La Seyne-sur-Mer (Var)   La Seyne-sur-Mer (Var)
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Archives familiales : Textes de chansons

Mélodies inoubliables


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A voir aussi :


Adieu celle que j'aime
Arbres (Trees)
Ave Maria (Gounod)
Ave Maria (Schubert)
Berceuse de Jocelyn
C'est l'amour
Catari
Ce sacré vieux soleil
Chante piroguier
Chevaliers du ciel
Combien j'ai douce souvenance
Fleuve du Tage
Il est né le divin enfant
Je pense à vous quand je m'éveille
L'amour est un bouquet de violettes
L'angélus de la mer
La belle de Cadix
La caravelle d'or
La chanson des blés d'or
La chanson des peupliers
La complainte du corsaire
La danse macabre
La plus belle chose au monde
La prière au soleil
La puce
La truite
La vague et la cloche
La voix des chênes
Le cor
Le credo du paysan
Le galérien
Le long de la rivière
Le maître à bord
Le pas d'arme du Roi Jean
Le Prince de Madrid
Le rêve passe
Le rosier
Les bateliers de la Volga
Les deux grenadiers
Les deux ménétriers
Les gitans
Les millions d'Arlequin
Les rameaux
Les sapins
Les semailles
Les trois hussards
Marche des Rois Mages
Marchons au combat
Marco Polo
Mexico
Minuit chrétien
Mississipi « Ol' man river »
O Sole mio
Plaine, ma plaine
Saltimbanque
Sérénade (Schubert)
Sur tous les chemins du monde
Tandis que tout sommeille
Va mon ami va
Venise et Bretagne

Cette rubrique Mélodies inoubliables contient ceux des airs anciens ou rétros qui nécessitent généralement de bonnes capacités vocales et qui ont donc été le plus souvent interprétés par des chanteurs "à voix" comme André DASSARY, Lucien LUPI, Luis MARIANO, Armand MESTRAL, etc.
 


 
Adieu celle que j'aime
Paroles de J. FILINE
Musique de Loulou GASTÉ
Interprète : Armand MESTRAL
 
Quand je quitterai mes plaines
Qaund je quitterai mes bois
J'emporterai dans ma peine
L'imag' de leur douce foi
Mais il n'y a pas que nos plaines
Mais il n'y a pas que nos bois
Il y a celle que j'aime
Qui ne vient pas avec moi.
Adieu celle que j'aime
Adieu tous mes amours
Garde moi mon ton coeur bohème
Jusqu'au jour de mon retour
Ta bouche contre la mienne
Tes yeux couleur des cieux
Resteront parmi mes peines
Tout l'espoir emporte mon adieu.
La nuit mon chagrin me quitte
Car les rêves sont malins
Mais ma peine revient vite
Lorsque pointe le matin
Mais un rêve n'est qu'un rêve
Il n'en reste jamais rien
Une bulle de joie qui crêve
Ne laissant que du chagrin.
Adieu celle que j'aime
Adieu tous mes amours
Garde moi mon ton coeur bohème
Jusqu'au jour de mon retour
Ta bouche contre la mienne
Tes yeux couleur des cieux
Resteront parmi mes peines
Tout l'espoir emporte mon adieu.

 


 
Arbres (Trees)
Paroles de L. HENNEVÉ
Musique de O. RASBACH
Interprète : Lucien LUPI
 
Quel poème est plus émouvant
Qu'un arbre dressé dans le vent
Comme un cri vivant de la terre
Il élève au ciel sa prière
Tendant vers Dieu ses bras puissants
De chants d'oiseaux tout frémissant
Et je songe en le regardant
Braver de l'hiver les autans
Que le Seigneur seul est capable
De créer cette oeuvre admirable
Tandis que nous pauvres humains
Chantons l'amour qui meurt demain
Ainsi mon coeur tendu vers toi
Frémit d'un fol et tendre émoi
Auprès du chêne centenaire
Que ce bonheur semble éphémère
Et cependant pourrais-je un jour
Vivre sans toi, sans ton amour ?

 

 

 


 
Ave Maria (Gounod)
Texte de la Bible
Musique de Charles GOUNOD
Interprète : Armand MESTRAL
 
Ave, Maria, gratia plena,
Dominus tecum : benedicta tu
In mulieribus
Et benedictus fructus
Ventris tui, Jesus.
 
Sancta Maria Sancta Maria,
Maria, ora pro nobis, nobis peccatoribus,
Nunc et in hora, in hora, mortis nostrae.
Amen ! Amen !
Ave Maria.
Je vous salue Marie, au nom de notre Seigneur.
Vous porterez le Sauveur,
Là, ici-bas, parmi les pêcheurs.
Vous êtes dans ce monde,
Ô Vierge féconde, bénie entre toutes
Et votre fils est béni
Vierge ma mère, voyez sur terre,
Les hommes qui vivent dans le pêché ;
Pour eux, ô intercédez auprès du Seigneur
Pour qu'il pardonne à tous ses fils
Au coeur repentant et meurtri. Amen !

 

 

 


 
Ave Maria (Schubert)
Paroles de BELANGER
Musique de Franz SCHUBERT
Interprètes : Armand MESTRAL, Tino ROSSI
 
Ave Maria ! Reine des cieux !
Vers toi élève ma prière
Je dois retrouver grâce à tes yeux.
C'est en toi, Vierge Sainte, en toi que j'espère.
Mon fils consolait ma misère,
Il souffre, hélas ! Il est mourant,
Comprends mes pleurs, toi qui fus mère,
Rends-moi, rends-moi mon pauvre enfant !
Ave Maria ! Ave Maria !
Mais, ô bonheur !
L'enfant renaît à sa prière
Ainsi qu'une brillante fleur,
Doux bienfait, touchante bonté,
Saint mystère ! Regarde-moi pour que j'espère !
Mon fils, ton front est souriant,
Merci, merci ! Divine Mère,
C'est toi qui sauves mon enfant !
Ave Maria !
Mon fils est beau,
De lui je suis déjà si fière !
Bénis son modeste berceau !
C'est mon bien, mon unique bien sur la terre
Si Dieu me frappe en sa colère,
Protège du moins l'innocent.
Exauce-moi, c'est une mère
Qui veut mourir pour son enfant !
Ave Maria ! Ave Maria !

 

 

 


 
Berceuse de Jocelyn
Paroles d'Armand SILVESTRE et de Victor CAPOUL
Musique de Benjamin GODARD (1888)
Interprète : André DASSARY
 
1
Cachés dans cet asile où Dieu nous a conduits,
Unis par le malheur durant les longues nuits,
Nous reposons tous deux endormis sous leur voile
Ou prions au regard des tremblantes étoiles !
Oh ! Ne t'éveille pas encor
Pour qu'un bel ange de ton rêve
En déroulant son long fil d'or
Enfant, permette qu'il s'achève.
Dors ! Dors ! le jour à peine a lui !
Vierge sainte, veillez sur lui !
2
Sous l'aile du Seigneur, loin du bruit de la foule
Et comme un flot sacré qui doucement s'écoule,
Nous avons vu passer les jours après les jours
Sans jamais nous lasser d'implorer son secours !
Oh ! Ne t'éveille pas encor
Pour qu'un bel ange de ton rêve
En déroulant son long fil d'or
Enfant, permette qu'il s'achève.
Dors ! Dors ! le jour à peine a lui !
Vierge sainte, veillez sur lui !

 

 

 


 
C'est l'amour
(Extrait de l'opéra-comique Les Saltimbanques)
Paroles de Maurice ORDONNEAU
Musique de Louis GANNE
 
1
Après le sombre orage
Vient le soleil doré.
Après notre esclavage
Viendra la liberté.
Partons, tendre fillette,
Partons vers l'inconnu.
Bien que l'on te regrette
Il le faut... que veux tu !
Refrain
C'est l'amour,
Qui flotte dans l'air à la ronde
C'est l'amour,
Qui console le pauvre monde
C'est l'amour,
Qui rend chaque jour sa gaité
C'est l'amour,
Qui nous rendra la liberté !
2
Le temps de nos misères
Est maintenant passé
Par de douces chimères
Qu'il soit vite effacé.
Peut-être l'opulence
Tous nous guette en chemin
Nous avons l'espérance
Qui force le destin.


 

 

 


 
Catari


Interprète : André DASSARY
 
1
Catari, Catari,
Pourquoi me dire des paroles dures
Pourquoi m'ouvrir sans cesse ma blessure, Catari,
M'amour chérie
Catari, Catari, ne me repousse pas
Je courrai pour toi droit au trépas
Songe que je t'aime seule au monde
Qu'à mon amour ardent, le tien réponde.
Ame trop ingrate qui me hait et que je flatte
Ô souple chatte, donne-moi ta foi !
2
Catari, Catari,
Prends garde à toi, je te le dis, prends garde
Ne souffre pas qu'un autre te regarde, Catari
Ou bien pour lui, ceci jusqu'à la garde,
Catari, M'amour chérie
Catari, Catari, rien qu'à moi tes baisers
Je ne puis, ô femme, m'en passer
Pour calmer mon incessante fièvre
Je veux, le jour, la nuit, boire à tes lèvres
Ame trop ingrate qui me hait et que je flatte
Ô souple chatte, garde à moi ta foi !

 

 

 


 
Ce sacré vieux soleil
Paroles de J. FRACHON et P. HAMEL
Musique de B. SMYTH
Interprète : Armand MESTRAL
 
I
J'travaille à la chaîne,
J'crève à la peine
Tout au long des jours de la semaine
Quand ce sacré vieux soleil
N'a rien d'autre à faire
Qu'à tourner là-haut dans le ciel
 
II
Querelles en ménage
Enfants, pas sages
Me feront vieillir avant l'âge
Quand ce sacré vieux soleil
N'a rien d'autre à faire
Qu'à tourner là-haut dans le ciel
III
C'est dur de vivre et je prie le Bon Dieu
Des larmes plein les yeux
Préparez vite à mon coeur contrit (?)
Sa place en Paradis
 

IV
Calmez ma souffrance
Faites moi confiance
Vous devez me donner ma chance
Car ce sacré vieux soleil
N'aurait rien à faire
Qu'à tourner là-haut dans le ciel
V
C'est dur de vivre et je prie le Bon Dieu
Des larmes plein les yeux
Préparez vite à mon coeur contrit (?)
Sa place en Paradis
 

VI
Calmez ma souffrance
Faites moi confiance
Vous devez me donner la chance
Car ce sacré vieux soleil
N'aurait rien à faire
Qu'à tourner là-haut dans le ciel

 

 

 


 
Chante, piroguier
Paroles de M. HEYRAL
Musique de E. MARNAY
Interprète : Armand MESTRAL
 
Chante, piroguier, ton fardeau
Sera plus léger s'il est beau
A travers la forêt, sans cesse devant toi
La plainte égarée de ta voix
Passe, piroguier ton chemin
Dès que s'est levé le matin
Et sans te reposer, en attendant le soir
Chante piroguier ton espoir
Prend garde, ton bateau
S'enfonce au ras de l'eau
Lesté de kilos d'or
Et chavirant sous ces trésors
Et toi qui t'émerveille
Au rayon de soleil
Ami, tu ne sais pas
Que ta pirogue en est remplie
Si ton maître le pouvait
T'en donnerait la moitié
Tu ne resterait pas
A l'aviron toute la vie (ter)
Chante, piroguier, ton fardeau
Sera plus léger s'il est beau
A travers la forêt, sans cesse devant toi
La plainte égarée de ta voix
Passe, piroguier ton chemin
Dès que s'est levé le matin
Et sans te reposer, en attendant le soir
Chante piroguier Ô - Ô - Ô - Ô - Ô

 

 

 


 
Chevaliers du ciel
(Extrait de l'Opérette Les chevaliers du ciel)
Paroles de P. COLLINE
Musique de H. BOURTAYRE et J.H. RYS (1955)
Interprète : Luis MARIANO
 
L'allure franche et décidée
L'air souriant le regard droit
Voilà les chevaliers du ciel !
Fiers et courtois dans les tournois
Comme l'étaient ceux d'autrefois
Voilà les chevaliers du ciel !
 
De Singapour à l'Alaska
Et de Paname à Panama
Voilà les chevaliers du ciel !
Portant l'insigne aux ailes d'or
Sur la poitrine et sur le bras
Voilà les chevaliers du ciel !
 
Du premier maître au commandant
S'ils sont si fiers de leurs rubans
C'est qu'ils ont su en les gagnant
Gagner les cœurs en même temps !
 
L'allure franche et décidée
L'air souriant le regard droit
Voilà les chevaliers du ciel !
Quand un garçon les aperçoit
Il aime dire à haute voix
Voilà les chevaliers du ciel !
 
Mais quand parfois c'est une fille
Alors en murmurant tout bas
Voilà les chevaliers du ciel
Elle rougit baissant les yeux
En sentant bien que son cœur bât
Voilà les chevaliers du ciel !
 
Choeur
Avant qu'on les entende
Venir comme des fous
Leur vitesse est si grande
Qu'ils sont déjà sur nous !
On voudrait quand ils passent
Courir les embrasser
Sur terre ou dans l'espace
Ils sont déjà passés !
 
En nous saluant
Même à l'occasion
Un coup de canon
Contre le mur du son !
Reprise depuis le début
 

 


 
Combien j'ai douce souvenance
(Air populaire auvergnat)
Poésie de R.F. de CHATEAUBRIAND


1
Combien j'ai douce souvenance
Du joli lieu de ma naissance !
Ma soeur qu'ils étaient doux les jours
De France
O ! mon pays, sois mes amours
Toujours !...
2
Te souvient -il que notre mère,
Au foyer de notre chaumière,
Nous pressait sur son coeur joyeux,
Ma chère,
Et nous baisions ses blancs cheveux,
Tous deux !
3
Ma soeur te souvient-il encore
Du château que baignait la Dore,
Et de cette tant vieille tour
Du More,
Où l'airain sonnait le retour
Du jour ?
4
Te souvient-il du lac tranquille
Qu'effleurait l'hirondelle agile,
Du vent que courbait le roseau
Mobile,
Et du soleil couchant sur l'eau
Si beau !
5
Te souvient-il de cette amie,
Tendre compagne de ma vie ?
Dans les bois, en cueillant la fleur
Jolie,
Hélène appuyait sur mon coeur
Son cœur...
6
Ah ! qui me rendra mon Hélène,
Et ma montagne, et le grand chêne ?
Leur souvenir fait tous les jours
Ma peine !
Mon pays sera mes amours
Toujours !...


 
Fleuve du Tage
Paroles de J.-H. DEMEUN
Musique de B. POLLET

1
Fleuve du Tage,
Je suis tes bords heureux ;
A ton rivage
J'adresse mes adieux !
Rochers, bois de la rive,
Echo, nymphe plaintive,
Hélas ! je vais
Vous quitter pour jamais !
2
Grotte jolie,
Dans ce temps fortuné,
Près de Marie
Si promptement passé,
Ton réduit solitaire,
Asile du mystère,
Fut pour mon cœur
Le temple du bonheur !
3
Jours de tendresse
Comme un beau songe ont fui !
Jours de tristesse,
De chagrins et d'ennui,
Loin de ma douce amie,
Désormais de ma vie
Vont pour toujours,
Hélas ! flétrir le cours !
4
Terre chérie
Où j'ai reçu le jour,
Jeune Marie,
Objet de mon amour,
Rochers, bois de la rive,
Echo, nymphe plaintive,
Adieu ! Je vais
Vous quitter pour jamais !


 
Il est né le divin enfant
Chant de Noël le plus célèbre du répertoire national.
Sur un ancien air de chasse, La Tête Bizarde, issue d'un traité de vénerie de l'époque de Louis XIV
 
Refrain
Il est né le divin enfant,
Jouez hautbois, résonnez musettes
Il est né le divin enfant,
Chantons tous son avènement !
Depuis plus de quatre mille ans,
Nous le promettaient les prophètes
Depuis plus de quatre mille ans,
Nous attendions cet heureux temps.
Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant !
Ah ! Que ses grâces sont parfaites !
Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant !
Qu'il est doux ce divin enfant !
Une étable est son logement
Un peu de paille est sa couchette,
Une étable est son logement
Pour un dieu quel abaissement !
Partez, grands rois de l'Orient !
Venez vous unir à nos fêtes
Partez, grands rois de l'Orient !
Venez adorer cet enfant !
Il veut nos coeurs, il les attend :
Il est pour faire leur conquête
Il veut nos coeurs, il les attend
Donnons-les lui donc promptement !
O Jésus, ô Roi tout-puissant
Tout petit enfant que vous êtes,
O Jésus, ô Roi tout-puissant,
Régnez sur nous entièrement !


Malgré l'évocation des hautbois et musettes, instruments très en vogue au XVIIIe siècle, ce chant ne fut publié qu'en 1874 dans un recueil d'airs de noëls lorrains.
 

 

 

 


 
Je pense à vous quand je m'éveille
(Romance de Maître Pathelin)
Paroles de DE LEUVEN et T. LANGLÉ
Musique de F. BAZIN
Interprètes : André DASSARY, Tino ROSSI
 
1
Je pense à vous quand je m'éveille
Et de loin je vous suis des yeux,
Je vous revois quand je sommeille
Dans un songe mystérieux
Le seul bonheur auquel mon coeur aspire
C'est d'obtenir un aveu des plus doux
Voilà, voilà ce que je veux vous dire
Mais hélas ! j'ai trop peur de vous.
2
Quand je guette votre passage
Lorsque j'espère enfin vous voir
Je me dis par un doux langage
Aujourd'hui je veux l'émouvoir...
Je veux, je veux, dans mon brûlant délire
Dire je t'aime en tombant à genoux...
Voilà, voilà ce que je veux vous dire
Mais hélas ! j'ai trop peur de vous.

 

 

 


 
L'amour est un bouquet de violettes
(Extrait de l'Opérette Violettes Impériales)
Paroles de Mireille BROCEY
Musique de Francis LOPEZ (1952)
Interprète : Luis MARIANO
 
1
Violetta, mon amie,
Mon amie si jolie,
Violetta, je t'en prie
N'aie pas peur de la vie
Il faut perdre la tête
Et songe que l'amour
Est comme ces violettes
Il se fane un beau jour.
Refrain
L'amour est un bouquet de violettes,
L'amour est plus doux que ces fleurettes.
Quand le bonheur en passant vous fait signe et s'arrête
Il faut lui prendre la main
Sans attendre à demain
 
L'amour est un bouquet de violettes,
Ce soir, cueillons ces fleurettes
Car au fond de mon âme
Il n'est qu'une femme
C'est toi qui seras toujours
Mon seul amour.
2
On te dira parfois :
Prends bien garde au plaisir
Prends bien garde à l'émoi
D'où naîtra le désir.
Mais dis-toi sans cesse
Que la vie n'a qu'un temps,
Et que même une Altesse
Doit aimer un instant.
Au refrain


 

 

 


 
L'angélus de la mer
Paroles de L. DUROCHER
Musique de Gustave GOUBLIER
Interprète : Armand MESTRAL
 
A l'horizon se lève et rit l'aube vermeille ...
Marins perdus en mer !
Voici l'heure où là-bas le vieux clocher s'éveille
Et chante au matin clair...
Entendez-vous ? Dans la brise qui jase
Tinte l'écho des cloches du pays,
Les flots joyeux que la lumière embrase
Ondulent plus blonds que les blonds épis...
Refrain
 
Au loin, c'est l'Angélus !
C'est l'Angélus qui sonne
A genoux donc sous le ciel bleu,
A genoux donc et priez Dieu !
Laboureurs de la mer,
Et que le jour rayonne !
C'est l'Angélus !
C'est l'Angélus !
C'est l'Angélus !
Sur nos mâts triomphants le soleil plane et brille...
Marins perdus en mer !
Voici l'heure là-bas s'incline la faucille
Qui fauche le blé clair...
Entendez-vous ? Dans la brise hautaine,
Dans l'air poudreux où flambent des rayons,
Vibre l'appel d'une cloche lointaine,
Comme pour bénir nos fiers pavillons...
Les feux mourants du jours on empourpré nos voiles...
Marins perdus en mer !
Voici l'heure où là-bas s'allument les étoiles,
Brodant l'azur moins clair...
Entendez-vous dans la brise qui rêve
Des sons divins qui semblent s'approcher ?
Le paysan, dont le labeur s'achève,
Ecoute, pensif, la voix du clocher...

 

 

 


 
La belle de Cadix
(Extrait de l'Opérette La Belle de Cadix)
Paroles de Maurice VANDAIR
Musique de Francis LOPEZ (1946)
Interprète : Luis MARIANO
 
1
La Belle de Cadix a des yeux de velours
La Belle de Cadix vous invite à l'amour
Les caballeros sont là
Si, dans la posada
On apprend qu'elle danse !
Et pour ses jolis yeux noirs
Les hidalgos le soir
Viennent tenter la chance !
 
Mais malgré son sourire et son air engageant
La Belle de Cadix ne veut pas d'un amant !
 
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Ne veut pas d'un amant !
2
La Belle de Cadix a des yeux langoureux
La Belle de Cadix a beaucoup d'amoureux
Juanito de Cristobal
Tuerait bien son rival
Un soir au clair de lune !
Et Pedro le matador
Pour l'aimer plus encor'
Donnerait sa fortune !
 
Mais malgré son sourire et son air engageant
La Belle de Cadix n'a jamais eu d'amant !
 
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
N'a jamais eu d'amant !
3
La Belle de Cadix est partie un beau jour
La Belle de Cadix est partie sans retour !
Elle a dansé une nuit
Dans le monde et le bruit
Toutes les seguidillas !
Et puis dans le clair matin
Elle a pris le chemin
Qui mène à Santa Filla !
 
La Belle de Cadix n'a jamais eu d'amant !
La Belle de Cadix est entrée au couvent.
 
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Ay !


 

 

 


 
La caravelle d'or
(Extrait de l'Opérette La caravelle d'or)
Paroles de J. PLANTE
Musique de Francis LOPEZ
Interprète : Luis MARIANO
 
Il était jadis une princesse
Dans le tendre éclat de sa jeunesse
Qui reçut un jour d'un conquistador
Une caravelle d'or.
 
On dit que le Roi en prit ombrage
Et qu'il refusa leur mariage
Mais nos amoureux, bravant l'univers
Partirent seuls sur la mer.
Va ! Ma caravelle d'or
Va ! Sur l'océan terrible (?)
Va ! A l'heure où tout s'endort
C'est l'étoile d'amour qui te conduit.
 
Va ! Sur l'écume des jours
Comme un oiseau qui s'enfuit
Va ! A force, à tire d'ailes
Nos deux amants fidèles
Et leur amour.
Mais le Roi devint fou de colère
Il arma contre eux sa flotte entière
Les forçant ainsi à choisir la mort
Sur leur caravelle d'or.
 
Et s'il faut en croire la légende
Comme certains livres le prétendent
L'âme des amants vogue dans le ciel
De leur amour éternel.
Va ! Ma caravelle d'or
Va ! Sur l'océan terrible (?)
Va ! A l'heure où tout s'endort
C'est l'étoile d'amour qui te conduit.
 
Mais, on dit dans tous les ports,
Oui, même encore aujourd'hui,
Que, pendant les nuits de brume,
Lorsque le ciel s'allume,
On voit alors
Se balancer sur les flots toutes voiles dehors,
Au clair de lune,
La caravelle d'or
Ah ! Ah !

 

 

 


 
La chanson des blés d'or
Paroles de Camille SOUBISE et L. LEMAITRE
Musique de Frédéric DORIA (1882)
Interprètes : André DASSARY, Armand MESTRAL
Mignonne, quand la lune éclaire
La plaine aux bruits mélodieux,
Lorsque l'étoile du mystère
Revient sourire aux amoureux,
As-tu parfois sur la colline,
Parmi les souffles carressants,
Entendu la chanson divine
Que chantent les blés frémissants ?
Refrain
Mignonne, quand le soir descendra sur la terre,
Et que le rossignol viendra chanter encor,
Quand le vent soufflera sur la verte bruyère,
Nous irons écouter la chansons des blés d'or ! (bis)

 

As-tu parfois sous la ramure,
A l'heure où chantent les épis,
Ecouté leur joyeux murmure,
Au bord des vallons assoupis ?
Connais-tu cette voix profonde,
Qui revient, au déclin du jour,
Chanter parmi la moisson blonde,
Des refrains palpitants d'amour ?
Mignonne, allons à la nuit close
RÍver aux chansons du printemps,
Pendant que des parfums de roses
Viendront embaumer nos vingt ans !
Aimons sous les rameaux superbes,
Car la nature aura toujours
Du soleil pour dorer les gerbes,
Et des roses pour nos amours !

 

 

 


 
La chanson des peupliers
Paroles de Camille SOUBISE
Musique de Frédéric DORIA
Interprète : Armand MESTRAL
 
Le soir descend sur la colline,
La lune monte dans les cieux,
Et les bois fleuris d'aubépine
Sont pleins de bruits harmonieux.
Quelle est cette voix qui soupire
Dans la brume, au déclin du jour?
On dirait une immense lyre,
Préludant à des chants d'amour !
 
Refrain
 
Le vent souffle dans les ramures
Dans les genêts, dans les sentiers.
Entendez-vous ces doux murmures,
...Ces doux murmures ?
C'est la chanson des peupliers !
C'est la chanson des peupliers !
J'entends au fond de la vallée
Les peupliers causer entre eux..
La lune un instant s'est voilée ;
Tout redevient silencieux
Mais un murmure au loin s'élève,
Plus doux que le son du hautbois..
C'est peut-être un oiseau qui rêve,
Qui rêve à la fraise des bois.
J'ai pour amante la nature,
Qui fait, parmi les verts roseaux,
Couler la source fraîche et pure,
Où boivent les petits oiseaux !
C'est elle qui sur les bruyères,
Egrène les papillons bleus,
Et fait chanter, dans les clairières,
Les peupliers mélodieux !

 

 

 


 
La complainte du corsaire
Paroles de H. CONTET
Musique de A. GRASSI
Interprète : Armand MESTRAL
 
Où es-tu camarade, où es-tu ?
En prison, et le ciel par dessus
Que fais-tu camarade, que fais-tu ?
Un corsaire est toujours un pendu !
 
Tous feux éteints tambour battant
C'est aujourd'hui que l'on me pend
Et voilà ma dernière escale
Je n'irai plus dessus la mer
Mais j'entrerai en mon enfer
En bousculant cent mille étoiles
Ce que j'ai fait ? Dieu seul le sait
Je n'étais pas aussi mauvais
Que le bourreau qui va me pendre.
J'aimais chanter oh hisse et haut,
J'aimais aussi mon grand bateau
Qui savait si bien me comprendre.
Où es-tu camarade, où es-tu ?
En prison, et le ciel par dessus
Que fais-tu camarade, que fais-tu ?
Un corsaire est toujours un pendu !
 
J'en ai passé des nuits d'amour
Chacun pour soi, chacun son tour,
Nous fallait bien notre pitance
Mais pas un coeur ne va pleurer
Quand je serai mort et enterré
Tout seul au pied de ma potence.
Le vent de mer nous a trahis,
Nous a fait voir de beaux pays,
Et puis voilà où nous en sommes !
Le vent de mer est un menteur,
Les braves gens n'ont pas de coeur
Et le corsaire est un pauvre homme
Où es-tu camarade, où es-tu ?
En prison, et le ciel par dessus
Que fais-tu camarade, que fais-tu ?
Un corsaire est toujours un pendu !

 

 

 


 
La danse macabre
Paroles de Jean LAHOR (Henri CAZALIS)
Musique de Camille SAINT-SAENS (1873)
Interprète : Armand MESTRAL
 
Zig et zig et zag, la mort crie cadence
Frappant une tombe avec son talon,
La mort à minuit joue un air de danse,
Zig et zig et zag, sur son violon.
Le vent d'hiver souffle, et la nuit est sombre,
Des gémissements sortent des tilleuls ;
Les squelettes blancs vont à travers l'ombre
Courant et sautant sous leurs grands linceuls,
Zig et zig et zag, chacun se trémousse,
On entend claquer les os des danseurs,
Un couple lascif s'assoit sur la mousse
Comme pour goûter d'anciennes douceurs.
Zig et zig et zag, la mort continue
De racler sans fin son aigre instrument.
Un voile est tombé ! La danseuse est nue !
Son danseur la serre amoureusement.
La dame est, dit-on, marquise ou baronne.
Et le vert galant un pauvre charron.
Horreur ! Et voilà qu'elle s'abandonne
Comme si le rustre était un baron !
Zig et zig et zig, quelle sarabande !
Quels cercles de morts se donnant la main !
Zig et zig et zag, on voit dans la bande
Le roi gambader auprès du vilain !
Mais chuut ! tout à coup on quitte la ronde,
On se pousse, on fuit, le coq a chanté
Oh ! La belle nuit pour le pauvre monde!
Et vive la mort et l'égalité !


  


 
La plus belle chose au monde
Paroles de R. ROUZAUD
Musique de S. FAIN
Interprète : Luis MARIANO
 
Oui, la plus belle chose
Qui soit ici bas n'est pas l'éclat d'une rose
Ce n'est pas le chant des sources
L'étoile dans sa course
La plus belle chose au monde, c'est l'amour
 
Oui, dans un seul "je t'aime"
Que l'on dit tout bas du plus profond de nous-mêmes
Notre coeur a mis plus de soleil qu'en peut donner le jour.
Non, rien, rien, n'est plus beau que l'amour.
Oui, la plus belle chose
Qui soit ici bas n'est pas l'éclat d'une rose
C'est un coeur quand il se donne
Deux bras qui s'abandonnent
Et cela tient en un seul mot : l'amour
 
Oui, pour un seul "je t'aime"
Que l'on dit tout bas du plus profond de nous-mêmes
Qui donne voudrait donner sa vie en cet instant trop court.
Non, rien, rien, n'est plus beau que l'amour.
 

 


 
La prière au soleil
Paroles de R. COUDERT et P. AIZPYRI
Musique de J.E. CREMIER et M. ALEXIS
Interprète : Armand MESTRAL

Je me souviens d'une légende
C'était, je crois, mystérieux
Un homme rouge dans la lande
Chantait l'amour, défiant les dieux.
 
Il allait en rêvant
Regardant vers le ciel
Il allait en rêvant
Vers un monde irréel.
L'Indien traversait monts et plaines
Pour son grand amour radieux
Sur la folle route incertaine
Il pensait conquérir les cieux
Cherchant cette déesse blonde
Demeurant tout près du soleil.
 
Légende d'un passé lointain
Horizon bleu, songe sans fin
Je pense à la déesse amie
Pour qui je donnerais ma vie.
Je me souviens d'une légende
C'était, je crois, mystérieux
Un homme rouge dans la lande
Se traînait, implorant les dieux.
 
Il allait tristement
Regardant vers le ciel
Il allait tristement
Vers un monde irréel.
L'Indien traversait monts et plaines
Pour son grand amour radieux
Sur la folle route incertaine
Il pensait conquérir les cieux
Pleurant cette déesse blonde
Demeurant tout près du soleil.

 

  


 
La puce
Paroles de CALVOCORESSI
Musique de M.P. MOUSSORGSKY
Interprète : Armand MESTRAL
 
*Chanson de Méphistophélès.*
 
Une puce gentille
Chez un prince logeait.
Comme sa propre fille,
Le brave homme l'aimait,
Et, l'histoire assure,
A son tailleur un jour
Lui fit prendre mesure
Pour un habit de cour.
 
L'insecte, plein de joie
Dès qu'il se vit paré
D'or, de velours, de soie,
Et de crois décoré.
Fit venir de province
Ses frères et ses soeurs
Qui, par ordre du prince,
Devinrent grands seigneurs.
 
Mais ce qui fut bien pire,
C'est que les gens de cour,
Sans en oser rien dire,
Se grattaient tout le jour.
Cruelle politique !
Ah ! plaignons leur destin,
Et, dès qu'une nous pique,
Écrasons-la soudain !
Autrefois une puce
Vivait auprès d'un roi
Un roi ! un roi !
Elle lui était plus chère
Que femmes, amis, parents
La puce ! Hé ! Eh ! Eh !
La puce ! Eh !
La puce !
Un bon tailleur, on mande
Tu vas couper ----- or
Pour mon amie que j'aime
Un bel habit de soie
Un bel habbit !
L'habit !
La puce
Un bel habit !
On habille la puce
 
Voilà qu'elle est maîtresse
De tous les courtisans !
La puce !
La puce
Ah ! Ah !
La puce
Elle est nommée ministre
Reçoit le grand cordon
Bientôt les autres puces
Sont puissantes aussi
Hé ! Hé !
Et lors, la pauvre reine
Et dames de sa cour
Souffrent de mille peines
Et maudissaient le vie
Hé Hé
N'osant tuer les puces
Ni même se gratter
 
Nous savons bien frapper
Eh !
Ha ! Ha !

 







  


 
La truite
Paroles de BELANGER
Musique de Franz SCHUBERT
Interprète : Armand MESTRAL
 
1
Dans le cristal limpide
D'un torrent écumant
La truite rapide
Se balançait gaiment
Assis près du rivage,
Je contemplais heureux
De sa course volage
Les ébats gracieux.
De sa course volage
Les ébats gracieux.
2
Sur la rive opposée,
Un pêcheur, froidement
De la bête rusée
Suit chaque mouvement
Tant que cette onde claire
Pensai-je, coulera
Ton amorce grossière
Jamais ne la prendra.
Ton amorce grossière
Jamais ne la prendra.
3
Le pêcheur à l'attendre
Par un piège nouveau
Cherchant à la surprendre
Méchamment, trouble l'eau
Tout à coup, ô surprise !
Il tire, il tire l'hameçon
La truite était prise
Hélas ! pour le poisson !
La truite était prise
Hélas ! pour le poisson !


  


 
La vague et la cloche
Paroles de F. COPPEE
Musique de H. DUPARC
Interprète : Armand MESTRAL
 
Une fois, terrassé par un puissant breuvage,
J'ai rêvé que parmi les vagues et le bruit
De la mer je voguais sans fanal dans la nuit,
Morne rameur, n'ayant plus l'espoir du rivage...
L'océan me crachait ses baves sur le front,
Et le vent me glaçait d'horreur jusqu'aux entrailles,
Les vagues s'écroulaient ainsi que des murailles
Avec ce rythme lent qu'un silence interrompt...
Puis tout changea...
La mer et sa noire mêlée sombrèrent...
Sous mes pieds s'effondra
Le plancher de la barque...
Et j'étais seul dans un vieux clocher,
Chevauchant avec rage une cloche ébranlée,
J'étreignais la criarde opiniâtrement
Convulsif et fermant dans l'effort mes paupières,
Le grondement faisait trembler les vieilles pierres,
Tant j'activais sans fin le lourd balancement.
Pourquoi n'as-tu pas dit, ô rêve, où Dieu nous mène ?
Pourquoi n'as-tu pas dit s'ils ne finiraient pas
L'inutile travail et l'éternel fracas
Dont est faite la vie, hélas la vie humaine ?


  


 
La voix des chênes
Paroles de Francis et Stéphane BOREL
Musique de Gustave GOUBLIER (1888)
Interprète : Armand MESTRAL

I
Quand le soleil s'enfuit à l'horizon,
Semant la nuit sur les monts et la plaine,
Le vent du soir fait passer un frisson
Sur la forêt où sommeille le chêne.
Et l'on entend monter comme un doux bruit
Sous les rameaux au milieu du silence :
C'est la chanson de l'amour qui commence,
Hymne éternel qui vibre dans la nuit.
 
Si vous rêvez d'amour
Dans les forêts prochaines
Ecoutez au déclin du jour
La voix des chênes :
Elle vous parlera d'amour (bis)
La douce voix (bis) des chênes.
II
Chez nos aïeux, les farouches Gaulois,
Aux temps passés, on vénérait les chênes
Et leurs guerriers, à l'abri des grands bois,
Ont défié les légions romaines,
L'arbre divin s'en souviendra toujours;
Les soirs d'hiver, quand la rafale gronde
Il semble encore vouloir jeter au monde
Les fiers défis de ses anciens beaux jours.
 
C'est du vieux sang Gaulois
Qui coule dans ses veines
Allez, le soir, au fond des bois,
La voix des chênes
Vous parlera des fier Gaulois (bis)
La grande voix (bis) des chênes.
III
Il me souvient qu'un jour je parcourais
Le beau pays de l'antique Lorraine,
Je m'arrêtai près des vieilles forêts
Pour écouter ce que disait le chêne,
Un vieux géant, Roi de l'immensité,
Parla longtemps de notre belle France,
Comme un clairon sonnant la délivrance,
Enflant sa voix, il cria : "Liberté"
 
Lorrains, la liberté
Plane à travers vos plaines
Ecoutez dans l'obscurité
La voix des chênes,
Elle chante la liberté (bis)
L'immense voix (bis) des chênes.



 
Le cor
Paroles d'Alfred de VIGNY
Musique de A. FLEGIER
Interprète : Armand MESTRAL
 
1
 
J'aime le son du Cor, le soir, au fond des bois,
Soit qu'il chante les pleurs de la biche aux abois,
Ou l'adieu du chasseur que l'écho faible accueille,
Et que le vent du nord porte de feuille en feuille.
 
Que de fois, seul, dans l'ombre à minuit demeuré,
J'ai souri de l'entendre, et plus souvent pleuré !
Car je croyais ouïr de ces bruits prophétiques
Qui précédaient la mort des Paladins antiques.
 
O montagnes d'azur ! ô pays adoré !
Rocs de la Frazona, cirque du Marboré,
Cascades qui tombez des neiges entraînées,
Sources, gaves, ruisseaux, torrents des Pyrénées ;
 
Monts gelés et fleuris, trône des deux saisons,
Dont le front est de glace et le pied de gazons !
C'est là qu'il faut s'asseoir, c'est là qu'il faut entendre
Les airs lointains d'un Cor mélancolique et tendre.
 
Souvent un voyageur, lorsque l'air est sans bruit,
De cette voix d'airain fait retentir la nuit ;
A ses chants cadencés autour de lui se mêle
L'harmonieux grelot du jeune agneau qui bêle.
 
Une biche attentive, au lieu de se cacher,
Se suspend immobile au sommet du rocher,
Et la cascade unit, dans une chute immense,
Son éternelle plainte au chant de la romance.
 
Ames des Chevaliers, revenez-vous encor ?
Est-ce vous qui parlez avec la voix du Cor ?
Roncevaux ! Roncevaux ! Dans ta sombre vallée
L'ombre du grand Roland n'est donc pas consolée !
2
 
Tous les preux étaient morts, mais aucun n'avait fui.
Il reste seul debout, Olivier prés de lui,
L'Afrique sur les monts l'entoure et tremble encore.
"Roland, tu vas mourir, rends-toi, criait le More ;
 
"Tous tes Pairs sont couchés dans les eaux des torrents."
Il rugit comme un tigre, et dit : "Si je me rends,
"Africain, ce sera lorsque les Pyrénées
"Sur l'onde avec leurs corps rouleront entraînées."
 
"Rends-toi donc, répond-il, ou meurs, car les voilà."
Et du plus haut des monts un grand rocher roula.
Il bondit, il roula jusqu'au fond de l'abîme,
Et de ses pins, dans l'onde, il vint briser la cime.
 
"Merci, cria Roland, tu m'as fait un chemin."
Et jusqu'au pied des monts le roulant d'une main,
Sur le roc affermi comme un géant s'élance,
Et, prête à fuir, l'armée à ce seul pas balance.
3
 
Tranquilles cependant, Charlemagne et ses preux
Descendaient la montagne et se parlaient entre eux.
A l'horizon déjà, par leurs eaux signalées,
De Luz et d'Argelès se montraient les vallées.
 
L'armée applaudissait. Le luth du troubadour
S'accordait pour chanter les saules de l'Adour ;
Le vin français coulait dans la coupe étrangère ;
Le soldat, en riant, parlait à la bergère.
 
Roland gardait les monts ; tous passaient sans effroi.
Assis nonchalamment sur un noir palefroi
Qui marchait revêtu de housses violettes,
Turpin disait, tenant les saintes amulettes :
 
"Sire, on voit dans le ciel des nuages de feu ;
"Suspendez votre marche; il ne faut tenter Dieu.
"Par monsieur saint Denis, certes ce sont des âmes
"Qui passent dans les airs sur ces vapeurs de flammes.
 
"Deux éclairs ont relui, puis deux autres encor."
Ici l'on entendit le son lointain du Cor.
L'Empereur étonné, se jetant en arrière,
Suspend du destrier la marche aventurière.
 
"Entendez-vous ! dit-il. - Oui, ce sont des pasteurs
"Rappelant les troupeaux épars sur les hauteurs,
"Répondit l'archevêque, ou la voix étouffée
"Du nain vert Obéron qui parle avec sa Fée."
 
Et l'Empereur poursuit ; mais son front soucieux
Est plus sombre et plus noir que l'orage des cieux.
Il craint la trahison, et, tandis qu'il y songe,
Le Cor éclate et meurt, renaît et se prolonge.
"Malheur ! c'est mon neveu ! malheur! car si Roland
"Appelle à son secours, ce doit être en mourant.
"Arrière, chevaliers, repassons la montagne !
"Tremble encor sous nos pieds, sol trompeur de l'Espagne !
4
 
Sur le plus haut des monts s'arrêtent les chevaux ;
L'écume les blanchit ; sous leurs pieds, Roncevaux
Des feux mourants du jour à peine se colore.
A l'horizon lointain fuit l'étendard du More.
 
"Turpin, n'as-tu rien vu dans le fond du torrent ?
"J'y vois deux chevaliers : l'un mort, l'autre expirant
"Tous deux sont écrasés sous une roche noire ;
"Le plus fort, dans sa main, élève un Cor d'ivoire,
"Son âme en s'exhalant nous appela deux fois."
 
Dieu ! que le son du Cor est triste au fond des bois !

  


 
Le credo du paysan
Paroles de Stéphane et Francisque BOREL
Musique de Gustave GOUBLIER (1890)
Interprète : André DASSARY

I
L'immensité, les cieux, les monts, la plaine,
L'astre du jour qui répand sa chaleur,
Les sapins verts dont la montagne est pleine
Sont ton ouvrage, ô divin créateur !
Humble mortel devant l'oeuvre sublime
A l'horizon quand le soleil descend
Ma faible voix s'élève de l'abîme
Monte vers toi, vers toi Dieu tout-puissant.
 
Je crois en toi, maître de la nature
Semant partout la vie et la fécondité
Dieu tout-puissant qui fis la créature
Je crois en ta grandeur, je crois en ta bonté ! (bis)
II
Dans les sillons creusés par la charrue
Quand vient le temps je jette à large main
Le pur froment qui pousse en herbe drue
L'épi bientôt va sortir de ce grain.
Et si parfois la grêle ou la tempête
Sur ma moisson s'abat comme un fléau
Contre le ciel loin de lever la tête
Le front courbé, j'implore le Très Haut !
 
Je crois en toi, maître de la nature
Semant partout la vie et la fécondité
Dieu tout-puissant qui fis la créature
Je crois en ta grandeur, je crois en ta bonté ! (bis)
III
Mon dur labeur fait sortie de la terre
De quoi nourrir ma femme et mes enfants
Mieux qu'un palais j'adore ma chaumière
A ses splendeurs je préfère mes champs
Et le dimanche au repas de famille
Lorsque le soir vient tous nous réunir
Entre mes fils, et ma femme et ma fille
Le coeur content j'espère en l'avenir.
 
Je crois en toi, maître de la nature
Semant partout la vie et la fécondité
Dieu Tout-Puissant qui fis la créature
Je crois en ta grandeur, je crois en ta bonté ! (bis)
IV
Si les horreurs d'une terrible guerre
Venaient encor fondre sur le pays,
Sans hésiter, là-bas, vers la frontière
Je partirais de suite avec mes fils.
S'il le fallait je donnerais ma vie
Pour protéger, pour venger le drapeau
Et fièrement tombant pour la patrie
Je redirais, aux portes du tombeau :
 
Je crois en toi, maître de la nature
Toi dont le nom divin remplit l'immensité
Dieu Tout-Puissant qui fis la créature
Je crois en ta grandeur, comme en la Liberté !
Comme en la Liberté, je crois, je crois en toi !


 

Le galérien
Paroles de Maurice DRUON
Musique : Traditionnel russe, arrangement de Léo POLL (1942)
Interprètes : Armand MESTRAL, Yves MONTAND

Je m'souviens, ma mèr' m'aimait
Et je suis aux galères,
Je m'souviens ma mèr' disait
Mais je n'ai pas cru ma mère
Ne traîn' pas dans les ruisseaux
T'bats pas comme un sauvage
T'amuse pas comm' les oiseaux
Ell' me disait d'être sage
J'ai pas tué, j'ai pas volé
J'voulais courir la chance
J'ai pas tué, j'ai pas volé
J'voulais qu'chaqu' jour soit dimanche
Je m'souviens ma mèr' pleurait
Dès qu'je passais la porte
Je m'souviens comme ell'pleurait
Ell' voulait pas que je sorte
Toujours, toujours ell' disait
T'en vas pas chez les filles
Fais donc pas toujours c'qui t'plait
Dans les prisons y a des grilles
J'ai pas tué, j'ai pas volé
Mais j'ai cru Madeleine
J'ai pas tué, j'ai pas volé
J'voulais pas lui fair'de peine

 

1ère version
 
Un jour les soldats du roi
T'emmen'ront aux galères
Tu t'en iras trois par trois
Comme ils ont emmn'nés ton père
Tu auras la têt' rasée
On te mettra des chaînes
T'en auras les reins brisés
Et moi j'en mourrai de peine
 
J'ai pas tué, j'ai pas volé
Mais j'ai pas cru ma mère
Et je m'souviens qu'ell' m'aimait
Pendant qu'je rame aux galères.
2ème version
 
Je m'souviens ma mèr' disait
Suis pas les bohémiennes
Je m'souviens comme ell' disait
On ramass' les gens qui traînent
Un jour les soldats du roi
T'emmen'ront aux galères
Tu t'en iras trois par trois
Comme ils ont emmn'nés ton père

 

Tu auras la têt' rasée
On te mettra des chaînes
T'en auras les reins brisés
Et moi j'en mourrai de peine
Toujours, toujours tu ram'ras
Quand tu s'ras aux galères
Toujours toujours tu ram'ras
Tu pens'ras p't'ètre à ta mère
 
J'ai pas tué, j'ai pas volé
Mais j'ai pas cru ma mère
Et je m'souviens qu'ell' m'aimait
Pendant qu'je rame aux galères.


 

Le long de la rivière
de Marc FONTENOY
Interprète : Armand MESTRAL
Le long de la rivière
Je vais me promenant,
Le long de la rivière
Je m'en vais en rêvant
Au fond du paysage
Voici les verts coteaux,
Et mon village au bord de l'eau
Le long de la rivière
Je revois ma forêt
Les coins pleins de mystères
Où poussait le muguet
Je revois mon enfance
Mon Dieu que tout est beau
Dans mon village au bord de l'eau
Le soir flânant sur le pont,
Filles et garçons
Chantaient des romances
Et moi, je m'imaginais
Que le monde m'appartenait
 
Le long de la rivière
Je vais me promenant
Saluant les lavandières
Qui lavent en chantant
Et je dis aux nuages
Pour moi rien n'est plus beau
Que mon village au bord de l'eau
Je vois les vieilles maisons grises
Les marronniers, les acacias
Le vieux clocher de mon église
Qui me sourit comme autrefois
En revoyant tout ça
Mon coeur bat de joie
 
Le long de la rivière
Je vais me promenant,
Le long de la rivière
Je m'en vais en rêvant
J'entends le gai ramage
Que font tous les oiseaux
Près du village au bord de l'eau
Je quitte la rivière
Pour chercher mon Arnour
J'aperçois la chaumière
Où l'on m'attend toujours,
Voilà celle que j'aime
Mon Dieu que tout est beau,
Dans mon village au bord de l'eau
Amis qui passez par là
Entrez donc chez moi,
C'est le mariage,
Violons, jouez pour nous deux,
La vieille chanson des gens heureux
 
Le long de la rivière
Nous marchons lentement
Qu'il fait bon sur la terre
Quand le coeur est content
Et je dis aux nuages
Pour moi rien n'est plus beau
Que mon village au bord de l'eau.

 

 

 


 
Le maître à bord
Berthe SYLVA (1936)
 
I
Ben quoi les matelots !
Vous avez tous la frousse
Eh oui, je le sais bien
Il est vieux mon trois mâts
Mais il lui faut douze hommes
Un capitaine un mousse
Qui le ramèneront dans le Guatemala
Alors pendant huit jours
Il cherche un équipage
Contraint de le former
De marins d'occasion
Vagabonds sans aveu
Dont certains tatouages
Affichent l'anarchie et la révolution.
Mais lui le malabar
Lui qui n'a peur de rien
Au moment du départ
Leur dit : je vous préviens
II
Quarante jours de mer
Les vivres se font rares
Et tous les matelots
Se sentant les plus forts
Le couteau à la main
Défient le malabar
Qui leur répond : sur vous
J'ai droit de vie de mort
Soudain le vent fraîchit
La tempête fait rage
Les voiles se déchirent
Et les flots furieux
Enlèvent un marin.
Devinant le naufrage
Alors le commandant
S'écrie : Sauve qui peut
Les canots à la mer
Que Dieu veille sur vous
Et tous les matelots crient :
Venez avec nous
NON...
Refrain
Je suis le maître à bord
Moi seul je suis le maître
Bien des costauds des forts
Ont dû le reconnaître
Je vous promets, moi commandant
Double ration, bon vin, bonne goutte
Je serais juste et indulgent
Oui mais il faudra qu'on m'écoute.
Et maintenant le cap au Nord
Je suis le maître à bord !
Refrain
Je suis le maître à bord
Je dois le reconnaître
Mes droits me rendent fort
Me font parler en maître
Mais le devoir commande encore
Demeure au pied du mât de misaine
Tu ne dois pas quitter ton bord
C'est le devoir du capitaine.
Et maintenant, face à la mort
Je suis le maître à bord !

 

 

 


 
Le pas d'arme du Roi Jean
Paroles de Victor HUGO
Musique de Camille SAINT-SAENS
Interprète : Armand MESTRAL
 
Qu'un gros carme Chartrier
Ait pour arme
L'encrier ;
Qu'une fille,
Sous la grille,
S'égosille
A prier ;
Nous qui sommes,
De par Dieu,
Gentilshommes
De haut lieu,
Il faut faire
Bruit sur terre,
Et la guerre
N'est qu'un jeu.
Cette ville,
Au longs cris,
Qui profile
Son front gris,
Des toits frêles,
Cent tourelles,
Clochers grêles,
C'est Paris !
Los aux dames !
Au roi los !
Vois les flammes
Du champ clos,
Où la foule
Qui s'écroule,
Hurle et roule
A longs flots !
Sans attendre,
Çà ! Piquons !
L'oeil bien tendre,
Attaquons
De nos selles,
Les donzelles,
Roses, belles,
Aux balcons.
Là haut brille,
Sur ce mur,
Yseult, fille,
Au front pur;
Là-bas, seules,
Force aïeules
Portant gueules
Sur azur.
On commence !
Le beffroi !
Coups de lance,
Cris d'effroi !
On se forge,
On s'égorge,
Par Saint George !
Par le roi !
Dans l'orage,
Lys courbé,
Un beau page
Est tombé.
Il se pâme,
Il rend l'âme;
Il réclame
Un abbé.
Moines, vierges,
Porteront
De grands cierges
Sur son front ;
Et dans l'ombre
Du lieu sombre
Deux yeux d'ombre
Pleureront.
Car madame
Isabeau
Suis son âme
Au tombeau.

 

Ah ! mon frère,
Viens, rentrons
Dans notre aire
De barons.
Va plus vite,
Car au gîte
Qui t'invite,
Trouverons,
Toi l'avoine
Du matin,
Moi, le moine
Augustin,
Ce saint homme,
Suivant Rome,
Qui m'assomme
De latin,
Et rédige
En romain
Tout prodige
De ma main,
Qu'à ma charge
Il émarge
Sur un large
Parchemin.
Le vrai Sire
Châtelain
Laisse écrire
Le vilain ;
Sa main digne,
Quand il signe
Égratigne
Le vélin.

 

 

 


 
Le Prince de Madrid
(Extrait de l'Opérette Le Prince de Madrid)
Paroles de J. PLANTE
Musique de Francis LOPEZ
Interprète : Luis MARIANO
 
C'est en vous que j'ai choisi
Ma Princesse d'une nuit
Il est vrai que je suis Prince,
Prince de Madrid !
 
S'il vous plaît d'ouvrir le bal
On n'attend que mon signal
C'est ainsi quand on est Prince,
Prince de Madrid !
Aucun homme n'osera
Venir vous offrir son bras
Car je vous retiens d'avance
Chaque danse.
 
Il vous est d'ailleurs permis
D'oublier tous vos amis
Pour un Prince de Madrid
Qui vous aime !
Et qu'importe les mots
Que nous dirons ce soir
Notre rêve est si beau
Qu'il paraît sans espoir !
 
Qu'importe les aveux
Que ce soir nous ferons
Ça fait partie d'un jeu,
Demain, nous en rirons !
C'est en vous que j'ai choisi
Ma Princesse d'une nuit
Il est vrai que je suis Prince,
Prince de Madrid !
 
Je suis prêt à vous offrir
Tout ce qui vous fait plaisir.
Je le peux, car je suis Prince,
Prince de Madrid !
Les trésors du monde entier
Pour l'instant sont à mes pieds
Mais dès que le jour se lève
Tout s'achève !
 
Car chacun de nous ne vit
Qu'une fois la même nuit
Même un Prince de Madrid
Qui vous doit la vie !


 

 

 


 
Le rêve passe
Paroles de G. KRIER et A. FOUCHER
Musique de Ch. HELMER
Interprète : Armand MESTRAL

Les soldats sont là-bas endormis dans la plaine,
Où le souffle du soir chante pour les bercer,
La terre aux blés rasés parfume son haleine,
La sentinelle au loin va d'un pas cadencé.
Soudain, voici qu'au ciel
Des cavaliers sans nombre
Illuminent d'éclairs l'imprécise clarté
Et le « Petit Chapeau » semble guider ces ombres
Vers l'immortalité.
Les voyez-vous, les hussards,
Les dragons, la garde ?
Glorieux fous
D'Austerlitz que l'Aigle regarde,
Ceux de Kléber,
De Marceau chantant la victoire,
Géants de fer,
S'en vont chevaucher la gloire.
Mais le petit soldat,
Voit s'assombrir le rêve.
Il lui semble là-bas qu'un orage se lève :
L'hydre au casque pointu
Sournoisement s'avance,
L'enfant s'éveille, ému ...
Mais tout dort en silence.
Et dans son coeur le rêve est revenu.
Les canons ! Les clairons !
Écoutez ! Regardez !
Les voyez-vous, les hussards,
Les dragons, l'armée ?
Ils saluent tous
L'empereur qui les regarde.
 
Fiers enfants, de la race,
Sonnez « aux champs »
Le rêve passe !


 
Le rosier
Paroles de LAIRE
Musique de Jean-Jacques ROUSSEAU

1
Je l'ai planté, je l'ai vu naître,
Ce beau rosier où les oiseaux
Viennent chanter sous ma fenêtre,
Perchés sur ses jeunes rameaux.
2
Joyeux oiseaux, troupe amoureuse,
Ah ! par pitié, ne chantez pas !
L'amant qui me rendait heureuse
Est parti pour d'autres climats...
3
Pour les trésors du Nouveau Monde
Il fuit l'amour, brave la mort ;
Hélas ! Pourquoi chercher sur l'onde
Le bonheur qu'il trouvait au port ?
4
Vous, passagères hirondelles,
Qui revenez chaque printemps,
Oiseaux voyageurs, mais fidèles,
Ramenez-le moi tous les ans !


 
Les bateliers de la Volga
de KEHEMA
Interprète : Armand MESTRAL
 
Ah ! que l'aube est triste au vieux haleur
Sous la bise qui lui fend le coeur
La corde crisse, les eaux gémissent
Barques au front pesant
Glissent dans le vent.
 
Hole tire, marche tire
La corde t'usera les mains et les bras
Hola tire, marche tire
De l'aube jusqu'au soir, tire sans espoir
 
 
Ah ! les rêves bleus qui m'ont bercés,
Ah ! jeunesse et fleurs du temps passé
Tire les chaînes, tire tes peines,
Adieu les jours enfuis
Tire sans merci.

 

 

 


 
Les deux grenadiers
Paroles de H. HEINE
Musique de SCHUMANN
Interprète : Armand MESTRAL

Je les ai vus ces deux grenadiers
Qui s'en revenaient vers la France,
Et qui, des russes longtemps prisonniers
N'avaient plus qu'une espérance.
Soudain autour d'eux ce bruit va grandissant :
La France est vaincue et succombe,
Ses fils ont pour elle épuisé tout leur sang,
L'Empereur est captif, le Dieu tombe !
J'ai vu des pleurs s'échapper de leurs yeux
Car l'amour, elle, était vraie.
L'un dit alors : je suis trop vieux,
Je sens se rouvrir ma plaie.
Et l'autre dit adieu chansons
La mort fait mon envie,
Mais j'ai là-bas femme et garçons
A qui je dois ma vie.
Femme et garçons, amour, enfants
Pour moi, c'en est fait de la vie ?
Lui mon Empereur, toujours triomphant,
Lui, mon Empereur n'est pas libre !
Ami, je m'en fie à tes soins,
Mon coeur brisé t'en prie,
Si je dois mourir, que mon corps, du moins,
Repose dans ma patrie.
Ma croix, tu me l'attachera,
Pure et de sang trempée
Que mon fusil reste à mon bras
Et dans ma main, l'épée !
(Sur l'air de La Marseillaise)
Je serai de l'éternel sommeil
La sentinelle muette,
Et les canons sonneront mon réveil
Avec la joyeuse trompette.
Que le monde, Empereur, sur mes os passe alors,
Tambours, faites vous entendre (bis)
Armé pour l'éternel sommeil
J'ai mon Empereur à défendre !


 

 

 


 
Les deux ménétriers
Paroles de Jean RICHEPIN
Musique de L. DURAND
Interprète : Armand MESTRAL

1
Sur deux noirs chevaux sans mors
Sans selle et sans étrier
Par le royaume des morts
Vont de blancs ménétriers
2
Ils vont d'un galop d'enfer
Tout en raclant leur crin-crin
Avec des archets de fer
Ayant des cheveux pour crin
3
Au fracas des durs sabots
Aux rires des violons
Les morts sortent des tombeaux
Dansons et cabriolons
4
Et les trépassés joyeux
Suivent par bancs et soufflants
Avec une flamme aux yeux
Rouge dans leurs crânes blancs
5
Et les noirs chevaux sans mors
Sans selle et sans étrier
Font halte et voici qu'aux morts
Parlent les ménétriers
6
Le premier dit d'une voix
Sonnant comme un tympanon
Voulez vous vivre deux fois
Venez la vie est mon nom
7
Mais tous mêmes les plus gueux
Qui eux n'avaient rien joué
Tous lors dans un élan fougueux
Les morts ont répondu : oui !
8
Alors l'autre d'une voix
Qui soupirait comme un cor
Leur dit pour vivre deux fois
Il vous faut aimer encore
9
Aimez vous, enlacez vous
L'amour est mon nom
Mais tous mêmes les plus fous
Les morts ont répondu : non !
10
Et de leurs voix décharnées
Montrant le coeur en lambeaux
Avec des cris de damnés
Sont rentrés dans leurs tombeaux
11
Et les blancs ménétriers
Sur leurs noirs chevaux sans mors
Sans selle et sans étrier
Ont laissé dormir les morts.


 

 

 


 
Les gitans
Paroles de Pierre COUR
Musique d'Hubert GIRAUD (1958)
Interprète : Lucien LUPI
 
D'où vient-tu gitan ?
Je viens de Bohème.
D'où vient-tu gitan ?
Je viens d'Italie.
Et toi beau gitan ?
De l'Andalousie.
Et toi, vieux gitan, d'où viens-tu ?
Je viens d'un pays qui n'existe plus...
Refrain
Les chevaux rassemblés le long de la barrière
Le flanc gris de poussière
Le naseau écumant
Les gitans sont assis près de la flamme claire,
Qui jette à la clairière
Leurs ombres de géants,
Et dans la nuit
Monte un refrain bizarre,
Et dans la nuit
Bat le coeur des guitares
C'est le chant des errants qui n'ont pas de frontière,
C'est l'ardente prière
De la nuit des gitans.
Où vas-tu gitan ?
Je viens de Bohème.
Où vas-tu gitan ?
Je viens d'Italie.
Et toi beau gitan ?
En Andalousie.
Et toi, vieux gitan, mon ami ?
Je suis bien trop vieux, moi je reste ici...
Avant de repartir pour un nouveau voyage
Vers d'autres paysages
Sur des chemins mouvants,
Laisse encor un instant vagabonder ton rêve
Avant que la nuit brêve
Le réduise à néant.
Chante, gitan,
Ton pays de cocagne ;
Chante, gitan,
Ton château en Espagne.
C'est le chant des errants qui n'ont pas de frontière,
C'est l'ardente prière
De la nuit des gitans.

 

 

 


 
Les millions d'Arlequin
De DRIGO, vers 1935
Interprètes : Fred GOUIN, André DASSARY
Je viens de voir Arlequin, comme un fou.
Il m'a conté ceci pour vous :
 
Un soir, tout vibrant d'espoir
Avec des millions j'allais pouvoir
Tenir celle qui toujours
M'avait refusé son amour
Et je lui disais : « Rêve insensé
Prends mon coeur, tout mon or, pour un baiser !
Toi l'insaisissable, je t'ai là
Viens ne refuse pas
De te blottir dans mes bras ! »
Mais ce n'était qu'un songe d'amour !
Ah ! Le divin mensonge
D'un jour trop court !
Dans un élan fou
Je croyais la tenir [la saisir]
Frémissant de désir
Oh ! vision troublante, ces yeux !
Oh ! rêve qui me hante, adieu, adieu !
Il ne reste rien du bonheur infini,
Puisque tout est fini !
 
Comme Arlequin, faut-il croire un jour
Au doux [beau] mensonge d'amour ?

 

 

 


 
Les rameaux
Paroles de J. BERTRAND
Musique de Jean-Baptiste FAURÉ
Interprète : Armand MESTRAL

Sur nos chemins les rameaux et les fleurs
Sont répandus dans ce grand jour de fête,
Jésus s'avance, il vient sécher nos pleurs,
Déjà la foule à l'acclamer s'apprête ;
Peuples, chantez, chantez en choeur,
Que votre voix à notre voix réponde :
Hosanna ! Gloire au Seigneur !
Béni celui qui vient sauver le monde !
Réjouis-toi, Sainte Jérusalem,
De tes enfants chante la délivrance ;
Par charité le Dieu de Bethlehem
Avec la foi t'apporte l'espérance !
Peuples, chantez, chantez en choeur,
Que votre voix à notre voix réponde.
Hosanna ! Gloire au Seigneur !
Béni celui qui vient sauver le monde !


 
Les sapins
de R. DUPONT
Interprète : Armand MESTRAL

J'allais cueillir des fleurs dans la vallée
Insouciant comme un papillon bleu
A l'âge ou l'âme à peine révélée
Se cherche encore et ne sait rien de Dieu
 
Je composais avec amour ma gerbe
Quand au détour du coteau l'aspect noir
De sapins verts couvrant un sol sans herbe
Me fit prier ainsi sans le savoir
Dieu d'harmonie
Et de bonté
Par qui le sapin fut planté
Par qui la bruyère est bénie
J'adore ton génie
Dans ta simplicité

 

Le sapin brave l'hiver et les orages
Chaque printemps lui fait un éventail
Droite est sa flèche et vibrant son feuillage
L'art grec s'y mêle au gothique travail
 
Ses blancs piliers un souffle les balance
Sans plus d'effort que de simples roseaux
Coeur végétal, symphonie, orgue immense
Qui darde au ciel d'innombrables tuyaux
Dieu d'harmonie
Et de bonté
Par qui le sapin fut planté
Par qui la bruyère est bénie
J'adore ton génie
Dans ta simplicité

 


 
Les semailles
Paroles de MOULIN et CALIGULA
Musique de Gustave GOUBLIER
Interprète : André DASSARY
 
Debout semeur ! Voici l'aurore
Le coq a sonné le réveil
Le ciel de pourpre se colore
Aux premiers rayons du soleil
Le sillon béant dans la plaine
Attend le moment où ta main
Viendra lui confier la graine
Qui devra germer dans son sein
Sème ! {3 x}
Que dans les sillons de la plaine
Se répande le grain
Ô noble coeur songeant au lendemain
Pour que notre famille humaine
Ait un morceau de pain
Sème ! Sème ! Sème !
Ton rôle est grand, il est sublime
Car tu nourris l'humanité
Qu'il soit puissant, qu'il soit infime
L'homme a besoin du grain de blé
Oui, semeur, pour que dans la gerbe
S'amoncellent les épis d'or
De ta main d'un geste superbe
Lance la vie et non la mort
Sème ! {3 x}
Que dans les sillons de la plaine
Se répande le grain
Ô noble coeur songeant au lendemain
Pour que notre famille humaine
Ait un morceau de pain
Sème ! Sème ! Sème !

 

 

 


 
Les trois hussards
Paroles de Gustave NADAUD
Musique de A. LIONNET (ou de L.-V. BIGNOU ??)
Interprète : Armand MESTRAL
 
1
C'étaient trois hussards de la garde
Qui s'en revenaient en congé
Ils chantaient de façon gaillarde
Et marchaient d'un air dégagé
2
Je vais revoir celle que j'aime
C'est Margoton, sit le premier
C'est Madelon, dit le deuxième
C'est Jeanneton, dit le dernier
3
Un homme était sur leur passage
Eh ! C'est Jean le sonneur, je crois
Quoi de nouveau dans le village ?
Tout va toujours comme autrefois ?
4
Et Margoton, notre voisine ?
J'ai sonné ses voeux l'an dernier
Car elle est soeur Visitandine
Dans le couvent de Noirmoutier
5
Et Madelon, toujours bien sage ?
Oui dame ! Pour elle j'ai sonné
Voilà dix mois son mariage
Voilà dix jours son premier né
6
Et Jeanneton, dit le troisième,
Toujours heureuse ? Ah ! sûrement
Trois mois passés aujourd'hui même
J'ai sonné son enterrement
7
Sonneur, si tu vois Marguerite
Dans le couvent de Noirmoutier
Dis-lui que je la félicite
Et que je vais me marier
8
Sonneur, si tu vois Madeleine
Dans la maison de son époux
Dis-lui que je suis capitaine
Et que je fais la chasse aux loups
9
Sonneur, quand tu verras ma mère
Va la saluer chapeau bas
Dis-lui que je suis à la guerre
Et que je ne reviendrai pas


 

 

 


 
 
Marche des Rois Mages
Paroles d'Alphonse DAUDET
Musique de Georges BIZET
Interprètes : André DASSARY, Mathé ALTERY, Tino ROSSI
De bon matin, j'ai rencontré le train
De trois grands Rois qui allaient en voyage
De bon matin, j'ai rencontré le train
De trois grands Rois dessus le grand chemin.
Venaient d'abord
Des gardes du corps,
Des gens armés avec trente petits pages,
Venaient d'abord
Des gardes du corps,
Des gens armés dessus leurs justaucorps.
Puis sur un char doré de toutes parts,
On voit trois Rois modestes comme des anges,
Puis sur un char doré de toutes parts,
Trois Rois debout parmi les étendards.
L'étoile luit
Et les Rois conduit
Par longs chemins devant une pauvre étable,
L'étoile luit
Et les Rois conduit
Par longs chemins devant l'humble réduit.
Au Fils de Dieu qui naquit en ce lieu
Ils viennent tous présenter leurs hommages,
Au Fils de Dieu qui naquit en ce lieu
Ils viennent tous présenter leurs doux voeux.
De beaux présents, or, myrrhe et encens,
Ils vont offrir au maître tant aimable,
De beaux présents, or, myrrhe et encens,
Ils vont offrir au bienheureux enfant.
Autre version
1
Ce matin, j'ai rencontré le train
De trois grands rois qui partaient en voyage.
Ce matin, j'ai rencontré le train
De trois grands rois dessus le grand chemin.
J'ai vu d'abord des gardes du corps,
Des gens armés avec la troupe des pages,
J'ai vu d'abord des gardes du corps,
Tout couverts d'or dessus leurs justaucorps.
2
Dans un char, doré de toutes parts,
J'ai vu des rois modestes tels des anges;
Dans un char doré de toutes parts
J'ai vu briller de riches étendards.
De belles voix et des hautbois
Qui, de mon Dieu, publiaient les louanges,
De belles voix et des hautbois
Chantaient des airs d'un admirable choix.
3
Tous en coeur, adorant le Seigneur
A deux genoux commencent la prière.
Tous en coeur adorant le Seigneur
Ils montrent la plus ardente ferveur.
Gaspard, d'abord, présente l'or
Et dit : mon Dieu vous êtes seul roi de gloire,
Gaspard, d'abord, présente l'or
Et dit : c'est vous qui chasserez la mort.


 
C'est l'un des derniers morceaux de L'Arlésienne, récit des Lettres de mon moulin, que Georges BIZET mis en musique en l'adaptant sur un air de LULLI.
Ce morceau n'est donc pas, ainsi qu'on le croit généralement, un vieux noël provençal, mais bien un bel air de marche triomphale composé par LULLI en l'honneur du grand général de Louis XIV : Turenne. La marche de Turenne fut longtemps populaire dans toute la France, mais, au début du XXe siècle, la Provence seule sembalit en avoir conservé le souvenir.
 

 

 

 


 
Marchons au combat


 
 
Sans cesse, il nous faut du courage
Pour repousser nos ennemis ;
De tous la lutte est le partage :
Chrétiens : Le ciel est à ce prix.
Refrain
Marchons au combat, à la gloire,
Marchons sur les pas de Jésus ;
Ici nous attend la victoire,
Au ciel, la palme des élus,
Au ciel, la palme des élus.
Le corps pour l'âme est un rebelle,
Il va cherchant sa volonté ;
Que l'âme à Dieu reste fidèle,
Gardant la noble chasteté.
L'orgueil, jaloux d'indépendance,
Voudrait de l'homme faire un dieu ;
Que l'homme de son impuissance,
Humble néant, fasse l'aveu!
Le monde cherche à nous séduire,
Il nous prodigue sa faveur ;
Jamais il ne pourra nous nuire,
Si nous aimons Notre-Seigneur.
Satan sans trêve fait la guerre
A ceux qui veulent se sauver ;
Joignons la lutte à la prière :
Nous sommes sûrs de triompher.
Un chef s'avance à notre tête :
C'est notre Dieu, c'est Jésus-Christ:
S'il veut qu'à la lutte on s'apprête,
A la victoire il nous conduit.
Jésus nous montre la couronne,
Qu'il prépare aux victorieux ;
La mort, douce au chrétien, lui donne
Gloire éternelle dans les cieux.

 

 

 


 
Marco Polo
(Extrait de l'Opérette Le secret de Marco Polo)
Paroles de R. VINCY
Musique de Francis LOPEZ (1959)
Interprète : Luis MARIANO
 
Au long des routes, au gré des flots
Et tout autour de la terre
J'ai fait claquer comme un drapeau
Le nom de Marco Polo
 
J'ai vu les roses d'Hispahan
Et l'Inde aux mille mystères
Où brillent encore plus de diamants
Que d'étoiles au firmament.
J'ai vu tant de merveilles, j'ai vu tant de trésors
Que j'en rêve encore
J'ai vu l'enchantement du soleil du Levant
Et les nuits de l'orient.
 
Mais un désir toujours nouveau
Une éternelle chimère
Au long des routes, au gré des flots
Appelle Marco Polo.
Je n'ai jamais, jamais suivi
La route la plus sûre
Je suis toujours bien moins épris
D'amour que d'aventure.
 
La blonde et la brune
Venaient tout à tour
Sous le clair de lune
M'offrir de l'amour,
Mais l'une après l'autre je les oubliais
Vers mon destin je partais.
Au long des routes, au gré des flots
Et tout autour de la terre
Vers des pays toujours nouveaux
S'en allait Marco Polo.
 
Parmi les rose d'Ispahan
Dans l'Inde aux mille mystères
J'ai vu des belles aux yeux troublants
Qui m'ont souri tendrement.
J'ai vu tant de merveilles, j'ai vu tant de trésors
Que j'en rêve encore
Mais je cherche à présent le bonheur que j'attends
De l'amour le plus ardent.
Au long des routes, au gré des flots
Et tout autour de la terre
Aller sans trêve et sans repos
Et repartir aussitôt,
Voilà le sort toujours nouveau :
La vie de Marco Polo! !

 

 

 


 
Mexico
(Extrait de l'Opérette Le Chanteur de Mexico)
Paroles de Raymond VINCY
Musique de Francis LOPEZ (1951)
Interprète : Luis MARIANO
 
1
On a chanté les Parisiennes,
Leurs petits nez et leurs chapeaux
On a chanté les Madrilènes
Qui vont aux arènes
Pour le toréro.
 
On prétend que les Norvégiennes,
Fille du Nord, ont le sang chaud
Et bien que les Américaines
Soient les souveraines
Du Monde Nouveau.
 
On oublie tout.
Sous le beau ciel de Mexico
On devient fou,
Au son des rythmes tropicaux...
 
Le seul désir qui vous entraîne
Dès qu'on a quitté le bateau,
C'est de goûter une semaine
L'aventure mexicaine
Au soleil de Mexico...
Au refrain
2
Une aventure mexicaine
Sous le soleil de Mexico,
Ça dure à peine une semaine,
Mais quelle semaine
Et quel crescendo...
 
Le premier soir on se promène,
On danse un tendre boléro,
Puis le deuxième on se déchaîne,
Plus rien ne vous freine,
On part au galop...
 
On oublie tout.
Sous le beau ciel de Mexico,
On devient fou,
Au son des rythmes tropicaux...
 
Si vous avez un jour la veine
De pouvoir prendre le bateau,
Allez goûter une semaine
A l'aventure mexicaine
Au soleil de Mexico...
Au refrain
Refrain
Mexico ! Mexi-i-co !
Sous ton soleil qui chante - hi !
Le temps paraît trop court
Pour goûter au bonheur de chaque jour
 
Mexico ! Mexi-i-co !
Tes femmes sont ardentes - hi !
Et tu seras toujours
Le Paradis des coeurs
Et de l'Amour
Final
Mexico, Mexico ! Mexico ! Mexico !

  


 
Minuit chrétien
 
Minuit Chrétien, c'est l'heure solennelle
Où l'homme Dieu descendit jusqu'à nous,
Pour effacer la tache originelle
Et de son Père arrêter le courroux
Le monde entier tressaille d'espérance
À cette nuit qui lui donne un Sauveur
Refrain
Peuple à genoux !
Attends ta délivrance : Noël, Noël.
Voici le Rédempteur : Noël, Noël
Voici le Rédempteur.
De notre foi que la lumière ardente
Nous guide tous au berceau de l'enfant,
Comme autrefois, une étoile brillante
Y conduisit les trois chefs d'Orient,
Le Roi des rois né dans la dépendance
En lui confond toute humaine grandeur.
Enfin Jésus a brisé toute entrave.
La terre est libre et le ciel est ouvert.
Il voit un frère où n'était qu'un esclave
L'amour unit ceux qu'enchaînait le fer.
Oh ! Qui dira notre reconnaissance
À ce Jésus, notre aimable Sauveur ?
 

 


 
Mississipi (Ol' man river)
Paroles de Oscar HAMMERSTEIN 2nd (anglais) et de Lucien BOYER (français)
Musique de Jerome KERN
(extrait de l'opérette Show Boat)
Interprète : Armand MESTRAL, Paul ROBESON
 
Here we all work 'long the Mississippi
Here we all work while the white folk play
Pullin' them boats from the dawn till sunset
Gettin' no rest till the judgment day
 
Don't look up and don't look down
You don't das make the boss man frown
Bend your knees and bow your head
And pull that rope until your dead
 
Let me go 'way from the Mississippi
Let me go 'way from the white man boss
Show me that stream called the River Jordan
That's the old stream that I long to cross.
 
Ol' Man River, that Ol' Man River
He don't say nothin', but he must know somethin'
He just keeps rollin', he keeps on rollin' along
 
He don't plant tatters, and he don't plant cotton
And them what plants em, are soon forgotten
But Ol' Man River, just keeps rollin' along
 
You and me, we sweat and strain
Body all achin' and racked with pain
Tote that barge and lift that bail
You get a little drunk and you lands in jail
 
I gets weary, and sick of trying
I'm tired of livin', but I'm scared of dyin'
But Ol' Man River, he just keeps rolin' along
Tout le long, le long du Mississipi
Nous travaillons le jour et la nuit
Sous les yeux sévères de l'homme blanc
Nous faisons un labeur accablant
 
Nous peinons, nous coltinons
De lourds fardeaux sur notre dos
Pauvre noir, fais ton devoir,
Subis ton sort jusqu'à la mort
 
Tout le long, le long du Mississipi
Nous travaillons le jour et la nuit
Et il nous faudra toujours travailler
Jusqu'au jour du Jugement Dernier
 
Fleuve éternel, roulant sous le ciel
Si tu nous disais tout ce que tu sais
Nous en saurions trop, tu roules sans dire un mot
 
Et les pauvres gens, les bons, les méchants
Les arbres, les fleurs, les rires, les pleurs
Tout meurt tour à tour, mais toi tu roules toujours
 
Vous et moi, Dieu sait pourquoi
Nous peinons, nous luttons, nous souffrons
Sans espoir, et sans savoir
Si ce labeur cruel nous vaudra le Ciel
 
Mississipi, vieux Mississipi
Toi, tu le sais bien, mais tu n'en dis rien
Sous le firmament, tu roules éternellement.

  


 
O Sole mio
Paroles de J. CAPURRO et A.L. HETTICH
Musique d'Eduardo DI CAPUA (1900)
Interprètes : André DASSARY, Tino ROSSI, Dario MORENO, DALIDA
 
1
La belle chose qu'un soleil d'aurore
Jetant au loin l'éveil de sa lumière
Un frisson passe sur la Terre entière
La belle chose qu'un soleil d'aurore
Mais sur mon rêve plus radieux
Un soleil règne que j'aime mieux
Sa flamme est sur ta lèvre
Et sa clarté brille en tes yeux !
2
La belle chose qu'un soleil en flammes,
Par les midis d'été brûlant la plaine
Des senteurs chaudes soufflent leur haleine
La belle chose qu'un soleil en flammes !
Mais sur mon rêve, plus radieux
Un soleil règne que j'aime mieux
Sa flamme est sur ta lèvre
Et sa clarté brille en tes yeux !
3
La belle chose qu'un soleil d'automne
Jetant l'adieu du soir aux fleurs lassées
Dans l'âme émue veillent les pensées
La belle chose qu'un soleil d'automne !
Mais sur mon rêve, plus radieux
Un soleil règne que j'aime mieux
Sa flamme est sur ta lèvre
Et sa clarté brille en tes yeux !


  


 
Plaine, ma plaine
Paroles de Francis BLANCHE
Musique de Léon KNIPPER
Interprète : Armand MESTRAL
 
Plaine, ma plaine,
Plaine, ô mon immense plaine
Où traîne encore le cri des loups,
Grande steppe blanche de chez nous.
Plaine, ma plaine,
Dans l'immensité de neige,
Entends-tu le pas des chevaux
Entends-tu le bruit de ces galops.
Plaine, ma plaine,
Entends-tu ces voix lointaines
Les cavaliers qui vers les champs reviennent
Sous le ciel chevauchant en chantant.
Vent de ma plaine,
Va-t-en dire aux autres plaines,
Que le soleil et les étés reviennent
Pour tous ceux qui savent espérer.
Plaine, ma plaine,
Sous l'épaîs manteau de neige
La terre enferme dans sa main la graine
Qui fait la récolte de demain.
Plaîne, ma plaine,
Vent de la plaine
Tu peux gémir avec les loups
L'espoir est à nous plus fort que tout.

  


 
Saltimbanque
Paroles de A. TABEL
Musique de P. DURAND
Interprète : Armand MESTRAL
 
1
Va ! Saltimbanque
La roulotte te cahote
Au rythme de ton destin
Et rien ne te manque
Ton domaine, c'est la plaine
Qui s'éveille au clair matin
Va tout droit devant toi
Va ! Saltimbanque
Quel beau rêve que l'on aime
Au hasard dans les grands bois
Va ! Saltimbanque
Tout droit !
Refrain
Je ne sais pas où je suis né
Sous quelle étoile, en quelle année
Je sais que le ciel est mon toit
Et que la grand route est à moi !
2
Va ! Saltimbanque
La roulotte te cahote
Au rythme de ton destin
Et rien ne te manque
Ton domaine, c'est la plaine
Qui s'éveille au clair matin
Va tout droit devant toi
Va ! Saltimbanque
Quel beau rêve que l'on aime
Au hasard dans les grands bois
Va ! Saltimbanque
Tout droit !


  


 
Sérénade (Schubert)
Paroles de BELANGER
Musique de Franz SCHUBERT
 
Jusqu'à toi,
---- dans l'ombre
Monte doucement
Tout se tait, la nuit est sombre
Viens près d'un amant
Va, l'amour et le mystère
Règneront sur nous (bis)
Ne crains pas
L'oeil téméraire
D'un tyran jaloux (bis)
De l'oiseau, la plainte même
Tu connias ma peine extrême
Tu comprends mon coeur
À sa voix, l'âme attendrie
Se livrant l'amour (bis)
Tu l'entends ma douce amie
---- à ton tour (bis)
C'est ton amantqui t'emplore
Dans mes bras, viens, je t'adore,
Que je sois heureux ! (ter)

 

 

 


 
Sur tous les chemins du monde
Paroles de J. VALMY et M. LANJEAN
Musique de B. COQUATRIX
Interprète : Armand MESTRAL
 
Les bourgeois, avec leur morale
Sont toujours fiers de marcher droit
Ils sont nés sous la bonne étoile
La brise les porte, tandis que moi
Pour naviguer, seul contre le monde
J'ai dû louvoyer bien souvent
 
Sur tous les chemins du monde
Sur tous les bateaux des mers
J'ai couru la chance vagabonde
Et j'ai mérité l'enfer.
J'ai vogué sur toutes les ondes
J'ai vogué par tous les temps
J'ai volé tous les banquiers du monde
Mais n'ai pas un sou content.
Et vogue la galère
Le diable est avec moi !
Et gronde le tonnerre !
Bon vent n'a pas de loi !
Je n'ai plus rien sur terre
Mais la terre est toute à moi !
Et vogue la galère !
Le diable est avec moi !
Dans tous les faubourgs de Londres
Dans les bars du Kentucky
J'ai connu tous les bandits du monde
Mais n'ai pas un seul ami
Avec les cheveux des blondes
Qui m'ont aimé tour à tour
On ferait deux fois le tour du monde
Mais mon âme est sans amour
Et vogue la galère
Le diable est avec moi
Et gronde le tonnerre
Bon vent n'a pas de loi.
Et vogue la galère
Bon vent s'en est allé !


 

 

 


 
Tandis que tout sommeille
(Sérénade de "L'amant jaloux")


Musique de GRÉTRY

1
Tandis que tout sommeille
Dans l'ombre de la nuit,
L'amour qui me conduit,
L'amour qui toujours veille,
Me dit tout bas :
« Viens sur mes pas »,
Où la beauté t'appelle :
Voici l'instant du rendez-vous ;
Profite d'un bonheur si doux !
Moi, pour écarter les jaloux,
Je ferai sentinelle !
2
De l'amant le plus tendre
Ah ! couronnez l'espoir .
S'il ne peut pas vous voir,
Qu'il puisse vous entendre !
Un mot de vous
Un mot bien doux
Doit confirmer encore
Cet espoir heureux et flatteur
Qui ce matin comblait mon cœur
Et d'où dépend tout mon bonheur,
Charmante Léonore !


 
Va, mon ami va
Paroles de J. MAURICE
Musique de R. LEGRAND
Interprète : Armand MESTRAL
Voici la Saint-Jean
Faites la veillée
Voici la Saint-Jean
Faites la veillée
Vos promis seront
Tous à l'assemblée
Refrain
Va ! mon ami va !
La lune se lève !
Va ! mon ami va !
La lune s'en va ! (3x)
Vos promis seront
Tous à l'assemblée
Le tien n'y est pas
J'en suis désolée
Il est à Paris
Ou dans la Vendée
Qu'apportera-t-il
A sa bien-aimée
Avec tous ses gains
Des choses utiles
Et la bague d'or
Et la robe blanche
Et la bague d'or
Et la robe blanche
S'il y pense encore
Dans sa longue absence
Et n'offre son coeur
A quelqu'autre fille


 

 

 


 
Venise et Bretagne
Paroles de BARDOU
Musique d'E. DASSIER (1934)
Interprète : Tino ROSSI
 
 
Si Venise la belle a d'immenses lagunes
Des masques de velours des poignards des palais
Bretagne n'as-tu pas des paysannes brunes
Et tes fils chevelus et tes champs de genêts
au refrain
Refrain
Oh ! qu'elle est belle ma Bretagne
Sous son ciel gris il faut la voir.
Elle est plus belle que l'Espagne,
Qui ne s'éveille que le soir ;
Elle est plus belle que Venise,
Qui mire son front dans les eaux.
Ah ! qu'il est doux de sentir la brise
Qui vient du large avec les flots...
La brise,
Qui vient du large avec les flots.
Avez vous admiré son océan qui gronde
Ses falaises ses bois ses bruyères en fleurs
Ses longs genêts dorés dans la gorge profonde
Quand l'humide matin les baigne de ses fleurs
au refrain

 

 

 


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