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Election présidentielle des 5 et 19 mai 1974

Autres élections présidentielles : 1958, 1965, 1969, 1974, 1981, 1988, 1995, 2002 2007, 2012, 2017


L'élection présidentielle française de 1974 fut la quatrième élection présidentielle qui s'est tenue lors de la Cinquième République française. Elle vit la victoire de Valéry Giscard d'Estaing après un second tour serré avec le candidat d'union de la gauche François Mitterrand.

Contexte :

À la suite du décès du président Georges Pompidou, atteint de la maladie de Waldenström, le 2 avril 1974, une élection présidentielle anticipée est nécessaire. Elle se tient les 5 et 19 mai 1974.

Ce scrutin, qui marqua le reflux du gaullisme, allait se conclure par l’investiture du plus jeune président de la Ve République, qui cultivait une image de modernité et de jeunesse : Valéry Giscard d'Estaing. Le second tour, qui l’opposa au candidat de l’Union de la gauche, François Mitterrand, fut le plus serré de l’histoire de la Ve République, la victoire n’étant finalement assurée à Valéry Giscard d’Estaing que par 425 000 voix d’avance.

Cette élection fut aussi celle d’un autre record : celui de la participation électorale. Avec 87,33 % de participation au second tour, ce fut le plus faible taux d’abstention de toute l’histoire du suffrage universel en France.

Les candidats soutenus par les trois principaux courants politiques vont se déclarer entre le 4 et le 8 avril :

Jacques CHABAN-DELMAS : Député-maire de Bordeaux, il est âgé de 59 ans. Président de l'Assemblée nationale de 1958 à 1969 puis Premier ministre de Georges Pompidou de 1969 à 1972. Il peut incarner une fidélité au gaullisme qui ne se résout pas au passéisme : il va reprendre sous forme de slogan de campagne le thème qui avait déjà été le fil directeur de son passage à Matignon : la « Nouvelle société ». Le 4 avril, deux jours à peine après le décès du président Pompidou, le jour même de l’inhumation, Jacques Chaban-Delmas déclare sa candidature. La dépêche de l’AFP tombera sur les téléscripteurs à 16 heures 09, pendant qu’on prononce à l’Assemblée l’éloge funèbre du défunt. Valéry Giscard d'Estaing ne manquera pas d’exploiter à son profit cette maladroite précipitation. Le fait est que Chaban-Delmas a de bonnes raisons de vouloir aller vite. Même si ses entreprises pour rassembler derrière lui le parti gaulliste ont porté leurs fruits les mois précédents (son proche Roger Frey a obtenu la présidence du groupe parlementaire, et il a pu pousser Alexandre Sanguinetti, un gaulliste « historique » critique envers le Président Pompidou au secrétariat général du parti), il sait que d’autres ambitions peuvent le concurrencer au sein du mouvement gaulliste. Et c’est en effet la cacophonie dans ce camp : Christian Fouchet, au nom de la fidélité absolue à de Gaulle a été le premier à se lancer dès le 3 avril, alors que, le 5 avril, c’est Edgar Faure qui fait aussi connaître son intention de concourir. Mais le plus préjudiciable à Jacques Chaban-Delmas serait une candidature du Premier ministre en poste, Pierre Messmer, au nom de l’héritage du Président défunt, avec la légitimité que peut lui conférer sa fonction. Or un groupe « pompidolien » mené par le ministre de l’Intérieur Jacques Chirac et deux conseillers du président Pompidou, Marie-France Garaud et Pierre Juillet, pousse en ce sens un Pierre Messmer conscient de son manque de charisme et peu enclin à se lancer dans la bataille. Ce dernier annonce le 9 avril son intention de se lancer si cela permet de faire l’unité de la majorité, puis se retire le soir même après avoir constaté ne pas être suivi (sinon par Edgar Faure, qui en profite pour se retirer avec panache d’un combat mal engagé pour lui). Jacques Chaban-Delmas, qui a obtenu le 7 avril le soutien du comité central et des groupes parlementaires de l’UDR, est donc définitivement le candidat unique du parti gaulliste. Il obtient également le soutien du petit Centre démocratie et progrès de Jacques Duhamel le 9 avril. Mais sa légitimité est minée par le trop-plein de candidatures déclarée au cours de la semaine. La publication le 13 avril du « Manifeste des 43 », appel de quatre ministres et 39 parlementaires UDR ou proches de l’UDR, sape encore sa candidature. Au-delà de la langue de bois du texte, une chose est claire : celui-ci ne mentionne pas le nom de Chaban-Delmas et désavoue donc la candidature que les signataires sont supposés soutenir. Dès lors, le cours de la campagne de Chaban se résume à une dégringolade continue dans les sondages. Les coups bas d’une partie de l’UDR n’expliquent peut-être pas tout : plusieurs commentateurs attribuent aussi l’échec de Jacques Chaban-Delmas à son choix stratégique d’une campagne axée sur des thèmes sociaux, qui effarouche la droite sans mordre sur l’électorat de François Mitterrand.

Valéry GISCARD D'ESTAING, le candidat du « changement dans la continuité » : Valéry Giscard d’Estaing, que les Français désignent familièrement sous le sigle de « VGE », est depuis déjà 1962 ministre de l’Économie et des Finances (avec une interruption de trois ans). Il n’en demeure pas moins, avec ses 48 ans, le plus jeune des trois candidats susceptibles de l’emporter. À l’origine membre d’un parti à l’image droitière, le CNIP d’Antoine Pinay, Giscard a quitté ce mouvement en 1962 lorsque celui-ci est entré en conflit avec le président Charles de Gaulle. En 1966 il peut néanmoins manifester sa différence par rapport au gaullisme le plus orthodoxe en proclamant : « Nous sommes l’élément centriste et européen de la majorité ». Sa formation politique, les Républicains Indépendants, devient d'ailleurs une force incontournable de la majorité, contrebalançant le poids de l'UDR dans la majorité. Osant se distinguer encore davantage en appelant à voter « non » au référendum du 27 avril 1969 et participant ainsi à la chute de De Gaulle, il n’en est pas moins ministre de tous les gouvernements sous la présidence Pompidou. Resté dans un silence décent pendant la période de deuil national, Giscard se lance en campagne le 8 avril. C’est de son fief provincial, la mairie de Chamalières (une petite ville de la banlieue de Clermont-Ferrand), qu’il en fait l’annonce en déclarant vouloir « regarder la France au fond des yeux ». Valéry Giscard d’Estaing est dès le début de sa campagne capable de fédérer derrière son nom la quasi totalité des non-gaullistes de droite et de centre-droit (modérés du Centre démocrate de Jean Lecanuet). Il a désormais à faire campagne dans la situation a priori malaisée de ministre sortant en incarnant le renouveau sans pour autant renier l’héritage ; pour exprimer cette ambivalence, il va réutiliser un slogan qui avait déjà été celui de Georges Pompidou en 1969 : « Le changement dans la continuité ». Le 10 avril, le Centre démocrate apporte son soutien à la candidature giscardienne, à laquelle Jean Lecanuet s’est rallié sans hésitation. Du côté du Centre républicain, le parti centriste de Michel Durafour, on est également giscardien. En revanche le Centre national des indépendants et paysans d’Antoine Pinay, sous la direction de Camille Laurens, ne sera pas unanime à se ranger derrière son ancien membre, et adoptera une attitude variable d’un département à l’autre. VGE reçoit également le soutien des membres de l'UDR hostiles à la candidature de Jacques Chaban-Delmas, tout particulièrement des signataires du « manifeste des 43 » menés par Jacques Chirac.

François MITTERRAND : Alors âgé de 58 ans, député de la Nièvre, il a déjà une longue expérience politique puisqu’il a été huit fois ministre et trois fois secrétaire d’État sous la Quatrième République, et qu’il a été le candidat unique de la Gauche à l’élection présidentielle de 1965, mettant en ballottage Charles de Gaulle. Depuis qu’il a pris le contrôle du nouveau parti socialiste au Congrès d’Épinay en 1971 puis signé le Programme commun de gouvernement avec le Parti communiste français et le petit Mouvement des radicaux de gauche, il est le leader incontesté de la gauche parlementaire et sa candidature s’impose par elle-même. Pendant les jours qui suivent le décès du Président Pompidou, François Mitterrand, fin tacticien, est injoignable. Il sait que ses relations avec le Parti communiste seront exploitées par ses adversaires et il joue de son savoir-faire politicien pour donner l’image de la plus grande indépendance. Lorsque le 4 avril, il ne peut éviter de rencontrer brièvement le secrétaire général du Parti communiste français Georges Marchais à l’Assemblée nationale, il refuse d’entrer en pourparlers pour organiser son plan de campagne. S’ensuit une demande écrite du leader communiste de solenniser par une déclaration commune des trois partis de gauche sa candidature, à laquelle il prend soin de ne pas répondre tout en chargeant le numéro deux du Parti Pierre Mauroy de renvoyer une réponse dilatoire. Après avoir joué sur les nerfs de ses partenaires sans rien céder, François Mitterrand peut ainsi procéder au lancement de sa candidature en homme libre. Comme pour celle de Valéry Giscard d'Estaing, c'est le 8 avril que la candidature est mise sur orbite. Un Congrès extraordinaire du Parti socialiste est réuni salle de la Mutualité à Paris ; il désigne François Mitterrand comme candidat à l’unanimité des 3748 mandats. Ce n’est que dans un second temps que les autres partis de l’Union de la gauche sont invités à soutenir cette candidature par une déclaration commune.

Suivront 9 candidatures « de témoignage » : Jean ROYER, Arlette LAGUILLER [La première femme candidate à la présidence de la République], René DUMONT, Jean-Marie LE PEN, Emile MULLER, Alain KRIVINE, Bertrand RENOUVIN, Jean-Claude SEBAG, Guy HÉRAUD.

La liste officielle des 12 candidats, validée par la décision du Conseil Constitutionnel du 18 avril 1974, s'établit alors ainsi :

Jacques CHABAN-DELMAS, Union des démocrates pour la République, soutenu par le Centre démocratie et progrès
Valéry GISCARD D'ESTAINGRépublicains indépendants, soutenu par le Centre démocrate et le Centre républicain
François MITTERRAND, Parti socialiste, soutenu par le Parti communiste et le Mouvement des radicaux de gauche
Jean ROYER, Sans étiquette, dit de la « droite conservatrice »
Arlette LAGUILLER, Lutte ouvrière
René DUMONT, Sans étiquette, écologiste
Jean-Marie LE PEN, Front National
Émile MULLER, Mouvement démocratique-socialiste de la France
Alain KRIVINE, Front communiste révolutionnaire
Bertrand RENOUVIN, Nouvelle Action royaliste
Jean-Claude SEBAG, Mouvement fédéraliste européen
Guy HÉRAUD, Fédéraliste européen



Jacques CHABAN-DELMAS, Union des démocrates pour la République, soutenu par le Centre démocratie et progrès


Valéry GISCARD D'ESTAINGRépublicains indépendants, soutenu par le Centre démocrate et le Centre républicain




François MITTERRANDParti socialiste, soutenu par le Parti communiste et le Mouvement des radicaux de gauche




Jean ROYER, Sans étiquette, dit de la « droite conservatrice »






Arlette LAGUILLER, Lutte ouvrière






René DUMONT, Sans étiquette, écologiste






Jean-Marie LE PEN, Front national


Émile MULLERMouvement démocratique-socialiste de la France


Alain KRIVINE, Front communiste révolutionnaire






Bertrand RENOUVINNouvelle Action royaliste






Jean-Claude SEBAGMouvement fédéraliste européen






Guy HÉRAUD, Fédéraliste européen






Résultats du premier tour (5 mai 1974) à La Seyne-sur-Mer

Sources : archives Jean-Claude AUTRAN


Nombre
% Inscrits

   Inscrits

28 738
100,00

   Abstentions

5 390
18,76

   Votants

23 348
81,24


Nombre
% Votants

   Blancs ou nuls

181
0,78

   Exprimés

23 167
99,22

Ont obtenu :


Voix
% Exprimés

   M. François MITTERRAND

13 235
57,13

   M. Valéry GISCARD D'ESTAING

6 162
26,60

   M. Jacques CHABAN-DELMAS

2 447
10,56

   M. Jean-Marie LE PEN

347
1,50

   M. Jean ROYER

265
1,14

   M. René DUMONT

259
1,12

   Mlle Arlette LAGUILLER

234
1,01

   M. Emile MULLER

90
0,39

   M. Alain KRIVINE

58
0,25

   M. Bertrand RENOUVIN

35
0,15

   M. Jean-Claude SEBAG

28
0,12

   M. Guy HERAUD

7
0,03

Var-Matin République, lundi 6 mai 1974
Le Monde, mardi 7 mai 1974

Arrêté du 23 avril 1974 de la Mairie de La Seyne-sur-Mer « portant désignation des présidents et présidents suppléants des bureaux de vote de la commune pour l'élection présidentielle du 5 mai 1974 et éventuellement du 19 mai 1974 ».
N° BureauDésignationPrésidentPrésident suppléant
1Bourse du TravailM. GIOVANNINI PhilippeM. PAUL Maurice
2Hôtel de VilleM. PEIRÉ AlexandreM. RICHARD Georges
3Ecole MartiniM. MEUNIER LouisM. PONS Eugène
4Maternelle Romain Rolland
(Pont de Fabre)
Mme VINCENT JosetteM. MORLAND Baptistin
5Ecole Emile Malsert (1)
(François Durand - Garçons)
Mme PAGANELLI Armande, née OLLIVIERM. PAGANELLI Jean
6Ecole Emile Malsert (2)
(François Durand - Filles)
M. PASSAGLIA JeanM. CAYOL Claude
7Ecole Emile Malsert (3)
(Ecole François Durand - Préau)
Mme CAPOBIANCO Lise, née PARINAUDM. GUGLIELMI Alfred
8Maternelle Jean JaurèsM. SALVETTI AndréM. BERETTA Louis
9Maternelle Edouard Vaillant
(La Rouve)
M. GRIMAUD JosephM. VALDACCI Joseph
10Ecole Léo Lagrange (1)
(Les Sablettes)
M. ROCHILD MariusM. BLANC Francis
11Ecole Léo Lagrange (2)
(Les Sablettes)
Mme DUPOYET Yvette, née NCIOLASM. AVRILLIER André
12Ecole Léo Lagrange (3)
(Les Sablettes)
M. SPRECHER JeanMme MERLE Marie-Louise, née DUFOUR
13Ecole Jean-Jacques Rousseau (1)
(Les Plaines)
M. GARCIA MichelM. LELUARD André
14Ecole Jean-Jacques Rousseau (2)
(Les Plaines)
M. BREMOND JacquesM. LUMINET Francisque
15Ecole Maurice Thorez (1)
(Berthe - Garçons)
M. MARTINEZ RenéM. GUILLEMIN Michel
15 bisEcole Maurice Thorez (2)
(Berthe - Filles - Cité Messidor)
M. DIMO RaymondM. ADJEDJ Emile
16Maternelle Pierre Sémard
(ex Berthe filles)
M. BACCHI Jean-PierreM. LLORENTE Pierre
17Ecole Renan (1)
(Staline)
M. DUTTO CamilleM. ABONNA Paul
18Ecole Renan (2)
(Staline)
M. AUTRAN MariusM. MASSELLO Georges
19Maternelle Eugénie Cotton
(Renan - ex Andrieu)
M. CAURO PierreMme SALOU Madeleine, née DELFINO
20Ecole Mabily
(av. H. Pétin)
M. JOUVENCEAU EtienneM. ZADIGAN Marcel
21Ecole Jules Verne (1)
Filles
M. BREMOND LouisM. SCHEMBRI Alphonse
22Ecole Jules Verne (2)
Filles
M. DAUBAN RenéMme GUILLEMIN Lucette, née HUGUET
23Ecole J.-B. Coste (1)
(Tortel)
M. SILVY AndréM. RASAMISON René
24Ecole J.-B. Coste (2)
(Tortel)
M. HUGONNET DanielM. BARTOLI Antoine


Rappel des résultats du premier tour pour la France entière

Sources : Wikipedia, Conseil constitutionnel et archives Jean-Claude AUTRAN

Résultats pour la métropole, les D.O.M. et total (sans les T.O.M.) :

Le Monde, mardi 7 mai 1974

Résultats pour la France entière, validés par le Conseil Constitutionnel :


Nombre
% Inscrits

   Inscrits

30 602 953
100,00

   Abstentions

  4 827 210
  15,77

   Votants

25 775 743
  84,22


Nombre
% Votants

   Blancs ou nuls

237 107
  0,92

   Exprimés

25 538 636
99,08


Voix
% Exprimés

   M. François MITTERRAND

11 044 373
43,24

   M. Valéry GISCARD D'ESTAING

8 326 774
37,60

   M. Jacques CHABAN-DELMAS

3 857 728
15,10

   M. Jean ROYER

810 540
3,17

   Mlle Arlette LAGUILLER

595 247
2,33

   M. René DUMONT

337 800
1,32

   M. Jean-Marie LE PEN

190 921
0,74

   M. Emile MULLER

176 279
0,69

   M. Alain KRIVINE

93 990
0,36

   M. Bertrand RENOUVIN

43 722
0,17

   M. Jean-Claude SEBAG

42 007
0,16

   M. Guy HERAUD

19 255
0,07


Candidats présents au second tour (19 mai 1974) [Sources : Wikipedia et archives Jean-Claude AUTRAN]

Valéry GISCARD D'ESTAINGRépublicains indépendants, soutenu par le Centre démocrate et le Centre républicain


François MITTERRANDParti socialiste, soutenu par le Parti communiste et le Mouvement des radicaux de gauche


Résultats du second tour (15 juin 1969) à La Seyne-sur-Mer

Sources : archives Jean-Claude AUTRAN


Nombre
% Inscrits

   Inscrits

28 737
100,00

   Abstentions

4 646
16,16

   Votants

24 091
83,83


Nombre
% Votants

   Blancs ou nuls

357
1,48

   Exprimés

23 734
98,52

Ont obtenu :


Nombre
% Exprimés

  M. François MITTERRAND

14 399
60,67

  M. Valéry GISCARD D'ESTAING

  9 335
39,33


Var-Matin République, lundi 20 mai 1974
Le Monde mardi 21 mai 1974


Rappel des résultats du second tour pour la France entière

Sources : Wikipedia, Conseil constitutionnel et archives Jean-Claude AUTRAN

Résultats pour la métropole, les D.O.M. et les T.O.M. (sauf les Comores) :

Le Monde, mardi 21 mai 1974

Résultats pour la France entière, validés par le Conseil Constitutionnel :


Nombre
% Inscrits

   Inscrits

30 600 775
100,00

   Abstentions

  3 876 180
  12,66

   Votants

26 724 595
  87,33


Nombre
% Votants

   Blancs ou nuls

     356 788
  1,33

   Exprimés

26 367 807
98,66


Nombre
% Exprimés

  M. Valéry GISCARD D'ESTAING

13 396 203
50,81

  M. François MITTERRAND

12 971 604
49,19

M. Valéry GISCARD D'ESTAING est élu Président de la République




Autres documents sur les élections présidentielles de 1969 [source : archives Jean-Claude AUTRAN]
Verbatim...


- Supplément au n° 108 de L'Unité : Mitterrand : « Voici le programme économique que je propose aux Français » - Ce qu'en pensent les spécialistes : Pierre Marcilhacy, Pierre Drouin, Gilbert Mathieu, Alain Vernay, Jean Daniel, Pierre Locardel, Pierre Mendès-France, Pierre-Paul Schweitzer.
- Var-Matin - République, dimanche 5 mai 1974. Titre de la Une : « Présidentielles : premier tour » - « 31 millions d'électeurs appelés aux urnes aujourd'hui » - « Var : 361.572 inscrits » - « Les 12 candidats ».
- Dépliant A4 : « Un vrai Président : V. Giscard d'Estaing » - « Au service de la France : 
L'attachement au pays - Le combattant - L'élu local - Le ministre - Le ministre du président Pompidou - L'homme d'état - Le père de famille - Le sportif » - « Pour que la France gagne, faites confiance à V. GISCARD D'ESTAING ».
- Tract A4 de la CGT FSM : « Qui est Giscard d'Estaing ? - C'est l'homme de l'aristocratie financière ! C'est l'homme de l'injustice fiscale ! C'est l'homme des plans d'austérité, de l'inflation, de la hausse des prix et de la crise ! C'est l'homme de l'abandon de la souveraineté nationale au profit di dollar américain ! C'est l'homme qui méprise les travailleurs et leurs organisations syndicales ! C'est l'homme de la vieille réaction conservatrice et rétrograde ! Derrière le démagogue, c'est l'homme de la droite, qui n'hésite pas à utiliser pour sa campagne électorale des agents de l'organisation fasciste "Ordre nouveau" officiellement dissoute et interdite » - « Par contre, la gauche unie c'est LE PROGRAMME COMMUN - VOTEZ F. MITTERRAND ».
- Var-Matin - République, lundi 6 mai 1974. Titre de la Une : « Le pays a voté massivement (85,02 %) - Mitterrand (43,36 %) et Giscard (32,65 %) face à face au second tour ».
- L'Humanité du lundi 6 mai 1974. Titre de la Une : « Un million de voix de plus qu'aux législatives pour la gauche unie » - « FRANÇOIS MITTERRAND TRÈS LARGEMENT EN TÊTE devant Giscard d'Estaing qui distance Chaban-Delmas » - Grand rassemblement au deuxième tour pour battre le candidat de la droite » - « Pour la victoire le 19 mai », par Etienne FAJON - « François Mitterrand : Les conditions du succès sont réunies » - « Une déclaration de Georges Marchais ».
- Le Monde, mardi 7 mai 1974. Titre de la Une : « Le premier tour de l'élection présidentielle en France annonce un scrutin serré le 19 mai » - « M. Mitterrand (43,35 % en métropole) arrive largement en tête sans faire le plein des voix de gauche recueillies en 1973 » - M. Giscard d'Estaing (32,93 %) assure sa percée au détriment du gaullisme et reçoit le soutien de l'U.D.R. » - « Un choc pour l'étranger » ;  pages 2-26 : Résultats, commentaires et réactions : M. Mitterrand : « Faire gagner la France » - M. Giscard d'Estaing : « La majorité nouvelle est née » - M. Chaban-Delmas : « Opposition résolue au candidat de la gauche » - M. Messmer : « Le moment est venu de réussir » - M. Peyrefitte : « Veiller au respect des grandes orientations de la Ve République » - M. Poniatowski : « L'apparition d'une nouvelle majorité » - M. Duhamel : « Préciser les engagement sociaux » - M. Guichard : « Assurer la continuité politique essentielle » - M. Sanguinetti : « Un transfert à l'intérieur de la majorité » - M. Lecanuet : « Faire une large ouverture dans le domaine social » - M. Durafour : « Elargir les bases politiques de la candidature de M. Giscard d'Estaing » - M. Péronnet : « Le changement doit se traduire par la réforme » - M. Marchais : « Rassembler sans sectarisme » - M. Defferre : « L'électorat de gauche ne s'est pas mobilisé pleinement » - M. Rocard : « La France hésite devant le changement » - Le Parti socialiste : « Pour un changement véritable dans l'union » - Révolution : « La bourgeoisie est affaiblie » - La C.F.D.T. : « Faire la clarté sur le candidat de la droite soutenu par l'extrême-droite » - M. Séguy (C.G.T.) : « Battre la candidat de la coalition de droite » - M. Bergeron : « Ne pas pratiquer la politique du pire » - Bonn : « Rien ne sera plus comme avant » - La Haye : « M. Giscard d'Estaing pourrait favoriser l'unification européenne » - Beyrouth : « Pourquoi avoir boudé M. Chaban-Delmas ? » - Londres : « Un évident désir de changement » - Madrid : « Le communisme ne passera pas... ».
- Var-Matin - République, lundi 20 mai 1974. Titre de la Une : « V. Giscard d'Estaing président de la République - Marge très étroite : 50,7 % contre 49,3 à M. Mitterrand « - « En métropole, 371814 seulement séparent les deux concurrents » - « Tous les records de participation battus (87,8 %) ».
- L'Humanité du lundi 20 mai 1974. Titre de la Une : « Giscard élu avec 50,5 % des voix » - « F. MITTERRAND FROLE LA MAJORITE ABSOLUE » - « Le candidat commun gagne deux millions de suffrages - Il arrive en tête dans des dizaines de départements et obtient la majorité dans plusieurs grandes villes dont les maires appartiennent à la coalition des droites » - « Une montée inexorable », par Etienne FAJON.
- Le Monde, mardi 21 mai 1974. Titre de la Une : « Elu président de la République, M. Giscard d'Estaing a obtenu 50,66 % des voix en métropole contre 49,33 à M. François Mitterrand » - « Une lourde responsabilité », par Jacques FAUVET - « Le plus petit écart », par Raymond BARRILLON - « L'empirisme ne suffit pas », par Gilbert MATHIEU - « La moitié escamotée », par Claude BOURDET ; pages 2-26 : Résultats, commentaires et réactions : « Du château de Varvasse au palais de l'Elysée » - « Du « oui, mais... » à l'exercice solitaire du pouvoir » - « Un ancêtre royal » - « Le vingtième président depuis 1848 » - « Les principaux engagements économiques et sociaux de M. Giscard d'Estaing » - « La rivalité des instituts de sondage » - « Les dirigeants syndicaux misent d'abord sur des négociations avec le nouveau gouvernement » - « Giscard à la barre » - Les candidats : M. Giscard d'Estaing : « Une ère nouvelle, celle du rajeunissement et du changement de la France » - M. Mitterrand : « Rester unis, car la victoire est inéluctable » - A gauche : M. Marchais : « Pas de manifestations intempestives » - M. Duclos : « Victoire à la Pyrrhus » - M. Piquet : « Une gauche unie, une majorité divisée » - M. Krivine : « Un troisième tour dans les luttes » - Mlle Laguiller : « Ne pas se laisser démoraliser » - M. Mauroy : « La victoire nous est promise » - M. Dubedout : « Se battre au parlement » - M. Defferre : « Des difficultés sérieuses » - M. Caillavet : « Pas de troisième tour social » - M. Rocard : « La France devient adulte »  - M. Chapuis : « Une nouvelle crise politique » - A droite : M. Guichard : « Les gaullistes seront les plus nombreux dans la nouvelle majorité » - M. Chalandon : « Ni vainqueur ni vaincu » - M. Peyrefitte : « Eviter la confusion de l'U.D.R. avec l'exécutif » - M. Sanguinetti : « Retrouver la troisième voie proposée par M. Chaban-Delmas » - M. Labbé : « L'Etat-UDR, c'est fini » - M. Poujade : « la participation est particulièrement nécessaire aujourd'hui » - M. Fontanet : « Le changement sans bouleversement » - M. Duhamel : « Des difficultés méconnues pendant la campagne » - M. Stasi : « Nous serons des partenaires vigilants et exigeants » - M. Abelin : « Un nouveau programme social » - M. Durafour : « Une page est tournée » - M. Soustelle : « Appel au centre gauche » - M. Marcellin : « Excellent pour la démocratie » - M. Edgar Faure : « Succès de la démocratie » - M. Pinay : « Tenir compte du possible plus que du souhaitable » - M. Laurens : « Une volonté de politique nouvelle » - M. Le Pen : « Ne pas faire la politique de la gauche avec les voix de la droite » - Les syndicats : La C.G.T. : « Si le gouvernement et le C.N.P.F. refusent les négociations, l'action syndicale les y contraindra » - La C.F.D.T. : « Le sursis obtenu par la droite n'affaiblira pas l'action populaire » - F.O. : « Consulter une minorité presque égale à la majorité » - La C.F.T.C. : « Répondre aux aspirations sociales pour assurer la cohésion du pays » - La C.G.C. : « Faire un effort pour nous comprendre » - La F.E.N. : « Le temps des promesses électorales est révolu » - A l'étranger : Washington : « Vers une politique plus conforme aux intérêts de l'alliance occidentale » - Londres : « Un soulagement teinté d'inquiétude » - Madrid : « Un engagement pour l'"ouverture" de M. Arias Navarro » - Moscou : « Une assurance de stabilité » - La Haye : « Une tâche difficile » - Stockholm : « La Suède avait connu un écart de 3798 voix en 1973... » - Bonn : « Vers une rencontre entre M. Schmidt et le nouveau président » - Bruxelles : « Comme Léopold III en 1950 » - Les Communautés européennes : « Une relance franco-allemande de l'Europe ? » - Rome : « Les espoirs de la démocratie chrétienne sont comblés » - Pékin : « Pas de "révisionnistes" au gouvernement » - « Soulagement à Saigon et Phnom-Penh » - Alger : « Le choix du ministre des affaires étrangères sera déterminant » - Le Caire : « Préférence à l'ancien ministre du général de Gaulle » - Beyrouth : « Le candidat favori des Arabes l'a emporté » - Jérusalem : « Israël traité avec moins de hauteur ».
- Le Monde - Supplément aux "Dossiers et Documents du Monde" , mai 1974. « Après la mort de Georges Pompidou - L'élection présidentielle de mai 1974 », 144 pages.




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