poser des questions sur leur site : http://www.musee-marine.fr/site/fr/397

Cordialement,

Jean-Claude Autran  


 

30 Août - 19 Septembre 2007 : Recherche d'un navire ayant pu faire naufrage au large de Madagascar / Zanzibar

Q1.

Bonjour,

J'ai découvert votre site en effectuant des recherches sur mon arrière grand-père, Constant GAUDUCHON, qui a servi en tant que matelot puis maître-boulanger coq de 1883 à 1906 sur différents bâtiments.

Mon père m'a chargée de faire ces recherches car il souhaite savoir en particulier si l'un de ces bâtiments a fait naufrage au large de Madagascar / Zanzibar pendant les périodes concernées. Je ne sais pas si cette demande relève de votre champ de compétences/connaissances ou si vous pourriez éventuellement nous orienter vers d'autres sites/organisations/contacts. Mon père (qui habite Tours) compte déjà se rendre aux archives de la Marine à Vincennes, et contacter les Archives départementales du Var.

A tout hasard, je vous fais suivre la liste des bâtiments et des dates :

- le BIEN-HOA, 1883-1886 (expédition du Tonkin)

- le CAIMAN, 1889 (Toulon)

- le COURBET, 1er janvier - ? 1890 (Toulon ?)

- l'ADOUR, 22 juillet - 1er novembre 1890 (campagne de guerre au Tonkin)

- la MUTINE, 1er novembre 1890 - 28 juin 2892 (campgne de guerre au Tonkin)

- le transport ANNAMITE, 28 juin - 12 septembre 1892

- la canonnière l'ETOILE, octobre 1893 - 12 mars 1894

- le paquebot SINDH (messagerie maritime), 15-26 mars 1894

- le TONNERRE, 31 août - 18 octobre 1894

- l'IPHIGENIE, 18 octobre 1894 - 1er septembre 1897

- le croiseur SUCHET, 8 mars 1898 - 14 mars 1899

- le cuirassé MARCEAU, 5 avril 1899 - 1er juin 1900

- le cuirassé MAGENTA, 1er juin 1900 - 14 mai 1902

- le croiseur DESCARTES, 16 août 1904 - 18 août 1906 (guerre russo-japonaise)

- le croiseur GUICHEN, 18 août 1906 - 13 octobre 1906

Je vous serais très reconnaissante si vous pouviez répondre, ne serait-ce que très brièvement, à cet email, même d'ici plusieurs semaines ou mois ! Rien ne presse pour nous.

Cordialement,

CG

R.

Bonjour,

Suite à votre message du 30 août (pardon pour le retard à vous répondre), j'ai effectué quelques recherches dans les archives de feu mon père, ainsi que sur internet.

Mais nos informations se limitent surtout aux navires construits par les chantiers de La Seyne et nous n'avons ensuite que peu de documents sur la "carrière" de ces navires.

Une grande partie des informations que je vous donne ci-dessous vient donc de simples recherches que j'ai faites en tapant le nom des navires sur google et en parcourant ensuite le contenu des sites trouvés :

- le BIEN-HOA, 1883-1886 (expédition du Tonkin)

Il semblerait que le Bien Hoa ait été un navire de type Annamite conçu pour effectuer des transports de Toulon en lndochine à la fin du 19è s.

En 1914, il aurait été utilisé pour ravitailler l'Armée Navale et en 1915 transformé en navire hôpital au bénéfice du Corps Expéditionnaire des Dardanelles puis du Corps Expéditionnaire d'Orient.

Cette personne m'indique que le Bien Hoa aurait traversé la guerre sans dommage. Il aurait été retiré du service en 1923 et aurait encore servi jusqu'en 1936 comme ponton caserne aux équipages des sous-marins de Toulon avant d'être démoli.

Voir les discussions précédentes sur mon forum à :

http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2005_2006.html#18
http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2005_2006.html#21

- le CAIMAN, 1889 (Toulon)

Semble avoir été un remorqueur de la Direction du Port de Toulon en 1940-1942. Je ne sais rien de son histoire.

- le COURBET, 1er janvier - ? 1890 (Toulon ?)

?

- l'ADOUR, 22 juillet - 1er novembre 1890 (campagne de guerre au Tonkin)

Aurait fait naufrage près de l'île de la Réunion (phare de Sainte-Suzanne) le 23 Janvier 1913

Voir à : http://www.clicanoo.com/article.php?id_article=97601

- la MUTINE, 1er novembre 1890 - 28 juin 1892 (campagne de guerre au Tonkin)

?

- le transport ANNAMITE, 28 juin - 12 septembre 1892

?

- la canonnière l'ETOILE, octobre 1893 - 12 mars 1894

http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/02fonds-collections/archivdefense/fondmarine/source_pdf/egfp-i.pdf

- le paquebot SINDH (messagerie maritime), 15-26 mars 1894

Assure les lignes du Levant. S'échoue à Samos le 30 septembre 1888. Réparé, il assure quelques rotations sur l'Océan Indien en 1892-93 et finit sa carrière en Mediterranée avant sa démolition en mars 1901.

Voir site : http://www.es-conseil.fr/pramona/sindh.html

- le TONNERRE, 31 août - 18 octobre 1894

Nom d'une canonnière d'Afrique, fin XIXe s.

http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/02fonds-collections/archivdefense/fondmarine/vincennes/invent_150gg2.pdf

- l'IPHIGENIE, 18 octobre 1894 - 1er septembre 1897

Croiseur (1881), puis navire-école, fin XIXe s.

- le croiseur SUCHET, 8 mars 1898 - 14 mars 1899

Lancé à Toulon le 16 août 1893, rayé en 1906

http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/02fonds-collections/banquedocuments/planbato/planbato/fichebato/fichbato.php?id=392

- le cuirassé MARCEAU, 5 avril 1899 - 1er juin 1900

Construit à la SEYNE de 1882 à 1887, désarmé en 1922.

Voir à : http://historic-marine-france.com/photographie/photomarinenationale.htm

- le cuirassé MAGENTA, 1er juin 1900 - 14 mai 1902

?

- le croiseur DESCARTES, 16 août 1904 - 18 août 1906 (guerre russo-japonaise)

Construit en 1894, rayé en 1920

- le croiseur GUICHEN, 18 août 1906 - 13 octobre 1906

Croiseur rapide construit en 1897, détruit en 1922.

Voir à : http://www.guichenpontrean.fr/docs/historique_guichen_1.pdf

Voilà pour ces quelques résultats des recherches que j'ai faites. C'est évidemment très incomplet et, finalement, je ne sais pas vous dire quel navire a pu faire naufrage au large de Madagascar (à ma connaissance, seul l'ADOUR aurait fait naufrage près de l'île de la Réunion le 23 Janvier 1913).

Mais je pense que, avant d'aller consulter les archives de la Marine, vous pouvez continuer à affiner les recherches sur internet en tapant le nom et le type de chaque navire (par exemple : "cuirassé" "marceau" "1900") et voir patiemment parmi les nombreux sites que vous trouverez s'il n'y a pas quelque indice sur l'histoire du navire et le lieu de son naufrage éventuel.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour,

Un petit mot très rapide pour vous dire un grand merci pour votre réponse !

Je vais transmettre toutes ces informations à mon père, qui a, entre-temps, trouvé de nouveaux indices il me semble.

Les moindres petites informations peuvent parfois conduire à de nouvelles pistes essentielles ! Alors, encore merci. Je vous tiendrai éventuellement au courant en cas de "découverte capitale" dans l'histoire de mon arrière-grand-père.

Dans tous les cas, c'est une belle initiative que celle de feu votre père, et merci à vous de la poursuivre !

Cordialement,

CG


 

19 Juillet - 3 Août 2007 : Plans du cuirassé Liberté

Q1.

Monsieur,

Je m'intéresse "en touriste" depuis quelques années à l'histoire du cuirassé Liberté essentiellement à travers la carte postale de l'époque, mais aussi en lisant des journaux tels que l'Exlcesior, l'Illustration, etc... J'ai bien entendu lu avec le plus grand intérêt le remarquable texte que votre père a consacré à ce douloureux événement, et les ajouts que vous y avez apportés. Le témoignage Falconetti est particulièrement émouvant. J'ai vu que M. GF recherchait des plans de la Liberté mais que vous n'en aviez trouvé aucun. Au cours de mes recheches, j'ai trouvé ces plans officiels sur internet. J'ai ainsi 28 dessins extrêmement précis (mais il faut zoomer +++ pour voir les détails). Je vous joint l'un d'entre eux, où l'on voit en particulier les lavabos et les douches (donc probablement aussi les WC recherchés par M. GF mais je n'ai pas recherché plus précisément si ces derniers sont indiqués quelque part). Si les autres plans vous intéressent, dites-le moi, je me ferai un plaisir de vous les transmettre.

Avec mes bien cordiales salutations.

PV

Cuirassé Liberté - Plan des emménagements 1er fauxpont et 2e faux-pont (Pl. 9)

R1a.

Bonjour Monsieur,

Pardon pour le retard à répondre à votre message du 19 juillet (j'étais en vacances durant la 2e quinzaine de juillet).

Je vous remercie infiniment de m'avoir communiqué ce plan du cuirassé Liberté. J'ignorais totalement que de tels plans avaient maintenant été mis sur internet. J'ai d'ailleurs pu retrouver le site en question du Service Historique de la Défense et j'ai ouvert un certain nombre d'autres plans et dessins du navire. (Donc, inutile de me les transmettre).

C'est extrêmement intéressant et je suis loin d'avoir terminé de parcourir ainsi l'intérieur du cuirassé.

J'ai également transmis votre plan et l'adresse du site internet à M. GF. Je pense qu'il va aussi être très intéressé de zoomer sur les différents plans pour essayer de retrouver l'origine de l'incendie dans les soutes à gargousses, et le parcours de son grand-père entre la première alerte et le moment où il a sauté à l'eau depuis le pont supérieur.

Encore un grand merci de m'avoir communiqué ce plan et de nous avoir permis d'accéder à autant d'informations sur ce malheureux cuirassé Liberté.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R1b. (à GF)

Bonjour,

J'espère que vous allez bien, depuis notre dernier échange de messages (...).

Je reprends contact avec vous après avoir reçu le message suivant d'un correspondant (PV) qui s'intéresse aussi à l'histoire du cuirassé Liberté et qui a lu nos échanges de courriers sur le forum de mon site internet :

(...)

Vous trouverez donc ci-joint la copie du plan du cuirassé que m'envoie ce Monsieur. J'ai retrouvé aussi le site internet à partir duquel il l'a copié. C'est à l'adresse :

http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/02fonds-collections/banquedocuments/planbato/planbato/Plans/planbato.php?id=322

Il y a en tout 32 plans et dessins du cuirassé. Vous pouvez les télécharger facilement et zoomer pour avoir tous les détails qui peuvent être recherchés et essayer notamment de retrouver le parcours de votre grand-père entre le début de l'alerte et le moment où il a sauté depuis le pont supérieur.

Je suis certain que cela vous intéressera.

Amitiés,

Jean-Claude Autran

Q2.

Monsieur,

Merci de votre message. Je suis content que mes modestes recherches contribuent à une meilleure connaissance de la triste épopée du "Liberté", et j'espère que M. GF trouvera son bonheur dans ces documents.

Avec mes bien cordiales salutations.

Philippe Virat


 

18-31 Juillet 2007 : Monument à la mémoire de René Camelin, victime de l'explosion du cuirassé Liberté

Q1.

Bonjour M. Autran

Tout d'abord je viens vous présenter mes condoléances pour le décès de votre père. J'ai pu apprécier son œuvre au travers du site qui est très riche et très documenté.

Grâce à votre site j'ai pu vérifier des informations sur l'explosion du cuirassé Liberté.

Effectivement dans le cimetière de ma commune, Marcilly sur Tille en Côte d'Or, il existe un monument dédié au quartier maître mécanicien René Camelin mort à son poste lors de l'explosion.

En 2006, la municipalité avait décidé de restaurer ce monument.

J'ai écrit deux articles sur ce sujet : le premier dans le journal le Bien Public du 10 novembre 2006, et le second dans le Bulletin municipal de Marcilly sur Tille de janvier 2007.

J'ai aussi animer une causerie sur ce monument lors de l'assemblée générale de la Société d'Histoire Tille-Ignon le 19 janvier 2007 à Is sur Tille.

Je joins deux photos du monument rénové et une de René Camelin.

J'espère que ces documents pourront enrichir votre site.

Sincères salutations.

ST

PS pouvez-vous me fournir votre adresse postale afin que je puisse vous envoyer une copie les deux articles.

R1.

Bonsoir,

Merci beaucoup pour votre message et pour vous être intéressé à l'œuvre de mon père et notamment à la catastrophe du cuirassé Liberté.

Les photos que vous m'avez adressées sont de très bonne qualité et très émouvantes. Je ne manquerai pas de les rajouter à mon site dès la prochaine mise à jour.

Voici mon adresse postale : (...)

Je vous remercie par avance de m'adresser une copie de vos articles sur le sujet. J'y suis très sensible puisque mon propre grand-père a également péri à l'âge de 25 ans dans cette catastrophe alors qu'il avait été appelé pour porter secours à l'équipage du cuirassé en feu. Votre contribution va encore enrichir les informations figurant sur mon site.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour M. Autran,

Bien reçu votre message

Je vous envoie ce jour, par courrier, les copies des articles que j'ai écrits au sujet du momument dédié à René Camelin et élevé dans le cimetière de la commune de Marcilly sur Tille (Côte d'Or)

Bonne reception

Sincères Salutations

ST

R2.

Bonjour,

J'ai bien reçu vos documents sur le cuirassé Liberté dans mon courrier. Pardon de vous en accuser réception aussi tardivement, mais j'étais en vacances du 19 au 29 Juillet et je ne les ai donc découverts dans ma boîte aux lettres qu'à mon retour hier.

Je vous en remercie vivement et je vais donc en incorporer le maximum à mon site dès la prochaine mise à jour en mentionnant bien que c'est à vous que je les dois [voir ci-après].

Très cordialement,

Jean-Claude Autran

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Réfection du monument Camelin

par Serge THOZET, Membre de la SOCIÉTÉ D'HISTOIRE TILLE-IGNON

Après avoir l'an dernier remis en état et déplacé la croix vers le pont du chemin de fer, la municipalité de Marcilly-sur-Tille vient de faire rénover, au cimetière de la commune, le monument qui fut élevé sur la tombe de René Camelin.

Qui était René Camelin ?

Il était né en 1888 à Torcenay (Haute Marne), fils de Pierre Jules Eugène Camelin surveillant de la gare d'Is-sur-Tille et de Marie Julienne Marguerite Vathelet. La famille habitait au premier étage de la grande maison au numéro 7 de l'Avenue de la Gare, René était le second d'une famille de six enfants, il avait trois sœurs Claire, Henriette et Gabrielle ainsi que deux frères André et Maurice, ce dernier a habité Bèze.

Il s'était engagé dans la marine depuis cinq ans, ce qui lui permit de faire une campagne, à bord de l'Alger, en Extrême-Orient notamment dont nous avons retrouvé quelques lettres envoyées à sa famille depuis Hong-Kong en 1908, Yokohama en 1909 et Schanghai en 1910. Son congé expirait le 10 octobre 1911.

Le 4 septembre 1911, il venait de participer à une grande revue navale de la flotte méditerranéenne qui se déroula sous les ordres du Vice-Amiral Jauréguiberry, et en présence du Président de la République Armand Fallières. Près de quatre-vingts unités y participèrent, soit 19 cuirassés répartis, 10 croiseurs-cuirassés, 24 torpilleurs, 10 sous-marins, etc. Un grand nombre de ces unités, les manœuvres terminées, restèrent au mouillage dans la rade.

Le quartier maître mécanicien René Camelin était à bord du cuirassé Liberté, ce beau bâtiment de la Marine française, qui jaugeait 14 868 tonnes, sa longueur était de 134 mètres, sa largeur de 24,25 m, et son tirant d'eau en charge de 8,40 m.

Le 25 septembre 1911

Nous voilà donc au matin du 25 septembre 1911. René était de service dans les soutes à huiles. A 5 h 30 du matin, l'alerte fut donnée "Le feu à bord !" entend-on partout. Le feu avait pris dans les soutes à gargousses à l'avant du navire.

A 5 h 53 précisément, c'est la formidable explosion qui déchira l'air plusieurs lieues à la ronde, ébranla toute la rade et ses environs. "C'est la Liberté qui a sauté !". Tous les témoignages sont concordants, la puissance de la déflagration a projeté des plaques d'acier, des tourelles même, des débris métalliques informes, dans tous les azimuts, faisant de nombreuses victimes sur les bateaux amarrés à proximité de la Liberté (1).

(1) L'une des sœurs de René Camelin a tenu un petit carnet où elle a relevé des articles de journaux retraçant la catastrophe ; dans ce même carnet ont été retrouvées les lettres que celui-ci avait envoyés à sa famille.

Les obsèques nationales eurent lieu à Toulon le 3 octobre 1911, en présence du président de la République Armand Fallières, pour les victimes identifiées dont les familles avaient réclamé les corps soit 152. Une autre cérémonie plus modeste se déroula le 7 octobre pour les autres victimes non identifiées (74 cercueils).

Mais le bilan, hélas, ne devait pas s'arrêter là. Il n'est donc pas exagéré de dire que l'explosion du cuirassé Liberté causa la mort de 300 personnes environ.

Sur les causes de l'explosion, la poudre B fut mise en cause, car si celle-ci produisait moins de fumée que les anciennes poudres, elle présentait le risque d'une combustion instantanée due à un pourrissement qui pouvait se produire et l'explosif vieillissant devenait dangereux. Or, sur le cuirassé Liberté il y avait des poudres vieilles de 12 ans.

Les obsèques religieuses du Quartier maître rené Camelin eurent lieu le jeudi 5 octobre 1911 en l'église de Marcilly. Les obsèques officielles eurent lieu le dimanche 8 octobre, réunion place de la mairie à deux heures et demie de l'après midi.

Le Monument

Le conseil municipal de Marcilly sur Tille en séance du 24 octobre 1911, considérant qu'une souscription publique est ouverte par les soins de M. Lochet, maire, à l'effet d'élever un monument commémoratif sur la tombe du quartier-maître mécanicien Camelin, victime de l'explosion de la Liberté et inhumé au cimetière de Marcilly; décide d'offrir à la famille Camelin, une concession perpétuelle de 2 m2 et vote une somme de 20 francs à titre de participation de la commune à la dite souscription et une somme de 10 francs pour l'achat d'une couronne mortuaire.

L'érection du monument, après autorisation préfectorale et du ministre de l'intérieur, put avoir lieu et c'est l'entreprise (Giraut Frères à Is-sur-Tille qui le réalisa pour une somme de 1315 F. Une plaque fut également posée à l'école de Marcilly pour 44,30 F. Les frais d'organisation, d'aménagement du cimetière, de réception des officiels devaient être pris en charge par le comité soit 335,35 F.

Le monument qui vient d'être rénové

Sur la face avant, nous pouvons lire : « René CAMELIN, mort à son poste dans l'explosion de la Liberté le 25 septembre 1911, à l'âge de 23 ans.»

Sur le côté droit, nous pouvons lire l'inscription suivante : « Ce monument a été élevé par souscription publique le 21 avril 1912. »

Et sur le côté gauche :

« Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère
Et comme ferait une mère
La voix d'un peuple en vie les berce en leur tombeau. »
V. HUGO

L'inauguration du monument.

La cérémonie d'inauguration du monument à René Camelin eut lieu à Marcilly sur Tille le dimanche 21 avril 1912 sous la présidence de M. Muteau, député de la Côte d'or, président du comité. Dans le Bien public du 22 avril 1912, nous trouvons un article qui nous donne un aperçu de l'ampleur de cette cérémonie:

« A 9 h devant l'hôtel de la gare, le cortège s'organise dans l'ordre : Pompiers de Thil-Châtel avec drapeau, « Réveil d'Is sur Tille », union musicale, pompiers d'Is-sur-Tille avec drapeau, le comité, les députés, conseillers généraux et les municipalités, le « Souvenir Français », les anciens militaires de la Marine de Dijon et de Gray, les vétérans d'Is-sur-Tille et de Thil-Châtel, les enfants des écoles d'Is et de Marcilly, la société de secours mutuels d'Is-surTille les ouvriers de la Maison Giraut, la délégation des employés du chemin de fer puis une foule suivait.

Le cortège arriva au cimetière où une tribune était disposée à côté du monument où avaient pris place, autour de la famille, les autorités: M. Muteau et Vincent députés de la Côte d'Or ; Saudon, mécanicien principal de première classe représentant le ministre de la marine ; Jozon, secrétaire général de la préfecture, représentant le préfet ; Lochet, maire de Marcilly ; Mestanier, maire d'Is-sur-Tille, Marceau, Conseiller d'arrondissement ; Messieurs les inspecteurs des chemins de fer de l'est : Delinot de Vesoul et Laprée de Langres. »

M. Muteau, député, prononça un discours dont voici deux courts passages : « Et cela est très beau, messieurs, de voir pour ce quartier-maître, pour ce fils de cheminot une manifestation réservée d'ordinaire aux personnalités éminentes et aux chefs supérieurs. C'est, peut-être, que la Justice et la Vérité prennent, dans l'attribution de la reconnaissance, et des témoignages de l'estime publique la part qu'elles méritent. C'est, en tout cas, la preuve qu'en ce pays de Bourgogne on aime cette Justice et cette Vérité... » « Atterré par cette perte si cruelle, les concitoyens de Camelin ont tenu à perpétuer le souvenir de ce brave jeune homme et de sa mort héroïque. Dans un mouvement unanime de fraternelle et patriotique solidarité, ils se sont groupés pour accomplir cette pieuse mission, et ils ont rencontrés de toutes parts les concours les plus précieux. »

Il fut suivi par les discours de M. Perrin, conseiller général du canton d'Is-sur-Tille, et celui de M. Thibaut adjoint au maire de Marcilly.

Serge THOZET, Membre de la Société d'Histoire Tille-Ignon

(Article paru dans le Bulletin municipal de Janvier 2007 de Marcilly-sur-Tille)
_____________________________________

(Article paru dans le journal Le Bien Public le vendredi 10 Novembre 2006)


 

8-16 Juillet : Recherche videos sur les Chantiers

Q1.

Bonjour

Je me présente : FB, musicien professionnel et ancien des chantiers de 1975 à 1983. Je suis à la recherche d'archives cinématographiques pour réaliser un spectacle sur l'homme et la machine et j'aimerai pouvoir utiliser des images ayant trait aux chantiers.

Je suis tout à fait disposé à vous rencontrer pour en parler de vive voix et je vous serai reconnaissant si vous pouviez m'aider dans mes recherches. J'ai été dirigé vers vous par Mme cathy Vouge veuve d'henry paul brémondi. Elle m'a dit que son mari avait fait des images mais elle ne sait pas ce qu'elles sont devenues. J'aimerai beaucoup trouver des images noir et blanc.

Merci par avance de votre réponse

Cordialement

FB

R1.

Bonjour,

En réponse à votre message, je puis vous dire que mon père, Marius AUTRAN (1910-2007) a été plusieurs fois interviewé à propos des Chantiers de La Seyne et qu'il existe plusieurs séquences vidéos ou DVD où il intervient, avec que d'autres personnes, notamment des anciens des Chantiers.

Il existe notamment les titres suivants : "Ces hommes qui construisaient des navires", "L'enfance au travail", Petite chronique des chantiers occupés", etc.

Mais je ne possède pas la propriété intellectuelle de ces films, qui ont été tournés, pour la plupart, par l'association "Relais de la Mémoire". Je vous suggère donc de contacter les animateurs de cette association qui sont M. J.R. AGUADO et Mme P. GILOUX, à l'adresse suivante : (...). Ils vous diront à quelles conditions il est possible d'utiliser leurs images.

En ce qui concerne les images faites par H.-P. BREMONDY dont vous parlez, je ne suis pas au courant. Mon père le connaissait bien et je sais qu'il parlaient entre eux en langue provençale, mais je ne sais pas du tout quelle séquence a pu être tournée par H.-P. BREMONDY.

Une autre piste serait de poser la question à Madame Yolande LE GALLO, présidente de l'Association "Histoire et Patrimoine Seynois" à l'adresse : (...).

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour

Je vous remercie beaucoup de vos précieux renseignements. J'ai également contacté René Gramondi qui m'a dirigé vers Francis Lyon

Si vous le désirez, je peux vous tenir informé de l'évolution de mon projet

Cordialement et au plaisir de vous rencontrer un de ces jours

FB


 

1er-5 Juin 2007 : Paquebot Kairouan et Commandant Pesqui

Q.

Bonjour Monsieur,

Shiplover et collectionneur de photos et documents concernant les navires, j'ai acquis 2 menus du "KAIROUAN" datés du 3 avril ???? dont le commandant était Monsieur PESQUI.

Sur l'un des menus figure un renseignement sur le film donné à la salle de cinéma "Une fille sur la route" film sorti en 1952 avec Georges Guétary.

Pourriez-vous m'aider à trouver l'année de ces menus.

J'ai trouvé votre site, très intéressant, en cherchant sur Google des renseignement sur "Pesqui et Kairouan".

Je possède de nombreux renseignements (surtout les caractéristiques techniques) sur les navires français et si je serai heureux de pouvoir vous aider éventuellement.

En vous remerciant par avance.

Bien cordialement.

R.

Bonjour Monsieur,

Je crains de ne pas disposer d'élément permettant de répondre à votre question.

Les principales informations dont je dispose sur le "Kairouan" se trouvent dans le forum de mon site à l'adresse : http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2007_2008.html#4

Mais je ne sais pas vers quelle époque Monsieur Pesqui a pu commander ce navire. La seule mention que j'aie de Monsieur Pesqui concerne son commandement du paquebot Gouverneur Général Lépine en 1942. Je ne sais pas du tout à quelle époque il a pu ensuite commander le "Kairouan", qui a navigué, je crois jusque vers 1973.

Pour trouver des informations précises sur ce navire, il faudrait peut-être essayer de retrouver la Compagnie de Navigation Mixte qui devrait posséder les archives du Kairouan (mais je ne sais pas si elle existe encore sous ce nom). On peut apparemment passer des messages dans un blog qui permet de contacter les anciens de cette Compagnie de Navigation Mixte. Voyez le site : http://fr.groups.yahoo.com/group/CNM-Touache/

Egalement, vous pouvez essayer de mettre un avis de recherche ou une annonce dans le forum de NetMarine : http://www.netmarine.net/g/annonces/indexinfos2006.htm

Désolé de ne pas pouvoir vous aider davantage.

Cordialement (et merci de me proposer votre aide pour retrouver des renseignements techniques sur les navires français).

Jean-Claude Autran


 

31 Mai - 5 Décembre 2007 : Remorqueur Samson [suite des échanges de décembre 2004 sur le remorqueur Samson]

Q1.

Bonjour

Je suis tombé par pur hasard sur votre site,sur lequel j'ai trouvé un de vos correspondants qui souhaitait obtenir des renseignements sur le remorqueur de haute mer SAMSON Ex ABEILLE 11.

Le père de cette personne avait commandé ce bâtiment jusqu'en 1937 ou 1938 et souhaitait savoir ce que le SAMSON était devenu.

Je suis le fils du dernier commandant du SAMSON et en mesure au vu des documents en ma possession de vous apporter les précisions suivantes.

Mon père Louis HUGON, Capitaine au Long Cours, Pilote du port de SETE fut mobilisé en Août 1939 et pris le Commandement d'une division de mouilleurs de mines à TOULON. Il prit le Commandement du SAMSON, transformé en mouilleur de mines, les autres bâtiments étant le LABORIEUX et le TRAVAILLEUR.

Il effectua de nombreuses opérations de mouillages de champs de mines en Méditerranée, puis en Novembre 1939 fut envoyé un mission à Beyrouth ou le SAMSON se trouva pour la Noël 1939.

De retour il effectue une mission de mouillage de mines autour de la Corse.

En mai 1940 au cours d'une mission le SAMSON saute sur une mine à l'entrée du golfe de Fos. il y eu plusieurs tués et blessés dont je possède la liste.

La position de l'épave du SAMSON figure sur une carte des épaves éditée par le Service Hydrographique de la Marine.

Après l'armistice, mon père décida de continuer la lutte, mais ceci est une autre histoire, il est décédé en Mai 1992

JLH

R1a. (à JLH)

Bonjour,

Merci beaucoup pour votre message et pour toutes ces précisions sur le remorqueur Samson.

En effet, dans un courrier de décembre 2004, un internaute (EH) souhaitait obtenir des renseignements sur ce remorqueur.

J'ai donc transmis à EH la copie de votre message - en espérant que son adresse électronique n'a pas changé. Peut-être vous contactera-t-il s'il souhaite d'autres précisions, ou s'il a de son côté, depuis 2004, rassemblé d'autres informations susceptibles de vous intéresser sur ce navire.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R1b. (à EH)

Bonjour,

Suite à notre échange de messages de décembre 2004, qui a été diffusé sur le "forum" de mon site, un internaute qui les a trouvés m'a fourni un certain nombre d'informations sur le remorquer Samson qui pourront sans doute vous intéresser. Voici la copie de son message :

(...)

Pour davantage de précisions, vous pouvez contacter Monsieur Hugon à l'adresse : (...)

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2a.

Bonjour,

Un grand merci pour avoir bien voulu me transmettre les informations données par cet aimable internaute et dont je n'ai pu prendre connaissance qu'hier. J'étais absent de mon domicile depuis quelque temps et cela explique mon retard à vous répondre. Je vais bien entendu lui répondre car outre les informations fournies et qui m'intéressent, j'ai maintenant grâce à vous un interlocuteur qui a ceci de commun avec moi : nous avons eu chacun un père qui a commandé le même remorqueur à des périodes très proches.

Merci encore,

EH

Q2b. (à JLH)

Bonjour,

Jean-Claude Autran a bien voulu me transmettre votre message concernant l'histoire du Samson après 1938. Je vous remercie d'avoir bien voulu lui communiquer ces informations.

Je me suis intéressé à ce remorqueur car comme je l'avais dit précédemment,mon père en avait eu le commandement en 1937/1938 après avoir commandé provisoirement le Laborieux dont vous faites état. Maître principal puis officier des équipages il en avait donc pris le commandement à la suite de réparations probablement importantes, et nous avions eu ma famille et moi le plaisir d'aller à son bord à plusieurs reprises. Jétais bien jeune à l'époque puisque j'allais au lycée de Toulon. Mais allez savoir pourquoi ce remorqueur m'a toujours fasciné ! Peut-être à cause de ses deux machines et ses deux cheminées. Les souvenirs de jeunesse sont parfois tenaces! Je dois dire que les autres commandements de mon père ne m'ont pas autant séduit. Par conséquent, nous avons chacun en commun un père ayant commandé le même navire à peu d'intervalle mais dans des circonstances très différentes.

J'ai une photo du Samson que mon père aurait sûrement aimé avoir. Il est décédé en 1972. Ayant deux petits enfants j'ai fait venir de Chatellerault le plan de ce remorqueur en vue d'en faire une maquette, mais je dois reconnaître que je n'en ai pas encore eu le temps! J'arrête ici mon bavardage en vous remerciant de ces informations.

Amicalement,

EH

Q3. (26 Novembre 2007)

Bonjour,

Je suis arrivée sur votre site en recherchant sur internet des infos sur 'le samson'. Faisant le généalogie de la famille, j'ai lu le livret de solde de mon beau père. Nous savions, car il l'avait raconté, que le batiment sur le quel il navigué avait explosé et qu'il avait juste eu le temps de sauter à l'eau avec son...banjo.

Nous avons une photo du 'navire' qui brule, elle était dans son livret.

Ma question est : quel était ce navire ?

Marine Nationale : BMR de Toulon - N° matricule 4293T35
Recrutement le 27 novembre 1935, n° 293 engagé volontaire pour 5 ans le 25/11/1935 à SARREBOURG (Moselle).
2ème classe chauffeur sur le Jean Bart - Capitaine de la compagnie : Lieutenant de vaisseau LUCAS
Défense du littoral toulon 1/2/37
Affectations :
Samson le 29/5/1940
Dépôt : 26/6/1940
Croisseur Marseillaise : 24/7/40
Croisseur Jean de Vienne
Libéré le 25/11/1940 doc. signé par le Capitaine de corvette Barthe.

Si vous pouviez nous apporter quelques informations cela ferait plaisir aux hommes de la famille.

Je vous remercie de me lire.

Cordialement

JDR

R3.

Bonjour,

Merci pour votre message.

Je ne possède malheureusement que peu d'informations sur ce navire, en dehors de celles qui figurent dans les deux séries d'échanges rapportées dans le forum de mon site, et que vous avez déjà dû lire :

Novembre-décembre 2004 :

http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2003_2004.html#17

Mai-juin 2007 :

http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2007_2008.html#13

Peut-être seriez-vous intéressée d'avoir les coordonnées de celui de mes correspondants (JLH) qui semble posséder le plus d'informations sur Le Samson, étant le fils du dernier commandant (Louis Hugon) du Samson, remorqueur de haute mer, transformé en mouilleur de mines.

Il s'agit de Monsieur JLH (...). C'est lui qui a notamment écrit : « En mai 1940 au cours d'une mission le SAMSON saute sur une mine à l'entrée du golfe de Fos. il y eu plusieurs tués et blessés dont je possède la liste. La position de l'épave du SAMSON figure sur une carte des épaves éditée par le Service Hydrographique de la Marine ».

Vous pouvez consulter Monsieur JLH de ma part. Je pense qu'il vous fournira les renseignements qu'il possède sur ce navire et sur les circonstances de sa disparition.

Personnellement, je n'ai pas d'autre renseignement. Vous pouvez également essayer, selon où vous habitez, de consulter un Service Historique de la Marine (Vincenne ou Toulon).

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q4.

Merci beaucoup pour votre réponse, après vérification auprès de ce monsieur je vous transmettrais les informations et la photo.

Cordialement,

JDR


 

28 Avril - 26 Novembre 2007 : Thèse de géographie de Claude Lagier, ancien apprenti et ouvrier aux C.N.I.M.

Q1.

Bonjour

Félicitations pour le site.

je vous signale que je viens de soutenir une thèse de géographie sur les ports de l'Océan Indien et que ma thèse a été dédiée aux anciens apprentis des Chantiers et a leur directeur M. Christol.

je fus apprenti et ouvrier aux CNIM de 1968 a 1988

bonne soirée

CL

Page de couverture de la thèse de géographie de Claude Lagier
(L'aquarelle est de J.-P. Paoli, ancien marin des M.M.)

R1.

Bonjour Monsieur,

Merci pour votre aimable message.

Toutes mes félicitations pour votre thèse de Géographie. Je ne manquerai pas de faire figurer votre message et de mentionner cette thèse sur le "forum" de mon site dans les pages concernant la construction navale à La Seyne.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour M. Autran

Merci de cette attention. Je pense que vous etes allé voir le site La Seyne site non officiel de Nicky. Il y a qq photos et qq de votre serviteur.

J'avais il y a deux a trois ans eu (et j'ai toujours) envie de créer une liste du type "yahoogroup" sur les chantiers navals.

Je souhaitais vous en parler car je suis respectueux de l'antériorité (lorsqu'elle porte sur des éléments positifs et c'est le cas eu égard au travail remarquable de votre pére et de vous-même)

Je pense qu'une liste serait interessante dans la mesure ou la question posée peut susciter des réponses d'autres membres et ces réponses servent alors à la communauté.

Car j'imagine le travail harassant que cela doit entrainer pour vous que la réponse a toutes les questions.

Qu'en pensez vous ? Comme je vous l'explique ci-dessus, vous en seriez le fondateur et le modérateur et que cette liste serait hebergée sur votre site (il serait interessant d'y accepter les PJ)

D'autre part j'ai eu un sentiment désagréable en visitant le site d'Amians. Il me semble que ce site n'évoque que son Président. Je n'ai pas connu ce monsieur et pourtant j'en ai fait des ateliers et des services durant 20 ans.

Bonne journée

CL

R2.

Bonjour Monsieur,

Merci pour votre message. Il est vrai que mon site internet m'absorbe beaucoup et cela me préoccupe parfois car j'ai aussi, par ailleurs, de nombreuses obligations, et d'autres projets en tête, que je n'arrive pas toujours à faire avancer convenablement. Le nombre de messages auxquels je me dois de répondre, sur des sujets très divers, fait que je n'arrive plus à faire évoluer mon site comme je le souhaiterais.

Et je suis aussi très pris, pour encore de nombreux mois, par le reclassement et l'indexation des nombreux ouvrages et documents d'archives dont je viens d'hériter suite au décès de mon père.

Votre idée de créer une liste yahoogroup sur les chantiers navals est sans doute très bonne, mais je ne me sens ni assez disponible ni assez compétent dans ce domaine pour développer cette idée. Je ne suis pas familier avec cette notion de yahoogroup. Ce n'est peut-être pas compliqué à créer, mais je ne me vois franchement pas en être le créateur ni le modérateur.

Si vous aviez cette idée depuis plusieurs années, n'hésitez pas à la mettre en œuvre. Vous avez travaillé aux chantiers et vous connaissez ce secteur bien mieux que moi (qui ai été absent de La Seyne pendant 40 ans - et qui n'ait servi ensuite que "d'éditeur électronique" de l'œuvre de mon père).

Tout ce que je peux vous dire est donc de vous encourager à créer ce groupe de discussion. Et à vous souhaiter bonne chance.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q3.

Bonjour M. Autran.

Merci de votre réponse.

Je pense que la fonctionnalité de yahoogroup n'est pas en soi tres compliquée mais effectivement cela demande un peu de temps surtout si la liste de discussion est non modérée et que les propos peuvent déraper. Il serait cependant utile de laisser un maximum de liberté pour avoir des discussions techniques certes mais aussi anecdotiques sur notre vie dans les ateliers, sur les cales, dans les BE, a l'apprentissage.

J'avais encore quelques questions a vous poser :

Savez vous ce que sont devenus les enseignants de l'ecole d'apprentissage ? Bazzuchi, Gravier, Brondello... Vincent Gay est toujours a Bandol (il nous avait enseigné le dessin industriel)

J'ai communiqué quelques pages de mon cahier d'apprentissage a Nicky (Wm du site seynois, site non officiel...)

Enfin, je compte sur vous pour annoncer ma soutenance (oui, même en vieillissant, on garde quelques coquetteries) et je voulais que l'on puisse rendre hommage a Isabelle Agliati, de la fédération de la métallurgique a Marseille et assistance sociale chargée de l'ATA

Pour conclure, je me suis permis de prendre deux photos sur votre site et de les expédier sur la liste Messageries-maritimes (http://www.messageries-maritimes.org/) en citant votre site.

Merci et bonne journée

CL

R4.

Bonjour,

En réponse à votre message, je vous informe :

1) que l'annonce de votre soutenance de thèse a bien été mise dans le forum de mon site :

http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2007_2008.html#12

Mais vous me suggérez de rendre hommage à Isabelle Agliati. Je veux bien, mais je ne sais pas ce que vous voudriez qu'on dise sur cette personne, que je ne connais pas.

2) J'ai bien vu vos photos prises dans les anciens chantiers sur le site La Seyne.Info, mais je n'ai pas pu y retrouver le cahier d'apprentissage dont vous parlez. Je ne sais pas dans quelle section du site il apparaît.

3) Merci d'avoir communiqué deux photos de mon site à la liste des Messageries Maritimes. Mais je ne les ai pas vues encore apparaître (la dernière mise à jour de leur site semble dater de Janvier 2007).

4) Enfin, je n'ai aucune idée de ce que sont devenus les enseignants de l'école d'apprentissage que vous citez. J'ai très peu connu le milieu des Chantiers de La Seyne, du fait aussi que j'ai été absent de La Seyne pour raisons professionnelles de 1962 à 2004. Je regrette donc d'être tout à fait incapable de vous renseigner.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q5.

Bonjour Jean Claude Autran

Merci de vos réponses et de cette belle publicité..

Voici qq réponses

1) que l'annonce de votre soutenance de thèse a bien été mise dans le forum de mon site :

Re : Merci beaucoup, merci aussi pour la page de garde, l'aquarelle est de JP Paoli ancien marin des MM.

Mais vous me suggérez de rendre hommage à Isabelle Agliati. Je veux bien, mais je ne sais pas ce que vous voudriez qu'on dise sur cette personne, que je ne connais pas.

Re : Isabelle Agliati est assistante sociale de la fédération de la métallurgie à Marseille. Un grand nombre d'anciens de la Navale ont eu recours a elle pour le dossier ATA (Amiante). Elle réalise un grand travail...

2) J'ai bien vu vos photos prises dans les anciens chantiers sur le site La Seyne.Info, mais je n'ai pas pu y retrouver le cahier d'apprentissage dont vous parlez. Je ne sais pas dans quelle section du site il apparaît.

Re : En effet, elles n'y sont pas. Nicky, webmaster du site m'a promis de les inclure dans la rubrique des chantiers navals. Mais comme vous, il lui faut 20 h / jour pour réactualiser son site.. mais je vous les enverrais person. et vous verrez bien si vous pouvez en faire qq chose.

3) Merci d'avoir communiqué deux photos de mon site à la liste des Messageries Maritimes. Mais je ne les ai pas vues encore apparaître (la dernière mise à jour de leur site semble dater de Janvier 2007).

Re : je n'ai pas été tres clair dans mon précédent message. Je me suis permis - par deux fois de faire référence de votre site avec " l'extraction" de deux photos. MAIS cela n'apparait pas sur le site de M. Ramona (site concernant uniquement les MM) mais sur la liste de discussion et il faut s'inscrire (je vous ferais une copie des deux messages). Parfois, il y est question des CNIM.

4) Enfin, je n'ai aucune idée de ce que sont devenus les enseignants de l'école d'apprentissage que vous citez. J'ai très peu connu le milieu des Chantiers de La Seyne, du fait aussi que j'ai été absent de La Seyne pour raisons professionnelles de 1962 à 2004. Je regrette donc d'être tout à fait incapable de vous renseigner.

Merci de cette précision. J'ai connu M. Gravier, Brondello, Bazzuchi..et tant d'autre comme le directeur de cette auguste école, le tres regretté E. Christol, poète et membre de l'académie du var.

Voici un extrait :

Navires qui tracez les routes de nos rêves
Dansant dans le fil bleu des courbes horizons
Tandis que nous rampons sur le sable des grèves
Dans le cycle banal de nos mornes saisons
Vous,que nous avons vus au berceau sur nos cales,
Vous nourrir chaque jour du fruit de nos efforts
Navires impatients de futures escales
Que nous avons fait naître au soleil de nos ports.
 
E. CHRISTOL
Académie du Var.
Directeur de l'Ecole d'Apprentissage des CNIM (1968)

Encore Merci.. très sincérement.

CL

Q6. (26 Novembre 2007)

Bonjour M. Autran

Objet : Le Laborieux

Merci encore pour votre site et forum et merci d'avoir bien voulu évoquer ma thése.

Celle-ci sera certainement publié et je compte, comme elle est dédiée aux anciens apprentis, je compte venir a la seyne pour faire une petite exposition.. Bon, je sais que finalement ce travail sur les ports des mascareignes est tres éloigné des chantiers.. et que ma thése ne sera jamais un essai que l'on s'arrache !

Je trouve que l'initiative de M DUFORT est interessante et je souscris a sa collecte de fonds.

J'ai trouvé curieux l'attitude d'AMIANS de ne pas encourager cette réhabilitation. (...).

Merci

CL


 

27 Mars - 24 Août 2007 : Aviso auxiliaire Paris II

Q.

J'ai découvert ce site - extraordinaire - par hasard au cours d'une recherche généalogique concernant un matelot disparu, Émile Francheteau, originaire des Sables d'Olonne (85), pendant la guerre de 14/18 et plus particulièrement contre l'Empire Ottoman.

Les informations dont je dispose sont celles figurant sur le document lui attribuant la croix de guerre à titre posthume.

Émile Francheteau a disparu le 13/12/1917 avec son bâtiment, l'Aviso auxiliaire Paris 2.

Comme le cuirassé Paris, ce bateau a-t-il été construit à La Seyne ? Je suis à la recherche de toute information concernant ce bâtiment et les circonstances de sa disparition.

Cordialement,

DB et MTF

R1.

Bonjour,

Suite à votre message, j'ai effectué quelques recherches pour essayer d'y répondre.

Le cuirassé "Paris" a bien été construit aux chantiers de La Seyne en 1912. Si l'aviso "Paris 2" auquel vous vous intéressez avait été baptisé ainsi à la suite du "Paris", il aurait fallu qu'il soit construit très peu de temps après, entre 1913 et 1916, puisqu'il a été coulé en 1917.

Mais, d'après mes listes de navires construits à La Seyne, il n'y aucun navire portant ce nom à cette époque. Le seul autre "Paris" construit à La Seyne est un Paquebot de 115 m, construit en 1882 pour la Cie de Navigation CTVF.

Je ne sais malheureusement donc pas où ni en quelle année a été construit l'aviso "Paris 2".

Je note cependant que plusieurs internautes ont adressé il y a 1-2 ans des avis de recherche sur internet mentionnant cet Aviso disparu en 1917.

Il est dit notamment : « recherche renseignements, photos, membres familles équipages Paris II et Alexandra coules sud Turquie 1917,1918 et St Didier coule 1945 »

Voir site : http://www.rezoweb.com/forum/marine/epavesturquie.shtml

Egalement : « je recherche les membres des famille de l'aviso Paris II coulé en 1917 dans le sud de la Turquie. Lieutenant de vaisseau Rollin et les officiers et matelots suivants : Poiraud, Lemoal, Corbani, Laouenan, Guillerm, Dely, Neula, Mazoyer, Pherivong, Nomdedeu, Castel, Brenon.

et pour le navire Alexandra coulé en 1918, tjs ds le sud de la Turquie, le lieutenant de vaisseau Doucet (...) ».

Voir site : http://www.breizhoo.fr/informations/forums/sujet.php?id=5938&page=2

Egalement : « Bonjour, Je suis a la recherche de tous documents visuels concernant les navires : Paris II et Alexandra tous deux coulés en 1917,1918, dans le sud de la Turquie, ainsi que du bâtiment St Didier coulé en 1945 également ds le sud de la Turquie, région d'Antalya. Je recherche aussi les témoignages des familles des membres d'équipage. D'avance merci (...) ».

Voir site : http://www.netmarine.net/g/annonces/indexinfos2005.htm

Peut-être pourriez-vous prendre contact avec ces autres internautes pour le cas où ils auraient pu avoir reçu entre temps des informations sur le Paris II et les circonstances de sa disparition.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R2. (24 Août 2007)

Au sujet des survivants de l'Aviso Paris II, voir également le blog du site de généalogie Geneanet à l'adresse :
http://blog.geneanet.org/index.php/post/2007/08/geneanet-enquete-aviso-paris2.html

Jean-Claude Autran


 

20-23 Février 2007 : Paquebot Gouverneur Général Lépine

Q.

Madame, Monsieur,

Je ne sais pas si j'adresse ma demande au bon site mais je ne trouve rien d'autre.

Je recherche tout renseignements sur le Paquebot "Gouverneur Général Lépine" construit par les Chantiers Navals de La Seyne sur Mer en 1923 : dimensions, poids, puissance, capacité (tous les renseignements technique), photos, historique de sa construction (résumé) et l'histoire de ce bateau.

Si vous ne pouvez pas m'aider, savez-vous qui pourrait le faire ?

Avez-vous un service historique dans la ville qui pourrait me répondre (par mail, svp).

Merci beaucoup

Sincères salutations

JCR

R.

Bonjour,

Je n'ai personnellement que peu d'informations dans mes archives sur le paquebot Gouverneur général Lépine. Je le trouve cité dans le Tome 2 "Les Conquérants" de l'ouvrage "Sillages" (1996), coordonné par M. Ferrier, ancien Ingénieur aux Chantiers de La Seyne, Association pour l'Histoire de la Construction Navale à La Seyne-sur-Mer. On y trouve seulement, page 123, les renseignements suivants :

Nom : Gouverneur général Lépine
Année de construction : 1922
Longueur : 105 mètres
Puissance : 5200 CV
Type : Paquebot
Compagnie : Compagnie de Navigation Mixte

Mais j'ai trouvé quelques autres informations sur internet (je pense que vous les avez déjà obtenues) notamment sur les sites suivants :

http://www.lyceedelamer.fr/document.php?pagendx=87 avec deux photos du navire et le texte suivant :

Ce paquebot qui a assuré des lignes régulières entre la France et l'Afrique du Nord possède un passé glorieux: Réquisitionné durant la dernière guerre il a participé au transport des troupes pour le débarquement allié en Italie. De ce fait il faisait partie des rares navires à pouvoir arborer le pavillon national frappé de la croix de Lorraine, symbole de la libération.

(Le Gouverneur Général Lépine est lancé en 1922 il remplace le "Tafna" sur la ligne Marseille Bône Philippeville pour 15 ans Remplacé en 38 par les "El" (El Biar, El Katava, El Djézair, El Mans Our) Promis à la casse mais "sauvé" par la guerre en 39, reprise du service sur l'Algérie puis la Tunisie. Le 6 nov. 42 alors qu'il effectue la traversée Marseille Tunis et que le débarquement allié en AFN est annoncé l'ordre est donné par Vichy au Cdt Pesqui de revenir, celui-ci ignore la radio et rejoint Bougie. Le 10 nov. Il échappe miraculeusement au massacre par la Luftwaffe des paquebots réfugiés dans le port de Bougie, L'Alsina, le Koutoubia, le Florida sont coulés. Il, échappe à nouveau au bombardement dans le port d'Alger puis part sous pavillon britannique effectuer des missions secrètes de récupération de combattants en Espagne et au Portugal. En 43 la propagande nazi l'annonce même torpillé et coulé avec 1000 morts ! En 44 il évacue de Sfax et Tripoli des réfugiés israélites fuyants l'avancée de Rommel. Affrété par les US il transporte des troupes entre l'Algérie, l'Italie et la Corse.

Après la guerre il reprend la ligne d'AFN et inaugure la ligne Marseille Alger le 11 01 1949 Il revient de Marseille à Sète le 28 nov. 1950.)

En 1955 le Gouverneur Général Lépine est rebaptisé "Paul BOUSQUET", l'école restera à son bord jusqu'à la construction des bâtiments du Barrou en 1974.Il sera démonté en 1976.

Une photo du navire se trouve sur le site de la Compagnie Paquet : http://historic-marine-france.com/paquebot/compagnie-paquet.htm

D'autres photos sont sur les sites : http://www.emclub.com/res/listings/details/?&itemnum=58620029

http://home.nordnet.fr/jcpillon/piedgris/bateaux.html

Concernant la consultation des archives du bateau, il faudrait essayer de retrouver la Compagnie de Navigation Mixte (mais je ne sais pas si elle existe encore sous ce nom et je n'ai pas retrouvé d'adresse). Mais on peut apparemment passer des messages dans un blog qui permet de contacter les anciens de cette Compagnie de Navigation Mixte. Voyez le site : http://fr.groups.yahoo.com/group/CNM-Touache/

Egalement, vous pouvez essayer de mettre un avis de recherche ou une annonce dans le forum de NetMarine : http://www.netmarine.net/g/annonces/indexinfos2006.htm

Concernant un Service Historique de la Ville de La Seyne qui ait des informations sur les navires construits aux chantiers de La Seyne, il y a bien l'Association pour le Maintien des Intérêts des Anciens de la Navale à La Seyne (AMIANS) : http://perso.orange.fr/amians/ (e-mail amians@wanadoo.fr), mais je ne suis pas certain qu'ils aient suffisamment d'archives chez eux pour répondre à votre question. Je crois que les archives de la construction navale à La Seyne se trouvent maintenant versées aux Archives départementales :

Archives départementales du Var
157 avenue Alphonse Daudet
B.P. 277
83007 Draguignan cedex
04 98 10 22 77

Voilà tout ce que peux vous dire. Bonne chance.

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

19-20 Février 2007 : Ferry-boat César

Q.

Bonjour,

J'ai consulté votre site car je cherche des documents sur la construction du ferry boat qui fait la liaison dans le Vieux Port.

Le « César » aurait été construit aux Chantier Navals de la Seyne sur Mer en 1952.

Avait vous des informations ou des documents sur cette construction.

En vous remercie par avance

EJ

R.

Bonjour,

Je ne sais pas où a été construit le ferry-boat César.

Dans les ouvrages que je possède, il n'est pas mentionné dans les listes de navires construits aux chantiers de La Seyne.

Par contre, sur le site internet http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=623

il est indiqué que le César est un « ferry-boat centenaire, qui est arrivé en 1890 à Marseille ».

Sa construction ne daterait donc pas de 1952.

Je sais que les chantiers de La Seyne ont construit 5 ou 6 ferry-boats entre 1868 et 1900, mais, à ma connaissance, tous ont été utilisés pour assurer des liaisons à l'intérieur de la rade de Toulon. Ils n'avaient d'ailleurs aucune ressemblance avec celui qui relie les deux rives du port de Marseille.

Voilà tout ce que je peux vous dire.

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

24 Janvier - 10 Février 2007 : Navire Le Provence

Q1.

Bonjour,

Et avant tout meilleurs voeux de santé.

Je suis sur une petite production écrite qui raconte l'histoire d'un vieux monsieur (aujourd'hui) qui à pris en 1952 le navire Le Provence, direction Dakar.

Apres avoir beaucoup cherché sur google, je retombe régulièrement sur les pages de votre père.

Pourriez-vous m'aider en lançant un SOS aux contributeurs de la partie maritime du site afin qu'ils m'apportent des éléments d'histoire de ce navire de croisière ou me proposent des sites à consulter ? (attention sur...).

Je n'ai plus le temps d'aller au musée de la marine.

Avec mes très sincères remerciements pour votre compréhension.

MF

R1.

Bonjour,

J'ai bien enregistré votre message.

Malheureusement, triste coïncidence, mon père, Marius Autran, pour qui j'avais créé ce site internet, vient de s'éteindre à l'âge de 96 ans.

Vous comprendrez qu'il y ait actuellement quelque retard dans mes correspondances en cours.

J'essayerai de vous répondre dès que possible.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour,

Et surtout désolée d'arriver dans un moment douloureux et difficile.

De façon un peu maladroite j'ai simplement envie de vous féliciter pour cette intiative de faire vivre par le biais d'un site le vécu de votre père.

De mon coté j'avance dans mon travail et vous avez des éléments à m'apporter je me permettrai de m'en servir.

J'ai l'impression qu'il y a eu plusieurs navires portant le même nom.

L'un a été construit en GB, l'autre à St Nazaire.

On verra bien. Merci d'avoir pris la peine de me répondre et bon courage.

Cordialement

MF

R2.

Bonjour,

Désolé pour le retard mis à répondre à votre message du mois dernier.

Il y a eu en effet plusieurs navires qui se sont appelés "Provence", "La Provence", ou "Le Provence".

Les plus fréquemment mentionnés semblent être :

- La Provence (paquebot de 1906), qui fut transformé en croiseur auxiliaire sous le nom de Provence II, et qui, affecté au ravitaillement et au transport de troupes vers Salonique, fut touché et coulé par une torpille du sous-marin allemand UC 38 le 23 février 1916.
- Le croiseur-cuirassé "Provence" construit à l'Arsenal de Brest et 1913, qui a été coulé le 3 juillet 1940 à Mers el Kébir

Mais il y a eu d'autres Provence avant (au XIXe siècle) et après ces deux-ci, notamment un Le Provence qui a desservi la Corse à partir de 1974 ; et il y en a encore un Le Provence actuellement (un navire baliseur de Méditerranée).

Concernant celui qui vous intéresse (début des années 50), je n'ai trouvé que très peu d'informations. J'ai trouvé dans un récit qui semble être des années 60 la mention du navire Le Provence, sur lequel l'auteur aurait embarqué à Dakar, alors que le navire revenait d'Amérique du Sud, pour rentrer à Marseille. Cela pourrait correspondre au navire que vous recherchez, puisqu'il s'agit d'un itinéraire Dakar-Marseille (Voir le texte : http://lirenligne.free.fr/livres/Kabakourou.pdf). Mais il n'y a malheureusement aucun autre détail sur le navire.

Je vais donc relayer votre question sur le forum de mon site. Peut-être quelqu'un saura-t-il un jour nous renseigner.

Vous pourriez aussi poser votre question sur le forum de NetMarine, qui est beaucoup plus spécialisé que le mien. Voir à l'adresse : http://www.netmarine.net/phpBB/

A plus tard, si j'obtiens quelque élément de réponse à votre question.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q3.

Bonsoir,

Non au contraire vraiment merci d'avoir pris le temps de chercher.

J'ai bien l'impression que vous avez raison le navire doit etre celui que dont vous me parlez ci-dessous -

Chapeau, je ne sais pas comment vous l'avez trouvé (suis une novice en matière de recherche sur internet mais quand même !) mais je n'ai pas su trouver la reference au navire. En revanche le récit me parait interessant à lire quand j'aurais fini le mien....

Je veux bien que vous lanciez le ballon, on verra si une info arrive à temps...

Merci d'avance et je vais aller sur le forum.

Cordialement

MF


 

20 Janvier - 11 Février 2007 : Recherche sur un navire nommé Var

Q1.

Bonsoir Monsieur Autran,

Connaitriez-vous un navire rebaptisé Var en 1809 ?

En effet le 15 février 1809, une flûte nommée Var, est capturé près de Corfou par le navire anglais HMS Belle-Poule, acquis par la marine britannique qui le rebaptise HMS Chichester.

Or une personne à la recherche d'un ancêtre affirme que ce dernir était embarqué sur le "Var" de 1809 à 1811 dans l'Adriatique !!

Et pourtant on ne retrouve un nouveau "Var" qu'en 1832: flûte mise sur cale en 1829 !!

C'est pourquoi je pense qu'un autre navire a du porter ce nom de 1809 à 1830, toutefois je ne sais pas où le rechercher.

Merci beaucoup de bien vouloir m'aider.

Respectueuses salutations.

JLM

R1.

Bonjour,

J'ai bien enregistré votre message du 20 Janvier.

Malheureusement, mon père, Marius Autran, pour qui j'avais créé ce site internet, vient de s'éteindre le 20 Janvier dernier à l'âge de 96 ans.

Il y a donc actuellement quelque retard dans mes correspondances en cours.

J'essayerai de vous répondre dès que possible.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour,

Je suis extrêmement désolé de vous déranger dans de telles circonstances, et vous présente mes très sincères condoléances.

JLM

R2.

Bonjour,

Suite à votre question, j'ai effectué un certain nombre de recherches (sur internet et dans mes archives familiales) sur l'existence et l'histoire d'anciens navires qui ont porté le nom de "Var".

J'ai trouvé dans le site NetMarine (http://www.netmarine.net/index.htm), dans la fiche de l'actuel bâtiment de commandement et de ravitaillement Var (http://www.netmarine.net/bat/pr/var/index.htm), la liste des navires précédents ayant porté le nom de "Var" (http://www.netmarine.net/bat/pr/var/ancien.htm). Il y est écrit :

« Le Var est le dixième du nom, il vient après :

• Une flûte de 22 canons (1806) prise par une frégate anglaise en 1809.
• Une corvette de charge de 800 tonneaux (1829) qui navigua de l'Algérie au Mexique.
• Un aviso à vapeur (1844) qui participa à Tanger et Mogador à l'action du prince de Joinville.
• Un transport à hélice (1862) né de l'ambitieux projet de flotte de transport de Napoléon III.
• Un remorqueur de 40 chevaux (1865).
• Un cuirassé devenu ponton-caserne (1904).
• Un navire Japonais réquisitionné par la Marine française à Saigon (1913) et transformé en transport d'essence.
• Un pétrolier allemand capturé en 1914 qui servit du Levant en Turquie.
• Un pétrolier livré en 1931 par les chantiers Deutsche Werft à titre de réparation de guerre. Il participe au 2ème conflit mondial (Atlantique, Méditerranée et mer Rouge) et à la guerre d'Indochine. »

Il y a donc bien eu un navire Var en 1809, et un autre Var en 1829.

Mais je n'ai rien pu trouver de plus précis sur ces deux navires, leurs caractéristiques, leur lieu de construction ou leur histoire. Je n'ai rien non plus dans mes archives familiales.

Désolé de ne pas pouvoir vous aider davantage.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q3.

Recevez mes très sincères remerciements pour ces recherches minutieuses.

Cordialement,

JLM


 

18 Janvier - 13 Février 2007 : Paquebot Président de Cazalet 1956

Q1a.

Bonjour,

Je m'appelle CC, je suis née sur le "Président de Cazalet" le 12 septembre 1956, pendant une traversée Marseille-Oran. Le commandant de bord, M. Roux, est mon parrain et mon baptême a eu lieu à bord de ce paquebot le 10 ou 12 octobre 1956.

Je suis à la recherche de toute personne qui pourrait m'apporter des informations sur cet événement (photos, journaux...) et je voudrais aussi savoir où je pourrais consulter les archives de ce bateau, en particulier le journal de bord de l'année 1956 car j'aimerais connaître le lieu exact de ma naissance,

Peut-être pourrez vous m'aider dans cette recherche.

Je vous remercie par avance

CC

Q1b.

Bonjour,

Je m'appelle CC, je suis née le 12 septembre 1956 sur le paquebot « Président de Cazalet » au cours d'une traversée Marseille-Oran. Le commandant du navire, M. Roux était mon parrain, et mon baptême a eu lieu sur le bateau le 10 ou 12 octobre 1956.

Je suis à la recherche de témoignages de cet événement (Photos, journaux...), et j'aimerais savoir s'il est possible de consulter les archives du bateau, surtout le journal de bord de l'année 1956 pour connaître le lieu exact de ma naissance.

J'espère que vous pourrez m'aider.

Je vous remercie par avance.

Cordialement

CC

R1a.

Bonjour,

J'ai bien enregistré votre message.

Malheureusement, mon père, Marius Autran, pour qui j'avais créé ce site internet, vient de s'éteindre à l'âge de 96 ans.

Vous comprendrez qu'il y ait actuellement quelque retard dans mes correspondances en cours.

J'essayerai de vous répondre dès que possible.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R1b.

Bonjour,

Désolé pour le retard avec lequel j'essaye de répondre à votre message du mois dernier.

Votre histoire est en effet étonnante et je comprends votre souci de retrouver un maximum d'informations sur l'évènement de votre naissance et son lieu exact.

Mais ce n'est sans doute pas très simple.

Vous savez probablement que le Président de Cazalet (5 324 tonnes) a été construit au Royaume-Uni chez Swan Hunter. Commandé sous le nom El Kantara, il fut rebaptisé avant sa livraison en 1947-1948 pour la Compagnie de Navigation Mixte, route Oran-Port-Vendres-Marseille. En 1967, il est passé aux Services Méditerranée de la Compagnie Générale Transatlantique et a été rebaptisé Méditerranée. Enfin, en 1969, il a été revendu à la Grèce et renommé Arcadi. J'ai appris par la suite qu'il figurait toujours, en 1995, sur les registres Lloyds et qu'il devait aujourd'hui rouiller quelque part en mer Egée.

D'autres détails ou photographies de ce navire se trouvent sur plusieurs sites internet :

http://home.nordnet.fr/jcpillon/piedgris/bateaux.html
http://perso.netpratique.fr/michel.martin47/genealogie/documents/president_de_cazalet.htm
http://historic-marine-france.com/paquebot/compagnie-paquet.htm
etc.

L'évènement ayant certainement été rapporté dans la presse, notamment de Marseille (Le Provençal et La Marseillaise, notamment), vous pourriez essayer de vous adresser aux journaux actuels pour avoir accès à leurs archives de l'année 1956.

Pour les archives de l'ancien journal Le Provençal, je pense qu'il faut s'adresser à La Provence : 13902 Marseille Cedex 20 - Tél. 04 91 84 45 45 (http://www.laprovence-presse.fr/)

Pour les archives de La Marseillaise, je pense que l'adresse actuelle est : 19, cours d'Estienne d'Orves, B.P. 91862, 13222 Marseille cedex 1 - Tél. 04 91 57 75 00 (http://journal-lamarseillaise.com/index.php)

Concernant la consultation des archives du bateau, il faudrait essayer de retrouver la Compagnie de Navigation Mixte (mais je ne sais pas si elle existe encore sous ce nom et je n'ai pas retrouvé d'adrresse). Mais on peut apparemment passer des messages dans un blog qui permet de contacter les anciens de cette Compagnie de Navigation Mixte. Voyez le site : http://fr.groups.yahoo.com/group/CNM-Touache/

Egalement, vous pouvez essayer de mettre un avis de recherche ou une annonce dans le forum de NetMarine : http://www.netmarine.net/g/annonces/indexinfos2006.htm

Voilà tout ce que peux vous recommander. Bonne chance.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour,

Je vous remercie vivement d'avoir pensé à moi, et de vous être investi dans des recherches concernant le "Président de Cazalet".

Vos renseignements me sont très précieux, et je vais m'empresser de consulter les sites que vous m'avez indiqués.

Je ne manquerais pas de vous tenir informé du résultat de mes recherches.

Cordialement

CC


 

10 Janvier - 31 Octobre 2007 : Torpillage du navire Général Bonaparte

Q1.

Bonsoir, je suis à la recherche d'une information qui concerne ce torpillage. Un certain Monsieur Richi ou Ricci, a écrit un petit livre entre 1985 et 1995 sur le torpillage du Bonaparte. Je crois qu'il était à bord et il avait été récupéré par un patrouilleur allemand, le TA 11 ou le TA 13...

Avez-vous connaissance de ce livre ?

En vous remerciant par avance, bien cordialement,

JFR

R1.

Bonjour,

J'ai bien enregistré votre message.

Malheureusement, mon père, Marius Autran, pour qui j'avais créé ce site internet, vient de s'éteindre à l'âge de 96 ans.

Vous comprendrez qu'il y ait actuellement quelque retard dans mes correspondances en cours.

J'essayerai de vous répondre dès que possible.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Recevez mes condoléances, pour la réponse il n'y a pas d'urgence, bien cordialement,

JFR

R2.

Bonjour,

Désolé pour le retard avec lequel j'essaye de répondre à votre question du mois dernier.

Le torpillage du navire "Général Bonaparte" le 19 mai 1943 entre Ajaccio et Nice est un événement qui est rapporté dans un certain nombre de récits qui ont été mis sur internet.

Mais, malgré mes recherches, je n'ai trouvé nulle part mention d'un livre écrit sur ce torpillage par un Monsieur Richi ou Ricci.

Apparemment, un tel ouvrage ne se trouve pas en vente dans les sites chapitre.com, livre-rare-book.com, etc.

Je suis désolé de ne pas pouvoir vous aider davantage. Mais je vais relayer votre question dans le 'forum" de mon site dans la rubrique navires. Peut-être y aura-t-il un jour quelqu'un qui saura nous renseigner ?

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q3.

Merci pour votre message.

JFR

Q4. (20 Octobre 2007)

Bonjour,

J'aimerais avoir des renseignements sur le naufrage du général Bonaparte le 19 mai 1943, où se trouvait mon grand père. Il était intendant ou il devait le devenir.

Si des personnes pouvaient m'apporter des éléments qui pourraient m'éclairer sur ce jour tragique, je les en remercie d'avance.

PFMP

R4.

Bonjour,

J'ai bien reçu votre message, mais je n'ai malheureusement dans mes archives aucune information précise sur le naufrage du "Général Bonaparte".

Quelques rapides recherches sur internet, en tapant par exemple ""Général Bonaparte"+navire+naufrage", m'ont conduit à des sites qui mentionnent ce naufrage et donnent quelques informations :

- Le "Général-Bonaparte" a été coulé entre Ajaccio et Nice le 19 mai 1943
- Il a été torpillé à 40 milles de Nice pat le sous-marin anglais Sportsman
- Le torpillage a fait 137 victimes
- Le commandant du navire était alors Guillaume Quéré, décédé dans le torpillage de son navire
- Ce n'était pas un bateau de guerre, mais un navire reliant la Corse au continent (navire appartenant à la compagnie Fraissinet, qui avait alors l'exclusivité de la desserte de la Corse)
- Le "Général Bonaparte" avait été construit aux Ateliers et Chantiers Provence à Port-de-Bouc en 1923. Longueur 96,12 m., largeur 13,63 m.

Peut-être les informations (liste des passagers et de l'équipage) que vous recherchez se trouveraient dans les archives de l'ancienne compagnie navigation Fraissinet. Mais je ne sais pas où cela se trouve. Peut-être aujourd'hui auprès de compagnies comme Chargeurs Réunis, Nouvelle Compagnie des Paquebots, FRAIMER, qui, je crois, ont pris la suite de Fraissinet vers 1964.

Vous pourriez aussi poser votre question dans les divers forums du monde maritime et de la marine marchande tels que :

http://www.marine-marchande.biz/croisieres/listemessages.php3
http://www.netmarine.net/phpBB/index.php
etc.

Bonne chance dans vos recherches.

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

1er Janvier - 13 Janvier 2007 : Paquebot Le Kairouan

Q1.

Bonjour,

Le 9 mai 1962, j'avais 9 ans et je suivais mes parents qui quittaient la Tunisie à bord u paquebot " le Kairouan ".

Sur votre cite j'ai trouvé mes premières informations. Pourriez vous me dire qui serait en mesure de m'apporter d'autres précisions ce bateau ?

Avant de terminer je vous présente toutes mes félicitations pour votre site qui a plus d'un titre est très intéressant. Félicitations.

EC

R1.

Bonjour,

Je n'ai personnellement que peu d'informations dans mes archives sur le paquebot Le Kairouan. Je le trouve cité dans le Tome 2 "Les Conquérants" de l'ouvrage "Sillages" (1996), coordonné par M. Ferrier, ancien Ingénieur aux Chantiers de La Seyne, Association pour l'Histoire de la Construction Navale à La Seyne-sur-Mer. On y trouve seulement, page 125, la mention suivante :

Nom : Kairouan
Année de construction : 1942
Longueur : 142 m
Puissance : 24 000 CV
Type : Paquebot
Compagnie : Compagnie de Navigation Mixte

Vous l'avez peut-être aussi vu mentionner en quelques endroits de mon site, notamment par mon ami M. Bernard Ducher dont le père fut grièvement blessé lors du lancement du navire, et qui fut lui-même par la suite emmené en Algérie sur ce même navire. La copie d'une peinture du navire, par la peintre Paul Arata y est aussi donnée (voir fichier ci-joint ou adresse ci-après) :

http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome4/famille_ducher.html#7

Mais vous trouverez bien davantage d'informations sur le Kairouan dans plusieurs sites internet auxquels vous pouvez accéder par Google en recherchant "paquebot kairouan", notamment les sites suivants :

http://perso.orange.fr/bernard.bernadac/kairouan.htm (avec une image couleur du navire entrant dans le port d'Alger)
http://www.techno-science.net/?onglet=ouvrages&ID=2909675807 (livre de Bernard Bernadac)
http://michelgast.mathieu.free.fr/algerie/laba_100/kairouan001-m.html (autre photo)
http://gt535.ifrance.com/Kairouan.html
http://www.marines-editions.fr/boutique/fiche_produit.cfm?type=7&ref=5807_copie&code_lg=lg_fr&pag=1&num=2

« La carrière exemplaire d'un navire qui, après avoir été sabordé par les allemands,assurera jusqu'en 1973 un service parfait. "Il est rare qu'un navire ait une histoire digne d'attention avant sa mise en service. Le paquebot Kairouan sort à ce sujet de la banalité : sa conception technique, les modalités du contrat, l'espace de temps extraordinaire (douze ans) écoulé entre sa commande et sa mise en ligne, les péripéties incroyables de sa construction troublée par la guerre, constituent un cas unique peut-être, et un ensemble qui touche parfois au roman…"

http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=180058515753&ssPageName=MERCOSI_VI_ROSI_PR4_PCN_BIX_Stores&refitem=180043234989&itemcount=4&refwidgetloc=closed_view_item&refwidgettype=osi_widget

etc.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour

Tout d'abord merci de ces précieux renseignements que vous avez la gentillesse de me communiquer. Merci également pour le temps que vous m'avez consacré. Quant à moi, bien sur si je me suis adressée à vous, j'ai que j'ai déjà longuement consulté votre très intéressant site que j'ai d'ailleurs mis en "favoris".

En vous remerciant une nouvelle fois je vous présente mes plus cordiales salutations.

EC

R2.

Bonjour,

Postérieurement à l'envoi de ma réponse (6 janvier 2007) à votre message relatif au paquebot Kairouan, j'ai retrouvé deux autres pages (pp. 175 et 176) intitulées "Les mésaventures du paquebot Kairouan", ainsi qu'une photo couleur du navire, à la fin de l'ouvrage "Les Conquérants" (Tome 2) de l'Association "Sillages" (1996) - pages qui m'avaient complètement échappé lors de ma première recherche.

Je vous les adresse ci-joint. Elles ne manqueront pas de vous intéresser.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Paquebot Le Kairouan (toile de Pierre Arata, extrait (p. 174) de l'ouvrage "Les Conquérants" (Tome 2) de l'Association "Sillages" (1996)


 

23 Décembre 2006 - 5 Janvier 2007 : Le vapeur à aubes Ville de Marseille

Q1a.

Monsieur,

Je vous ai déjà mis à contribution au sujet du PROTIS !

Cette fois, je recherche l'historique - les lignes desservies (ALGERIE ?) d'un bateau à vapeur à aubes nommé "VILLE DE MARSEILLE", construit en 1846, à LA SEYNE, pour le compte des armateurs ANDRE et ABEILLE. ou pourrai-je, en particulier, disposer d'une photo de ce bâtiment ?

Remerciements anticipés !

MC

Q1b.

Monsieur,

Pourriez-vous, s'il vous plait, me renseigner sur l'historique de bateau à vapeur a aubes "VILLE DE MARSEILLE" construit à LA SEYNE en 1846 pour le compte des armateurs ANDRE ET ABEILLE ? A-t-il, entre autres, desservi l'Algérie et plus précisément BONE ?

Recevez croire, Monsieur, avec mes remerciements anticipés, à l'expression de ma plus parfaite considération.

MC

R.

Bonjour,

J'ai bien reçu vos deux messages. Pardon pour le retard à répondre.

Je n'ai malheureusement que très peu d'informations sur le navire Ville de Marseille. Je le trouve cité dans le Tome 1 (Les Pionniers) de l'ouvrage Sillages (1994), coordonné par M. Ferrier, ancien Ingénieur aux Chantiers de La Seyne, Association pour l'Histoire de la Construction Navale à La Seyne-sur-Mer. On y trouve seulement, page 144, la mention suivante :

Nom : Ville de Marseille
Année de construction : 1846 [par les chantiers Taylor, puisque les F.C.M. n'ont été constitués qu'en 1856]
Longueur : 47 m
Puissance : 320 CV
Type : Paquebot à roues
Compagnie : Charles/Auguste Abeille

L'information figure aussi dans le site de l'Association Mémoire, Industrie, Patrimoine en Provence : « En juin 1846, Taylor lance son premier vapeur - le Ville de Marseille - pour le compte des armateurs André & Abeille ».

Mais je n'ai pas d'information sur les lignes (Algérie ? Bône ??) desservies par ce navire. Je ne l'ai trouvé mentionné que lors de l'accident de 1851, près de l'Ile de Porquerolles : « 1851 : le 16 décembre, le Ville de Grasse, petit vapeur de luxe à aubes, construit en 1848 aux chantiers de la Seyne, parti de Marseille avec 54 passagers, entre en collision avec le Ville de Marseille qui le coupe en deux, dans la Petite passe entre Porquerolles et le Grand Ribaud. Le Ville de Marseille recueille quelques naufragés, de même que le vapeur Nantes et Bordeaux. En 1958, la préfecture maritime met fin à une rumeur selon laquelle le Ville de Grasse transportait 1 750 louis d'or ».

Je ne sais pas quelle fut la durée de la carrière de ce navire. Je doute que des photos aient pu être prises à l'époque de sa construction (1846 !), peut-être par la suite si sa carrière a été assez longue, ou peut-être des dessins ? - mais je n'en ai trouvé nulle part la mention. Des plans du navire auraient pu également être conservés au Service Historique de la Marine à Vincennes. Mais le site internet de ce Service ne mentionne, dans son inventaire, des plans d'un paquebot Ville de Marseille (voir à http://www.servicehistorique.marine.defense.gouv.fr/doc/8dd1-j.pdf) qu'en 1890. Il ne s'agit donc pas du même navire (il y a eu vers 1880-1890 toute une série de navires appelés : Ville de Marseille, Ville de Belfort, Ville d'Alger, Ville de Metz, Ville de Bordeaux, etc., coustruits pour la plupart pour la Compagnie Générale Transatlantique - et il y a eu un troisième paquebot Ville de Marseille en 1951, également construit pour la C.G.T.).

Je suis vraiment désolé de ne pas pouvoir vous renseigner davantage sur le Ville de Marseille de 1846.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Monsieur,

Je vous remercie beaucoup de votre réponse à mon message sur le paquebot "VILLE de MARSEILLE" : les quelques renseignements que vous m'avez communiqués me permettront d'aller plus loin dans mes recherches !

En m'excusant encore de vous avoir une nouvelle fois mis à contribution !

Salutations distinguées.

MC


 

14 Septembre 2006 - 17 Novembre 2007 : Naufrage du paquebot Gallia

Q1.

Bonjour Monsieur.

J'ai découvert par hasard votre site et j'en ai été très très heureux. En effet mon père était à bord du Gallia, "soldat serbe", (bien que Croate) le 4 octobre 1916. Il est décédé en 1987 à l'age de 97 ans. Engagé volontaire à la Légion étrangère le 24 aoùt 1914 il participa avec le 1 mer R.E. aux de la Marne et de l'Aisne. En septembre 1916 il fut versé à la légion serbe. J'ai donc bien souvent entendu le récit de ce naufrage. Se trouvant à l'avant du navire il a vu arriver la torpille. Heureusement pour lui il nageait très bien et une planche de bois l'a aidé. beaucoup de ses amis furent noyés en raison de la présence de nombreux mulets se débattant dans l'eau. Ayant réussi à accrocher un radeau il fut recueilli par un navire de guerre anglais, dont j'ai oublié le nom, puis conduit à Bizerte puis sur le front d'orient. Il y fut interprète au 145eme R.A.L. auprès du chef d'escadron Clamens.

Il y a une quinzaine d'année j'ai trouvé aux archives de la Marine au fort de Vincennes le dossier du Gallia. On y trouve le rapport de l'Enseigne de Vaisseau Le Courtois du Manoir qui corrobore tous ce que j'ai entendu et lu sur les récits que vous avez publiés.

Un passage du récit de Jules FERRY m'a intrigué. "...Vers 10 heures, une autre barque commandée par un officier du Gallia... etc.... Cela nous priva de l'aide que nous avions". Je me pose la question de savoir si l'officier en question n'était pas Le Courtois Du Manoir !En effet il écrit : "J'ai aperçu à 1500m de moi un canot qui ne bougeait pas et j'ai réussi à l'atteindre. Il avait à bord une soixantaine de soldats. J'ai déposé ces hommes sur différents radeaux et j'ai formé un équipage de 30 hommes sachant bien nager. J'ai gardé à bord 2 blessés et le Lieutenant d'infanterie LIBIS..."

Le dossier des archives contient d'autres documents intéressants, échanges de télégrammes, remboursement du navire à la Cie Gale Transatlantique dès 1917, copie d'une dépêche au vice-amiral préfet maritime de Toulon signée Amiral Lacaze etc.

A l'aide de la liste des disparus,puis sur le site "Mémoire des hommes" j'ai constaté que la très grande majorité de ces soldats appartenaient à la classe 1893. Ils étaient donc âgés de 43 ans et sans doute la plupart pères de famille. En me fiant aux noms de familles j'ai trouvé 19 noms du Poitou dont sept autour de mon village natal des 2-Sèvres. Faisant de la généalogie je vais essayer de trouver des descendants.

Quant à la liste des soldats serbes j'aimerais savoir si elle existe.

Je me tiens à disposition pour envoyer gratuitement par la Poste le récit officiel du naufrage à tous les intéressés.

Vous remerciant une fois encore pour votre travail je vous prie de recevoir cher Monsieur Autran mes sincères salutations.

JJN

R1.

Bonjour Monsieur,

Un grand merci pour m'avoir communiqué toutes ces informations que vous avez rassemblées sur le Gallia et son naufrage, notamment grâce au témoignage de votre père.

J'ignorais tous ces détails car mon père, qui avait voyagé sur le Gallia un mois avant son naufrage, n'était alors âgé que de 6 ans en 1916 et a donc beaucoup moins de souvenirs que votre père, qui, lui, avait vécu directement les instants du naufrage.

Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je pourrais copier votre message sur le "forum" de mon site, dans la rubrique "Chantiers et Navires" (puisque le Gallia fut construit aux Chantiers de La Seyne-sur-Mer), et cela enrichira grandement la discussion qui s'était déjà amorcée en janvier 2004 sur le Gallia : http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2003_2004.html#9

Il sera noté que vous avez l'amabilité d'envoyer gratuitement par la poste le récit officiel du naufrage à tous les intéressés.

Mais je serais déjà très intéressé de recevoir moi-même une copie de ce récit. Et je vous en remercie par avance.

Voici mon adresse postale : (...)

Très cordialement,

Jean-Claude Autran

Q2.

Bonjour Monsieur.

En revenant sur votre site je trouvai mon mail et votre réponse me demandant de vous envoyer le C.R. du commandant en second.

Je n'arrive pas à retrouver mon mail et votre réponse.Votre adresse postale n'y figurait pas.Répondez moi en direct et je vous l'enverrai.

Bien cordialement

JJN

R2.

Bonjour,

En réponse à votre message de ce jour, je vous adresse ci-dessous la copie de mon message du 16 septembre dernier, avec mon adresse postale.

Merci par avance

Jean-Claude Autran

Q3.

Bonjour Monsieur.

Je vous enverrai le document la semaine prochaine, je dois aller en faire plusieurs photocopies, j'en ai éjà envoyé un exemplaire dans l'Yonne.

D'autre part je lis dans la liste des disparus à la suite du nom LACLIE Victor "contact en avril 2005) or il se trouve que ce Laclie était né à Lorigné (2-Sèvres) près de mon village natal. J'ai son acte de naissance, le 29/07/1874 son mariage à Angoulême le 11/11/1901 avec Marie Pinaud.

Si vous aviez trace de ce contact je serais heureux de joindre cette personne.

Merci d'avance. A bientôt.

JJN

R3.

Bonjour,

Merci par avance pour votre document.

Concernant LACLIE Victor, la liste des victimes http://www.chtimiste.com/batailles1418/combats/gallia2.htm mentionne effectivement "contact... En avril 2005", mais on ne sait pas avec qui. Ce n'est pas avec moi. Désolé de ne pas pouvoir vous renseigner.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q4.

bonjour Monsieur Autran.

Ayant envoyé un message au sujet du Gallia sur le site d'un cercle généalogique, j'ai reçu une réponse d'un descendant de l'un des disparu.

Il s'agit du soldat de 2eme classe BOISNARD Marcel Fernand du 35 eme R.I. né à THENAC le 27/01/1778. J'ai vérifié dans "Mémoire des Hommes" il y figure bien. J'espère que 90 ans après l'erreur sera réparée !

Je vous poste cet après-midi le récit de l'enseigne de Vaisseau Le Courtois du Manoir.

Amicalement. à bientôt.

JJN

R4.

Bonjour,

J'ai bien reçu votre courrier. Il s'agit vraiment d'un document historique de grande valeur et extrêmement émouvant.

Je vous suis très reconnaissant d'avoir bien voulu me le communiquer.

Si vous le permettez, je pourrais le rajouter aux échanges qui ont eu lieu sur le forum de mon site à propos du Gallia. C'est une page de notre histoire qui mérite d'être connue d'un maximum de lecteurs.

Amicalement,

Jean-Claude Autran

[Voici la copie de ce document, que nous devons à l'amabilité de Monsieur Jean-Jacques Névin, de Poitiers]

 

CROISEUR AUXILIAIRE " GALLIA "
(1 Citation à l'Ordre de l'Armée)
-:-:-:-:-

Le Croiseur auxiliaire " GALLIA ", commandé par le Lieutenant de Vaisseau KERBOUL, transportait des troupes à Salonique lorsqu'il fut torpillé le 4 Octobre 1916.

Texte de la Citation à l'Ordre de l'Armée
(Journal Officiel du 5 Décembre 1919).
-:-:-:-:-

Le Croiseur auxiliaire " GALLIA " : torpillé le 4 Octobre 1916 par un sous-marin ennemi, au large de San-Pietro (Sardaigne), alors qu'il transportait des troupes. Tous à bord ont donné le plus bel exemple de courage, de sang-froid et de discipline.

Rapport de l'Enseigne de Vaisseau LE COURTOIS DU MANOIR, Officier en Second du " GALLIA ".- Le 3 Octobre 1916, le " GALLIA " a embarqué à Toulon environ 2.050 passagers à destination de Salonique. Il y avait 1.550 soldats français, 350 serbes et à peu près 50 marins………

Il faisait complètement nuit quand nous sommes sortis des passes et nous avons aussitôt pris l'allure de nuit à 75 tours, soit 15 nœuds, en suivant les routes prescrites. Je me suis assuré alors que tous les passagers avaient reçu une ceinture de sauvetage. Le lendemain matin à 4 heures, j'ai pris le quart jusqu'à 8 heures. Au jour vers 5 h.45, j'ai mis les machines à 85 tours, soit 17 nœuds et j'ai commencé à faire des embardées de 50° tous les 1/4 d'heure autour de la route moyenne le 5.8 E., ce qui donnait une vitesse de 15 nœuds sur le fond. Je n'ai rien vu pendant ce quart. A 8 heures, le Commandant m'a dit : Pour le passage de San Pietro, fous ferez doubler les quarts, c'est un passage dangereux ". Je suis descendu de la passerelle et j'ai été parler au Capitaine (de COUESSIN) qui était le plus ancien Officier de l'armée présent à bord et je lui ai indiqué les endroits où il devait faire réunir les troupes en cas d'évacuation du bâtiment. Puis je l'ai prié de donner l'ordre à ses hommes de s'y rendre à titre d'exercice. Quand il me fut rendu compte que les hommes étaient réunis, je suis passé partout moi-même, faisant à chaque groupe les recommandations qui me paraissaient les plus indispensables. J'ai constaté que la plupart des hommes n'avaient pas leur ceinture de sauvetage sur eux. J'ai alors donné l'ordre formel d'avoir sur eux leur ceinture jour et nuit et attachée comme elle doit l'être. Rien de particulier ne s'est passé jusqu'à 14 h.15, heure de l'appel du "GUICHEN " signalant un sous-marin sur notre route à 15 milles en avant de nous. J'étais à ce moment sur la passerelle et nous étions dans le Sud de San Pietro, dont nous étions passés à 9 m. 15 dans l'Ouest vers 13 h 45. Le Commandant m'a dit alors : " C'est un sous-marin qui vient de l'Ouest et qui rentre ; nous allons venir à l'Ouest. " Puis, à la réflexion, le Commandant a pensé que ce sous-marin devait voir nos cheminées au-dessus de l'horizon, le temps était remarquablement clair, et qu'ainsi il nous voyait venir à droite. Il m'a dit alors : " Assurez-vous qye nos hommes veillent bien. Il y aura un passage dangereux entre 17 h.15 et 18 h. 30. Vous monterez sur la passerelle ". Je suis alors descendu de la passerelle et j'ai fait des rondes recommandant aux hommes de veille de faire la plus grande attention. Je me suis assuré plusieurs fois que mes ordres étaient exécutés.

À 17 h.15 je suis monté sur la passerelle. J'ai regardé la carte, et autant que je me le rappelle, les routes étaient depuis 14 h.05 : 14 h.15, W.- 15 h.15, S.45 W.- 16 h.30 Sud - vitesse 17 nœuds - embardées de 50° tous les 1/4 d'heure - vitesse sur le fond 15 nœuds. A 17 h.44 exactement, j'étais à bâbord avec le Commandant et le Chef Mécanicien, quand un homme a crié " une torpille par tribord ". Le Commandant a aussitôt crié avant d'avoir rien vu " A gauche toute ", puis presque aussitôt après, comme nous arrivions à tribord : " Nous sommes fichus ". La torpille n'était plus en effet qu'à quelques mètres de nous. Le Commandant a manœuvré les machines et je crois me rappeler qu'il a mis bâbord en arrière toute, puis tribord en arrière toute. A ce moment l'explosion s'est produite. Elle a été violente, mais j'avoue que je m'attendais à un bruit plus fort et surtout à un ébranlement plus grand du bâtiment. Le Commandant a alors mis le télégraphe des machines sur " Attention ", puis a donné l'ordre d'évacuation. La torpille avait touché par le travers de la cale arrière, ce qui a permis un gros dégagement d'air par en haut et a empêché les cloisons étanches de céder. Aussitôt j'ai quitté la passerelle et me suis rendu sur le pont des embarcations, en criant aux hommes qui montaient : " Coupez partout les saisines des embarcations et radeaux ". Après avoir constaté que mon ordre était exécuté, je me suis rendu dans les logements des troupes du pont B et j'ai dit aux soldats : " Mettez-vous en rang comme je vous ai placés ce matin ". J'ai alors admiré le sang-froid de ces hommes qui, sans un cri, sans un murmure se sont placés comme je leur disais. J'ai ajouté : " Enlevez vos bandes et vos souliers ". Puis je suis allé à l'AR du pont B. Là j'ai vu le mécanicien de 2° Classe ACHER qui m'a dit : " Toutes les portes étanches sont fermées ". J'ai répondu : " Mais le bateau étale, il ne prend pas de bande ". A ce moment est arrivé le Commandant qui a dit : " Eh ! bien ". Monsieur ACHER a alors répondu je crois : " Les machines se remplissent, la cloison va céder ". J'étais étonné de ne pas entendre le crépitement de l'antenne de T.S.F., mais à ce moment j'ai aperçu nettement à 300 mètres sur l'AR un périscope. J'ai crié : " Amenez les embarcations " et je me suis précipité à la pièce extrême arrière du pont C pour faire ouvrir le feu. Mais quand je suis arrivé, j'avais de l'eau jusqu'aux chevilles et ne voyais plus rien. J'ai dit : " Jetez-vous à l'eau " et ai essayé de regagner l'AV. Je suis arrivé jusqu'à la grue tribord AR ; là une cuisine roulante déplacée m'a barré la route. L'eau gagnait de plus en plus. J'ai retiré mon veston en criant à des soldats près de moi : " Larguez tout, à l'eau ", puis j'ai perdu pied. A ce moment, j'ai entendu un coup de sirène prolongé et j'ai compris que c'était l'adieu du Commandant. J'ai nagé un peu pour me dégager des remous. Et, à environ 15 mètres, j'ai vu le " GALLIA " dressé verticalement. A ce moment, je suis moi-même disparu et quand je suis remonté il n'y avait plus rien qu'une mer couverte d'embarcations, de radeaux et d'épaves. Le " GALLIA " a coulé à 17 h 57. J'ai nagé alors vers un radeau où j'ai été recueilli par le canonnier BELLOT. Nous avons encore recueilli quelques naufragés jusqu'à la nuit. Je savais qu'aucun signal par TSF n'avait été fait et j'ai pensé à armer un canot pour me rendre en Sardaigne. Malheureusement, la nuit est venue et, malgré mes appels réitérés, aucun canot n'a voulu m'accoster. Plusieurs cependant sont passés à portée de voix, dont quelques-uns très peu chargés, mais dans l'obscurité je n'ai pu distinguer qui les montait. Le temps absolument calme nous a permis de passer la nuit sans trop de peine. Vers 21 h j'ai été appelé par mon nom, j'ai cru reconnaître la voix du Chef Mécanicien M. OLLIVIER ; j'ai répondu, mais je n'ai rien entendu ensuite.

Le 5 Octobre à l'aube, j'ai vu les embarcations armer leurs avirons et deux groupes se former, l'un allant vers le Sud, l'autre vers le Nord. J'ai regretté qu'aucune d'elles ne vienne près de moi. La situation était assez critique car il n'y avait aucune raison qu'on vienne à notre secours. J'ai aperçu à environ 1.500 mètres de moi un canot qui ne bougeait pas et avait à bord une soixantaine de soldats. J'ai déposé ces hommes sur différents radeaux et j'ai formé un équipage de 30 hommes sachant bien nager. J'ai gardé à bord deux blessés, qui étaient déjà dans le canot et le Lieutenant d'Infanterie LIBIS. Il n'y avait malheureusement ni voile, ni compas dans le canot.

A 11 heures je me suis mis en route au N.E. me guidant sur le soleil. J'avais réparti mes hommes en 3 équipes qui se relayaient toutes les demi-heures. Vers 15 h.30 j'ai aperçu un bateau que j'ai reconnu peu après pour être le " CHATEAURENAULT ". J'ai fait des signaux qui, je crois, n'ont pas été vus. Mais le croiseur faisait route vers le lieu du naufrage et j'avais la presque certitude qu'il avait aperçu les radeaux (1).

(1) Les naufragés ont été secourus par le " CHATEAURENAULT " et des patrouilleurs.

J'ai pensé à faire demi-tour, mais je savais qu'il y avait des canots devant moi et j'ai considéré comme mon devoir de continuer. Vers 17 heures j'ai rejoint un canot, conduit par le docteur VARENNE. Ce dernier m'a demandé ce qu'il fallait faire. Il avait à bord une voile et un compas. Nous nous étions éloignés de 14 à 15 milles déjà. Aussi lui ai-je dit de suivre route au N.E. Il a été convenu que nous échangerions des signaux pas Coston à 0 h. et à 3 h. J'ai continué ma route. La nuit je me suis dirigé sur la Polaire et vers 3 heures j'ai vu le feu de San Pietro. A 0 h. et à 3 h. les signaux convenus furent échangés. Plusieurs fois nous aperçûmes des lueurs de projecteur. Au jour on voyait distinctement la terre et près de nous il y avait le canot n° 8, conduit par le maître de manœuvre et le premier-maître mécanicien CASSAULET. L'embarcation du docteur n'était pas en vue. Je suis arrivé facilement à 8 ou 10 mille de terre. Mais là un courant portant au N.W. nous empêchait de gagner et il a fallu mettre deux ou trois hommes sur chaque aviron pour avancer. Nous avons ainsi réussi à dépasser le N.S. du feu de San Pietro, mais un vent frais de N.W. s'est levé qui nous a obligé d'atterrir sur l'île d'Antiocco. Pendant ce temps l'autre canot avait mâté et réussi à tourner la pointe Sud de San Pietro. A environ 1.500 mètres de la terre, une tartane de Carlo Forte nous a pris à la remorque et peu après un vapeur qui avait déjà recueilli le canot 8 venait à notre rencontre et nous débarquions en ville à 19 heures.

Je tiens à signaler l'accueil particulièrement cordial que nous avons reçu de la population. Mes hommes ont été logés, nourris et vêtus avec la plus grande attention. Monsieur le Lieutenant de Vaisseau, Capitaine du Port, et Monsieur l'Agent consulaire se sont particulièrement dévoués.

Sur ma demande ils ont immédiatement signalé le lieu de naufrage du " GALLIA ". Le lendemain à 16 h.30, l'" ALDEBARAN " arrivait sur rade. Les autorités ont mis à ma disposition un vapeur pour rejoindre la " NORMANDIE " qui nous a menés à Bizerte.

Je tiens à signaler l'entrain et le courage des hommes qui sont allés avec moi à l'aviron jusqu'à San Pietro et particulièrement Monsieur le Lieutenant LIBIS, qui nous a aidés autant qu'il a pu. ………..

………. J'ai constaté de nombreux cas de bravoure et d'abnégation chez les soldats passagers, mais, ne les connaissant pas -, il m'est impossible de rapporter leurs noms et je serais même malheureusement incapable de les reconnaître.

Amiral, je ne puis terminer sans rappeler la conduite sublime de notre Commandant, qui voyant tout perdu, s'est suspendu à la sirène et nous a dit adieu dans un long cri d'alarme.

Signé J. DU MANOIR

 

Sont cités à l'ordre de l'Armée :

KERBOUL (E…), Lieutenant de Vaisseau Commandant le " GALLIA ". A été pour tous lors du torpillage de son bâtiment un exemple de sang-froid et de courage. Est mort (….) poste de commandement sur la passerelle.

AUGUSTIN (F.E.), Enseigne de Vaisseau de 1° Classe auxiliaire. De quart au moment du torpillage de son bâtiment, a fait preuve du plus grand courage. Après s'être dévoué au sauvetage du personnel, est remonté sur la passerelle où il est mort héroïquement englouti avec le " GALLIA ".

DE GODON (H.M.O.), Enseigne de Vaisseau de 1° Classe auxiliaire. A fait preuve de grand calme et de beau courage lors du torpillage de son bâtiment. S'est efforcé jusqu'au dernier moment de faire fonctionner les appareils de T.S.F. Est mort héroïquement à son poste englouti avec le " GALLIA ".

LANZONI (Jean), Premier-maître mécanicien temporaire, n° 6.849. S'est fait particulièrement remarquer par son sang-froid, son courage et son initiative lors du torpillage du " GALLIA ". Mort héroïquement englouti avec son bâtiment.

RAZOULS (Marcel), Quartier-maître mécanicien, 46-539-5. S'est fait particulièrement remarquer par son sang-froid, son courage et son initiative lors du torpillage du " GALLIA ". Mort héroïquement englouti avec son bâtiment.

DE COUESSIN (Hyacinthe), Capitaine d'Infanterie au 113° Régiment d'Infanterie territoriale. Passager à bord du " GALLIA ". Lors du torpillage du bâtiment s'est uniquement préoccupé du salut de ses hommes. Mort héroïquement en se dévouant pour l'assurer.

OLLIVIER (L.P.N.), Mécanicien Principal de 1° Classe auxiliaire. A fait preuve, lors du torpillage du " GALLIA ", de curage et d'énergie. A assuré avec sang-froid l'évacuation des machines et des chaufferies, puis est remonté sur la passerelle se mettre à la disposition du Commandant. N'a quitté le bâtiment que sur ordre. Après la disparition du " GALLIA ", a montré dans l'organisation des secours de belles qualités de commandement.

DE COURTOIS DU MANOIR (J.), Officier en second, Enseigne de Vaisseau. A fait preuve, lors du torpillage du " GALLIA " par un sous-marin ennemi, de belles qualités d'initiative et de sang-froid. A assuré l'évacuation du personnel jusqu'à la disparition du bâtiment.

FROLENTIN (Alexandre-Joseph), Matelot sans spécialité du " GALLIA ", Fécamp n° 4.211. A fait preuve de courage lors du torpillage du " GALLIA ", est resté jusqu'au dernier moment pour coopérer au sauvetage des passagers. Grièvement blessé, englouti avec le bâtiment, n'a été sauvé que par une chance inespérée.

REVERT (Jules), Matelot sans spécialité du " GALLIA ", S.P.N. n° 150. A fait preuve de courage lors du torpillage du " GALLIA ". Dans l'attente des secours s'est jeté trois fois à la mer, au péril de sa vie pour sauver des camarades.

GUDOT (Auguste), Matelot sans spécialité du " GALLIA ", n° 30.512-1. A fait preuve de courage lors du torpillage du " GALLIA ". Dans l'attente des secours s'est jeté plusieurs fois à la mer, au péril de sa vie pour sauver des camarades.

DI MIGLIO (Jean-Joseph), Matelot sans spécialité du " GALLIA ", n° 5.815. A fait preuve d'un sang-froid et d'un dévouement absolus lors du torpillage du " GALLIA ". Recueilli sur un radeau, une jambe cassée, a fait l'admiration de tous par son courage et son entrain.

 

Décorations de la Légion d'Honneur
Avec Croix de Guerre
-:-:-:-:-:-:-:-
Chevalier

M. OLLIVIER (L.P.N.), Mécanicien Principal de 1° Classe auxiliaire. Chef mécanicien du " GALLIA ". S'est toujours fait remarquer par son énergie et son autorité sur le personnel dans des circonstances périlleuses. A montré les plus belles qualités de courage et de commandement lors du sauvetage des victimes du torpillage de son bâtiment.

Q5. (4 Janvier 2007)

Bonjour,

Vous trouverez à suivre un extrait de forum internet :

"" Q3.Bonjour Monsieur. Je vous enverrai le document la semaine prochaine, je dois aller en faire plusieurs photocopies, j'en ai éjà envoyé un exemplaire dans l'Yonne.
D'autre part je lis dans la liste des disparus à la suite du nom LACLIE Victor "contact en avril 2005) or il se trouve que ce Laclie était né à Lorigné (2-Sèvres) près de mon village natal. J'ai son acte de naissance, le 29/07/1874 son mariage à Angoulême le 11/11/1901 avec Marie Pinaud.
Si vous aviez trace de ce contact je serais heureux de joindre cette personne.
Merci d'avance. A bientôt. JJN
R3. Bonjour, Merci par avance pour votre document.
Concernant LACLIE Victor, la liste des victimes http://www.chtimiste.com/batailles1418/combats/gallia2.htm mentionne effectivement "contact... En avril 2005", mais on ne sait pas avec qui. Ce n'est pas avec moi. Désolé de ne pas pouvoir vous renseigner.
Cordialement,Jean-Claude Autran ""

Il se trouve que c'est moi la personne qui a consulté LACLIE Victor puisque mon nom est LACLIE !

Comme vous avez échangé avec "JJN" pouvez-vous  lui communiquer mon adresse mail puisqu'il souhaitait me joindre

Cordialement,

JL (...)

R5a. (à JL)

Bonjour,

Bien reçu votre message, que j'ai communiqué à JJN pour qu'il vous contacte. Mais si vous voulez vous-même lui écrire d'abord, voici ses coordonnées : (...).

Bonne chance pour la poursuite de vos recherches.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

R5b. (à JJN)

Bonjour,

Suite à nos échanges de messages de Septembre 2006 concernant la liste des disparus du GALLIA, et notamment Victor LACLIE, la personne-contact que vous recherchiez s'est manifestée sur le forum de mon site :

« Il se trouve que c'est moi la personne qui a consulté  LACLIE Victor puisque mon nom est LACLIE !
Comme vous avez échangé avec "JJN" pouvez-vous  lui communiquer mon adresse mail puisqu'il souhaitait me joindre
Cordialement
JL (...) »

Si vous souhaitez joindre cette personne, vous avez donc son adresse : (...).

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q6.

Bonjour,

Merci de m'avoir transmis le message de M. JL, mais j'ai un problême avec son adresse mail. La barre verticale (...) ne doit pas passer.

Pourriez vous le contacter en "réponse" et lui donner mon adresse.

Merci d'avance. Amicalement.

JJN

R6.

Bonjour,

J'ai bien donné votre adresse à M. JL pour qu'il vous contacte. Mon message est bien passé vers son adresse (...).

Il semble que la barre verticale après Jacques soit un L minuscule (l de laclie). S'il ne vous a pas déjà recontacté, essayez encore de lui écrire. En cas d'échec, tenez moi au courant. J'essayerai encore de mon côté.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q7.

Bonjour.

J'ai réussi à le contacter.

Merci pour votre aide. Cordialement.

JJN

Q8. (13 Novembre 2007)

Bonsoir Monsieur,

Membres de l'association, "Pour ceux de 14, mémoire bourguignone", nous avons entrepris un travail de mémoire concernant les soldats des régiments bourguignons. (Mon GP faisait partie d'un de ces régiments)

Il y a quelques temps nous avons relevé la présence de nombreux soldats du 59° RIT naufragés du Gallia.

Vous en connaissez le récit tragique.

Auriez- Vous l'amabilité de bien vouloir nous le faire partager.

Nous vous adressons nos sincères félicitations pour le travail de mémoire entrepris par votre Père et que vous poursuivez fidèlement.

Recevez monsieur l'expression de notre haute considération.

EMR

R8.

Bonsoir,

Merci pour votre message.

Mon père a en effet évoqué le Gallia dans plusieurs chapitres de ses ouvrages, notamment parce qu'il avait lui-même, enfant, voyagé sur ce navire entre la Tunisie et la France, quelques semaines avant son naufrage.

A ma connaissance, le récit qu'il a fait de ce naufrage a été inspiré de deux documents :

- un passage de l'ouvrage Sillages (1994), première partie "Les Pionniers", pages 169-171, coordonné par M. Ferrier, ancien Ingénieur aux Chantiers de La Seyne, Association pour l'Histoire de la Construction Navale à La Seyne-sur-Mer.

- un article paru dans Var-Matin vers 1999

Vous trouverez ci-joint les copies de ces deux documents qui relatent le torpillage du Gallia le 4 octobre 1916.

C'est tout ce que je possède dans mes archives.

Mais vous trouverez bien davantage de détails sur cette tragédie, notamment la mention de soldats du 59e RIT en parcourant les pages des sites internet consacrées au Gallia, par exemple :

http://www.chtimiste.com/batailles1418/combats/gallia.htm
http://www.chtimiste.com/miseajour2005.htm
http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/complement.php?table=bp02&id=563714
etc.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q9.

Bonsoir Monsieur,

C'est très aimable à vous de nous répondre si rapidement.

Nous vous remercions pour le partage de vos connaissances et celles de votre Papa.

La photo du paquebot est superbe.

Nous avons retrouvé les plans du Chateaurenault au SHD, mais pas encore ceux du Gallia.

Nous connaissions bien les liens cités et sommes E et M dans les mentions complémentaires concernant les soldats du 59° RIT sur Chtimiste.

Nous vous remercions sincèrement pour votre aide et aimable attention.

Recevez, Monsieur, nos respectueuses salutations.

EMR

R9.

Bonjour,

L'image couleur du Gallia est une peinture réalisée par le peintre de marines local Pierre ARATA (1910-2004).

Les plans des navires construits à partir de 1856 aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (qui deviendront "CNIM" en 1966, puis "NORMED" de 1982 à 1986) ne se trouvent plus à La Seyne sur Mer. Quelques-uns se trouvent aux Archives Départementales du Var. Mais la plupart (probablement ceux du Gallia ? à vérifier) sont conservés aux archives de la société NORMED qui se trouvent au Centre des Archives du Monde du Travail (CAMT) à Roubaix.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/02fonds-collections/banquedocuments/planbato/planbato/listebato/listebato.php

Q10.

Bonjour Monsieur,

Nous vous remercions pour ces compléments d'informations très précieux, qui vont nous permettre, nous l'espérons vivement,... d'aller un peu plus loin dans cette recherche et d'aider efficacement au développement de ce  sujet pour notre association.

Concernant les plans du Chateaurenault, c'est bien sur ce site de la Défense que nous les avions trouvés.

En « zoomant » au maximum, nous obtenons  la vision très précise de splendides tracés.

Nous vous souhaitons un très bon dimanche.

Bien cordialement.

EMR


 

26 août 2005 - 7 Janvier 2007 : Général Hippolyte Sebert (ancien Président du Conseil d'Administration des F.C.M.)

Q1.

Monsieur,

Je me permets de faire appel à vous car je cherche vainement une photo du Général Sebert. En voici la raison : nous réalisons une exposition sur les 175 de bibliothèques publiques en Belgique (période qui correspond à notre indépendance nationale). Un de nos personnages clé est Paul Otlet très lié au Général à travers le Bureau bibliographique. Mais impossible de trouver sur le net une photo de cet illustre scientifique… pourriez-vous m'aider ?

Je vous remercie à l'avance de votre bienveillance et je prie d'accepter l'expression de mes salutations distinguées.

Pour avoir plus de renseignements sur notre bibliothèque, vous pouvez consulter le site www.bicentrale-bxl.be <http://www.bicentrale-bxl.be/.

CS (Bibliothécaire-dirigeante, Bruxelles)

R1.

Bonsoir,

Je suis désolé, mais je ne possède pas cette photo. J'ai cherché dans toutes mes archives et sur internet. Je n'ai pas trouvé. Une biographie du Général Sebert se trouve bien dans le Larousse du XXe siècle (1928), mais malheureusement sans photo.

On pourrait aussi penser qu'une telle photo du Général Sebert, qui fut Président du Conseil d'Administration de la Société des Forges et Chantiers, puisse se trouver dans les archives de la construction navale de La Seyne. Malheureusement, l'Association qui gère ces archives, n'est actuellement plus joignable (peut-être temporairement pour des raisons de déménagement vers de nouveaux locaux ?). Leur adresse était jusqu'ici : http://www.amians.com/. Peut-être leur site fonctionnera de nouveau dans quelque temps ?

NB. [Depuis Juillet 2006, nouvelle adresse du site de l'AMIANS : http://perso.orange.fr/amians/]

Je ne sais pas qui d'autre pourrait avoir une telle photo.

Encore désolé.

Cordialement,

JCA

Q2.

Cher Monsieur,

Je ne sais comment vous remercier pour votre aide et la rapidité avec laquelle vous m'avez répondu. Je craignais une telle réponse après mes propres recherches. Si à l'occasion, je peux vous rendre un service similaire, n'hésitez surtout pas.

Cordialement

CS

Q3.

Appel téléphonique.

JB

R3.

Bonjour,

Suite à votre appel téléphonique du 17/09, j'ai recherché dans quelques-unes des archives de mon père d'éventuelles informations sur le Général Sebert.

Je n'ai malheureusement rien trouvé d'autre que le mention du nom du Général dans les chapitres sur la construction navale, sur Amable Lagane et sur le lancement du cuirassé Paris en 1912, que mon père a écrits.

Je suis désolé de n'avoir, pour l'instant, rien de nouveau à vous communiquer. Il se peut que je trouve un jour quelque chose car je n'ai pas terminé de tout explorer.

J'espère qu'à Verberie, votre exposition sur le Général Sebert s'est bien déroulée. Peut-être avez-vous pu aussi entrer en communication avec la bibliothécaire de Bruxelles qui s'intéressait aussi au Général Sebert.

S'il est possible, à l'occasion, de recevoir une photo du Général, je demeure très intéressé. Merci par avance.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q4.

Bonjour,

Merci de vos précisions sur le général SEBERT, j'ai déjà beaucoup de documents pour l'exposition, qui n'est pas encore passée, puisqu'elle se déroule le 7 et 8 octobre, si vous êtes de passage dans notre région vous serez le bienvenu.

J'ai pu contacter la personne de BRUXELLES, mais malheureusement leur exposition est passée, elle m'a mise en contact avec une autre personne qui, pour l'instant, ne m'a pas apporté d'autres renseignements que je possédais.

Je vous adresse une photo du général SEBERT (en civil), photo que possède une membre de sa famille.

Cordialement,

JB

Général Hippolyte Sebert, en civil

R4. (28 Septembre 2006)

Bonjour,

Merci beaucoup pour la photo du Général Hippolyte Sebert.

Encore désolé de n'avoir pas pu vous aider davantage. Si je trouve un jour quelque information sur l'action du Général en tant que Président du C.A. des Forges et Chantiers de la Méditerranée, je ne manquerai pas de vous la communiquer.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q5. (6 Janvier 2007)

Bonjour,

Ma grand'mère maternelle était une cousine de ce général.

Je possède l'original de la photo en civil que JB vous a transmise par mail.

J'ai également une photo de lui en militaire, si cela peut vous intéresser, ainsi que celle de son épouse.

Je me tiens à votre disposition concernant Hippolyte.

Cordialement,

MP

R5.

Bonjour,

Merci beaucoup pour votre message. Je serais intéressé, s'il vous était possible de la scanner, de recevoir la photo du Général Sebert en militaire.

Si vous le permettez, je pourrais la rajouter au texte de mon père sur l'Histoire des Forges et Chantiers de La Seyne, puisque le Général Sebert fut président du Conseil d'Administration de cette Société au début du XXe siècle.

Merci par avance,

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q6.

Bonjour,

Ci-joint, photo d'Hippolyte en militaire.

Cordialement,

MP

Général Hippolyte Sebert, en militaire

R6.

Bien reçu cette très belle photo.

Merci beaucoup.

Cordialement,

Jean-Claude Autran


 

16 Août 2003 - 19 Mars Janvier 2008 : Cuirassé Paris et croiseur Tourville (ex-Gironde)

Q1.

Bonjour Monsieur,

Je lis l'article sur le lancement du cuirassé Paris et me pose une question.

Dans la liste des bâtiments présents, je lis le nom du croiseur Tourville.

Ce navire était déjà détruit depuis longtemps à ce moment. Ceci est, sans aucun doute, une erreur. De quel navire s'agit-il?

Merci pour vos pages très instructives.

Cordialement,

AM, Belgique (...)

R1.

Bonjour,

Merci pour votre message relatif au Cuirassé Paris et au Croiseur Tourville.

Effectivement, il doit y avoir une erreur puisque, d'après le site webmarine, le croiseur Tourville, lancé en 1873 à La Seyne-sur-Mer a été désaffecté en 1901. Il y a eu un autre croiseur Tourville, mais construit en 1931 seulement.

Peut-être, en 1912, s'agissait-il du torpilleur (et non du croiseur) nommé également Tourville, lancé en 1909 et qui a servi jusqu'en 1924. Ce navire aurait pu se trouver en rade de Toulon en 1912, mais c'est une simple supposition.

Il me faut rechercher dans les archives de mon père (âgé de 93 ans, et qui a écrit ce chapitre sur "le lancement du cuirassé Paris" en 1986) pour essayer de retrouver la source exacte de ses informations sur la liste des navires présents. Je vous recontacterai si j'arrive à retrouver une information plus précise à ce sujet - et je corrigerai l'erreur dans le texte du chapitre sur internet.

Cordialement,

JCA

TOURVILLE Croiseur - 1873 1901 1
TOURVILLE Torpilleur - 1909 1924 3
TOURVILLE Croiseur - 1931 6 10000 tw
TOURVILLE Frégate D 610 1973 6
 
Dimensions
Déplacement : 5698 t
Longueur : 98.6 m (323 ' 6 ")
Largeur : 15.39 m (50 ' 6 ")
Tirant d'eau : 7.85 m (25 ' 9 ")
Motorisation
Type: Horizontal steam machine of the type " the compound "
Nombre de cheminée: 1
Puissance totale: 7460 indicated power
Type de chaudière: Ovale
Nombre de chaudiéres: 12
Vitesse: 16.9 knots
Réserve de charbon: 650/1080 t
Armement
7.6 ": 7 instruments Of my8"0
5.5 ": 14 instruments Of my8"0
3.5 ": 1
the 1- pound revolver: 8
Other information
Command: 540 people
Nom Lieu de construction Mis en chantier Mise à l'eau lancement Destin
TOURVILLE La seyne vers 1873 1876 Nov 1878 It is liquidated in 1901

http://www.battleships.spb.ru/Conway/TOURVILLE.html

Q2.

Bonjour M Autran,

Merci pour vos précisions.

Je crois avoir trouvé les infos sur le "TOURVILLE". Dans le Jane's de 1919 est fait mention d'un Tourville comme navire auxillliaire (ex-Gironde).

En regadant le fichier des navires français publié par Netmarine, je trouve ceci :

GIRONDE: Transport type Tonkin; Bordeaux, 1880-1884; 5400 t; 2600 ch; retiré le 26/09/1924; 2 canons: 1909 = Tourville, Ecole des Canonniers Toulon; 1924 = Rhin, Atelier Central de la Flotte; démoli à Toulon en 1944.

Par contre il n'existe pas de torpilleur Tourville en 1909. Je suppose donc que notre Tourville (ex-Gironde) a reçu cette appellation. Peut-être porte torpilleurs ?

Cordialement,

AM

Q3. (31 Décembre 2006)

Bonjour Messieurs

En visitant votre forum ici : http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2003_2004.html#6

j'ai constaté que la question concernant le navire Tourville restait plus ou moins obscure avec la mention, je cite :

"Peut-être, en 1912, s'agissait-il du torpilleur (et non du croiseur) nommé également Tourville, lancé en 1909 et qui a servi jusqu'en 1924.
Ce navire aurait pu se trouver en rade de Toulon en 1912, mais c'est une simple supposition."

J'ai également trouvé sur le site de la défense :

http://www.defense.gouv.fr/sites/marine/decouverte/materiels/batiments_de_combat/fregates/asm_type_f67/tourville348/les_precedents_tourville/

je cite :

"Un transport :
Le nom de Tourville fut ensuite donné au transport La Gironde, transformé en école de canonnage (1909)."

Effectivement, un navire du nom de Tourville est parti de Brest le 26/03/1912 et est arrivé à Toulon le 09/07/1912. Je tiens ces informations depuis que j'ai découvert un carnet de chants de marin de mon arrière grand-père avec les dates que je viens de citer.

Je ne sais pas combien de temps ce navire est resté à Toulon.

Je sais seulement que mon arrière grand-père a débarqué du Tourville ce 9 Juillet à Toulon et qu'ensuite mon arrière grand-père s'est retrouvé à

Alger le 10/08/1912 (mais j'ignore par quel moyen de Transport, le Tourville ou un autre moyen).

J'espère que ces renseignements vous aideront. Pour ma part je recherche une photo de ce navire et bien d'autres informations qui confirmeraient ce fait historique.

Cordialement, en attente de toute réponse, je vous remercie pour vos informations.

JCN

R3.

Merci Monsieur pour ces nouvelles informations sur le navire Tourville - que je rajoute à la suite de la précédente discussion sur les "forum" de mon site, ainsi que dans le chapitre "Lancement du cuirassé Paris" où ce navire avait été cité par erreur comme étant le "Croiseur Tourville".

Mais je n'ai malheureusement pour l'instant aucune autre information sur ce sujet, ni aucune photographie du navire. Je regrette.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q4.

Entre temps, j'ai trouvé ces trois images du tourville sur internet dont

voici le lien : http://perso.orange.fr/ycl2/

ainsi que cette autre image du navire : http://firstworldwar.com/photos/graphics/mf_tourville_01.jpg

Je ne sais pas il y a un droit de publication, mais à titre personnel je suis content de les avoir trouvés.

Cordialement

JCN

R4.

Bonjour,

Merci beaucoup pour ces différentes images du Tourville. Je suis heureux que vous ayez réussi à en trouver. Bravo. Moi, malgré mes recherches, je n'avais pas su les trouver !

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q5. (28 Février 2008)

Bonjour Monsieur,

J'ai découvert avec beaucoup d'intêret votre site à l'occasion d'une recherche à caractère familial.

A propos du Tourville, le livret maritime d'un grand oncle mentionne qu'il a embarqué sur un torpilleur portant ce nom le 1 mai 1916 à Dunkerque. Il avait une spécialité TSF. J'ai toujours entendu dire qu'il avait patrouillé dans le Pas de Calais sur une unité de petite dimension très exposée aux intempéries et qu'il y avait attrapé l'affection pulmonaire dont il est mort. Voilà qui ne correspond pas à la description de l'ex-Gironde et qui conforterait l'hypothèse de l'existence du petit torpilleur Tourville de 1909.

Je reste intéressé par toute information complémentaire.

Je vous remercie.

Cordialement.

ADR

R5.

Bonjour,

Merci pour votre message et pardon pour le retard dans ma réponse.

Effectivement, vos informations semblent bien confirmer l'existence du torpilleur Tourville de 1909.

Mais je n'ai malheureusement pas pu retrouver d'information nouvelle par rapport à ce qui figurait dans les échanges de messages du forum de mon site :

http://jcautran.free.fr/forum/chantier_navires_2003_2004.html#6

Je vous recontacterai si j'ai un jour quelque élément nouveau sur ce navire Tourville.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q6.

Merci pour votre réponse

Longue vie à votre site

Cordialement

ADR



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